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  • VIVE LA FRANCE - Glucksmann ft. Tondelier (REMIX) - YouTube

    Le niveau de malaise
 đŸ„Č

    #Khaled Freak

    23/07/2026 21:43:27 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=fEke6grxcEE
  • Sarkozy - L'exĂ©cution des peines (AFROBEAT REMIX) - YouTube

    đŸ„Č

    Khaled Freak, toujours.

    23/07/2026 21:39:21 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=SkV76AUZWDs
  • Jean-Luc MĂ©lenchon, champion de la social-dĂ©mocratie ? - Blast le souffle de l'info

    Vidéo de l'émission Contraste(s) de Blast. Ne te laisse pas déstabiliser par le titre, elle ne cause pas trop de Méluche, mais bien d'une définition substantielle et objective de la social-démocratie.

    Complémentaire aux vidéos sur le positionnement idéologique des partis politiques français contemporains.

    Social-démocratie :

    • Au dĂ©but (19e siĂšcle) : confondue avec le socialisme. Naissance en Allemagne, dans un contexte impĂ©rial dans lequel le SPD (parti social-dĂ©mocrate allemand) veut socialisme et dĂ©mocratie. La 2e Internationale, fondĂ©e sous l'impulsion du SPD, a regroupĂ© les diffĂ©rents partis socialistes. Au sein du mouvement socialiste, les stratĂ©gies rĂ©volutionnaires et rĂ©formistes Ă©taient complĂ©mentaires, pas contradictoires, pour atteindre une sociĂ©tĂ© socialiste.

    • Évolution : divergences sur l'attitude Ă  avoir face Ă  la 1re guerre mondiale (internationalisme au nom de l'intĂ©rĂȘt supĂ©rieur des travailleurs ou union nationale sacrĂ©e) et au parti bolchĂ©vique (d'oĂč la scission entre la 2e et la 3e Internationale ‒ regroupant les communistes qui gravitent autour du parti coco de l'URSS ‒ et, en France, entre la SFIO ‒ ex-PS ‒ et le SFIC ‒ ex-PCF ‒). Les partis socialistes, notamment français, deviennent rĂ©formistes, modĂ©rĂ©s : l'objectif de collectivisation des moyens de production passe Ă  la trappe sans le dire vraiment, au profit d'une correction du capitalisme par l'intervention de l'État.

    • Aujourd'hui :

      • Soit un mode de gouvernement. Parti politique fortement liĂ© Ă  un syndicat de travailleurs (Parti travailliste du Royaume-Uni fondĂ© par des travailleurs, SPD, Danemark, SuĂšde, etc.) qui veut pratiquer la dĂ©mocratie sociale et Ă©conomique, c'est-Ă -dire la nĂ©gociation entre patrons et salariĂ©s, sans intervention Ă©tatique, dans une optique de redistribution des richesses (discipline dans la production en Ă©change du partage des gains de productivitĂ©, de la sĂ©curitĂ© de l'emploi, d'un salaire alignĂ© sur le coĂ»t de la vie, etc.). RĂŽle important de l'entreprise, des branches, etc., mais aussi intervention de l'État dans l'Ă©conomie par des relances par l'offre (keynĂ©sianisme). Évidemment, ça n'a jamais Ă©tĂ© totalement mis en Ɠuvre nulle part. L'idĂ©e centrale est un compromis de classes au lieu d'une lutte des classes, d'oĂč cette dĂ©finition peut englober les concertations citoyennes & co en l'absence de lien organique entre un parti et un syndicat ;

        • Selon cette dĂ©finition, aucun parti social-dĂ©mocrate n'a existĂ© et n'existe en France : aucune union entre syndicat et parti politique (CGT et PCF s'en rapprochent, mais le PCF n'Ă©tait pas social-dĂ©mocrate, et la CGT prĂŽne la rĂ©volution, le rapport de force, bien loin de la nĂ©gociation et du compromis) ; les droits sociaux sont acquis par les syndicats pour tous les salariĂ©s, syndiquĂ©s ou non, alors que, dans les pays Ă  culture social-dĂ©mocrate, il faut adhĂ©rer pour avoir des droits (chĂŽmage, formation, etc.) et bĂ©nĂ©ficier des avantages nĂ©gociĂ©s, d'oĂč 90 % de syndicalisation contre 10 % en France ; verticalitĂ© et puissance du pouvoir Ă©tatique qui Ă©crase la nĂ©gociation entre salariĂ©s et patrons ; alliances Ă©lectorales PC<>PS comme nulle part ailleurs ; et historiquement, aucun parti ne se revendique social-democrate afin de ne pas paraĂźtre mou-mou (notamment face au PCF), malgrĂ© leur abandon du marxisme en douce

      • Soit une insulte pour dĂ©signer les gauchos de droite qui ont renoncĂ© Ă  la rĂ©volution anti-capitaliste. Sauf que tous les partis de gauche actuels sont rĂ©formistes, donc ça veut rien dire


      • Soit un moyen de se prĂ©tendre diffĂ©rent de LFI
 alors que LFI a un programme social-democrate (rĂ©formisme pour corriger le capitalisme pas pour l'abolir, intervention de l'État notamment par des relances par l'offre, redistribution des richesses, planification Ă©colo, etc.), couplĂ©e Ă  une organisation interne autoritaire qui laisse craindre un exercice autoritaire du pouvoir, cf. l'Ă©pisode dĂ©diĂ© d'Esprit de parti.

    FrontiĂšre mince avec le social-libĂ©ralisme : rĂ©formisme (correction du capitalisme), mais par moins d'État (jugĂ© autoritaire) et de palabres patrons<>salariĂ©s, et plus d'Ă©conomie de marchĂ©. LĂ  encore, stricto-sensu, on n'a pas ça en France, Ă  cause de la verticalitĂ© et de la puissance de l'État qui contraint l'Ă©conomie de marchĂ©. Macron est plutĂŽt libĂ©ral-autoritaire (libĂ©ralisme Ă©conomique + autoritarisme d'État).

    19/07/2026 12:33:40 - permalink -
    - https://video.blast-info.fr/w/m8V7i4ofSnEch9DYVhPd2x
  • Indiquer que des fichiers contiennent du texte encodĂ© en UTF-8

    Avec un serveur web, je veux diffuser des fichiers textes encodés en UTF-8 / Unicode.

    J'ai la flemme de configurer mon serveur web pour ajouter, pour ces fichiers, un entĂȘte HTTP de rĂ©ponse « content-type ».

    On peut utiliser la byte order mark (BOM), sorte de nombre magique (magic number), pour marquer un fichier et informer que son texte est encodé en UTF-8.

    Pour marquer un fichier : uconv --add-signature -t utf-8 <fichier> | sponge <fichier>.

    Dans Debian, uconv est empaquetée dans le paquet logiciel icu-devtools. L'utilisation de sponge, dont j'ai déjà causé ici, est une fioriture pour éviter un changement du nom du fichier (la directive -o d'uconv ou une redirection shell écrasent le contenu du fichier).

    La présence de la BOM se vérifie avec file.

    16/07/2026 21:19:56 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?gSgo8Q
  • Être notifiĂ© / suivre les dĂ©cisions et dĂ©libĂ©rations de la CNIL

    J'ai besoin d'ĂȘtre notifiĂ© au fil de l'eau des dĂ©cisions et dĂ©libĂ©rations de la CNIL qui sont d'ordre gĂ©nĂ©ral.

    Elles sont publiées sur Légifrance. Dans deux fonds documentaires : CNIL, et Journal officiel. Le contenu des fonds ne se recoupent pas nécessairement, ou avec de la latence.

    Cahier des charges :

    • Toutes les dĂ©cisions ne font pas l'objet d'un communiquĂ© de presse ;

    • Je veux un unique moyen pour effectuer ma veille. J'ai arrĂȘtĂ© les listes de discussion en janvier 2025, je ne compte pas y revenir, je n'ai que des flux RSS ;

    Il suffit de transformer en flux RSS les résultats d'une recherche dans un fonds Légifrance. Sans critÚre de recherche, tous les objets d'un fonds sont remontés.

    Plein d'outils sur le web font ça. Mais, il faut crĂ©er un compte voire payer. Ça ne m'intĂ©resse pas. Les quelques services restants sont bloquĂ©s par la protection anti-robots de Cloudflare (si, si, mais tkt la souverainetĂ© numĂ©rique est la prioritĂ© du gouvernement).

