The Daily Shaarli
Vidéo de l'émission Contraste(s) de Blast. Ne te laisse pas déstabiliser par le titre, elle ne cause pas trop de Méluche, mais bien d'une définition substantielle et objective de la social-démocratie.
Complémentaire aux vidéos sur le positionnement idéologique des partis politiques français contemporains.
Social-démocratie :
Évolution : divergences sur l'attitude à avoir face à la 1re guerre mondiale (internationalisme au nom de l'intérêt supérieur des travailleurs ou union nationale sacrée) et au parti bolchévique (d'où la scission entre la 2e et la 3e Internationale ‒ regroupant les communistes qui gravitent autour du parti coco de l'URSS ‒ et, en France, entre la SFIO ‒ ex-PS ‒ et le SFIC ‒ ex-PCF ‒). Les partis socialistes, notamment français, deviennent réformistes, modérés : l'objectif de collectivisation des moyens de production passe à la trappe sans le dire vraiment, au profit d'une correction du capitalisme par l'intervention de l'État.
Aujourd'hui :
Soit un mode de gouvernement. Parti politique fortement lié à un syndicat de travailleurs (Parti travailliste du Royaume-Uni fondé par des travailleurs, SPD, Danemark, Suède, etc.) qui veut pratiquer la démocratie sociale et économique, c'est-à-dire la négociation entre patrons et salariés, sans intervention étatique, dans une optique de redistribution des richesses (discipline dans la production en échange du partage des gains de productivité, de la sécurité de l'emploi, d'un salaire aligné sur le coût de la vie, etc.). Rôle important de l'entreprise, des branches, etc., mais aussi intervention de l'État dans l'économie par des relances par l'offre (keynésianisme). Évidemment, ça n'a jamais été totalement mis en œuvre nulle part. L'idée centrale est un compromis de classes au lieu d'une lutte des classes, d'où cette définition peut englober les concertations citoyennes & co en l'absence de lien organique entre un parti et un syndicat ;
Frontière mince avec le social-libéralisme : réformisme (correction du capitalisme), mais par moins d'État (jugé autoritaire) et de palabres patrons<>salariés, et plus d'économie de marché. Là encore, stricto-sensu, on n'a pas ça en France, à cause de la verticalité et de la puissance de l'État qui contraint l'économie de marché. Macron est plutôt libéral-autoritaire (libéralisme économique + autoritarisme d'État).
