Il pourrait accueillir la tour Eiffel dans ses cales ! 400 mètres de longueur ! Une hélice de 100 tonnes ! La capacité de transporter pas moins de 20 000 conteneurs ! Le plus gros porte-conteneurs français ! L’un des plus gros du monde ! Fabriqué à Singapour !
Le « symbole de notre ambition économique : avoir une France compétitive et conquérante, capable d’exporter aux quatre coins du monde », a triomphé Bruno Le Maire, jeudi 6 septembre, en balançant une bouteille de champagne sur sa coque. Un joli nom qui fait rêver : le « Saint-Exupéry ». Le Petit Prince aurait adoré !
Notre ambition économique : faire fabriquer notre étendard de cette ambition à l'étranger. :')
Et Hulot aussi, qui, une semaine auparavant, en annonçant sa démission, disait de cette « superbe performance technologique » : « Est-ce bon pour la planète ? La réponse est non. »
Détrompe-toi, Nicolas. Ce navire va « respecter l’environnement ». Il va même « préserver les océans et la biodiversité ». Son armateur, CMA CGM, l’affirme : en passant de 10 000 à 20 000 conteneurs, on divise par deux la consommation de combustible, non ? Certes, cela va permettre d’exporter — et d’importer — de plus en plus, mais passons. Le « Saint-Ex » dispose de moteurs d’un nouveau type, qui lui permettront « une baisse de 3 % des émissions de CO 2, en moyenne » : admirable ! Et « une réduction significative de la consommation d’huile : -25 % » : génial ! Seulement 1 litre de carburant par conteneur et par centaine de kilomètres parcourus : épatant ! Certes, ça fait quand même 8 000 tonnes de combustible pour un simple aller-retour Le Havre-Shanghai. Qu’importe… En prime, il a une double coque : en cas d’accident, aucune marée noire à craindre ! Et les eaux de ballast seront traitées par filtre et lampes UV pour éviter un fléau bien connu, le transport massif d’espèces invasives d’un port à l’autre, comme l’arpenteuse de l’orme, l’escargot géant africain, les fourmis d’Argentine, la punaise marbrée… Malin !
Bon, les esprits chagrins expliqueront que cette course au gigantisme reste affreusement polluante et énergivore, et ne fait qu’accélérer la délocalisation de nos industries vers la Chine, où l’on achète déjà tout, de nos fringues à nos équipements high-tech en passant par nos, pierres tombales… Par—dessus bord, les esprits chagrins !
Tristesse…
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
Un documentaire de septembre 2018 sur les déchets plastiques. Plutôt médiocre.
Quelques notes et remarques :
Les industriels se défaussent en rendant les consommateurs responsables. Ainsi, les lobbies industriels financent tout un tas de structures qui militent contre le dépôt volontaire de déchets dans la nature : Vacances propres / Gestes propres (association financée, entre autres, par Danone, Cristaline, Nestle, Procter&Gamble (Head Shoulders), Haribo, Coca Cola), Keep america beautiful (Coca Cola), Clean Europe Network (Pack2go, lobby de l'emballage dont Eamonn Bates, secrétaire général, est aussi le secrétaire général de Clean Europe Network) ;
Recyclage du plastique :
Nous avons un serveur Dell PowerEdge R710 équipé d'un contrôleur SATA/RAID PERC H200. Nous voulons lui ajouter un disque dur Seagate Barracuda 2,5 pouces 5 To. Cette même opération s'est bien déroulée sur un serveur IBM X3650 M2 7947 équipé d'un contrôleur SATA/RAID M1015. Mais, sur notre Dell, le disque n'apparaît pas dans l'arborescence /dev/ sous Debian GNU/Linux Stretch. Dans le journal kern.log, nous lisons : mpt2sas_cm0: discovery errors(device blocked): sas_address(0x4433221101000000), handle(0x000a).
Mes moteurs de recherche habituels répondent rien qui puisse nous guider. Nous tentons de redémarrer le serveur au cas où un branchement à froid du disque dur change quoi que ce soit (ça ne devrait pas, mais bon, sur un malentendu…) : pas mieux. Peut-être le slot est-il hors-service ? Nous insérons le disque dur dans un autre slot : même message dans kern.log et le disque n'est pas accessible. Nous insérons un disque dur SATA 2,5 pouces 150 Go dans l'un des slots précédemment : cela fonctionne, nos slots sont donc fonctionnels. Peut-être que notre disque dur 5 To est hors-service ? Nous l'insérons dans notre serveur IBM : cela fonctionne. De même, insérer, dans notre Dell, le disque dur initialement inséré dans notre IBM ne fonctionne pas. C'est donc notre serveur Dell qui a un problème.
