Apple transmet des enregistrements audios réalisés par Siri (iPhone, HomePod, iWatch, etc.), la liste des contacts et la localisation de ses clients à des sous-traitants polonais précaires. Évidemment, c'est uniquement pour améliorer le service rendu à l'utilisateur en augmentant la compréhension de Siri, Apple le jure, donc c'est forcément vrai. Évidemment, un nombre « élevé » d'enregistrements a lieu sans que l'utilisateur prononce la phrase d'activation « Dis Siri », donc des parties de jambes en l'air, des rendez-vous chez le médecin ou chez l'avocat sont enregistrés et écoutés par des oreilles bien humaines. L'occasion de rappeler que tous les géants du numérique précédent de la même façon.
Formidables GAFA, qui se font prendre à mentir les uns après les autres… Facebook vient de reconnaître avoir enregistré des conversations d’usagers sur son application Messenger et avoir payé des sous-traitants pour les retranscrire, histoire d’optimiser le ciblage publicitaire. Un aveu qui survient juste un an après que son patron, Mark Zuckerberg, a juré le contraire — sous serment — devant le Congrès américain.
Avant le flagrant délit de pipeautage de Facebook, deux autres géants du numérique, Google et Amazon, avaient déjà dû faire amende honorable pour un motif similaire.
Amazon :
Google :
Le Canard ne le mentionne pas, mais Microsoft est aussi de la partie :
Évidemment, ça part d'un bon sentiment (améliorer le service fourni), mais, bizarrement, aucune de ces sociétés commerciales prévoit ses faits dans ses conditions d'utilisation, ce qui est totalement illégal dans l'Union européenne (et en France depuis 1978…). Sans compter que l'enfer est pavé de bonnes intentions.
On ajoute à tout ça que 150 sociétés commerciales dealaient les données personnelles (coordonnées, liste d'""""amis"""") des utilisateurs de Facebook et de leurs """"amis"""" sans leur consentement. Le Canard l'évoquait fin 2018 dans son hors série dédiée à la vie privée, mais j'apprend ici qu'on passe de 60 sociétés commerciales impliquées à 150. Tranquillou…
Tout cela est connu des militants depuis fin 2017 - début 2018, mais bon… Sans compter les travaux antérieurs du sociologue Antonio Casilli qui montrent que l'expression « intelligence artificielle » masque en réalité un ensemble de petits boulots précaires effectués par des humains : modérer des contenus, affiner la compréhension d'un assistant vocal, valider des captchas, exécuter des actions diverses (comme trier des photos, mais ça va bien plus loin avec Amazon Mechanical Turk), etc.
Évidemment, tout cela est une toute petite sélection des abus récurrents des géants du numérique en matière de vie privée. On pourrait aussi parler de la dangereuse modération des contenus par ces acteurs privés plutôt que par des juges, de l'impact des financements de nos journaux par ces acteurs (Fond Google pour l'innovation de la presse, fond Facebook pour lutter contre les fake news (voir aussi), fond Facebook pour produire des contenus) ainsi que de leur non-respect des règles communes comme le droit du travail (tout ce travail précaire d'analyse des conversations, les conditions de travail dans les entrepôts d'Amazon), le droit du commerce (monopole, éviction de toute concurrence, etc.) et la fiscalité (elle est une composante de la souveraineté, sans thune, tes convictions ne vont jamais loin).
Merci à SebSauvage d'avoir pris le temps de faire une liste des abus des géants du numérique.
Il y a moins d’un mois, Apple s’est retrouvé à son tour sous le feu des projecteurs. « El Pais » puis « The Guardian » ont révélé, grâce à un lanceur d’alerte anonyme, que la multinationale enregistrait les utilisateurs de Siri pour les faire écouter par des sous-traitants, au prétexte d’améliorer son assistant vocal.
Une très mauvaise pub pour la marque à la pomme, qui a fait du respect de la vie privée l’un de ses arguments de vente. Apple a aussitôt annoncé qu’il suspendait son programme. Et juré que les enregistrements anonymisés puis transmis aux sous-traitants ne concernaient que 1 % des activations de Siri.
Enregistrements anonymisés, bien sûûûûûûûr. Autant que ceux d'Amazon ? Sans compter que les enregistrements eux-mêmes contiennent des informations permettant de remonter jusqu'à l'utilisateur : sa voix, l'expression d'une adresse postale ou de la météo locale, etc.
L'anonymat est une impossibilité technique (en plus d'être parfois une impossibilité fonctionnelle, genre ça sert à rien d'être anonyme sur un site web de rencontre…), il serait temps d'intégrer cette information.
Il y a un pépin
« Le Canard » a retrouvé les petites mains chargées de travailler sur les requêtes formulées dans la langue de Molière. Une trentaine de Français expatriés à Prague étaient employés à cette mission d’« espionnite » par l’un des leaders mondiaux de la traduction automatique. Les consignes de sécurité étaient strictes : déposer son téléphone portable dans un coffre avant d’entrer dans le local, ne jamais prononcer le mot « Apple » et, une fois dans la pièce, laisser les rideaux baissés afin de se protéger des regards extérieurs.
