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  • 📕 📗 📘 📙 📚 PUBLIEZ ! - Liens en vrac de sebsauvage

    PUBLIEZ ! 📚
    MĂȘme une petite astuce, une simple ligne de commande, une idĂ©e.
    Un jour, ça rendra service à quelqu'un.

    Gros +1. J'avais exposé d'autres bonnes raisons de publier tout et n'importe quoi dans ce shaarli.

    October 4, 2018 at 10:10:38 PM UTC - permalink - http://sebsauvage.net/links/?s2o_1g
  • Mes notes de La Revue DessinĂ©e numĂ©ro 20 de l'Ă©tĂ© 2018

    Burn-out

    • Terme apparu en 1971 servant Ă  dĂ©crire des pathologies rencontrĂ©es dans le milieu associatif ;

    • La dĂ©finition comporte 3 dimensions. 1) dĂ©valorisation de soi et inefficacitĂ© par absence d'accomplissement personnel. 2) dĂ©personnalisation / cynisme et indiffĂ©rence au travail. 3) Ă©puisement Ă©motionnel, physique et psychique ;

    • La dĂ©finition a variĂ© avec le temps. Aujourd'hui, on tente de lui donner une connotation branchĂ©e qui diffĂšre de la dĂ©pression alors que ce n'est pas le cas ;

    • En fait, le burn-out est une rĂ©action normale Ă  une situation anormale. Nous appartenons Ă  plusieurs groupes sociaux (famille, association X, travail, etc.). Nous avons besoin d'un Ă©quilibre entre tous ces groupes sur les investissements que nous fournissions et les gains que nous rĂ©cupĂ©rons, et sur la loyautĂ© que nous accordons Ă  ces groupes et la projection de nous que nous en retirons. Il faut Ă©galement que nous valeurs soient en accord avec celles du groupe ;

    • Le taylorisme Ă©tait vu par la gauche comme quelque chose de positif qui permet de contester l'arbitraire du contremaĂźtre par la mesure scientifique et la normalisation ;

    • L'organisation scientifique du travail a connu plusieurs phases : Taylor (dĂ©possession des ouvriers du savoir entourant leur mĂ©tier, mesure des gestes, etc.), Ford (standardisation), « mouvement » (1920-1960, appliquer le taylorisme aux relations sociales au sein de l'entreprise : mesure de la camaraderie, de la durĂ©e optimale de la pause, rationalisation des recrutements et de la formation, individualisation du travail, du salaire, etc.) et management de soi de nos jours (coaching, injonction Ă  ĂȘtre motivĂ©, flexible, responsable, Ă  se fixer des objectifs et des sanctions en toute autonomie, Ă  soigner son apparence, Ă  avoir un esprit d'Ă©quipe, fut-il factice), etc. ;

    • Cette injonction Ă  prĂ©parer + anticiper + profiter du changement ainsi que le tĂ©lĂ©travail gĂ©nĂšre de l'insĂ©curitĂ©, ce qui dĂ©sĂ©quilibre la balance dĂ©fini au 4e point ci-dessus, ce qui entraĂźne des burn-out ;

    • Je dĂ©couvre le syndicat Asso, le syndicat des salarié⋅e⋅s du milieu associatif.


    Hooliganisme

    • PhĂ©nomĂšne apparu en 1970/80 en Angleterre, et amplifiĂ© par la misĂšre sociale prĂ©gnante sous Tatcher.

    • Violence codifiĂ©e (1 contre 1, on ne frappe pas quelqu'un Ă  terre, pas de combat de rue mais plutĂŽt des combats discrets, etc.) lors d'Ă©vĂ©nements sportifs menĂ©e par des personnes jeunes (< 40 ans) avec une sensibilitĂ© politique d'extrĂȘme-droite plutĂŽt rangĂ©es dans une vie de famille et professionnelle mĂȘme si quelques fanfarons existent ;

    • Les violences commises en juin 2016 Ă  Marseille ne correspondent pas Ă  cette dĂ©finition : les hooligans russes s'Ă©taient prĂ©parĂ©s, Ă©taient venus assister au match dans le but de commettre des violences, ils avaient procĂ©dĂ© Ă  des repĂ©rages les jours prĂ©cĂ©dents, etc.


    Antiquités du sang

    • L'art est souvent dĂ©truit et pillĂ© en temps de guerre, comme Ă  Palmyre, en Syrie ;

    • Quand le peuple pillĂ© demande le rapatriement de ses Ɠuvres, cela leur donne de la valeur, c'est pour cela que c'est lucratif ;

    • Il y a toute une chaĂźne d'acteurs : pilleurs, exportateurs, blanchiment de l'art (rassemblement au sein d'une mĂȘme collectif, par exemple), ports francs (ils stockent la marchandise en transit, qui est exonĂ©rĂ© de frais de douane), maisons de vente, etc. ;

    • Des bases de donnĂ©es publiques et privĂ©es recensent les Ɠuvres pillĂ©es et dĂ©livrent des certificats sans trop de valeur qui disent "cette Ɠuvre n'est pas connue pour avoir Ă©tĂ© pillĂ©e" qui sont utilisĂ©s entre les vendeurs et les acheteurs pour prouver leur bonne foi en cas de contrĂŽle



    Nucléaire

    • L'acier, c'est un mĂ©lange de fer et de carbone. Afin de rĂ©sister aux chocs de tempĂ©rature, le maximal de carbone admis dans la cuve d'un rĂ©acteur nuclĂ©aire est de 0,2 %. Les cuves fabriquĂ©es au Creusot pour l'EPR de Flamanville, pour le projet abandonnĂ© d'EPR amĂ©ricain et pour le projet d'EPR japonnais contiennent trop de carbone, ce qui a fait douter de leur soliditĂ©. L'ASN a tranchĂ© en juin 2017 : ça passe, mais il faudra changer le couvercle de la cuve d'ici 7 ans (ça ne signifie pas que l'existant tiendra 7 ans, mais que la sociĂ©tĂ© commercial japonnaise solicitĂ©e pour le produire a un carnet de commandes qui ne permet pas d'envisager un dĂ©lai plus court) ;

    • Pourquoi les cuves du Creusot sont dĂ©fectueuses ? La volontĂ© politique de stopper le nuclĂ©aire aprĂšs Tchernobyl met le secteur en difficultĂ© Ă©conomique par absence de commandes. Michel-Yves BollorĂ© (frĂšre de Vincent), achĂšte Ă  la casse l'usine du Creusot. GrĂące Ă  des appuis politiques, il obtient que les cuves des EPR soient fabriquĂ©es dans son usine
 qui n'est ni prĂȘte pour cela ni mĂȘme conçue pour ça. L'imprĂ©paration de l'usine forcera Areva a la racheter sous l'impulsion de l'ASN, ce qui fera une belle plus-value pour BollorĂ© (200 fois sa mise)
 Il n'en reste pas moins que l'usine n'est pas adaptĂ©e pour forger de telles piĂšces
 ;

    • Pourquoi les budgets de tous les EPR (Finlande, Angleterre, France, Japon) ont explosĂ©s ? ÉDIT DU 08/12/2019 À 17 H 30 : les deux EPR chinois ont Ă©tĂ© inaugurĂ©s en 2018 et 2019 avec 5 ans de retard et 60 % de dĂ©passement budgĂ©taire. FIN DE L'ÉDIT. Car Areva voulait une tĂȘte de sĂ©rie c'est-Ă -dire des EPR vendus peu chers qui serviraient de vitrine pour en vendre d'autres, sur lesquels la sociĂ©tĂ© se rattraperait. Comme les EPR ont connu des ennuis techniques et l'absence de succĂšs commercial (les EPR sont trop volumineux pour intĂ©resser les pays Ă©mergents, qui lui prĂ©fĂšre des rĂ©acteurs corĂ©ens et russes), Areva a dĂ» revoir le prix de ses premiers EPR Ă  la hausse afin de ne pas sombrer ;

    • Tout cela illustre que le nuclĂ©aire n'est pas la moins chĂšre des Ă©nergies : il y a un coĂ»t de fabrication des centrales, un coĂ»t d'entretien, et un coĂ»t de dĂ©mantĂšlement. Certains coĂ»ts restent mĂȘme inconnus, comme le dĂ©mantĂšlement, car aucune centrale a Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ© Ă  ce jour, y compris celles de premiĂšre gĂ©nĂ©ration (qui n'ont pas Ă©tĂ© conçues pour ĂȘtre dĂ©montĂ©es et dont les plans ont Ă©tĂ© perdus
) ;

    • Comme dans tout, on constate des cascades d'irrĂ©gularitĂ© dans la fabrication des piĂšces utilisĂ©es dans les centrales, comme c'est le cas du gĂ©nĂ©rateur Ă  vapeur de la centrale de Fessenheim



    Mineurs isolés étrangers

    • Pour vĂ©rifier l'Ăąge des migrants (si infĂ©rieur Ă  18 ans, alors ils sont inexpulsables), on procĂšde Ă  un test radiographique d'un os du poignet qui est censĂ© atteindre sa maturitĂ© Ă  18 ans. Ce test a une marge d'erreur de 18 mois. En thĂ©orie, seule la justice peut ordonner ce test. En pratique, il est courant. On a Ă©galement recours Ă  une vĂ©rification du dĂ©veloppement pubĂšre des organes sexuels. C'est parfaitement illĂ©gal, mais ça se pratique toujours



    Introduction d'une espÚce animale dans un écosystÚme qui ne peut pas l'accueillir, l'exemple du lapin en Australie

    • Lapins importĂ©s par un Anglais pour son plaisir personnel de la chasse. Évidemment, ça tourne mal, car l'Australie est propice au dĂ©veloppement du lapin : il n'y a pas de prĂ©dateurs (la belette, par exemple), il trouve des terriers clĂ©s en main qu'il adore voler, etc. ;

    • Pour juguler le nombre de lapins, les Australiens tentent l'empoisonnement, la construction de loooongs murs, et la propagation de virus (d'abord la myxomatose puis le calicivirus puis le RHDV1K5). Le plus efficace a Ă©tĂ© les diffĂ©rents virus
 Mais, ne risque-t-on pas d'importer par maladresse ce virus en Europe et dĂ©cimer la population des lapins ?
    September 30, 2018 at 11:17:48 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?5LB7sQ
  • Un front populaire Medef-syndicats ?

