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  • Union européenne : et si l'Allemagne quittait l'euro ? - GuiGui's Show - Antichesse (o ^ω^ o) - GuiGui's Show - Antichesse (o ^ω^ o)

    @Antichesse :


    […] il faudra que tu me racontes par quel incroyable hasard tu es tombé sur mon Shaarli […]

    J'aurai parié sur ta présence dans l'une des rivières shaarli, mais, après vérification, ce n'est pas le cas, donc j'imagine que j'ai dû voir ton shaarli parmi les Referer consignés dans mon journal Apache httpd.


    J'aime les surprises, cela a illuminé ma journée (^__^)/

    N'en fais pas trop quand même. :D Tu noteras que ce n'était pas la première fois que je t'écrivais : voir ici et ici (publié le même chose que cet échange sur la lex monetae, propos ré-itérés il y a quelques jours).


    Non seulement c'est tout à fait vrai mais je considère aussi que c'est quelque chose qui l'affaiblie. […] l'argument qui est de dire, on ne peut pas prétendre savoir aujourd'hui de quoi demain sera fait et donc qu'on ne peut se tenir pour dit que la lex monetae nous protégera d'une catastrophe voire que c'est bien là tout contraire, bah l'argument marche dans les deux sens : personne n'en sait rien.

    Je n'ai pas écrit autre chose : « Eh bien, en fait, on ne sait pas vraiment. ». Donc, totalement d'accord.


    D'ailleurs il me fait penser au FUD (c-à-d. Fear Uncertaincy and Doubt) qu'entretenait Microsoft sur la licence GPL lorsqu'elle prétendait que cette licence ne protégerait de rien alors que l'histoire nous a montré le contraire.

    Tout à fait. Mais, ça (dire "heureusement qu'on s'est pas laissé faire !"), tu peux le dire uniquement après-coup, une fois le premier procès français passé. Dans le cas contraire, on aurait râlé sur la justice influencée, l'incompétence des juges, l'inopportunité d'aller au conflit judiciaire, etc. Tu noteras que, comme avec la lex monetae, l'une des parties était en situation de force : M$ se fichait de l'applicabilité de la GPL, elle voulait juste faire perdre du temps et de l'énergie, alors que les sociétés commerciales qui développaient et vendaient sous la licence GPL avaient tout à perdre si la GPL n'était pas reconnue. (Je passe sur le fait que l'on compare un principe qui se suffit à lui-même, la lex monetae, à une licence qui découle de l'application du droit d'auteur, donc de tout un corpus juridique déjà validé, ça fait une différence.)


    [...] Exposer que l'on a déjà appliqué la lex monetae lors du passage à l'euro ne me convainc pas : cela a eu lieu dans un contexte légal [ndr. je comprends "légal et favorable"] [...]

    Tu as parfaitement bien interprété. Merci, et au temps pour moi.


    j'imagine que certains étaient lésés lors du passage à l'UE et d'autres seront lésés par un retour aux nations, mais je pense que ces forces s'équilibrent globalement.

    Je suis d'un avis contraire. Au global : vu tout le mal que beaucoup se sont donné pour faire l'UE du Marché, pour centraliser le lobbying à Bruxelles, etc., je pense qu'ils ont gros à perdre. Sur la seule question de la lex monetae, donc sur la perte liée aux crédits : je reste bloqué sur le fait que le contexte était favorable (les dominants s'en sortiraient à très bon compte) lors des applications précédentes de la lex monetae, ce qui ne sera pas le cas pour une sortie de l'UE.


    Après, et ce que je m'apprête à dire va jouer un peu en ma défaveur, encore faut-il que les représentants organisant un Frexit souhaitent vraiment qu'il y ait une sortie.

    Je suis d'accord. Tu cites Macron, mais ça serait pareil avec le camarade Méluche ou les cocos ou le NPA ou si n'importe quelle grande gueule devenait dirigeant : personne veut prendre le risque d'appuyer franchement sur le bouton. Et ça se comprend : incertitude, des dizaines de millions de personnes concernées, etc. Les choix habituels des politiciens sont d'une magnitude bien plus faible, et, déjà, on voit que ça tergiverse, que ça fait des compromis(sions), des justes milieux, etc. L'Angleterre va négocier des dizaines d'accords avec l'UE, donc sortie sèche = flan.


    Je suis d'accord tout entre-deux n'a aucun sens et je pense qu'il faut sortir totalement de l'UE. D'ailleurs Le TFUE et le TUE sont formels à ce sujet, soit un pays prend tout le package, soit un pays ne prend rien.

    Inexact. Un pays peut adhérer à l'UE sans prendre l'euro. Exemples : Bulgarie, Danemark, Suéde, etc. Un pays peut adhérer à l'UE et refuser l'espace Schengen. Exemples : Bulgarie, Roumanie, etc. C'est d'ailleurs ce qui m'a toujours rendu dubitatif : ce qu'on nomme l'UE (ou, encore pire, l'Europe), est un simple assemblage de traités. Ça ne va pas plus loin, il n'y a pas plus d'ambition que ça, l'Union des peuples, mais pas trop quand même.


    […] nos 28 pays aux économies, aux cultures, aux philosophies et aux intérêts financiers, militaires et politiques divergents ne peuvent disposer d'un cadre juridique et d'une législation scrupuleusement identiques et qui soient en même temps parfaitement adaptés à chacun. Il me semble qu'à ce sujet Victor Hugo disait "l'Europe sera fédérale ou ne sera pas".

    Je ne suis pas d'accord sur l'existence de divergences sur tous les intérêts que tu mentionnes : chaque pays de l'UE, pensé en tant que bloc unique (UE), a les mêmes intérêts politique et militaires vis-à-vis de l'extérieur. Je doute aussi sur l'intérêt financier : nos désaccords (avec l'Allemagne, par exemple) ont du sens au niveau national / communautaire mais qui en sont dénués quand on pense international. Dit autrement : les désaccords au sein de l'UE, c'est souvent des concours de bites / du chacun pour soi sans raison valable (mouin mouin moi je veux épargner, moi je veux m'endetter, moi ceci… qu'est-ce qu'on s'en fiche !).

    Mais oui, peut-être qu'on pourrait articuler différemment les choses. Comme je te l'ai écrit dans une autre réponse, je souhaite ardemment conserver la CJUE, la CEDH et un-deux autres trucs qui fonctionnent et qu'on ne pourrait pas avoir en local (avoir des décisions de justice posées, dépassionnées, etc. c'est beaucoup plus facile quand tu mélanges des imaginaires collectifs, des cultures, des points de vue, des histoires différent⋅e⋅s). D'où j'ai du mal avec une sortie française de l'UE.


    Sachant tout de même qu'il n'y a pas à ma connaissance "plusieurs lex monetae", le principe étant partagé par tous les pays ou presque (en général l'Arabie Saoudite & Co font office d'exception mais là ils ne sont pas concernés) ; donc la question serait plutôt "qui va trancher ?" et non "sur quel principe allons-nous devoir trancher ?".

    Tout à fait, ma formulation est fausse.


    Pour reprendre l'idée d'une sortie de l'euro-zone mais pas de l'UE, les Minibots Italiens sont a priori une première manœuvre pour anticiper une sortie de l'Italie car ils octroieront un levier considérable lors des phases de négociation.

    C'est intéressant, oui, mais ça a un impact limité dans notre échange. Les Minibots ont été conçus pour un autre besoin, celui de réduire artificiellement le taux d'endettement affiché à la Commission européenne. De plus, c'est pour des créances internes… sur lesquelles la lex monetae aurait, a priori, le moins de mal à être appliquée.

    J'attends la réponse de l'UE. Draghi avait déclaré un truc genre "si les Minibots sont de la monnaie, c'est illégal, si c'est de la dette, alors on la comptabilisera comme telle donc l'Italie ne feintera pas". Et là, on est pile dans les tours de passe-passe habituels : changeons la définition d'un truc et pouf. Je l'ai écrit à propos de la lex monetae dans ma première réponse : « De plus, les humains sont très forts pour changer l'interprétation d'un texte au fil du temps selon leur bon vouloir ».


    Ça ne s'est pas passé comme cela pour les Britanniques alors que tous les médias annonçaient un cataclysme (et l'annoncent toujours), mieux encore les investissements sont repartis depuis deux ans.

    Je suis légèrement plus timoré que toi sur la reprise des investissements, mais je te rejoins. En prolongement de notre échange, j'ai d'ailleurs écrit ceci : Brexit et chute du cours boursier de la livre sterling.


    Charles Gave disait dans une interview que "le Brexit redonnait de la démocratie au peuple Britannique et qu'historiquement les marchés avaient toujours salué un regain de démocratie".

    Tu noteras que ce n'est pas forcément une bonne chose à long terme pour le pays. J'ai l'impression que le gugus, là, entend démocratie dans le sens où on l'entendait lors de l'indépendance des États-Unis et de la révolution française : utiliser une démocratie représentative pour gérer l'ingrate chose publique afin de laisser la place au commerce libéralisé (sans règle commune, sans régulation). Si un pays sort de l'UE pour faire encore plus de libéralisme économique (afin de compenser ou non sa sortie, ce n'est pas le sujet), mouais, boarf, aucun intérêt.


    Ces prédictions n'ont pour moi aucun sens, elles sont édictées par les mêmes qui n'avaient pas vu venir la crise du pétrole en 90/2000 ni la crise des subprimes en 2008.

    Je te rejoins totalement sur l'aspect FUD en permanence. En revanche, ça influe assez peu sur le constat « des deux côtés, on ne sait pas ».


    D'autant que si le Franc se dévaluait, automatiquement les exportations augmenteraient en compensation, ce qui effacerait la dévaluation et impliquerait une réévaluation à terme […]

    Tu as changé un peu le sujet. On était sur l'augmentation du coût de la dette avant la sortie de l'UE d'un pays.
    Je suis OK sur principe, c'est bien ce que ça devrait impliquer… à condition de produire les biens et services qui intéressent les autres et ne pas trop importer, car les importations coûteront plus cher. Il ne suffit pas de sortir de l'UE (mais t'as jamais prétendu le contraire).


    Les créanciers agissent en meute, ils sont violents, sans pitié et disposent de moyens considérables aux niveaux nationaux et internationaux.

    Tu noteras qu'on les a laissés nous dominer. À force de croire que l'économie est une fin au lieu d'un moyen, de croire que l'accumulation de richesses est le but d'une vie tout comme avoir un emploi, être propriétaire et souscrire trouzemille crédits bancaires. Forcément, quand t'as cet imaginaire collectif-là, ceux qui savent manier le fric ont le pouvoir intégral. À qui la faute ?


    Cependant, pour les marchés, nous savons que les plus gros prêteurs sont également les plus gros emprunteurs, ce faisant détruire la Lex Monetae devant une cour impliquerait qu'ils devraient à terme gérer le risque de change et le risque étatique (triple A toussa) mais qu'en plus ils devraient gérer le risque lié aux contrats qu'ils détiennent.

    C'est vrai uniquement s'ils empruntent à leurs prêteurs (dette croisée). Or, j'ai crû comprendre que c'est surtout j'emprunte à X et je prête à Y qui prête à Z qui… Évidemment, c'est plus diffus que ça vu la titrisation et l'opacité des produits financiers.


    […] La France qui sort et c'est 67 millions de personnes sur qui les puissants perdent tout pouvoir […]

    Pas si simple. La Défense restera puissante. Les importations seront un levier. Le lobbying continuera à se faire à Bruxelles et à Paris. On signera des accords de libre-échange avec l'UE (et autres) afin de compenser la sortie de l'UE. Etc. Il ne suffit pas de sortir de l'UE pour être libre (mais t'as jamais prétendu le contraire).


    Eux me font trembler et je n'ai absolument aucun argument à te proposer mis à part le rapport de force pur et dur, aussi brutal qu'il puisse être et dont tu faisais mention. Je ne crois pas qu'on puisse discuter sereinement avec une meute de loups atteints par la rage et qui souhaitent nous dévorer. […]

    Les métaphores excessives m'ont jamais fait peur. Je te rejoins sur toute la ligne.


    Avant que l'on ne fantasme un Frexit, mieux vaut que la graaaaaaaaaande majorité des concernés soit pour d'une part et en comprenne parfaitement les tenants et les aboutissants d'autre part.

    C'était l'un de mes points, oui. Et c'est un grooooooos problème. En tout cas, il y a beaucoup de boulot.


    si tu me le permets, je vais conclure en te citant car cela résume notre situation à la perfection

    [...] il faut toujours espérer le meilleur et préparer le pire [...]

    Ça, c'est notre point d'accord le plus fort : 1) la volonté humaine est indépassable : ce qu'elle veut, elle le peut, elle le fait, point ; 2) on étudie, on informe et on prépare tout citoyen ; 3) on ne discute pas avec les loups enragés ; 4) mieux vaut se bouger, même si c'est incertain et dangereux, que rien faire. Mieux vaut tenter d'atteindre un autre monde qu'on pense moins merdique (on peut se tromper) que de rester inerte.

    Il reste le point de désaccord initial : si elle est incertaine, si l'on risque vraiment d'aller au conflit vu les loups en face, si… pourquoi on s'encombre avec cette notion de lex monetae qu'il faut expliquer, dont il faut débattre de l'applicabilité, etc. ? N'est-ce pas un piège ? Prévoir un plan A (lex monetae), n'est-ce pas faire l'aveu de la faiblesse de notre plan B (sortir """"brutalement"""" de l'UE) ? Comparaison n'est pas raison, mais quand quelqu'un me dit "on va faire comme j'ai dit sauf si vous proposez mieux", je sens que le plan de cette personne n'est pas top-top (ou alors c'est de la rhétorique visant à emporter l'adhésion). Quand une personne me dit "on va faire comme ça même si y'a tel et tel risque, exécution", j'ai plutôt tendance à exécuter. Ne devrait-on pas passer sous silence la lex monetae et axer le discours sur les bons éléments qu'il y a dans ton shaarli (on ne discute pas avec les loups, les prévisions de catastrophes économiques sont conçues pour être vaseuses et le sont souvent, que voulons-nous vraiment, etc.) ?

    23/04/2020 15:23:35 - permalink -
    - http://cakeozolives.com/shaarli-antichesse/?paJxBA
  • Breizh-IX – Le point d’échange du far west - GuiGui's Show - Oros links - GuiGui's Show - Liandri's Links.

    @Liandri :


    La pointe? Yummy, viens boire un verre!

    J'ai écrit que « j'étais » sur la pointe. ;) Je ne suis plus du tout dans le coin (pan). Mais quand je passerai dans l'coin (c'est dans ma liste des choses à faire depuis… heu… bref, c'est dans ma liste), ça sera avec plaisir. :)

    23/04/2020 11:36:49 - permalink -
    - https://shaar.libox.fr/?Id56gg
  • Relativiser l'anonymat et le pseudonymat en 10 secondes - GuiGui's Show - OpenNews - GuiGui's Show - OpenNews

    @OpenNews :


    Le commentaire défendait l'idée que certaines questions ne sont jamais débattues. Toutes réponses dont le message est "c'est hors-sujet par rapport à mon message initial" ou "je n'ai pas écrit ça" est donc la preuve de la légitimité de la remarque.