    C'pas bien compliqué d'écrire un programme qui digÚre une page web, notamment avec XPATH, et génÚre un flux RSS.

    Voici mes programmes codĂ©s en PHP. Fournis sans garantie. J'suis pas dev, et pas besoin d'IA pour pisser du code de merde. Ça tourne depuis des mois pour un usage strictement personnel, c'est tout ce que je peux dire. Oui, j'aurais pu coder un unique programme qui interroge les deux fonds et fusionne les rĂ©sultats identiques, mais flemme.

    Pour le fonds CNIL.

    Pour le fonds JO.

    16/07/2026 20:57:42 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?IzvbDw
  • Être notifiĂ© / suivre une dĂ©cision de justice Ă  venir

    J'ai envie d'ĂȘtre notifiĂ© quand une dĂ©cision de justice prĂ©cise, qui m'intĂ©resse, et qui ne me concerne pas (sinon la juridiction notifie les parties), est publiĂ©e.

    Cahier des charges :

    • Ne pas recourir Ă  un service tiers Ă  la juridiction, souvent payant ;

    • Je ne suis pas sur les rĂ©seaux sociaux, et, toute façon, toutes les dĂ©cisions ne font pas l'objet d'un communiquĂ© de presse ;

    • Je veux un unique moyen pour effectuer ma veille. J'ai arrĂȘtĂ© les listes de discussion en janvier 2025, je ne compte pas y revenir, je n'ai que des flux RSS ;

    Il suffit de transformer une page web, d'une juridiction, en flux RSS.

    Plein d'outils sur le web font ça. Mais, il faut crĂ©er un compte voire payer. Ça ne m'intĂ©resse pas. Les quelques services restants sont bloquĂ©s par les protections anti-robots des juridictions.

    C'pas bien compliquĂ© d'Ă©crire un programme qui digĂšre une page web, notamment avec XPATH, et gĂ©nĂšre un flux RSS. Certaines juridictions, comme le Conseil d'État, fournissent une API JSON.

    Voici mes programmes codĂ©s en PHP. Fournis sans garantie. J'suis pas dev, et pas besoin d'IA pour pisser du code de merde. Ça tourne depuis des mois pour un usage strictement personnel, c'est tout ce que je peux dire.

    Pour le Conseil constitutionnel.

    Pour le Conseil d'État.

    Pour la Cour de justice de l'UE.

    Le moteur de recherche de la Cour européenne des droits de l'Homme dispose d'une fonctionnalité RSS, donc rien à coder. On peut faire une unique recherche, et donc un unique flux, en utilisant le mot-clé « OR ».

    16/07/2026 20:02:28 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?epqlYw
  • Re: https://shaarli.guiguishow.info/?Tb_QJA - OpenNews

    Rien de neuf, j'ai toujours utilisé un certificat x509 signé par une autorité de certification (AC) maison donc inconnue des navigateurs web et autres clients TLS.

    C'est voulu. Pour échapper à la mafia des AC, à la concentration néfaste chez Let's Encrypt, et, plus généralement, au modÚle de sécurité de x509 qui est cassé par conception (en gros : n'importe quelle entité reconnue par un navigateur web ou autre client TLS, genre un bidule dépendant du gouvernement chinois, peut émettre un certificat pour n'importe quel nom) que l'on rafistole par correctifs successifs depuis des décennies (Certificate transparency, DNS CAA, désactiver les nombreuses AC inutiles, etc.).

    J'utilise DANE TLSA (en gros : empreinte d'un certificat dans le DNS), mais, oui, il faut une extension Firefox en sus, ou un outil externe, pour vérifier cela.

    Conclusion : le certificat avec les dates de validité que tu donnes et dont l'empreinte SHA256 est 76:AD:74:B7:FA:E6:EE:C6:15:DB:0A:EA:80:01:CA:CC:47:5B:77:ED:2B:F2:9E:C5:6F:9F:BB:41:7E:2F:91:42 est le bon.

    L'explication est que tu avais dû accepter mon certificat 2025/2026, mais je l'ai renouvelé le 20 juin dernier. Autre explication : tu consultes habituellement mon site web en HTTP, et t'as cliqué sur mon article précédent, qui contenait, avant que je le corrige, un lien HTTPS.

    16/07/2026 15:51:12 - permalink -
    - https://ecirtam.net/opennews/?hARmOg
  • Rapport annuel [2026 sur l'Ă©tat de l'Internet en France] | Arcep

    L'ARCEP, le régulateur français des télécoms, publie son rapport 2026 sur l'état de l'Internet en France.



    Cela inclut le baromÚtre sur la transition française vers IPv6 :

    La transition IPv6 se fait plus rapidement du cĂŽtĂ© des opĂ©rateurs que du cĂŽtĂ© des hĂ©bergeurs et autres acteurs du contenu. Fin 2025, cĂŽtĂ© fournisseurs d’accĂšs Ă  internet grand public, 94 % des clients sur le fixe (+7 points en 1 an) et 83 % sur le mobile (+13 points en 1 an) ont l’IPv6 activĂ©. L’augmentation de l’activation IPv6 s’explique notamment par les progrĂšs de SFR sur le fixe (+26 points) et de Free sur le mobile (+48 points). CĂŽtĂ© fournisseurs de contenu et hĂ©bergeurs, 38 % des sites web sont disponibles en IPv6 (+3 points en 1 an), et 25 % des serveurs e-mail (+2 points en 1 an).

    Sur le fixe, SFR est en retrait (80 %) car pas d'IPv6 sur son infra cĂąble ni sur son offre ADSL/VDSL. Sur le mobile, c'est Free (50 %) qui active IPv6 uniquement pour les terminaux > 2021.

    La statistique concernant les sites web est faussée à la hausse par les CDN.

    Le baromĂštre vulgarise Ă©galement les diffĂ©rents mĂ©canismes techniques de transition IPv4/IPv6 mis en Ɠuvre par les opĂ©rateurs. J'en recommande vivement la lecture.

    On retrouve des FAI alternatifs de la FFDN dedans : Aquilenet, FDN. :D



    Cela inclut également le baromÚtre sur l'interconnexion entre opérateurs en France :

    Au deuxiĂšme semestre de 2025, le trafic entrant dans les rĂ©seaux des opĂ©rateurs provient essentiellement du transit (55,2 % environ) et du peering privĂ© (43,2 % environ). Le peering public, celui ayant lieu dans les points d’échanges internet, ou IXP, n’en reprĂ©sente qu’une part minime (1,5 %) (cf. figure 2). La part Ă©levĂ©e du transit s’explique en grande partie par le trafic de transit entre Open Transit International (OTI), Tier 1 appartenant Ă  Orange, et le RĂ©seau de Backbone et de Collecte Internet d’Orange (RBCI), qui permet d’acheminer le trafic vers les clients finals de ce FAI. Ce taux de transit est beaucoup moins Ă©levĂ© chez les autres FAI qui, n’ayant pas en parallĂšle une activitĂ© de transitaire, font davantage appel au peering.

    Le trafic entrant vers les quatre principaux FAI en France Ă  l’interconnexion est passĂ© de 50,8 Tbit/s fin 2024 Ă  56 Tbit/s fin 2025, soit une augmentation de 10,4 % en un an (cf. figure 1). Cette augmentation est comparable Ă  celle de l’annĂ©e 2024 (9,2 %).

    À la fin de l’annĂ©e 2025, le trafic sortant du rĂ©seau des quatre principaux FAI en France Ă  l’interconnexion atteint environ 6,6 Tbit/s, soit une augmentation annuelle de 28,1 % en comparaison avec les augmentations de 14,6 % et 17,5 % constatĂ©es au cours des deux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes (cf. figure 3). Entre fin 2019 et fin 2025, ce trafic a quasiment quadruplĂ©.

    Toutefois, le ratio d’asymĂ©trie entre les trafics entrant et sortant du rĂ©seau des principaux FAI poursuit la baisse amorcĂ©e en 2022 : en 2025, il y a eu 8,5 Gbit/s reçus dans le sens entrant pour 1 Gbit/s de trafic transmis dans le sens sortant. Ce ratio est en baisse depuis 2022 : il Ă©tait de 10,6 Gbit/s entrant pour 1 Gbit/s sortant en 2023, puis de 9,9 Gbit/s en 2024 (cf. figure 4). [Attention : stat faussĂ©e par les CDN internes qui ne sont pas pris en compte. On n'a pas le trafic sortant vers ces CDN, mais, au pire du pire, le trafic total entrant vers les clients est de 70,8 Tbps pour 6,6 Tbps sortant aux intercos, soit un ratio de 10,7. C'est donc surtout la montĂ©e en puissance des CDN internes que l'on constate.]