Peut-être que la grande capacité de notre disque dur est incompatible avec le contrôleur SATA/RAID de notre Dell ? Quelques recherches sur le web évoquent une mise à jour du firmware dudit contrôleur afin qu'il reconnaisse les disques dur d'une capacité supérieure à 2,2 To. Dans une note de publication d'une version du firmware, on lit « Added Support for >2.2TB SAS HDDs ».
Vérifions la version du firmware de notre contrôleur PERC H200 en entrant dans l'outil de gestion du contrôleur en pressant Ctrl+C au bon moment lors du démarrage du serveur, puis en appuyant sur Entrée si le bon contrôleur est surligné dans l'interface. « Package version : 07.02.42.00 ». La prise en charge des disques dur > 2,2 To a été implémentée dans la version 07.03.05.00. Cela explique pourquoi notre contrôleur ne voit pas notre disque dur.
Les outils de mise à jour Dell sont conçus pour le système GNU/Linux Red Hat. L'outil de mise à jour du firmware du PERC H200 ne fonctionne pas avec un système Debian GNU/Linux (ou alors, je n'ai pas trouvé comment faire). J'ai donc utilisé un système CentOS Live GNOME. Comme d'habitude, j'ai dd l'iso sur un disque dur USB raccordé au serveur R710.
Pour faire démarrer un Dell PowerEdge R710 sur un disque dur USB, il faut presser la touche F11 (« BIOS Boot Manager ») lors du démarrage du serveur puis sélectionner « Hard drive ». Un sous-menu va s'afficher. Il contiendra le disque dur interne et le disque dur USB. Il faut surligner le disque dur externe et appuyer sur Entrée.
Une fois le système live démarré, il faut faire la configuration réseau et télécharger l'installeur. Comment trouver le bon ? Bonne question. J'ai effectué une recherche dans la section « support » du site web de Dell : Support pour PowerEdge R710. Mot-clé : « H200 ». Système d'exploitation : « Red Hat Linux 7.0 ». Quatre firmwares sont proposés. Je ne sais pas comment choisir le bon, mais seul le « Dell PERC H200 Integrated FW, version 07.03.05.00, A09 » a voulu s'installer, les autres m'ont affiché une erreur « This package is not compatible with your installation ».
On exécute l'utilitaire de mise à jour depuis un terminal et avec les droits root (sudo -i, pas de mot de passe) : bash SAS-RAID_Firmware_8H5PK_LN32_07.03.05.00_A09.BIN. On quitte les notes en appuyant sur la touche « q », on confirme qu'on veut bien mettre à jour notre firmware avec « Y », et on accepte de redémarrer le serveur avec « Y ».
Au redémarrage, le disque dur SATA 5 To apparaît bien dans la liste des disques durs branchés affichée par le contrôleur puis dans l'arborescence de notre système Debian GNU/Linux. Mission accomplie. \o/
Maintenant que notre caisse enregistreuse Casio SE-S400 formate sa carte SD et imprime ses rapports quotidiens sans erreur, on souhaite imprimer un numéro SIRET ou n'importe quelle autre information sur nos tickets clients.
Je lis le manuel. Aller dans « PGM » puis dans « Messages ». Chaque message représente une ligne personnalisable sur le ticket : plusieurs logos, plusieurs lignes d'entête nommées « commercial », et plusieurs lignes nommées « final » qui seront insérées après la liste des achats. On suit les instructions : échec, mes textes ne sont pas imprimés sur les tickets…
Je téléphone au service assistance des caisses enregistreuses Casio, 08 92 49 22 92, appel facturé 0,35 €/minute. Verdict : il faut faire une manipulation qui ne se devine pas (ÉDIT DU 17/10/2018 À 20H45 : en fait, le code est expliqué aux pages 67 et 74 du manuel, à l'exception du premier « 3 » dans la combinaison « 0300300000 » qui n'est pas censé être un chiffre autorisé… 3 = mode de programmation, xx22 = réglage détaillé, donc 2122 = réglage détaillé des méthodes d'impression des messages (la table de correspondance est page 66), 0300300000 = code de programme. FIN DE L'ÉDIT DU 17/10/2018 À 20H45) :
À présent, on peut suivre la documentation : les messages ajoutés ou modifiés dans le menu « PGM » -> « Messages » seront imprimés. Le technicien à l'autre bout du téléphone m'a donné une information supplémentaire : il se peut que les modifications ne soient pas imprimées. Dans ce cas, il faut recommencer la manipulation décrite ci-dessus…
Qu'en penser ? Selon un collègue qui a un peu bossé dans le domaine de la monétique, le modèle économique du secteur ne repose pas sur la vente d'un matériel, mais sur la vente d'une prestation, c'est-à-dire soit le commerçant souscrit une formation, soit il assume de payer plusieurs appels surtaxé au support technique. Dans ce contexte-là, une manipulation aussi tordue s'explique (je n'ai pas dit que le modèle économique est légitime, nuance ;) ).
