Alors que le conseil français d'éthique vient de rendre un avis favorable sur la PMA, au Groland, c'est toujours la PAA qui est de rigueur. Grâce à la procréation alcooliquement assistée, n'importe qui peut devenir maman, même sans papa. Il suffit d'aller en boîte un soir et de boire beaucoup. L'insémination se déroule généralement dans un parking et le ou les pères peuvent garder l'anonymat. Pour les couples homosexuels masculins, hélas, c'est toujours le MACAA qui reste de rigueur, le mal au cul alcooliquement assisté avec des résultats nuls en ce qui concerne la procréation. Si la PMA et la MACAA choque parfois chez nos voisins étrangers, on note cependant que personne ne manifeste contre. Comme quoi, on peut rester moderne sans heurter l'opinion des cathos.
Haha, la chute. :D
Pour les citadins les autoroutes de l'information sont une réalité qu'ils empruntent tous les jours. Mais pour nous, braves gens de la campagne, comment voulez-vous aller surfer sur le net lorsque vous n'avez même pas accès à une ère de péage ?! Souvenez-vous, il y a vingt ans tout juste, Philibert Prenions, dynamique entrepreneur venu de la capitale, venait d'installer son siège social à Pruterie en plein Groland du bas.
‒ Avec le télétravail, finies les galères de transport en commun ! Finis les loyers de bureaux hors de prix de Groville. Un TGV, un téléphone portable, une connexion internet et roule ma poule !
Roule ma poule, c'est le nom de son entreprise. Joli pied-de-nez. Si Bill Gates a commencé dans un garage, Philibert, lui, s'est installé dans un ancien poulailler industriel avec pour ambition de révolutionner la vente par internet. Vingt ans plus tard, c'est l'heure du bilan.
‒ Déjà, en ce qui concerne la gare TGV de Pruterie, elle a été supprimée pour permettre aux TGV de joindre Groville à Mufflins en moins de deux heures. Pour Internet, c'est comme l'autoroute : ça relit les grandes villes mais nous, tout ce qu'on peut faire c'est de creuser des trous pour voir passer les câbles haut-débit. Et pour la téléphonie, les opérateurs ont préféré les actionnaires aux investissements résultat j'ai plus de réseau ni chez Est-sans-faire ni sur Orage ni sur Friture et comme il ya plus de cabines ben… Je peux pas déménager, ma baraque vaut plus rien. Du coup, je me démerde tout seul. *Un homme avec une parabole sur la tête et des panneaux solaires aux bras apparaît* J'ai le téléphone et Internet mobile grâce à ma parabole satellite et mes panneaux photovoltaïques me donnent l'électricité. Je voulais être indépendant, c'est réussi !
Vous avez un conseil à donner ?
‒ Ha beh de ne pas baisser les bras… beh surtout pour moi : si je baisse les bras, j'ai plus de jus. Si je baisse la tête, j'ai plus de réseau. Oui, excusez-moi, j'ai plus qu'une barrette. Oui allô madame, oui, bien sûr que vous avez notre offre dans votre…
C'est un choix. Comme le dit si bien Charles Baudelaire dans son poème l'Albatros : le poète est semblable au prince des nuées qui hante la tempête et se rit de l'archer. Exilé sur le sol, au milieu des huées, ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Gros +1. Très bon sketch sur l'aménagement des territoires.
Suite à de nouvelles affaires de harcèlement sexuel au travail, le gouvernement Micron a décidé de renforcer les dispositifs de précaution. Rappelons que, depuis septembre, pour éviter la tentation de faire passer leur secrétaire sous leur bureau, les patrons n'ont plus le droit d'en avoir un. Pour éviter les regards insistants des patrons, les employées doivent obligatoirement venir au travail en anorak, Moon Boot et bonnet en laine. Pour éviter les contacts, un patron doit serrer la main d'une employée à distance. Mais, comme apparemment ces mesures restent insuffisantes, une nouvelle obligation, plus radicale, sera appliqué dès lundi prochain : les patrons devront laisser leur bite à l'entrée de la boîte.
+1 pour la stupidité des rapports hommes/femmes à viendre que cet humour souligne.
Un énième gel du point d'indice des fonctionnaires est en cours de décision. Et sinon, tu la sens comment la valeur de service d'un point de retraite dans le futur système universel (mais avec des spécificités) sans âge pivot (mais avec un âge d'équilibre). Elle sera décidée par les futurs gouvernements, comme la valeur du point d'indice des fonctionnaires. Mais t'inquiète, dans une pub de 2019, l'assureur Axa te propose généreusement son aide (même si depuis l'assureur en a supprimé les traces sur son site web).
Gros +1.
Ayn Rand, libérale chantre de l'égoïsme a bénéficié de Medicare… Jean-Marc Sylvestre découvre que notre système de santé et de Sécu n'est pas si mal quand il se retrouve infecté par un staphylocoque à tête dorée…
(oui, j'ai conscience que « ce n'est pas si simple », que l'on peut être favorable à une mutualisation du risque non gérée par l'État, blabla, mais, dans ce cas, on construit des alternatives crédibles - non parce que les mutuelles privées à xx €/mois pour que dalle de garanties… -, on les pratique et l'on ne se contente pas de blablater que l'État c'est le Mal).
