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  • Olivier Laurelli sur Twitter : "#qotd J'adore la comparaison free beer / free speech mais il y a un 3e côté, le «free puppy». Si tu ne t'en occupes pas il va crever et tu seras un salaud. L'opensource où il faut maintenir un peu les choses, il faut comprendre que ça ne s'alimente pas d'amour et d'eau fraîche."

    #qotd J'adore la comparaison free beer / free speech mais il y a un 3e côté, le «free puppy». Si tu ne t'en occupes pas il va crever et tu seras un salaud. L'opensource où il faut maintenir un peu les choses, il faut comprendre que ça ne s'alimente pas d'amour et d'eau fraîche.

    Gros +1.

    Fri Oct 5 08:51:16 2018 - permalink -
    - https://twitter.com/bluetouff/status/1048001528374734849
  • 📕 📗 📘 📙 📚 PUBLIEZ ! - Liens en vrac de sebsauvage

    PUBLIEZ ! 📚
    Même une petite astuce, une simple ligne de commande, une idée.
    Un jour, ça rendra service à quelqu'un.

    Gros +1. J'avais exposé d'autres bonnes raisons de publier tout et n'importe quoi dans ce shaarli.

    Thu Oct 4 22:10:38 2018 - permalink -
    - http://sebsauvage.net/links/?s2o_1g
  • Mes notes de La Revue Dessinée numéro 20 de l'été 2018

    Burn-out

    • Terme apparu en 1971 servant à décrire des pathologies rencontrées dans le milieu associatif ;

    • La définition comporte 3 dimensions. 1) dévalorisation de soi et inefficacité par absence d'accomplissement personnel. 2) dépersonnalisation / cynisme et indifférence au travail. 3) épuisement émotionnel, physique et psychique ;

    • La définition a varié avec le temps. Aujourd'hui, on tente de lui donner une connotation branchée qui diffère de la dépression alors que ce n'est pas le cas ;

    • En fait, le burn-out est une réaction normale à une situation anormale. Nous appartenons à plusieurs groupes sociaux (famille, association X, travail, etc.). Nous avons besoin d'un équilibre entre tous ces groupes sur les investissements que nous fournissions et les gains que nous récupérons, et sur la loyauté que nous accordons à ces groupes et la projection de nous que nous en retirons. Il faut également que nous valeurs soient en accord avec celles du groupe ;

    • Le taylorisme était vu par la gauche comme quelque chose de positif qui permet de contester l'arbitraire du contremaître par la mesure scientifique et la normalisation ;

    • L'organisation scientifique du travail a connu plusieurs phases : Taylor (dépossession des ouvriers du savoir entourant leur métier, mesure des gestes, etc.), Ford (standardisation), « mouvement » (1920-1960, appliquer le taylorisme aux relations sociales au sein de l'entreprise : mesure de la camaraderie, de la durée optimale de la pause, rationalisation des recrutements et de la formation, individualisation du travail, du salaire, etc.) et management de soi de nos jours (coaching, injonction à être motivé, flexible, responsable, à se fixer des objectifs et des sanctions en toute autonomie, à soigner son apparence, à avoir un esprit d'équipe, fut-il factice), etc. ;

    • Cette injonction à préparer + anticiper + profiter du changement ainsi que le télétravail génère de l'insécurité, ce qui déséquilibre la balance défini au 4e point ci-dessus, ce qui entraîne des burn-out ;

    • Je découvre le syndicat Asso, le syndicat des salarié⋅e⋅s du milieu associatif.


    Hooliganisme

    • Phénomène apparu en 1970/80 en Angleterre, et amplifié par la misère sociale prégnante sous Tatcher.

    • Violence codifiée (1 contre 1, on ne frappe pas quelqu'un à terre, pas de combat de rue mais plutôt des combats discrets, etc.) lors d'événements sportifs menée par des personnes jeunes (< 40 ans) avec une sensibilité politique d'extrême-droite plutôt rangées dans une vie de famille et professionnelle même si quelques fanfarons existent ;

    • Les violences commises en juin 2016 à Marseille ne correspondent pas à cette définition : les hooligans russes s'étaient préparés, étaient venus assister au match dans le but de commettre des violences, ils avaient procédé à des repérages les jours précédents, etc.


    Antiquités du sang

    • L'art est souvent détruit et pillé en temps de guerre, comme à Palmyre, en Syrie ;

    • Quand le peuple pillé demande le rapatriement de ses œuvres, cela leur donne de la valeur, c'est pour cela que c'est lucratif ;

    • Il y a toute une chaîne d'acteurs : pilleurs, exportateurs, blanchiment de l'art (rassemblement au sein d'une même collectif, par exemple), ports francs (ils stockent la marchandise en transit, qui est exonéré de frais de douane), maisons de vente, etc. ;

    • Des bases de données publiques et privées recensent les œuvres pillées et délivrent des certificats sans trop de valeur qui disent "cette œuvre n'est pas connue pour avoir été pillée" qui sont utilisés entre les vendeurs et les acheteurs pour prouver leur bonne foi en cas de contrôle…


    Nucléaire

    • L'acier, c'est un mélange de fer et de carbone. Afin de résister aux chocs de température, le maximal de carbone admis dans la cuve d'un réacteur nucléaire est de 0,2 %. Les cuves fabriquées au Creusot pour l'EPR de Flamanville, pour le projet abandonné d'EPR américain et pour le projet d'EPR japonnais contiennent trop de carbone, ce qui a fait douter de leur solidité. L'ASN a tranché en juin 2017 : ça passe, mais il faudra changer le couvercle de la cuve d'ici 7 ans (ça ne signifie pas que l'existant tiendra 7 ans, mais que la société commercial japonnaise solicitée pour le produire a un carnet de commandes qui ne permet pas d'envisager un délai plus court) ;

    • Pourquoi les cuves du Creusot sont défectueuses ? La volonté politique de stopper le nucléaire après Tchernobyl met le secteur en difficulté économique par absence de commandes. Michel-Yves Bolloré (frère de Vincent), achète à la casse l'usine du Creusot. Grâce à des appuis politiques, il obtient que les cuves des EPR soient fabriquées dans son usine… qui n'est ni prête pour cela ni même conçue pour ça. L'impréparation de l'usine forcera Areva a la racheter sous l'impulsion de l'ASN, ce qui fera une belle plus-value pour Bolloré (200 fois sa mise)… Il n'en reste pas moins que l'usine n'est pas adaptée pour forger de telles pièces… ;

    • Pourquoi les budgets de tous les EPR (Finlande, Angleterre, France, Japon) ont explosés ? ÉDIT DU 08/12/2019 À 17 H 30 : les deux EPR chinois ont été inaugurés en 2018 et 2019 avec 5 ans de retard et 60 % de dépassement budgétaire. FIN DE L'ÉDIT. Car Areva voulait une tête de série c'est-à-dire des EPR vendus peu chers qui serviraient de vitrine pour en vendre d'autres, sur lesquels la société se rattraperait. Comme les EPR ont connu des ennuis techniques et l'absence de succès commercial (les EPR sont trop volumineux pour intéresser les pays émergents, qui lui préfère des réacteurs coréens et russes), Areva a dû revoir le prix de ses premiers EPR à la hausse afin de ne pas sombrer ;

    • Tout cela illustre que le nucléaire n'est pas la moins chère des énergies : il y a un coût de fabrication des centrales, un coût d'entretien, et un coût de démantèlement. Certains coûts restent même inconnus, comme le démantèlement, car aucune centrale a été démantelé à ce jour, y compris celles de première génération (qui n'ont pas été conçues pour être démontées et dont les plans ont été perdus…) ;

    • Comme dans tout, on constate des cascades d'irrégularité dans la fabrication des pièces utilisées dans les centrales, comme c'est le cas du générateur à vapeur de la centrale de Fessenheim…


    Mineurs isolés étrangers

    • Pour vérifier l'âge des migrants (si inférieur à 18 ans, alors ils sont inexpulsables), on procède à un test radiographique d'un os du poignet qui est censé atteindre sa maturité à 18 ans. Ce test a une marge d'erreur de 18 mois. En théorie, seule la justice peut ordonner ce test. En pratique, il est courant. On a également recours à une vérification du développement pubère des organes sexuels. C'est parfaitement illégal, mais ça se pratique toujours…


    Introduction d'une espèce animale dans un écosystème qui ne peut pas l'accueillir, l'exemple du lapin en Australie

    • Lapins importés par un Anglais pour son plaisir personnel de la chasse. Évidemment, ça tourne mal, car l'Australie est propice au développement du lapin : il n'y a pas de prédateurs (la belette, par exemple), il trouve des terriers clés en main qu'il adore voler, etc. ;

    • Pour juguler le nombre de lapins, les Australiens tentent l'empoisonnement, la construction de loooongs murs, et la propagation de virus (d'abord la myxomatose puis le calicivirus puis le RHDV1K5). Le plus efficace a été les différents virus… Mais, ne risque-t-on pas d'importer par maladresse ce virus en Europe et décimer la population des lapins ?
    Sun Sep 30 23:17:48 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?5LB7sQ
  • Un front populaire Medef-syndicats ?