J'interviens sur une caisse enregistreuse Casio SE-S400 neuve qui a été mise en service il y a deux semaines. Je sais rien de la configuration effectuée.
Normalement, son mode « Z » permet d'imprimer le rapport quotidien des ventes (chiffre d'affaires, TVA, etc.) puis de réinitialiser ces compteurs dans la mémoire interne de la caisse (qui a une capacité extrêmement limitée). Or, ce n'est pas le cas : le rapport est imprimé, l'écran affiche « Attendez, svp », puis une erreur s'affiche quasi immédiatement : « E203 - Mémoire insuffisante ». Une ligne supplémentaire est imprimée : « Carte SD Erreur fin ». Les compteurs ne sont pas réinitialisés : la caisse imprime à chaque fois le bilan des deux semaines d'activité.
Je lis la notice : l'erreur E203 n'y est pas documentée. Sur le web, je récupère la version numérique FR de la notice et je fais une recherche informatisée dedans : non, pas d'erreur E203… Même absence de résultat avec la version anglaise. L'erreur E203 est mentionné dans une notice rédigée en finnois, la langue de la Finlande… Elle signifie : « La mémoire de la cartouche mémoire RAC-9 ou de la mémoire flash ne suffit pas ». Aucun remède est indiqué.
Je tente une déduction : la carte SD est saturée. Mais je doute : une carte SD d'une capacité de 1 Go saturée par les ventes sur deux petites semaines d'un tout petit commerce ?! De plus, l'enregistrement n'a jamais fonctionné, me dit-on. Je tente de reformater la carte SD avec la caisse enregistreuse (PGM -> SD settings -> SD format) : « Attendez, svp » suivi, quelques secondes après, d'une erreur « E200 insérer carte SD ». La carte SD est insérée depuis longtemps. Je recommence la procédure : pareil. Parfois, j'obtiens également l'erreur E203, la fameuse…
Je lis la notice : « Code d'erreur : E200 ; Signification : La carte SD est réglée. ; Remède : Réglez la carte SD. »… Whaaat ?! o_o Je consulte la version numérique anglaise : même chose. Je tente une nouvelle déduction : peut-être qu'il ne s'agit pas d'une erreur, mais d'une confirmation cryptique que tout s'est bien passé (oui, je suis naïf, je me suis cru dans le monde HTTP avec son code retour 200 OK). Je lis la carte SD avec un ordinateur : elle est vierge, il n'y a pas de table des partitions, rien. Le formatage a donc bel et bien échoué.
Je teste plusieurs cartes microSD dont l'une d'une capacité de 16 Go et plusieurs adaptateurs microSD -> SD : échec.
Je cherche sur le web : il n'y a pas grand-chose, mais il serait possible de désactiver l'enregistrement sur une carte SD lors de l'édition d'un rapport des ventes avec ou sans réinitialisation des compteurs. Pour ce faire, il faut aller dans PGM, puis dans « General settings », et passer la valeur de « EJ/Sales -> SD (after X/Z) » de « Oui » à « Non ». Ça ne résout pas mon problème. Si je reviens dans ce menu, je constate que la valeur « Oui » est toujours surlignée. Peut-être n'est-il pas possible de la changer ? Au moment de rédiger ce shaarli, je sais que j'ai également confondu la consignation des ventes et le journal électronique (Electronic Journal, EJ ;) ).
Et si le lecteur de cartes SD de la caisse enregistreuse était défectueux, tout simplement ?
Je téléphone au service assistance des caisses enregistreuses Casio, 08 92 49 22 92, appel facturé 0,35 €/minute. Verdict : il ne faut pas utiliser une carte microSD avec un adaptateur vers le format SD, mais une vraie carte SD.
Je suis dubitatif : comment la machine peut-elle faire la différence ?! Les pins de la microSD sont mappés sur ceux de l'adaptateur, l'adaptateur devrait être transparent… J'achète quand même une carte SD HC 8 Go premier prix, j'essaye, et… … … ça fonctionne ! La caisse enregistreuse formate la carte SD. Je commande l'impression d'un rapport quotidien des ventes sans réinitialisation des compteurs : ça fonctionne (j'avais également une erreur E203). Je commande l'impression d'un rapport quotidien des ventes avec réinitialisation des compteurs : ça fonctionne.