+1. Moi aussi je pensais que c'était les actionnaires, le grand patronat et leur prise de risques qui produisent toute la richesse tous seuls comme un grands et qui la redistribuent par pure générosité au reste des gens. Je suis sur le cul.
(oui, j'ai conscience que « ce n'est pas si simple », que c'est une exagération, etc., merci.)
J'arrivais jamais à trouver le sens caché des contrepèteries.
Il y a peu, j'ai commencé à lire le livre du gus qui tient depuis 30 ans la rubrique Sur l'album de la Comtesse dans le Canard Enchaîné. Il y donne deux-trois conseils sur la procédure permettant de les décrypter : commencer par repérer les mots quasi-tabous, ceux qui, avec quelques substitutions de lettres ou de syllabes formeront des mots tabous (exemples : tresses => fesses, lard / bar / gare => dard, berge => verge, ueu/ueux => cueux (queues), l'apaise => l'abaise (l'a baise)). Ensuite, trouver des mots à proximité avec lesquels permuter des lettres ou des syllabes. Exemple : je te laisse le choix dans la date. Il y donne aussi la correction de 30 ans de contrepèteries politiques.
Il faut croire que lire ces contrepèteries et leur correction m'a fait progresser puisque j'ai jamais aussi bien décodé l'album de la Comtesse qu'aujourd'hui. \o/
Voilà, je voulais juste partager mon bonheur avec vous. \o/
Ci-dessous, je vous laisse réfléchir vous aussi au dernier Album de la Comtesse en date publié dans le Canard enchaîné du 8 janvier 2020. Permutez ou déplacez sans contrepartie des lettres ou des syllabes deux à deux. L'orthographe ne compte pas, seul le son formé, la phonétique, compte. À la fin de ce shaarli, je vous mets en évidence les contrepèteries que j'ai mis au jour. Comme vous le verrez, il en manque, ce qui veut dire que je peux encore progresser. \o/
UNE PILE DE DRONES PARÉS QUI TUENT
Trump pâlot assassine qui a lésé des bêcheurs de son camp aux vues usant des frondeurs. En Iran, il promeut des coteries et des clans en Irak. Il fait monter le cri des populations, brûle et provoque des sanctions en imposant son plan et sa guerre. Avec ces pyromanes qui ont le feu en eux, on va droit vers un globe dézingué.LECTEURS : « Ghosn a filé. » — « Ah, l’honneur d’un Delon réputé disco pour la population ! » — « Fable raciste avec “Les deux hiboux”. » -— « Le garçon boucher qui scie au chaud scie la panse. » — « Si do mi fa sol. » — « Caisses frottées. » —- « Fécond sur les tresses. » Une histoire de fou de tresses ?
LU : « La bricoleuse, qui déballe les packs et branche le tout, pâlit quand elle ponce. » — « Voyez, des pots défilent dans des fêtes où l’on est tancé. » — « On voit des bidasses drôlement attifés dans ces forteresses ! » — « Rêve dans les sables : enlisés dans des dunes, des gros lards espèrent des secours dans ces sables »
Ce que j'ai déniché :
UNE PILE DE DRONES PARÉS QUI TUENT
Trump pâlot assassine qui a lésé des bêcheurs de son camp aux vues usant des frondeurs. En Iran, il promeut des coteries et des clans en Irak. Il fait monter le cri des populations, brûle et provoque des sanctions en imposant son plan et sa guerre. Avec ces pyromanes qui ont le feu en eux, on va droit vers un globe dézingué.LECTEURS : « Ghosn a filé. » — « Ah, l’honneur d’un Delon réputé disco pour la population ! » — « Fable raciste avec “Les deux hiboux”. » — « Le garçon boucher qui scie au chaud scie la panse. » — « Si do mi fa sol. » — « Caisses frottées. » — « Fécond sur les tresses. » Une histoire de fou de tresses ?
LU : « La bricoleuse, qui déballe les packs et branche le tout, pâlit quand elle ponce. » — « Voyez, des pots défilent dans des fêtes où l’on est tancé. » — « On voit des bidasses drôlement attifés dans ces forteresses ! » — « Rêve dans les sables : enlisés dans des dunes, des gros lards espèrent des secours dans ces sables »
Résumé : dans ma ville, 83 % de la rémunération des agents chargés du recensement de la population est variable. Ils sont payés à la tâche, au nombre de logements et d'habitants recensés. Cela me révulse. On réduit les effectifs de la fonction publique pour de mauvaises raisons (la restriction budgétaire, c'est-à-dire le repli, le recroquevillement, ne peut pas être un projet de société viable) puis les mairies, qui ont légalement d'autres choix, embauchent temporairement et à bas coût des personnes en nécessité d'emplois (retraités, travailleurs pauvres, cumulards, etc.) et les contraignent à des objectifs chiffrés de performance indépendant de leur volonté et compétences. La rémunération est insuffisante en proportion du temps de travail effectué, ce qui, à mon avis, constitue un contournement de la législation sur les salaires minimums. Je ne pensais que ce modèle d'emploi, cette humiliante mendicité organisée, très répandue sur le web (la modération des contenus sur les réseaux sociaux, l'espionnage des utilisateurs de reconnaissance vocale, et diverses choses que les marketeux rangent sous le terme trompeur d'intelligence artificielle - voir les travaux d'Antonio Casilli -, etc.) et dans notre quotidien (Uber Eats, Deliveroo, etc.) était déjà entré dans nos administrations. Où va-t-on ? :(
On sonne à ma porte. Normalement, afin d'éviter les dérangements (démarcheurs commerciaux, Témoins de Jéhovah, enfants à Halloween, erreur de sonnette, etc.), j'ouvre uniquement si j'attends quelqu'un. Mais, aujourd'hui, par la fenêtre, je vois un bout de vélo. Est-ce cette amie ? Nous n'avions pas prévu de nous voir, mais peut-être ai-je oublié ?
