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——————————— Friday 10, July 2026 ———————————

Liberté, Libertés chéries: Mineurs libérés : chaos au ministère de la Justice

L'affaire illustre parfaitement le caractère chaotique de la politique gouvernementale à l'égard des mineurs délinquants. Au moment précis où le gouvernement affiche une volonté de renforcer la répression à l'égard des mineurs délinquants, une carence législative provoque une situation dans laquelle, depuis le 1er juillet 2026, les mineurs accusés de crime ne peuvent plus être maintenus en détention provisoire dans l'attente de leur procès. Certes, on doit rappeler que ces mineurs sont présumés innocents et que la détention provisoire ne saurait s'analyser comme une peine anticipée. Il n'empêche que la "réponse pénale" devient réellement illisible.

[…]

L'origine de l'histoire se trouve dans la décision QPC du 27 juin 2025, par laquelle le Conseil constitutionnel a déclaré contraire à la constitution, l'article L 434-9 du code de la justice pénale des mineurs. […] Le Conseil, comme l'y autorise l'article 62 alinéa 2 de la Constitution, a donc reporté l’abrogation au 1er juillet 2026, laissant exactement un an au législateur pour adopter un nouveau régime. Il devait donc soit déposer un projet de loi, soit modifier le droit existant par un amendement à une loi en débat.

[…]

Le problème est que, durant cette période transitoire, il ne s'est rien passé. Le vide juridique constaté depuis le 1er juillet ne résulte pas de la décision du Conseil mais de l'absence de disposition législative nouvelle à l'issue du délai fixé.

[…]

Quoi qu'il en soit, ce n’est que le 29 juin 2026, deux jours avant l’entrée en vigueur de l’abrogation, qu’une dépêche conjointe de la direction des affaires criminelles et des grâces et de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse a été adressée aux juridictions, annonçant le dépôt rapide d'un amendement. Elle ajoutait que les décisions de mise en détention antérieure au 1er juillet conservaient leur validité, affirmation qui devrait susciter un certain nombre de recours. Les avocats ne manqueront pas, en effet, de contester des détentions provisoires reposant sur une "dépêche", c'est-à-dire juridiquement une simple circulaire.

[…]

Pour s'exonérer de toute responsabilité dans l'affaire, le ministre de la Justice s'efforce de trouver un coupable. Mis en cause à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement, il affirme que l'amendement « aurait dû être déposé au Sénat », mais qu’il avait été « jugé non conforme par les rapporteurs du texte ». […] La résistance du Sénat n'est donc pas établie. Et même si elle a existé, elle ne saurait expliquer onze mois d’inaction antérieure.

Il appartient certes au législateur de tirer les conséquences d’une déclaration d’inconstitutionnalité. Le Parlement dans son ensemble dispose de l’initiative parlementaire et aurait pu adopter une proposition de loi. On peut donc soutenir qu’une responsabilité institutionnelle générale pèse sur le pouvoir législatif.

Mais la responsabilité politique principale incombe au Gouvernement, et plus particulièrement au ministère de la Justice. La Chancellerie est chargée de suivre le droit pénal et la procédure pénale. Elle connaissait la décision depuis le 27 juin 2025. Elle disposait de ses propres directions juridiques, d’un délai d’un an et, à partir de mars 2026, d’un projet de loi gouvernemental consacré à la justice criminelle. Or il semble qu'elle ait tout simplement oublié ce problème, et l'on raconte que c'est l'Union syndicale des magistrats (USM) qui l'a alertée sur l'imminence du vide juridique.

[…] Le Garde des Sceaux est donc bien le principal responsable de ce chaos juridique. Averti un an à l'avance, il a fait déposer l'amendement la veille de la date butoir. Sur un plan strictement politique, l'image est catastrophique, car personne n'a oublié les propos de fermeté qu'il a tenus après la mort de Lyhanna. La communication ne remplace pas la vigilance juridique.

Des incapables irresponsables, partout, tout le temps… Mais continue à payer tes impôts, connard de citoyen de merde, même qu'il faudrait filer encore plus de thune à l'État pour résoudre tous nos problèmes !

#LLC

Linphone en ligne de commande

Linphone = logiciel de téléphonie (softphone) SIP.

La version graphique n'est plus empaquetée dans Debian stable pour l'heure, mais elle est dans unstable, donc ça devrait revenir.

En attendant, pour faire quelques tests téléphoniques rudimentaires, je n'ai pas envie d'installer linphone avec AppImage ou assimilé.

Je peux utiliser la version ligne de commande.

apt install linphone-cli

linphonecsh init

linphonecsh register --host sip5.ovh.fr --username <NOM_UTILISATEUR> --password "<MOT_DE_PASSE_AVEC_CARACTÈRES_NON_ALPHANUMS>"

linphonecsh status register

linphonecsh dial <NUMERO>

linphonecsh generic terminate

linphonecsh generic answer

linphonecsh exit



Le seul ennui est l'absence de notification des appels entrants. (Ci-dessus, j'ai utilisé la commande « answer » car je savais qu'un appel entrant était en cours puisque j'en étais l'émetteur.)

Essayons linphone-daemon :

# Pour éviter l'absence de sonnerie et l'erreur « bctbx-error- bctbx_file_open: Error opening '/usr/share/linphone/sounds/linphone/rings/notes_of_the_optimistic.mkv': Aucun fichier ou dossier de ce nom » lors d'un appel entrant
# (Il faudrait faire pareil pour tous les sons, mais flemme.)
sudo mkdir -p /usr/share/linphone/sounds/linphone/rings/
sudo cp /usr/share/sounds/linphone/rings/notes_of_the_optimistic.mkv /usr/share/linphone/sounds/linphone/rings/notes_of_the_optimistic.mkv

linphone-daemon

register sip:<NOM_UTILISATEUR>@sip5.ovh.fr sip5.ovh.fr <MOT_DE_PASSE>

register-status ALL

call sip:<NUMERO>@sip5.ovh.fr

terminate

answer

quit



Pour ceux que l'absence de rappel des commandes précédentes et/ou de correction d'une commande en cours va gonfler grave, je rappelle l'existence de l'indispensable ledit. ledit linphone-daemon ou ledit linphonec. \o/

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