    Avant de conquĂ©rir le fauteuil de Pierre Gattaz Ă  la prĂ©sidence du Medef, Geoffroy Roux de BĂ©zieux se targuait d’ĂȘtre un bouffeur de syndicalistes. Mais, Ă  peine intronisĂ©, le 3 juillet, il commençait Ă  les cajoler ! **François Hommeril, l’intransigeant patron de la CFE-CGC, le rencontre une fois par mois. Mieux : l’homme, qui a longtemps fait campagne pour que le Medef dĂ©serte tous les organismes paritaires, veut dĂ©sormais sauver l’assurance-chĂŽmage de l’étatisation macronienne.

    Du beau, du bon, du Béré

    Face Ă  la « nationalisation rampante » que, selon lui, prĂ©pare l’ElysĂ©e, le nouveau patron du Medef propose un systĂšme hybride : l’Etat crĂ©erait un rĂ©gime de solidaritĂ© financĂ© par la CSG, au cĂŽtĂ© duquel subsisterait une assurance complĂ©mentaire obligatoire, payĂ©e par les entreprises et « gĂ©rĂ©e par les partenaires sociaux ». Une UnĂ©dic bis serait donc cogĂ©rĂ©e uniquement par les partenaires sociaux et financĂ©e par les seules cotisations, sans que l’Etat y mette son nez. A cĂŽtĂ© du systĂšme de base voulu par Macron, l’ensemble du dispositif ressemblerait Ă  la rĂ©forme mise en place en 1984 par BĂ©rĂ©govoy, alors ministre des Affaires sociales, et supprimĂ©e par Chirac deux ans plus tard. Curieuse rĂ©fĂ©rence, pour un libĂ©ral radicalisé 

    En privĂ©, le patron de FO, Pascal Pavageau, voit dans cette proposition du Medef la main d’Emmanuel Macron, qui chercherait Ă  sortir du bourbier dans lequel il s’est mis tout seul.

    Son collĂšgue Hommeril est d’un autre avis : « C’est un moyen de rĂ©gler notre problĂšme avec l’Etat, lance-t-il. Avec l’UnĂ©dic, les partenaires sociaux affichent un bon bilan, car le rĂ©gime serait Ă©quilibrĂ© sans une dette que l’Etat a contribuĂ© Ă  creuser. »

    Une allusion Ă  la tonte du rĂ©gime d’assurance-chĂŽmage Ă  laquelle les gouvernements procĂšdent chaque annĂ©e afin de financer PĂŽle emploi.

    Il n’est donc pas sĂ»r que l’Etat se passe d’une telle vache Ă  lait. Edouard Philippe donnera sa rĂ©ponse Ă  la fin de la semaine au terme d’un « symposium » avec les syndicats et les patrons.

    En attendant, le président du Medef, ancien des commandos de marine, propose à ses nouveaux amis syndicalistes un kit de survie en milieu hostile. Aux armes !

    Dans le Canard enchaßné du 19 septembre 2018.

    September 30, 2018 at 4:48:19 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?v0tQzQ
  • Cuisine et dĂ©pendances pour la succession du proc de Paris

    Qui remplacera François Molins Ă  la tĂȘte du parquet de Paris ? Et, surtout, qui choisira son successeur ? D’ordinaire, la dĂ©cision revient Ă la garde des Sceaux, avec un « avis conforme » du Conseil supĂ©rieur de la magistrature (CSM). Mais les choses traĂźnent depuis juin, quand Nicole Belloubet a reçu les trois candidats au poste de superproc.

    Elles traĂźnent tellement, mĂȘme, que les regards se tournent dĂ©sormais vers l’ElysĂ©e, oĂč tout se dĂ©cide. « Le prĂ©sident de la RĂ©publique va choisir, et c’est lui qui bloque
 » s’inquiĂštent, en chƓur, nombre de magistrats siĂ©geant dans les instances professionnelles. « Une telle attente, on ne l’avait jamais vue, rĂąlent les mĂȘmes. Macron prend son temps parce qu’il veut des gens Ă  sa main. Ça en dit long sur sa conception de l’indĂ©pendance de la justice
 »

    La main de Macron

    Les choses auraient dĂ» ĂȘtre rondement menĂ©es. DĂšs le 5 juillet, le CSM donnait son feu vert Ă  la nomination de Molins comme « procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour de cassation », proposĂ©e par le pouvoir politique. Puis, plus rien. Alors mĂȘme qu’il avait Ă©tĂ© demandĂ© au CSM de se grouiller : il s’agissait d’éviter toute vacance Ă  la tĂȘte du parquet de Paris, oĂč se jouent les affaires politiques ou terroristes : impossible de laisser un lieu aussi stratĂ©gique sans chef, impossible de ne pas y nommer un magistrat de confiance. Macron n’aurait-il pas trouvĂ© son bonheur parmi les trois candidats ?

    Du beau linge, pourtant. Maryvonne Caillibotte, avocate gĂ©nĂ©rale Ă  Paris, brillante ex-main droite d’Yves Bot, un ancien proc de Paris proche de Sarkozy. Marie-Suzanne Le QuĂ©au, ensuite, procureure gĂ©nĂ©rale Ă  Douai, ex-directrice des affaires criminelles sous Taubira (c’est elle qui, en juillet 2013, avait rĂ©vĂ©lĂ© avoir transmis 54 comptes rendus sur l’affaire Cahuzac Ă  sa ministre en trois mois). Dernier prĂ©tendant, Marc Cimamonti, le procureur de Lyon, vers qui pencheraient Belloubet et le CSM. C’est bien joli, mais — personne n’en doute plus — ce ne sont pas eux qui tranchent.

    Plus le bon vouloir de Macron se fait attendre, plus sa volontĂ© de tout dĂ©cider et diriger s’imprime. Et plus il manifeste de maniĂšre aussi Ă©clatante que dĂ©sinvolte son emprise sur les procureurs.

    Dans le Canard enchaßné du 19 septembre 2018.

    September 30, 2018 at 4:42:10 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?hobt4g
  • L’Espagne fait la bombe

    Enfin une dĂ©cision courageuse Ă  propos du YĂ©men ! En Espagne, le nouveau gouvernement socialiste a annoncĂ©, le 4 septembre, qu’il bloquait la vente de 400 bombes de prĂ©cision Ă  guidage laser Ă  l’Arabie saoudite. Au motif que ces bombes, prĂ©tendument chirurgicales, ne crĂ©ant pas de dommage collatĂ©ral, sont susceptibles d’ĂȘtre larguĂ©es sur des civils au YĂ©men par la coalition dirigĂ©e par l’Arabie saoudite. C’est une bombe amĂ©ricaine semblable, guidĂ©e par laser, qui a tuĂ© 40 enfants dans un bus scolaire, le 9 aoĂ»t. Un dommage collatĂ©ral
 ou dĂ©libĂ©rĂ© ?

    Mais, le 12 septembre, Madrid a finalement fait volte-face et a maintenu la vente, aprĂšs s’ĂȘtre fait tordre le bras par Riyad, qui menaçait d’annuler en reprĂ©sailles la commande de cinq corvettes militaires pour 2 milliards d’euros Ă  un chantier naval andalou ! De son cĂŽtĂ©, la France continue tranquillement de fourguer bombinettes, munitions et matĂ©riel lourd Ă  l’Arabie saoudite et aux Emirats, en s’asseyant Ă©galement sur le traitĂ© sur le commerce des armes, ratifiĂ© en 2014. Les droits de l’homme d’affaires, c’est un mĂ©tier !

    Dans le Canard enchaßné du 19 septembre 2018.

    September 30, 2018 at 4:36:10 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?8coN-Q
  • Macron et l’empathie, bordel !

    Ah, cette manie de s’en prendre aux petits et aux faibles, jamais aux riches et aux puissants !

    AprĂšs avoir fait la leçon Ă  un lycĂ©en qui l’appelait « Manu », traitĂ© les ouvriĂšres de Gad d’« illettrĂ©es », moquĂ© les « Gaulois », qui ne veulent pas du changement, et les « fainĂ©ants », auxquels il « ne cĂ©der[a] rien », Macron tape un chĂŽmeur qui se plaint de ne pas trouver de boulot. Et lui assĂšne avec superbe, dans les jardins de l’ElysĂ©e : « Je traverse la rue, je vous en trouve. » Morale : soit le jeune horticulteur est un imbĂ©cile qui ne sait pas chercher, soit il est flemmard. Et pourquoi pas les deux « en mĂȘme temps » ? Pauvre Macron, qui n’a pas le peuple qu’il mĂ©rite.

    Ou alors, il cherche un emploi dans un domaine et un secteur d'activité qui lui plaisent, le bougre ! :)


    Est-ce ainsi qu’un prĂ©sident doit parler ? Il le croit, puisqu’il a fait de ces saillies brutales une arme de communication Ă  rĂ©pĂ©tition. Mais la leçon du PrĂ©sident est restĂ©e « en travers de la gorge » du chĂŽmeur et de quelques autres. Son ton condescendant est vexatoire, et sa morgue de classe prĂ©paratoire un rien contre-productive.

    Macron sait peut-ĂȘtre oĂč trouver du boulot, mais fait-il bien le sien, lui ? En admettant qu’il ait raison sur le fond — il y a plein de jobs, ce sont les chĂŽmeurs qui ne savent pas les trouver —, il gagnerait Ă  ĂȘtre plus pĂ©dagogue. À Ă©duquer sans casser, Ă  informer sans brusquer, Ă  conseiller sans vexer. Le kif, pas la trique !

    Au lieu de ça, son parler vrai est un parler vieux. Il parodie Raymond Barre, qui, Ă  propos du chĂŽmage, avait eu cette formule : « La meilleure façon de lutter contre le chĂŽmage, c’est de travailler. » Le parler Macron est empruntĂ© Ă  un trĂšs ancien monde. Vite un coup de barre ?

    Dans le Canard enchaßné du 19 septembre 2018.

    September 30, 2018 at 4:32:34 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?PpCZTQ
  • Lancement de la saison 27 le 06 octobre sur W9 - The Simpsons Park : Toute l'actualitĂ© des Simpson

    La saison 27, inĂ©dite en France et en Belgique, sera diffusĂ©e sur W9 Ă  partir du samedi 06 octobre. AnnoncĂ©es le 06 septembre 2017, la saison 27 et la saison 28 sont attendues dans les semaines Ă  venir sur la petite chaĂźne française [
]

    September 30, 2018 at 3:43:39 PM UTC - permalink - http://www.simpsonspark.com/actualites/3571-lancement-de-la-saison-27-le-06-octobre-sur-w9.php
  • carotte — Wiktionnaire

    carotte \ka.ʁɔt\ fĂ©minin
    [
]
    9 . Paquet de tabac Ă  priser ou Ă  chiquer ayant une forme bi-conique.
    10 . (Par extension)(France) Enseigne rouge de forme fuselée signalant un bureau de tabac.

