#qotd J'adore la comparaison free beer / free speech mais il y a un 3e côté, le «free puppy». Si tu ne t'en occupes pas il va crever et tu seras un salaud. L'opensource où il faut maintenir un peu les choses, il faut comprendre que ça ne s'alimente pas d'amour et d'eau fraîche.
Gros +1.
PUBLIEZ ! 📚
Même une petite astuce, une simple ligne de commande, une idée.
Un jour, ça rendra service à quelqu'un.
Gros +1. J'avais exposé d'autres bonnes raisons de publier tout et n'importe quoi dans ce shaarli.
Avant de conquérir le fauteuil de Pierre Gattaz à la présidence du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux se targuait d’être un bouffeur de syndicalistes. Mais, à peine intronisé, le 3 juillet, il commençait à les cajoler ! **François Hommeril, l’intransigeant patron de la CFE-CGC, le rencontre une fois par mois. Mieux : l’homme, qui a longtemps fait campagne pour que le Medef déserte tous les organismes paritaires, veut désormais sauver l’assurance-chômage de l’étatisation macronienne.
Du beau, du bon, du Béré
Face à la « nationalisation rampante » que, selon lui, prépare l’Elysée, le nouveau patron du Medef propose un système hybride : l’Etat créerait un régime de solidarité financé par la CSG, au côté duquel subsisterait une assurance complémentaire obligatoire, payée par les entreprises et « gérée par les partenaires sociaux ». Une Unédic bis serait donc cogérée uniquement par les partenaires sociaux et financée par les seules cotisations, sans que l’Etat y mette son nez. A côté du système de base voulu par Macron, l’ensemble du dispositif ressemblerait à la réforme mise en place en 1984 par Bérégovoy, alors ministre des Affaires sociales, et supprimée par Chirac deux ans plus tard. Curieuse référence, pour un libéral radicalisé…
En privé, le patron de FO, Pascal Pavageau, voit dans cette proposition du Medef la main d’Emmanuel Macron, qui chercherait à sortir du bourbier dans lequel il s’est mis tout seul.
Son collègue Hommeril est d’un autre avis : « C’est un moyen de régler notre problème avec l’Etat, lance-t-il. Avec l’Unédic, les partenaires sociaux affichent un bon bilan, car le régime serait équilibré sans une dette que l’Etat a contribué à creuser. »
Une allusion à la tonte du régime d’assurance-chômage à laquelle les gouvernements procèdent chaque année afin de financer Pôle emploi.
Il n’est donc pas sûr que l’Etat se passe d’une telle vache à lait. Edouard Philippe donnera sa réponse à la fin de la semaine au terme d’un « symposium » avec les syndicats et les patrons.
En attendant, le président du Medef, ancien des commandos de marine, propose à ses nouveaux amis syndicalistes un kit de survie en milieu hostile. Aux armes !
Dans le Canard enchaîné du 19 septembre 2018.
Qui remplacera François Molins à la tête du parquet de Paris ? Et, surtout, qui choisira son successeur ? D’ordinaire, la décision revient àla garde des Sceaux, avec un « avis conforme » du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Mais les choses traînent depuis juin, quand Nicole Belloubet a reçu les trois candidats au poste de superproc.
Elles traînent tellement, même, que les regards se tournent désormais vers l’Elysée, où tout se décide. « Le président de la République va choisir, et c’est lui qui bloque… » s’inquiètent, en chœur, nombre de magistrats siégeant dans les instances professionnelles. « Une telle attente, on ne l’avait jamais vue, râlent les mêmes. Macron prend son temps parce qu’il veut des gens à sa main. Ça en dit long sur sa conception de l’indépendance de la justice… »
La main de Macron
Les choses auraient dû être rondement menées. Dès le 5 juillet, le CSM donnait son feu vert à la nomination de Molins comme « procureur général près la Cour de cassation », proposée par le pouvoir politique. Puis, plus rien. Alors même qu’il avait été demandé au CSM de se grouiller : il s’agissait d’éviter toute vacance à la tête du parquet de Paris, où se jouent les affaires politiques ou terroristes : impossible de laisser un lieu aussi stratégique sans chef, impossible de ne pas y nommer un magistrat de confiance. Macron n’aurait-il pas trouvé son bonheur parmi les trois candidats ?