    « jamais » = généralisation = rhétorique. Pour ma part, dans le shaarli en question, je voulais simplement rappeler que l'anonymat existe. Ça ne veut pas dire que je débats jamais de « certaines questions » (je te laisse chercher dans mon shaarli), ça veut dire que cette fois-là, ce n'était pas mon intention.


    Pour résumer, à votre première réaction "La énième causerie médiatico-politique stérile à propos de l'anonymat sur l'Internet me gonfle", ma réaction était simplement "La énième causerie stérile de GuiGui sur un point annexe au débat sans apporter une analyse moins noir vs blanc me gonfle", et continuait sur des éléments qui me paraissent plus prometteurs. J'explique ensuite les détails pour arriver à l'élément essentiel: je ne trouve aujourd'hui aucun acteur "anti surveillance" qui propose une solution non-caricaturale. Pour moi, le gros problème n'est pas "protéger l'anonymat absolu", mais "mettre en place une société où violer la vie privée des non-anonymes est condamnable".

    De mémoire, la causerie mediatico-politique stérile du moment portait sur deux points : 1) l'anonymat existe uniquement sur Internet ; 2) l'anonymat est dangereux. Il n'a jamais été énoncé dans les termes que tu proposes, donc, pour moi, il servait à rien. Essayer d'élever le débat comme tu tentes de le faire, c'est bien, mais c'est inutile : causer des détails quand, en face, ils sont toujours bloqué sur les définitions et la peur, est dénué d'intérêt. C'était ça, l'essence de mon premier écrit : faire simple, osef des détails, car ils ne sont même pas dans le débat public et il est vain de les y insérer pour l'heure c'est-à-dire tant qu'on a pas rationalisé la peur / l'émotion générée par le concept d'anonymat.

    Je pourrais être d'accord avec ta manière de poser le problème, mais elle repose sur des présupposés : l'anonymat est dangereux, l'anonymat sur Internet est / pourrait être absolu, le respect de la loi est absolu (sur ce dernier point, je te prête une intention de manière beaucoup plus forte que sur les autres, je l'admets). Je n'ai pas les mêmes.
    De plus, ce prétendu problème n'est pas le sujet. Je l'ai expliqué dans ma précédente réponse, et je vais y revenir. D'où ma réticence.
    Enfin, les éléments de cheminement que tu proposes ne sont pas pertinents : tu fais des gros pâtés avec des notions différentes (les pratiques des GAFAM, par exemple) et un gloubi-boulga de tout avec tout : tu mélanges collecte légale / légitime / illégitime / illégale, tantôt on est sur anonymat absolu tantôt sur respect de la vie privée, ce qui n'est pas la même chose, etc.


    - je ne disais pas "l'anonymat sur internet n'existe pas grâce aux companies composant l'accronyme GAFAM", mais "chaque fois qu'on me donne des exemples d'anonymat levé sur internet, ces exemples mettent en jeu des pratiques qui sont celles qu'on reproche aux GAFAMs". Vos "contre"-exemples illustrent cela parfaitement: on s'en fout que le FAI ou le site web ne soit pas un des GAFAMs, chaque fois que l'anonymat a été levé, c'est bien grace à des pratiques que les anti-GAFAMs considèrent inacceptables.

    J'étais sûr que tu allais me répondre ça (t'as écrit « FAI » dans la phrase juste après, ça donnait un indice), c'est pour ça que j'ai pris le temps de préciser les différents points de collecte, les règles applicables / appliquées et que j'ai écrit que les GAFAM sont intéressants par leur impact mais ne sont pas les seuls acteurs. Tu ne peux pas exiger un débat de qualité (« discours honnête ») et utiliser des termes flous.

    Bien sûr que les exemples impliquent un nombre d'acteurs limités, ceux qui sont en coupure, en intermédiaire avec le monde matériel / concret / monde physique / AFK, comme une banque l'est entre le réseau bancaire dématérialisé et le monde matériel.

    Je ne sais pas quelles pratiques « on reproche aux GAFAMs » / « que les anti-GAFAMs considérent inacceptables », c'est trop vaste. On peut reprocher aux GAFAM d'être des puissances économiques ou d'être centralisés, par exemple, ce qui a un impact limité sur la causerie. Il y a d'importantes différences entre ce que font les GAFAMs (profilage, en partie sans consentement, ce qui inclut les profils fantômes) et les régimes de conservation côté FAI tels qu'ils ressortent de la décision de CJUE, par exemple. On peut être contre certaines pratiques (des GAFAM ou des autres acteurs) et en faveur d'autres pratiques (idem), d'où ta phrase « chaque fois que l'anonymat a été levé, c'est bien grace à des pratiques que les anti-GAFAMs considèrent inacceptables » relève de la rhétorique : l'expression « pratiques d'identification des acteurs du numérique (GAFAM ou non) » est trop vaste, d'une part, et n'est pas l'opposée d'anonymat d'autre part.

    C'était mon point, c'est pourquoi j'ai pris la peine de détailler les différents acteurs, leurs obligations et/ou leurs pratiques connues et d'évoquer, ensuite, la notion de pratiques légales, légitimes et illégitimes (chaque acteur a des pratiques dans plusieurs de ces cases) avant de mentionner à mon tour les « éléments prometteurs » du débat (si tant est que ça existe) : l'anonymat existe, AFK comme sur Internet, il n'incite pas à la délinquance (d'après les stats des flics), il est relatif, et il faut faire attention aux différentes formes de collectes qui le limitent, à leur essence, à leur manière de procéder, à leur contrôle.


    - dire "on n'est pas anonyme sur Internet" et "il y a un problème de respect de vie privée par les acteurs du numérique" n'est pas une contradiction. Dire "il y a un problème de respect de vie privée par les acteurs du numérique, je pense qu'il faut faire en sorte qu'on puisse être réellement anonyme sur internet" et "on peut balayer d'un revers de la main tout argument qui considère qu'une personne est réellement anonyme sur internet car c'est actuellement pas le cas" est bel et bien une contradiction. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre: d'un côté dire que l'anonymat absolu est un idéal à atteindre, de l'autre que les questions sur l'anonymat absolu doivent être ignorées.

    Je peine à croire que ce soit les termes que tu posais dans ta première réaction, en tout cas je ne l'avais pas du tout compris comme ça. A-t-on fait glissé le sujet ? Même avec ta reformulation, je ne vois pas de contradiction : on peut viser un idéal en contestant sa """"remise en question"""" ou, du moins, sa limitation, sa déformation par le langage, etc.. C'est assez courant dans tout échange entre humains sur tout sujet. Et, encore une fois : anonymat absolu versus relatif, anonymat n'est pas le contraire de « pratiques qu'on reproche aux GAFAMs », etc.


    "Le simple fait d'être anonyme ne va pas te donner l'envie de me nuire". Voilà typiquement pourquoi ces débats me gonflent: ce type d'argument est exactement du même niveau que les idiots des médias que tu dénonces.

    Je ne pense pas. Ça a le mérite de rappeler que l'anonymat (relatif, puisque je ne crois pas à l'existence de l'absolu) n'est pas le problème, donc d'inviter à se concentrer et à agir sur les facteurs de la délinquance et autres sujets plus sérieux.


    J'aimerais vraiment avoir affaire à un discours honnête, ni tout noir ni tout blanc.

    Et moi j'aimerais disposer de toilettes en or massif. Ça donne mon ton sur ce genre de baratin, mais je vais détailler : ta phrase est de la rhétorique. Ça apporte rien, ça tente de discréditer en portant sur de la morale ou les idées dominantes sans apporter d'éléments, en mode "vous n'êtes pas sérieux mon bon monsieur". Un discours / débat honnête est une notion absolue qui n'a pas d'implémentation dans le réel. Chaque participant vient avec ses présupposés sur le sujet, avec ses préjugés sur les autres participants, avec son vécu, avec ses émotions, avec ses connaissances, avec son interprétation des propos des autres participants, etc. Je ne t'apprends rien, mais ce blabla n'est pas là pour ça, il est construit pour te demander de ne plus me débiter ce genre de sornettes et illustre-moi que l'anonymat est la cause même des actes délinquants.


    Et bien sur aussi que certains qui me nuisent ne sont pas anonymes.

    C'est l'écrasante majorité. Stats des flics à l'appui (avec ce que ça vaut, vu les manipulations à Marseille, par exemple).


    Par contre, si on donne la possibilité à ceux qui me nuisent d'être anonyme, ils ne peuvent pas passer sous le coup de la loi. Par définition, si ces personnes ne sont pas identifiables, ces personnes ne peuvent pas subir une condamnation.

    Faux. Fausse causalité. Il y a quasiment toujours moyen d'identifier : le témoignage d'un """"ami"""" (cas Chelsea Manning) et plus généralement d'une personne qui ne méritait pas notre confiance (cas Benjamin Griveaux, par exemple, même si le volet judiciaire n'a pas commencé et que Benjamin n'est pas le coupable, on est d'accord), la mauvaise utilisation d'un outil (plus précisément : l'incompréhension de ses limites, du modèle de menace auquel il répond), infiltration, par les flics, d'un outil dit d'anonymisation (cas TOR / Silk Road), corrélation de preuves techniques qui, individuellement valent rien / sont insuffisantes, etc. Ce n'est pas spécifique au numérique, ça fonctionne pareil AFK, voir, dans ma réponse précédente, mon exemple sur le boutiquier d'un bed dans lequel j'ai jamais mis les pieds auparavant. Une accusation judiciaire est très rarement étayée uniquement par des preuves techniques, même dans des dossiers dans lesquels le numérique a joué un rôle clé (lire le blog de Zythom, expert judiciaire de profession), et c'est sain qu'il en soit ainsi compte-tenu des erreurs et errements de la science (science au sens large).

    Si tu veux débattre sur les conséquences d'un anonymat véritablement absolu (ça revient souvent dans tes propos), j'en suis incapable car je ne conceptualise pas ce que c'est compte-tenu que ça n'existe pas, ni AFK ni sur Internet, et que, comme je viens de l'exposer, je ne pense pas que ça puisse exister.


    "Quand tu participes à la vie publique ..." Sauf que tu passes à côté du problème: tu donnes les outils aux gens "normaux" pour être anonymes. Comment tu fais pour faire en sorte que les gens "qui participent à la vie publique" ne les utilisent pas ?

    On a encore changé de thème. Tu opposais une demande de vie privée à une demande de dénonciation des magouilles dans la vie publique voire politicienne, demandes émanant des mêmes « certaines personnes ». Je te faisais remarquer que vie publique != vie privée. Ça s'arrêtait là. Maintenant, il faut digresser sur "et si les participants à la vie politique utilisent les outils d'anonymisation ?"… On arrête quand ? En dehors du vote (et encore, ton bureau de vote sait que t'as voté), n'arrive même pas à conceptualiser comment tu participes à la vie politique en étant anonyme. Envoyer un email signé grosloulou75 à un élu (crédibilité) ? Attaque DDoS (qui laisse des traces côté FAI) ? Déjeuner avec un politicien en portant un masque de Guy Fawkes (crédibilité) ? Utiliser TOR, une crypto-monnaie et je ne sais pas quoi encore afin de corrompre un élu (crédibilité du scénario, sans compter les traces) ? Bref, on se perd dans les méandres du hors sujet.

    En sus, j'ai déjà répondu dans ma précédente intervention. Pour dissuader (pas empêcher, c'est impossible, à mon avis, si l'outil existe, il sera utilisé) l'utilisation de ces outils qui permettent un anonymat relatif (je rappelle) ou, a minima, de protéger un pan de sa vie privée, je propose de re-créer (re-dynamiser selon le point de vue) une société démocratique, donc, là, t'insères toutes les propositions diverses afin d'obtenir des élus à l'écoute, de limiter la corruption, de renforcer les contre-pouvoirs (y compris la presse), de faire en sorte qu'il soit jamais nécessaire de se cacher avant de prendre position par peur de représailles, de créer du débat pacifié (si tant est que ça existe). Simple.

    De même que pour dissuader l'utilisation délinquante de ces mêmes outils, je souhaite agir sur les facteurs éco-socio-psycho-culturels qui sont la cause de la délinquance. C'est le cœur du problème, contrairement à l'anonymat (même s'il était absolu). Créer une société moins pourrie, en somme.

    De même que pour dissuader les autres formes d'utilisations, je souhaite agir sur tout ce qui pourrait donner envie de les utiliser comme l'existence de mécanismes de prédation autour des données personnelles, l'existence de collectes illégitimes de traces qui sont avalisées par la société, etc. Ma réponse est toujours la même, en fait : faire en sorte qu'il ne soit pas nécessaire d'avoir besoin de ces outils.

    Tu peux trouver ça naïf, mais ce n'est pas le sujet : ça serait opposer des valeurs / morales entre elles, c'est voué à l'échec. Petite digression : tu parles à un gus qui ne verrouillait pas la porte de son appart' jusqu'à récemment. Pas parce que je suis animé par de grandes convictions, juste parce que le verrouillage me fait chier en pratique (temps, transport de clés, etc.). Sauf que les règles du jeu ne sont plus les mêmes quand t'es au rez-de-chaussée et près de la porte d'entrée de l'immeuble. Je me suis fait voler (que de l'utile). Désormais, je verrouille ma porte (on notera que c'est un tort : abandonner à la première mauvaise expérience). J'aurais préféré ne pas avoir à le faire, que la personne qui s'est servie n'ai pas à eu à me voler car elle n'avait pas de motivations / d'incitations économiques à le faire. Néanmoins, l'outil de protection, un verrou, existe et, désormais, je m'en sers, mais ça fait chier. Pareil pour les autres outils de protection.


    Et pour les politiciens homosexuels, est-ce que ça veut dire qu'ils doivent être outés ? Si ce n'est pas le cas, comment tu fais pour distinger les trucs qu'ils font quand tu regardes pas et qui sont de l'ordre de la vie privée ou qui sont des actions qui auront un impact sur la vie publiques ? Et qu'en est-il des journalistes (média) ou des scientifiques ou des PDGs ? Est-ce qu'ils sont "normaux" ou "influenceurs de la vie publiques" ?

    On a dérivé de la notion d'acteur de la vie politique à « politiciens »… Ça fait rien, mais je note. Pour moi, il n'y a pas de gens normaux et d'influenceurs. Il y a des gens qui participent à la vie publique / politique (organisation de la vie de la cité) à tel moment de la journée. Le reste du temps, leur vie est privée… sauf si des actions ont un impact sur leur participation à la vie publique (conflit d'intérêt, corruption, etc.). Comment je distingue ? Par un travail de vigilance sur les travaux produits et d'éventuelles d'enquêtes (ça ne signifie pas exclusivement journalisme), ce qui ne nécessite pas d'abolir la vie privée.