    Avant de conquérir le fauteuil de Pierre Gattaz à la présidence du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux se targuait d’être un bouffeur de syndicalistes. Mais, à peine intronisé, le 3 juillet, il commençait à les cajoler ! **François Hommeril, l’intransigeant patron de la CFE-CGC, le rencontre une fois par mois. Mieux : l’homme, qui a longtemps fait campagne pour que le Medef déserte tous les organismes paritaires, veut désormais sauver l’assurance-chômage de l’étatisation macronienne.

    Du beau, du bon, du Béré

    Face à la « nationalisation rampante » que, selon lui, prépare l’Elysée, le nouveau patron du Medef propose un système hybride : l’Etat créerait un régime de solidarité financé par la CSG, au côté duquel subsisterait une assurance complémentaire obligatoire, payée par les entreprises et « gérée par les partenaires sociaux ». Une Unédic bis serait donc cogérée uniquement par les partenaires sociaux et financée par les seules cotisations, sans que l’Etat y mette son nez. A côté du système de base voulu par Macron, l’ensemble du dispositif ressemblerait à la réforme mise en place en 1984 par Bérégovoy, alors ministre des Affaires sociales, et supprimée par Chirac deux ans plus tard. Curieuse référence, pour un libéral radicalisé…

    En privé, le patron de FO, Pascal Pavageau, voit dans cette proposition du Medef la main d’Emmanuel Macron, qui chercherait à sortir du bourbier dans lequel il s’est mis tout seul.

    Son collègue Hommeril est d’un autre avis : « C’est un moyen de régler notre problème avec l’Etat, lance-t-il. Avec l’Unédic, les partenaires sociaux affichent un bon bilan, car le régime serait équilibré sans une dette que l’Etat a contribué à creuser. »

    Une allusion à la tonte du régime d’assurance-chômage à laquelle les gouvernements procèdent chaque année afin de financer Pôle emploi.

    Il n’est donc pas sûr que l’Etat se passe d’une telle vache à lait. Edouard Philippe donnera sa réponse à la fin de la semaine au terme d’un « symposium » avec les syndicats et les patrons.

    En attendant, le président du Medef, ancien des commandos de marine, propose à ses nouveaux amis syndicalistes un kit de survie en milieu hostile. Aux armes !

    Dans le Canard enchaîné du 19 septembre 2018.

    Sun Sep 30 16:48:19 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?v0tQzQ
  • Cuisine et dépendances pour la succession du proc de Paris

    Qui remplacera François Molins à la tête du parquet de Paris ? Et, surtout, qui choisira son successeur ? D’ordinaire, la décision revient àla garde des Sceaux, avec un « avis conforme » du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Mais les choses traînent depuis juin, quand Nicole Belloubet a reçu les trois candidats au poste de superproc.

    Elles traînent tellement, même, que les regards se tournent désormais vers l’Elysée, où tout se décide. « Le président de la République va choisir, et c’est lui qui bloque… » s’inquiètent, en chœur, nombre de magistrats siégeant dans les instances professionnelles. « Une telle attente, on ne l’avait jamais vue, râlent les mêmes. Macron prend son temps parce qu’il veut des gens à sa main. Ça en dit long sur sa conception de l’indépendance de la justice… »

    La main de Macron

    Les choses auraient dû être rondement menées. Dès le 5 juillet, le CSM donnait son feu vert à la nomination de Molins comme « procureur général près la Cour de cassation », proposée par le pouvoir politique. Puis, plus rien. Alors même qu’il avait été demandé au CSM de se grouiller : il s’agissait d’éviter toute vacance à la tête du parquet de Paris, où se jouent les affaires politiques ou terroristes : impossible de laisser un lieu aussi stratégique sans chef, impossible de ne pas y nommer un magistrat de confiance. Macron n’aurait-il pas trouvé son bonheur parmi les trois candidats ?

    Du beau linge, pourtant. Maryvonne Caillibotte, avocate générale à Paris, brillante ex-main droite d’Yves Bot, un ancien proc de Paris proche de Sarkozy. Marie-Suzanne Le Quéau, ensuite, procureure générale à Douai, ex-directrice des affaires criminelles sous Taubira (c’est elle qui, en juillet 2013, avait révélé avoir transmis 54 comptes rendus sur l’affaire Cahuzac à sa ministre en trois mois). Dernier prétendant, Marc Cimamonti, le procureur de Lyon, vers qui pencheraient Belloubet et le CSM. C’est bien joli, mais — personne n’en doute plus — ce ne sont pas eux qui tranchent.

    Plus le bon vouloir de Macron se fait attendre, plus sa volonté de tout décider et diriger s’imprime. Et plus il manifeste de manière aussi éclatante que désinvolte son emprise sur les procureurs.

    Dans le Canard enchaîné du 19 septembre 2018.

    Sun Sep 30 16:42:10 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?hobt4g
  • L’Espagne fait la bombe

    Enfin une décision courageuse à propos du Yémen ! En Espagne, le nouveau gouvernement socialiste a annoncé, le 4 septembre, qu’il bloquait la vente de 400 bombes de précision à guidage laser à l’Arabie saoudite. Au motif que ces bombes, prétendument chirurgicales, ne créant pas de dommage collatéral, sont susceptibles d’être larguées sur des civils au Yémen par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. C’est une bombe américaine semblable, guidée par laser, qui a tué 40 enfants dans un bus scolaire, le 9 août. Un dommage collatéral… ou délibéré ?

    Mais, le 12 septembre, Madrid a finalement fait volte-face et a maintenu la vente, après s’être fait tordre le bras par Riyad, qui menaçait d’annuler en représailles la commande de cinq corvettes militaires pour 2 milliards d’euros à un chantier naval andalou ! De son côté, la France continue tranquillement de fourguer bombinettes, munitions et matériel lourd à l’Arabie saoudite et aux Emirats, en s’asseyant également sur le traité sur le commerce des armes, ratifié en 2014. Les droits de l’homme d’affaires, c’est un métier !

    Dans le Canard enchaîné du 19 septembre 2018.

    Sun Sep 30 16:36:10 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?8coN-Q
  • Macron et l’empathie, bordel !

    Ah, cette manie de s’en prendre aux petits et aux faibles, jamais aux riches et aux puissants !

    Après avoir fait la leçon à un lycéen qui l’appelait « Manu », traité les ouvrières de Gad d’« illettrées », moqué les « Gaulois », qui ne veulent pas du changement, et les « fainéants », auxquels il « ne céder[a] rien », Macron tape un chômeur qui se plaint de ne pas trouver de boulot. Et lui assène avec superbe, dans les jardins de l’Elysée : « Je traverse la rue, je vous en trouve. » Morale : soit le jeune horticulteur est un imbécile qui ne sait pas chercher, soit il est flemmard. Et pourquoi pas les deux « en même temps » ? Pauvre Macron, qui n’a pas le peuple qu’il mérite.

    Ou alors, il cherche un emploi dans un domaine et un secteur d'activité qui lui plaisent, le bougre ! :)


    Est-ce ainsi qu’un président doit parler ? Il le croit, puisqu’il a fait de ces saillies brutales une arme de communication à répétition. Mais la leçon du Président est restée « en travers de la gorge » du chômeur et de quelques autres. Son ton condescendant est vexatoire, et sa morgue de classe préparatoire un rien contre-productive.

    Macron sait peut-être où trouver du boulot, mais fait-il bien le sien, lui ? En admettant qu’il ait raison sur le fond — il y a plein de jobs, ce sont les chômeurs qui ne savent pas les trouver —, il gagnerait à être plus pédagogue. À éduquer sans casser, à informer sans brusquer, à conseiller sans vexer. Le kif, pas la trique !

    Au lieu de ça, son parler vrai est un parler vieux. Il parodie Raymond Barre, qui, à propos du chômage, avait eu cette formule : « La meilleure façon de lutter contre le chômage, c’est de travailler. » Le parler Macron est emprunté à un très ancien monde. Vite un coup de barre ?

    Dans le Canard enchaîné du 19 septembre 2018.

    Sun Sep 30 16:32:34 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?PpCZTQ
  • Lancement de la saison 27 le 06 octobre sur W9 - The Simpsons Park : Toute l'actualité des Simpson

    La saison 27, inédite en France et en Belgique, sera diffusée sur W9 à partir du samedi 06 octobre. Annoncées le 06 septembre 2017, la saison 27 et la saison 28 sont attendues dans les semaines à venir sur la petite chaîne française […]

    Sun Sep 30 15:43:39 2018 - permalink -
    - http://www.simpsonspark.com/actualites/3571-lancement-de-la-saison-27-le-06-octobre-sur-w9.php
  • carotte — Wiktionnaire

    carotte \ka.ʁɔt\ féminin
    […]
    9 . Paquet de tabac à priser ou à chiquer ayant une forme bi-conique.
    10 . (Par extension)(France) Enseigne rouge de forme fuselée signalant un bureau de tabac.