Du beau linge, pourtant. Maryvonne Caillibotte, avocate générale à Paris, brillante ex-main droite d’Yves Bot, un ancien proc de Paris proche de Sarkozy. Marie-Suzanne Le Quéau, ensuite, procureure générale à Douai, ex-directrice des affaires criminelles sous Taubira (c’est elle qui, en juillet 2013, avait révélé avoir transmis 54 comptes rendus sur l’affaire Cahuzac à sa ministre en trois mois). Dernier prétendant, Marc Cimamonti, le procureur de Lyon, vers qui pencheraient Belloubet et le CSM. C’est bien joli, mais — personne n’en doute plus — ce ne sont pas eux qui tranchent.
Plus le bon vouloir de Macron se fait attendre, plus sa volonté de tout décider et diriger s’imprime. Et plus il manifeste de manière aussi éclatante que désinvolte son emprise sur les procureurs.
Dans le Canard enchaîné du 19 septembre 2018.
Enfin une décision courageuse à propos du Yémen ! En Espagne, le nouveau gouvernement socialiste a annoncé, le 4 septembre, qu’il bloquait la vente de 400 bombes de précision à guidage laser à l’Arabie saoudite. Au motif que ces bombes, prétendument chirurgicales, ne créant pas de dommage collatéral, sont susceptibles d’être larguées sur des civils au Yémen par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. C’est une bombe américaine semblable, guidée par laser, qui a tué 40 enfants dans un bus scolaire, le 9 août. Un dommage collatéral… ou délibéré ?
Mais, le 12 septembre, Madrid a finalement fait volte-face et a maintenu la vente, après s’être fait tordre le bras par Riyad, qui menaçait d’annuler en représailles la commande de cinq corvettes militaires pour 2 milliards d’euros à un chantier naval andalou ! De son côté, la France continue tranquillement de fourguer bombinettes, munitions et matériel lourd à l’Arabie saoudite et aux Emirats, en s’asseyant également sur le traité sur le commerce des armes, ratifié en 2014. Les droits de l’homme d’affaires, c’est un métier !
Dans le Canard enchaîné du 19 septembre 2018.
Ah, cette manie de s’en prendre aux petits et aux faibles, jamais aux riches et aux puissants !
Après avoir fait la leçon à un lycéen qui l’appelait « Manu », traité les ouvrières de Gad d’« illettrées », moqué les « Gaulois », qui ne veulent pas du changement, et les « fainéants », auxquels il « ne céder[a] rien », Macron tape un chômeur qui se plaint de ne pas trouver de boulot. Et lui assène avec superbe, dans les jardins de l’Elysée : « Je traverse la rue, je vous en trouve. » Morale : soit le jeune horticulteur est un imbécile qui ne sait pas chercher, soit il est flemmard. Et pourquoi pas les deux « en même temps » ? Pauvre Macron, qui n’a pas le peuple qu’il mérite.
Ou alors, il cherche un emploi dans un domaine et un secteur d'activité qui lui plaisent, le bougre ! :)
Est-ce ainsi qu’un président doit parler ? Il le croit, puisqu’il a fait de ces saillies brutales une arme de communication à répétition. Mais la leçon du Président est restée « en travers de la gorge » du chômeur et de quelques autres. Son ton condescendant est vexatoire, et sa morgue de classe préparatoire un rien contre-productive.
Macron sait peut-être où trouver du boulot, mais fait-il bien le sien, lui ? En admettant qu’il ait raison sur le fond — il y a plein de jobs, ce sont les chômeurs qui ne savent pas les trouver —, il gagnerait à être plus pédagogue. À éduquer sans casser, à informer sans brusquer, à conseiller sans vexer. Le kif, pas la trique !
Au lieu de ça, son parler vrai est un parler vieux. Il parodie Raymond Barre, qui, à propos du chômage, avait eu cette formule : « La meilleure façon de lutter contre le chômage, c’est de travailler. » Le parler Macron est emprunté à un très ancien monde. Vite un coup de barre ?
Dans le Canard enchaîné du 19 septembre 2018.
La saison 27, inédite en France et en Belgique, sera diffusée sur W9 à partir du samedi 06 octobre. Annoncées le 06 septembre 2017, la saison 27 et la saison 28 sont attendues dans les semaines à venir sur la petite chaîne française […]
carotte \ka.ʁɔt\ féminin
[…]
9 . Paquet de tabac à priser ou à chiquer ayant une forme bi-conique.
10 . (Par extension)(France) Enseigne rouge de forme fuselée signalant un bureau de tabac.
chantal: pk le machin me dit addresse invalide??