    September 30, 2018 at 2:27:21 PM UTC - permalink - https://fr.wiktionary.org/wiki/carotte
  • Adresse invalide ? đŸ€” #19968 - DTC Dans Ton Chat - BashFR - Humour perles citations

    chantal: pk le machin me dit addresse invalide??
    Sybr33d: Bonjour Chantal, tu as probablement rentré une adresse invalide.
    chantal: ah oui!!!!!!!
    chantal: il est vraiment con cet ordi!!!!!



    J'adore ce commentaire :

    C’est exactement le mĂȘme principe qu’en voiture quand un poteau traverse la route sans regarder. T’as beau ĂȘtre un excellent conducteur, de nuit, un lampadaire qui te coupe la route c’est l’accident assurĂ©.

    September 29, 2018 at 8:15:06 PM UTC - permalink - https://danstonchat.com/19968.html
  • Fiche de lecture : les accords ToltĂšques

    La premiĂšre fois que j'ai lu quelque chose sur les accords ToltĂšques, c'Ă©tait chez Zythom. Il y a quelques mois, une collĂšgue m'en a reparlĂ©. Cela tombe bien puisque je lis actuellement d'autres livres de la catĂ©gorie dĂ©veloppement personnel. Pas par passion, par besoin
 J'essaye de trouver de la documentation potable pour amĂ©liorer mes relations avec autrui, qui ont pris une bonne dose de plomb dans l'aile ces derniĂšres annĂ©es, tendance perte de foi totale en l'humanitĂ© et cƓur ostracĂ©.

    Bon, je te rassure tout de suite, je ne perçois pas les accords ToltĂšques comme le Guide ultime, mais on y trouve tout de mĂȘme des notions qui gagnent Ă  ĂȘtre diffusĂ©es : le fait que les propos d'autrui, y compris les insultes, ne t'engagent pas tant que tu ne le dĂ©cides pas, le fait que l'amĂ©lioration de tes relations avec autrui commence par l'amĂ©lioration de tes relations avec toi-mĂȘme, le fait que tout le monde vit dans un monde qui lui est propre, créé par son interprĂ©tation du rĂ©el, etc.

    Il me reste un point d'incomprĂ©hension malgrĂ© mes quatre lectures : comment appliquer les accords toltĂšques au quotidien, c'est-Ă -dire comment effectuer un suivi de nos comportements ? Un suivi subjectif a-t-il un intĂ©rĂȘt ?


    Les quatre accords ToltĂšques

    Le livre de rĂ©fĂ©rence de Don Miguel Ruiz. Il nous prĂ©sente 4 accords qui forment une philosophie de vie qui nous aide Ă  nous dĂ©barrasser des accords limitants que l'on a conclus (parole blessante que l'on a cru, croyance destructrice que l'on a cru, etc.) et Ă  retrouver la libertĂ© personnelle. Je le trouve moins bien Ă©crit que Le cinquiĂšme accord ToltĂšque en cela qu'il n'explique rien : tout est prĂ©sentĂ© comme une Ă©vidence, une vĂ©ritĂ© incontestable. Quand l'auteur manipule des concepts de sociologie ou de psychologie, il ne les mentionne pas et il prĂ©fĂšre les substituer par son propre jargon. Je trouve ça dommage, car ça empĂȘche l'adhĂ©sion des personnes qui ont besoin de comprendre, de tout expliquer.

    Mes notes ci-dessous.

    Généralités :

    • Notre domestication (Ă©ducation) est basĂ©e sur la peur d'ĂȘtre puni ou de ne pas ĂȘtre rĂ©compensĂ©. Cela nous amĂšne Ă  rechercher en permanence l'attention d'autrui, par peur d'en manquer. C'est aussi lors de la domestication que l'on inculque les croyances et les valeurs de la sociĂ©tĂ© (ce que l'auteur nomme le rĂȘve de la planĂšte). L'auteur accorde trĂšs peu de libertĂ© Ă  l'adulte moyen, qu'il ne semble pas croire capable de changer de valeurs ;

    • Cette domestication crĂ©e dans notre esprit un Juge et une Victime. Le premier juge tous nos comportements et actes Ă  la lecture du Livre de la loi qui est la somme de nos croyances, de nos interprĂ©tations, etc. La deuxiĂšme subit la dĂ©cision du premier « je ne suis pas assez bon », « je suis moche », etc. . L'auteur note que ce mĂ©canisme n'est pas juste, car, contrairement Ă  la justice, nous nous jugeons et nous nous punissons plusieurs fois pour un mĂȘme comportement en nous en souvenant et/ou en rabĂąchant aux autres leurs erreurs passĂ©es ;

    • Nous recherchons la vĂ©ritĂ©, car nous ne contrĂŽlons pas notre besoin de donner tort aux autres ;

    • La recherche de la perfection, inatteignable, provoque forcĂ©ment des dĂ©gĂąts sur l'estime de soi
 d'oĂč un mal-ĂȘtre permanent ;

    • Il faut faire ce que l'on veut, ce dont on a envie, ĂȘtre soi-mĂȘme, sauvage comme un enfant avant la domestication, il faut faire face Ă  nos peurs. Il n'y a pas de libertĂ© tant que nous agissons dans le but de plaire Ă  quelqu'un d'autre que nous ;

    • Appliquer la recette ToltĂšque : dresser un inventaire des croyances limitatives et les briser une Ă  une ;

    • Pardonner, ce n'est pas faire une fleur Ă  autrui, c'est aussi agir par compassion avec soi-mĂȘme ;

    • Les accords ToltĂšques ne consistent pas Ă  rĂ©primer ses Ă©motions (elles sont utiles !), mais Ă  les contrĂŽler, c'est-Ă -dire de les exprimer au bon moment, sous le bon format ;

    • Les accords ToltĂšques consistent Ă  jouir de la libertĂ© dans la sagesse, non dans l'innocence comme le fait un enfant. La diffĂ©rence, c'est la connaissance de ce qui nous limite et l'action permanente pour tenter de s'en Ă©manciper ;

    • Ne pas juger autrui, ne pas chercher Ă  avoir toujours raison ;



    1er accord : que votre parole soit impeccable - parlez avec intĂ©gritĂ©, dites uniquement ce que vous pensez, n'utilisez pas la parole contre vous-mĂȘme ou pour mĂ©dire autrui

    • Ne pas utiliser la parole dans un but de revanche, de peur, de haine, de mĂ©disance, de culpabilisation, de mensonge (mĂȘme par omission) ;

    • Ne pas dire des choses contre soi (exemple : « je suis mauvais ») ;

    • Toujours exprimer prĂ©cisĂ©ment ce qui ne va pas. Ainsi, Ă  un enfant bruyant alors qu'on a mal Ă  la tĂȘte, ne pas dire « silence ! t'as une voix horrible ! », mais dire « silence ! j'ai mal Ă  la tĂȘte ». La premiĂšre formulation amĂšne l'enfant Ă  se forger une opinion nĂ©gative de lui-mĂȘme : quelqu'un m'a dit que j'ai une voix horrible, je ne prendrais plus la parole en public, je ne chanterai plus, et je souffrirai de ne pas le faire. La deuxiĂšme dĂ©crite mieux la rĂ©alité : le problĂšme n’est pas la voix de l’enfant, mais le mal de tĂȘte ;

    • Je reste bloquĂ© sur un point : dire « tu devrais faire ci ou ça » est une parole empoisonnĂ©e alors que dire « moi je fais comme ci, comme ça » ou « viens, on va faire ci ou ça » est une parole impeccable. Pour moi, dans les deux cas, le message de fond reste identique : tu fais mal
 ;



    2e accord : quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle - ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur interprĂ©tation de la rĂ©alitĂ©, de leur rĂȘve Ă  eux

    • Une insulte ne te concerne pas. Elle est la parole empoisonnĂ©e d'autrui qui exprime un malaise. Elle est son interprĂ©tation de la rĂ©alitĂ©. Cette interprĂ©tation n'est pas meilleure que la tienne. Exemple : « t'es gros » est une croyance, un sentiment, la peur de ce qui est diffĂ©rent de soi. Gros par rapport Ă  qui, Ă  quoi ? RĂ©pondre Ă  cela, c'est dĂ©fendre un point de vue, vouloir avoir raison Ă  tout prix et chercher Ă  se faire accepter
 alors que personne d'autre que nous sait qui nous sommes. L'auteur expose mĂȘme que lui dire « Ho Miguel, tu es dĂ©goĂ»tant, comment peux-tu dire ça ! » ne l'affecte pas, pas plus que les remontrances d'un chef de bureau ;

    • Tout nous concerne, mais il faut sortir de l'idĂ©e que nous sommes responsables de tout ce qui arrive et, qu'en cela, nous y pouvons quelque chose. Notons que je dĂ©forme la parole de l'auteur : lui explique que rien de ce qui nous entoure nous concerne, mais je trouve ça dangereux (je pense au changement climatique, par exemple) ;

    • Il convient de ne pas en faire une affaire personnelle car, quand trop de voix intĂ©rieures nous parlent, on ne sait plus ce que l'on veut, donc on n'agit plus. C'est ce que l'auteur nomme le mitote ;

    • Il n'y a pas besoin de s'en remettre Ă  autrui, pas besoin de faire confiance Ă  ce qu'autrui dit ou fait, mais seulement de faire confiance Ă  notre capacitĂ© de faire des choix responsables (en accord avec nos valeurs ? L'auteur n'explicite pas ce point) ;

    • Si autrui rejette ta demande, ce n'est pas grave, il n'a pas portĂ© un jugement sur toi, mais sur l'intĂ©gration de ta demande Ă  son rĂȘve (ses croyances, son interprĂ©tation de la rĂ©alitĂ©, etc.) ;



    3e accord : ne faites pas de suppositions - ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendu et drame

    • Exemple de poison : « on est ensemble depuis x mois, on s'aime, tu aurais dĂ» savoir et combler mon attente ». Ceci ne fonctionne pas, jamais. Il faut avoir le courage de poser des questions, d'exprimer ce que l'on ressent, d'exprimer ce que l'on veut. Ne pas supposer qu'autrui pense et ressent comme nous ;