ÉDIT DU 18/09/2018 À 20H : un collègue m'a expliqué que la vraie cause du problème était très probablement un adaptateur microSD/SD d'une qualité douteuse, car c'est le cas le plus fréquent. Il y a fort à parier que la caisse enregistreuse accepte une carte microSD avec un adaptateur de qualité. FIN DE L'ÉDIT DU 18/09/2018 À 20H.
Le technicien à l'autre bout du téléphone m'a donné quelques infos supplémentaires :
Que retenir de cette expérience ?
À demain pour découvrir comment imprimer le nom du commerce et son numéro SIRET sur l'entête des tickets clients. Car, là aussi, tout ce qu'explique la documentation ne fonctionne pas… LALA…
P.-S. : dans un autre manuel de Casio, visiblement destiné aux formateurs, on peut lire une procédure pour remettre à zéro les chiffres d'affaires : il faut maintenir pressé le bouton « Feed » tout en sélectionnant le mode « PGM ». Il faut ensuite relâcher le bouton « Feed ». L'écran affiche « 000000000 ». Il faut saisir le nombre « 8888888888 » puis presser le bouton « VAT ». On peut se servir de cette procédure tous les soirs en attendant d'appliquer la véritable solution présentée ci-dessus, après avoir imprimé un rapport quotidien des ventes (toujours dans l'optique d'un contrôle fiscal).
Petit résumé des causeries que j'ai retenues de la JCSA 2015.
L'ARCEP, le régulateur français des télécoms, réalise des observatoires afin d’être en mesure de justifier ses décisions : mesure de la couverture des opérateurs de téléphonie mobile, mesure de la qualité des accès à Internet fixe, etc.
Rien est facile :
Depuis plusieurs années, l'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information étudie les usurpations BGP visant les opérateurs Internet français.
Présentation et tutoriel du système RIPE Atlas, qui est une plateforme de métrologie (mesures actives) d'Internet accessible à tout le monde.
Il existe plusieurs systèmes de mesure :
Atlas : ensemble de sondes matérielles (petits ordinateurs TP-Link) qui réalise des mesures actives demandées par les autres utilisateurs, donc une sonde n'écoute pas le trafic Internet du lieu où elle est installée. Ces sondes sont fournies et gérées de manière centralisée (contrôleur qui distribue le travail à effectuer et permet de récupérer le résultat d'une mesure) par le RIPE, association néerlandaise qui distribue les ressources rares d’Internet (adresses IP) en Europe. Tout le monde peut héberger une sonde (à la maison, au boulot, au hackerspace du coin, etc.), il suffit de se porter volontaire. Le but est justement d'avoir des sondes dans un maximum de réseaux et dans un maximum de lieux géographiques ;
Tout est question de choix.
Suivant l’exemple des épouses athéniennes imaginé par Aristophane dans « Lysistrata », des milliers d'Ougandaises ont fait savoir qu'elles entamaient « une grève du sexe » pour « punir les maris paresseux, dépensiers et irresponsables ». Le magazine « Amina » (septembre) précise que « ce qui était à l'origine une blague s'est répandu comme une traînée de poudre ». Mais la suite du mouvement laisse perplexe : certaines épouses « exigent désormais d'être payées pour un rapport sexuel si le mari ne change pas de comportement ».
Avec des réductions s'il prend une carte de fidélité ?
Dans le Canard enchaîné du 5 septembre 2018.
Gérard Collomb n’a pas les idées très claires sur les radicalisés. En août 2017, le premier flic de France affirmait qu’« à peu près un tiers [d’entre eux] présent[ai]ent des troubles psychologiques ». Interrogé par « Le Canard », le cabinet du ministre fournit aujourd’hui de tout autres chiffres. Qui lui ont sans doute été soufflée par la Préfecture de police de Paris. Dans une note confidentielle du 25 juillet consultée par « Le Canard », la Direction du renseignement de la Préfecture recense « 275 personnes inscrites au fichier des personnes radicalisées et affectées de troubles psychiatriques dans l’ensemble de l’agglomération parisienne » — soit 11 % des 2 475 inscrits à ce fichier francilien. On est loin du « tiers » de Collomb…
Dans le détail, les poulets en blouse blanche vont jusqu’à classer leurs « fous » en différentes catégories : « rouge plus, orange ou vert ». Hautement scientifique et propre à ravir les psychiatres, déjà enchantés à l’idée que la police fourre son nez dans le secret médical. Ce dont elle ne se prive pas. En mai, par exemple, la Direction générale de la sécurité intérieure somme un patron d’lîô» pital de la rancarder sur l’un de ses patients, à son insu. Tout y passe : téléphone portable, liste des personnes lui ayant rendu visite, contenu de ses conversations et comportement prosélyte vis-à-vis des autres malades…
Le 24 mai, Collomb a obtenu de Buzyn un décret ordonnant à toutes les agences régionales de santé de communiquer aux préfets l’identité des internés d’office, soit 60 OO0 personnes par an, répertoriées dans un fichier baptisé « Hopsyweb ». Selon le syndicat des psychiatres hospitaliers, pourtant, qui s’apprête à contester le décret devant le Conseil d’Etat, « il n’existe aucune association démontrée entre pathologie mentale et risque terroriste ».