Ces sociétés commerciales écoutent des millions de gens dans leur vie intime, mais il ne faut pas regarder ce que font leurs sous-traitants sur leur temps de travail ? Magique.
« Nous étions embauchés pour six mois, payés 10 dollars de l’heure ; le nom de code, c’était “Cosmos”, raconte l’un des Frenchies. Chacun d’entre nous recevait sur son ordinateur un enregistrement audio et un texte écrit. Il s’agissait d’écouter le message et de vérifier si Siri avait bien compris et transcrit. Ce qui m’a surpris, c’est le nombre de déclenchements accidentels de Siri, beaucoup plus élevé que ne l’avait annoncé Apple. Cela arrivait avec l’iPhone, et plus encore avec l’assistant domestique HomePod. On avait ainsi entre les mains des conversations enregistrées dans les chambres à coucher. Le pire, c’était les montres connectées : on tombait parfois sur des dialogues chez le médecin ou dans des cabinets d’avocats. »
Pomme dépit
Pour rompre la monotonie, les petites mains s’amusaient parfois, dans le dos de leur employeur, à retrouver l’identité des personnes enregistrées. « Contrairement à ce qu’a raconté Apple, c’était relativement facile. Le nom de l’utilisateur de l’iPhone ou de l’Apple Watch nous était masqué, mais on se débrouillait avec le sujet de l’enregistrement, qui pouvait durer jusqu’à une minute, la géolocalisation de l’appareil ou encore les noms contenus dans le répertoire téléphonique qui s’affichaient sur notre écran. »
Plusieurs Français opérant à Prague ont assuré au « Canard » que le programme Cosmos incluait aussi l’écoute des SMS dictés sur iPhone. Autant d’incursions dans la vie privée des utilisateurs dont la firme à la pomme n’avait jamais parlé. Et qu’en dépit des demandes du « Canard » elle n’a pas souhaité commenter. Y avait-il un ver dans le fruit ?
Dans le Canard enchaîné du 28 août 2019.
Un 7e service de renseignement fiscal est en création à la DGFIP. Il pourra collecter des infos, les croiser, les vérifier au-delà des techniques utilisées habituellement par les administrations (y compris les services de renseignement ?). Ce service, décidé sur un coin de table lors d'un conseil de défense (WTF ?!), ne sera pas contrôlé (par une entité externe), comme la majorité des autres services de renseignement de Bercy.
Darmanin veut renforcer le renseignement fiscal. Au risque de filer des boutons aux poulets.
Bercy disposait déjà d’au moins six services pour chasser les fraudeurs fiscaux. Il était donc urgent d’en créer un septième ! Après la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (pour la traque aux frontières}, après les trois directions spécialisées des services fiscaux, après Tracfin (chargé de la pêche aux infos sur « le blanchiment et le financement du terrorisme ») et après le nouveau service d’enquêtes judiciaires des finances (sur les délits fiscaux, sous le contrôle dun magistrat), voici — alleluia ! — la Mission de renseignement fiscal !
Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé la bonne nouvelle dans une interview aux « Echos » (23/8). Il a précisé que la Mission — qu’il supervisera lui-même et qui sera chargée de la détection à grande échelle des tricheurs — pourra mener des investigations « au-delà des techniques administratives habituelles ».
Pour rassurer les inquiets, Bercy a précisé, depuis, qu’il ne s’agirait pas de méthodes coercitives (filatures, écoutes, gardes à vue…). Ses pouvoirs se limiteront, selon un haut fonctionnaire, « à collecter des informations, à les croiser, à les vérifier et à les transmettre aux autorités judiciaires qui décideront d’engager d’éventuelles poursuites pénales ». On est prié de le croire.
Self-contrôle
Détail étrange : le montage de ce Meccano, selon les confidences de Darmanin à ses proches, a été discuté et approuvé lors d’un conseil de défense qui s’est tenu à l’Elysée en juin. Entre un point sur la guerre au Sahel et la lutte antiterroriste ?
Avant même sa mise en place, cette Mission et déjà obtenu un résultat : la relance de la guerre entre Bercy et la Place Beauvau, où des policiers sont eux aussi chargés de récupérer le blé des tricheurs et de faire du renseignement sur la fraude fiscale. « On nous a emmerdés avec les Renseignements généraux, accusés — parfois à juste titre — d’avoir été une police politique, râle un flic jaloux. Leur machin fiscal, c’est quoi ? Et sans contrôle, en plus ! » Parole d’expert…
Le contrôle de ses propres services d’enquête, en effet, n’est pas le fort de Bercy. Tout ou presque se fait en interne. Une situation difficilement acceptable pour des organismes qui peuvent aller fouiller sans limite dans la vie privée des contribuables.
Seuls Tracfin et le Renseignement douanier ont, en principe, l’obligation de rendre des comptes à la délégation parlementaire au renseignement. Un contrôle très théorique : cette dernière (quatre députés et quatre sénateurs) dispose de moyens humains limités et concentre son travail sur les géants du renseignement que sont la DGSE et la DGSI.