    Entre fin 2024 et fin 2025, le trafic provenant des CDN internes vers les clients des principaux FAI en France a légÚrement augmenté, passant de prÚs de 12,1 Tbit/s à 14,8 Tbit/s environ (cf. figure 10). [56 Tbps entrant sur l'interco, dont 1,5 Tbps pour les CDN internes, qui envoient ensuite 14,8 Tbps aux clients, pour un total de 56 Tbps + 14,8 Tbps = 70,8 Tbps, donc les CDN internes, qui peuvent fermer le marché représentent environ 1/5e du trafic.]

    Cette année, le plus important fournisseur de CDN et les quatre plus grands fournisseurs de contenus en termes de part de trafic demeurent Akamai, Netflix, Amazon, Google, et Meta. Leur part agrégée est estimée fin 2025 à 48,9 % du trafic à destination des utilisateurs finals contre 46,9 % en 2024.

    S’agissant des fournisseurs de CDN, la part d’Akamai est toujours stable : 12 % du trafic en 2025 [
] Fastly continue sa croissance : en 2025, la part de trafic s’élĂšve Ă  4,8 % [
] [Rigolo, ça contredit d'autres stats.]

    Le trafic en provenance des acteurs de la catégorie « GAFAM » (qui fournissent des produits et services trÚs diversifiés augmente légÚrement, comptant pour 26,5 % du trafic (contre 25 % en 2024).

    Là encore, l'ARCEP vulgarise les modalités d'interconnexion : transit, peering public (points d'échange) ou privé (PNI), CDN internes (on-net), etc. J'en recommande vivement la lecture.

    Comme le note Bortz, mesurer le débit écrase les usages les moins consommateurs. Il faut donc relativiser l'insignifiance des points d'échange (du trafic plus important peut y circuler), l'asymétrie entre débit descendant et débit montant (depuis ma fibre, je peux émettre beaucoup de contenus peu gourmands tout en regardant quelques vidéos YouTube, qui écraseront tout), etc.

    Via https://mastodon.gougere.fr/@arcep@social.numerique.gouv.fr/116928561353864523 via https://mastodon.gougere.fr/@bortzmeyer.

    16/07/2026 15:04:14 - permalink -
    - https://www.arcep.fr/actualites/actualites-et-communiques/detail/n/rapport-annuel-tome3-160726.html
  • ContrepĂšteries (septies)

    Marine a évité une peine de justice
    Carla peint sur le net

    Je donne ma solution plus bas.



    Attention, solution.



    Marine a évité une pine de justesse (Marine a évité une piine de justece)
    Carla pĂšte sur le nain (Carla pet sur le neint)

    Via https://nitter.poast.org/Maitre_Eolas/status/2077694362192859391

    16/07/2026 14:58:34 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?Tb_QJA
  • [AIPD = document administratif communicable] DĂ©cision n° 502351 - Conseil d'État

    Une analyse d'impact sur la protection des données à caractÚre personnel (AIPD) détenue par la CNIL, ici celle de la PNIJ, est un document administratif communicable.

    Évidemment, toutes les restrictions habituelles s'appliquent (vie privĂ©e, secret dĂ©fense, occultation ferait peser une charge de travail disproportionnĂ©e sur l'administration ou rendrait le doc inintelligible, etc.).

    Et je découvre qu'un jugement avant dire droit est susceptible d'appel (ou de cassation lorsqu'il n'y a pas d'appel, comme pour les demandes de docs).

    Via https://nitter.poast.org/N_Hervieu/status/2077648653573890312.

    16/07/2026 09:37:08 - permalink -
    - https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2026-07-13/502351
  • LibertĂ©, LibertĂ©s chĂ©ries: 14 Juillet : la fĂȘte nationale sur autorisation

    Le Conseil d'État, statuant en rĂ©fĂ©rĂ© dans la nuit du 13 au 14 juillet 2026 a rendu une ordonnance qui devrait faire date dans son histoire. L'association Vigie LibertĂ© demandait au juge des rĂ©fĂ©rĂ©s de suspendre l'arrĂȘtĂ© du prĂ©fet de police du 10 juillet imposant un rĂ©gime d'autorisation pour pĂ©nĂ©trer dans le pĂ©rimĂštre du dĂ©filĂ© autour des Champs-ElysĂ©es. Dans un premier temps, le tribunal administratif de Paris lui avait donnĂ© satisfaction le 13 juillet et avait enjoint au prĂ©fet de mettre fin au dispositif. Mais, sur appel du ministre de l'IntĂ©rieur, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s du Conseil d'État rĂ©tablit le rĂ©gime d'autorisation, au prix de la neutralisation de son propre contrĂŽle.

    De maniĂšre tout-Ă -fait exceptionnelle, la libertĂ© de circulation, s'exerçant en l'espĂšce pour aller voir dĂ©filer les forces armĂ©es, est soumise Ă  un rĂ©gime d'autorisation. C'est la premiĂšre fois qu'une telle restriction est dĂ©cidĂ©e, alors que, les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, les forces de l'ordre Ă©taient mobilisĂ©es pour fluidifier les foules. Les spectateurs pouvaient venir librement, mĂȘme s'ils devaient souvent faire la queue et se soumettre Ă  un contrĂŽle d'identitĂ©.

    Cette fois le contrÎle était en amont. Pour accéder au périmÚtre du défilé, le spectateur potentiel devait s'enregistrer sur un site. Il fournissait son identité, et recevait un accusé-réception. AprÚs examen de sa demande, il recevait un laissez-passer numérique, le QR code. Sur place, il devait le présenter ainsi qu'une piÚce d'identité.

    DerriĂšre le vocable de "prĂ©-inscription", qui n'a pas de sens juridique, se cache donc un rĂ©gime d'autorisation qui, Ă©videmment, ne veut pas dire son nom. Celui qui s'enregistre n'est pas certain de recevoir un QRcode et il est donc soumis au pouvoir discrĂ©tionnaire des autoritĂ©s compĂ©tentes, ou plutĂŽt incompĂ©tentes en l'espĂšce. Sa demande est donc examinĂ©e avant d'ĂȘtre acceptĂ©e ou rejetĂ©e. Mais par qui est-elle Ă©tudiĂ©e et selon quels critĂšres ? Aucune rĂ©ponse n'est donnĂ©e par les autoritĂ©s et l'on ignore s'il s'agit simplement de limiter le nombre d'accĂ©dants ou si des informations sur le demandeur sont consultĂ©es. On ignore Ă©galement si la procĂ©dure donne lieu Ă  la crĂ©ation d'un fichier informatisĂ© et, si c'est le cas, ce qui paraĂźt trĂšs probable, quelles sont les donnĂ©es conservĂ©es.

    [
]

    Le fondement juridique d'une telle restriction aux libertés reste d'une totale obscurité. L'ordonnance de référé n'est pas absolument claire et le juge laisse entrevoir une illégalité manifeste.

    Le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s du Conseil d'État mentionne, en reprenant la formulation de celui du tribunal administratif, "la prĂ©sentation d'un QR code nominatif ou tout autre laissez-passĂ© dĂ©livrĂ© par les services de la prĂ©sidence de la RĂ©publique ou ses prestataires Ă©ventuels". On en dĂ©duit que l'accĂšs au dĂ©filĂ© du 14 juillet est laissĂ© Ă  la discrĂ©tion du PrĂ©sident de la RĂ©publique. C'est lui qui invite, et il est mĂȘme possible qu'il sous-traite la gestion de la fĂȘte Ă  une entreprise privĂ©e, les "prestataires Ă©ventuels". Sur le plan politique, on peut s'Ă©tonner que le dĂ©filĂ© du 14 juillet soit devenu la fĂȘte du chef des armĂ©es et non plus la fĂȘte de la nation autour de son armĂ©e. Sur le plan juridique, on ne voit aucune disposition, dans les compĂ©tences du PrĂ©sident de la RĂ©publique, qui l'autorise Ă  exercer un pouvoir de police administrative. De toute Ă©vidence, le PrĂ©sident agit comme s'il n'Ă©tait pas soumis Ă  la constitution et Ă  la loi. Cette conception monarchique des fĂȘtes rĂ©publicaines surprend beaucoup.