    Sun Sep 30 14:27:21 2018 - permalink -
    - https://fr.wiktionary.org/wiki/carotte
  • Adresse invalide ? 🤔 #19968 - DTC Dans Ton Chat - BashFR - Humour perles citations

    chantal: pk le machin me dit addresse invalide??
    Sybr33d: Bonjour Chantal, tu as probablement rentré une adresse invalide.
    chantal: ah oui!!!!!!!
    chantal: il est vraiment con cet ordi!!!!!



    J'adore ce commentaire :

    C’est exactement le même principe qu’en voiture quand un poteau traverse la route sans regarder. T’as beau être un excellent conducteur, de nuit, un lampadaire qui te coupe la route c’est l’accident assuré.

    Sat Sep 29 20:15:06 2018 - permalink -
    - https://danstonchat.com/19968.html
  • Fiche de lecture : les accords Toltèques

    La première fois que j'ai lu quelque chose sur les accords Toltèques, c'était chez Zythom. Il y a quelques mois, une collègue m'en a reparlé. Cela tombe bien puisque je lis actuellement d'autres livres de la catégorie développement personnel. Pas par passion, par besoin… J'essaye de trouver de la documentation potable pour améliorer mes relations avec autrui, qui ont pris une bonne dose de plomb dans l'aile ces dernières années, tendance perte de foi totale en l'humanité et cœur ostracé.

    Bon, je te rassure tout de suite, je ne perçois pas les accords Toltèques comme le Guide ultime, mais on y trouve tout de même des notions qui gagnent à être diffusées : le fait que les propos d'autrui, y compris les insultes, ne t'engagent pas tant que tu ne le décides pas, le fait que l'amélioration de tes relations avec autrui commence par l'amélioration de tes relations avec toi-même, le fait que tout le monde vit dans un monde qui lui est propre, créé par son interprétation du réel, etc.

    Il me reste un point d'incompréhension malgré mes quatre lectures : comment appliquer les accords toltèques au quotidien, c'est-à-dire comment effectuer un suivi de nos comportements ? Un suivi subjectif a-t-il un intérêt ?


    Les quatre accords Toltèques

    Le livre de référence de Don Miguel Ruiz. Il nous présente 4 accords qui forment une philosophie de vie qui nous aide à nous débarrasser des accords limitants que l'on a conclus (parole blessante que l'on a cru, croyance destructrice que l'on a cru, etc.) et à retrouver la liberté personnelle. Je le trouve moins bien écrit que Le cinquième accord Toltèque en cela qu'il n'explique rien : tout est présenté comme une évidence, une vérité incontestable. Quand l'auteur manipule des concepts de sociologie ou de psychologie, il ne les mentionne pas et il préfère les substituer par son propre jargon. Je trouve ça dommage, car ça empêche l'adhésion des personnes qui ont besoin de comprendre, de tout expliquer.

    Mes notes ci-dessous.

    Généralités :

    • Notre domestication (éducation) est basée sur la peur d'être puni ou de ne pas être récompensé. Cela nous amène à rechercher en permanence l'attention d'autrui, par peur d'en manquer. C'est aussi lors de la domestication que l'on inculque les croyances et les valeurs de la société (ce que l'auteur nomme le rêve de la planète). L'auteur accorde très peu de liberté à l'adulte moyen, qu'il ne semble pas croire capable de changer de valeurs ;

    • Cette domestication crée dans notre esprit un Juge et une Victime. Le premier juge tous nos comportements et actes à la lecture du Livre de la loi qui est la somme de nos croyances, de nos interprétations, etc. La deuxième subit la décision du premier « je ne suis pas assez bon », « je suis moche », etc. . L'auteur note que ce mécanisme n'est pas juste, car, contrairement à la justice, nous nous jugeons et nous nous punissons plusieurs fois pour un même comportement en nous en souvenant et/ou en rabâchant aux autres leurs erreurs passées ;

    • Nous recherchons la vérité, car nous ne contrôlons pas notre besoin de donner tort aux autres ;

    • La recherche de la perfection, inatteignable, provoque forcément des dégâts sur l'estime de soi… d'où un mal-être permanent ;

    • Il faut faire ce que l'on veut, ce dont on a envie, être soi-même, sauvage comme un enfant avant la domestication, il faut faire face à nos peurs. Il n'y a pas de liberté tant que nous agissons dans le but de plaire à quelqu'un d'autre que nous ;

    • Appliquer la recette Toltèque : dresser un inventaire des croyances limitatives et les briser une à une ;

    • Pardonner, ce n'est pas faire une fleur à autrui, c'est aussi agir par compassion avec soi-même ;

    • Les accords Toltèques ne consistent pas à réprimer ses émotions (elles sont utiles !), mais à les contrôler, c'est-à-dire de les exprimer au bon moment, sous le bon format ;

    • Les accords Toltèques consistent à jouir de la liberté dans la sagesse, non dans l'innocence comme le fait un enfant. La différence, c'est la connaissance de ce qui nous limite et l'action permanente pour tenter de s'en émanciper ;

    • Ne pas juger autrui, ne pas chercher à avoir toujours raison ;



    1er accord : que votre parole soit impeccable - parlez avec intégrité, dites uniquement ce que vous pensez, n'utilisez pas la parole contre vous-même ou pour médire autrui

    • Ne pas utiliser la parole dans un but de revanche, de peur, de haine, de médisance, de culpabilisation, de mensonge (même par omission) ;

    • Ne pas dire des choses contre soi (exemple : « je suis mauvais ») ;

    • Toujours exprimer précisément ce qui ne va pas. Ainsi, à un enfant bruyant alors qu'on a mal à la tête, ne pas dire « silence ! t'as une voix horrible ! », mais dire « silence ! j'ai mal à la tête ». La première formulation amène l'enfant à se forger une opinion négative de lui-même : quelqu'un m'a dit que j'ai une voix horrible, je ne prendrais plus la parole en public, je ne chanterai plus, et je souffrirai de ne pas le faire. La deuxième décrite mieux la réalité : le problème n’est pas la voix de l’enfant, mais le mal de tête ;

    • Je reste bloqué sur un point : dire « tu devrais faire ci ou ça » est une parole empoisonnée alors que dire « moi je fais comme ci, comme ça » ou « viens, on va faire ci ou ça » est une parole impeccable. Pour moi, dans les deux cas, le message de fond reste identique : tu fais mal… ;



    2e accord : quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle - ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur interprétation de la réalité, de leur rêve à eux

    • Une insulte ne te concerne pas. Elle est la parole empoisonnée d'autrui qui exprime un malaise. Elle est son interprétation de la réalité. Cette interprétation n'est pas meilleure que la tienne. Exemple : « t'es gros » est une croyance, un sentiment, la peur de ce qui est différent de soi. Gros par rapport à qui, à quoi ? Répondre à cela, c'est défendre un point de vue, vouloir avoir raison à tout prix et chercher à se faire accepter… alors que personne d'autre que nous sait qui nous sommes. L'auteur expose même que lui dire « Ho Miguel, tu es dégoûtant, comment peux-tu dire ça ! » ne l'affecte pas, pas plus que les remontrances d'un chef de bureau ;

    • Tout nous concerne, mais il faut sortir de l'idée que nous sommes responsables de tout ce qui arrive et, qu'en cela, nous y pouvons quelque chose. Notons que je déforme la parole de l'auteur : lui explique que rien de ce qui nous entoure nous concerne, mais je trouve ça dangereux (je pense au changement climatique, par exemple) ;

    • Il convient de ne pas en faire une affaire personnelle car, quand trop de voix intérieures nous parlent, on ne sait plus ce que l'on veut, donc on n'agit plus. C'est ce que l'auteur nomme le mitote ;

    • Il n'y a pas besoin de s'en remettre à autrui, pas besoin de faire confiance à ce qu'autrui dit ou fait, mais seulement de faire confiance à notre capacité de faire des choix responsables (en accord avec nos valeurs ? L'auteur n'explicite pas ce point) ;

    • Si autrui rejette ta demande, ce n'est pas grave, il n'a pas porté un jugement sur toi, mais sur l'intégration de ta demande à son rêve (ses croyances, son interprétation de la réalité, etc.) ;



    3e accord : ne faites pas de suppositions - ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendu et drame

    • Exemple de poison : « on est ensemble depuis x mois, on s'aime, tu aurais dû savoir et combler mon attente ». Ceci ne fonctionne pas, jamais. Il faut avoir le courage de poser des questions, d'exprimer ce que l'on ressent, d'exprimer ce que l'on veut. Ne pas supposer qu'autrui pense et ressent comme nous ;

    • Nous recherchons des réponses à tout pour nous rassurer, alors autant trouver la bonne réponse, c'est-à-dire pas une de substitution qui nous permet d'éviter d'aller au front ;



    4e accord : faites toujours de votre mieux - votre « mieux » change d'instant en instant, quelles que soient les circonstances, faîtes simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets

    • L'auteur parle bien de « votre mieux », pas de « toujours mieux ». Il ne s'agit pas d'essayer de faire plus que ce dont on est capable, mais de s'assumer tel quel. Notre mieux fluctue. Exemple : si l'on est malade (toux carabinée), notre mieux est de rester au lit. Ce n'est pas glorieux, mais si c'est le maximum que nous pouvons faire, alors c'est OK ;

    • Il faut agir par envie, non par appât d'une récompense, sinon on court droit à la frustration ;

    • Il faut apprendre de ses erreurs, qui sont inévitables, ne pas se blâmer en boucle pour ça ;

    • Il ne faut pas vivre dans le passé, se souvenir en permanence de ce qui nous fait mal, de nos échecs, des paroles blessantes que l'on a reçues, etc. ;

    • Il faut appliquer les accords Toltèques progressivement : un jour entier, puis une semaine entière, puis un mois, puis… Il y aura forcément des échecs, des moments de rechute. Il faut accepter de tomber et de recommencer ;



    L'auteur énonce aussi des idioties :

    • « Quel animal peut parler ? ». Heu… Quasiment tous ? Même les arbres échangent de l'information… ;

    • Hitler aurait foutu la grouille tout seul rien qu'avec sa parole. Heu… L'auteur éclipse quand même tout le volet misère économique qui a entraîné une misère sociale donc une violence sociale… ;


    Le cinquième accord Toltèque

    Dans cet autre livre, Don Miguel Ruiz expose les 4 accords Toltèques sous un jour nouveau, y ajoute un cinquième accord à passer avec soi-même, et présente la Voie Toltèque (maîtrise progressive de soi). Je trouve cet ouvrage plus précis, mieux rédigé, plus agréable à lire et plus pédagogique que l'ouvrage de référence présenté ci-dessus. Même si l'auteur ne source toujours pas les notions de sociologie et de psychologie bien connues qu'il utilise, il explique beaucoup plus les notions qu'il manipule, assez pour qu'elles ne semblent plus tomber de nulle part.

    Bref, je recommande la lecture de ce livre, plutôt que du livre Les quatre accords Toltèques.

    Mes notes ci-dessous.

    • Autrui défini qui nous sommes par effet miroir, ce que l'on doit être, ce que l'on doit faire ou non, l'apparence à avoir ou non. Sauf que ce miroir est déformant, il correspond à la seule volonté de celui qui énonce. Tiens, on retrouve des concepts chers à Sartre :) ;

    • Il y a une contradiction de fond : nous recherchons la perfection pour plaire à autrui, mais, comme elle est inatteignable, cela diminue notre estime de soi (qui est la différence entre ce que nous croyons être et ce que nous voulons être), ce qui nous rend tristes ;

    • Nous recherchons la beauté, la liberté, le bonheur, etc. comme une échappatoire afin de revenir à un état de liberté personnelle, comme le bébé qui explore le monde, qui évite la douleur, qui profite de sa vie et qui ignore qui il est et à quoi il ressemble, état que nous avons perdu lors de notre domestication ;

    • Nos interprétations sont des accords en cela que nous les reconnaissons vraies, sans quoi elles ne peuvent pas nous affecter. Exemples d'interprétation : le sens d'un mot, d'une œuvre d'art, d'un arbre. Un arbre n'est pas beau, grand, petit, moche, il est l’ensemble des propriétés que nous rangeons sous le terme plus simple d’« arbre » (c'est la réalité), c'est nous qui le voyons petit et moche en fonction de nos croyances, des concepts que nous avons manipulés dans le passé (c'est une interprétation). Nous percevons la réalité, mais nous comprenons et exprimons un point de vue de la réalité, une interprétation. C'est que l'auteur nomme le rêve permanent ;

    • Nous préférons accuser les autres de la souffrance que nous cause notre propre rêve permanent au lieu d'en assumer la responsabilité puisque c'est notre rêve. Personne peut nous sauver. Le seul sauveur de notre monde, c'est nous même ;

    • Il n'y a pas un rêve permanent unique, mais un rêve permanent par personne. Chacun de nous vit dans un monde dédié, un rêve distinct, un film, une histoire propre. Chacun se soucie avant tout de lui-même. C'est pour ça qu'il ne faut pas se soucier de l'image que nous donnons de nous-même dans notre rêve : les autres s'en fichent, ils jouent dans leur film et re-interprêtent leur perception de nous-même pour l'intégrer à leur rêve, à leur film ;

    • Les conflits entre personnes viennent d'ici : on veut que les personnages secondaires de notre film (nous sommes le personnage principal) jouent dans notre film de la manière dont nous le voulons. Sauf qu'ils s'en fichent, ils jouent déjà dans un autre film dans lequel ils ont le rôle principal : leur film ;

    • Il faut ignorer le rejet, le refus, la médisance, les reproches, les opinions. Il ne faut pas y répondre. Il ne faut pas croire la déformation du réel que sont notre rêve et le rêve de la planète (l'ensemble des croyances communément admises). Si tu revenais au 14e siècle, les gens de l'époque auraient peur de tes croyances et de ton savoir ! Nous sommes toujours ignorants. Les croyances futures ne seront pas celles d'aujourd'hui. Il faut différencier le réel de l'interprétation, comprendre l'intention qui sous-tend les symboles (les mots, par exemple), c'est ce que l'auteur nomme la conscience ;

    • Ni mon rêve, ni le tien, ni le rêve de la planète sont vrais, mais nous le supposons, ce qui nous rend perméables. Ma souffrance, c'est moi. C'est moi qui la génère par mes interprétations ;

    • Autre supposition idiote : « il est méchant, mais il obtient tout ce qu'il veut », donc je vais me comporter de la sorte ». Faire ça, c'est se laisser consumer par l'envie et la colère, c'est notre ombre noire qui parle, qui exprime un malaise causé par la manière (extrême ?) dont nous pratiquons nos croyances ;

    • 5e accord : soyez sceptique, mais apprenez à écouter. Toujours se demander si quelque chose est réel ou s'il s'agit d'une interprétation. Il n'y a pas lieu d'émettre une opinion sur l'idée d'autrui qui est uniquement l'expression de son rêve personnel. Elle se respecte. Ne pas se croire soi-même. « Ce que je comprends est ce que l'autre semble exprimer » est une interprétation. « Je suis moche, gros, etc. » est un mensonge (car, pour l'auteur tout le monde est parfait dans l'absolu), une parole envers soi-même qui n'est pas impeccable. Toujours se demander si un message décrit la réalité ou est une interprétation. Apprendre à écouter signifie lire le rêve d'autrui, son intention et le respecter ;

    • On peut apprécier sa vie comme l'on apprécie un roman ou un film : on sait que ce n'est pas vrai, mais on en profite car ça nous fait plaisir ;

    • Voie Toltèque : passage de l'attention première (attention captée par le rêve de la planète, perte de sa liberté personnelle) à l'attention seconde (déclarer la guerre aux mensonges et aux croyances limitatives), puis à l'attention tierce (absence totale de jugement, de soi et des autres, vision des choses telles qu'elles sont) ;

    • Il n'y a pas besoin de symboles (comme des mots) pour justifier l'existence. L'existence est, tout simplement ;

    • Il faut arrêter de chercher du sens dans absolument tout… Et surtout, ne pas se mentir : tu sais ou tu ne sais pas quelque chose, mais dans les deux cas, tu dois accepter cet état de fait et ne pas essayer de compenser ;

    • Ce livre contient aussi quelques idioties, comme le fait que l'ADN serait composée de lumière, que tout serait lumière dans l'univers… ;


    Les accords Toltèques au quotidien

    Un livre pratique qui résume les accords Toltèques, les applique à la vie quotidienne, procure des conseils et fournis des exercices d'application. Ce livre est très bien structuré : une partie par accord, plusieurs chapitres pour exposer les notions sous-jacentes mais complémentaires. J'apprécie la taille de la police de caractères et la mise en emphase des notions importantes : cela donne envie de ré-ouvrir le bouquin afin d'y relire les notions oubliées. Je déplore l'absence d'une correction voire d'exemples pour la plupart des exercices…

    Je recommande la lecture de ce livre si t'as besoin d'une grille de lecture pratique des accords Toltèques.

    Mes notes ci-dessous.

    1er accord :

    • Une parole impeccable nécessite de prendre en compte que tout le monde n'accorde pas le même sens aux mots. Il faut donc reformuler, s'assurer que l'on a bien compris ce que l'autre dit, etc. La conversation prend alors une tournure pompeuse, mais c'est nécessaire ;

    • De même, il est nécessaire de prêter attention au ton employé, qui change tout le sens d'une phrase ;

    • Même chose avec l'intention : que voulons-nous créer, quel sentiment voulons-nous inspirer ? Une envie de faire quelque chose ? Une volonté de freiner un projet ou de déstabiliser une personne ? Participer à créer un monde meilleur ou propager la merde ambiante ? ;

    • Non seulement vous souffrez d'être ce que vous croyez être, mais, peu à peu, à force de ne pas vous apprécier, vous vous sentez tellement mal à l'aise que vous avez des difficultés à supporter votre environnement. Lentement, mais sûrement, vous finissez par en vouloir aux autres, à tous les autres : les gens, votre travail, votre vie, le gouvernement ! Bref, dans ce système rien ne va jamais, surtout vous, et vous souffrez en outre d'un isolement que vous avez vous-même créé.