Du coup, les contrôleurs ne se montrent guère curieux à propos de Bercy, s’il faut en croire les rapports annuels de la délégation. L’exemple le plus caricatural est offert par Tracfin : les parlementaires se contentent de recevoir une fois par an son patron et de recopier les meilleurs passages du rapport annuel établi par ses adjoints.
Pourquoi se compliquer la vie à contrôler un organisme de contrôle ?
Dans le Canard enchaîné du 28 août 2019.
G7 2019 : autorisation de défiler dans Bayonne contre annulations d'actions de désobéissance civile ? C'est pour cela qu'il faut former des comités informels qui conduisent des actions informelles : pas de chef, pas de contrôle du mouvement par l'opposant (le gouvernement, dans le cas présent).
Si les rues de Bayonne, d’Hendaye et d’autres communes basques ont été relativement plus tranquilles que ne l’anticipaient les journalistes, c’est notamment pour une raison difficile à avouer : les discrètes négociations menées par Laurent Nuñez, le sous-ministre de l’Intérieur.
Pendant des semaines, il a été la cheville ouvrière des contacts entre les organisateurs du contre-sommet du G7, les dirigeants de la mouvance nationaliste basque, le maire PS d’Hendaye, Kotte Ecenarro, et la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.
En échange d’une annulation de sept rassemblements de désobéissance civile, les responsables des deux groupes d’activistes locaux ont obtenu l’autorisation officieuse de défiler le dimanche dans Bayonne, lors de la marche dite « des portraits » (à l’envers).
Précision biographique : Laurent Nuñez fut sous-préfet de Bayonne de 2010 à 2012. Et, apparemment, il s’y est fait des relations. Au moins utiles…
Peut-être aussi que la mobilisation a été moindre car le sujet du G7 a subitement changé pour passer des inégalités à la forêt amazonienne qui brûle (alors que ça fait des décennies qu'elle brûle en grande quantité pour les besoins d'une agriculture intensive, juste le blanc occidental centré sur son nombril était ignorant) doublé d'une rencontre prétendument surprise entre les USA et l'Iran, ce qui a rendu caduque la mobilisation des associations spécialistes des inégalités et a prit de court les assos spécialistes du climat ? Mais l'important, c'est que Macron soit satisfait de son show, non ?
Dans le Canard enchaîné du 28 août 2019.
Une consultation publique sur la distance minimale entre des zones habitées et l'épandage de pesticides. Publiée le 9 septembre, pour une durée de 3 semaines et demi.
Qui en a entendu parler ?
Une consultation de 3 semaines en septembre, pile quand tout le monde a autre chose à faire et est en surcharge d'informations (reprise du boulot, rentrée scolaire, rentrée médiatico-politicienne, etc.).
Ça permet de s'assurer que seuls les lobbies des filières industrielles concernées et les écolos radicaux répondront car ils ont des salariés rémunérés pour répondre à ce genre de choses. Je ne suis pas sûr que ça débouche sur un juste milieu.
Du coup, la messe est dite : on aura de l'épandage de pesticides à 3, 5, 10 mètres des habitations / lieux publics (genre une école) avec des chartes à la con non contraignantes pour régir tout ça. C'est beau.
Bref, « la démocratie, c'est cause toujours ! », comme disait Coluche.
[…]
(François Grollande) ‒ Le mien n'est pas un essai politique, c'est un polar ! J'ai tué la gauche, moi, monsieur !
(Nano Sarko) ‒ Et moi, j'ai tué la droite ! Fillon ? Mort. Juppé ? Mort. Borloo ? Mort. Tous morts ! Est-ce que quelqu'un peut me citer un homme de droite aujourd'hui ?! Retailleau ? Pfff. Larrivé ? Pfff. Je suis un tueur en série.
(François Grollande) ‒ Ridicule ! Rien à côté de moi ! J'ai fait un génocide, moi, monsieur ! Ayrault, Valls, Montebourg, Filippetti, rayés de la carte. Moi, au PS, y'a plus personne, personne !
[…]
:DDDD
[…] Avec mon portable, je suis connectée avec mon époque. J'ai besoin d'un billet de train, on est dimanche matin, toutes les agences sont fermées, hé bah moi, avec mon portable, je peux quand même acheter mon billet, toute seule, en mangeant ma salade. Avec mon portable, je paye sur la plateforme SNCG, et, comme je m'y prends toujours au dernier moment, je peux bénéficier d'une super offre aller-retour au prix de l'aller. Demain matin, le train m'attend, 6 h 40, direction Groville pour un entretien extrêmement important pour ma carrière. Avec mon téléphone portable, je vais directement au train. J'ai rien imprimé, je composte même pas, parce que j'ai le flash code. Mon billet est là. Et, grâce à mon téléphone portable, je vais pouvoir programmer mon réveil. 5 h 10, comme ça j'ai largement le temps d'arriver à la gare. Avec mon téléphone portable, je fais ce que je veux, quand je veux, où je veux, comment je veux. (La nuit passe). Merde, putain, il est 6 h ! L'alarme de mon portable était sur silencieux. Merde, putain ! Putain de portable !