Non, c'est une femme qui se présente comme agent recenseur pour le compte de la mairie de mon lieu de résidence (gare aux arnaques, je me suis rendu compte, après-coup, qu'elle ne m'a pas présenté de carte / document officiel lui permettant de justifier de sa mission, mais je la reconnais sur une photo dans un article de presse). Je lui oppose mon refus de participer au recensement 2019 de la population (8 % des logements d'une ville chaque année). Mes raisons ? Rien de sérieux. Ça me gonfle. Les fichiers fiscaux contiennent déjà les informations qui permettent d'orienter la politique publique de la ville : qui je suis, mon âge (donc mes probables attentes en termes de loisirs, etc.), mon niveau de revenus, la qualité de mon habitant (qui, là encore, montre qui je suis), etc. Elle aura la bonté de ne pas me rappeler qu'un tel refus persistant est sanctionnable par 38 € d'amende.
Nous discutons. De tout, de rien. Puis, elle me dit que mon refus est dommage, car elle perçoit 1 € par logement recensé et 2 € par formulaire rempli. Je suis abasourdi : elle est rémunérée à la tâche ?! J'essaye de savoir qui met en œuvre une telle pratique : est-ce une agence d'intérim ou autre ou est-ce directement la mairie ? Elle me confirme qu'elle est bien employée directement par la mairie. Vache…
Intrigué, je me motive à effectuer des recherches. Le compte-rendu (point 35 page 12) d'une réunion de mon Conseil municipal très bien référencé dans un moteur de recherche web mentionne :
35 - PERSONNEL : Recensement de la population 2020. M. Joël PEYRE,
Rapporteur. Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré :
- ACCORDE l’ouverture de 20 postes d’adjoint administratif de 2ème classe non titulaires (cette mission pouvant être assurée en interne par des agents titulaires) et les nominations d’un coordonnateur chargé du pilotage des opérations, de deux coordonnateurs adjoints et d’un correspondant du répertoire d’immeubles localisés.
- FIXE les conditions de rémunération des agents recenseurs titulaires et non titulaires telles que définies et le montant de la prime allouée à l’ensemble des agents recenseurs titulaires et non titulaires tel que défini.
- IMPUTE la dépense correspondante au chapitre 012 du budget principal
- AUTORISE Madame le Maire ou l’élu(e) délégué(e), à signer les contrats de recrutements des agents non titulaires et à désigner par arrêté, les personnes concourant à la préparation et à la réalisation des enquêtes de recensement.
- ADOPTE -
Hum… « telles que définies ». Cela signifie que les rémunérations ont été évoquées précédemment à la prise de décision et qu'elles figurent dans un document administratif porté à la connaissance du Conseil municipal.
En effet, le recueil des actes administratifs (point 35 page 256) qui couvre la date de réunion du Conseil municipal contient ces informations. Point négatif : le PDF contient des numérisations au format image des décisions et il semble être techniquement malformé, donc il est impossible d'utiliser la fonctionnalité de recherche d'une visionneuse de documents, donc il faut lire entièrement la table des matières puis scroller jusqu'au bon endroit / document…
On y apprend que les agents recenseurs seront rémunérés avec une dotation de l'INSEE. Ils seront embauchés en CDD. La rémunération comprendra :
Faisons quelques calculs.
La rémunération d'un adjoint administratif 2e classe au 1er janvier 2020 est de 1542 € brut pour 30 jours d'emploi. Pour un emploi de 6 jours, cela représente 1542 / 30 * 6 = 308 € brut. Soit environ 240-250 € net.
Un article de presse m'apprend que 4 468 logements sont concernés par cette campagne de recensement. 20 agents recenseurs ont été recrutés.
Un agent recenseur peut espérer une rémunération totale et optimale de 250 + 257 + 782 + 153 = 1 442 € net.
En réalité, elle sera bien moindre :
En résumé, 83 % de la rémunération est variable. Donc, oui, dans ma ville, les agents recruteurs sont payés à la tâche et à la performance en ce qui concerne la prime. Si l'on pondère grossièrement mes calculs en retirant l'intégralité de la prime et que l'on divise par 2 le nombre d'habitants, on arrive à 72 % de rémunération variable. Ça change bien rien, donc.