    • Nous recherchons des rĂ©ponses Ă  tout pour nous rassurer, alors autant trouver la bonne rĂ©ponse, c'est-Ă -dire pas une de substitution qui nous permet d'Ă©viter d'aller au front ;



    4e accord : faites toujours de votre mieux - votre « mieux » change d'instant en instant, quelles que soient les circonstances, faßtes simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets

    • L'auteur parle bien de « votre mieux », pas de « toujours mieux ». Il ne s'agit pas d'essayer de faire plus que ce dont on est capable, mais de s'assumer tel quel. Notre mieux fluctue. Exemple : si l'on est malade (toux carabinĂ©e), notre mieux est de rester au lit. Ce n'est pas glorieux, mais si c'est le maximum que nous pouvons faire, alors c'est OK ;

    • Il faut agir par envie, non par appĂąt d'une rĂ©compense, sinon on court droit Ă  la frustration ;

    • Il faut apprendre de ses erreurs, qui sont inĂ©vitables, ne pas se blĂąmer en boucle pour ça ;

    • Il ne faut pas vivre dans le passĂ©, se souvenir en permanence de ce qui nous fait mal, de nos Ă©checs, des paroles blessantes que l'on a reçues, etc. ;

    • Il faut appliquer les accords ToltĂšques progressivement : un jour entier, puis une semaine entiĂšre, puis un mois, puis
 Il y aura forcĂ©ment des Ă©checs, des moments de rechute. Il faut accepter de tomber et de recommencer ;



    L'auteur énonce aussi des idioties :

    • « Quel animal peut parler ? ». Heu
 Quasiment tous ? MĂȘme les arbres Ă©changent de l'information
 ;

    • Hitler aurait foutu la grouille tout seul rien qu'avec sa parole. Heu
 L'auteur Ă©clipse quand mĂȘme tout le volet misĂšre Ă©conomique qui a entraĂźnĂ© une misĂšre sociale donc une violence sociale
 ;


    Le cinquiĂšme accord ToltĂšque

    Dans cet autre livre, Don Miguel Ruiz expose les 4 accords ToltĂšques sous un jour nouveau, y ajoute un cinquiĂšme accord Ă  passer avec soi-mĂȘme, et prĂ©sente la Voie ToltĂšque (maĂźtrise progressive de soi). Je trouve cet ouvrage plus prĂ©cis, mieux rĂ©digĂ©, plus agrĂ©able Ă  lire et plus pĂ©dagogique que l'ouvrage de rĂ©fĂ©rence prĂ©sentĂ© ci-dessus. MĂȘme si l'auteur ne source toujours pas les notions de sociologie et de psychologie bien connues qu'il utilise, il explique beaucoup plus les notions qu'il manipule, assez pour qu'elles ne semblent plus tomber de nulle part.

    Bref, je recommande la lecture de ce livre, plutĂŽt que du livre Les quatre accords ToltĂšques.

    Mes notes ci-dessous.

    • Autrui dĂ©fini qui nous sommes par effet miroir, ce que l'on doit ĂȘtre, ce que l'on doit faire ou non, l'apparence Ă  avoir ou non. Sauf que ce miroir est dĂ©formant, il correspond Ă  la seule volontĂ© de celui qui Ă©nonce. Tiens, on retrouve des concepts chers Ă  Sartre :) ;

    • Il y a une contradiction de fond : nous recherchons la perfection pour plaire Ă  autrui, mais, comme elle est inatteignable, cela diminue notre estime de soi (qui est la diffĂ©rence entre ce que nous croyons ĂȘtre et ce que nous voulons ĂȘtre), ce qui nous rend tristes ;

    • Nous recherchons la beautĂ©, la libertĂ©, le bonheur, etc. comme une Ă©chappatoire afin de revenir Ă  un Ă©tat de libertĂ© personnelle, comme le bĂ©bĂ© qui explore le monde, qui Ă©vite la douleur, qui profite de sa vie et qui ignore qui il est et Ă  quoi il ressemble, Ă©tat que nous avons perdu lors de notre domestication ;

    • Nos interprĂ©tations sont des accords en cela que nous les reconnaissons vraies, sans quoi elles ne peuvent pas nous affecter. Exemples d'interprĂ©tation : le sens d'un mot, d'une Ɠuvre d'art, d'un arbre. Un arbre n'est pas beau, grand, petit, moche, il est l’ensemble des propriĂ©tĂ©s que nous rangeons sous le terme plus simple d’« arbre » (c'est la rĂ©alitĂ©), c'est nous qui le voyons petit et moche en fonction de nos croyances, des concepts que nous avons manipulĂ©s dans le passĂ© (c'est une interprĂ©tation). Nous percevons la rĂ©alitĂ©, mais nous comprenons et exprimons un point de vue de la rĂ©alitĂ©, une interprĂ©tation. C'est que l'auteur nomme le rĂȘve permanent ;

    • Nous prĂ©fĂ©rons accuser les autres de la souffrance que nous cause notre propre rĂȘve permanent au lieu d'en assumer la responsabilitĂ© puisque c'est notre rĂȘve. Personne peut nous sauver. Le seul sauveur de notre monde, c'est nous mĂȘme ;

    • Il n'y a pas un rĂȘve permanent unique, mais un rĂȘve permanent par personne. Chacun de nous vit dans un monde dĂ©diĂ©, un rĂȘve distinct, un film, une histoire propre. Chacun se soucie avant tout de lui-mĂȘme. C'est pour ça qu'il ne faut pas se soucier de l'image que nous donnons de nous-mĂȘme dans notre rĂȘve : les autres s'en fichent, ils jouent dans leur film et re-interprĂȘtent leur perception de nous-mĂȘme pour l'intĂ©grer Ă  leur rĂȘve, Ă  leur film ;

    • Les conflits entre personnes viennent d'ici : on veut que les personnages secondaires de notre film (nous sommes le personnage principal) jouent dans notre film de la maniĂšre dont nous le voulons. Sauf qu'ils s'en fichent, ils jouent dĂ©jĂ  dans un autre film dans lequel ils ont le rĂŽle principal : leur film ;

    • Il faut ignorer le rejet, le refus, la mĂ©disance, les reproches, les opinions. Il ne faut pas y rĂ©pondre. Il ne faut pas croire la dĂ©formation du rĂ©el que sont notre rĂȘve et le rĂȘve de la planĂšte (l'ensemble des croyances communĂ©ment admises). Si tu revenais au 14e siĂšcle, les gens de l'Ă©poque auraient peur de tes croyances et de ton savoir ! Nous sommes toujours ignorants. Les croyances futures ne seront pas celles d'aujourd'hui. Il faut diffĂ©rencier le rĂ©el de l'interprĂ©tation, comprendre l'intention qui sous-tend les symboles (les mots, par exemple), c'est ce que l'auteur nomme la conscience ;

    • Ni mon rĂȘve, ni le tien, ni le rĂȘve de la planĂšte sont vrais, mais nous le supposons, ce qui nous rend permĂ©ables. Ma souffrance, c'est moi. C'est moi qui la gĂ©nĂšre par mes interprĂ©tations ;

    • Autre supposition idiote : « il est mĂ©chant, mais il obtient tout ce qu'il veut », donc je vais me comporter de la sorte ». Faire ça, c'est se laisser consumer par l'envie et la colĂšre, c'est notre ombre noire qui parle, qui exprime un malaise causĂ© par la maniĂšre (extrĂȘme ?) dont nous pratiquons nos croyances ;

    • 5e accord : soyez sceptique, mais apprenez Ă  Ă©couter. Toujours se demander si quelque chose est rĂ©el ou s'il s'agit d'une interprĂ©tation. Il n'y a pas lieu d'Ă©mettre une opinion sur l'idĂ©e d'autrui qui est uniquement l'expression de son rĂȘve personnel. Elle se respecte. Ne pas se croire soi-mĂȘme. « Ce que je comprends est ce que l'autre semble exprimer » est une interprĂ©tation. « Je suis moche, gros, etc. » est un mensonge (car, pour l'auteur tout le monde est parfait dans l'absolu), une parole envers soi-mĂȘme qui n'est pas impeccable. Toujours se demander si un message dĂ©crit la rĂ©alitĂ© ou est une interprĂ©tation. Apprendre Ă  Ă©couter signifie lire le rĂȘve d'autrui, son intention et le respecter ;

    • On peut apprĂ©cier sa vie comme l'on apprĂ©cie un roman ou un film : on sait que ce n'est pas vrai, mais on en profite car ça nous fait plaisir ;

    • Voie ToltĂšque : passage de l'attention premiĂšre (attention captĂ©e par le rĂȘve de la planĂšte, perte de sa libertĂ© personnelle) Ă  l'attention seconde (dĂ©clarer la guerre aux mensonges et aux croyances limitatives), puis Ă  l'attention tierce (absence totale de jugement, de soi et des autres, vision des choses telles qu'elles sont) ;

    • Il n'y a pas besoin de symboles (comme des mots) pour justifier l'existence. L'existence est, tout simplement ;

    • Il faut arrĂȘter de chercher du sens dans absolument tout
 Et surtout, ne pas se mentir : tu sais ou tu ne sais pas quelque chose, mais dans les deux cas, tu dois accepter cet Ă©tat de fait et ne pas essayer de compenser ;

    • Ce livre contient aussi quelques idioties, comme le fait que l'ADN serait composĂ©e de lumiĂšre, que tout serait lumiĂšre dans l'univers
 ;


    Les accords ToltĂšques au quotidien

    Un livre pratique qui résume les accords ToltÚques, les applique à la vie quotidienne, procure des conseils et fournis des exercices d'application. Ce livre est trÚs bien structuré : une partie par accord, plusieurs chapitres pour exposer les notions sous-jacentes mais complémentaires. J'apprécie la taille de la police de caractÚres et la mise en emphase des notions importantes : cela donne envie de ré-ouvrir le bouquin afin d'y relire les notions oubliées. Je déplore l'absence d'une correction voire d'exemples pour la plupart des exercices


    Je recommande la lecture de ce livre si t'as besoin d'une grille de lecture pratique des accords ToltĂšques.

    Mes notes ci-dessous.