(Voix off) Le portable vous connecte à votre époque, le réveil vous réveille. […]
Gros +1. Toute notre époque est résumée par ce sketch. Pourquoi acheter un billet de train important au dernier moment ?! Pourquoi dépendre d'un seul instrument pour te réveiller le jour J ?! L'impression de contrôle que nous procure la technologie est une illusion. Même chose pour le mythe "je peux tout faire tout seul" (rien est gratuit, y'a toujours un coût à payer, et derrière ta flexibilité, que tu associes à ta liberté, se cache une nouvelle forme d'exploitation de l'homme par l'homme, comme les micro-boulots dissimulés derrière les plateformes du web et les applications trop cool). Il s'agirait d'être moins long à la comprenette.
(Voix off) ‒ Saint-Gleugleu dans le Groland du bas traîne la triste réputation de la capitale de la disparition inexplicable.
(Passant 1) ‒ Ça a commencé en 1987 avec la disparition mystérieuse du grand Dédé.
(Voix off) ‒ Ce jour-là, le grand Dédé est retrouvé mort sur la chaussée des suites d'une chute mortelle à vélo. Un fait divers somme toute banal, à un détail près : on a jamais retrouvé le vélo. (en fond, un journal « Accident de vélo dans vélo ! ») D'ailleurs le grand Dédé n'en possédait pas et était connu pour ne jamais faire de sport.
(Passant 2) ‒ Bah et puis après, y'a eu la mort de l'instituteur.
<Voix off) ‒ L'instituteur, c'est Belatron Finfoin. On va retrouver cette figure locale mort noyé au beau milieu de la rue alors qu'il sortait à peine de chez le coiffeur (en fond, un journal « Il se noie en sortant de chez le coiffeur ») et que la piscine municipale était fermée. Et que dire de la pharmacienne, Vigretelle Pedaleux. Dépressive, la jeune femme avait décidé d'en finir avec la vie. On la retrouvera en morceau dans ce square, déchiquetée par le passage d'un train à plus de 15 kilomètres de la gare (en fond, un journal « Elle se jette sous le train en plein milieu du square ! »). Ou encore de Figredin Palpuel qui, avec 80 ans de retard, a fait la mort subite du nourrisson (en fond, un journal « Mort subite du plus vieux nourrisson du monde ! »). Des disparitions troublantes, voire inquiétantes qui auraient dû créer un climat de panique, mais à laquelle tout le monde a fini par s'habituer, à commencer par les gendarmes.
(Gendarme) ‒ Pas de doute possible, hein, il a bien été victime d'une avalanche. Bon bah l'enquête est bouclée, hein, on peut rentrer. Tu viens, Michel ? (En fond, un journal « Victime d'une avalanche en claquant la porte de son hall d'entrée ! »
(Voix off) ‒ Ainsi va la mort à Saint-Gleugleu.
Dans le contexte de la (non-)enquête de l'IGPN sur la mort de Steve et la négation, par Macron et l'IGPN, des violences policières (les gilets jaunes se sont crevés les yeux tout seuls, Geneviève Legay a chuté toute seule, une grenade lacrymogène est tombée du ciel sur la fenêtre du 4e étage de Zineb Redouane, etc.), ce sketch est très bien senti. :)
Fifundur Gripette, le talent à l'état pur. C'est le plus grand joueur de golf de tous les temps. Seulement voilà, comme il n'y a jamais joué, il ne le sait pas. Plus merdique comme destin, c'est difficile. Et pourtant, vous êtes tellement nombreux dans son cas.
Énorme +1. Excellent rappel qu'il faut tenter régulièrement de nouveaux trucs (même si ça va à l'encontre du fonctionnement de notre cerveau qui cherche à créer des habitudes dans le but de se reposer) et se passionner pour des activités, ne pas rester passif (devant sa TV, Facebook, etc., même si être passif, ça a du bon selon le contexte ;) :P ).
‒ You know, it's been a a while since there's been a really big meteor impact.
‒ Will you stop that?!
‒ I say this kind of thing every so often, because I don't believe it affects the outcome and it has a slim chance of looking incredibly prescient.
Lots of people called their ships unsinkable before the Titanic. Voicing your hubris doesn't make failure more likely, just more memorable.
Hahahaha :DDDD
Vis mon vit. Si on a beaucoup glosé sur la complexité du plaisir féminin, celui des hommes est rarement un sujet. Or la jouissance masculine, ce n‘est pas mécanique. On a demandé a un homme d’en parler pour demonter les clichés.
Y a pas que vous, les filles, que les mystères du plaisir turlupinent. Les mecs font volontiers mine de tout connaître sur le fonctionnement de leur bite, mais c’est de la frime. Savez-vous que nombre d’entre eux confondent jouissance et éjaculation ? C’est pourtant pas pareil. Ainsi, si l’on peut supposer que messieurs Philippe de Villiers ou Bernard-Henri Lévy (je cite ces noms au hasard) ont éjaculé au moins autant de fois qu’ils ont eu de lardons, mon intuition masculine me fait douter qu’ils aient connu beaucoup d‘orgasmes réels, de ceux qui vous font voir le septième ciel en Technicolor psychédélique et vous submergent les neurones tel un tsunami de lubricilé.