    • En plus d'en vouloir aux autres, tu développeras une forme de cynisme noir : « je ne vaux rien et les autres pas davantage ! » ;

    • Une communication impeccable suppose une sincérité absolue, l'absence de tromperie, de manipulation, et la prise en compte de la sensibilité d'autrui ;

    • On ne peut pas donner à autrui ce que l'on se refuse à soi (amour, bienveillance, parole impeccable, etc.). Médire permet de s'échapper de nos jugements, de notre mal-être à notre sujet ;

    • Est-ce qu'une croyance que l'on a sur soi-même est formulée positivement ? Est-ce qu'elle permet d'avancer ? On peut utiliser les synonymes atténués : borné⋅e -> persévérant⋅e ;

    • Ne pas être sur ses gardes en permanence en présumant que l'autre va nous blesser / mal faire quelque chose ;

    • Si l'on passe du temps à médire sur soi, on finit par ne plus avoir envie de voir autrui puisque l'on n'aime pas ce que l'on a à offrir. On fera alors tout ce qu'il faut pour se faire détester ;

    • Il n'est pas possible d'éviter les jugements, mais il est possible de filtrer les jugements négatifs ;

    • Toujours exprimer les jugements et les interprétations à la première personne du singulier. « Tu es incompréhensible ! » devient « Je ne saisis pas ce que tu veux dire ». C'est une application directe du principe selon lequel chaque personne est dans son rêve permanent et exprime ce qui s'y passe. Évidemment, il faut s'adapter au contexte : un ami de longue date comprendra très bien l'intention qui sous-tend un « tu es incompréhensible ». Le ton joue beaucoup ;

    • Avant de formuler une critique, toujours se demander si cela est utile pour la personne, pour moi, pour notre relation. Inutile d'embêter une personne que l'on ne reverra plus, car il sera impossible de la convaincre en une fois.

    • Évidemment, on évite de couper la parole, de menacer, d'insulter… Mouais… Couper la parole permet de reprendre un peu le contrôle d'une conversation monopolisée par un moulin à paroles, ce n'est pas forcément négatif, je trouve ;

    • Essayer d'adopter un autre point de vue sur une personne que l'on apprécie pas trop : elle ne rate pas tout, elle a forcément des traits de caractères appréciables. Exemple : une personne démotivée à son travail peut être un parent idéal ;

    • Ne pas chercher à avoir raison. Tu as exprimé ton point de vue, fin. Si la personne veut à nouveau échanger sur ce sujet, elle sait où te trouver. Si elle n'est pas ouverte sur le sujet, ça ne sert à rien de partir dans une conversation qui énervera tout le monde : la personne ne changera pas d'avis ;

    • À quoi sert l'information que je colporte ? Est-ce vrai ? Est-ce utile que telle personne en soit informée ? Est-ce bienveillant (donne une bonne image d'une personne, procure du plaisir, etc.) ? ;



    2e accord :

    • Qui nous connaît réellement à part nous même ? Personne ;

    • La réalité est complexe, plusieurs interprétations combinées peuvent être nécessaires pour la percevoir : métaphore des aveugles et de l'éléphant ;

    • « T'es gros ! ». Par rapport à qui ? Pourquoi n'est-ce pas toi qui est trop maigre ?! ;

    • Il faut apprendre à ne pas être accro aux compliments et à la validation d'autrui, car cela crée une dépendance qui nous force à jouer un rôle dans le but de plaire et d'être complimentés ;

    • Tenter de comprendre le point de vue d'autrui : il a raison par rapport à quoi / à qui ? Selon quels critères ? Il est possible de remettre en question ces critères, même s'ils sont admis par la masse ;

    • Une excuse doit avoir une causalité directe et absolue avec la situation qu'elle doit excuser, sinon elle est un prétexte ;

    • Il ne faut pas prendre personnellement un reproche lié à une erreur. D'abord parce que c'est une erreur, ça arrive, ensuite parce que cette erreur en est une dans la tête d'autrui, tu peux ne pas être d'accord ;

    • Une dispute est toujours une lutte de pouvoir : nous interprétons ce qu'autrui dit, nous y accordons de l'importance, ce qui donne du pouvoir à autrui, celui d'altérer notre vision du monde, puis nous cherchons à prendre le dessus, à récupérer le pouvoir perdu… ;

    • Lâcher prise, ce n'est pas ignorer la parole d'autrui ou se contenter de répondre « c'est ton point de vue / interprétation », car c'est un manque de sincérité qui est contraire à une parole impeccable. On peut répondre « je vais t'expliquer ma vision des choses »… seulement si ça en vaut la peine (inutile de faire cela avec un inconnu qu'on ne reverra plus ou dans un contexte de stress qui ne permettra pas un dialogue serein, bref, c'est de la stratégie habituelle) ;



    3e accord :

    • On ne peut rien faire face à l'auto-conviction. Exemple : un amoureux suppose qu'il sera trompé lorsque sa copine lui annonce qu'elle va passer la fin de semaine chez un ami. Il n'y a rien à faire contre cette supposition basée sur une peur ;

    • Il faut apprendre à sortir du scénario catastrophique que nous avons tendance à concevoir en permanence en décrivant factuellement la situation, ce que nous ressentons, ce que peut supposer l'autre, etc. On peut aussi inverser les rôles : conseiller plusieurs brides de solution à un ami imaginaire qui rencontrerait la situation que tu vis ;

    • Nous avons tendance à faire des suppositions sur tout, y compris les faits divers : un camionneur a eu un accident -> c'est un chauffard ; une société commerciale licencie -> le patron est une pourriture, etc. ;

    • Chaque soir, se focaliser sur le bien, le positif, le plaisir pris au cours de la journée ;

    • Ne pas hésiter à poser des questions pour lever les incertitudes en faisant attention aux mots, à l'intention et à l'intonation. Il faut accepter la réponse quoi qu'il arrive. Un mensonge concerne la personne qui l'émet, pas celle qui le reçoit (mais elle peut agir en fonction) ;

    • Toujours se demander : quelle peur ai-je eue ? Quelle supposition ai-je faite ? Laquelle de mes valeurs a été atteinte ? ;

    • « J'aime / J'aime pas / boarf » ne sont pas des opinions structurées et argumentées, mais elles se respectent faute de mieux ;

    • Dans un couple, pour parvenir à accepter les différences, il faut qu'elles ne remettent pas en cause tes valeurs ou que cela ne génère pas chez toi un sentiment négatif. Sinon, il faut laisser tomber, ça ne sert à rien de persister ;

    • Une relation toxique est une relation qui ne t'apporte pas de choses positives, qui énonce ses problèmes, qui demande des choses en permanence sans rien te donner en retour, qui émet régulièrement des remarques blessantes, qui formulent des vérités uniques sans que tu puisses exprimer ton point de vue, etc. ;



    4e accord :

    • Faire ce qui est à faire en fonction des moyens disponibles (qui sont limités en cas d'une maladie, d'une fatigue, etc.) ;

    • Définir des objectifs atteignables, pas de vains idéaux ;

    • Accepter des émotions négatives donc des idées négatives avant de revenir à la normale. C'est un processus sain ;


    50 exercices pour pratiquer les accords Toltèques

    Ce livre ne m'a pas convaincu : il comporte très peu d'explications et d'applications pratiques des accords Toltèques. La majorité des exercices n'a pas de solution ni de pistes pour comprendre quel spectre de réponses va dans le bon sens… Je ne vois pas comment cela peut aider à progresser…

    Mes notes ci-dessous.