Sybr33d: Bonjour Chantal, tu as probablement rentré une adresse invalide.
chantal: ah oui!!!!!!!
chantal: il est vraiment con cet ordi!!!!!
J'adore ce commentaire :
C’est exactement le même principe qu’en voiture quand un poteau traverse la route sans regarder. T’as beau être un excellent conducteur, de nuit, un lampadaire qui te coupe la route c’est l’accident assuré.
La première fois que j'ai lu quelque chose sur les accords Toltèques, c'était chez Zythom. Il y a quelques mois, une collègue m'en a reparlé. Cela tombe bien puisque je lis actuellement d'autres livres de la catégorie développement personnel. Pas par passion, par besoin… J'essaye de trouver de la documentation potable pour améliorer mes relations avec autrui, qui ont pris une bonne dose de plomb dans l'aile ces dernières années, tendance perte de foi totale en l'humanité et cœur ostracé.
Bon, je te rassure tout de suite, je ne perçois pas les accords Toltèques comme le Guide ultime, mais on y trouve tout de même des notions qui gagnent à être diffusées : le fait que les propos d'autrui, y compris les insultes, ne t'engagent pas tant que tu ne le décides pas, le fait que l'amélioration de tes relations avec autrui commence par l'amélioration de tes relations avec toi-même, le fait que tout le monde vit dans un monde qui lui est propre, créé par son interprétation du réel, etc.
Il me reste un point d'incompréhension malgré mes quatre lectures : comment appliquer les accords toltèques au quotidien, c'est-à-dire comment effectuer un suivi de nos comportements ? Un suivi subjectif a-t-il un intérêt ?
Le livre de référence de Don Miguel Ruiz. Il nous présente 4 accords qui forment une philosophie de vie qui nous aide à nous débarrasser des accords limitants que l'on a conclus (parole blessante que l'on a cru, croyance destructrice que l'on a cru, etc.) et à retrouver la liberté personnelle. Je le trouve moins bien écrit que Le cinquième accord Toltèque en cela qu'il n'explique rien : tout est présenté comme une évidence, une vérité incontestable. Quand l'auteur manipule des concepts de sociologie ou de psychologie, il ne les mentionne pas et il préfère les substituer par son propre jargon. Je trouve ça dommage, car ça empêche l'adhésion des personnes qui ont besoin de comprendre, de tout expliquer.
Mes notes ci-dessous.
Généralités :
1er accord : que votre parole soit impeccable - parlez avec intégrité, dites uniquement ce que vous pensez, n'utilisez pas la parole contre vous-même ou pour médire autrui
2e accord : quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle - ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur interprétation de la réalité, de leur rêve à eux
3e accord : ne faites pas de suppositions - ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendu et drame
4e accord : faites toujours de votre mieux - votre « mieux » change d'instant en instant, quelles que soient les circonstances, faîtes simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets
L'auteur énonce aussi des idioties :
Dans cet autre livre, Don Miguel Ruiz expose les 4 accords Toltèques sous un jour nouveau, y ajoute un cinquième accord à passer avec soi-même, et présente la Voie Toltèque (maîtrise progressive de soi). Je trouve cet ouvrage plus précis, mieux rédigé, plus agréable à lire et plus pédagogique que l'ouvrage de référence présenté ci-dessus. Même si l'auteur ne source toujours pas les notions de sociologie et de psychologie bien connues qu'il utilise, il explique beaucoup plus les notions qu'il manipule, assez pour qu'elles ne semblent plus tomber de nulle part.
Bref, je recommande la lecture de ce livre, plutôt que du livre Les quatre accords Toltèques.
Mes notes ci-dessous.
Un livre pratique qui résume les accords Toltèques, les applique à la vie quotidienne, procure des conseils et fournis des exercices d'application. Ce livre est très bien structuré : une partie par accord, plusieurs chapitres pour exposer les notions sous-jacentes mais complémentaires. J'apprécie la taille de la police de caractères et la mise en emphase des notions importantes : cela donne envie de ré-ouvrir le bouquin afin d'y relire les notions oubliées. Je déplore l'absence d'une correction voire d'exemples pour la plupart des exercices…
Je recommande la lecture de ce livre si t'as besoin d'une grille de lecture pratique des accords Toltèques.
Mes notes ci-dessous.
1er accord :
Non seulement vous souffrez d'être ce que vous croyez être, mais, peu à peu, à force de ne pas vous apprécier, vous vous sentez tellement mal à l'aise que vous avez des difficultés à supporter votre environnement. Lentement, mais sûrement, vous finissez par en vouloir aux autres, à tous les autres : les gens, votre travail, votre vie, le gouvernement ! Bref, dans ce système rien ne va jamais, surtout vous, et vous souffrez en outre d'un isolement que vous avez vous-même créé.