Sans compter que surveiller de près 60 000 personnes va coûter un pognon… de dingue.
Dans le Canard enchaîné du 5 septembre 2018.
Petit résumé des causeries que j'ai retenues des JRES 2015.
Une causerie sur le vocabulaire permettant de décrire des systèmes répartis à l'échelle de l'Internet, c'est-à-dire des systèmes multi-entités. L'objectif est d'éviter les débats épidermiques comme « IRC est acentré » ou « dns est centralisé » ou « dns est décentralisé car il y a plusieurs serveurs qui servent la racine ».
Proposition d'une nouvelle classification axée sur une seule question : qui décide de modifier l'état du système, qui empêche ou permet cette autorisation ?
Rien est parfait :
Quelques rappels concernant la sécurité du routage Internet : bonnes pratiques (RFC 7454), RPKI+ROA pour valider cryptographiquement l'origine des annonces de route, BGPSec pour valider cryptographiquement le chemin complet des routes.
Présentation de Caliopen par Laurent Chemla : écosystème (association, charte, garanties) libre d'instances fédérées agrégeant les communications (email, jabber, XMPP, message privé, SMS, etc.) par personnes participant à la conversation, plus par sujet de la conversation ou par protocole. La confidentialité s'améliorera grâce à des indices de confidentialité, des conseils, et un jeu pour faire progresser son évaluation publique. Projet peu soutenu par la communauté.
Une causerie sur les solutions de réseaux informatiques programmés (Software Defined Network - SDN).
Plusieurs catégories de solutions SDN :
Une application configure le réseau via différents mécanismes : SNMP, API REST, Puppet, CLI+rancid, OpenFlow, Opflex, etc. Il y a plusieurs solutions, car les besoins sont variés. Exemple : les opérateurs préfèrent Netconf ou OpenFlow pour maîtriser une certaine hétérogénéité de leur parc) ;
Tellement vrai et navrant… Pour l'explication longue, voir « Qu'est-ce que réellement l'intelligence artificielle ? ».
Un débat vraiment clair et structuré autour de la question de la neutralité des intermédiaires techniques / neutralité du net. Plein de termes du débat sont expliqués sous un jour nouveau avec beaucoup de pédagogie : neutralité du net, zéro-rating (discrimination positive d'un service sur Internet), racket des fournisseurs de contenus par les fournisseurs d'accès à Internet, différenciation par service ou par type de service, services spécialisés (le cas de la VOIP sur les box des FAI est abordé), les exceptions à la neutralité du net permises par le Règlement européen (ce qui montre que le Règlement n'est pas aussi contraignant que les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) tentent de faire croire), etc.
J'en recommande vivement l'écoute, notamment à des non-initiés.
Via https://twitter.com/JFrHernandez/status/1037645555554557953 via https://twitter.com/bayartb/ .
Non seulement, le groupe Bolloré réclame une indemnisation de 250 millions d’euros pour la résiliation du contrat Autolib’ au syndicat mixte intercommunal associant Paris et sa banlieue, mais le groupe garde jalousement la mainmise sur les logiciels gérant les quelque 3 244 homes électriques permettant de recharger les véhicules !
Résultat : elles sont inutilisables, ou plus exactement ingérables… La Mairie a annoncé qu’elles seraient mises à la disposition des Parisiens propriétaires de véhicules électriques d’ici à l’année prochaine. Mais Quentin Elhaik, patron d’une entreprise informatique, s’indigne dans une tribune publiée par « Les Echos » (22/8) : « Etant donné la procédure des marchés publics et la nécessité de passer par un appel d’offres, les recours éventuels dans l’attribution du marché, le temps incompressible d’écriture des spécifications, de développement et de test du logiciel, le calendrier annoncé d’une remise en fonction de ces bornes pour janvier 2019 tient du vœu pieux, du miracle providentiel ou de l’escroquerie intellectuelle. »
Bref, c’est la faute à la Mairie, qui n’a pas prévu la « réversibilité du logiciel » lors de la signature du contrat d’exploitation en 2010 sous Delanoë… Et voilà comment Bello règne en gardant les clés virtuelles du programme !