D'autres formes d'emploi et de rémunération sont possibles. Des fonctionnaires municipaux pourraient être chargés du recensement, par exemple. Il est parfaitement possible de rémunérer exclusivement en salaire fixe en augmentant le nombre de jours travaillés pris en compte. Bref, d'autres choix s'offrent aux mairies. Évidemment, la contrainte de la dotation de l'INSEE sera opposée aux alternatives que je viens de formuler.
Dans cette simple affaire, je perçois le dévoiement banalisé de notre monde.
Bref, ce monde du paiement à la tâche, Uber Eats, Deliveroo, Amazon Mechanical Turk, etc. me déplaît au plus au point. Et je me rends compte qu'il est déjà entré dans nos institutions publiques.
Ha, au fait, ma recenseuse est une retraitée (surprise, hein). Elle était infirmière. Elle a candidaté à ce poste de recenseuse sous la contrainte économique. Si l'on ne veut pas être contraint d'avoir ce parcours indigne (comment peut-on être contraint de travailler après avoir mis sa vie au service des autres ?!), peut-être faut-il nous bouger pour obtenir un véritable système de retraite, c'est-à-dire protecteur, équitable, solidaire et donc juste, en lieu et place du système injuste et de chacun pour soi que nous concocte, en ce moment, le gouvernement actuel (capitalisation donc fragilité sur le long terme, parcours et incidents de la vie ignorés donc maintien des inégalités biologiques, baisse - ou hausse - de la valeur d'acquisition et de paiement du point donc des pensions en fonction du gouvernement, etc.).
Une pétition web demandant le retrait du projet de refonte du système de retraite + l'ouverture de négociations avec les syndicats pour un système juste, solidaire, porteur de progrès pour toutes et tous, sans allongement de la durée de vie passée au travail.
J'ai signé, même si je ne crois pas en la prétendue force de frappe d'une pétition sur le web et que je suis plutôt opposé à l'ouverture de négociations avec les syndicats et encore plus à toute réforme du système actuel.
Via https://twitter.com/Clem_Autain/status/1213739715649781761 via https://twitter.com/bortzmeyer .
Le chant Petit Papa Noël actualisé. :)
Afin de filtrer le spam dans les commentaires de mon blog WordPress, j'utilise l'extension « Spam Karma 2 ».
Le fonctionnement de Spam Karma 2 est de faire du scoring comme le font les antispams email : plusieurs critères (délai entre l'ouverture de la page et l'envoi d'un commentaire, nombre de liens insérés dans le contenu du commentaire, payload javascript, détection de balises HTML,...), chaque critère fait perdre des points. Si le score final est en dessous d'un certain seuil, on laisse une autre chance en proposant un captcha. En dessous d'un deuxième seuil, on ne propose même pas une deuxième chance. Spam Karma est modulaire : plusieurs plugins participent à établir le score final.
Je peux consulter les critères de blocage de chaque commentaire. Je peux débloquer les commentaires si je veux. Je peux agir sur tous les critères de classification. Et je ne participe pas à une concentration malsaine en un seul service de filtrage, comme Akismet, qui, du coup, devient hyper puissant et critique.
Le gros inconvénient est que Spam Karma est une extension vieille de plus de 10 ans qui n'est plus maintenue depuis fort longtemps. J'ai déjà rencontré des problèmes : utilisation, par WordPress, de MySQLi au lieu de MySQL et passage à PHP 7.
En cherchant tout autre chose, j'ai constaté que la table « wp_sk2_spams » de ma base de données WordPress contient l'évaluation technique des spams reçus sur mon blog depuis l'installation de Spam Karma en juillet 2010. Soit plus de 84 000 entrées dans la table.
Spam Karma est censé nettoyer sa base de données tout seul. Je l'ai configuré pour purger automatiquement les évaluations de spam plus vieilles que 30 jours.
Pour faire le ménage manuellement, c'est du classique :
$ mysql -u <identifiant> -p <nom_BDD_WordPress>
Enter password:
[…]
MariaDB [nom_BDD_WordPress]> DELETE FROM wp_sk2_spams WHERE last_mod < '2019-11-01 00:00:00';
Query OK, 82944 rows affected (3.18 sec)
MariaDB [nom_BDD_WordPress]> OPTIMIZE TABLE wp_sk2_spams;
+--------------------------------+----------+----------+----------+
| Table | Op | Msg_type | Msg_text |
+--------------------------------+----------+----------+----------+
| nom_BDD_WordPress.wp_sk2_spams | optimize | status | OK |
+--------------------------------+----------+----------+----------+
1 row in set (0.32 sec)
MariaDB [nom_BDD_WordPress]> quit
J'effectue une sauvegarde hebdomadaire de mes bases de données avec mysqldump. Avec ce nettoyage, la taille de cette sauvegarde est passée de 267 Mo à 7,8 Mo. \o/
J'avais bien constaté l'augmentation croissante de la sauvegarde de la base de données de mon blog d'environ 1 Mo par mois alors que je n'y publie plus de contenus depuis des années et que je reçois très peu de commentaires d'origine humaine. Mais j'ai eu la flemme d'en chercher la cause. C'est désormais chose faite grâce au hasard. :D
Alors que la fin du glyphosate sera effective en France en 2021, un rapport parlementaire de la majorité envisage déjà des dérogations pour certaines cultures ainsi qu'un sur-coût pour pulvériser d'autres herbicides ou revenir à un désherbage mécanique dont le rapport prévoit déjà le coût écologique : 226 000 tonnes de CO² supplémentaires. Lol. Ils sont trop forts.