2e accord :
3e accord :
4e accord :
Ce livre ne m'a pas convaincu : il comporte très peu d'explications et d'applications pratiques des accords Toltèques. La majorité des exercices n'a pas de solution ni de pistes pour comprendre quel spectre de réponses va dans le bon sens… Je ne vois pas comment cela peut aider à progresser…
Mes notes ci-dessous.
1er accord :
2e accord :
3e accord :
4e accord :
5e accord :
Divers :
Ces canons pulvérisent différents liquides. De l’eau, bien sûr, mais aussi plus généralement des émulsifs. Soit le même liquide mousseux que celui employé par les pompiers, qui peut être coupé avec différents additifs, ajoutés directement dans la citerne.
Le plus courant pourrait être un gaz lacrymogène, mais de récents problèmes techniques en ont limité l’usage. Le 1er mai, à Paris, c’est une mousse très spéciale qui a été utilisée. Le canon projetait ainsi « des protéines de viande macérées, mélange de sang séché et d’os broyés », à l’odeur pestilentielle. « Les manifestants ont été réellement surpris, commente un opérateur. Ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. »
À terme devraient également être mis en œuvre des PMC, des produits de marquages codés, comme l’indique une touche spécifique dans le « cockpit » des engins. Inodores et invisibles, ils peuvent rester jusqu’à trois semaines sur la peau, beaucoup plus sur les vêtements, et ainsi matérialiser la présence d’un individu dans une manifestation. « Il suffit d’un éclairage ultraviolet pour les mettre en évidence, décrypte un spécialiste. C’est possible y compris depuis un hélicoptère. »
Via https://twitter.com/fourmeux/status/1044851806533283841 via https://twitter.com/reesmarc/status/1044889788296437761 via https://twitter.com/bortzmeyer .
Ragne: Ca va aller
Ragne: On va sauver ce monde
Ragne: On a une mission
Ragne: Réaligner absolument toutes les bouches d'égouts de la planète
Ragne: faire vaincre la symétrie et le parallélisme
A: Dit-il à la super astigmate à l'oreille interne défaillante ><
A: Tu peux trouver une meilleure Robin sur ce coup là Batman
A: Je vais traduire ça dans ta langue : mon réticule n'est plus correctement aligné avec le viseur et mon gyroscope est foutu
Ragne: Dis pas de bétises robin
Ragne: Tu veux juste pas mettre le combo collant/porte-jarretelle
Ragne: Mais on peut faire sans!
:'D
Sur une installation de Ganeti (logiciel qui permet de monter un agrégat d'hyperviseurs GNU/Linux), nous avions un Volume Group (VG) LVM qui contient toutes nos machines virtuelles (VM) existantes :
$ sudo gnt-cluster info | grep -E "lvm|metavg"
lvm volume group: vg0
lvm reserved volumes: (none)
metavg: vg0
Ce stockage s'effectue sur des SSD. Désormais, nous avons également des disques dur de grande capacité dans nos hyperviseurs et nous voulons les utiliser avec Ganeti, au cas par cas, en fonction des VM. Nous avons créé le VG « vg_vpsstockage ».
Si l'on suit la documentation qui correspond à notre version de Ganeti ainsi que la documentation pour manipuler plusieurs VG avec Ganeti, la commande suivante devrait créer une VM dans le VG stocké sur nos disques durs :
$ sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>
Mais ce n'est pas le cas :
Can't compute nodes using iallocator 'hail': Request failed: Group default (preferred): No valid allocation solutions, failure reasons: FailDisk: 2
Le problème ne vient pas de DRBD puisqu'un sudo gnt-instance add -t plain -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom> échoue tout autant.
Si nous spécifions l'hyperviseur sur lequel créer la VM (-n hyperviseur1.domain.example), cela fonctionne, quel que soit l'hyperviseur utilisé. Ganeti est donc capable d'utiliser le nouveau VG sur chaque hyperviseur.
Si nous utilisons DRBD en spécifiant le couple d'hyperviseurs à utiliser (sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -n hyperviseur1.domain.example:hyperviseur2.domain.example -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>), cela fonctionne.
C'est donc l'allocateur dynamique, le bout de logiciel qui aide à la répartition des VM sur les différents hyperviseurs en fonction des ressources (RAM, CPU, etc.) restantes, qui échoue.