Logiciel libre, j'écris ton nom. :) C'est bon, tu comprends désormais ce que signifie « le logiciel libre donne du pouvoir aux utilisateurs face au marchand de logiciels ? » Ce n'est pas tellement la réversibilité du logiciel qu'il fallait prévoir, mais plutôt la cession du logiciel et de sa recette de fabrication, en même temps que l'achat des bornes.
Dans le Canard enchaîné du 29 août 2018.
Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a condamné la France pour le licenciement de la salariée voilée de la crèche Baby Loup. Une condamnation moins remarquable par ses effets — elle n’en aura évidemment aucun sur un licenciement approuvé en 2013 par la Cour de cassation en séance plénière — que par la qualité de ceux qui l’ont prononcée.
Le Conseil des droits de l’homme, qui a succédé en 2006 au Comité des droits de l’homme — lequel fut notamment présidé par la Libye de Kadhafi et a nommé en 2017 l’Arabie à la Commission de la condition des femmes —, réunit en effet en son sein quelques-uns des meilleurs défenseurs des droits de l’honnne de la planète. Parmi eux, la Chine et l’Arabie — champions des décapitations —, Cuba, l’Egypte, le Pakistan, la République démocratique du Congo, etc. Jamais le Conseil n’a émis la moindre condamnation contre les pratiques de ses membres, dont la moitié ne répond pas aux critères d’une société démocratique.
Le Conseil, il est vrai, est assez occupé par ailleurs. Sous l’influence de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), il a, depuis sa création, adopté plus de résolutions condamnant Israël (67) que tous les autres pays du monde (61), toutes dictatures confondues. Au point qu’en 2008 le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, était « déçu par la décision du Conseil de choisir seulement un dossier régional spécifique, le conflit israélo-palestinien, malgré l’étendue et la portée des allégations de violations des droits de l’homme dans le monde entier ». Et certains de ses membres œuvrent aujourd’hui à un ambitieux projet : inscrire le blasphème religieux comme une forme de racisme.
Rien n’arrêtera l’avancée des droits de l’homme, à l’ONU.
Dans le Canard enchaîné du 29 août 2018.
ÉDIT DU 16/09 À 12H14 : dans le Canard du 05/09 : « « Le Canard » s’est emmêlé les palmes, la semaine dernière, dans l’article intitulé « Guignolade onusienne ». Il a attribué au Conseil des droits de l’homme de l’ONU la « condamnation » — en fait, un simple avis — prononcée contre la France pour le licenciement de la salariée voilée de la crèche Baby Loup. En réalité, c’est le Comité des droits de l’homme qui a émis cet avis. Une différence qui n’est pas que de nom : le Conseil onusien réunit une cinquantaine de pays, dont certains fort peu préoccupés par les droits humains, alors que le Comité est composé de 18 « experts » indépendants. Le coupable s’engage à apprendre par cœur l’organigramme des Nations unies. » FIN DE L'ÉDIT DU 16/09 À 12H14.
Les Lecteurs qui ont ouvert « Le Figaro » le 18 août ont dû s’étonner de l’intérêt soudain de Natacha Polony pour un suiet brûlant : l'amour que portent les Japonais à la gastronomie Française ! Dans une tribune enflammée — « Leçon japonaise sur la France » -, la consœur établit un parallèle audacieux avec la France qui brade ses fleurons industriels (comme Alstom) alors que des Japonais viennent à Chinon (Indre-et-Loire), cet été, suivre les cours de l'institut Français du goût. L'intérêt de Polony pour cette colossaie délégation nippone (de 10 personnes) a trouvé son explication, depuis, dans un article de « La Nouvelle République » (20/8) : la journaliste vient de prendre la présidence de l'Institut du goût, ce qu'elle avait, bien sûr, omis de préciser dans sa vibrante tribune.
En matière de journalisme aussi, les Japonais ont beaucoup à apprendre des Français !
Dans le Canard enchaîné du 29 août 2018.
En trimballant leurs flingues partout, les flics les perdent n’importe où… jusqu’au bois de Boulogne. Mortel !
Le pistolet automatique avec lequel, le 17 août, la prostituée transsexuelle Vanesa Campos a été tuée, au bois de Boulogne, était celui d’un policier ! Depuis l’autopsie de la victime, réalisée au lendemain du meurtre, les enquêteurs de la crim’ savent que la balle mortelle de 9 mm a été tirée par un Sig Sauer de service. Gros malaise au cabinet du préfet de police de Paris, où l’on a aussitôt fait le rapprochement avec un incident signalé sept jours plus tôt.
Le 9 août, à 1 h 20 du matin, au même bois de Boulogne, un poulet en goguette après une journée de travail laisse dans sa voiture sa carte de police, son brassard et… son arme avec un chargeur. De retour de sa petite virée, il découvre qu’il s’est fait barboter ce barda. La suite est connue… Le préfet de police a de quoi se mettre en pétard !