On n'a pas fini d’en entendre parler, du glyphosate. En théorie, son usage sera interdit en France à partir du 1er janvier 2021… En pratique, un rapport parlementaire, pondu par deux députés LRM, vient de lister toutes les conséquences de cette interdiction.
Certaines cultures (comme la vigne) ne pourront guère s’en passer : de multiples dérogations seront nécessaires. Pour les agriculteurs obligés de trouver d’autres herbicides ou de désherber mécaniquement, la facture va être lourde : entre 50 et 150 euros l’hectare.
En prime, disent-ils, ce désherbage va nécessiter des passages supplémentaires de tracteur, soit 226 000 tonnes de C02 en plus.
Au fond, rien ne serait plus écolo que la réautorisation du glyphosate !
Dans le Canard enchaîné du 13 novembre 2019.
WTF ?! Une somme forfaitaire sera versée par l'église catho européenne aux victimes de prêtres pédophiles. Un viol est un crime, donc l'auteur devrait être traîné devant la justice. Ceci dit, certains dossiers risquent d'être prescrits (20 ans après la majorité, de mémoire), donc cet arrangement pourrait mieux convenir dans ces situations. Mais, je pense que l'église catho perd son âme une deuxième fois en croyant que tout se monnaye, y compris la souffrance (et j'ai déjà écrit pareil à propos des dommages-intérêts accordés par les tribunaux dans des dossiers d'atteinte à l'intégrité physique ou de diffamation/injure). L'église pleurniche qu'elle n'a pas l'argent et fait la quête… alors qu'elle dispose de somptueux biens. Tout est hallucinant de bout en bout. :O
Verser un « forfait » aux victimes de prêtres pédophiles ? Toujours aussi bien inspirés, les évêques de France, réunis la semaine passée à Lourdes, ont trouvé un mot qui va sûrement aller droit au cœur de tous ceux qui ont subi les forfaits sexuels des ecclésiastiques.
Les mitrés ont décidé que la somme versée « pour reconnaître les souffrances » serait la même quels que soient les cas rencontrés. Il n’y aura donc pas de « forfait enfant de chœur » ni de « forfait première communiante » ou de « forfait toutes options incluses ».
L’Eglise tend déjà la sébile aux « fidèles qui voudront bien [l’] aider ». La suggestion fait un tabac dans les paroisses, où les croyants ont du mal à comprendre pourquoi ils devraient casquer à la place des curés délinquants.
L’institution assure qu’elle est trop pauvre pour payer seule l’addition. La note ne devrait pourtant pas être extraordinairement salée. Comme le souligne « La Croix » (12/11), le montant du forfait ne devrait pas dépasser « quelques milliers d’euros » par personne. La commission spéciale, mise en place sous la houlette de l’ancien vice-président du Conseil d’Etat Jean-Marc Sauvé, ayant recensé jusqu’à présent 2 800 victimes, la facture totale devrait donc varier entre 6 et 30 millions.
Un chiffre ridicule comparé aux 4 milliards de dollars versés par l’Eglise américaine aux victimes du clergé local. Pour faire face, les évêchés US avaient dû vendre leurs biens et 15 d’entre eux s’étaient déclarés en faillite.
Bien moins riche que son homologue américaine, l’Eglise française dispose encore de quelques beaux restes, principalement sous forme d’immeubles ou de terrains.
Sans compter la fortune immobilière détenue par le Vatican à Paris par l’intermédiaire de la société Sopridex : la vente de deux ou trois de sa dizaine d’immeubles de prestige suffirait largement à régler la douloureuse…
Dans le Canard enchaîné du 13 novembre 2019.
La Cour suprême allemande a retoqué le système d'indemnisation chômage en place depuis 2005 au nom de la dignité humaine qui est incompatible avec la suppression ou une réduction au-delà de 30 % de l'indemnité chômage, même en cas de manquement du chômeur à ses obligations.
En Allemagne comme en France, les chômeurs qui refusent certains boulots sont sanctionnés. Mais, chez nos voisins, signalent « Les Echos » (6/11), « la justice juge indignes les sanctions contre les chômeurs ». C’est ce qui ressort d’un arrêt de la Cour suprême de Karlsruhe rendu la semaine dernière, qui « plafonne à 30 % les baisses d’indemnisation subies par les chômeurs de longue durée ».
La justice allemande vire à gauche : on aura tout vu !
Boarf, le "conseil constitutionnel" allemand a souvent pris des décisions de cet acabit.
Dans le Canard enchaîné du 13 novembre 2019.