Faut avouer, à leur décharge (si j’ose dire), que la différence est parfois ténue. Passé l’heureuse époque des jeux enfantins de touche-pipi, l’apprentissage de la volupté n’est pas toujours fastoche. Adolescent, la première fois qu’une petite amie m’a effleuré la braguette d’une menotte timide, j’ai sur-le-champ inondé mon calcif de foutre. Ai-je joui simultanément ? Je n’en suis plus sûr après tant d’années, mais il me semble que oui. J’étais foudroyé, pantelant, éperdu de reconnaissance envers la tendre fée qui m’avait apporté semblable panard. Ma réaction avait été à la fois mécanique, strictement physique, et subconsciente, totalement incontrôlée. Mécanique : prenez une quéquette, que nous appellerons A, stimulez-la aussi longtemps que nécessaire et elle finira par éjaculer ; son propriétaire n’éprouvera pas forcément le plaisir du siècle, mais ça lui sera agréable — ou non, c’est selon. Subjective : prenez une quéquette B, que nous appellerons Cécile pour faire plus joli, et tripotez-là de la même façon que la quéquette A ; cette fois, sans qu’il y ait d’explication rationnelle à cela, son bienheureux possesseur frémira, gémira, perdra la boule et, si vous persévérez, ressentira une extase aussi intense que celle que vous-même pourriez ressentir si c’était lui qui stimulait vos attributs intimes. Autrement dit, il aura un orgasme — ce qui ne sous-entend pas obligatoirement qu’il éjaculera de surcroît, même si les deux événements sont souvent indissociables.
L'orgasme partagé, mythe ou realité ?
L’affaire, en vérité, n’est pas toujours aussi simple. Un homme peut jouir sans manifester le moindre contentement. Ou jouir dès le premier frôlement, sans discontinuer, à en défaillir, parce qu’il est amoureux de vous, ou parce que vous êtes extrêmement habile, ou parce que vous correspondez pile-poil à ses désirs du moment. Il peut aussi ne pas jouir du tout, parce que personne ne jouit sur commande.
Les pires, ce sont les nique-douilles qui considèrent l’orgasme comme un truc de gonzesses. Un homme, un vrai, ça baise, ça crache sa semence puis ça se lève, content de soi, et ça siffle de la bière en regardant du sport à la télé. Il urge de masculiniser le mot de pouffiasse : les pouffiats sont légion. Nous en avons tou(te)s dans nos relations, sexuelles ou pas.
Il y aurait encore long à dire sur le sujet. L’orgasme partagé, par exemple. Mythe ou réalité ? Nul ne niera qu’il est enchanteur de s’envoyer en l’air à l’unisson, de se fondre l’un à l’autre en un spasme quasi cosmique. « Viens, je vais jouir ! » feulez-vous, juste avant la big secousse, à l’oreille de votre julot. « Vas-y, halète-t-il. Je jouis aussi ! » Et vlan ! Neuf fois sur dix, cette brutasse éjacule sans avoir, pour autant, de véritable orgasme.
J’m’en vas vous faire une confidence : il nous arrive, à nous les hommes, de simuler. On est en train de baiser, c’est gentillet et doux, mais on n’est que modérément excité, va-t’en savoir pourquoi, et l’on a conscience que la bandaison décline. Alors, on fait semblant de jouir. Ou, tout au moins, d’éjaculer, avec râles adéquats. Et, chose incroyable, la partenaire n’y voit que du feu. La subjectivité est telle qu’elle vous sent pour de bon vous répandre en elle et vous pâmer. Avec un peu de bol, elle se pâmera aussi. À partir de là, on débande en toute quiétude. Elle est satisfaite et ne vous en voudra pas.
Exquises papouilles mammaires
Et la mouille ! Parlons-en, de la mouille. Avez-vous remarqué que certains hommes, quand ils sont émoustillés, mouillent aussi abondamment que les femmes ? Un gland évoquant un élevage de colimaçons, c’est bon signe. Un homme qui mouille n’est pas un homme dont la sensualité se résume à sa bite, c’est un homme apte à jouir. Croyez-en mon expérience, je suis un grand mouilleur.
C’est comme les seins. J’ai, jadis, fréquenté une jeune fille qui se prétendait capable de faire reluire n’importe quel garçon en lui taquinant les tétons. Je la croyais d’autant moins que les miens étaient, pensais-je, d’une insensibilité absolue. Eh ben ! L’exquise drôlesse m’a fait jouir comme je n’avais jamais joui. Et ce n’est pas ma part de féminité qu’elle avait réveillée, car je connaissais maintes dames tout aussi indifférentes que moi, jusqu’alors, aux papouilles mammaires.
Masculine ou féminine, la jouissance est décidément un phénomène complexe. C’est, d’ailleurs, ce qui fait une partie de son attrait.
Dans le numéro 3 (été 2019) de Siné Madame.
Cathérine Vidal, neurobiologiste, est coordinatrice du groupe Genre et recherche en santé du Comité d'éthique de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Objectif : garantir l'égalité entre les sexes dans l'accès aux soins et la prise en charge médicale.
[…]
Question. Cette vision genrée modifie-t-elle la prise en compte des maladies ?