    Ces questions et les autres ont rien à voir avec notre échange, l'anonymat, etc. La presse y est confrontée depuis bien longtemps et en dehors des outils dits d'anonymisation. Les derniers exemples en date qui me reviennent c'est la liaison Chikirou <> Mélenchon, l'affaire Bettencourt, l'affaire Cahuzac et des relations privées (préface d'un livre) entre le dirigeant d'un opérateur télécoms et des membres de l'autorité administrative française de régulation des télécoms. À chaque fois, des bouts de vie privée ont été publiés afin de servir l'intérêt général (dans le dernier cas, l'info était publique dès le début).


    Donc, oui, il y a bel et bien un gros problème de logique ici: on ne peut pas à la fois dire que le citoyen "normal" doit avoir accès à la vie privée et qu'une tranche de la population doit être sous écoute intensive pour prouver qu'ils n'utilisent pas les outils du citoyen "normal".

    Encore une fois, tu polarises. Je ne veux pas d'écoute intensive d'une tranche de la population. Un travail d'enquête a posteriori quand un truc sent le roussi, ce n'est pas une écoute intensive. Comme je l'ai écrit plus haut, on a presque tous (voire tous, j'hésite vraiment) une vie publique et une vie privée, ça sert à rien de faire un traitement différencié de franges de la population.


    - "C'est pour ça qu'on a besoin des deux : d'une règle de vie en commun qui dispose que ce comportement nest inacceptable et des solutions techniques qui permettent de rendre effectif ce joli principe si besoin". À quoi fais-tu référence quand tu dis "ce joli principe"?

    Joli principe = respect de la vie privée. Je ne formule pas cela comme ça afin de le dénigrer, mais pour montrer le caractère très relatif de droits et devoirs consignés dans la loi (au sens très large, de la Constitution à la jurisprudence), voir mon blabla sur le verrou ci-dessus, d'où la nécessaire existence d'outils de protection / anonymat relatif. Encore une fois, ces outils nous font simplement revenir à la forme normale d'une société humaine (anonymat relatif), forme que le numérique et les mésusages de ses propriétés (surveillance peu coûteuse, facile et plus discrète, centralisation, etc.), dénaturent.


    Si tu dis "des solutions techniques qui permettent de rendre effectif l'anonymat", alors, tu es bel et bien en train de parler de rendre techniquement impossible le viol de la vie privée. Si tu dis "des solutions techniques qui permettent de lever l'anonymat si besoin", alors, c'est exactement ce que je défends.

    Mon avis semble relever de la deuxième formulation, mais, encore une fois, je rappelle une énième fois ce qui semble constituer notre désaccord initial à savoir que l'anonymat est la forme la plus courante des relations humaines, il n'est pas la cause des actes délinquants, y compris sur Internet, les techniques numériques dites d'anonymisation sont devenues nécessaires, il est vain d'en limiter l'usage par la loi (il vaut mieux agir sur la racine des problèmes, les facteurs qui ont rendu nécessaires ces techniques), il n'existe pas de technique numérique d'anonymisation ou de respect de la vie privée (ce n'est pas la même chose, les deux ensembles ne sont pas équivalents, ils recouvrent des notions et des pratiques différentes) leur permettant d'être absolu, et si ça existe dans le futur, je maintiens que, comme aujourd'hui, des éléments contextuels techniques et non-techniques (voir ci-dessus) permettront de faire tomber les délinquants (et les innocents sous le coup de jugements / pratiques idiots), d'où l'absence de sens de notre échange qui semble être basé sur une peur de l'anonymat et une méconnaissance des mécanismes en jeu comme les différents acteurs, les différentes collectes et les limites des outils dits d'anonymisation (c'est un jugement moral, je sais). Donc, non, il semble que nous ne défendons pas exactement la même chose : tu sembles être à deux doigts de réclamer des portes dérobées dans les logiciels dits d'anonymisation afin de prémunir la société d'un anonymat absolu (jugement moral à nouveau + raiso poussé à l'extrême / à la limite de l'attaque ad hominem), alors que je suis partisan de corriger les éventuels problèmes de délinquance à la racine car l'anonymat relatif existe et il n'est pas le problème. On se rejoint sur la nécessité de rendre illégale toute atteinte à la vie privée, mais je diverge en affirmant que ça ne suffira pas à contrecarrer ses atteintes.

    22/04/2020 21:27:42 - permalink -
    - https://www.ecirtam.net/opennews/?yJ71kA
  • Enigmail / Forum / Enigmail Support:Enigmail toolbar icons disappeared with the 2.0 upgrade - GuiGui's Show - Oros links - HowTommy | Liens et actu en vrac

    @HowTommy :


    Pourquoi, même dans le monde du logiciel libre, on se sent obliger de changer l'aspect visuel et le comportement de nos interfaces graphiques tous les 2 ans ?! Ça m'énerve, mais ça m'énerve !

    Personnellement, je pense que ça vient du fait que trop peu de gens travaillent sur ce type de projet et/ou d'un manque de vision sur la façon d'utiliser un logiciel.
    […]
    C'est un peu pareil dans le monde du logiciel libre et sur l'utilisation personnelle d'UX. Une UX ne sera jamais utilisée exactement comme l'aura pensée son créateur. Ce qui implique que chaque refonte d'UX doit normalement s'accompagner : (de la meilleure mais plus compliquée, à la pire)
    > de données extraites de sondes dans l'application (pour voir ce qui est utilisé et comment)
    > de données extraites de sondages auprès d'utilisateur pour identifier ce qui est important à leurs yeux
    > de données extraites ... de l'utilisation perso des développeurs. Ce qui créera énormément de breaking changes.

    Après se pose la question de l'égo. Quand tu es persuadé de concevoir un truc au mieux, et que tu te prends une vague de mécontement de gens qui n'utilisaient pas l'outil comme toi, ton égo s'en mêlera, ce qui finira souvent sur une de ces 3 réactions : (de la meilleure mais la plus rare, à la pire)
    > Mince, je n'avais pas vu l'utilisation comme ça, je vais y réfléchir, quitte à rollback (la plus rare)
    > Ouais enfin je dev un truc pour vous et vous vous plaignez, vous êtes des cons, je vais finir par arrêter de dev...
    > C'est MON outil et MA vision. Vous devez l'utiliser comme moi.
    […]
    Après dans l'informatique libre c'est encore plus amplifié, car le développeur ne peut pas mettre de sondes dans son logiciel pour identifier son utilisation...
    Et s'il veut vraiment le faire, il doit coder son propre système avec anonymisation. Et la majorité des gens diront "non merci" quand ils installeront l'application. Ce qui donnera encore moins de visibilité au développeur ^^
    […]
    EDIT : Après y'a deux autres trucs à prendre en compte :
    > les évolutions graphiques (un logiciel qui a 10 ans ça se ressent à mort dans son interface, il faut le faire évoluer pour qu'il ne devienne pas inintéressant et inutilisé)
    > le fait que le dev libre soit souvent fait par des passionnés (= ils veulent développer un truc cool et joli, pas maintenir une vieille interface qu'ils n'aiment peut-être plus)

    J'avais mis ce shaarli de côté en attendant de lire d'autres points de vue sur l'UI/UX dans les logiciels libres, mais, finalement, ce sujet ne m'intéresse pas, donc je ne lirai pas ces points de vue mis de côté, donc je réponds.

    Ce que tu écris est vrai. C'est d'ailleurs des points qui reviennent souvent dans les débats UI/UX dans le logiciel libre. Parmi les arguments courants, t'as oublié l'absence de spécialistes UI/UX aux côtés des développeurs et le sentiment des spécialistes UI/UX d'être mal considérés par les auteurs de logiciels libres sous prétexte de voir parfois (souvent, en fonction des témoignages) leurs contributions bloquées au motif "qu'on essaye de faire un logiciel fonctionnel, on verra l'apparence plus tard, bon sang !" (que j'interprète plutôt comme une priorisation du travail qu'un refus).

    J'ai l'impression que ça ne répond pas à ma râlerie. Ce que j'ai écrit, c'est que la volonté même de changement en permanence me fatigue. La mise en œuvre de ce changement est annexe. L'un des buts d'être alternatif, c'est aussi de ne pas courir comme un poulet sans tête comme ça se fait partout ailleurs. C'est de résister à la folie du monde. D'être alternatif, quoi. Quand un logiciel fonctionne, il fonctionne, on arrête de tout y changer afin que rien change.

    Qu'un logiciel standard change d'interface tous les ans, c'est environ normal : il faut faire croire au changement afin de susciter l'achat / le renouvellement et de maintenir l'intérêt autour du produit à des fins commerciales. Comme pour l'apparence d'un frigo ou d'un smartphone ou d'un humain (on nomme ça la mode). Ça permet également de vendre de la formation.

    En revanche, je ne comprends pas les motivations d'un logiciel libre pour ce faire. Les évolutions graphiques… Tant que c'est fonctionnel, qu'est-ce que ça peut faire puisqu'on ne pourra pas rivaliser, sur l'apparence, avec les logiciels privateurs, donc qu'on ne recrutera pas de nouveaux utilisateurs avec ça (en revanche, on peut en perdre) ? Le côté passion, je peux comprendre, mais il va à l'encontre des reproches habituels adressés aux logiciels libres qui ne seraient pas utilisables, en ligne de commande, pas jolis, etc. justement par passion. Quand on a un logiciel libre qui perce, comme Enigmail, et que l'on se donne de la peine pour le promouvoir (chiffro-fêtes, cafés vie privée, etc.), ça veut dire qu'il convient, donc en changer l'apparence par plaisir est une mauvaise idée : la formation est à refaire (ce qui coûte, à nouveau du temps de bénévole rare qui n'est pas mis ailleurs), on va perdre des utilisateurs qui ont autre chose à faire qu'à s'adapter à nouveau, etc.

    La stabilité dans le temps donnerait un avantage aux logiciels libres aux yeux de toute personne pour qui un ordinateur est un simple outil. L'apparence d'une agrafeuse ou d'une casserole ne change pas tous les quatre matins. Le moindre changement peut décourager les utilisateurs. Exemple : le renommage (et changement de l'icône) d'Iceweasel en Firefox dans Debian GNU/Linux a troublé des proches. Je te parle même pas du passage de GNOME 2 à GNOME 3 (Shell ou non) que je n'ai pas effectué chez ces proches par appréhension, du coup. Les nouveaux comportements de Gajim (cliquer sur la croix ne réduit plus la fenêtre dans la zone de notification, le champ de saisie dans une fenêtre de conversation n'est plus extensible, un nouveau message n'est plus signalé par une icône clignotante dans la zone de notification mais par un changement de celle-ci) perturbent autant l'utilisateur lambda.

    On me dira que le ruban Microsoft Office en a troublé plus d'un. Oui, mais les gens utilisent ce logiciel en majorité par contrainte (emploi, paperasse). C'est comme le nouveau menu démarrer dans winwin 8 (winwin est utilisé par confort et/ou ignorance)… qui a été retiré sous la grogne des utilisateurs. La différence entre ces deux exemples (Office et winwin) et un logiciel libre, c'est qu'utiliser des logiciels libres, qui sont encore des bidules alternatifs, ça constitue déjà un effort, donc leurs utilisateurs seront d'autant moins enclins à fournir des efforts supplémentaires pour s'y adapter.

    Bien sûr, si ça se trouve, les développeurs d'Enigmail (dans le cas présent) pensaient que la nouvelle interface serait plus conviviale. Peut-être même que ce changement a été demandé par une majorité d'utilisateurs ou imposé par un changement interne dans le fonctionnement de Thunderbird. Ça reste dommage.

    21/04/2020 20:11:17 - permalink -
    - http://liens.howtommy.net/?aPZp9g
  • Relativiser l'anonymat et le pseudonymat en 10 secondes - GuiGui's Show - OpenNews

    @OpenNews :


    C'est dommage que le débat sur l'anonymat reste au final très superficiel.

    Dans ce shaarli précis, mon propos n'est pas de débattre de la moralité (bien / mal) de l'anonymat, mais de rappeler que ça existe aussi AFK. Ma rhétorique s'adresse justement aux gens qui n'ont pas le temps / l'envie d'approfondir le sujet. Partant de là, tout ton écrit est hors sujet.


    1) Effectivement on constate que les gens sur internet ne sont pas vraiment anonyme, mais ... grâce aux GAFAM. Tout les exemples de personnes identifiées et poursuivies sont liées à une collaboration des GAFAM avec la justice et au fait que les GAFAM eux-mêmes imposent ces utilisateurs de produire des éléments pouvant les identifier.

    Rhétorique (généralisation). C'est faux. Dans le cas de l'attentat de 2012 à Toulouse, Le Bon Coin avait transmis aux flics les infos sur les personnes qui étaient entrées en relation avec le militaire assassiné le 11 mars (les flics ont été trop lents pour se servir de l'info à temps, mais c'est un autre sujet). Le Bon Coin n'est pas un GAFAM. Même chose pour Triskel, l'éditeur de services numériques publics qui ont été utilisés sans accord préalable (il n'y avait pas lieu d'en demander) par des membres du collectif Anonymous afin de coordonner une attaque DDoS : ce ne sont pas les GAFAM qui ont cafardé. Ce n'est pas non plus les GAFAM qui balancent les fournisseurs de nœuds de sortie Tor (voir les bilans moraux de l'association Nos Oignons). Je n'évoquerai pas les cas privés que j'ai eu à connaître dans des Fournisseurs d'Accès à Internet / hébergeurs associatifs et dans mes emplois (on fournit un accès à Internet aux collègues comme toute organisation moderne).

    Les GAFAM sont imposants et ont un impact sur beaucoup de citoyens, donc il est légitime de s'intéresser à eux, mais ils ne sont pas les seuls acteurs. Les FAI sont tenus de conserver des traces (mais la Cour de Justice de l'UE a jugé en 2014 et 2016 que la France les fait conserver trop longtemps et qu'elles portent sur trop de personnes indifférenciées, ce qui constitue une atteinte à la vie privée, pile ce que les militants pro-vie privée affirmaient en 2004… À l'époque, c'était eux les méchants pas beaux qui voulaient la vie privée absolue qui s'oppose à la vie en société gnagnagna). Même chose pour les sociétés commerciales qui fournissent un accès à Internet à leurs employés. En France, les fournisseurs de services sont également tenus de conserver des traces des personnes qui publient des contenus. Même chose pour les hébergeurs. Il y a évidemment les services sur lesquels l'anonymat a un intérêt très limité comme un site web de rencontres (il faudra bien se rencontrer sincèrement à moment donné, donc mentir démesurément afin de préserver sa vie privée a peu d'intérêt) ou un réseau social (en fonction de l'usage) ou des boutiques en ligne (adresse de livraison…). Enfin, il y a les traces collectées contre le gré des personnes comme celles collectées par les traqueurs publicitaires ou de mesure d'audience et celles qui sont liées à l'externalisation rampante (comme AFK), ce qui inclut les profils fantômes sur les réseaux sociaux.