    1er accord :

    • La parole impeccable est forcément une parole consciente, donc il faut éviter la parole automatique. Cela nécessite de prendre le temps avant de parler ;

    • À quoi sert la critique permanente ? « T'as fait une faute d'orthographe », « Ton gâteau est trop cuit », « Tu es toujours en retard ». Est-ce que cela profite à la personne ? Est-ce que ça lui apporte quelque chose ? Souvent, elle le sait bien, le problème n'est donc pas là : elle ne veut peut-être pas changer, elle ne considère peut-être ne pas être en tort, elle ne sait peut-être pas comment changer ;

    • Chercher des côtés positifs à une personne qui t'énerve permet d'éviter l'effet bouc-émissaire. Si tu n'y arrives pas à propos d'une personne qui t'a blessé, c'est que tu n'as pas encore pardonné et que tu souffres toujours, car tu es liée à cette personne par une émotion négative ;

    • Le silence n'est pas forcément une parole impeccable : laisser faire une injustice, ne pas prendre position, mentir par omission sont tout autant des sources de souffrances ;



    2e accord :

    • Toujours prendre du recul spatio-temporel sur une situation en se demandant comment réagirait telle personne dans xxx temps ;

    • Tu es concerné par les affaires des autres et par les affaires de la réalité (faim dans le monde, par exemple), mais tu n'y peux rien ;

    • Dire « tu devrais… », « il faudrait que… », c'est s'occuper d'autre chose que de nos affaires ;



    3e accord :

    • Ne pas rester à la surface d'une affirmation qui sera sûrement une interprétation. Exemple : « xxx m'a fait mal ». Physiquement ou moralement ? Pour accident, en croyant aider, ou délibérément ? « Je suis gros ». Pourquoi ? Par rapport à quoi / qui ? ;

    • Il y a 4 types de projections sur autrui : les traits de caractère non assumés (reprocher la sensibilité à autrui quand on est soi-même sensible), les traits de caractère que l'on a réprimé (exemples : sexe, art, etc.), les schémas que l'on reproduit (rejeter pour ne pas se sentir rejeté), et les peurs (échec, jugement, perte, manque, rejet, abandon) ;

    • Une situation que l'on craint se produit généralement (prophétie autoréalisatrice). Il faut donc aborder une situation ou une personne avec un regard neuf ;

    • Il faut donner aux autres ce que l'on attend d'eux : amour, attention, écoute, temps, etc. ;

    • Les défauts et les qualités se lisent dans les deux sens : excès de prudence = couardise, doute = vigilance, perfectionnisme = rigueur, entêtement = persévérance, etc. ;



    4e accord :

    • Présupposer que chacun fait toujours de son mieux en fonction des choix disponibles. Exemple extrême : boire de l'alcool ou fumer (en grande quantité), ce n'est pas forcément pour se faire mal, mais aussi pour se faire du bien, à défaut d'autres moyens ;



    5e accord :

    • Ce 5e accord contrebalance le 2e qui pourrait aller jusqu'à nous couper des autres (oui, c'est aussi ce que je me suis dit à la lecture du 2e accord Toltèque… content de voir que je ne suis pas le seul à l'avoir interprété ainsi) ;

    • Toujours chercher à en savoir plus :
      • « C'est mal de faire ça » = d'après qui ?

      • « C'est bien de se lever tôt » = comment le savez-vous ?

      • « C'est comme ça » = est-ce votre avis ? N'est-il pas possible de faire autrement ?

      • « Il pleut, c'est une mauvaise journée », « elle ne sourit pas, elle n'est contente » = En quoi ceci (le fait qu'il pleuve ou qu'ellle ne sourie pas) signifie/prouve-t-il cela (que la jounée sera mauvaise ou qu‘elle n‘est pas contente) ?

      • « Il m'a fait des reproches, il me déteste » = n'avez-vous pas déjà adressé des reproches sans détester quelqu'un ? Était-ce votre personne ou une émanation de votre personne (comme le travail) qui était visée ?

      • « Il me rend triste » = en quoi ?

      • « Cela m'ennuie » = comment, spécifiquement ?

      • « Si j'échoue à ce test, alors ma vie est foutue » = qu'est-ce qui vous fait dire cela ? Y'a-t-il une causalité directe ?

      • « Je sais ce qu'il a voulu dire » = Ha bon ? Comment le savez-vous ?

      • « Il fait cela parce que… » = qu'est-ce qui vous fait dire cela ? Vous a-t-il dit quelque chose ?

      • « Si elle m‘aimait, elle ne me dirait pas ça » = qu'est-ce qui vous fait dire/croire cela ? Peut-être qu'elle a eu peur, justement par amour.

    Divers :

    • Transformer les objectifs de la forme « avoir / faire » en objectifs « être ». Exemple : arrêter de fumer (faire) = santé, estime de soi, indépendance = prendre soi de soi (être) ;

    • Ne pas transporter le passé avec soi et le ressasser, mais savoir le relire sous un jour nouveau pour en tirer des enseignements.
    Wed Sep 26 21:57:58 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?So-Iog
    fiche-lecture
  • Manifestations : on trouve de tout dans les canons à eau - Le Parisien

    Ces canons pulvérisent différents liquides. De l’eau, bien sûr, mais aussi plus généralement des émulsifs. Soit le même liquide mousseux que celui employé par les pompiers, qui peut être coupé avec différents additifs, ajoutés directement dans la citerne.

    Le plus courant pourrait être un gaz lacrymogène, mais de récents problèmes techniques en ont limité l’usage. Le 1er mai, à Paris, c’est une mousse très spéciale qui a été utilisée. Le canon projetait ainsi « des protéines de viande macérées, mélange de sang séché et d’os broyés », à l’odeur pestilentielle. « Les manifestants ont été réellement surpris, commente un opérateur. Ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. »

    À terme devraient également être mis en œuvre des PMC, des produits de marquages codés, comme l’indique une touche spécifique dans le « cockpit » des engins. Inodores et invisibles, ils peuvent rester jusqu’à trois semaines sur la peau, beaucoup plus sur les vêtements, et ainsi matérialiser la présence d’un individu dans une manifestation. « Il suffit d’un éclairage ultraviolet pour les mettre en évidence, décrypte un spécialiste. C’est possible y compris depuis un hélicoptère. »

    Via https://twitter.com/fourmeux/status/1044851806533283841 via https://twitter.com/reesmarc/status/1044889788296437761 via https://twitter.com/bortzmeyer .

    Wed Sep 26 12:27:41 2018 - permalink -
    - http://www.leparisien.fr/faits-divers/manifestations-on-trouve-de-tout-dans-les-canons-a-eau-23-09-2018-7899438.php
  • #19963 - DTC Dans Ton Chat - BashFR - Humour perles citations

    Ragne: Ca va aller
    Ragne: On va sauver ce monde
    Ragne: On a une mission
    Ragne: Réaligner absolument toutes les bouches d'égouts de la planète
    Ragne: faire vaincre la symétrie et le parallélisme
    A: Dit-il à la super astigmate à l'oreille interne défaillante ><
    A: Tu peux trouver une meilleure Robin sur ce coup là Batman
    A: Je vais traduire ça dans ta langue : mon réticule n'est plus correctement aligné avec le viseur et mon gyroscope est foutu
    Ragne: Dis pas de bétises robin
    Ragne: Tu veux juste pas mettre le combo collant/porte-jarretelle
    Ragne: Mais on peut faire sans!

    :'D

    Wed Sep 26 12:25:22 2018 - permalink -
    - https://danstonchat.com/19963.html
  • Ganeti + plusieurs VG LVM : « Can't compute nodes using iallocator 'hail': Request failed: Group default (preferred): No valid allocation solutions, failure reasons: FailDisk: 2 »

    Sur une installation de Ganeti (logiciel qui permet de monter un agrégat d'hyperviseurs GNU/Linux), nous avions un Volume Group (VG) LVM qui contient toutes nos machines virtuelles (VM) existantes :

    $ sudo gnt-cluster info | grep -E "lvm|metavg"
    lvm volume group: vg0
    lvm reserved volumes: (none)
      metavg: vg0

    Ce stockage s'effectue sur des SSD. Désormais, nous avons également des disques dur de grande capacité dans nos hyperviseurs et nous voulons les utiliser avec Ganeti, au cas par cas, en fonction des VM. Nous avons créé le VG « vg_vpsstockage ».

    Si l'on suit la documentation qui correspond à notre version de Ganeti ainsi que la documentation pour manipuler plusieurs VG avec Ganeti, la commande suivante devrait créer une VM dans le VG stocké sur nos disques durs :

    $ sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>

    Mais ce n'est pas le cas :

    Can't compute nodes using iallocator 'hail': Request failed: Group default (preferred): No valid allocation solutions, failure reasons: FailDisk: 2

    Le problème ne vient pas de DRBD puisqu'un sudo gnt-instance add -t plain -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom> échoue tout autant.

    Si nous spécifions l'hyperviseur sur lequel créer la VM (-n hyperviseur1.domain.example), cela fonctionne, quel que soit l'hyperviseur utilisé. Ganeti est donc capable d'utiliser le nouveau VG sur chaque hyperviseur.

    Si nous utilisons DRBD en spécifiant le couple d'hyperviseurs à utiliser (sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -n hyperviseur1.domain.example:hyperviseur2.domain.example -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>), cela fonctionne.

    C'est donc l'allocateur dynamique, le bout de logiciel qui aide à la répartition des VM sur les différents hyperviseurs en fonction des ressources (RAM, CPU, etc.) restantes, qui échoue.

    Un des tests d'intégrité doit échouer… Mais lequel. Désactivons-les pour voir (sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start --ignore-ipolicy <nom>) : échec, toujours le même message d'erreur. Sans trop de surprise puisque la politique de notre cluster (sudo gnt-cluster info | grep -A 25 "Instance policy" pour l'afficher) prévoit des valeurs minimales inférieures aux besoins de notre VM de test et des valeurs maximales supérieures à ces mêmes besoins.