    1er accord :

    • Une parole impeccable nĂ©cessite de prendre en compte que tout le monde n'accorde pas le mĂȘme sens aux mots. Il faut donc reformuler, s'assurer que l'on a bien compris ce que l'autre dit, etc. La conversation prend alors une tournure pompeuse, mais c'est nĂ©cessaire ;

    • De mĂȘme, il est nĂ©cessaire de prĂȘter attention au ton employĂ©, qui change tout le sens d'une phrase ;

    • MĂȘme chose avec l'intention : que voulons-nous crĂ©er, quel sentiment voulons-nous inspirer ? Une envie de faire quelque chose ? Une volontĂ© de freiner un projet ou de dĂ©stabiliser une personne ? Participer Ă  crĂ©er un monde meilleur ou propager la merde ambiante ? ;

    • Non seulement vous souffrez d'ĂȘtre ce que vous croyez ĂȘtre, mais, peu Ă  peu, Ă  force de ne pas vous apprĂ©cier, vous vous sentez tellement mal Ă  l'aise que vous avez des difficultĂ©s Ă  supporter votre environnement. Lentement, mais sĂ»rement, vous finissez par en vouloir aux autres, Ă  tous les autres : les gens, votre travail, votre vie, le gouvernement ! Bref, dans ce systĂšme rien ne va jamais, surtout vous, et vous souffrez en outre d'un isolement que vous avez vous-mĂȘme créé.

    • En plus d'en vouloir aux autres, tu dĂ©velopperas une forme de cynisme noir : « je ne vaux rien et les autres pas davantage ! » ;

    • Une communication impeccable suppose une sincĂ©ritĂ© absolue, l'absence de tromperie, de manipulation, et la prise en compte de la sensibilitĂ© d'autrui ;

    • On ne peut pas donner Ă  autrui ce que l'on se refuse Ă  soi (amour, bienveillance, parole impeccable, etc.). MĂ©dire permet de s'Ă©chapper de nos jugements, de notre mal-ĂȘtre Ă  notre sujet ;

    • Est-ce qu'une croyance que l'on a sur soi-mĂȘme est formulĂ©e positivement ? Est-ce qu'elle permet d'avancer ? On peut utiliser les synonymes attĂ©nuĂ©s : borné⋅e -> persĂ©vĂ©rant⋅e ;

    • Ne pas ĂȘtre sur ses gardes en permanence en prĂ©sumant que l'autre va nous blesser / mal faire quelque chose ;

    • Si l'on passe du temps Ă  mĂ©dire sur soi, on finit par ne plus avoir envie de voir autrui puisque l'on n'aime pas ce que l'on a Ă  offrir. On fera alors tout ce qu'il faut pour se faire dĂ©tester ;

    • Il n'est pas possible d'Ă©viter les jugements, mais il est possible de filtrer les jugements nĂ©gatifs ;

    • Toujours exprimer les jugements et les interprĂ©tations Ă  la premiĂšre personne du singulier. « Tu es incomprĂ©hensible ! » devient « Je ne saisis pas ce que tu veux dire ». C'est une application directe du principe selon lequel chaque personne est dans son rĂȘve permanent et exprime ce qui s'y passe. Évidemment, il faut s'adapter au contexte : un ami de longue date comprendra trĂšs bien l'intention qui sous-tend un « tu es incomprĂ©hensible ». Le ton joue beaucoup ;

    • Avant de formuler une critique, toujours se demander si cela est utile pour la personne, pour moi, pour notre relation. Inutile d'embĂȘter une personne que l'on ne reverra plus, car il sera impossible de la convaincre en une fois.

    • Évidemment, on Ă©vite de couper la parole, de menacer, d'insulter
 Mouais
 Couper la parole permet de reprendre un peu le contrĂŽle d'une conversation monopolisĂ©e par un moulin Ă  paroles, ce n'est pas forcĂ©ment nĂ©gatif, je trouve ;

    • Essayer d'adopter un autre point de vue sur une personne que l'on apprĂ©cie pas trop : elle ne rate pas tout, elle a forcĂ©ment des traits de caractĂšres apprĂ©ciables. Exemple : une personne dĂ©motivĂ©e Ă  son travail peut ĂȘtre un parent idĂ©al ;

    • Ne pas chercher Ă  avoir raison. Tu as exprimĂ© ton point de vue, fin. Si la personne veut Ă  nouveau Ă©changer sur ce sujet, elle sait oĂč te trouver. Si elle n'est pas ouverte sur le sujet, ça ne sert Ă  rien de partir dans une conversation qui Ă©nervera tout le monde : la personne ne changera pas d'avis ;

    • À quoi sert l'information que je colporte ? Est-ce vrai ? Est-ce utile que telle personne en soit informĂ©e ? Est-ce bienveillant (donne une bonne image d'une personne, procure du plaisir, etc.) ? ;



    2e accord :

    • Qui nous connaĂźt rĂ©ellement Ă  part nous mĂȘme ? Personne ;

    • La rĂ©alitĂ© est complexe, plusieurs interprĂ©tations combinĂ©es peuvent ĂȘtre nĂ©cessaires pour la percevoir : mĂ©taphore des aveugles et de l'Ă©lĂ©phant ;

    • « T'es gros ! ». Par rapport Ă  qui ? Pourquoi n'est-ce pas toi qui est trop maigre ?! ;

    • Il faut apprendre Ă  ne pas ĂȘtre accro aux compliments et Ă  la validation d'autrui, car cela crĂ©e une dĂ©pendance qui nous force Ă  jouer un rĂŽle dans le but de plaire et d'ĂȘtre complimentĂ©s ;

    • Tenter de comprendre le point de vue d'autrui : il a raison par rapport Ă  quoi / Ă  qui ? Selon quels critĂšres ? Il est possible de remettre en question ces critĂšres, mĂȘme s'ils sont admis par la masse ;

    • Une excuse doit avoir une causalitĂ© directe et absolue avec la situation qu'elle doit excuser, sinon elle est un prĂ©texte ;

    • Il ne faut pas prendre personnellement un reproche liĂ© Ă  une erreur. D'abord parce que c'est une erreur, ça arrive, ensuite parce que cette erreur en est une dans la tĂȘte d'autrui, tu peux ne pas ĂȘtre d'accord ;

    • Une dispute est toujours une lutte de pouvoir : nous interprĂ©tons ce qu'autrui dit, nous y accordons de l'importance, ce qui donne du pouvoir Ă  autrui, celui d'altĂ©rer notre vision du monde, puis nous cherchons Ă  prendre le dessus, Ă  rĂ©cupĂ©rer le pouvoir perdu
 ;

    • LĂącher prise, ce n'est pas ignorer la parole d'autrui ou se contenter de rĂ©pondre « c'est ton point de vue / interprĂ©tation », car c'est un manque de sincĂ©ritĂ© qui est contraire Ă  une parole impeccable. On peut rĂ©pondre « je vais t'expliquer ma vision des choses »  seulement si ça en vaut la peine (inutile de faire cela avec un inconnu qu'on ne reverra plus ou dans un contexte de stress qui ne permettra pas un dialogue serein, bref, c'est de la stratĂ©gie habituelle) ;



    3e accord :

    • On ne peut rien faire face Ă  l'auto-conviction. Exemple : un amoureux suppose qu'il sera trompĂ© lorsque sa copine lui annonce qu'elle va passer la fin de semaine chez un ami. Il n'y a rien Ă  faire contre cette supposition basĂ©e sur une peur ;

    • Il faut apprendre Ă  sortir du scĂ©nario catastrophique que nous avons tendance Ă  concevoir en permanence en dĂ©crivant factuellement la situation, ce que nous ressentons, ce que peut supposer l'autre, etc. On peut aussi inverser les rĂŽles : conseiller plusieurs brides de solution Ă  un ami imaginaire qui rencontrerait la situation que tu vis ;

    • Nous avons tendance Ă  faire des suppositions sur tout, y compris les faits divers : un camionneur a eu un accident -> c'est un chauffard ; une sociĂ©tĂ© commerciale licencie -> le patron est une pourriture, etc. ;

    • Chaque soir, se focaliser sur le bien, le positif, le plaisir pris au cours de la journĂ©e ;

    • Ne pas hĂ©siter Ă  poser des questions pour lever les incertitudes en faisant attention aux mots, Ă  l'intention et Ă  l'intonation. Il faut accepter la rĂ©ponse quoi qu'il arrive. Un mensonge concerne la personne qui l'Ă©met, pas celle qui le reçoit (mais elle peut agir en fonction) ;

    • Toujours se demander : quelle peur ai-je eue ? Quelle supposition ai-je faite ? Laquelle de mes valeurs a Ă©tĂ© atteinte ? ;

    • « J'aime / J'aime pas / boarf » ne sont pas des opinions structurĂ©es et argumentĂ©es, mais elles se respectent faute de mieux ;

    • Dans un couple, pour parvenir Ă  accepter les diffĂ©rences, il faut qu'elles ne remettent pas en cause tes valeurs ou que cela ne gĂ©nĂšre pas chez toi un sentiment nĂ©gatif. Sinon, il faut laisser tomber, ça ne sert Ă  rien de persister ;

    • Une relation toxique est une relation qui ne t'apporte pas de choses positives, qui Ă©nonce ses problĂšmes, qui demande des choses en permanence sans rien te donner en retour, qui Ă©met rĂ©guliĂšrement des remarques blessantes, qui formulent des vĂ©ritĂ©s uniques sans que tu puisses exprimer ton point de vue, etc. ;



    4e accord :

    • Faire ce qui est Ă  faire en fonction des moyens disponibles (qui sont limitĂ©s en cas d'une maladie, d'une fatigue, etc.) ;

    • DĂ©finir des objectifs atteignables, pas de vains idĂ©aux ;

    • Accepter des Ă©motions nĂ©gatives donc des idĂ©es nĂ©gatives avant de revenir Ă  la normale. C'est un processus sain ;


    50 exercices pour pratiquer les accords ToltĂšques

    Ce livre ne m'a pas convaincu : il comporte trÚs peu d'explications et d'applications pratiques des accords ToltÚques. La majorité des exercices n'a pas de solution ni de pistes pour comprendre quel spectre de réponses va dans le bon sens
 Je ne vois pas comment cela peut aider à progresser


    Mes notes ci-dessous.