    C'est parfois étrange de voir certaines personnes utiliser à la fois l'argument que personne n'est vraiment anonyme sur internet et de l'autre qu'il y a un problème de respect de vie privée avec les GAFAM,

    Rhétorique ("ce n'est pas cohérent tout ça" / fausse opposition entre deux concepts). J'ai écrit que l'anonymat existe sur Internet comme AFK, point. Ci-dessus, j'ai exposé qu'il y a des collectes légitimes et illégitimes (je n'ai pas écrit légales / illégales, la CJUE a jugé illégal au regard du droit de l'UE le régime français de conservation des traces côté FAI) de données permettant d'identifier une personne. Sur Internet comme AFK. Ben oui, AFK le boutiquier d'un bled où j'ai jamais mis les pieds, pour qui je suis donc anonyme, se souviendra quand même de moi quelque temps si les flics l'interrogent. Mon barman préféré voit environ avec qui je traîne (il a pas les noms, mais il voit). L'anonymat est relatif, de fait, AFK comme sur Internet, mais il existe et il faut prendre ça en compte.

    Dire « on n'est pas anonyme sur Internet » et « il y a un problème de respect de vie privée par les acteurs du numérique », ce n'est pas contradictoire. Ce n'est pas parce que quelqu'un n'est pas anonyme pour toi que tu peux faire n'importe quoi avec les éléments qu'il t'a confié et qui lui retirent son anonymat à tes yeux. L'enjeu, c'est la manière de procéder à la collecte et à la conservation des traces et leur encadrement. La collecte d'infos permettant de lever l'anonymat est-elle légitime ? Quelle en est la motivation ? Est-elle prévue par un texte de loi ? Si elle n'est pas une obligation, y-a-t-il eu consentement ? Quelle est la procédure d'accès ? Y-a-t-il des contre-pouvoirs ? Etc.


    Les interactions réellement anonymes s'opposent aux règles de société de base.

    Je ne pense pas. Comme je l'ai écrit, l'anonymat est la forme la plus courante des relations dans une société humaine. Internet change rien à l'affaire. L'anonymat n'est pas dangereux en lui-même. Les stats de la criminalité vont dans ce sens-là : la victime connaît son agresseur dans la majorité des cas. Le simple fait d'être anonyme ne va pas te donner l'envie de me nuire, il y a d'autres facteurs éco-socio-psycho-culturels et motivations qui entrent en jeu. Petite digression : c'est le cas des insultes / menaces sur les réseaux sociaux, par exemple : c'est aussi dû aux choix de ces plateformes numériques de promouvoir ce qui mousse car ça maintient l'engagement des gens donc les rentrées publicitaires, ainsi qu'à la limitation de la taille des messages qui, dans la pratique, contraint à faire court. Or "nik ta mèr sal chien", c'est plus court qu'un long pavé explicatif (point "l'outil impacte la manière dont les rapports sociaux ont lieu").


    Ceux qui défendent une vie privée absolue sont pourtant en général également ceux qui dénoncent les entreprises qui lobbyent secrétement avec les politiciens ou poussent pour des actes biaisés en science, sur le marché, ou dans les médias.

    Rhétorique (pousser le raisonnement à l'extrême). Là encore, je n'ai pas écrit que la vie privée devait être absolue. Ensuite, tu confonds espace privé et espace public. Quand tu participes à la vie publique (exemple que tu donnes), ça ne peut pas être en scred, ça ne peut pas relever de la vie privée. Il est évidemment que seule ta participation à la vie publique et ce qui pourrait l'influencer (relation privée qui entraîne un conflit d'intérêt, par exemple) doit être public, et que le reste de ta vie doit rester privé. Il existe l'expression « la vie privée pour les faibles, la transparence pour les puissants » qui résume cette idée, mais je ne l'aime pas trop, car elle laisse penser qu'un PDG du CAC 40 ou un chef d'État ou un militant ne peut pas avoir de vie privée en dehors de ses fonctions de part sa """"puissance"""".


    il n'y a personne au milieu pour proposer ce qui existe depuis des siècles: protéger la vie privée non pas en rendant techniquement impossible le viol de la vie privée, mais en rendant possible son illégalité parce qu'on a construit une société qui ne le tolère pas.
    Techniquement, il est hyper facile pour un état d'espionner le courrier de quelqu'un. Mais ouvrir les enveloppes lui est tout simplement interdit.
    De la même manière, la question n'est pas un anonymat techniquement impossible à lever, mais impossible à lever sans impliquer des acteurs citoyens ayant des garanties légales.

    Là encore, je n'ai pas parlé de rendre techniquement impossible le viol de la vie privée. Je suis d'accord, sauf que je suis moins candide : le courrier postal a toujours été ouvert par les services de renseignement / les flics / l'État en général et il l'est toujours. Sous conditions blablabla, mais quand même. Même constat dans le numérique d'autant que c'est plus facile, ça se voit pas ou difficilement, c'est moins coûteux, etc. Numérique comme AFK, ce n'est pas toujours pour des raisons légitimes ni même légales. C'est pour ça qu'on a besoin des deux : d'une règle de vie en commun qui dispose que ce comportement est inacceptable et des solutions techniques qui permettent de rendre effectif ce joli principe si besoin.

    21/04/2020 17:46:13 - permalink -
    - https://www.ecirtam.net/opennews/?T6Zy7A
  • Stanley Claisse, avocat et Stéphane Bortzmeyer, ingénieur système - CPU ⬜ Carré Petit Utile - GuiGui's Show - OpenNews - GuiGui's Show - OpenNews

    @OpenNews :

    J'ai mis du temps à comprendre l'objet de la discussion : je l'ai compris début 2019. Depuis, te répondre était dans ma liste des choses à faire…

    Je reconnais mon erreur : dénoncer les faux positifs d'un algorithme de surveillance (auto ou mano) est une abus de langage / raccourci qui se base sur des présupposés.

    Mes présupposés étaient :

    • Surveillance automatique et traditionnelle ne sont pas exécutées en parallèle mais en série, la surveillance auto nourrit la surveillance traditionnelle, à quelques dizaines / centaines d'exceptions près ;

    • Il n'y aura pas de """"vrai"""" contrôle des résultats produits par la surveillance auto car :
      • Mythe de la machine qui se trompe jamais (du coup, rappeler que la machine produira aussi des faux positifs et des faux négatifs, ça a du sens, à condition de le formuler explicitement, en effet). Cette confiance peut également dé-inhiber les flics alors qu'une surveillance manuelle pourrait déclencher une prudence car l'expression non-verbale du collègue laisse planer un doute qu'on est plus habitué à prendre en considération ;

      • Flics / renseignement en sous-effectif, donc il n'y a pas le temps, donc on préfère aller perquisitionner / arrêter avant et discuter ensuite (ça revient à ce que tu écris : « aucune preuve que la variable décorrélée sera utilisée correctement »).

    Mon raccourci / abus de langage était : un ordinateur traite plus de personnes que les effectifs de renseignement et de flics dont on dispose actuellement, donc un même algorithme appliqué par quelques milliers de flics / espions ou par un ordi ne donnera pas le même résultat : en absolu, le nombre de faux positifs de la surveillance automatique sera plus élevé que celui de la surveillance manuelle, donc ça mérite qu'on s'y intéresse d'autant plus. J'aurais dû écrire ceci plutôt que "y'aura des faux positifs avec la surveillance auto, c'est mal", oui.


    L'exemple des fruits est là pour démontrer qu'il est mathématiquement incorrect de prétendre qu'une sélection ayant un grand nombre de faux positifs est un problème en soi.

    Pas d'accord. Si la généralisation d'un algorithme, par son automatisation, entraîne la """"découverte"""" de plus de faux-positifs qu'il y a de terroristes en réalité, on est face à un problème d'inefficacité de la généralisation de cet algorithme qui produit trop de faux positifs en absolu quand il est automatisé. C'est intéressant à relever car ça permet d'aller contre la rhétorique "je m'en fiche de ma vie privée si c'est efficace" sans entrer dans un débat de philosophie : ça ne sera pas efficace, au contraire, en plus d'être liberticide (si l'on reste sur mes présupposés exposés ci-dessus). Mais, oui, ça ne permet pas de descendre en flammes directement la surveillance auto : on pourrait chercher et trouver un autre algorithme, faire un vrai contrôle décorrélé en sortie de l'algo, etc.


    Ce n'est pas l'existence de faux positifs qui crée ce problème. Cet argument est un bon argument contre la surveillance en général, mais s'il est utilisé pour attaquer la surveillance automatique uniquement, cela revient à dire que vous ne voyez pas de problème à avoir une surveillance traditionnelle qui a ces problèmes.

    Comme dit, la masse de faux positifs n'est pas la même car la capacité de traitement n'est pas la même. C'est difficile, à juste titre, de convaincre qu'un système mano est malsain car il y a une erreur de temps en temps. Je ne dis pas qu'il ne faut pas s'en occuper, mais ça me semble être moins problématique.


    La surveillance automatique ne va pas forcément amplifier les arrestations, car l'exécutif sur ce plan est surement déjà saturé, simplement, au lieu de s'attaquer injustement au musulman qui est un faux positif dans la méthode traditionnelle, on va déplacer le cercle des victimes sur d'autres critères, sans forcément l'augmenter.

    C'est un point de vue. J'ai l'inverse, voir ci-dessus (confiance aveugle, etc.). Mais, oui, ça ne change pas ce que tu dis : si on est convaincue d'une causalité entre la hausse des faux positifs en absolu due à la généralisation du traitement et le nombre d'emmerdes (arrestations, perquisitions, etc.), il faut le dire clairement sans avoir recours aux faux positifs.


    Un élément qui me dérange un peu, c'est que les faux positifs de la méthode traditionnelle sont typiquement des minorités, et j'ai l'impression que certains se réveillent uniquement quand ils se rendent compte qu'avec la surveillance automatique, comme la sélection se basera sur des éléments moins triviaux que l'appartence ou la fréquentation d'un groupe communautaire minoritaire, ils peuvent également être eux-mêmes un faux positif.

    Je ne suis pas totalement de cet avis. Rien à ma connaissance permet d'affirmer que la surveillance auto se basera sur des éléments moins triviaux. les éléments triviaux sont plus faciles à programmer (les coordonnées GPS de son téléphone mobile indiquent qu'il fréquente telle mosquée / gus). De même, les flics peuvent être tenté de ré-introduire du faciès dans la surveillance traditionnelle en sortie de la surveillance auto : puisqu'il n'y a pas assez d'effectifs pour surveiller tous les faux positifs sortis par l'algo automatisé, on va se concentrer sur les noms qui ne sonnent pas bien la France, pour l'exprimer trivialement. Mais là encore, oui, ça sert à rien de dénoncer les faux positifs, il vaut mieux évoquer le secret (légitime ou non, ça se discute) de l'algorithme, le contrôle de l'usage qui en est fait, etc.

    21/04/2020 15:55:07 - permalink -
    - https://www.ecirtam.net/opennews/?iyC22w
  • dns-blocklist [Wiki de sebsauvage.net]

    Avantages du filtrage DNS:

    • Filtre une très grande quantité de publicités/tracking/malware sans logiciel à ajouter (Exception: Sous Android il faut ajouter un logiciel).
    • Fonctionne sous tous les OS (Windows, Linux, MacOSX…)
    • Fonctionne dans toutes les applications (et pas que dans le navigateur).
    • Sous Android, permet d'éliminer d'un coup la quasi-totalité des publicités et traqueurs, y compris dans les applications.
    • Applicable poste par poste, ou sur un réseau complet si vous le configurez dans votre routeur (pi-Hole, pfSense, etc.)
    • Très facile à mettre en place.
    • Rapide.

    Inconvénients:

    • Ne filtre pas tout.

    Pour moi, le plus gros inconvénient d'un filtrage côté résolution des noms (le terme DNS est incorrect ici car il ne couvre pas tous les cas d'usage présentés : le fichier hosts est justement un mécanisme de résolution hors du DNS), c'est l'absence de visibilité immédiate de ce qui est bloqué et la possibilité de débloquer facilement et immédiatement un contenu. Genre un site web ne fonctionne pas ou pas bien, je ne sais pas immédiatement que le problème vient d'un filtre et je ne peux pas désactiver le filtre en question en un clic. Les extensions pour navigateurs web proposent cette visibilité : "j'ai bloqué tel et tel élément, clique ici pour le débloquer".

    • C'est d'autant plus problématique que les besoins divergent entre les personnes qui utilisent une même liste ou une même machine. Exemple : faut-il bloquer les services Google Android et/ou les boutons des réseaux sociaux (like, retweet, etc.) ? Pour moi la réponse est oui, mais elle sera non pour d'autres. Pour atteindre cet objectif tout en utilisant un filtrage côté résolution des noms, il faut être plus rigoureux sur les listes de filtrage que l'on utilise, c'est chiant.

    Utiliser cette méthode sur tout un réseau entraîne des questions de (absence de) responsabilité. Dans un foyer ou une société commerciale, ça peut diminuer la vigilance des personnes genre "puisque la merde, y compris les phishings, est bloquée, je m'en fiche de tout, je clique partout" et amener des propos du type "c'est la faute du service informatique / parents, moi j'ai juste cliqué et c'était pas bloqué contrairement à d'habitude !". Même chose quand des amis viennent à la maison et que ça ne fonctionne pas « comme d'habitude » ou que ça ne fonctionne pas du tout : la pose d'un diagnostic peut être pénible.

    « Très facile à mettre en place ». Avec une clé de registre winwin à modifier ?!

    Je suis surpris de constater que SebSauvage utilise un critère de bonne moralité pour constituer sa liste : « Sites conçus pour choquer (goatse, 2girls1cup…) ».

    Je reconnais que ça permet de bloquer la merde de winwin et/ou celle d'un fabricant d'ordiphone et/ou celle d'applications hors navigateur web, y compris ce qui est fait dans le dos de l'utilisateur, mais, en ce qui me concerne, j'utilise du logiciel libre, donc respectueux de ma personne (ça ne veut pas dire gratuit, les dons sont encouragés), y compris pour mes applications mobiles (+ sans compter que seules quelques-unes ont accès à Internet, les autres sont bloqués par le pare-feu AFWall+ pour Android) et mon système d'exploitation mobile. Du coup, l'aspect « bloquer la merde sur tout support » ne m'intéresse pas.

    20/04/2020 20:11:47 - permalink -
    - https://sebsauvage.net/wiki/doku.php?id=dns-blocklist
  • Utiliser les entêtes HTTP "de sécurité", c'pas d'la tarte - GuiGui's Show - Oros links

    @Oros :


    C'est bien d'ajouter tous les entêtes HTTP «de sécurité». Mais quand tu as quelqu'un qui faire du MITM sur ta connexion, ça vaut plus rien.