    Après quelques essais au pif, nous nous redons compte que l'allocateur échoue quand nous commandons la création d’une VM avec un disque dur virtuel d'une capacité supérieure à l'espace disponible dans le VG des SSD. Quand nous commandons une capacité inférieure, la création d'une VM fonctionne. Pourtant, nous sommes formels, Ganeti crée bien le disque dur de la VM dans le VG des disques durs… Pourquoi son allocateur vérifie-t-il le VG des SSD ? Mystère.

    Nous n'avons pas trouvé d'autre solution que de changer les paramètres globaux du cluster, de créer notre VM, puis de rétablir les paramètres globaux du cluster (utilisation du stockage SSD par défaut). Cela se fait de cette manière :

    $ gnt-cluster modify --vg-name vg_vpsstockage -D drbd:metavg=vg_vpsstockage > /dev/null
    $ gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>
    $ gnt-cluster modify --vg-name vg0 -D drbd:metavg=vg0 > /dev/null

    Comme nous utilisons un script pour créer nos VM Ganeti, toute cette tambouille n'est pas gênante. Note : nous utilisons trap "gnt-cluster modify --vg-name vg0 -D drbd:metavg=vg0 > /dev/null" EXIT afin d'être sûr que la commande de rétablissement des paramètres globaux du cluster sera bien exécutée, quelle que soit l'embranchement de sortie du script.

    Sun Sep 23 20:17:18 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?Pjez4w
  • Manque de pot, nos yaourts ne sont pas si « nature »

    De la poudre de lait dégraissé, de la haute pression pour faire éclater les globules de gras, une flopée d'additifs… Et, au fond de la yaourtière, des marges crémeuses à souhait.

    Huit milliards ! C’est le nombre de pots qu’engloutissent chaque année les Français. L’Hexagone est la patrie du yaourt. Nos 15 kilos annuels par tête de pipe représentent sept fois la consommation moyenne des autres habitants de la planète ! Pourquoi un tel appétit ? Les experts, qui s’épuisent en hypothèses, soulignent que la France est aussi championne de l’ingestion de fromage. Nébuleux mystères lactés…

    Pour nous faire engloutir toujours plus de yaourts, le lobby laitier nous martèle, par exemple, que, ce presque dessert, c’est bon pour les os. Mouais… Là où un yoghourt nature affiche 188 mflligrammes de calcium, au maximum, pour 100 grammes, les amandes en recèlent 248 et la sardine en boîte près de 400 !

    Même battage à propos du côté naturel du produit. Sauf que neuf yaourts sur dix ne sont pas fabriqués avec du lait frais tout droit sorti du pis de la vache, mais avec de la matière première lactique reconstituée… Ainsi, le yoghourt industriel contient jusqu’à 10 % de poudre de lait dégraissée — cet ajout protéiné qui donne le « yaourt cantine », ultraferme et blanc connue neige. Exit, la goûteuse peau de lait des yoghourts tradi, que la grande distrib a décrétée non grata parce qu’elle fripe et jaunit.

    Cinquante nuances de lait

    Moins chère encore, et dotée des mêmes propriétés : la protéine de lactosérum, un « déchet » de fabrication que l’industrie fromagère utilise à l’envi. Une fois « déprotéiné », ce résidu est recyclé dans les biscuits, les laits infantiles, les produits de régime ou l’alimentation pour bétail. Avec 562 000 tonnes par an, la France en est le premier exportateur mondial. Encore un record !

    En plus d’être « standardisé », le lait pour les yaourts d’usine est homogénéisé — autrement dit, soumis à très haute pression (200 bars). Le but de la manip ? Faire éclater les globules de gras afin qu’ils restent emprisonnés dans la matière blanche et que le consommateur n’ait rien à égoutter… Une pratique qui fait bouillir les producteurs artisanaux. « On modifie la nature des molécules du lait sans avoir jamais vraiment étudié les effets sur la santé », s’emporte ainsi Marie-Laure Marilleau, fabricante de yaourts bio fermiers à Sonnac (Charente-Maritime). Pour alimenter notre fringale, les industriels déclinent aussi à l’infini les variétés de yaourts. Pas moins d’une cinquantaine de nouvelles références sont ainsi mises en rayons chaque année. Il est vrai que sortir une nouveauté est un jeu d’enfant : il suffit de modifier un chouia le taux de protéines ou de sucre dans une variante « ferme » ou « brassée » pour faire terroir.

    A devenir chèvre

    Avec les yaourts aux fruits, c’est encore plus fastoche : on ajoute fraises, cerises, abricots, en couches ou mélangés, avec ou sans morceaux… Surtout, on utilise des additifs pour « texturer », colorer et aromatiser à moindres frais. Depuis 1988, un décret interdit l’ajout de colorants, épaississants et autres correcteurs d’acidité. Mais les multinationales du lait ont trouvé l’astuce : au lieu d’être délayés dans les yaourts, les additifs sont incorporés en amont dans les préparations de fruits. Le magazine « 60 Millions de consommateurs » (avril 2018) a ainsi décelé jusqu’à sept additifs dans un produit de grande marque. On touche le fond (du pot) !

    Cerise sur le lactose, sortir un nouveau produit permet de justifier un prix plus élevé que celui des marques de distributeurs, qui trustent déjà 60 % des yaourts nature. « Le but est aussi de freiner l’accès à un marché annuel de presque 2 milliards d’euros aux fabricants artisanaux, de plus en plus nombreux », avoue froidement un directeur marketing bossant dans l’agroalimentaire.

    Avec 4 % de marge, le yoghourt est, mine de rien, le produit le plus rentable du rayon laitiers, après les laits infantiles. D’autant que les grands producteurs — Lactalis, Danone, Sodiaal — récupèrent, en dégraissant le lait, 40 000 tonnes de crème par an, et autant de beurre, dont le prix, en une année, a doublé, pour atteindre 3 000 euros la tonne. Ça en fait, du gras !

    Pour soigner leurs bénefs tout en contournant la réglementation française, qui n’autorise, dans l’appellation « yaourt », que deux ferments lactiques (Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus), les industriels ont inventé les yoghourts à boire ( lire encadré) : des laits fermentés, ensemencés avec d’autres bactéries, qui ne méritent donc pas officiellement le nom de « yaourts » mais sont pourtant vendus comme tels.

    Seule et récente contrariété : une partie des consommateurs boude désormais le lait de vache. Ni une ni deux : les fabricants ont garni les linéaires avec des yaourts au lait de brebis ou de chèvre. L’engouement, porté par la mode du yaourt grec, ne tarit pas. Alors que les ventes de yoghourts classiques stagnent depuis dix ans, celles de laits fermentés de chèvre et, surtout, de brebis s’envolent : plus de 30 % pour le yaourt à la grecque. Vendu jusqu’à 8 euros le kilo, ce dernier est encore plus rentable que celui préparé au lait de vache (1,65 euro le kilo). De quoi bêler de joie.


    A boire et à manger

    Pour les nutritionnistcs, c’est un cauchemar liquide. Lancé par Yoplait (Sodiaal) en 1974 avec sa marque Yop, le yaourt à boire a fait des émules. En France, il s’en vend plus de 70 000 tonnes par au. Youpi ! Sauf pour la santé… Les bouteilles sont bourrées d’additifs et, surtout, de sucre — jusqu’à deux morceaux (soit 12 grammes) pour 185 grammes de yaourt. Autant de calories absorbées sous forme liquide que le cerveau n’arrive pas, pour cette raison, à comptabiliser.

    C’est ce qui s’appelle avoir du yaourt dans la tête ?



    Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.

    Sun Sep 23 12:46:43 2018 - permalink -
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  • Les prestations sociales « ajustées » en temps réel ?

    Le rapport remis la semaine dernière au Premier ministre par une députée En marche ! et un prof de Sciences-Po est apparemment très technique : il suggère, selon « Les Echos » (6/9), de s’acheminer « vers des prestations sociales “ajustées” en temps réel ». Quèsaco ?

    Le journal économique lâche le morceau et explique qu’il s’agit de calculer, notanment, les allocations de logement en fonction des revenus récents des bénéficiaires dans le besoin. « A la clé, précisent “ Les Echos”, 1,2 milliard d’euros d’économies par an. » On comprend mieux…

    La « lutte contre la pauvreté » commence bien.

    Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.

    Sun Sep 23 12:20:01 2018 - permalink -
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  • Tu parles, Charles…

    Le 60e anniversaire du 13 mai 1958 n’a pas été commémoré. En lisant “La guerre civile en France, 1958-1962” (La Fabrique ), de Grey Anderson, on comprend pourquoi.

    Les généraux ? « Tous des cons, des crétins, uniquement préoccupés de leur avancement, de leurs décorations. » Celui qui se confie ainsi au journaliste Pierre Viansson-Ponté, en juillet 1958, n’est ni gauchiste ni antimilitariste : c’est de Gaulle soi-même ! Ce livre passionnant de l’historien américain Grey Anderson raconte comment le retraité de Colombey-les-Deux-Eglises roula dans la farine la frange extrémiste de l’armée. Maître de l’équivoque, de Gaulle se fit acclamer, le 4 juin 1958 à Alger, en lançant son célèbre « je vous ai compris ». Mais qu’avait-il compris ?