Un des tests d'intégrité doit échouer… Mais lequel. Désactivons-les pour voir (sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start --ignore-ipolicy <nom>) : échec, toujours le même message d'erreur. Sans trop de surprise puisque la politique de notre cluster (sudo gnt-cluster info | grep -A 25 "Instance policy" pour l'afficher) prévoit des valeurs minimales inférieures aux besoins de notre VM de test et des valeurs maximales supérieures à ces mêmes besoins.
Après quelques essais au pif, nous nous redons compte que l'allocateur échoue quand nous commandons la création d’une VM avec un disque dur virtuel d'une capacité supérieure à l'espace disponible dans le VG des SSD. Quand nous commandons une capacité inférieure, la création d'une VM fonctionne. Pourtant, nous sommes formels, Ganeti crée bien le disque dur de la VM dans le VG des disques durs… Pourquoi son allocateur vérifie-t-il le VG des SSD ? Mystère.
Nous n'avons pas trouvé d'autre solution que de changer les paramètres globaux du cluster, de créer notre VM, puis de rétablir les paramètres globaux du cluster (utilisation du stockage SSD par défaut). Cela se fait de cette manière :
$ gnt-cluster modify --vg-name vg_vpsstockage -D drbd:metavg=vg_vpsstockage > /dev/null
$ gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>
$ gnt-cluster modify --vg-name vg0 -D drbd:metavg=vg0 > /dev/null
Comme nous utilisons un script pour créer nos VM Ganeti, toute cette tambouille n'est pas gênante. Note : nous utilisons trap "gnt-cluster modify --vg-name vg0 -D drbd:metavg=vg0 > /dev/null" EXIT afin d'être sûr que la commande de rétablissement des paramètres globaux du cluster sera bien exécutée, quelle que soit l'embranchement de sortie du script.
De la poudre de lait dégraissé, de la haute pression pour faire éclater les globules de gras, une flopée d'additifs… Et, au fond de la yaourtière, des marges crémeuses à souhait.
Huit milliards ! C’est le nombre de pots qu’engloutissent chaque année les Français. L’Hexagone est la patrie du yaourt. Nos 15 kilos annuels par tête de pipe représentent sept fois la consommation moyenne des autres habitants de la planète ! Pourquoi un tel appétit ? Les experts, qui s’épuisent en hypothèses, soulignent que la France est aussi championne de l’ingestion de fromage. Nébuleux mystères lactés…
Pour nous faire engloutir toujours plus de yaourts, le lobby laitier nous martèle, par exemple, que, ce presque dessert, c’est bon pour les os. Mouais… Là où un yoghourt nature affiche 188 mflligrammes de calcium, au maximum, pour 100 grammes, les amandes en recèlent 248 et la sardine en boîte près de 400 !
Même battage à propos du côté naturel du produit. Sauf que neuf yaourts sur dix ne sont pas fabriqués avec du lait frais tout droit sorti du pis de la vache, mais avec de la matière première lactique reconstituée… Ainsi, le yoghourt industriel contient jusqu’à 10 % de poudre de lait dégraissée — cet ajout protéiné qui donne le « yaourt cantine », ultraferme et blanc connue neige. Exit, la goûteuse peau de lait des yoghourts tradi, que la grande distrib a décrétée non grata parce qu’elle fripe et jaunit.
Cinquante nuances de lait
Moins chère encore, et dotée des mêmes propriétés : la protéine de lactosérum, un « déchet » de fabrication que l’industrie fromagère utilise à l’envi. Une fois « déprotéiné », ce résidu est recyclé dans les biscuits, les laits infantiles, les produits de régime ou l’alimentation pour bétail. Avec 562 000 tonnes par an, la France en est le premier exportateur mondial. Encore un record !
En plus d’être « standardisé », le lait pour les yaourts d’usine est homogénéisé — autrement dit, soumis à très haute pression (200 bars). Le but de la manip ? Faire éclater les globules de gras afin qu’ils restent emprisonnés dans la matière blanche et que le consommateur n’ait rien à égoutter… Une pratique qui fait bouillir les producteurs artisanaux. « On modifie la nature des molécules du lait sans avoir jamais vraiment étudié les effets sur la santé », s’emporte ainsi Marie-Laure Marilleau, fabricante de yaourts bio fermiers à Sonnac (Charente-Maritime). Pour alimenter notre fringale, les industriels déclinent aussi à l’infini les variétés de yaourts. Pas moins d’une cinquantaine de nouvelles références sont ainsi mises en rayons chaque année. Il est vrai que sortir une nouveauté est un jeu d’enfant : il suffit de modifier un chouia le taux de protéines ou de sucre dans une variante « ferme » ou « brassée » pour faire terroir.