    Vrai uniquement si l'attaquant est actif, qu'il modifie les paquets IP sur le réseau (et cette limite est clairement mentionnée dans les RFC qui normalisent les entêtes). Or, ce n'est pas le modèle de menace que t'as présenté lors de notre dernier échange sur le sujet. J'ai bien compris que cette phrase est une entrée en matière, mais je précise pour les autres lecteurs.


    Pour ça j'ai développé un plugin Firefox qui permet de détecter ces attaques :-)
    Documentation et codes sources : https://github.com/Oros42/checkcertif

    J'ai regardé tout ça. Première chose : bien joué. Moi : :O :) \o/

    Mes remarques :

    • Je me suis renseigné un minimum afin de vérifier que tu ne ré-inventes pas la roue et, a priori, non, il n'y a pas de """"produit"""" équivalent. On avait Certificate Patrol, mais cette extension Firefox est morte. On a Certificate Pinner dont je ne sais pas encore quoi penser. De toute façon, cet outil utilise le modèle de sécurité TOFU (Trust On First Use, on fait confiance la première fois, et si le certificat x509 change, on génère une alerte, ce qui suppose d'avoir surfé au préalable sur tous les sites qui sont susceptibles de nous intéresser à partir d'un accès à Internet propre), ce qui n'est pas ce que tu proposes ;

    • Ton serveur, https://chkcrt-dev.ecirtam.net/, semble être hors service ;

    • Lors de la configuration de GnuPG sur le serveur, tu laisses le choix du nom du dossier de config' GPG, donc, dans la doc' du serveur, mentionne bien de changer la valeur de la variable « _gnupgHome » dans le fichier « config_chkcrt.php ». J'ai perdu un temps fou avec ça ! ;

    • Quel est l'intérêt du panneau latéral qui apparaît à l'installation / activation de l'extension ? ;

    • J'ai essayé d'ajouter un serveur dans la configuration de l'extension. Ça ne fonctionne pas : quand je clique sur le bouton « Save », pouf, le formulaire se vide. Aucune requête est faite au serveur indiqué, donc j'imagine qu'il y a un contrôle local de la saisie, mais j'ai rien vu d'évident dans le code JS ;

    • J'ai exporté la config', je l'ai modifiée afin d'ajouter un serveur, puis je l'ai importée. Tous les sites web sont marqués « en danger » alors que le panneau latéral de l'extension montre qu'elle a ni les hashs calculés en local ni les distants. Normal : d'après mon journal Apache et mon wireshark, aucune requête a été effectuée ;

    • La nouvelle config' n'est pas prise en compte (wireshark montre que l'extension cause toujours à l'ancienne URL, par exemple). Le seul remède que j'ai trouvé, c'est de désactiver / activer l'extension ;

    • Si l'extension n'arrive pas à contacter un serveur, elle affiche une icône croix rouge et le message « Danger ». Il faudrait un code retour différent, je pense. Même chose si le site web est en HTTP ;

    • La modification d'un serveur ne fonctionne pas : cliquer sur le bouton « Save » ne fait pas revenir à l'affichage par défaut (« add server »), même si l'on modifie un serveur valide comme le tien ;

    • Le taux d'échec est important. Sur Twitter, les requêtes pour les contenus médias imbriqués sont marquées « ? ». En permanence. Sur Youtube, tantôt ça met tout en « … » (wait), tantôt ça marque « i.ytimg.com » en rouge / danger. En permanence. Sur ton shaarli ou le mien ou d'autres sites propres (sans xxxxx contenus tiers), ça échoue, mais si on redémarre l'extension, ça fonctionne ;

    • À quoi sert la liste de domaines embarquée dans l'extension ? ;

    • A priori, l'extension met en cache les résultats. Véridique ? Tu pourrais différencier le cache positif et le négatif (quand échec ou absence de réponse) ;

    • Conceptuellement, j'ai deux remarques :
      • Ton procédé n'est pas discret. Dans ton modèle de menace, ça passe, mais dans notre échange, tu parlais de pays autoritaires, et là, ça se voit sur deux points : en volume de requêtes et si jamais le nom de l'outil est dans le nom d'un serveur. Dans certains de ces pays, rien que le fait de tenter de feinter met les gens en danger ;

      • Les CDN / routage anycast, bref, tout ce qui réparti la charge, est susceptible de générer des fausses alertes car le serveur ne tombera pas sur la même instance que l'extension, donc le certificat pourra être différent (pas la même date d'expiration, par exemple). Ça posait problème avec Certificate Patrol. On pouvait vérifier le certificat intermédiaire plutôt que le final, mais ça générait aussi de fausses alertes trop fréquentes.
    20/04/2020 19:24:08 - permalink -
    - https://www.ecirtam.net/links/?3WlLMw
  • librairies indépendantes - GuiGui's Show - Liens Ecyseo

    @Ecyseo :


    Dire qu'il n'y a que les plus grosses, c'est faux. J'ai passe commande la semaine dernière et me suis fait livrer dans une librairie de taille moyenne voire petite, tenue par un couple fort sympathique.

    Ho ? Retour intéressant. L'écrasante majorité de celles de ma ville sont toujours absentes.

    Je n'ai pas eu de réponse à mon email adressé à l'éditeur de ce site web…

    Chose à faire : discuter de ce site web avec la nouvelle propriétaire de ma librairie préférée.

    20/04/2020 16:22:47 - permalink -
    - https://bookmarks.ecyseo.net/?n-QMsA
  • Halte à la montre, au réveil-matin et aux prévisions météo - GuiGui's Show - ZeShaarli

    @Zeseb :


    La météo juste pour le lendemain en général c'est assez fiable. Et en général la tendance au niveau des températures est assez bonne.

    Je ne partage pas du tout ce constat. Même quelques heures avant un changement drastique, le site web de Météo France est souvent aveugle aux phénomènes courants (je ne parle pas d'une tempête). :O


    Le réveil matin, difficile de sauter la pas !!

    Comme je l'ai écrit dans ma réponse à Sammy, ça se fait petit à petit et encore plus facilement en fonction des situations (pas d'enfants, emploi tolérant aux horaires, activité prévue stimulante, etc.). Je conseille de commencer à pratiquer le sans réveil-matin en printemps / été (la lumière qui traverse les volets de bonne heure et la chaleur donnent envie de se bouger). Go go go ? :)

    20/04/2020 16:11:33 - permalink -
    - https://shaarli.zeseb.fr/?LOYxeA
  • Halte à la montre, au réveil-matin et aux prévisions météo - GuiGui's Show - Choses vues, sur le web et ailleurs

    @Sammyfisherjr :


    (désolé, mais tu fais vraiment trop long !)

    (Ne pas répondre que c'est proportionnel à la taille du zboub ou inversement proportionnel, je sais jamais… ne pas répondre que c'est… ne pas…)
    J'essaye d'être complet, de mélanger arguments, imaginaire alternatif, histoire, et, parfois, émotions. Tout ce qui est nécessaire afin que la mayonnaise prenne. :)
    Je pense que vouloir aller vite et au plus court est un tort et probablement l'un des éléments qui nous mettent mal sur les sujets majeurs.


    => les montres m'emmerdent ; la mienne est dans ma poche...

    Ça fonctionne ? T'as pas la pulsion régulière de vérifier l'heure comme on vérifie les notifications de son téléphone ? J'avais ça, perso.


    => la météo c'est stupide : tu ne vas pas aller bosser parce qu'il pleut ? Non.

    Yep. Je lis aussi ça dans l'autre sens : comme on passe l'essentiel de notre temps à subir des activités indésirées, dont un emploi, on essaye de faire en sorte que le cadre de ces activités (et celui des activités désirées, du coup) se déroule le moins mal possible (ou soit optimal), et la météo y contribue… mais elle peut aussi avoir l'effet inverse genre commencer à te déprimer parce que tu crois qu'il va pleuvoir…


    1/ la météo sert à combler une sorte d'angoisse compulsive. On est sûr de rien, mais au moins, on va savoir le temps qui est prévu.

    C'est ce que j'essayais de formuler. Tu le fais mieux que moi. :) C'est une peur comme une autre, comme celle de l'inconnu ou celle du changement ou…


    2/ ça sert aussi à alimenter les conversations. "Salut ! Fait pas beau hein ? Oui mais c'est bon pour les cultures. Ah bin oui, après cette chaleur ça fait du bien." Ce genre de conversation me saoule, mais j'essaie de m'adapter pour ne pas faire trop ours...

    Même constat. C'est un sujet sans risque / consensuel puisque la météo ne dépend pas de nous (quoi qu'avec la géoingénérie… mais la personne lambda ne le sait pas). Par contre, j'ai progressé : je regarde encore moins la météo qu'au moment de l'écriture de mon shaarli, même si y'a encore du boulot. \o/

    Prolongement : dans un de ses articles de blog, Aaron Swartz suggérait de remplacer les propos « ça va ? » / « météo » inutile par un « sur quoi es-tu en ce moment ? qu'est-ce qui t'intéresse ? ». Je trouve que c'est positif : ça peut mettre en avant des intérêts souvent ignorés, ce qui peut augmenter l'estime de soi du questionné tout en apprenant des choses au questionneur et en créant des vrais liens sociaux. J'ai (un peu) essayé, mais ça tombe assez vite à l'eau compte-tenu de l'écrasante majorité des réponses : « rien », « je regarde la série Netflix machin », « rien… ce soir, ça sera levrette… peut-être ».


    => pour le réveil matin, je suis d'accord sur le constat, mais j'aurais un peu peur du plantage. Genre tu te réveilles tous les jours avant le réveil entre 6h30 et 7h, et le jour où tu ne le mets pas, crac, 9h45 !

    Comme j'l'ai écrit : ouais, l'apprentissage est difficile. Trop tôt ou trop tard. Mais, petit à petit, on se cadence et l'on tient dans le temps, sauf les lendemains de beuverie / geekerie, bien entendu. :D En ce qui me concerne, il y a eu deux déclencheurs : apprendre à se faire confiance (au début, je me réveillais """"en sursaut"""" plusieurs fois par nuit) et être motivé par l'activité du jour, souvent un emploi (même avec un réveil, je n'arrivais pas à me lever dans le cadre d'un précédent emploi). Avoir un emploi à moins de cinq minutes à pied qui ne nécessite pas d'être présentable ("j'ai pas eu le temps") et qui tolère une large amplitude horaire, ça aide bien au début.

    Bref, je trouve toujours que ça vaut le coup, de ne pas être interrompu pendant son sommeil. Les rêves sont importants dans notre rapport / apport au monde. Essaye encore ? :)

    20/04/2020 16:06:07 - permalink -
    - https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?o8UMdw
  • Comment désactiver le NFC sur sa carte bancaire - Korben - GuiGui's Show - Choses vues, sur le web et ailleurs - Le bazar de mydjey

    @Mydjey :


    Idem, même retour, j'ai demandé à ma banque que le NFC soit désactivé sur ma carte et il l'est.

    Ben, pas ici (Banque Popu). Liste des événements :

    • Fin 2015, dans le cadre du renouvellement trisannuel, je reçois ma première carte bancaire siglée NFC. J'en demande la désactivation par LRAR. Pas de réponse ;

    • Début 2018, on me vole ma carte bancaire. J'en demande une nouvelle. Sur le moment, j'oublie NFC, donc je reçois une carte NFC ;

    • Début 2019, ma banque m'annonce qu'elle va remplacer ma carte bancaire en application du règlement européen 2015/751 (les catégories changent et une carte à débit différé se nomme désormais une carte de crédit, donc il faut changer son sigle qui dit carte de débit… Le droit rattrape enfin la réalité, mais le changement de sigle au motif d'information du consommateur est inutile… Joli gaspillage de plastique et d'électronique. On notera que ce règlement européen est entré en application en juin 2016, donc ma banque aurait pu me fournir une carte conforme dès début 2018… Gaspillage, bis). Par courrier simple, je demande à ma banque d'être vigilante sur l'adresse postale qu'elle utilisera puisqu'en 2018 la carte a été envoyé à la bonne adresse, mais pas le code. Pas de réponse. Plus d'un mois après, une carte est marquée comme expédiée dans mon espace personnel sur le site web de ma banque, mais je ne la recevrai pas. Deux mois plus tard, j'envoie une LRAR à ma banque afin d'indiquer que je n'ai pas reçu la carte. J'en profite pour demander la désactivation de NFC. Ma banque fait durer le plaisir en voulant re-vérifier mes données personnelles (adresse postale, etc.) tout en rejetant mon justificatif de domicile. À chaque LRAR en réponse, je rappelle l'intégralité de ma demande afin qu'elle ne soit pas oubliée dans la réponse à leurs questions, qui inclue la désactivation du NFC. Début septembre 2019, un courrier de ma banque blablate « À la réception de la nouvelle carte, avec l’option sans contact désactivée, […] ». En toute logique, fin septembre 2019, je reçois une carte… avec le NFC activé. Je le signale par LRAR début octobre 2019 et mi-novembre 2019 (LRAR qui traitent également d'autres sujets, pas fou ;) ) ;

    • Après un échange téléphonique à la mi-décembre 2019 (pour traiter d'autres sujets), je reçois ENFIN une carte dont la banque m'informe que le NFC est désactivé, ce dont je doute (voir paragraphe suivant) mais je n'ai pas encore vérifié.


    Il me semble même que je peux l'activer et le désactiver moi-même dans les paramètres quand je met ma carte dans une borne de ma banque (borne de dépôt ou borne de retrait je ne sais pas).

    Selon la manière dont s'est implémenté, ça peut me poser problème. La carte dite « NFC désactivée » comporte le sigle NFC et le circuit NFC (j'ai vérifié). Si le circuit NFC peut être activé / désactivé à la demande, ça veut dire qu'il est fonctionnel. Comment être sûr qu'il n'est pas """"en écoute"""" (façon de parler, en NFC, c'est le lecteur qui fourni l'énergie), dans l'attente d'une séquence qui permet de réactiver le circuit NFC ? Est-on sûr que la réactivation est seulement possible depuis un appareil en contact avec la carte / puce électronique ? Renaud Lifchitz, le gus qui a publiquement exposé la fuite des données persos stockées sur les cartes bancaires via NFC disait, en 2012, que le protocole / formatage des données et les fonctionnalités (EMV) sont environ identiques, que l'on communique avec la puce avec ou sans contact…

    20/04/2020 15:16:53 - permalink -
    - https://shaarli.mydjey.eu/?VGfbLg
  • Réduire sa traçabilité bancaire - Petits liens en vrac...

    @Éric Bugnet :

    Tu as aussi l'option des monnaies alternatives pour favoriser le commerce local […]

    Il y a une monnaie locale dans mon bled, mais je repousse sans cesse le moment de m'y intéresser. Je trouve ça lourd, un intermédiaire supplémentaire pour mes achats…

    Niveau flicage (c'est le thème de mon shaarli), ça fait un intermédiaire supplémentaire : l'association gestionnaire qui convertit mon fric (et je ne parle pas des monnaies locales numériques pour lesquelles c'est intermédiaires et traces à gogo). Ça pose les mêmes contraintes que les retraits d'espèces auprès de ma banque : l'association connaîtra mon train de vie (d'autant que les monnaies locales sont souvent fondantes, donc pas accumulables, donc il est un poil plus difficile de lisser les retraits). Cependant, on peut légitimement espérer que cet intermédiaire soit plus éthique qu'une banque vu que c'est l'un de ses objectifs.