    Auparavant, durant le printemps 58, ce Machiavel en képi avait subtilement joué. A Alger, ses fidèles complotaient avec l’extrême droite, tandis qu’à Paris le chef se présentait comme l’arbitre, l’homme de la réconciliation, le sauveur de la patrie. Alimenter l’incendie et apparaître comme le pompier suprême… Reçu par le président Coty à l’Elysée, voilà de Gaulle investi par l’Assemblée nationale le 1er juin. De la belle ouvrage !

    L’Histoire marche sur la tête : c’est l’ancien, l’homme du 18 juin 40, avec sa voix d’outre-tombe, qui balaie une arrière-garde de colonels et de capitaines souvent plus jeunes, nostalgiques des colonies. De Gaulle veut une armée moderne, technocratique et surtout apolitique. Il a une arme dans la poche : la bombe atomique française, prête à l’emploi en 1958. « Dans l’armée, le folklore, c’est fini ! » confie—t-il à Alain Peyrefitte. A bon entendeur, salut ! Les généraux sont priés de rester dans leurs casernes. Et de contempler dans le ciel saharien de Colomb-Béchar, le 13 février 1960, en même temps que le champignon de la première bombe atomique française, la fin de leurs illusions colonialistes.

    En face, l’OAS et les putschistes n’ont plus que leurs bombes artisanales. Dans la nuit du 17 au 18 janvier 1960, 18 attentats frappent la capitale. En Algérie, on en compte une trentaine par jour. Le 21 avril 1961, alors que de Gaulle assiste à une représentation de « Britannicus » à la Comédie-Française, quatre généraux — Challe, Jouhaud, Salan, et Zeller — tentent, depuis Alger, de soulever l’armée contre Paris. Des chars sont positionnés pour protéger l’Assemblée nationale. Mais, en quelques jours, le putsch se degonfle et de Gaulle ramasse la mise, imposant la procédure de l’article 11 contre l’avis du Conseil constitutionnel, pour instaurer l’élection du président de la République au suffrage universel.

    Conclusion désabusée de Jean-Marie Le Pen, très actif durant toute cette période : « L’armée a servi de trampoline pour le nouveau régime. » De Gaulle aura réussi l’exploit de présenter son retour au pouvoir comme la victoire sur une entreprise de subversion à laquelle il avait participé.

    Très documenté, écrit sur un ton placide, ce livre n’oublie pas les opposants et les insoumis, notamment Francis Jeanson et son réseau d’aide directe au FLN, Sartre, Vidal-Naquet, et autres Jérôme Lindon ou François Maspero. Au procès de Jeanson, un magistrat nommé Patin faisait la leçon à Simone de Beauvoir à propos de la torture : « Ces officiers, madame, vous leur avez fait du chagrin avec votre article… Je les ai vus à Alger… Je les ai interrogés : ils sont très bien élevés. » Juste un peu rugueux, parfois.

    Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.

    Sun Sep 23 12:17:05 2018 - permalink -
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  • Fausse note en Ré

    « Jazz au phare », le « festival de musique — et pas seulement de jazz — de l’île de Ré, attire, tous les étés depuis huit ans, les foules à Saint-Clément-des-Baleines. Têtes d’affiche, cette année : Selah Sue, Lucky Peterson, Catherine Ringer, Electro Deluxe. Le style est décontracté. Les spectateurs apportent leur pliant, leur coussin ou s’assoient par terre. Seuls quelques gradins sont montés, réservés aux partenaires du festival et à leurs invités.

    Les traitements particuliers de personnes dites importantes me navrent toujours autant…


    Le 6 août, en amateur averti, Jacques Toubon — ancien ministre de la Culture — et son épouse débarquent au concert de Lucky Peterson. ils sont venus les mains dans les poches et jettent leur dévolu sur deux fauteuils dans les gradins. « Ces places sont réservées, leur font aimablement remarquer les bénévoles chargés de l’organisation. — Réseruées pour qui ? Vous ne savez pas qui je suis ? »

    Apparemment, non. et le ton. monte rapido. Voilà que Toubon, actuel défenseur des droits, se met à défendre les siens haut et fort : il bouscule la bénévole, menaçant la « pauvre fille » d’utiliser son entregent pour la faire virer. « Si je n’étais pas là, ce festival n’existerait pas ! J’emmerde l’équipe de bénévoles et la sécurité ! » Son épeuse, malgré la présence d’une dizaine de témoins, vient en renfort pour en rajouter, sur un mode très châtié : « Ta gueule, pétasse ! Dégage, feignasse ! Petite pute ! »

    Effrayée, la responsable (salariée) des bénévoles fait intervenir le service de sécurité, qui réussit tant bien que mal à repousser les indélicats vers la sortie.

    Le président du festival, appelé lui aussi à la rescousse — et qui, contacté par « Le Canard », dira qu’il n’a pas « eu nouvelle de ça (sic) » —, n’en a pas moins rattrapé le couple pour le réinstaller sur les gradins.

    Le défenseur des droits ne le fera pas renvoyer ?

    « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser »… Big up Montesquieu.

    Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.

    Sun Sep 23 12:07:00 2018 - permalink -
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  • Chez Citeo c‘est poubelle la vie

    Que ne ferait pas la presse pour sauver la planète ! En triant vos journaux, « Vous êtes sur “Le Point” de faire un beau geste » ; « Comme disait “Marianne”, “ah, ça triera, ça triera, ça triera !” » ; etc. Ce récent déferlement de pages de pub n’a pourtant rien de bien vert…

    Il résulte de la négociation menée par le Syndicat des éditeurs de la presse magazine avec Citeo, l’éco-organisme chargé de collecter la contribution des entreprises productrices et utilisatrices d’emballages et de papier.

    Le but ? Aider les collectivités tenitoriales à financer le tri. En réalité, lesdits journaux n’ont pas déboursé un centime : ils ont tout simplement troqué leur écocontribution contre… des encarts de pub. Ça, c’est du recyclage, coco !

    Citeo, qui est loin d’avoir rempli les objectifs de récupération fixés par l’Etat lors du Grenelle de l’environnement (75 % pour les emballages, 65 % pour le papier), a bien besoin de redorer son blason. En 2017, seules 3,4 millions de tonnes d’emballages (68 %) et 1,3 million de tonnes de papier (57,6 %) ont été collectées. Pourquoi tant de déchets dans le recyclage ?

    Bennes trouées

    Citeo présente un défaut congénital. Contrôlée par les emballeurs et par l’industrie agroalimentaire (Lactalis, Nestlé, Kronenbourg, L’Oréal, Evian, Coca-Cola), la boîte encaisse un pourcentage sur tous les emballages porteurs du « point vert » vendus dans le commerce : canettes de bière, boîtes de conserve, etc.

    En retour, Citeo verse des aides aux collectivités assurant le tri sélectif. Sauf qu’il les rétribue en fonction des tonnages d’ordures ramassées. Comme ces collectes municipales n’atteignent pas les objectifs fixés par le Grenelle, l’éco-organisme ne distribue pas la totalité des sommes récoltées auprès des consommateurs (690 millions cette année). Moins le tri fonctionne, plus Citeo s’enrichit ! Du coup, il dispose d’une incroyable trésorerie : 188,9 millions !

    Ce fonctionnement baroque n’incite guère les industriels actionnaires de Citeo à diminuer leur production d’emballages… « Nous sommes une société à but non lucratif », rétorque sa porte-parole. Une société qui reste toutefois très lucrative pour ses dirigeants : Citeo a versé une rémunération brute annuelle de 1,857 million d’euros au comité de direction (neuf personnes), soit 206 033 euros en moyenne. Combien pour son directeur général, Jean Hornain ? Secret, mais, en 2014, son prédécesseur touchait 370 367 euros, soit quasiment autant que le patron de la SNCF.

    S’il tenait ses promesses écologiques, il gagnerait peut-être autant que celui d’Airbus !

    Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.

    Sun Sep 23 12:00:49 2018 - permalink -
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  • Muriel Pénicaud : « Je fais le pari que la négociation est possible »

    La baisse des indemnités est-elle un objectif du gouvernement ?

    Non. Le retour à l’activité durable est la raison première de ces négociations, mais ce serait irresponsable de fermer les yeux sur la dette accumulée de l’Unédic : 35 milliards d’euros, soit l’équivalent d’un an de cotisations. La réduction progressive de cet endettement est une condition de viabilité de l’Unédic, et nous allons discuter avec les partenaires sociaux des voies et moyens pour le faire.

    Mais bien sûûûûûûûr réduire la dette et, en même temps ne pas dégraisser les allocations, alors même que le pognon de dingue ne tombe pas d'un arbre magique. Méga crédible. Ce gouvernement ne peut-il donc pas traverser la rue pour se trouver un autre boulot ?

    Via le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.

    Sun Sep 23 11:52:54 2018 - permalink -
    - https://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2018/09/07/muriel-penicaud-la-reduction-de-la-dette-de-l-assurance-chomage-est-une-condition-de-viabilite-de-l-unedic_5351513_823448.html
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