Les stéréotypes de genre pèsent lourd en médecine. Les souffrances féminines liées aux règles et à l’accouchement étaient considérées « normales », et donc l’endométriose, une maladie très douloureuse et invalidante qui touche une Française sur dix, n’a été que très récemment reconnue par le corps médical. La vision stéréotypée de la santé touche également la prise en charge de l’infarctus chez les femmes qui sont sous-diagnostiquées. Pour les mêmes symptômes d’oppression dans la poitrine, une femme a trois fois plus de risque d’être traitée par des anxiolytiques alors qu’un homme sera orienté vers un cardiologue. L’idée que l’infarctus est une maladie masculine est en train de changer. Le nombre de problèmes cardiovasculaires chez les femmes de moins de 50 ans connaît un développement exponenüel — plus 20 % depuis vingt ans — et parce que les modes de vie ont évolué.Question. Ces idées reçues n‘épargnent pas les hommes non plus.
L’expression des symptômes est très liée au genre. Un homme dépressif exprimera ses angoisses à travers des comportements à risque, alcool, tabac, comportements agressifs. Un homme ne va pas se mettre à pleurer, dire je me morfonds, je vais mal. C’est une image négative de la virilité. Le conditionnement culturel compte beaucoup dans la vie psychique mais aussi physique. On l’a vu avec l’infarctus pour les femmes. Même chose pour l’ostéoporose chez les hommes. Ils sont sous-diagnostiqués, cette pathologie étant considérée comme spécifique des femmes ménopausées. Or un tiers des fractures de la hanche chez l’hommes est dû à l’ostéoporose.Question. La présence des femmes dans le corps médical va changer les choses.
Pas forcément, car les formations en médecine sont encore très en retard sur ces questions. Depuis les années 80/90 les féministes américaines ont dénoncé la sous-représentation des femmes dans les essais cliniques. À cette époque, une étude sur la relation entre obésité et cancer du sein et de l’utérus a même été menée exclusivement sur des hommes. Le comble ! Elles ont interpellé des responsables politiques du Congrès américain qui ont voté une loi rendant obligatoire l’inclusion des femmes dans les essais cliniques. Aujourd’hui, ce n’est toujours pas gagné puisque, dans le panel des recherches cliniques internationales, il n’y a que 33,5 % de femmes, en moyenne.Question. Il reste beaucoup à faire.
Il faut déconstruire les idées reçues. Au niveau des recherches et de la clinique, d’abord. Arrêter de tout penser en fonction des facteurs biologiques et intégrer les contextes socio-économique et culturel dans la médecine. Une autre préoccupation du groupe Genre et Santé du Comité d’éthique est l’information pour la prévention auprès du grand public, grâce à des clips vidéo®. Notre objectif est de promouvoir une médecine plus égalitaire au service de la santé de toutes et de tous.
Dans le numéro 3 (été 2019) de Siné Madame.
Comme si les menaces de Trump à son égard ne suffisaient pas, Huawei, le géant chinois des télécoms, est à présent accusé d’avoir aidé deux gouvernements africains à surveiller leurs oppositions respectives.
La France mène aussi une guerre économique à géométrie variable contre Huawei, pour rappel.
Le « Wall Street Journal » (14/8) raconte comment, non contente de vendre du matériel de surveillance et des logiciels de reconnaissance faciale à 24 des 52 pays du continent, la firme de Shenzhen a envoyé des techniciens en Zambie et en Ouganda pour entraîner très concrètement les autorités locales à l’espionnage de leurs principaux opposants politiques.
On reparle des Françaises Amesys (devenue l'émiratie Advanced Middle East Systems) et Qosmos et de l'Américaine Blue Coat (rachetée par Symantec) prises les mains dans le pot de confiture dans le même type d'opérations en Syrie, en Libye, au Maroc, etc. ? Des procédures judiciaires pour complicité d’actes de torture (en Libye pour Amessys, en Syrie pour Qosmos) sont toujours en cours.
Huawei et les deux gouvernements visés ont fermement démenti. Un peu téléphoné…
Dans le Canard enchaîné du 21 août 2019.
Rappel : peu de variétés de fruits et légumes, toutes à fort rendement et détenues par des multinationales, forcément, ça induit des produits dénués de goût et de nutriments, mais pas de sucre (utilisé pour corriger l'absence de goût)…
Il aura fallu qu'une association de consommateurs aille sonder les Français pour que les médias redécouvrent que nos fruits et légumes ont moins de goût qu'avant. Comme « Le Canard » l'a maintes fois raconté, l'industrie agroalimentaire et la grande distribution ont imposé aux agronomes des variétés tape-à-l'œil, parfaitement calibrées, a haut rendement, longue conservation, résistantes aux maladies, avec une peau bien épaisse pour tenir le coup pendant le transport… tout en se fichant comme d'une prune de leur goût et de leurs qualités nutritionnelles.