    1er accord :

    • La parole impeccable est forcĂ©ment une parole consciente, donc il faut Ă©viter la parole automatique. Cela nĂ©cessite de prendre le temps avant de parler ;

    • À quoi sert la critique permanente ? « T'as fait une faute d'orthographe », « Ton gĂąteau est trop cuit », « Tu es toujours en retard ». Est-ce que cela profite Ă  la personne ? Est-ce que ça lui apporte quelque chose ? Souvent, elle le sait bien, le problĂšme n'est donc pas là : elle ne veut peut-ĂȘtre pas changer, elle ne considĂšre peut-ĂȘtre ne pas ĂȘtre en tort, elle ne sait peut-ĂȘtre pas comment changer ;

    • Chercher des cĂŽtĂ©s positifs Ă  une personne qui t'Ă©nerve permet d'Ă©viter l'effet bouc-Ă©missaire. Si tu n'y arrives pas Ă  propos d'une personne qui t'a blessĂ©, c'est que tu n'as pas encore pardonnĂ© et que tu souffres toujours, car tu es liĂ©e Ă  cette personne par une Ă©motion nĂ©gative ;

    • Le silence n'est pas forcĂ©ment une parole impeccable : laisser faire une injustice, ne pas prendre position, mentir par omission sont tout autant des sources de souffrances ;



    2e accord :

    • Toujours prendre du recul spatio-temporel sur une situation en se demandant comment rĂ©agirait telle personne dans xxx temps ;

    • Tu es concernĂ© par les affaires des autres et par les affaires de la rĂ©alitĂ© (faim dans le monde, par exemple), mais tu n'y peux rien ;

    • Dire « tu devrais
 », « il faudrait que
 », c'est s'occuper d'autre chose que de nos affaires ;



    3e accord :

    • Ne pas rester Ă  la surface d'une affirmation qui sera sĂ»rement une interprĂ©tation. Exemple : « xxx m'a fait mal ». Physiquement ou moralement ? Pour accident, en croyant aider, ou dĂ©libĂ©rĂ©ment ? « Je suis gros ». Pourquoi ? Par rapport Ă  quoi / qui ? ;

    • Il y a 4 types de projections sur autrui : les traits de caractĂšre non assumĂ©s (reprocher la sensibilitĂ© Ă  autrui quand on est soi-mĂȘme sensible), les traits de caractĂšre que l'on a rĂ©primĂ© (exemples : sexe, art, etc.), les schĂ©mas que l'on reproduit (rejeter pour ne pas se sentir rejetĂ©), et les peurs (Ă©chec, jugement, perte, manque, rejet, abandon) ;

    • Une situation que l'on craint se produit gĂ©nĂ©ralement (prophĂ©tie autorĂ©alisatrice). Il faut donc aborder une situation ou une personne avec un regard neuf ;

    • Il faut donner aux autres ce que l'on attend d'eux : amour, attention, Ă©coute, temps, etc. ;

    • Les dĂ©fauts et les qualitĂ©s se lisent dans les deux sens : excĂšs de prudence = couardise, doute = vigilance, perfectionnisme = rigueur, entĂȘtement = persĂ©vĂ©rance, etc. ;



    4e accord :

    • PrĂ©supposer que chacun fait toujours de son mieux en fonction des choix disponibles. Exemple extrĂȘme : boire de l'alcool ou fumer (en grande quantitĂ©), ce n'est pas forcĂ©ment pour se faire mal, mais aussi pour se faire du bien, Ă  dĂ©faut d'autres moyens ;



    5e accord :

    • Ce 5e accord contrebalance le 2e qui pourrait aller jusqu'Ă  nous couper des autres (oui, c'est aussi ce que je me suis dit Ă  la lecture du 2e accord ToltĂšque
 content de voir que je ne suis pas le seul Ă  l'avoir interprĂ©tĂ© ainsi) ;

    • Toujours chercher Ă  en savoir plus :
      • « C'est mal de faire ça » = d'aprĂšs qui ?

      • « C'est bien de se lever tĂŽt » = comment le savez-vous ?

      • « C'est comme ça » = est-ce votre avis ? N'est-il pas possible de faire autrement ?

      • « Il pleut, c'est une mauvaise journĂ©e », « elle ne sourit pas, elle n'est contente » = En quoi ceci (le fait qu'il pleuve ou qu'ellle ne sourie pas) signifie/prouve-t-il cela (que la jounĂ©e sera mauvaise ou qu‘elle n‘est pas contente) ?

      • « Il m'a fait des reproches, il me dĂ©teste » = n'avez-vous pas dĂ©jĂ  adressĂ© des reproches sans dĂ©tester quelqu'un ? Était-ce votre personne ou une Ă©manation de votre personne (comme le travail) qui Ă©tait visĂ©e ?

      • « Il me rend triste » = en quoi ?

      • « Cela m'ennuie » = comment, spĂ©cifiquement ?

      • « Si j'Ă©choue Ă  ce test, alors ma vie est foutue » = qu'est-ce qui vous fait dire cela ? Y'a-t-il une causalitĂ© directe ?

      • « Je sais ce qu'il a voulu dire » = Ha bon ? Comment le savez-vous ?

      • « Il fait cela parce que
 » = qu'est-ce qui vous fait dire cela ? Vous a-t-il dit quelque chose ?

      • « Si elle m‘aimait, elle ne me dirait pas ça » = qu'est-ce qui vous fait dire/croire cela ? Peut-ĂȘtre qu'elle a eu peur, justement par amour.

    Divers :

    • Transformer les objectifs de la forme « avoir / faire » en objectifs « ĂȘtre ». Exemple : arrĂȘter de fumer (faire) = santĂ©, estime de soi, indĂ©pendance = prendre soi de soi (ĂȘtre) ;

    • Ne pas transporter le passĂ© avec soi et le ressasser, mais savoir le relire sous un jour nouveau pour en tirer des enseignements.
    September 26, 2018 at 9:57:58 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?So-Iog
    fiche-lecture
  • Manifestations : on trouve de tout dans les canons Ă  eau - Le Parisien

    Ces canons pulvĂ©risent diffĂ©rents liquides. De l’eau, bien sĂ»r, mais aussi plus gĂ©nĂ©ralement des Ă©mulsifs. Soit le mĂȘme liquide mousseux que celui employĂ© par les pompiers, qui peut ĂȘtre coupĂ© avec diffĂ©rents additifs, ajoutĂ©s directement dans la citerne.

    Le plus courant pourrait ĂȘtre un gaz lacrymogĂšne, mais de rĂ©cents problĂšmes techniques en ont limitĂ© l’usage. Le 1er mai, Ă  Paris, c’est une mousse trĂšs spĂ©ciale qui a Ă©tĂ© utilisĂ©e. Le canon projetait ainsi « des protĂ©ines de viande macĂ©rĂ©es, mĂ©lange de sang sĂ©chĂ© et d’os broyĂ©s », Ă  l’odeur pestilentielle. « Les manifestants ont Ă©tĂ© rĂ©ellement surpris, commente un opĂ©rateur. Ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. »

    À terme devraient Ă©galement ĂȘtre mis en Ɠuvre des PMC, des produits de marquages codĂ©s, comme l’indique une touche spĂ©cifique dans le « cockpit » des engins. Inodores et invisibles, ils peuvent rester jusqu’à trois semaines sur la peau, beaucoup plus sur les vĂȘtements, et ainsi matĂ©rialiser la prĂ©sence d’un individu dans une manifestation. « Il suffit d’un Ă©clairage ultraviolet pour les mettre en Ă©vidence, dĂ©crypte un spĂ©cialiste. C’est possible y compris depuis un hĂ©licoptĂšre. »

    Via https://twitter.com/fourmeux/status/1044851806533283841 via https://twitter.com/reesmarc/status/1044889788296437761 via https://twitter.com/bortzmeyer .

    September 26, 2018 at 12:27:41 PM UTC - permalink - http://www.leparisien.fr/faits-divers/manifestations-on-trouve-de-tout-dans-les-canons-a-eau-23-09-2018-7899438.php
  • #19963 - DTC Dans Ton Chat - BashFR - Humour perles citations

    Ragne: Ca va aller
    Ragne: On va sauver ce monde
    Ragne: On a une mission
    Ragne: Réaligner absolument toutes les bouches d'égouts de la planÚte
    Ragne: faire vaincre la symétrie et le parallélisme
    A: Dit-il à la super astigmate à l'oreille interne défaillante ><
    A: Tu peux trouver une meilleure Robin sur ce coup lĂ  Batman
    A: Je vais traduire ça dans ta langue : mon réticule n'est plus correctement aligné avec le viseur et mon gyroscope est foutu
    Ragne: Dis pas de bétises robin
    Ragne: Tu veux juste pas mettre le combo collant/porte-jarretelle
    Ragne: Mais on peut faire sans!

    :'D

    September 26, 2018 at 12:25:22 PM UTC - permalink - https://danstonchat.com/19963.html
  • Ganeti + plusieurs VG LVM : « Can't compute nodes using iallocator 'hail': Request failed: Group default (preferred): No valid allocation solutions, failure reasons: FailDisk: 2 »

    Sur une installation de Ganeti (logiciel qui permet de monter un agrégat d'hyperviseurs GNU/Linux), nous avions un Volume Group (VG) LVM qui contient toutes nos machines virtuelles (VM) existantes :

    $ sudo gnt-cluster info | grep -E "lvm|metavg"
    lvm volume group: vg0
    lvm reserved volumes: (none)
      metavg: vg0

    Ce stockage s'effectue sur des SSD. Désormais, nous avons également des disques dur de grande capacité dans nos hyperviseurs et nous voulons les utiliser avec Ganeti, au cas par cas, en fonction des VM. Nous avons créé le VG « vg_vpsstockage ».

    Si l'on suit la documentation qui correspond à notre version de Ganeti ainsi que la documentation pour manipuler plusieurs VG avec Ganeti, la commande suivante devrait créer une VM dans le VG stocké sur nos disques durs :

    $ sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>

    Mais ce n'est pas le cas :

    Can't compute nodes using iallocator 'hail': Request failed: Group default (preferred): No valid allocation solutions, failure reasons: FailDisk: 2

    Le problÚme ne vient pas de DRBD puisqu'un sudo gnt-instance add -t plain -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom> échoue tout autant.

    Si nous spécifions l'hyperviseur sur lequel créer la VM (-n hyperviseur1.domain.example), cela fonctionne, quel que soit l'hyperviseur utilisé. Ganeti est donc capable d'utiliser le nouveau VG sur chaque hyperviseur.