    Sur l'aspect « favoriser le commerce local », un article de 2017 du Postillon, journal satirique grenoblois fait le point sur les maigres avantages des monnaies locales : lourdeur, intermédiaire supplémentaire, coût, absence d'autonomie puisque obligations de parité avec l'euro et de dépôts de garantie auprès d'une banque qui peut financer n'importe quoi avec, absence d'intérêt s'il n'y a pas une chaîne entre les producteurs initiaux et le consommateur final (dit autrement : si tu convertis euro vers monnaie locale et que ton commerçant fait l'inverse sans opérations supplémentaires, la monnaie locale a aucun intérêt), en fonction des monnaies locales, le commerçant doit payer une taxe, comme pour les cartes bancaires, etc.

    19/04/2020 19:54:07 - permalink -
    - https://eric.bugnet.fr/shaarli/?khlUBA
  • La boite à troll anti-bio est recouverte sur la river grâce à nos amis "le hollandais volant" et "GuiGui's Show" - OpenNews

    @OpenNews :

    La boite à troll anti-bio est recouverte sur la river grâce à nos amis "le hollandais volant" et "GuiGui's Show"

    Plaît-il ? J'imagine que je me retrouve cité pour mon article Mes notes concernant le numéro 151 des Dossiers du Canard enchaîné « Tout n'est pas vert dans le bio » + référendum qui date de la veille. Reste à savoir pour quelles raisons.

    J'ai parcouru les ressources proposées. J'aurais bien lu, mais je ne me sens pas concerné. Les bienfaits du bio ? Ça prêche un converti. L'opportunisme et les pressions de la grande distribution générale ? C'est un point de mon shaarli. L'émission de radio qui rappelle les bases (définition, définition du label AB, premières années de conversion délicates, productivité variable en fonction de ce qu'on cultive qui ne dit rien de la rentabilité à cause du coût des pythos, etc.) ? C'est aussi dans mon shaarli. Même chose pour les articles scientifiques sur productivité / rentabilité / passage à l'échelle / (ré)apprendre le métier de paysan / changement des pratiques de consommation : j'étais au courant, merci bien.

    Je ne me serais pas pris une balle perdue ou un tir groupé maladroit ?

    19/04/2020 19:04:07 - permalink -
    - https://www.ecirtam.net/opennews/?k4NDwA
  • Breizh-IX – Le point d’échange du far west - GuiGui's Show - Oros links

    @Oros :

    J'avais pas vu passer ce shaarli jusqu'à récemment… … …


    Mon taf (Alkante) fait parti des membres :-p

    \o/


    @guigui : t'es sur Rennes ?

    Non. Ni maintenant, ni avant. J'étais plutôt sur la pointe.

    19/04/2020 18:27:16 - permalink -
    - https://www.ecirtam.net/links/?2M_Ucw
  • vzdump(1) [ utiliser parallel gzip avec vzdump @ proxmox ] - GuiGui's Show - Liandri's Links.

    @Liandri / Libox :

    N'oublie pas de le modifier dans /etc/vzdump.cfg.

    Ho ! Bonne idée. Merci. Reste l'éternel débat implicite versus explicite.

    P.-S. : merci pour la rivière, j'avais pas fait le rapprochement avec toi. J'avais même pas capté que c'était une instance de shaarli-api. Je n'ai pas encore capté comment un nouveau shaarli sera ajouté à la rivière (enfin, si, d'après le code source c'est soit une instance qui l'ajoute et ça se réplique partiellement, soit il faut que le shaarli soit dans l'une des importations OPML / JSON indiqués dans la conf', soit faut ajouter un OPML / JSON dans la conf').

    19/04/2020 18:09:51 - permalink -
    - https://shaar.libox.fr/?GggsgQ
  • Super-régions, super-ratage - GuiGui's Show - Antichesse (o ^ω^ o)

    @Antichesse :

    Combien de preuves, de faits et de débats faudra-t-il avant que les français ne comprennent que l'intégralité de la ligne politique du pays est décidé par l'Union Européenne à Bruxelles par des gens qui ne sont même pas élus !

    Point rhétorique : si les faits suffisaient, on serait tous éco-coco-anar, hein.

    Dans le cas du coût de la fusion des régions, je suis nuancé : une partie de ce coût vient du fait que les régions n'ont pas joué le jeu de la fusion en gardant un maillage territorial (je dis pas que c'est mal, je dis que ce n'est pas le jeu, donc il est normal de constater d'autres effets que ceux attendus). Sans compter les règles françaises (sur le calcul des rémunérations, par exemple). Sans compter qu'effectuer un bilan après si peu de temps, c'est comme faire le bilan d'une société commerciale en plein redressement / restructuration : le négatif dépasse le positif, car la restructuration engendre des coûts supplémentaires. Trop tôt.

    D'une manière générale, je suis en désaccord avec ton analyse liée à l'UE. Les Grandes Orientations Politiques et Économiques sont édictées et adoptées par le Conseil européen et le Conseil de l'Union européenne où siègent… les dirigeants des États membres. Contrairement à ce que tu écris, la Commission a un rôle mineur. Du coup, c'est normal que les GOPEs « se passent vraiment ». Les petits pays de l'Est ont peu de poids aux Conseils, mais ce n'est pas le cas de la France, donc pas d'excuse de ce côté-là. Ces GOPEs sont donc un excellent moyen, pour les dirigeants des États membres, de faire porter le chapeau à l'UE de décisions qu'ils ont infligées à leur pays. Exemples : le jeu de la France à Bruxelles sur les subventions pour la pêche au gros ou sur la défense du Privacy Shield (la passoire qui """"protège"""" les données personnelles des Européens vis-à-vis les géants états-uniens du web) ou sur la garde à vue sans avocat au milieu des années 2000 ou sur la directive 2006/24/CE. C'est de la lâcheté, comme il y en a tant d'autre en politique. Il faudrait également nuancer le côté « pas élus » : les chefs d'État au Conseil européen le sont. Les sinistres du Conseil de l'UE sont nommés par les premiers, qui, dans leur État respectif, font déjà la pluie et le beau temps sans avoir été élus. Je t'ai déjà écrit tout ça dans un autre shaarli, d'ailleurs.

    19/04/2020 17:51:44 - permalink -
    - https://cakeozolives.com/shaarli-antichesse/?PjztGQ
  • Construire une carte des câbles sous-marins d'Internet avec OpenStreetMap - GuiGui's Show - Shaarli ¦ Orangina Rouge

    @Orangina Rouge :

    T'as fait ça tout tout seul ?

    Qu'entends-tu par « ça » ?

    Comme je l'ai écrit, les données géographiques (coordonnées géographiques des stations d'atterrissement et tracés des câbles), c'est le travail d'autres personnes. Le fond de carte géographique, c'est le travail d'autres personnes bien que j'y contribue parfois. Le logiciel qui permet de créer des cartes, c'est encore le travail d'autres personnes.

    J'ai juste écrit un script qui converti les données géographiques de leur format actuel vers le format pour umap et qui y ajoute un peu de fioriture / mise en forme perso.


    Comment ça se fait que personne n'y a pensé avant ? Est-ce que des initiatives auraient pu avoir eu lieu dans d'autres pays, d'autres milieux ?

    Parce qu'on avait déjà des cartes des câbles sous-marins d'Internet basées sur Google Maps (les données géographiques viennent de là) et qu'en moyenne, on s'en fiche d'utiliser OpenStreetMap plutôt que Google Maps ? L'initiative a déjà eu lieu : sur Wikipedia, on trouve l'image d'une carte OSM des câbles sous-marins basée sur les mêmes données que la mienne, par exemple.


    Ça mérite d'être pérénisé !

    Les données géographiques, des instances de logiciel de cartographie, le script pour faire l'essentiel du boulot et les instructions pour construire une carte identique à la mienne sont disponibles. Go, go, go ! ;)

    19/04/2020 17:09:50 - permalink -
    - https://orangina-rouge.org/shaarli/?f56MUg
  • Gauche/droite : revoyons les bases, par Usul - YouTube - GuiGui's Show

    Suite à mon shaarli sur la vidéo « Gauche/droite : revoyons les bases », j'ai échangé avec Johndescs, et je me dis que y'a des éléments intéressants à rapporter en public.


    Il y a une différence entre communisme, socialisme, etc.

    Peut-être que le shaarli et la vidéo sont flous. Tantôt ça parle de gauche, tantôt de socialisme (alors qu'il s'agit d'un bout de la gauche). En ce qui concerne mon shaarli, je parle bien de toute la gauche donc cocos, écolos, FI, PS et formations dérivées et de toute la droite, donc FN, LREM, LR et formations dérivées. Le critère de tri retenu par l'auteur de la vidéo permet de classer socialisme et communisme à gauche tout en reconnaissant leurs spécificités. Comme deux espèces animales peuvent être des mammifères avec leurs spécificités, d'où la nécessité de les décrire comme des espèces différentes ayant un point commun (mammifères).


    Ta définition de la droite, c'est "conservateur" alors que la droite peut inclure un trader, le startupeur, etc. qui ont rien à carrer de dieu, et qui se croient justement là pour disrupter.

    Je n'ai pas écrit ça. J'ai écrit que le point commun à droite est l'idée qu'il y a des forces au-dessus de l'espace politique auxquelles la société humaine doit se conformer / proposer un cadre / creuset. Il n'y a pas besoin de discuter de règles communes : tout se fait en privé, de gré à gré entre les personnes. Pour simplifier, on peut nommer ça la liberté, mais c'est réducteur (ça résume un petit bout du courant de pensée) et c'est une façade : la liberté bénéficiera uniquement à la personne en situation de force dans le contexte, l'autre subira la discussion / rapport de force / accord commun.

    Pour le catholique intégriste qui refuse des droits aux LGBTQ+, cette force sera Dieu (dans le sens texte sacré + interprétations de l'Église + consignes de l'Église, car tout ça découle de Dieu). Il n'y a pas lieu de discuter d'autres règles que celles de l'Être suprême. Pour le trader ou le startupeur, cette force sera, d'une part, l'ordre naturel. Il n'y a pas lieu de se créer des règles visant à l'égalité entre les humains, car c'est la nature qui décide qui est fort / supérieur ou faible / inférieur, « c'est comme ça ». D'autre part, ce sera le marché économique. Il n'y a pas lieu de se créer des règles (comme le principe de précaution ou la régulation, qui emmerdent le startupeur / trader), car la recherche de l'intérêt individuel (intérêt, ça ne veut pas dire profit, hein) génère forcément l'intérêt général (qui est donc vu comme la somme des intérêts individuels).

    On constate donc des motivations diverses (qui n'ont rien à voir avec conservateur ou non) qui conduisent au même point. Disons qu'il s'agit d'un point commun ?


    Y'a-t-il un endroit sur terre où il y a plus de règles strictes communes que dans un couvent ? Pourtant, c'est classé à droite. Inversement, il y aurait aucune croyant à gauche ?!

    Je n'ai pas assez de culture religieuse pour savoir ce qu'est véritablement la vie dans un couvent en dehors de l'imaginaire collectif des lieux d'éducation des femmes (ce qui est faux / partiel).

    En revanche, tu mélanges espace public et espace privé. L'auteur de la vidéo et mon shaarli traitent des règles de vie en commun, pas des règles privées comme dans un couvent ou dans une famille, par exemple. (On notera que le couvent, comme la famille, est souvent un haut-lieu de la religion et de la tradition dans le sens "on été là avant toi, on a toujours fait comme ça, ta bouche"). Il y a toujours des règles, formelles et informelles. Quand tu te rends dans la piaule d'un coco, d'un lepéniste, d'un LR, d'un anar, y'a des règles. Mais ce n'est pas la vie en commun, ça, c'est un espace privé avec des règles privées. Chacun fait bien ce qu'il y veut. Tu noteras que d'autres règles s'appliquent : son droit de propriété ne permet pas à un catholique intégriste de forcer une femme à ne pas avorter ou de proposer un stage promettant de soigner l'homosexualité. Il y a donc des règles plus générales, communes, qui s'appliquent. C'est de celles-là dont je discute. La question est précisément de savoir si l'on veut des règles communes dans l'espace public et leur amplitude (simplement permettre à Dieu / marché économique / tradition / autre d'exister en se plaçant au-dessus de la société ou discuter de tout en se plaçant au-dessus de tout ?) ou si des règles privées conviennent.

    De même, je ne sais pas ce qu'est être croyant. Mais, affirmer que cette définition de la gauche empêche des croyants d'être à gauche, c'est une simplification. Pour combiner les deux, il faut encore faire la différence entre l'espace public neutre et l'espace privé et accepter que les règles de Dieu ne régissent pas la société humaine / l'espace public. C'est ce qui pose problème dès que l'on débat de religion en France : sous couvert de ne pas se laisser imposer une morale, la droite souhaite imposer la morale catholique pendant que la gauche bataille pour que toute religion se place au-dessous des règles de la République sur le respect de la femme, des droits de la femme, des droits des LGBTQ+, etc., ce qui, forcément, passe mal auprès des croyants d'en face (catholicisme, islamisme, etc.). On peut toujours opposer la morale à elle-même en mode "les hommes qui organisent leur vie en commun en dehors des règles de Dieu, c'est aussi la volonté de Dieu sinon ça n'arriverait pas". C'est comme ça qu'on a décrété les droits de l'humain en 1789 afin de faire tomber le roi. Lui est divin, mais les droits de l'humain le sont aussi (on disait « naturels » à l'époque) et comme ils s'opposent à la royauté…


    Le critère de tri est subjectif, donc pas absolu. L'auteur de la vidéo le fixe arbitrairement, il n'est pas partagé. Il fixe ce qu'il pense que chaque membre qui se réclame d'un groupe veut.

    Si le titre de la vidéo contient « revoyons les bases », ce n'est pas pour rien.

    On retrouve l'idée du rapport à la chose publique chez Marx / Engels, des penseurs du communisme : employeurs et employés, ce n'est pas juste du vent, comme ça, c'est un type de relation entre des gens qui façonne la société humaine. Du coup, puisque l'économie, ce n'est pas juste des gens qui s'échangent innocemment entre eux des marchandises, mais que ça concerne tout le monde, il faut organiser cette activité de l'humain avec des règles communes qui complètent (ou annulent) les règles de gré à gré.