Un texte législatif européen en discussion (on est à la phase de Trilogue) prévoit de subventionner des bateaux de pêche, y compris les rafiots de pêche industrielle de taille moyenne, ainsi que le remplacement des moteurs. La méchante Union européenne nous impose de méchantes choses pas gentilles, hein ? Non, le texte original excluait les bateaux industriels. Des États, dont la France, ont poussé en sens inverse. La routine ! La France agit également contre l'intérêt des citoyens en matière de protection des données personnelles… Les chefs des États membres décident des grandes orientations des politiques économiques (GOPÉS) qui sont ensuite imposées aux États et aux citoyens (ce qui est légitime, puisque ça a été décidé). La France, en tant que puissance économique, joue un grand rôle dans l'adoption des GOPÉS.
C'était promis-juré. En 2020, on allait enfin en finir avec la surpêche en Europe. Ce louable engagement de Bruxelles, décidé il a six ans, au moment de la réforme de la politique commune de la pêche, prend l'eau. L'année prochaine, près de 20 % des stocks de poissons dans les eaux européennes seront encore sur-exploités. On en remonte dans les filets 6 millions de tonnes chaque année, 400 000 pour la France [ N.D.L.R : soit environ 6 % ]. Avec, en première ligne, la Méditerranée, où l'on pêche délô deux fois trop de pescaille.
Les poissons sont d'autant plus mal barrés que les ministres européens de la pêche veulent mettre de l'argent dans le casier pour subventionner la construction de nouveaux bateaux. Des aides qui avaient été stoppées il y a quinze ans, justement pour ne pas doper les performances de rafiots qui pêchent déjà trop. « Les subventions de Bruxelles devraient être utilisées pour encourager les techniques de pêche durable plutôt que pour augmenter la capacité de la flotte européenne », s'agace Mathieu Colléter, l’un des responsables de l’ONG Bloom, qui milite pour la protection des océans.
Autre arête dure à avaler : alors que la Commission européenne voulait réserver ce coup de pouce à la pêche artisanale, à savoir les bateaux de moins de 12 mètres, les Etats européens, la France en tête, ont poussé pour que les subventions soient étendues aux chalutiers jusqu’à 24 mètres. Un rafiot de cette taille prélève environ 380 tonnes de poissons par an, sept fois plus qu'un gros bateau de pêche artisanale. Et, pour en mettre toujours plus dans la cale tout en empochant l'aide, il suffit d’acheter un chalutier qui fait moins de 24 mètres de longueur mais avec un gabarit XXL, vu que la largeur, elle, n’est pas réglementée…
Mauvaise nouvelle en sus pour les poissons : les marins pêcheurs pourront également demander de l’oseille pour changer de moteur, afin de tracter des chaluts encore plus grands ! Sur le papier, le nouveau moteur ne doit pas être plus puissant que l'ancien, mais les contrôles sont quasi inexistants. « Grâce à un efficace lobbying à Bruxelles, les patrons de chalutier ont une fois encore emporté le morceau au détriment des petits bateaux qui pratiquent une pêche durable », déplore l'un des représentants du syndicat des pêcheurs artisanaux.
On espère que le nouveau Parlement européen, qui a commencé à plancher sur la question le 12 novembre, va un peu se mouiller pour les poissons.
Dans le Canard enchaîné du 13 novembre 2019.
Le salon Milipol, destiné à présenter le matos de sécurité destiné aux États (surveillance de masse des communications, armes, maintien de l'ordre, etc.) est toujours aussi fermé / opaque (il l'était déjà en 2011, quand Moreira tournait son film Traqués : enquête sur les marchands d'armes numériques ou en 2013 quand Valls y annonçait vouloir reprendre la coopération avec le Bahreïn) : l'association Action Sécurité Ethique républicaine, qui surveille habituellement les ventes d'armes, n'y a pas été admise en 2019.
Les membres de l’association spécialisée Action Sécurité Ethique républicaine (Aser) ont l’habitude, depuis 2011, de faire un tour au salon biennal Milipol, qui promeut toutes les nouveautés à destination de la flicaille, et qui doit ouvrir à Villepinte ce 19 novembre. Afin de vérifier si aucun matériel de police ou de sécurité exposé ne contrevient à la législation européenne.
Cet « événement mondial de la sûreté et de la sécurité intérieure des Etats », qui a essaimé au Qatar et à Singapour, est organisé sous l’égide du ministère de l’Intérieur, de la police nationale, de la gendarmerie, mais aussi de Bercy, des douanes et de l’administration pénitentiaire…
Au rapport !
Lors de la précédente édition, en 2017, les militants d’Aser avaient ainsi repéré des matraques électriques ou des « poucettes » (carcans entravant les pouces), dont l’usage est interdit dans l’UE. Depuis 2015, les organisateurs de Milipol recevaient même ces bénévoles, qui leur signalaient leurs trouvailles. Mais, cette année, l’association s’est vu notifier un refus d’inscription : « Votre profil ne correspondant pas aux critères exigés par le salon, ou faute d’informations trouvées par notre équipe sur vous »…
Rien à voir, bien sûr, avec l’assignation du gouvernement au Conseil d’Etat — diligentée par la même assoce — pour avoir béni la vente d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats, qui les utilisent, de fait, au Yémen contre des civils…
Dans le Canard enchaîné du 13 novembre 2019.