    Si nous utilisons DRBD en spécifiant le couple d'hyperviseurs à utiliser (sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -n hyperviseur1.domain.example:hyperviseur2.domain.example -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>), cela fonctionne.

    C'est donc l'allocateur dynamique, le bout de logiciel qui aide à la répartition des VM sur les différents hyperviseurs en fonction des ressources (RAM, CPU, etc.) restantes, qui échoue.

    Un des tests d'intĂ©gritĂ© doit Ă©chouer
 Mais lequel. DĂ©sactivons-les pour voir (sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start --ignore-ipolicy <nom>) : Ă©chec, toujours le mĂȘme message d'erreur. Sans trop de surprise puisque la politique de notre cluster (sudo gnt-cluster info | grep -A 25 "Instance policy" pour l'afficher) prĂ©voit des valeurs minimales infĂ©rieures aux besoins de notre VM de test et des valeurs maximales supĂ©rieures Ă  ces mĂȘmes besoins.

    AprĂšs quelques essais au pif, nous nous redons compte que l'allocateur Ă©choue quand nous commandons la crĂ©ation d’une VM avec un disque dur virtuel d'une capacitĂ© supĂ©rieure Ă  l'espace disponible dans le VG des SSD. Quand nous commandons une capacitĂ© infĂ©rieure, la crĂ©ation d'une VM fonctionne. Pourtant, nous sommes formels, Ganeti crĂ©e bien le disque dur de la VM dans le VG des disques durs
 Pourquoi son allocateur vĂ©rifie-t-il le VG des SSD ? MystĂšre.

    Nous n'avons pas trouvé d'autre solution que de changer les paramÚtres globaux du cluster, de créer notre VM, puis de rétablir les paramÚtres globaux du cluster (utilisation du stockage SSD par défaut). Cela se fait de cette maniÚre :

    $ gnt-cluster modify --vg-name vg_vpsstockage -D drbd:metavg=vg_vpsstockage > /dev/null
    $ gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>
    $ gnt-cluster modify --vg-name vg0 -D drbd:metavg=vg0 > /dev/null

    Comme nous utilisons un script pour crĂ©er nos VM Ganeti, toute cette tambouille n'est pas gĂȘnante. Note : nous utilisons trap "gnt-cluster modify --vg-name vg0 -D drbd:metavg=vg0 > /dev/null" EXIT afin d'ĂȘtre sĂ»r que la commande de rĂ©tablissement des paramĂštres globaux du cluster sera bien exĂ©cutĂ©e, quelle que soit l'embranchement de sortie du script.

    September 23, 2018 at 8:17:18 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?Pjez4w
  • Manque de pot, nos yaourts ne sont pas si « nature »

    De la poudre de lait dégraissé, de la haute pression pour faire éclater les globules de gras, une flopée d'additifs
 Et, au fond de la yaourtiÚre, des marges crémeuses à souhait.

    Huit milliards ! C’est le nombre de pots qu’engloutissent chaque annĂ©e les Français. L’Hexagone est la patrie du yaourt. Nos 15 kilos annuels par tĂȘte de pipe reprĂ©sentent sept fois la consommation moyenne des autres habitants de la planĂšte ! Pourquoi un tel appĂ©tit ? Les experts, qui s’épuisent en hypothĂšses, soulignent que la France est aussi championne de l’ingestion de fromage. NĂ©buleux mystĂšres lactĂ©s


    Pour nous faire engloutir toujours plus de yaourts, le lobby laitier nous martĂšle, par exemple, que, ce presque dessert, c’est bon pour les os. Mouais
 LĂ  oĂč un yoghourt nature affiche 188 mïŹ‚ligrammes de calcium, au maximum, pour 100 grammes, les amandes en recĂšlent 248 et la sardine en boĂźte prĂšs de 400 !

    MĂȘme battage Ă  propos du cĂŽtĂ© naturel du produit. Sauf que neuf yaourts sur dix ne sont pas fabriquĂ©s avec du lait frais tout droit sorti du pis de la vache, mais avec de la matiĂšre premiĂšre lactique reconstituĂ©e
 Ainsi, le yoghourt industriel contient jusqu’à 10 % de poudre de lait dĂ©graissĂ©e — cet ajout protĂ©inĂ© qui donne le « yaourt cantine », ultraferme et blanc connue neige. Exit, la goĂ»teuse peau de lait des yoghourts tradi, que la grande distrib a dĂ©crĂ©tĂ©e non grata parce qu’elle fripe et jaunit.

    Cinquante nuances de lait

    Moins chĂšre encore, et dotĂ©e des mĂȘmes propriĂ©tĂ©s : la protĂ©ine de lactosĂ©rum, un « dĂ©chet » de fabrication que l’industrie fromagĂšre utilise Ă  l’envi. Une fois « dĂ©protĂ©inĂ© », ce rĂ©sidu est recyclĂ© dans les biscuits, les laits infantiles, les produits de rĂ©gime ou l’alimentation pour bĂ©tail. Avec 562 000 tonnes par an, la France en est le premier exportateur mondial. Encore un record !

    En plus d’ĂȘtre « standardisĂ© », le lait pour les yaourts d’usine est homogĂ©nĂ©isĂ© — autrement dit, soumis Ă  trĂšs haute pression (200 bars). Le but de la manip ? Faire Ă©clater les globules de gras afin qu’ils restent emprisonnĂ©s dans la matiĂšre blanche et que le consommateur n’ait rien Ă  Ă©goutter
 Une pratique qui fait bouillir les producteurs artisanaux. « On modifie la nature des molĂ©cules du lait sans avoir jamais vraiment Ă©tudiĂ© les effets sur la santĂ© », s’emporte ainsi Marie-Laure Marilleau, fabricante de yaourts bio fermiers Ă  Sonnac (Charente-Maritime). Pour alimenter notre fringale, les industriels dĂ©clinent aussi Ă  l’infini les variĂ©tĂ©s de yaourts. Pas moins d’une cinquantaine de nouvelles rĂ©fĂ©rences sont ainsi mises en rayons chaque annĂ©e. Il est vrai que sortir une nouveautĂ© est un jeu d’enfant : il suffit de modifier un chouia le taux de protĂ©ines ou de sucre dans une variante « ferme » ou « brassĂ©e » pour faire terroir.

    A devenir chĂšvre

    Avec les yaourts aux fruits, c’est encore plus fastoche : on ajoute fraises, cerises, abricots, en couches ou mĂ©langĂ©s, avec ou sans morceaux
 Surtout, on utilise des additifs pour « texturer », colorer et aromatiser Ă  moindres frais. Depuis 1988, un dĂ©cret interdit l’ajout de colorants, Ă©paississants et autres correcteurs d’aciditĂ©. Mais les multinationales du lait ont trouvĂ© l’astuce : au lieu d’ĂȘtre dĂ©layĂ©s dans les yaourts, les additifs sont incorporĂ©s en amont dans les prĂ©parations de fruits. Le magazine « 60 Millions de consommateurs » (avril 2018) a ainsi dĂ©celĂ© jusqu’à sept additifs dans un produit de grande marque. On touche le fond (du pot) !

    Cerise sur le lactose, sortir un nouveau produit permet de justifier un prix plus Ă©levĂ© que celui des marques de distributeurs, qui trustent dĂ©jĂ  60 % des yaourts nature. « Le but est aussi de freiner l’accĂšs Ă  un marchĂ© annuel de presque 2 milliards d’euros aux fabricants artisanaux, de plus en plus nombreux », avoue froidement un directeur marketing bossant dans l’agroalimentaire.

    Avec 4 % de marge, le yoghourt est, mine de rien, le produit le plus rentable du rayon laitiers, aprĂšs les laits infantiles. D’autant que les grands producteurs — Lactalis, Danone, Sodiaal — rĂ©cupĂšrent, en dĂ©graissant le lait, 40 000 tonnes de crĂšme par an, et autant de beurre, dont le prix, en une annĂ©e, a doublĂ©, pour atteindre 3 000 euros la tonne. Ça en fait, du gras !

    Pour soigner leurs bĂ©nefs tout en contournant la rĂ©glementation française, qui n’autorise, dans l’appellation « yaourt », que deux ferments lactiques (Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus), les industriels ont inventĂ© les yoghourts Ă  boire ( lire encadrĂ©) : des laits fermentĂ©s, ensemencĂ©s avec d’autres bactĂ©ries, qui ne mĂ©ritent donc pas officiellement le nom de « yaourts » mais sont pourtant vendus comme tels.

    Seule et rĂ©cente contrariĂ©tĂ© : une partie des consommateurs boude dĂ©sormais le lait de vache. Ni une ni deux : les fabricants ont garni les linĂ©aires avec des yaourts au lait de brebis ou de chĂšvre. L’engouement, portĂ© par la mode du yaourt grec, ne tarit pas. Alors que les ventes de yoghourts classiques stagnent depuis dix ans, celles de laits fermentĂ©s de chĂšvre et, surtout, de brebis s’envolent : plus de 30 % pour le yaourt Ă  la grecque. Vendu jusqu’à 8 euros le kilo, ce dernier est encore plus rentable que celui prĂ©parĂ© au lait de vache (1,65 euro le kilo). De quoi bĂȘler de joie.


    A boire et Ă  manger

    Pour les nutritionnistcs, c’est un cauchemar liquide. LancĂ© par Yoplait (Sodiaal) en 1974 avec sa marque Yop, le yaourt Ă  boire a fait des Ă©mules. En France, il s’en vend plus de 70 000 tonnes par au. Youpi ! Sauf pour la santé  Les bouteilles sont bourrĂ©es d’additifs et, surtout, de sucre — jusqu’à deux morceaux (soit 12 grammes) pour 185 grammes de yaourt. Autant de calories absorbĂ©es sous forme liquide que le cerveau n’arrive pas, pour cette raison, Ă  comptabiliser.

    C’est ce qui s’appelle avoir du yaourt dans la tĂȘte ?



    Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.

    September 23, 2018 at 12:46:43 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?jb7nQQ
  • Les prestations sociales « ajustĂ©es » en temps rĂ©el ?

    Le rapport remis la semaine derniĂšre au Premier ministre par une dĂ©putĂ©e En marche ! et un prof de Sciences-Po est apparemment trĂšs technique : il suggĂšre, selon « Les Echos » (6/9), de s’acheminer « vers des prestations sociales “ajustĂ©es” en temps rĂ©el ». QuĂšsaco ?