    Certes, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s se rĂ©fĂšre aussi Ă  l'arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral du 10 juillet 2026, pris sur le fondement de l'article L 226-1 du code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Il convient de noter la date de l'arrĂȘtĂ©, car il peut sembler dĂ©licat de reprocher Ă  l'association requĂ©rante un rĂ©fĂ©rĂ© un peu tardif, alors que l'arrĂȘtĂ© intervient moins de quatre jours avant le dĂ©filĂ©.

    Quoi qu'il en soit, ces dispositions issues de la loi de prĂ©vention du terrorisme du 30 juillet 2021 [loi renseignement 2] autorisent le prĂ©fet de police Ă  crĂ©er un pĂ©rimĂštre de protection pour "assurer la sĂ©curitĂ© d"un lieu ou d'un Ă©vĂšnement exposĂ© Ă  un risque d'actes de terrorisme". Sur ce point, on ne peut nier que le dĂ©filĂ© du 14 juillet 2026, auquel ont Ă©tĂ© invitĂ©s des chefs d'État et de gouvernement Ă©trangers peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme impliquant une menace terroriste Ă©levĂ©e.

    Certes, mais la loi permet au prĂ©fet de choisir les vĂ©rifications applicables parmi celles qu’il Ă©numĂšre, « Ă  l’exclusion de toute autre ». Sont mentionnĂ©s dans l'article L 226-1 les contrĂŽles classiques, palpations, inspection ou fouille des bagages, visite des vĂ©hicules. Mais point d'identification systĂ©matique des visiteurs, et pas davantage de QR Code dĂ©livrĂ© par l'ElysĂ©e. L'arrĂȘtĂ© du 10 juillet 2026 ajoute ainsi Ă  la loi une modalitĂ© de contrĂŽle qu'elle ne prĂ©voit pas, d'autant qu'elle prĂ©cise que la liste des modalitĂ©s prĂ©vues est exhaustive. Le Conseil constitutionnel, dans une QPC du 29 mars 2018 Rochdi B., rendue Ă  propos des mesures de protection contre le terroriste Ă©tablies par la loi SILT du 20 octobre 2016 prĂ©cise d'ailleurs que les mesures de vĂ©rification et de contrĂŽle portant atteinte Ă  la libertĂ© de circulation doivent ĂȘtre "limitativement dĂ©finies" par le texte lĂ©gislatif.

    Certains Ă©voqueront peut-ĂȘtre, pour tenter de justifier la dĂ©cision du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s, le prĂ©cĂ©dent des Jeux olympiques. Mais le Pass Jeux reposait sur une architecture spĂ©cifique. La loi du 19 mai 2023 relative aux Jeux olympiques a introduit dans le code de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure un article L 211-11-1. [
] En tout Ă©tat de cause, le ministre de l'IntĂ©rieur a affirmĂ©, devant le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s, que le dĂ©filĂ© du 14 juillet n'entrait pas dans la catĂ©gorie des grands Ă©vĂšnements de l'article L 211-11-1. Ce fondement juridique ne peut donc qu'ĂȘtre Ă©cartĂ©.

    AprÚs avoir recherché tous les fondements juridiques possibles à ce contrÎle a priori des spectateurs du défilé, on est obligé de conclure qu'il n'y a en aucun. Aussi bien le Président de la République que le préfet de police ont agi dans la plus complÚte illégalité.

    [
]

    La dĂ©cision du Conseil d’État est remarquable par ce qu’elle ne dit pas. Le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s ne se prononce ni sur la libertĂ© fondamentale, ni sur la base lĂ©gale, ni sur la proportionnalitĂ© du dispositif. Il annule pour dĂ©faut d’urgence. [
] Compte tenu de l’imminence de l’évĂ©nement et de l’intĂ©rĂȘt public attachĂ© Ă  sa sĂ©curitĂ©, l’urgence du rĂ©fĂ©rĂ©-libertĂ© ne serait pas satisfaite. [
] La formule semble classique, car l’urgence s’apprĂ©cie en confrontant les intĂ©rĂȘts du requĂ©rant Ă  l’intĂ©rĂȘt public attachĂ© Ă  l’exĂ©cution de la mesure. Nul ne conteste la menace terroriste qui pĂšse sur le dĂ©filĂ© et la nĂ©cessitĂ© de la sĂ©curiser. [
]

    En l'espĂšce, l'apprĂ©ciation de l'urgence a quelque chose de surrĂ©aliste. Pour le juge, l'imminence de l'Ă©vĂšnement, qui justifiait le recours en rĂ©fĂ©rĂ© et justifiait son intervention, devient la raison mĂȘme de son abstention. Plus le fait accompli est proche, moins il est urgent de l'empĂȘcher.

    Le raisonnement est pour le moins dĂ©concertant. On se souvient que l'arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral date du 10 juillet et que l'association requĂ©rante pouvait difficilement engager un rĂ©fĂ©rĂ© avant d'avoir un texte dont elle demandait la suspension. Mais peu importe, la procĂ©dure mĂȘme de rĂ©fĂ©rĂ© est vidĂ©e de son contenu et l'imminence de l'Ă©vĂšnement. Outre que le raisonnement relĂšve de l'absurditĂ© juridique, il peut susciter des dĂ©rives particuliĂšrement dangereuses. Il suffit en effet Ă  l'ExĂ©cutif de publier trĂšs tardivement un texte dĂ©finissant les modalitĂ©s de contrĂŽle d'un Ă©vĂšnement pour qu'elles deviennent incontestables. Le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s du Conseil d'État donne ainsi une carte blanche Ă  l'ExĂ©cutif en lui permettant de porter atteinte Ă  la libertĂ© de circulation, voire Ă  d'autres libertĂ©s, en Ă©tant certain de ne pas ĂȘtre dĂ©rangĂ© par des gĂȘneurs encore attachĂ©s aux libertĂ©s.

    [
] On se souvient de l'affaire DieudonnĂ© et de l'ordonnance du 9 janvier 2014, par laquelle le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s avait refusĂ© de suspendre l'interdiction prĂ©alable d'un spectacle. Il s'appuyait alors sur l'hypothĂ©tique atteinte Ă  la dignitĂ© qui pouvait intervenir lors d'un spectacle qui n'avait pas encore eu lieu. A l'Ă©poque, une bonne partie de la doctrine juridique avait contestĂ© cette remise en cause frontale de la jurisprudence Benjamin, les forces de police ayant parfaitement les moyens de garantir l'ordre public. Finalement, le Conseil d'État Ă©tait discrĂštement revenu Ă  une position plus conforme Ă  la jurisprudence classique dans une dĂ©cision de rĂ©fĂ©rĂ© intervenir un an plus tard, le 6 fĂ©vrier 2015.

    A l'Ă©poque de l'affaire DieudonnĂ©, la solution Ă©tait contestable, mais le juge avait au moins assumĂ© son contrĂŽle de fait. Dans le rĂ©fĂ©rĂ© du 14 juillet 2026, il ne crĂ©e pas ouvertement une nouvelle exception Ă  Benjamin, en allant tortiller le principe de dignitĂ©. Il Ă©vite tout simplement d’examiner si l’autorisation prĂ©alable est nĂ©cessaire. La libertĂ© ne cĂšde pas au terme du contrĂŽle de proportionnalitĂ©, elle n'entre pas en ligne de compte. Elle n'existe pas.

    [
]

    Rappelons que le 14 juillet ne commĂ©more pas directement la prise de la Bastille, mais la FĂȘte de la FĂ©dĂ©ration du 14 juillet 1790. Une fĂȘte civique de rĂ©conciliation et d'unitĂ©, durant laquelle Louis XVI a prĂȘtĂ© serment Ă  la Nation, dans une atmosphĂšre de liesse gĂ©nĂ©rale, un sentiment que s'ouvrait une nouvelle Ăšre marquĂ©e par l'abolition des privilĂšges et l'Ă©galitĂ© devant la loi. Cet esprit semble bien loin, alors que l'on ne cĂ©lĂšbre plus que l'ArmĂ©e et non plus la Nation, et qu'il faut dĂ©sormais une autorisation pour assister au dĂ©filĂ©, autorisation du PrĂ©sident de la RĂ©publique agissant comme un monarque. Heureusement, Ă  la fin du dĂ©filĂ©, les choeurs de l'ArmĂ©e française ont chantĂ© avec talent : "LibertĂ© LibertĂ© ChĂ©rie, combats avec tes dĂ©fenseurs".