Après les régions (passées à droite), le ministère de la Ville et celui des Outre-Mer retirent leurs subventions à l'Observatoire International des Prisons qui fournit des chiffres et des études sur les politiques carcérales et les détenus, qui accompagne les détenus et leur famille, qui veille à la salubrité et au respect de la législation en taule, etc.
En 2021, l'observatoire de la délinquance sera transféré au service statistique ministériel de la sécurité intérieure, un bidule géré, entre autres, par l'INSEE.
La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires sera rattachée au Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation du ministère de l'Intérieur (même source). Comme si la dérive sectaire était exclusivement liée à la radicalisation islamique ou à un enjeu de sécurité. Il y a aussi de la détresse sociale, l'isolement (des vieux ou dans les quartiers, par exemple), l'individualisation de notre société et ses diktats (je pense aux dérives du développement personnel), etc.
Le Conseil national de la protection de l'enfance devrait être regroupé avec le Groupement d'intérêt public enfance en danger (même source). En attendant, plus de secrétaire général. Pratique pour organiser les réunions. En attendant, les contrats de travail ont été renouvelés pour un an. Savoir que ton travail tombera dans l'oubli, ça te motive à le faire, c'est sûr.
Dans la majorité des cas, je trouve que la fusion proposée flatte le bon sens. Mais, je constate que les regroupements envisagés le sont avec des structures éloignées du terrain, d'où un risque d'obtenir des chiffres dénués de tout sens, dénués de toute humanité. Je pressens également qu'une réduction des effectifs aura lieu après les regroupements au motif éculé que trop de gens bossent sur un même sujet alors que le temps est aux économies. Au final, ces observatoires des politiques publiques seront affaiblis, comme l'est la DGCCRF, elle qui a perdu 20 % de ses effectifs en 10 ans, et nous n'aurons plus d'analyses, autres que purement comptables, des action menées / à mener.
Connu pour ses recherches et ses enquêtes sur le monde carcéral, ses guides pratiques, son accompagnement des détenus et de leurs familles, l’Observatoire international des prisons (OIP) est-il voué aux oubliettes ? En 2014, il recevait de l’Etat et des collectivités une subvention annuelle de 424 211 euros. En 2019, cette somme a été divisée par… trois. Conséquence : un budget passé, en cinq ans, de 811 565 à 592 147 euros et une association en danger. Les critiques répétées de l’OIP envers la politique pénale et carcérale du gouvernement n’ont sans doute pas arrangé son cas…
Des taulards soulignent pourtant que son action les aide à « tenir bon » et à « ne pas devenir violents avec le personnel ». Ou remercient l’OIP pour l’appui apporté lors du décès d’un proche prisonnier, une inscription pour des études par correspondance, l’achat d’un fauteuil roulant. Ou évoquent des procédures judiciaires lancées à la suite d’une mort suspecte, de l’insalubrité et de la promiscuité dans une cellule, de violences diverses… A ce titre, le ministère de la Justice, dix-sept fois condamné depuis 2011, doit toujours 25 335 euros. Radin !
Appel aux dons
Contacté par « Le Canard », le ministère de la Cohésion des territoires, qui, sans prévenir, a fermé le robinet, explique : « Les indicateurs ne démontrent pas que les actions de l’OIP sont liées aux QPV (quartiers prioritaires de la politique de la ville) ». Fine analyse !
La plupart des 72 000 détenus seraient-ils des cadres issus des beaux quartiers ? Mais le ministère rassure : « Nous subventionnons les Petites Sœurs des équipes de Saint-Vincent-de-Paul, qui vont au parloir ! »
Elles, au moins, sont sympathiques et ne critiquent jamais le gouvernement.
Dans le Canard enchaîné du 13 novembre 2019 et via https://mastodon.social/@FranckNoir/103130541924289953 via https://social.jesuislibre.net/@tuxicoman .
Rappel utile : entre les seuls voyages en avion, les examens médicaux, les rejets des installations nucléaires, le rayonnement de l’écorce terrestre ou les retombées des essais atomiques, chaque Français encaisse en moyenne 4,5 mSv par an. À partir de juillet 2020, le béton, fabriqué à partir de roches concassées qui peuvent provenir de carrières contenant de l'uranium (en quantité trop faible pour servir à l'industrie nucléaire), ne devra pas cracher plus d'1 mSv/an. On notera qu'on compare des durées d'exposition bien différentes : on est plus souvent dans un bâtiment en béton ou soumis au rayonnement terrestre que dans un avion ou à un examen médical. Attention aussi à certains graphiques qui consignent le rayonnement reçu lors du passage à la sécurité d'un aéroport… dosimètre dans la valise… qui n'a pas le même itinéraire qu'un humain…
Le 1er juillet prochain, les entreprises de BTP devront garantir que leur béton ne crachera pas plus de 1 millisievert (mSv) par an. « C’est une limite sanitaire qui repose sur un risque statistique (une probabilité) : les experts estiment que, sur 100 000 personnes exposées chacune à 1 mSv pendant un an, 17 vont développer un cancer radio-induit », décrypte Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la Commission de reeherche et d’information indépendantes sur la radio-activité (Criirad).