    Inversement, chez Smith et Ricardo, des penseurs de l'économie libérale après la première révolution industrielle, il ne faut pas organiser la vie économique. Le marché économique s'occupera de tout puisque si chaque individu satisfait son intérêt, cela fera émerger la meilleure société possible. Smith explique cela : l'homme est mauvais, on ne peut pas avoir confiance en lui sauf quand il recherche son propre intérêt, car, en cette matière, il est doué. Donc, si on le laisse chercher son propre intérêt avec vigueur, une société idéale naîtra d'elle-même sans qu'il soit besoin d'en discuter. On retrouve ça chez les penseurs des Républiques françaises (Sieyes) et états-unienne de la même époque : le commerce est une affaire privée distincte de la vie publique. Il a ses propres règles naturelles. Le politique doit s'occuper du reste, de ce qui est insignifiant.

    Du coup, j'invente rien, en fait. C'est juste qu'on a oublié le sens des mots.


    Non, mais y'a des gens qui se collent l'étiquette gauche pour faire la chasse au méchant riche. Des gens se réclament de la droite afin qu'on leur fiche la paix. Des cocos refusent de se nommer ainsi car, dans l'imaginaire collectif, le communisme fait référence à l'URSS. Ça veut rien dire.

    Ça ne permet pas de remettre en cause la définition. C'est comme quand un possesseur d'iPhone se revendique geek par cette seule possession : il peut le faire, mais ça ne change pas la définition et cette personne ne fera pas illusion auprès de ceux qui la connaissent. Des avis divergents sont insignifiants : la classification des espèces animales ne change pas quand Jojo prétend qu'un cheval est un reptile.

    Tu fais référence à des valeurs : le méchant riche est une périphrase pour désigner l'égalité et avoir la paix est une périphrase pour liberté. Or, je pense justement que le critère de tri "manière d'organiser la société" (on discute ou non de règles communes + on croit que ces règles rendront la société meilleure, c'est pas juste pour faire chier) est un critère plus fiable que des valeurs. Car, remettre en question une seule valeur permet de retirer sa légitimité à quelqu'un genre "t'es propriétaire ? bah t'es pas de gauche !" (exemple exagéré). Inversement, une valeur suffit-elle à me faire basculer dans un groupe ? Et si je suis favorable à la liberté d'entreprendre (plutôt droite) mais aussi au principe de précaution (plutôt gauche) ? Qu'est-ce qui l'emporte ? En triant sur "règles communes", on classe ce discours à gauche (principe de précaution = discussions = normes = règles communes, etc.). Une valeur ou une morale permet d'exclure qui l'on veut, d'où il faut s'en extraire. Droite et gauche partagent des valeurs, mais surtout un désaccord sur la manière d'organiser la société et sur la nécessité même de cette organisation.


    Y'a des gens qui n'entreront pas dans les cases.

    Soit il reste des cases à découvrir, soit le critère de tri n'est pas pertinent (comme les valeurs, justement), donc il faut en changer.


    Ça dépend si tu veux créer les groupes selon tes critères ou selon ce qu'il se passe sur le terrain par les gens qui croient les composer…

    J'ai déjà écrit qu'on fait que revenir aux définitions originelles. Peut-être est-ce aux gens qui croient être membre de tel groupe de mieux étudier la question ? Ces définitions constituent le terrain autant que les valeurs. On remonte simplement un cran plus haut, au-dessus du brouhaha, à un discriminant qui semble être plus fiable et pérenne.

    À moment donné, les courants de pensées ont une définition, autant que les mots, et si t'utilises mal à propos un mot ou un courant de pensée, ça n'en change pas la définition. Faut-il faire évoluer la définition des courants de pensée comme on fait évoluer l'usage d'un mot en fonction des pratiques ? Vaste sujet… Le problème étant justement que les définitions modernes (gauche / droite = égalité / liberté ou progressisme / conservatisme ou idéalisme / pragmatisme) ne fonctionnent pas. Si tout le monde croit que gauche / droite = égalité / liberté parce que ça arrange les consciences et/ou que ça permet de s'envoyer des fions ("haha gauchiste incurable", "haha t'es pas vraiment de droite"), OK, mais si la gauche apprécie aussi la liberté et que la droite apprécie aussi l'égalité, ça signifie que droite et gauche n'existent pas selon ces critères. Pourtant, on peut les distinguer, ces deux groupes, donc ils existent. Selon quels critères ?


    C'est comme les "bons" et les "mauvais" féministes, dont les mauvais sont ceux qui se réclament du féminisme mais en vrai détraquent plus le mouvement qu'autre chose et donne du grain à moudre aux détracteurs.

    Tout ça relève de la morale (y'a un shaarli sur ça) et n'est pas le sujet. La bonne et la mauvaise gauche, la mauvaise et la bonne droite, etc. Je t'applique ma morale afin de te considérer immoral, donc de te classer dans le camp du mal, et pouf. Donc, on part sur un débat sans fin sur l'appartenance à un groupe car il n'y a pas d'arguments (juste une projection de mes valeurs sur autrui) et que le critère de tri n'est justement pas pertinent. D'où s'élever en regardant les définitions originelles de ce que sont les courants de pensées de la droite et de la gauche, et en y trouvant un point commun interne (entre deux courants de gauche ou deux de droite) qui est aussi un point de divergence externe (droite / gauche) ?

    19/04/2020 16:32:26 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?bUQOiA
  • Flicage sur le web : aller plus loin avec uBlock Origin / uMatrix / NoScript

    Résumé : état des lieux du flicage sur le web et réflexion : jusqu'où aller pour limiter son flicage web ? Bloquer la pub et les traqueurs / pisteurs ? Facile avec uBlock Origin. Ne pas laisser son navigateur communiquer à des tiers la page web précise sur laquelle on se trouve (tel article de journal, tel profil sur un site web de rencontres, etc.) ? Facile avec Smart Referer (mais il y a des fuites malgré tout). Éviter le téléchargement automatique d'une partie des contenus tiers auprès des géants du web ? Facile avec LocalCDN (qui remplace la défectueuse Decentraleyes), mais le trou dans la raquette est énorme. Bloquer tous les scripts et les frames / inclusions externes sur un site web ? Faisable avec uBlock Origin (encore faut-il le savoir) ou uMatrix, mais c'est chiant et il faut s'impliquer lourdement (débloquer des contenus externes sur nos sites favoris). Bloquer tous les contenus tiers et autoriser les indispensables site web par site web ? Faisable avec uBlock Origin ou uMatrix, mais c'est totalement invivable, même quand on est motivé. La guerre technique étant asymétriquement en notre défaveur, je pense que le retrait des contenus tiers de nos sites web favoris passe par le dialogue. Contacter l'éditeur du site web. Dialoguer avec nos collègues développeurs web / administrateurs systèmes afin de les informer des conséquences de leur choix / travail de piètre qualité. Ça ne fera pas tout (genre sur les sites web internationaux), mais ça sera déjà ça.



    Ce shaarli s'adresse à un public avancé. J'entends par là des personnes qui ont l'envie et le temps de comprendre et qui acceptent le risque de rendre leur navigation web plus ou moins invivable (je préciserai à chaque étape et un retour en arrière facile est toujours possible).

    Si tu ne te reconnais pas, dans leur configuration par défaut, les extensions pour Mozilla Firefox uBlock Origin et Smart Referer fonctionnent très bien sans déranger l'utilisateur. Elles sont déjà une bonne base pour défendre ta vie privée. Tu peux y adjoindre Privacy Badger et LocalCDN. Le gain n'est pas flagrant, mais la probabilité d'emmerdements est très faible.



    Commençons par un rappel.

    Le contenu d'un site web se décompose en plein de morceaux (texte, images, mise en forme, police de caractères, etc.). Chaque morceau peut être stocké (et diffusé) indépendamment des autres.

    • Certains morceaux sont stockées au sein du domaine du site web. Exemple : sur ce site web, la mise en forme (style CSS) est stockée sur la machine dont le nom est « shaarli.guiguishow.info », le même domaine que celui de la page web consultée, donc. Autre exemple : les images du site web « example.com » peuvent être stockées sur « img.example.com », un sous-domaine. On nomme cette catégorie « contenus first-party » = 1st-party = contenus du domaine de la page = contenus du site = contenus internes ;

    • Certains morceaux sont stockés hors du domaine. Exemple : les images affichées sur Wikipedia sont stockées sur « upload.wikimedia.org », un domaine différent de celui de la page web. Le fait que les deux domaines (« fr.wikipedia.org » et « upload.wikimedia.org ») appartiennent tous deux à Wikimedia n'a pas d'importance d'un point de vue technique. On nomme cette catégorie « contenus third-party = 3rd-party = tierce partie = contenu tiers = contenus externes ;

    • Évidemment, les choses ne sont pas aussi simples et certains contenus tiers sont camouflés en contenus provenant du domaine de la page. Exemple : « medias.liberation.fr » se nomme en réalité « medias.liberation.fr.wtxcdn.com ». Ce n'est pas le même domaine que « liberation.fr », donc il s'agit de contenus tierce partie.



    La problématique à l'origine de ma réflexion est la suivante : je veux que des contenus provenant de « youtube.com » soient chargés automatiquement lorsque que je vais sur Youtube de ma propre initiative, mais qu'ils ne soient pas chargés quand je suis sur un autre site web, comme celui du journal Fakir ou celui de la mairie de mon bled ou mon espace personnel sur le site web de ma banque.

    L'objectif principal est de préserver ma vie privée : je ne veux pas que Google Youtube sache que j'ai consulté le site web de Fakir ou celui de ma mairie ou celui de ma banque. Or c'est possible avec le nom du contenu (une liste de lecture « Fakir TV », ça se voit) et/ou avec le Referer, entre autres. J'ai expliqué ce qu'est le Referer et les problèmes de vie privée que cela pose dans un article récent.

    L'objectif secondaire est d'arrêter de charger des contenus qui ne m'intéressent pas afin d'économiser des ressources et de gagner du temps. Tous les sites web modernes sont des merdes qui mettent plusieurs secondes à se charger pour un contenu réel environ nul (en proportion).



    Ublock Origin, uMatrix et NoScript sont quelques extensions Firefox qui permettent de filtrer la merde des sites web. La publicité, par exemple, mais aussi les traqueurs / pisteurs / profileurs (qui cherchent à collecter le plus d'informations possible), les outils de mesure d'audience, et plein d'autres éléments souvent invisibles.

    Voyons le fonctionnement principal de chaque outil dans sa configuration par défaut :

    • uBlock Origin : il filtre uniquement les contenus dont le nom / l'URL apparaît dans une liste de filtrage. Dit autrement : il autorise tout, sauf ce qui apparaît dans une liste de filtrage. Ce blocage a lieu, que les contenus soient ceux du site (1st-party) ou des contenus tiers (3rd-party) ;

    • uMatrix : il autorise tout ce qui provient du site sauf les frames / inclusions. Les seuls contenus tiers autorisés sont les images, les CSS et les polices de caractères (il n'autorise pas les frames / inclusions, les scripts, les médias, etc.). Dans les deux cas (contenus du site ou contenus tiers), le contenu est bloqué si son nom / URL apparaît dans une liste de filtrage ;

    • NoScript : les seuls contenus (tiers ou non) autorisés sont les images, les CSS, les médias, les frames / inclusions (il n'autorise pas les scripts, les polices de caractère, etc.). Néanmoins, le contenu est autorisé si son nom / URL apparaît dans la liste blanche (elle est plutôt conséquente) ;

    Chaque outil a des fonctionnalités secondaires qui lui sont propres. NoScript protège contre le vol de clic et les attaques XSS basiques. uMatrix peut masquer le Referer. uBlock et uMatrix bloquent certaines indiscrétions supplémentaires comme la fuite d'adresses IP locales en webRTC ou la surveillance des liens (attribut « ping » de la balise XHTML « a »).

    On va donc obtenir un résultat différent avec chaque extension. Si je reprends mon exemple de Youtube sur le site web du journal Fakir / mairie / banque : uBlock le laissera passer car il n'apparaît pas dans une liste de filtrage, uMatrix ne le laissera pas passer car il s'agit d'une inclusion, et NoScript le laissera passer car il s'agit d'une inclusion et que Youtube apparaît dans la liste blanche (comme la plupart de l'empire Google).

    Par défaut, si l'on bloque / débloque un contenu avec uBlock Origin ou NoScript, même temporairement, ça vaut pour tous les sites web (et tous les onglets). Avec uMatrix, par défaut, l'autorisation vaut pour le site en cours (j'autorise youtube.com sur le site web de Fakir et uniquement sur ce site web). Avec sa configuration par défaut, uMatrix répond mieux au fil rouge de cette réflexion.

    Sans surprise, un même type d'élements peut être bloqué par défaut par plusieurs de ces extensions, mais pas toujours. Exemple : les scripts sont bloqués par NoScript (sauf ceux de la liste blanche) et par uMatrix (sauf ceux du domaine de la page web consultée).

    Évidemment, il y a des équivalences.

    • Pour qu'uBlock Origin fonctionne comme uMatrix fonctionne par défaut, il faut bloquer globalement les frames / inclusions et les scripts. Cela se fait à la dure dans l'onglet « mon filtrage dynamique » des préférences d'uBlock Origin. On va plutôt le faire en mode simple. On va dans les préférences -> onglet « paramètres » -> on coche « activer les fonctionnalités avancées ». À partir de là, le menu qui apparaît quand on clique sur l'icône d'uBlock Origin dans la barre d'outils s'enrichit : la liste des domaines bloqués (qui apparaît quand on clique sur « Requêtes bloquées » ou « Domaines connectés ») contient désormais deux colonnes. Celle de gauche sert à bloquer / autoriser un contenu globalement (tout site web confondu). Celle de droite sert à autoriser / bloquer un contenu sur le site web actuel. Pour bloquer les frames / inclusions, il suffit donc de cliquer sur la couleur rouge dans l'intersection entre la ligne « Cadres de tierce-partie » et la colonne de gauche (couleur verte au même endroit pour débloquer globalement). Icône cadenas pour sauvegarder et icône gomme pour effacer tous les changements récents pour ce site. Utiliser la même méthode pour bloquer les « Scripts de tierce-partie » ;

    • Pour qu'uBlock Origin fonctionne comme NoScript fonctionne par défaut, il suffit de bloquer les « Scripts de tierce-partie » avec la méthode du point précédent. Attention : c'est une simplification ! NoScript protège contre le vol de clic, contre les XSS, etc. et bloque par défaut d'autres objets que des scripts, ce qu'uBlock ne fera pas ;

    • Évidemment, on peut faire en sorte qu'uMatrix fonctionne comme uBlock Origin fonctionne par défaut en autorisant les cadres / inclusions et les scripts, ou comme fonctionne NoScript par défaut en autorisant les inclusions ;

    • Évidemment, on peut faire en sorte que NoScript fonctionne environ comme uMatrix fonctionne par défaut en bloquant les cadres dans le préréglage « par défaut » dans l'onglet « Général » des préférences, ainsi qu'en cochant « Définir temporairement les sites de haut niveau comme FIABLES » dans le même onglet ;

    À ce stade, les inclusions et les scripts tiers sont bloqués par au moins l'une de ces extensions. uMatrix étant celle qui va le plus loin par défaut et uBlock Origin le moins loin (pour moi, c'est parfaitement normal, son travail réside ailleurs).