    Quelques rappels :

    • Juge des rĂ©fĂ©rĂ©s = juge statuant seul != collĂ©gial ;

    • L'intĂ©rĂȘt public Ă  ne pas suspendre une dĂ©cision de l'administration, on l'avait dĂ©jĂ  eu avec Parcoursup en 2018 (source).

    Dans ce dossier, la chronologie est dingue :

    • ArrĂȘtĂ© publiĂ© le vendredi 10 juillet (pour le 14) ;

    • RĂ©fĂ©rĂ© dĂ©posĂ© le samedi 11. Audience le lundi 13 Ă  13 h. Ordonnance particuliĂšrement motivĂ©e rendue vers 18 h 30 (source) ;

    • Appel du ministĂšre communiquĂ© Ă  l'association requĂ©rante vers 22 h (un 13 juillet), source ;

    • Audience entre 0 h et 1 h du mat' le 14 juillet. Sources : 1 ; 2. Ordonnance rendue Ă  2 h (source).

    Cette célérité est incompatible avec la sérénité et la qualité d'une décision de justice


    Sur le fond, cette dĂ©cision ne me convient pas, pour les raisons exposĂ©es par LLC, mais je peux la comprendre. Quiconque a ƓuvrĂ© dans l'Ă©vĂ©nementiel conviendra qu'on ne change pas l'organisation d'un (grand) Ă©vĂ©nement comme ça, par magie, Ă  quelques heures de son commencement, y compris l'une de ses modalitĂ©s. Oui, le QR code n'Ă©tait qu'un outil en sus du contrĂŽle d'identitĂ©, mais faire en sorte que les poulets mettent en Ɠuvre ce changement
 Sans compter la gestion de la foule Ă  revoir
 Pour avoir organisĂ© des Ă©vĂ©nements incommensurablement plus petits, je pense que le retrait du QR code n'Ă©tait pas faisable en si peu de temps.

    Au final, je parie sur une issue à la Dieudo 2014 : le juge statuant seul s'est trouvé face à un dilemme, il a bricolé, cette ordonnance ne fera pas jurisprudence, et sa solution sera renversée lors d'un futur référé, et fin de l'histoire. Plus de peur que de mal.

    Ce que j'estime le plus regrettable, c'est la publication de l'arrĂȘtĂ© 4 jours avant les faits, alors que le dispositif devait ĂȘtre en prĂ©paration depuis des semaines voire des mois. Le point clĂ©, c'est donc cette nette tendance des administrations Ă  publier tardivement leurs dĂ©cisions afin d'en restreindre la contestation (voir ici, lĂ , ou lĂ -bas). En 2023, le prĂ©fet de Paris avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© sommĂ© de publier ses arrĂȘtĂ©s dans les temps.

    15/07/2026 20:27:29 - permalink -
    - https://libertescheries.blogspot.com/2026/07/14-juillet-la-fete-nationale-sur.html
  • [ RGPD et droit Ă  rĂ©paration ] Pourvoi n°24-22.792 | Cour de cassation

    L'article 82 du RGPD prévoit la réparation, y compris l'indemnisation, d'un dommage, matériel ou moral, découlant d'un manquement au RGPD par un responsable de traitement (RT = entité qui traite des données à caractÚre personnel, DCP).

    En droit français, ça se concrĂ©tise par une demande devant les juridictions civiles (ou administratives si le RT est une administration). (Rappel : quand la CNIL impose une amende Ă  un RT, elle revient au budget gĂ©nĂ©ral de l'État, comme toute amende, y compris pĂ©nale, et non aux auteurs de rĂ©clamations devant la CNIL.)

    Pour prospérer, comme l'a jugé la CJUE depuis 2023 au moins (voir ici, ou là, ou là-bas), il faut établir le manquement au RGPD, son caractÚre fautif, le dommage, et la causalité entre manquement et dommage. (Une autorité de protection des données, comme la CNIL, doit également prouver le caractÚre fautif d'un manquement au RGPD avant d'imposer des mesures correctrices, dont une amende, voir ici.)

    Autrement dit, la marche est haute, mĂȘme si, en thĂ©orie, la CJUE a admis que des sentiments nĂ©gatifs (crainte d'un mĂ©susage de ses DCP, ou d'atteinte Ă  sa rĂ©putation, ou mĂ©contentement causĂ© par la une perte de contrĂŽle sur ses DCP, peur, etc.) peuvent ouvrir droit Ă  rĂ©paration, sous rĂ©serve de leur dĂ©monstration.

    Ici, il s'agit du premier arrĂȘt de la Cour de cassation qui reprend la jurisprudence de la CJUE sur la nĂ©cessitĂ© d'Ă©tablir la rĂ©alitĂ© d'un dommage allĂ©guĂ©. Un manquement au RGPD n'ouvre pas, Ă  lui seul, un droit Ă  rĂ©paration.

    13/07/2026 18:40:11 - permalink -
    - https://www.courdecassation.fr/decision/6a3cc051cdc6046d479d8eb0
  • Consentir Ă  la captation n'est pas consentir Ă  l'enregistrement : la chambre criminelle dissocie les actes de l'article 226-1 du code pĂ©nal en matiĂšre de revenge porn

    + https://www.courdecassation.fr/decision/6a3b6edccdc6046d4774ac33

    Captation, enregistrement, transmission : trois actes, trois consentements

    L’article 226-1 du code pĂ©nal, dans sa version issue de la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 visant Ă  sĂ©curiser et Ă  rĂ©guler l’espace numĂ©rique, punit d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de porter volontairement atteinte Ă  l’intimitĂ© de la vie privĂ©e d’autrui en fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privĂ©. La doctrine et la jurisprudence s’accordaient dĂ©jĂ  sur le caractĂšre alternatif de ces trois verbes : la commission de l’un quelconque d’entre eux suffit Ă  caractĂ©riser l’infraction, sans qu’il soit nĂ©cessaire d’établir les trois simultanĂ©ment.

    L’apport de l’arrĂȘt du 23 juin 2026 rĂ©side dans la consĂ©quence qu’il tire de cette alternativitĂ©. DĂšs lors que la fixation, l’enregistrement et la transmission constituent trois actes distincts, le consentement donnĂ© Ă  l’un ne saurait valoir consentement aux deux autres. [
]

    Cette solution s’inscrit dans le prolongement d’une jurisprudence antĂ©rieure qui, sans le dire aussi nettement, opĂ©rait dĂ©jĂ  une distinction entre la captation et la diffusion. [
]

    L’arrĂȘt du 23 juin 2026 va plus loin en dissociant non plus seulement la fixation de la diffusion, mais Ă©galement la fixation de l’enregistrement, opĂ©ration intermĂ©diaire trop souvent nĂ©gligĂ©e dans l’analyse juridique. En l’espĂšce, la partie civile s’était filmĂ©e elle-mĂȘme — consentant donc Ă  la fixation — et avait adressĂ© ces vidĂ©os Ă  caractĂšre sexuel Ă  la prĂ©venue sous forme de messages Ă©phĂ©mĂšres. La cour d’appel de Paris en avait dĂ©duit, par une application erronĂ©e du principe d’interprĂ©tation stricte de la loi pĂ©nale, que la conservation de ces vidĂ©os Ă  l’insu de leur auteur Ă©chappait au champ rĂ©pressif des articles 226-1 et 226-2.

    CaractÚre spécifique du consentement.

    Notons que la Cassation prĂ©cise le sens de l'article 226-1 du Code pĂ©nal qui va au-delĂ  de la diffusion de contenus sexuels (qui est codifiĂ©e au 226-2-1 CP) et mĂȘme de l'image, puisqu'il porte aussi sur la parole et la gĂ©olocalisation en temps rĂ©el.

    Au moins, la quĂ©quette de Griveaux aura servi Ă  quelque chose. đŸ€Łïž (Au passage, Ă©niĂšme illustration que les dĂ©cisions de justice sont pseudonymisĂ©es, pas anonymisĂ©es, et Ă©niĂšme illustration qu'on obtient des dĂ©cisions de justice intĂ©ressantes dans des dossiers pas ouf.) Le nom me servira de moyen mnĂ©motechnique, et, surtout, ça permet de contextualiser : 6,5 ans de procĂ©dures, et encore Ă  venir, pour ça


    Via https://xcancel.com/Maitre_Eolas/status/2076027434085105758.