A devenir chèvre
Avec les yaourts aux fruits, c’est encore plus fastoche : on ajoute fraises, cerises, abricots, en couches ou mélangés, avec ou sans morceaux… Surtout, on utilise des additifs pour « texturer », colorer et aromatiser à moindres frais. Depuis 1988, un décret interdit l’ajout de colorants, épaississants et autres correcteurs d’acidité. Mais les multinationales du lait ont trouvé l’astuce : au lieu d’être délayés dans les yaourts, les additifs sont incorporés en amont dans les préparations de fruits. Le magazine « 60 Millions de consommateurs » (avril 2018) a ainsi décelé jusqu’à sept additifs dans un produit de grande marque. On touche le fond (du pot) !
Cerise sur le lactose, sortir un nouveau produit permet de justifier un prix plus élevé que celui des marques de distributeurs, qui trustent déjà 60 % des yaourts nature. « Le but est aussi de freiner l’accès à un marché annuel de presque 2 milliards d’euros aux fabricants artisanaux, de plus en plus nombreux », avoue froidement un directeur marketing bossant dans l’agroalimentaire.
Avec 4 % de marge, le yoghourt est, mine de rien, le produit le plus rentable du rayon laitiers, après les laits infantiles. D’autant que les grands producteurs — Lactalis, Danone, Sodiaal — récupèrent, en dégraissant le lait, 40 000 tonnes de crème par an, et autant de beurre, dont le prix, en une année, a doublé, pour atteindre 3 000 euros la tonne. Ça en fait, du gras !
Pour soigner leurs bénefs tout en contournant la réglementation française, qui n’autorise, dans l’appellation « yaourt », que deux ferments lactiques (Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus), les industriels ont inventé les yoghourts à boire ( lire encadré) : des laits fermentés, ensemencés avec d’autres bactéries, qui ne méritent donc pas officiellement le nom de « yaourts » mais sont pourtant vendus comme tels.
Seule et récente contrariété : une partie des consommateurs boude désormais le lait de vache. Ni une ni deux : les fabricants ont garni les linéaires avec des yaourts au lait de brebis ou de chèvre. L’engouement, porté par la mode du yaourt grec, ne tarit pas. Alors que les ventes de yoghourts classiques stagnent depuis dix ans, celles de laits fermentés de chèvre et, surtout, de brebis s’envolent : plus de 30 % pour le yaourt à la grecque. Vendu jusqu’à 8 euros le kilo, ce dernier est encore plus rentable que celui préparé au lait de vache (1,65 euro le kilo). De quoi bêler de joie.
Pour les nutritionnistcs, c’est un cauchemar liquide. Lancé par Yoplait (Sodiaal) en 1974 avec sa marque Yop, le yaourt à boire a fait des émules. En France, il s’en vend plus de 70 000 tonnes par au. Youpi ! Sauf pour la santé… Les bouteilles sont bourrées d’additifs et, surtout, de sucre — jusqu’à deux morceaux (soit 12 grammes) pour 185 grammes de yaourt. Autant de calories absorbées sous forme liquide que le cerveau n’arrive pas, pour cette raison, à comptabiliser.
C’est ce qui s’appelle avoir du yaourt dans la tête ?
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
Le rapport remis la semaine dernière au Premier ministre par une députée En marche ! et un prof de Sciences-Po est apparemment très technique : il suggère, selon « Les Echos » (6/9), de s’acheminer « vers des prestations sociales “ajustées” en temps réel ». Quèsaco ?
Le journal économique lâche le morceau et explique qu’il s’agit de calculer, notanment, les allocations de logement en fonction des revenus récents des bénéficiaires dans le besoin. « A la clé, précisent “ Les Echos”, 1,2 milliard d’euros d’économies par an. » On comprend mieux…
La « lutte contre la pauvreté » commence bien.
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
Le 60e anniversaire du 13 mai 1958 n’a pas été commémoré. En lisant “La guerre civile en France, 1958-1962” (La Fabrique ), de Grey Anderson, on comprend pourquoi.