Il a douze ans, les ingénieurs de l'institut national de recherche agronomique (Inra) avaient fait officiellement leur mea culpa sur le sujet. Dans un rapport remis au ministère de l'Agriculture, ils avouaient : « La qualité nutritionnelle n’a été que rarement un critère de sélection direct, sauf pour contre-sélectionner des aspects défavorables ou des caractéristiques gustatives défavorables » (« Conflit », 21/11/07). Comprendre : durant des années, la quantité de vitamines et autres antioxydants a été la dernière roue du carrosse. Itou pour le goût. Les fraises sauvages, par exemple, ont un pouvoir antioxydant trois fois plus élevé que leurs cousines cultivées sous serre de façon intensive. Quant à la tomate industrielle, elle a été affublée, dans les années 80, d'un gène qui a rallongé de trois semaines sa durée de vie après cueillette. Sauf que ce gène « longue vie » épouille au passage la tomate de ses arômes et lui flanque une chair farineuse…
Non seulement la majorité de nos fruits et légumes et été génétiquement façonnée pour coller au cahier des charges de l’agroalimentaire et des grandes enseignes, mais presque toutes ces semences sont détenues par des multinationales de l’agrochimie. Le leader mondial des semences potagères n'est autre que Bayer-Monsanto, dont le portefeuille comprend 3 000 variétés et 23 espèces. Avec son concurrent Syngenta, il possède 71 % des semences de chou-fleur, 62 % des tomates et 56 % des poivrons commercialisés en Europe « Conflit », 19/7/17). Résultat : l'agrobusiness a imposé un nombre réduit de variétés mondialisées au goût uniformisé. Alors qu'il existe en France 700 variétés de tomates, seulement une dizaine sont disponibles sur les étals. Et, pour masquer la perte d’arôme de ces modèles standardisés, les semenciers se sont trop souvent contentés d'augmenter génétiquement le taux de sucre.
Pour plus se sucrer ?
Dans le Canard enchaîné du 21 août 2019.
Rappel : les animaux jugés moches sont moins bien protégés et moins étudiés que les autres. Rien d'étonnant, c'est dans la continuité des sujets passés sous silence dans les médias et évités par les scientifiques quand ils sont jugés "peu sexy / glamour" ou "peu vendeur" (moins d'audimat / croyance moindre en des retombées positives = moins de gains publicitaires / moins de financements). L'humain est fabuleux.
À quand la chirurgie esthétique pour les animaux ? On savait déjà, grâce aux sociologues, qu’être moche dans une société narcissique était un handicap social. On découvre que la tyrannie des apparences nuit aussi gravement à la biodiversité. La plupart des 7 000 nouvelles espèces menacées d’extinction, que vient de répertorier l’Union internationale pour la conservation de la nature, sont en danger car pas assez photogéniques ! Pour encourager les dons, la majeure partie des ONG ne se mobilise que pour les animaux canon. Résultat : les Quasimodo de la nature se retrouvent impitoyablement exclus des programmes de conservation. Tant pis pour la grenouille scrotum (très présente sur le lac Titicaca !), le nasique, singe affublé d’un nez proéminent, le blobfish ou la chauve-souris fer à cheval (voir photos). Tous sacrifiés sur l’autel de la beauté !
Non seulement les animaux moches figurant sur la liste des espèces en voie de disparition sont les oubliés des plans de protection, mais, en prime, les zoos, qui pourraient constituer leur dernier refuge, leur refusent l’entrée pour ne pas effrayer le chaland. Même les chercheurs rechignent à étudier les bestioles trop vilaines, au motif qu’il est plus dur d’attirer un financement avec un dernier prix de beauté.
Une mise à l’écart fâcheuse, vu que la laideur dissimule souvent d’étonnantes caractéristiques biologiques. Prenez le rat taupe nu : ce rongeur sourd, quasi aveugle, sans un poil sur le caillou, à la peau fripée et translucide, aux dents démesurées, commence seulement à être sérieusement ausculté alors qu’il est le seul mammifère connu à ne jamais développer de cancers.
Comme on dit, c’est moche…
Dans le Canard enchaîné du 21 août 2019.
Le Canard enchaîné du 21 août 2019 nous rappelle l'existence, le maintien et la création de déséquilibres de la protection sociale (retraite, chômage, santé) :
Sur le plateau du Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI, Laurent Nuñez confirme qu’une nouvelle loi Renseignement va être présentée [ NDLR : en 2020 ], déjà pour régler la clause d’extinction associée aux boîtes noires de la loi de 2015.
Pour mémoire, le gouvernement avait fait passer ces dispositifs de traitements automatisés de données de connexion, alors très critiqués, en leur associant une date d’extinction à la fin 2018. En 2017, dans le projet de loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, cette date fut repoussée au 31 décembre 2020.
[…]
Surtout, le représentant de l’Intérieur prévient que ce réexamen « sera aussi l'occasion de voir, avec l'ensemble des services de renseignement, s'il faut adapter nos techniques au développement de nouvelles technologies, comme le développement de la 5G ».
D'après le Canard enchaîné du 21 août 2019, la CNCTR, l'administration chargée de contrôler les services de renseignement français, souhaiterait qu'à cette occasion, les surveillances par des services étrangers afin de déroger au droit local (un Français résidant en France surveillé par les services allemands afin de contourner le droit français ou un refus de la CNCTR) soient interdites ou placées sous son contrôle comme en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Suisse, etc. (actuellement, elles lui échappent).
Via le Canard enchaîné du 21 août 2019.