    12/07/2026 14:36:15 - permalink -
    - https://kohenavocats.com/consentement-captation-enregistrement-revenge-porn-crim-23-juin-2026/
  • Idiot utile — WikipĂ©dia

    J'ignorais que l'attribution de l'expression « idiot utile » Ă  LĂ©nine n'est pas avĂ©rĂ©e. đŸ˜źïž

    12/07/2026 14:08:43 - permalink -
    - https://fr.wikipedia.org/wiki/Idiot_utile
  • Re: Sites utilisant Utiq : la liste ouverte — Utiq Tracker - Le bazar de mydjey

    + https://ecirtam.net/opennews/?A5NtdQ

    Si les « gens qui relaient d'habitude ce genre d'info » en ont « peu parlĂ© », c'est parce qu'il n'y a rien de neuf, que les infos qui circulent sont inexactes, et qu'il y a pire qu'Utiq dans sa catĂ©gorie. ÉniĂšme tempĂȘte dans un verre d'eau.

    J'ai constatĂ© la prĂ©sence d'Utiq sur le bandeau cookies d'un site web populaire pour la premiĂšre fois en 2024. Il en va de mĂȘme des principaux membres de PURR, l'association de dĂ©fense de la protection des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel. Donc, j'ai direct suspendu mon jugement lors de l'emballement mĂ©diatique de ces derniers mois, comme quand un grand nombre de personnes ont dĂ©couvert la conservation des donnĂ©es de connexion Ă  l'occasion du dĂ©cret annuel 2025


    À l'Ă©poque, j'avais lu les documents pertinents (politique de confidentialitĂ©, CGV, etc.) et je n'avais rien trouvĂ© de substantiel pour hurler au loup, bien qu'il y a des carences, j'y reviendrai.

    Vu l'emballement, PURR a organisé, début juin, une réunion, y compris avec des gens qui bossent dans le milieu. Personne n'a compris l'emballement médiatique 2026, les infos sont inexactes, et il y a pire qu'Utiq.

    Pour faire court, Utiq n'est actif que sur les sites web sur lesquels on y a consenti. Tu consens Ă  Utiq sur le site X, mais pas sur le site Y ? Ta navigation sur Y n'est pas digĂ©rĂ©e par Utiq, et Utiq n'y placera pas de pub ni rien. Pareil sur le site web Z qui n'utilise pas Utiq. C'est bien cookie + IP. Le profil publicitaire est commun Ă  l'IP, donc tous les utilisateurs derriĂšre, y compris ceux du rĂ©seau Wi-Fi pour les invitĂ©s, alimentent un mĂȘme profil pour peu qu'ils consentent individuellement site par site, comme il vient d'ĂȘtre dit. MĂȘme si le but est bien de rĂ©identifier une personne au grĂ© de ses consentements renouvelĂ©s au-delĂ  d'un cookie trop fragile et temporaire, le « profilage nous suit Ă  vie » est tout aussi inexact : le cookie a une durĂ©e de vie maximale, et Utiq conserve l'identifiant dĂ©rivĂ© de l'IP et du numĂ©ro d'abonnement durant 6 mois. Sources : la politique de confidentialitĂ© d'Utiq, celle de ton opĂ©rateur, et quelques articles de presse moins daubĂ©s que la moyenne comme ceux d'Univers Freebox ou de Next (notamment la rĂ©ponse d'Utiq).

    Je prie mes Ă©ventuels contradicteurs de bien distinguer ce qui peut ĂȘtre reprochĂ© Ă  Utiq de ce qui incombe Ă  l'Ă©diteur du site web qui utilise Utiq. Par exemple, on a signalĂ© Ă  PURR des cas oĂč Utiq, comme l'ensemble des autres traceurs (j'insiste), Ă©tait activĂ© avant l'expression du consentement dans le bandeau cookies. Cela est indĂ©pendant d'Utiq. Idem pour l'utilisation dissimulĂ©e d'Utiq par des techniques comme le CNAME cloaking. C'est un mĂ©susage d'Utiq qui incombe Ă  l'Ă©diteur du site web, et qui n'a rien de spĂ©cifique Ă  Utiq.

    Donc, les fictions oĂč l'ado consent pour ses parents, ou l'invitĂ© pour le foyer, etc. sont pipeau. Pareil pour untel consent et quelqu'un d'autre retire son consentement, etc. Le mari qui dĂ©couvre, par une pub, que sa femme est enceinte ou fait d'Ă©tranges recherches, est thĂ©oriquement possible, puisque profil commun, mais il y a tout lieu de penser qu'une pondĂ©ration est effectuĂ©e sur la base du cookie spĂ©cifique Ă  chacun, en sus d'un seuil (aucun acteur ne propose une pub aprĂšs une unique recherche superficielle).

    Au final, il n'y a pas grand-chose Ă  reprocher juridiquement Ă  Utiq. Ça joue avec les limites de la loi, certes. C'est Ă©thiquement dĂ©testable, certes. L'info dĂ©livrĂ©e n'est pas limpide (que ce soit cĂŽtĂ© opĂ©rateurs ou Ă©diteurs de site web), et elle est noyĂ©e dans des bandeaux cookies de plus en plus fourre-tout, donc le consentement n'est pas Ă©clairĂ©, mais ce n'est, lĂ  encore, pas spĂ©cifique Ă  Utiq, des traitements autant voire plus intrusifs, comme le rejeu de session, sont ou seront noyĂ©s dans cette masse d'info imbitable. L'identitĂ© de celui qui consent n'est pas vĂ©rifiĂ©e alors qu'Utiq attend que ce soit en accord avec le titulaire de la ligne et que l'identifiant est dĂ©rivĂ©, y fine, des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel dudit titulaire et qu'il lui est rattachable, ce qui revient Ă  manipuler les donnĂ©es d'autrui sans son consentement, mais c'est lĂ©ger, notamment au regard du nĂ©cessaire consentement individuel par site, et que l'adresse IP, rattachĂ©e au seul titulaire du contrat de fourniture d'Internet, est dĂ©jĂ  utilisĂ©e par tout le monde. La dĂ©sactivation d'Utiq via son consenthub peut empĂȘcher un autre membre du foyer de consentir afin d'accĂ©der Ă  des ressources payantes sinon, donc impossible d'octroyer son consentement, mais boarf
 Rien de substantiel, rien de susceptible de sortir les autoritĂ©s de protection des donnĂ©es europĂ©ennes, dont a CNIL, de leur marasme.

    Bref, tempĂȘte dans un verre d'eau. uBlock origin voire un opĂ©rateur Ă©thique, comme ceux de la FFDN, et Utiq n'est pas un problĂšme.

    À ceux qui utiliseront le consenthub d'Utiq pour empĂȘcher l'activation du dispositif sur un accĂšs Ă  Internet mĂȘme si quelqu'un y consent sur un site web, prenez garde : ce n'est valable qu'un an, et ayez conscience que cela pourra empĂȘcher Ă  tout utilisateur de l'abonnement Ă  Internet d'accĂ©der Ă  un site web qui demande de payer ou de consentir.

    Enfin, sur son segment de marchĂ©, Utiq est le numĂ©ro cinq en parts de marchĂ©, derriĂšre LiveRamp (rachetĂ© par Publicis), ID5, First-ID, etc. Ces autres produits fonctionnent, entre autres, par prise d'empreinte passive (= fingerprinting) et autres mĂ©thodes plus agressives, notamment sur mobile. Tout cela, dans la plus grande opacitĂ© et la dĂ©nĂ©gation (de pratiquer le fingerprinting et de tomber sous le coup d'e-privacy). Utiq a eu le dĂ©faut d'ĂȘtre la moins opaque. Bref, j'invite Ă  regarder la lune plutĂŽt que le doigt : c'est tout le marchĂ© de la publicitĂ©, du profilage, du suivi, des bandeaux cookies, etc. qui est pourri, au-delĂ  d'Utiq, au-delĂ  de ses quatre concurrents directs.

    12/07/2026 11:27:24 - permalink -
    - http://shaarli.mydjey.eu/shaare/M1OGAg
  • Linphone en ligne de commande

    Linphone = logiciel de téléphonie (softphone) SIP.

    La version graphique n'est plus empaquetée dans Debian stable pour l'heure, mais elle est dans unstable, donc ça devrait revenir.

    En attendant, pour faire quelques tests téléphoniques rudimentaires, je n'ai pas envie d'installer linphone avec AppImage ou assimilé.