Les généraux ? « Tous des cons, des crétins, uniquement préoccupés de leur avancement, de leurs décorations. » Celui qui se confie ainsi au journaliste Pierre Viansson-Ponté, en juillet 1958, n’est ni gauchiste ni antimilitariste : c’est de Gaulle soi-même ! Ce livre passionnant de l’historien américain Grey Anderson raconte comment le retraité de Colombey-les-Deux-Eglises roula dans la farine la frange extrémiste de l’armée. Maître de l’équivoque, de Gaulle se fit acclamer, le 4 juin 1958 à Alger, en lançant son célèbre « je vous ai compris ». Mais qu’avait-il compris ?
Auparavant, durant le printemps 58, ce Machiavel en képi avait subtilement joué. A Alger, ses fidèles complotaient avec l’extrême droite, tandis qu’à Paris le chef se présentait comme l’arbitre, l’homme de la réconciliation, le sauveur de la patrie. Alimenter l’incendie et apparaître comme le pompier suprême… Reçu par le président Coty à l’Elysée, voilà de Gaulle investi par l’Assemblée nationale le 1er juin. De la belle ouvrage !
L’Histoire marche sur la tête : c’est l’ancien, l’homme du 18 juin 40, avec sa voix d’outre-tombe, qui balaie une arrière-garde de colonels et de capitaines souvent plus jeunes, nostalgiques des colonies. De Gaulle veut une armée moderne, technocratique et surtout apolitique. Il a une arme dans la poche : la bombe atomique française, prête à l’emploi en 1958. « Dans l’armée, le folklore, c’est fini ! » confie—t-il à Alain Peyrefitte. A bon entendeur, salut ! Les généraux sont priés de rester dans leurs casernes. Et de contempler dans le ciel saharien de Colomb-Béchar, le 13 février 1960, en même temps que le champignon de la première bombe atomique française, la fin de leurs illusions colonialistes.
En face, l’OAS et les putschistes n’ont plus que leurs bombes artisanales. Dans la nuit du 17 au 18 janvier 1960, 18 attentats frappent la capitale. En Algérie, on en compte une trentaine par jour. Le 21 avril 1961, alors que de Gaulle assiste à une représentation de « Britannicus » à la Comédie-Française, quatre généraux — Challe, Jouhaud, Salan, et Zeller — tentent, depuis Alger, de soulever l’armée contre Paris. Des chars sont positionnés pour protéger l’Assemblée nationale. Mais, en quelques jours, le putsch se degonfle et de Gaulle ramasse la mise, imposant la procédure de l’article 11 contre l’avis du Conseil constitutionnel, pour instaurer l’élection du président de la République au suffrage universel.
Conclusion désabusée de Jean-Marie Le Pen, très actif durant toute cette période : « L’armée a servi de trampoline pour le nouveau régime. » De Gaulle aura réussi l’exploit de présenter son retour au pouvoir comme la victoire sur une entreprise de subversion à laquelle il avait participé.
Très documenté, écrit sur un ton placide, ce livre n’oublie pas les opposants et les insoumis, notamment Francis Jeanson et son réseau d’aide directe au FLN, Sartre, Vidal-Naquet, et autres Jérôme Lindon ou François Maspero. Au procès de Jeanson, un magistrat nommé Patin faisait la leçon à Simone de Beauvoir à propos de la torture : « Ces officiers, madame, vous leur avez fait du chagrin avec votre article… Je les ai vus à Alger… Je les ai interrogés : ils sont très bien élevés. » Juste un peu rugueux, parfois.
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
« Jazz au phare », le « festival de musique — et pas seulement de jazz — de l’île de Ré, attire, tous les étés depuis huit ans, les foules à Saint-Clément-des-Baleines. Têtes d’affiche, cette année : Selah Sue, Lucky Peterson, Catherine Ringer, Electro Deluxe. Le style est décontracté. Les spectateurs apportent leur pliant, leur coussin ou s’assoient par terre. Seuls quelques gradins sont montés, réservés aux partenaires du festival et à leurs invités.
Les traitements particuliers de personnes dites importantes me navrent toujours autant…
Le 6 août, en amateur averti, Jacques Toubon — ancien ministre de la Culture — et son épouse débarquent au concert de Lucky Peterson. ils sont venus les mains dans les poches et jettent leur dévolu sur deux fauteuils dans les gradins. « Ces places sont réservées, leur font aimablement remarquer les bénévoles chargés de l’organisation. — Réseruées pour qui ? Vous ne savez pas qui je suis ? »
Apparemment, non. et le ton. monte rapido. Voilà que Toubon, actuel défenseur des droits, se met à défendre les siens haut et fort : il bouscule la bénévole, menaçant la « pauvre fille » d’utiliser son entregent pour la faire virer. « Si je n’étais pas là, ce festival n’existerait pas ! J’emmerde l’équipe de bénévoles et la sécurité ! » Son épeuse, malgré la présence d’une dizaine de témoins, vient en renfort pour en rajouter, sur un mode très châtié : « Ta gueule, pétasse ! Dégage, feignasse ! Petite pute ! »
Effrayée, la responsable (salariée) des bénévoles fait intervenir le service de sécurité, qui réussit tant bien que mal à repousser les indélicats vers la sortie.