Depuis que les flics, menace terro oblige, ont le droit de se balader enfouraillés en dehors des heures de boulot, on ne compte plus les flingues volés ou égarés : 24 depuis le début de l’année rien qu’en Ile-de-France. Et les armes retrouvées ne sont pas comptabilisées. En avril, par exemple, lors de l’inventaire d’un stock d’armes appartenant à la Direction de l’ordre public — un service dépendant de la Préfecture de police (PP) —, les armuriers se sont aperçus que trois Sig Sauer et un pistolet mitrailleur Beretta manquaient au râtelier. Les quatre flingues n’ont, à ce jour, pas été récupérés par la police des polices, chargée de l’enquête.
Un alibi à deux balles
Autre fait d’armes sur lequel la PP est restée discrète : la perte abracadabrantesque, en février, sur l’autoroute A6, de trois autres pistolets mitrailleurs dernier cri, des HK UMP 9, dont ont été dotés policiers et gendarmes après les attentats du 13 novembre 2015. Le 5 février, à 8 h 10, miracle ! un membre de la fameuse brigade de recherche et d’intervention au flair de Rantanplan a « découvert sur la route au sol (sic) », non seulement les flingues, mais aussi « six chargeurs, les cartons d’emballage de ces derniers, ainsi que diverses pièces ».
Dans le rapport adressé à son chef, le poulet Sébastien D. écrit : « Je me suis alors rendu compte qu’il s’agissait de pistolets mitrailleurs supportant l’inscription “Propriété de l’Etat”. » Fumant !
Aussitôt, la maison poulaga confie une enquête aux limiers de l’Inspection générale de la police nationale. Grâce à leurs numéros de série, ces derniers reconnaissent les pétards comme appartenant au service de « formation opérationnelle spécifique et tactique ». Le 6 février, les deux coupables sont identifiés et invités à rédiger des rapports à la suite de l’« incident de transport (sic) ». Le premier explique : « Trois cartons sont tombés du coffre de notre véhicule pendant le transport sans que nous puissions nous en rendre compte. » C’est ballot.
Et le second de préciser : « J’ai bien entendu du bruit côté coffre. » Malgré un arrêt et une brève vérification, « il m’était à ce moment-là impossible de m’apercevoir que des cartons avaient chuté du véhicule, car il faisait nuit, et les conditions météorologiques étaient difficiles du fait de la pluie verglacée puis de la neige ». Pour ne rien arranger, l’auteur du témoignage, de son propre aveu, « était souffrant (grippe) ».
Et un peu lent à la détente ?
Wooooh Wooooh Woooh… flippant. :O
Dans le Canard enchaîné du 29 août 2018.
Un documentaire de 2012-2013, rediffusé début 2017 sur France 2, qui cause du mouvement féministe radical Femen.
Un documentaire diffusé sur France 2 début 2015 qui fait le tour des connaissances actuelles sur l'homosexualité : il y a des explications biologiques, génétiques, sociales et un choix des individus.
J'ai lu des textes exposant que ce documentaire est retrograde et je les trouve de mauvaise foi (le documentaire laisse plus de place au choix conscient des individus que ce que l'auteur écrit, même si c'est insuffisant, j'en conviens ; j'ai une autre interprétation du « homo ou hétéro, pas le choix ! » final qui est « pas le choix p'tit réact, faudra faire avec » ; vieux poncifs éculés ? comme invoquer la guérison de l'homosexualité ; le film expose justement que l'homosexualité humaine n'a rien à voir avec celles des espèces animales citées dans le texte et qu'il faut être prudent, etc.) et obscurantistes (si l'on arrête d'essayer de comprendre tout ce qui nous entoure, y compris le plaisir sexuel, l'orientation sexuelle, le genre, etc., y compris et surtout les choses que la société juge "normales", comme l'hétérosexualité, on va droit dans le mur).
J'en recommande vivement le visionnage. Comme il est quasiment impossible à trouver, j'en mets une copie à disposition. Oui, il manque le début.
Excellente intervention de Benjamin Bayart datant de janvier 2009 qui nous remet les idées en place sur le droit appliqué à Internet. Cette causerie est de pleine actualité, je trouve.
D’ailleurs, une de ses fonctions essentielles, à ton cerveau, c’est de confirmer ce que tu crois déjà. En gros, plus tu crois un truc, et plus ton cerveau va sélectionner dans la réalité des détails qu’il va mettre bout à bout pour te prouver que ce que tu crois, c’est la vérité ! […] Quand il te manque des infos sur quelque chose, ton cerveau comble automatiquement les trous en piochant dans ta tête dans les trucs dans ta tête que tu crois déjà savoir pour te construire une belle vision du monde, de toute façon limitée par ce que tu crois.