Pour autant, le caractère radioactif de certains matérianx de construction ne doit pas - selon les experts consultés par « Le Canard » — conduire à la panique ! A i’lnstitut de radioprotection et de sûreté nucléaire (ÏRSN), on tient à rappeler que, entre les seuls voyages en avion [ N.D.L.R : rayonnement solaire et des particules qui n'est plus bloqué par l'atmosphère ], les examens médicaux, les rejets des installations nucléaires, le rayonnement de l’écorce terrestre ou les retombées des essais atomiques, chaque Français encaisse déjà en moyenne 4,5 mSv par an.
Rassurant, non ?
Dans le Canard enchaîné du 13 novembre 2019.
Un audit vient confirmer ce que l'on avait appris fin 2017 : Comment la police marseillaise dégonfle les statistiques de la criminalité. Minoration des délits et de la délinquance à Marseille. Il s'agirait d'une interprétation erronée d'une note de service (lol) de 2014, soit 3 ans de bidouillage statistique reconnus. C'est ces chiffres qui servent à effrayer ou à rassurer le citoyen à l'approche d'une campagne électorale ou du vote d'une loi liberticide. ;)
Cet audit confidentiel qui dormait depuis janvier 2018 dans les tiroirs de la sécurité publique (SP) était censé y rester. Son destinataire, Jean-Marie Salanova, qui dirigeait alors tous les flics en tenue des Bouches-du-Rhône, est devenu depuis directeur central de ladite SP.
En sept pages, le document détaille la bouillabaisse des chiffres de la délinquance à Marseille. Une enquête commandée en toute discrétion après que « Le Canard » (13/11/17 [N.D.L.R : sic ! ]) avait publié les témoignages de poulets marseillais écœurés par le bidouillage des stats. A l’époque, la direction de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône avait dénoncé auprès des médias locaux des informations non fiables distillées par des policiers en conflit avec leur hiérarchie…
Las ! le doc confirme l’ampleur de la triche. D’où l’angoisse du directeur central de la sécurité publique, promu à ce poste au vu, notamment, de ses bons résultats… à Marseille ! Les auteurs de l’audit relèvent « une minoration des faits délictuels de délinquance de voie publique ». Et pointent « un nombre non négligeable de tentatives de vol par effraction et de tentatives de vol à la roulotte (…) requalifiées en dégradations contraventionnelles ». En clair : une façon astucieuse de minorer artificiellement le nombre de délits.
Pigeon vol
Ainsi, de 2015 à fin 2017, les tentatives de vol par effraction comptent pour 29 % des faits de délinquance à Lille et à Lyon, mais seulement pour 8,5 % à Marseille… Du côté des vols commis dans les véhicules, autre singularité provençale : ils ne représentent que 3 % des plaintes, contre 12 % à Lyon et 17,7 % à Lille. Encore un constat : « Les vols de téléphones portables arrachés des mains des victimes sont trop souvent qualifiés ou requalifiés en vols simples. » Magique !
Plutôt que de parler de tricherie, l’audit évoque pudiquement l’« interprétation erronée » d’une « note de service » émise par la sécurité publique des Bouches-du-Rhône. Datée de 2014, celle-ci a « conduit à des pratiques non conformes à la méthodologie d’enregistrement statistique ». Une précision : « [Ces pratiques] n’ont cependant pas modifié la photographie de la délinquance constatée sur Marseille ces dernières années. »
Défense de rire.
Dans le Canard enchaîné du 13 novembre 2019.
La prise en compte de la pénibilité du travail dans la réforme des retraites comme monnaie d'échange avec la CFDT, seul syndicat qui soutient l'instauration d'un système universel par points mais qui refuserait le recul de l'âge de départ à la retraite ? Ça fait plus d'une décennie que l'on nous promet la prise en compte de la pénibilité et c'est à chaque fois bâclé. Normal, si c'est une monnaie d'échange pour obtenir un compromis bancal…
Les cafouillages sur la réforme des retraites mettent en porte-à-faux Laurent Berger, le patron de la CFDT, seul syndicat qui soutient l’instauration d’un système universel par points.
« Soyons clairs, le moment est venu de donner des gages sur la réforme ! », s’est-il écrié, le 8 novembre sur RTL, furieux des atermoiements du gouvernement.
Son bras droit, Frédéric Sève, n’a pas mâché ses mots non plus en confiant ses doutes à « L’Opinion » (12/10):
« C’est une question de méthode, le sujet est déjà assez compliqué sans que l’exécutif ne le complique encore parce qu’il ne sait pas ce qu’il veut. »
L’exaspération de la CFDT n’a guère échappé, évidemment, à l’Elysée.
« On a besoin de Berger, a dit Macron à ses troupes. S’il hausse le ton, c’est pour bien nous faire comprendre qu’il y a une limite à ne pas franchir. Il nous fait passer le message suivant : “Si vous faites le systémique (la réforme par points) et, en plus, du paramétrique (un recul de l’âge de départ), vous ne m’aurez plus à bord.” »
Pour amadouer le secrétaire général de la CFDT, l’exécutif planche sur la pénibilité, le sujet de prédilection de Berger : à l’étude, un système de bonification des points de retraite en fonction de la pénibilité du travail.
Vaste programme.
Dans le Canard enchaîné du 13 novembre 2019.