Le président du festival, appelé lui aussi à la rescousse — et qui, contacté par « Le Canard », dira qu’il n’a pas « eu nouvelle de ça (sic) » —, n’en a pas moins rattrapé le couple pour le réinstaller sur les gradins.
Le défenseur des droits ne le fera pas renvoyer ?
« Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser »… Big up Montesquieu.
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
Que ne ferait pas la presse pour sauver la planète ! En triant vos journaux, « Vous êtes sur “Le Point” de faire un beau geste » ; « Comme disait “Marianne”, “ah, ça triera, ça triera, ça triera !” » ; etc. Ce récent déferlement de pages de pub n’a pourtant rien de bien vert…
Il résulte de la négociation menée par le Syndicat des éditeurs de la presse magazine avec Citeo, l’éco-organisme chargé de collecter la contribution des entreprises productrices et utilisatrices d’emballages et de papier.
Le but ? Aider les collectivités tenitoriales à financer le tri. En réalité, lesdits journaux n’ont pas déboursé un centime : ils ont tout simplement troqué leur écocontribution contre… des encarts de pub. Ça, c’est du recyclage, coco !
Citeo, qui est loin d’avoir rempli les objectifs de récupération fixés par l’Etat lors du Grenelle de l’environnement (75 % pour les emballages, 65 % pour le papier), a bien besoin de redorer son blason. En 2017, seules 3,4 millions de tonnes d’emballages (68 %) et 1,3 million de tonnes de papier (57,6 %) ont été collectées. Pourquoi tant de déchets dans le recyclage ?
Bennes trouées
Citeo présente un défaut congénital. Contrôlée par les emballeurs et par l’industrie agroalimentaire (Lactalis, Nestlé, Kronenbourg, L’Oréal, Evian, Coca-Cola), la boîte encaisse un pourcentage sur tous les emballages porteurs du « point vert » vendus dans le commerce : canettes de bière, boîtes de conserve, etc.
En retour, Citeo verse des aides aux collectivités assurant le tri sélectif. Sauf qu’il les rétribue en fonction des tonnages d’ordures ramassées. Comme ces collectes municipales n’atteignent pas les objectifs fixés par le Grenelle, l’éco-organisme ne distribue pas la totalité des sommes récoltées auprès des consommateurs (690 millions cette année). Moins le tri fonctionne, plus Citeo s’enrichit ! Du coup, il dispose d’une incroyable trésorerie : 188,9 millions !
Ce fonctionnement baroque n’incite guère les industriels actionnaires de Citeo à diminuer leur production d’emballages… « Nous sommes une société à but non lucratif », rétorque sa porte-parole. Une société qui reste toutefois très lucrative pour ses dirigeants : Citeo a versé une rémunération brute annuelle de 1,857 million d’euros au comité de direction (neuf personnes), soit 206 033 euros en moyenne. Combien pour son directeur général, Jean Hornain ? Secret, mais, en 2014, son prédécesseur touchait 370 367 euros, soit quasiment autant que le patron de la SNCF.
S’il tenait ses promesses écologiques, il gagnerait peut-être autant que celui d’Airbus !
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
La baisse des indemnités est-elle un objectif du gouvernement ?
Non. Le retour à l’activité durable est la raison première de ces négociations, mais ce serait irresponsable de fermer les yeux sur la dette accumulée de l’Unédic : 35 milliards d’euros, soit l’équivalent d’un an de cotisations. La réduction progressive de cet endettement est une condition de viabilité de l’Unédic, et nous allons discuter avec les partenaires sociaux des voies et moyens pour le faire.
Mais bien sûûûûûûûr réduire la dette et, en même temps ne pas dégraisser les allocations, alors même que le pognon de dingue ne tombe pas d'un arbre magique. Méga crédible. Ce gouvernement ne peut-il donc pas traverser la rue pour se trouver un autre boulot ?
Via le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.