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Du coup tu te rends bien compte que tout ce que tu penses consciemment, c’est qu’une toute petite sélection des informations qui existent ! Et cette sélection ridicule, elle est là pour te prouver tes croyances !
Oui c'est le cerveau, j'écoute. Sur quoi on porte son attention aujourd'hui ? Bouge pas. Ah bah tiens ça c’est le sens de sa vie, ça l'intéresse, ça, non ? Non il pense que la vie c’est de la merde. Ok ! Tu m’isoles le ciel gris, tu montes le son du marteau piqueur et tu m’fais un beau zoom sur la flaque de pisse à gauche là. Bah si, si comme ça avec un peu chance il va glisser dessus et ça va bien correspondre à l’opinion qu’il a de la vie.[…]
Et le critère qu’utilise ton cerveau pour te donner, ou pas, les informations qu’il te donne, c’est le sentiment que tu as de toi-même.
Bon, bah elle est bien cette teuf ! Comment il se sent ? Peur du rejet, peur du jugement. Bon bah très bien ! Tu vois le groupe qui a l'air sympa là ? Ouais, bah nan, on va focaliser son attention sur l’aquarium de la cuisine. Si, y'a un poisson crevé dedans comme ça on va pouvoir le regarder en faisant la gueule. Ah bah nan mais comme ça il va être sûr d’être rejetable. […][…]
Comme ta vision du monde, elle dépend entre autres du sentiment que tu as de toi bah t’as plutôt intérêt à ce que ce sentiment soit pas tout pourri ! Tu t’es déjà demandé si ce que tu croyais, ça te rendait heureux·se tous les jours ? Le moyen le plus simple que tu as d'améliorer ce sentiment, bah c'est de commencer à croire des trucs qui te rendent heureux ! Parce que si tu fais ça, ton cerveau il va isoler dans la réalité des trucs nouveaux qui vont te prouver que ce tu crois maintenant, c’est également la vérité.
[…]
[…] Il a réussi à sortir avec elle 3 fois quand même là, il doit être content ! *Peur de l’abandon…* Alors tu m’affiches en grand le temps écoulé depuis son dernier texto et tu me lances une réinterprétation de tout ce qu’elle dit s'il te plait, ouais. Contre lui. Si si, comme ça ça va bien lui foutre la pression et avec un peu de chance, elle va finir par le larguer bien comme il faut. Ouais si si on sera bien raccord.
En tout cas, ça rappelle que ton système de valeurs, il vaut mieux pour toi que tu te le prennes en main… Parce qu’au final, il s’agit quand même de ton identité ! Parce que quand on est gamin·e, on grandit dans un environnement qui nous impose des valeurs qu’on choisit pas forcément. Donc au passage, quand t’es grand, et qu’on essaye de t'incruster des valeurs dans la tronche à grand coups de principes du genre le travail c’est la santé, bah ça veut dire qu’on t’infantilise ! […]
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La colonne vertébrale de ton identité : c’est les valeurs que tu choisis.
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[…] Si tu choisis pas toi-même tes valeurs au bout d’un moment, tu risques de ressentir un gros malaise, voire de rester bloqué et ton estime de toi elle finit dans l'eau potable de tes toilettes ! Du coup après, pour sauver les toutes petites miettes de ce qu’il reste de ton vrai toi, ton cerveau va déformer ta perception de la réalité pour te convaincre que, après tout, tu es toujours cohérent avec tes valeurs.
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Et sinon parfois, tu te radicalises, parce que tu peux plus supporter la différence entre ce que tu voudrais vivre et ce qui se passe vraiment. Du coup comme tu veux plus lâcher tes valeurs, bah elles évoluent plus, et tu commences à vouloir imposer ta façon de les pratiquer à tout le monde. […]
Mais tu te rends bien compte que quand tu en es réduit·e à ça, c’est que tu confonds tes valeurs et tes croyances ? Pour être clair : une valeur, c’est « pourquoi » tu fais les choses. Alors qu’une croyance, c’est le « comment » tu fais les choses pour pratiquer cette valeur !
Oui oui, Dieu a dit : « aimez-vous les uns les autres », tout à fait, oui. Mais l’amour est une valeur qui a des règles précises ! Précises, oui. Non monsieur les hommes ensembles ça ne fonctionne pas. A trois ? Quelle horreur non ! Pas du tout, ça fait pas de l’amour ça ! C'est pas chacun qui fait comme il veut ![…]
[…] Ce qui fait que t’es toi et pas un autre, c’est aussi la hiérarchie que t’apportes à tes valeurs !