    Je peux utiliser la version ligne de commande.

    apt install linphone-cli
    
    linphonecsh init
    
    linphonecsh register --host sip5.ovh.fr --username <NOM_UTILISATEUR> --password "<MOT_DE_PASSE_AVEC_CARACTÈRES_NON_ALPHANUMS>"
    
    linphonecsh status register
    
    linphonecsh dial <NUMERO>
    
    linphonecsh generic terminate
    
    linphonecsh generic answer
    
    linphonecsh exit



    Le seul ennui est l'absence de notification des appels entrants. (Ci-dessus, j'ai utilisé la commande « answer » car je savais qu'un appel entrant était en cours puisque j'en étais l'émetteur.)

    Essayons linphone-daemon :

    # Pour éviter l'absence de sonnerie et l'erreur « bctbx-error- bctbx_file_open: Error opening '/usr/share/linphone/sounds/linphone/rings/notes_of_the_optimistic.mkv': Aucun fichier ou dossier de ce nom » lors d'un appel entrant
    # (Il faudrait faire pareil pour tous les sons, mais flemme.)
    sudo mkdir -p /usr/share/linphone/sounds/linphone/rings/
    sudo cp /usr/share/sounds/linphone/rings/notes_of_the_optimistic.mkv /usr/share/linphone/sounds/linphone/rings/notes_of_the_optimistic.mkv
    
    linphone-daemon
    
    register sip:<NOM_UTILISATEUR>@sip5.ovh.fr sip5.ovh.fr <MOT_DE_PASSE>
    
    register-status ALL
    
    call sip:<NUMERO>@sip5.ovh.fr
    
    terminate
    
    answer
    
    quit



    Pour ceux que l'absence de rappel des commandes précédentes et/ou de correction d'une commande en cours va gonfler grave, je rappelle l'existence de l'indispensable ledit. ledit linphone-daemon ou ledit linphonec. \o/

    10/07/2026 16:43:35 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?7bHPvw
  • LibertĂ©, LibertĂ©s chĂ©ries: Mineurs libĂ©rĂ©s : chaos au ministĂšre de la Justice

    L'affaire illustre parfaitement le caractĂšre chaotique de la politique gouvernementale Ă  l'Ă©gard des mineurs dĂ©linquants. Au moment prĂ©cis oĂč le gouvernement affiche une volontĂ© de renforcer la rĂ©pression Ă  l'Ă©gard des mineurs dĂ©linquants, une carence lĂ©gislative provoque une situation dans laquelle, depuis le 1er juillet 2026, les mineurs accusĂ©s de crime ne peuvent plus ĂȘtre maintenus en dĂ©tention provisoire dans l'attente de leur procĂšs. Certes, on doit rappeler que ces mineurs sont prĂ©sumĂ©s innocents et que la dĂ©tention provisoire ne saurait s'analyser comme une peine anticipĂ©e. Il n'empĂȘche que la "rĂ©ponse pĂ©nale" devient rĂ©ellement illisible.

    [
]

    L'origine de l'histoire se trouve dans la dĂ©cision QPC du 27 juin 2025, par laquelle le Conseil constitutionnel a dĂ©clarĂ© contraire Ă  la constitution, l'article L 434-9 du code de la justice pĂ©nale des mineurs. [
] Le Conseil, comme l'y autorise l'article 62 alinĂ©a 2 de la Constitution, a donc reportĂ© l’abrogation au 1er juillet 2026, laissant exactement un an au lĂ©gislateur pour adopter un nouveau rĂ©gime. Il devait donc soit dĂ©poser un projet de loi, soit modifier le droit existant par un amendement Ă  une loi en dĂ©bat.

    [
]

    Le problÚme est que, durant cette période transitoire, il ne s'est rien passé. Le vide juridique constaté depuis le 1er juillet ne résulte pas de la décision du Conseil mais de l'absence de disposition législative nouvelle à l'issue du délai fixé.

    [
]

    Quoi qu'il en soit, ce n’est que le 29 juin 2026, deux jours avant l’entrĂ©e en vigueur de l’abrogation, qu’une dĂ©pĂȘche conjointe de la direction des affaires criminelles et des grĂąces et de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse a Ă©tĂ© adressĂ©e aux juridictions, annonçant le dĂ©pĂŽt rapide d'un amendement. Elle ajoutait que les dĂ©cisions de mise en dĂ©tention antĂ©rieure au 1er juillet conservaient leur validitĂ©, affirmation qui devrait susciter un certain nombre de recours. Les avocats ne manqueront pas, en effet, de contester des dĂ©tentions provisoires reposant sur une "dĂ©pĂȘche", c'est-Ă -dire juridiquement une simple circulaire.

    [
]

    Pour s'exonĂ©rer de toute responsabilitĂ© dans l'affaire, le ministre de la Justice s'efforce de trouver un coupable. Mis en cause Ă  l'AssemblĂ©e nationale lors des questions au gouvernement, il affirme que l'amendement « aurait dĂ» ĂȘtre dĂ©posĂ© au SĂ©nat », mais qu’il avait Ă©tĂ© « jugĂ© non conforme par les rapporteurs du texte ». [
] La rĂ©sistance du SĂ©nat n'est donc pas Ă©tablie. Et mĂȘme si elle a existĂ©, elle ne saurait expliquer onze mois d’inaction antĂ©rieure.

    Il appartient certes au lĂ©gislateur de tirer les consĂ©quences d’une dĂ©claration d’inconstitutionnalitĂ©. Le Parlement dans son ensemble dispose de l’initiative parlementaire et aurait pu adopter une proposition de loi. On peut donc soutenir qu’une responsabilitĂ© institutionnelle gĂ©nĂ©rale pĂšse sur le pouvoir lĂ©gislatif.

    Mais la responsabilitĂ© politique principale incombe au Gouvernement, et plus particuliĂšrement au ministĂšre de la Justice. La Chancellerie est chargĂ©e de suivre le droit pĂ©nal et la procĂ©dure pĂ©nale. Elle connaissait la dĂ©cision depuis le 27 juin 2025. Elle disposait de ses propres directions juridiques, d’un dĂ©lai d’un an et, Ă  partir de mars 2026, d’un projet de loi gouvernemental consacrĂ© Ă  la justice criminelle. Or il semble qu'elle ait tout simplement oubliĂ© ce problĂšme, et l'on raconte que c'est l'Union syndicale des magistrats (USM) qui l'a alertĂ©e sur l'imminence du vide juridique.

    [
] Le Garde des Sceaux est donc bien le principal responsable de ce chaos juridique. Averti un an à l'avance, il a fait déposer l'amendement la veille de la date butoir. Sur un plan strictement politique, l'image est catastrophique, car personne n'a oublié les propos de fermeté qu'il a tenus aprÚs la mort de Lyhanna. La communication ne remplace pas la vigilance juridique.

    Des incapables irresponsables, partout, tout le temps
 Mais continue Ă  payer tes impĂŽts, connard de citoyen de merde, mĂȘme qu'il faudrait filer encore plus de thune Ă  l'État pour rĂ©soudre tous nos problĂšmes !

    #LLC

    10/07/2026 12:35:35 - permalink -
    - https://libertescheries.blogspot.com/2026/07/mineurs-liberes-chaos-au-ministere-de.html
  • La lutte contre les logements vacants dans le parc privĂ© | Cour des comptes

    Rapport 2025 de Cour des comptes.

    Résumé partial :

    1/ đŸ§”
    Depuis 10 ans, gauche et droite répÚtent qu' « il y a 3 millions de logements vides en France » et qu'on pourrait les mobiliser pour répondre à la crise du logement.

    C'est faux.

    Le rapport de la @Courdescomptes (mai 2025) chiffre les logements réellement mobilisables à 118 000.

    26 fois moins que le mythe. đŸ§”

    D'oĂč sort le 3,1 M brandi par tout le monde ?
    C'est le total @InseeFr brut. Il compte les biens en succession bloquée, les passoires inhabitables, les logements entre deux locataires, les maisons abandonnées en pleine Creuse.
    Aucun parti n'a jamais eu l'honnĂȘtetĂ© de le dire.

    Paris, municipales 2024.
    Plusieurs candidats ont juré « 120 000 logements vides à réquisitionner ».
    La Cour des Comptes, a publié ceci :
    - 134 000 résidences secondaires
    - 55 000 Airbnb
    - 47 500 logements occasionnels
    - 18 600 vraiment vacants > 2 ans
    Soit 1,3 % du parc privé.