Avec le PFU (flat tax), l'État empoche un peu sur les revenus du capital des petits patrons et perd sur le revenu de leur travail. Les budgets de la protection sociale en pâtissent. Le volume de dividendes versés augmentant d'année en année, il me paraît tendu d'affirmer que la flat tax en a été l'origine. Enfin, pourquoi se réjouir d'une hausse des dividendes versés ? Ça profite seulement à quelques-uns et ça affaiblit les sociétés commerciales par diminution des réserves de thunes permettant de rembourser les prêts et d'innover.
Serait-ce le triomphe du « en même temps » fiscal ? Macron a instauré une imposition réduite — la « flat tax » — sur les revenus du capital qui, paradoxalement, rapporte plus que la lourde fiscalité qui avait cours sous Hollande ! Un mystère qui n’est qu’apparent.
Selon les chiffres du rapporteur du Budget à l’Assemblée, le député (LRM) Joël Giraud, la flat tax (prélèvement forfaitaire à 30 % des dividendes, intérêts de placement, etc.) a ainsi rapporté en 2018 3,5 milliards, soit 600 millions de plus que prévu dans le budget (« Les Echos », 12/8). Et même légèrement plus que sous François Hollande, quand le taux de taxation pouvait atteindre (après abattements) 42,5 %.
La clé du mystère est simple : les dirigeants des petites et moyennes entreprises, qui peuvent se rémunérer soit en salaires (taxés jusqu’à 62,5 % en incluant les prélèvements sociaux), soit en dividendes (30 % tout compris). Ces patrons qui savent calculer ont évidemment opté, chaque fois qu’ils le pouvaient, pour une rémunération en dividendes. L’Insee confirme ainsi que les dividendes distribués en 2018 ont crû de 24 %, alors que la seule augmentation des profits laissait prévoir une augmentation de 12 %.
En clair, ce que le fisc gagne en flat tax, il le perd — et même largement — en baisse d’impôt sur le revenu.
Et tout le monde y perd en cotisations sociales, donc il faudra encore équilibrer les budgets de la protection sociale…
C’est la limite du « en même temps ».
Dans le Canard enchaîné du 21 août 2019.
Comme celle de Macron, l'adolescence de Trump est retouchée, idéalisée voire réécrite. Son père, travailleur et ambitieux, a fait fortune dans la construction de HLM avec l'argent du contribuable (il n'y a pas de self-made man ;) ). Trump, bagarreur et """"rebelle"""" qui se met à collecter les couteaux à cran d'arrêt (par passion, après une comédie à Broadway), est envoyé à l'académie militaire de New York. Aux USA, une académie militaire est gérée par des vétérans, a aucun lien de commandement avec l'armée et permet de recadrer les enfants de riches moyennant finance. Trump devient un protégé puis un donneur d'ordres officiel auprès des petits nouveaux. Toutes les fins de semaine, papa lui amène des femmes comme d'autres pères le font avec leurs fils. Début de sa réputation d'homme à femmes. À l'académie, Trump s'invente de nombreux exploits. Il échappera à la guerre du Vietnam grâce à un mot du docteur… alors qu'il pratiquait des sports. Bien plus tard, il financera et organisera des matchs de catchs : scénarisation, gentil gars contre méchant, etc. Tout ce qu'est Trump, en fait.
1972 : procès de Bobigny pour punir un avortement suite à un viol. Loi Veil en 1975 pour expérimenter l'IVG durant 4 ans. Loi définitive en 1979. Jusqu'en 1992, le droit ouvert par la loi Veil est une exception au délit d'avortement qui disparaît cette année-là. 2014 : une IVG n'est plus conditionnée à une notion de détresse.
Définition. Bio, en matière de végétaux = pas de pesticides de synthèse, pas d'engrais artificiel, pas d'OGM. Évidemment, des seuils de tolérance existent : les traces de pesticides ne sont pas comptées, un produit transformé bio peut contenir 5 % de produits non-bio, etc. Cela permet de prendre en compte la dispersion par le vent depuis des parcelles en agriculture conventionnelle, l'absorption de l'anti-moustisques présent sur les ouvriers agricoles d'Amérique du Sud, l'absorption des substances qui constituent les joints des machines de la chaîne de production (huile d'olive, par exemple), etc. Bio en matière animale = animaux nourris avec de la bouffe bio (voir point précédent) et un usage des antibiotiques seulement en cas de maladie avérée. Bio en matière de cosmétiques = au moins 95 % d'ingrédients bio et substances interdites (phtalates, parabène, etc.). Qu'est-ce qu'un pesticide ou un engrais pas de synthèse, dit ""naturel"" ? Chaux, souffre (pour le vin), cuivre, purin d'orties, bouillie bordelaise, etc. ;
Du mode de vie alternatif des années 60, le bio est devenu un vrai business. On parle même de bio industriel : il n'y a pas de pesticides, mais les autres idées du mode de vie proposé ont disparu (donc on se retrouve avec des serres chauffées, de la main d'œuvre exploitée, une pression des distributeurs sur les producteurs lors de l'achat, de l'import depuis l'autre bout du monde, etc.). Exemples :