    À ce stade, la navigation web peut commencer à devenir pénible car il faut autoriser les scripts et les inclusions tiers sur nos sites web favoris. Mais une fois que c'est fait, normalement c'est OK, ça change peu. C'est donc un bon compromis vie privée / confort, je trouve.



    Et si l'on allait plus loin ?

    Sur tout site web moderne, le style CSS est récupéré depuis BootstrapCDN, la police de caractères depuis Google et les scripts JavaScript depuis CloudFlare (ce sont des exemples). Tout ça laisse des traces chez les quelques géants du web qui leur permettent de tracer un internaute entre les sites web qu'ils consultent (car ces acteurs sont utilisés partout) et à l'intérieur d'un site web (untel a lu tel et tel article).

    Peut-on bloquer tout ça ? Peut-on bloquer ces contenus tiers ?

    Depuis plus de quatre ans, j'utilisais l'extension Firefox Decentraleyes. Elle détecte l'utilisation de scripts bien connus et, plutôt que de les faire télécharger par le navigateur web, elle les injecte elle-même dans la page. Dit autrement : cette extension embarque les scripts bien connus et les remplace sur les sites web consultés. Ainsi, le fonctionnement du site web est identique, mais rien a été téléchargé depuis le site web du géant du web.

    Depuis plus d'un an, je constate qu'elle est inefficace. À part pour remplacer un jquery téléchargé chez Google, elle est incapable d'agir pour un script téléchargé depuis jsdelivr.net, MaxCDN, jquery.com (!!!), cdnjs.com et autres. J'ai pourtant la dernière version, la 2.0.14 qui est sortie il y a deux semaines.

    LocalCDN est une extension Firefox dérivée de Decentraleyes. D'après mes tests, tout ce que j'ai mentionné au point précédent est substitué par une version locale sauf jsdelivr.net. C'est déjà beaucoup mieux. C'est du logiciel libre. Je n'ai pas encore assez de recul afin de dire si ça ne fait pas fuiter des choses en douce et si ça casse rien.

    Je ne crois pas trop à ce type de solution pourtant très simple d'utilisation : seuls quelques rares contenus tiers sont pris en charge, donc il reste beaucoup de fuites, et, surtout, la version des scripts change tellement souvent que je suis certain que l'extension est inutile sur les sites web qui suivent les versions, son temps de mise à jour étant plus long que le délai moyen d'apparition d'une nouvelle version d'un script voire celle d'un nouveau script à la mode.



    On peut bloquer tous les contenus tiers d'un site web donné avec uBlock Origin. En appliquant la méthode ci-dessus (premier point de la liste « il y a des équivalences ») à l'intersection entre la ligne « Tierce-partie » et la colonne de gauche. Comme avant, il sera possible de débloquer des contenus domaine par domaine sur chaque site web en cliquant sur la couleur verte dans l'intersection entre un domaine et la colonne de droite. L'autorisation est descendante / récursive : autoriser un domaine autorise ses sous-domaines. C'est pratique avec les CDN, ça permet d'autoriser toutes les instances présentes et futures d'un seul coup. Mais, en cas de vol d'un nom ou d'une attaque, du contenu pourra être injecté sur le site web que tu consultes, d'où ne pas autoriser les scripts sur tout un domaine et ses sous-domaines peut être une bonne idée. Aucun problème pour CSS, médias, etc.

    Je vois deux limites :

    • uBlock Origin ne donne pas de visibilité sur le type du contenu qui est bloqué / débloqué : CSS ? images ? scripts ? ;

    • En conséquence, bloquer / débloquer un domaine bloque / débloque tous les types de contenu pour ce domaine et ses sous-domaines ;



    Ben, utilisons uMatrix, alors. Sa présentation matricielle nous permet de voir les types de contenus et les domaines et de bloquer / autoriser tel type de contenu (cliquer sur l'entête des colonnes), tel domaine (cliquer sur l'entête d'une ligne) ou tel type de contenu provenant de tel domaine (cliquer sur l'intersection) pour chaque site web.

    Je vois deux limites.

    La première est que, par défaut, uMatrix n'a pas les mêmes listes de filtrage qu'Ublock Origin, donc il laisse passer des traqueurs / pisteurs bloqués par uBlock. On peut obtenir le même comportement que celui d'uBlock en important toutes les listes de filtres dans les paramètres (onglet « Ressources ») ainsi qu'en bloquant les styles CSS (et les polices de caractères) et les images tierces. Pour ce faire, il faut cliquer sur l'icône d'uMatrix dans la barre d'outils, passer en vue globale en cliquant sur « * » (en haut, à gauche) puis cliquer sur l'entête de la colonne CSS et celui de la colonne images. Cadenas pour sauvegarder. « * » pour revenir à la vue locale. On pourra débloquer des contenus (images, CSS, police de caractères, médias, etc.) au cas par cas, site web par site web et domaine par domaine comme on l'a vu ci-dessus.

    La deuxième limite d'uMatrix est qu'il ne bloque pas encore les traqueurs / pisteurs déguisés. Qu'est-ce ? Au début de ce shaarli, j'ai écrit que certains contenus tiers sont camouflés comme contenu interne au site, comme « medias.liberation.fr » qui se nomme en réalité « medias.liberation.fr.wtxcdn.com ». (Évidemment, comme l'explique l'article pointé, cela diminue le niveau de sécurité face à un contenu injecté…) Il en va de même pour les traqueurs / pisteurs. Regardons le script dont le domaine est « f7ds.liberation.fr ». Son vrai nom est en réalité « atc.eulerian.net. ». Eulerian est une société commerciale qui exerce dans le marketing. Le script est un traqueur / pisteur. Le fait qu'une liste de filtrage bloque le domaine « eulerian.net » sera inefficace puisque cette ressource se nomme « f7ds.liberation.fr ». Depuis février 2020, uBlock Origin prend en compte le nom final, mais pas la version d'uMatrix publiée sur addons.mozilla.fr (la version beta disponible dans le dépôt git le fait). Donc, pour l'instant, si l'on utilise seulement uMatrix, on perd en qualité de blocage de la vraie merde (les traqueurs / pisteurs), ce qui est un mauvais choix, à mon avis : mieux vaut filtrer le plus offensif, donc les atteintes à la vie privée certifiées.

    Notons qu'on peut utiliser uBlock Origin pour le blocage et uMatrix pour la visibilité sur les contenus. Le meilleur des deux mondes. Pour cela, on peut désactiver toutes les listes de filtrage d'uMatrix. Comme ça, pas de doublon sur ce périmètre-là, donc gain de temps lors de l'analyse d'une page web. On peut également désactiver les autres protections d'uMatrix afin d'être sûr de tout centraliser dans uBlock, ce qui facilite le diagnostic d'un sur-blocage / comportement étrange. Ça sert à rien à moyen terme puisque uMatrix aura le même comportement qu'uBlock Origin.



    Alors utilisons uBlock Origin en bloquant tout contenu tiers et en acceptant de perdre en visibilité sur le type de contenu bloqué (script, CSS, etc.). Ce n'est pas si simple…

    Si le véritable nom qui héberge les images et/ou le CSS est en dehors du domaine (statics.liberation.fr = statics.liberation.fr.wtxcdn.com, par exemple), alors le contenu sera bloqué. Même chose si le HTML est en dehors du domaine (exemple : www.gouvernement.fr = sni.www.gouvernement.fr.c.footprint.net) : toute la mise en forme saute.

    Ça se passe comme ça sur pleeeeiiiin de sites web. La navigation web devient l'enfer sur terre. Vraiment. Même pour quelqu'un de motivé.

    Et ça ne va pas s'arranger. Regarde le nom suivant : www.francebleu.fr = a3d5db99c4f9f11e9bd370659f4f1e30-375828590.eu-west-3.elb.amazonaws.com. Cela identifie une instance chez Amazon AWS. T'es pas sûr de tomber sur la même instance lors de ta prochaine visite. En clair : il faudra peut-être débloquer à nouveau encore et encore France Bleu dans uBlock. C'est chiant et ça encombre la liste des règles d'uBlock Origin, ce qui va nécessairement le ralentir. Perdu.

    Tu noteras que ce problème surviendra aussi avec uMatrix dès lors que la version publiée sur addons.mozilla.org bloquera aussi le nom final plutôt que le nom de façade.

    Dit autrement : il va devenir très compliqué de bloquer les contenus tiers.

    Au moins, ça permet de se rendre compte qu'on a vraiment merdé, que le web est devenu n'importe quoi. Mais vraiment. Tu veux aller peinard sur le site web de ton gouvernement ? Tu atterris chez un opérateur de communication États-Unien (footprint.net = Level 3). Tu veux aller sur le site web de ta radio ? Tu atterris chez Amazon. Le site web de ton journal ? Vlam le traqueur déguisé. C'est sans compter sur tous les acteurs qui seront informés lorsque ton navigateur récupérera CSS, images, police de caractères, scripts, vidéo, carte géographique, etc. d'un banal site web. J'apprécie aussi beaucoup les styles CSS et les polices de caractères qui sont chargés depuis des hébergeurs externes sans être utilisés sur le site web… … …

    On pourrait demander à l'auteur d'uBlock Origin / uMatrix de ne pas considérer la page web comme du contenu tiers. Si l'utilisateur a désiré consulter tel site web, peu importe que la page web soit hébergée hors de son domaine. Afficher la page en bloquant tout le reste, c'est déjà informer le prestataire choisi par le site web (Amazon pour France Bleu et Level 3 pour le site du gouvernement). Même raisonnement pour les images et le CSS : si l'hébergeur / le nom final est le même que pour la page web, on peut laisser passer. J'imagine cependant que ce leste permettra des contournements malveillants.



    Bref, bloquer les contenus tiers sur les sites web est une stratégie invivable, même pour quelqu'un de motivé.

    C'est pour ça qu'il faut mettre la pression sur les éditeurs des sites web qu'on apprécie afin qu'ils internalisent les ressources (images, styles, polices de caractères) utilisées sur leur site web. C'est pour ça que j'ai écrit aux journaux que j'apprécie, par exemple. J'ai aucun doute : ça servira à rien, mais ça permet de prendre date, de dire « à partir de telle date, vous n'ignoriez plus la problématique, donc vous êtes responsable. Vous saviez et vous n'avez rien fait ».

    Il faut également former les développeurs web et les administrateurs systèmes. Les premiers afin qu'ils apprennent à utiliser le framework qu'ils utilisent et qui permet d'internaliser en un clic les ressources (comme les traqueurs dans les applications mobiles qui sont activés par défaut par incompétence). Les seconds afin qu'ils apprennent à faire de la montée en charge sans recourir à des prestataires qui deviennent de plus en plus hégémoniques.



    Ne vais-je pas trop loin ? Est-il vraiment utile de bloquer les contenus tiers des sites web ?

    Après tout :

    • uBlock Origin bloque les diffuseurs de publicité, les traqueurs / pisteurs, et les mesureurs d'audience. Uniquement ceux connus, certes ;

    • Smart Referer empêche la fuite du Referer auprès des quelques hébergeurs dominants de contenus tiers. Ils voient donc une date+heure, une adresse IP et un navigateur web (User-Agent), mais ils ne savent plus quel site consulte l'internaute. Mais, parfois, le nom de la ressource récupérée en dit long ;

    • Avec LocalCDN à la place de Decentraleyes (qui ne fonctionne plus), on évite la récupération d'une partie des contenus tiers, ceux les plus répandus. Ça n'apporte pas grand-chose de plus niveau vie privée (le géant du net ne sait plus qu'à telle heure, tel navigateur avec telle adresse IP fait des actions), mais c'est possible. Attention : je ne suis pas encore sûr que cette extension ne fasse pas fuiter volontairement (par malveillance) des choses ;

    • On peut configurer Firefox afin qu'il ne récupère pas les polices de caractères externalisées (cette récupération fait fuiter le nom du site web sur lequel on se trouve dans l'inévitable entête HTTP « Origin: ») ;

    • Si l'on utilise uMatrix ou que l'on configure uBlock Origin pour ce faire (voir ci-dessus), on bloque les scripts et cadres / inclusions tiers sans trop pénaliser sa navigation web. Là encore, des géants du web ne sauront plus qu'à telle heure, tel navigateur avec telle adresse IP fait des actions ;

    • NoScript apporte des garanties côté sécurité (protection contre les attaques XSS et vol de clic, entre autres), mais environ rien côté vie privée, en comparaison de la somme des points précédents.

    Alors, oui, il n'y a pas que le Referer qui informe les géants de nos lectures précises sur le web, d'autres entêtes HTTP le font (par exemple : « Origin: » pour Ajax / XMLHttpRequest, la récupération d'une police de caractère, et d'autres usages). Mais comme on bloque ces contenus (polices et scripts) avec Firefox et uMatrix / uBlock Origin aux 4e et 5e points, ça n'a pas d'importance.

    Le nom du contenu est parfois bien suffisant pour identifier le contexte (quand ton navigateur demande la liste de lecture « Fakir TV » à Youtube sans rien demander au préalable, c'est qu'il est sur le site web de Fakir.

    Les hébergeurs des contenus externes / tiers restants (CSS, JS, images) déposent rarement des cookies. Petite digression : on peut bloquer tous les cookies avec uMatrix et les autoriser au cas par cas pour chaque site web en utilisant la mécanique vue et revue tout au long de ce shaarli. Cela permet de remplacer l'extension Firefox Cookie Monster morte lors du changement de format des extensions et de pallier à l'absence de visibilité à laquelle nous confronte Firefox (comment sais-je que tel site web qui ne s'affiche plus a besoin de cookies ? pour quel domaine ?).

    Donc, au final, faut-il se rendre la navigation web invivable pour ces contenus tiers restants ? Je n'en suis pas convaincu. On peut s'arrêter aux mesures mentionnées dans la liste de 6 points ci-dessus si l'on est motivé ou juste installer les extensions Firefox uBlock Origin, Smart-Referer (et éventuellement LocalCDN) si l'on ne veut pas se prendre la tête.

    En revanche, ce dont je suis sûr, c'est qu'il faut agir à la racine du problème, c'est-à-dire du côté des sites web. Ne pas hésiter à contacter l'éditeur des sites web que t'apprécie pour lui demander de dégager un maximum de contenus tiers. Ce sont eux les responsables. Si ça peut inspirer, voici ce que j'ai écrit aux journaux que j'apprécie. De même, ne pas hésiter à sensibiliser les développeurs web dans nos taffs respectifs. : internaliser style CSS, scripts JavaScript, polices de caractères, etc., c'est ni compliqué ni chronophage. Si un échange humain ne prend pas et que tu es administrateur système, tu peux aussi déployer l'entête HTTP Referrer-Policy. Bien que ça laisse un trou conséquent dans la raquette, ça sera déjà ça de pris à moindre effort.

    18/04/2020 20:47:57 - permalink -
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