    « Les propriétaires laissent leurs logements vides par égoïsme. »
    Faux. Selon la @Courdescomptes :
    - 4,6× plus de vacance si le proprio est en EHPAD
    - 3,3× pour le bñti d'avant 1900
    - 3,0× pour les <35 mÂČ
    - Une succession peut bloquer un bien 10 ans
    Démunis, pas négligents.

    Pour répondre à cette problématique ? On taxe.
    Recettes de la Taxe sur les Logements Vacants :
    - 2014 : 80 M€
    - 2023 : 271 M€
    - +239 % en 9 ans
    Pendant ce temps, le stock national de vacants? Toujours en hausse.
    La taxation seule est un échec documenté. Mais on continue.

    Le dispositif « ZĂ©ro Logement Vacant » (ZLV), grand projet d'État :
    - Lancé en 2020
    - 4 ans plus tard : 6 700 logements remis sur le marché
    - Sur 3,1 millions théoriques
    Le plan national : 30 collectivitĂ©s sur 237 sollicitĂ©es. Budget : 966 131 €.
    C'est moins que le coût d'un rond-point.

    Le vrai sujet, celui que personne ne veut nommer :
    - 43 % des résidences principales sont sous-occupées
    - 86 % de la sous-occupation sévÚre = maisons en propriété
    - 63,5 % des ménages avec un logement sous-occupés ont 60 ans et plus
    Le problÚme n'est pas le stock. C'est l'allocation intergénérationnelle.
    Tabou absolu.

    Bilan provisoire :
    On construit moins, on taxe plus, on culpabilise des veuves de 80 ans en EHPAD, et on fait croire que 3 millions de logements attendent d'ĂȘtre rĂ©quisitionnĂ©s.
    C'est faux. C'est documenté.

    Personne ne veut dire la vérité :
    Pour loger les Français, il faut construire. Et flexibiliser le marché .
    - Construire = ⁠Pour un logement neuf supplémentaire, 4,8 unités anciennes additionnelles apparaissent sur le marché locatif dans les douze mois suivants.
    - Flexibiliser = inciter les seniors majoritairement propriétaires, désendettés à 96%, en sous-occupation, de libérer leurs logements trop grands pour en acheter de plus petits, adaptés à leur dépendance.



    Gonflette de chiffre et taxe inutile, comme d'hab', mais je ne suis pas d'accord avec tout pour autant :

    • Je n'ai jamais compris le concept de maison secondaire occupĂ©e quelques semaines par an. Je comprendrai si le temps d'occupation Ă©tait plus important ;

    • ConsidĂ©rer vacantes les passoires thermiques n'est pas dĂ©connant : le proprio n'a pas la thune pour rĂ©nover (malgrĂ© les aides de l'État), qu'il laisse l'opportunitĂ© Ă  autrui de le faire ;

    • La sous-occupation, prĂ©sentĂ©e comme le mal absolu, est aussi partiellement pipeau : beaucoup de vieux aiment recevoir leurs petits enfants + la piaule est chargĂ©e de souvenirs de famille + les chambres excĂ©dentaires sont rĂ©affectĂ©es Ă  d'autres usages + pourquoi ils dĂ©mĂ©nageraient dans un logement plus petit, et parfois loin, s'ils ont la thune pour le leur, quelle serait l'incitation / le dĂ©clencheur ? ;

    • Deux points ne sont pas abordĂ©s : le dĂ©sintĂ©rĂȘt pour les petites piaules (tout le monde veut son palace) et la forte disparitĂ© territoriale des piaules disponibles liĂ©e Ă  l'amĂ©nagement foireux du territoire en termes de transports, de boulot, etc.



    Via https://nitter.poast.org/AlexArchambault/.

    06/07/2026 08:01:26 - permalink -
    - https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-lutte-contre-les-logements-vacants-dans-le-parc-prive
  • LibertĂ©, LibertĂ©s chĂ©ries: GPA : condamner le procĂ©dĂ©, mais accepter ses effets

    Les deux arrĂȘts rendus par l'AssemblĂ©e plĂ©niĂšre de la Cour de cassation le 3 juillet 2026 marquent une Ă©tape dĂ©cisive dans la reconnaissance des droits des enfants nĂ©s Ă  l'Ă©tranger par gestation pour autrui (GPA). Les deux affaires sont identiques et concernent les mĂȘmes requĂ©rants, un couple d'hommes rĂ©sidant au Canada. Ils ont eu recours, dans ce pays, Ă  deux GPA, dont sont nĂ©s trois enfants. La GPA Ă©tant parfaitement licite dans ce pays, un jugement rendu par les tribunaux de l'Ontario les a dĂ©clarĂ©s pĂšres lĂ©gaux de ces enfants. Ils ont ensuite demandĂ© aux juges français l'exequatur de ces dĂ©cisions, c'est-Ă -dire leur reconnaissance et leur exĂ©cution. La cour d'appel avait accueilli cette demande, mais en prĂ©cisant que les jugements canadiens auraient en France l'effet d'une adoption. Le parquet s'est pourvu en cassation.

    La Cour casse la dĂ©cision de la cour d'appel qui n'a pas respectĂ© les rĂšgles gouvernant les effets des jugements d'exequatur. En revanche, elle fait valoir l'intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de l'enfant et justifie ainsi une filiation qui ne renvoie plus le parent d'intention Ă  l'adoption.

    [
]

    Les deux arrĂȘts rendus par l'AssemblĂ©e plĂ©niĂšre le 3 juillet 2026 affirment que l'ordre public français, qui interdit la GPA en France, doit se concilier avec les droits fondamentaux de l'enfant. Le refus de l'exequatur au seul motif de l'interdiction aurait des consĂ©quences trop lourdes sur l'Ă©tablissement de la filiation de l'enfant. En revanche, la Cour affirme que le juge de l'exequatur doit s'assurer que la dĂ©cision Ă©trangĂšre prĂ©sente des garanties suffisantes, notamment au regard du consentement de la mĂšre porteuse aux effets de la GPA sur ses droits.

    Ces dĂ©cisions auront, Ă  l'Ă©vidence, un impact considĂ©rable sur le droit de la filiation par GPA. Auparavant, le parent d'intention Ă©tait purement et simplement renvoyĂ© vers l'adoption simple. DĂ©sormais, lorsqu’il existe un jugement Ă©tranger rĂ©gulier, la filiation qu’il consacre peut produire directement ses effets en France. L’intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de l’enfant n’efface pas l’interdit de la GPA, mais il neutralise son effet punitif sur l’enfant. Celui-ci a dĂ©sormais le droit de vivre sans avoir une filiation amputĂ©e. [
]

    Reste un point à éclaircir : LLC expose : « Cette prohibition [de la GPA] repose sur le principe d'indisponibilité du corps humain » alors que Maßtre Eolas affirme le contraire ici ou là (aucune mise à dispo du corps, aucune commercialisation, aucune location, aucun droit concédé sur le corps humain qui n'est pas l'objet de la convention, etc.).

    06/07/2026 07:56:39 - permalink -
    - https://libertescheries.blogspot.com/2026/07/gpa-condamner-le-procede-mais-accepter.html
  • Ubuntu Manpage: extrepo - manage external Debian repositories

    Une commande pour ajouter facilement des dépÎts apt tiers depuis un annuaire central.

    Dans Debian stable, paquet extrepo.

    extrepo search | grep ^Found | sort pour voir la liste complÚte. On a les dépÎts officiels de signal, bird, frr, anydesk, teamviewer, librewolf, palemoon, arduino, dnsdist, elastic search, grafana, promox, vscode, virtualbox, etc.

    Rien de magique : juste un annuaire centralisé de dépÎts officiels. extrepo ne fait qu'automatiser la création d'un fichier dans /etc/apt/sources.list.d et la récupération de la clé GPG.

    Modifier /etc/extrepo/config.yaml pour activer les logiciels qui ne respectent pas la licence Debian (ex. : Signal = non-free).

    sudo extrepo enable <nom_dépÎt>. sudo extrepo disable <nom_dépÎt>. (Note : la désactivation ne supprime pas le fichier dans sources.list.d, elle y ajoute une directive « Enabled: no ».)

    Via https://mamot.fr/@ploum/116767652736216159 via https://sebsauvage.net/links/?mJWY-A.

    03/07/2026 08:50:37 - permalink -
    - https://manpages.ubuntu.com/manpages/focal/man1/extrepo.1p.html
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