    Le journal Ă©conomique lĂąche le morceau et explique qu’il s’agit de calculer, notanment, les allocations de logement en fonction des revenus rĂ©cents des bĂ©nĂ©ficiaires dans le besoin. « A la clĂ©, prĂ©cisent “ Les Echos”, 1,2 milliard d’euros d’économies par an. » On comprend mieux


    La « lutte contre la pauvreté » commence bien.

    Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.

    September 23, 2018 at 12:20:01 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?hCt9yQ
  • Tu parles, Charles


    Le 60e anniversaire du 13 mai 1958 n’a pas Ă©tĂ© commĂ©morĂ©. En lisant “La guerre civile en France, 1958-1962” (La Fabrique ), de Grey Anderson, on comprend pourquoi.

    Les gĂ©nĂ©raux ? « Tous des cons, des crĂ©tins, uniquement prĂ©occupĂ©s de leur avancement, de leurs dĂ©corations. » Celui qui se confie ainsi au journaliste Pierre Viansson-PontĂ©, en juillet 1958, n’est ni gauchiste ni antimilitariste : c’est de Gaulle soi-mĂȘme ! Ce livre passionnant de l’historien amĂ©ricain Grey Anderson raconte comment le retraitĂ© de Colombey-les-Deux-Eglises roula dans la farine la frange extrĂ©miste de l’armĂ©e. MaĂźtre de l’équivoque, de Gaulle se fit acclamer, le 4 juin 1958 Ă  Alger, en lançant son cĂ©lĂšbre « je vous ai compris ». Mais qu’avait-il compris ?

    Auparavant, durant le printemps 58, ce Machiavel en kĂ©pi avait subtilement jouĂ©. A Alger, ses fidĂšles complotaient avec l’extrĂȘme droite, tandis qu’à Paris le chef se prĂ©sentait comme l’arbitre, l’homme de la rĂ©conciliation, le sauveur de la patrie. Alimenter l’incendie et apparaĂźtre comme le pompier suprĂȘme
 Reçu par le prĂ©sident Coty Ă  l’ElysĂ©e, voilĂ  de Gaulle investi par l’AssemblĂ©e nationale le 1er juin. De la belle ouvrage !

    L’Histoire marche sur la tĂȘte : c’est l’ancien, l’homme du 18 juin 40, avec sa voix d’outre-tombe, qui balaie une arriĂšre-garde de colonels et de capitaines souvent plus jeunes, nostalgiques des colonies. De Gaulle veut une armĂ©e moderne, technocratique et surtout apolitique. Il a une arme dans la poche : la bombe atomique française, prĂȘte Ă  l’emploi en 1958. « Dans l’armĂ©e, le folklore, c’est fini ! » confie—t-il Ă  Alain Peyrefitte. A bon entendeur, salut ! Les gĂ©nĂ©raux sont priĂ©s de rester dans leurs casernes. Et de contempler dans le ciel saharien de Colomb-BĂ©char, le 13 fĂ©vrier 1960, en mĂȘme temps que le champignon de la premiĂšre bombe atomique française, la fin de leurs illusions colonialistes.

    En face, l’OAS et les putschistes n’ont plus que leurs bombes artisanales. Dans la nuit du 17 au 18 janvier 1960, 18 attentats frappent la capitale. En AlgĂ©rie, on en compte une trentaine par jour. Le 21 avril 1961, alors que de Gaulle assiste Ă  une reprĂ©sentation de « Britannicus » Ă  la ComĂ©die-Française, quatre gĂ©nĂ©raux — Challe, Jouhaud, Salan, et Zeller — tentent, depuis Alger, de soulever l’armĂ©e contre Paris. Des chars sont positionnĂ©s pour protĂ©ger l’AssemblĂ©e nationale. Mais, en quelques jours, le putsch se degonfle et de Gaulle ramasse la mise, imposant la procĂ©dure de l’article 11 contre l’avis du Conseil constitutionnel, pour instaurer l’élection du prĂ©sident de la RĂ©publique au suffrage universel.

    Conclusion dĂ©sabusĂ©e de Jean-Marie Le Pen, trĂšs actif durant toute cette pĂ©riode : « L’armĂ©e a servi de trampoline pour le nouveau rĂ©gime. » De Gaulle aura rĂ©ussi l’exploit de prĂ©senter son retour au pouvoir comme la victoire sur une entreprise de subversion Ă  laquelle il avait participĂ©.

    TrĂšs documentĂ©, Ă©crit sur un ton placide, ce livre n’oublie pas les opposants et les insoumis, notamment Francis Jeanson et son rĂ©seau d’aide directe au FLN, Sartre, Vidal-Naquet, et autres JĂ©rĂŽme Lindon ou François Maspero. Au procĂšs de Jeanson, un magistrat nommĂ© Patin faisait la leçon Ă  Simone de Beauvoir Ă  propos de la torture : « Ces officiers, madame, vous leur avez fait du chagrin avec votre article
 Je les ai vus Ă  Alger
 Je les ai interrogĂ©s : ils sont trĂšs bien Ă©levĂ©s. » Juste un peu rugueux, parfois.

    Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.

    September 23, 2018 at 12:17:05 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?o6gFvw
  • Fausse note en RĂ©

    « Jazz au phare », le « festival de musique — et pas seulement de jazz — de l’üle de RĂ©, attire, tous les Ă©tĂ©s depuis huit ans, les foules Ă  Saint-ClĂ©ment-des-Baleines. TĂȘtes d’affiche, cette annĂ©e : Selah Sue, Lucky Peterson, Catherine Ringer, Electro Deluxe. Le style est dĂ©contractĂ©. Les spectateurs apportent leur pliant, leur coussin ou s’assoient par terre. Seuls quelques gradins sont montĂ©s, rĂ©servĂ©s aux partenaires du festival et Ă  leurs invitĂ©s.

    Les traitements particuliers de personnes dites importantes me navrent toujours autant



    Le 6 aoĂ»t, en amateur averti, Jacques Toubon — ancien ministre de la Culture — et son Ă©pouse dĂ©barquent au concert de Lucky Peterson. ils sont venus les mains dans les poches et jettent leur dĂ©volu sur deux fauteuils dans les gradins. « Ces places sont rĂ©servĂ©es, leur font aimablement remarquer les bĂ©nĂ©voles chargĂ©s de l’organisation. — RĂ©seruĂ©es pour qui ? Vous ne savez pas qui je suis ? »

    Apparemment, non. et le ton. monte rapido. VoilĂ  que Toubon, actuel dĂ©fenseur des droits, se met Ă  dĂ©fendre les siens haut et fort : il bouscule la bĂ©nĂ©vole, menaçant la « pauvre fille » d’utiliser son entregent pour la faire virer. « Si je n’étais pas lĂ , ce festival n’existerait pas ! J’emmerde l’équipe de bĂ©nĂ©voles et la sĂ©curitĂ© ! » Son Ă©peuse, malgrĂ© la prĂ©sence d’une dizaine de tĂ©moins, vient en renfort pour en rajouter, sur un mode trĂšs chĂątiĂ© : « Ta gueule, pĂ©tasse ! DĂ©gage, feignasse ! Petite pute ! »

    Effrayée, la responsable (salariée) des bénévoles fait intervenir le service de sécurité, qui réussit tant bien que mal à repousser les indélicats vers la sortie.

    Le prĂ©sident du festival, appelĂ© lui aussi Ă  la rescousse — et qui, contactĂ© par « Le Canard », dira qu’il n’a pas « eu nouvelle de ça (sic) » —, n’en a pas moins rattrapĂ© le couple pour le rĂ©installer sur les gradins.

    Le défenseur des droits ne le fera pas renvoyer ?

    « Tout homme qui a du pouvoir est portĂ© Ă  en abuser »  Big up Montesquieu.

    Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.

    September 23, 2018 at 12:07:00 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?f1mtdA
  • Chez Citeo c‘est poubelle la vie

    Que ne ferait pas la presse pour sauver la planĂšte ! En triant vos journaux, « Vous ĂȘtes sur “Le Point” de faire un beau geste » ; « Comme disait “Marianne”, “ah, ça triera, ça triera, ça triera !” » ; etc. Ce rĂ©cent dĂ©ferlement de pages de pub n’a pourtant rien de bien vert


    Il rĂ©sulte de la nĂ©gociation menĂ©e par le Syndicat des Ă©diteurs de la presse magazine avec Citeo, l’éco-organisme chargĂ© de collecter la contribution des entreprises productrices et utilisatrices d’emballages et de papier.

    Le but ? Aider les collectivitĂ©s tenitoriales Ă  financer le tri. En rĂ©alitĂ©, lesdits journaux n’ont pas dĂ©boursĂ© un centime : ils ont tout simplement troquĂ© leur Ă©cocontribution contre
 des encarts de pub. Ça, c’est du recyclage, coco !

    Citeo, qui est loin d’avoir rempli les objectifs de rĂ©cupĂ©ration fixĂ©s par l’Etat lors du Grenelle de l’environnement (75 % pour les emballages, 65 % pour le papier), a bien besoin de redorer son blason. En 2017, seules 3,4 millions de tonnes d’emballages (68 %) et 1,3 million de tonnes de papier (57,6 %) ont Ă©tĂ© collectĂ©es. Pourquoi tant de dĂ©chets dans le recyclage ?

    Bennes trouées

    Citeo prĂ©sente un dĂ©faut congĂ©nital. ContrĂŽlĂ©e par les emballeurs et par l’industrie agroalimentaire (Lactalis, NestlĂ©, Kronenbourg, L’OrĂ©al, Evian, Coca-Cola), la boĂźte encaisse un pourcentage sur tous les emballages porteurs du « point vert » vendus dans le commerce : canettes de biĂšre, boĂźtes de conserve, etc.

    En retour, Citeo verse des aides aux collectivitĂ©s assurant le tri sĂ©lectif. Sauf qu’il les rĂ©tribue en fonction des tonnages d’ordures ramassĂ©es. Comme ces collectes municipales n’atteignent pas les objectifs fixĂ©s par le Grenelle, l’éco-organisme ne distribue pas la totalitĂ© des sommes rĂ©coltĂ©es auprĂšs des consommateurs (690 millions cette annĂ©e). Moins le tri fonctionne, plus Citeo s’enrichit ! Du coup, il dispose d’une incroyable trĂ©sorerie : 188,9 millions !

    Ce fonctionnement baroque n’incite guĂšre les industriels actionnaires de Citeo Ă  diminuer leur production d’emballages
 « Nous sommes une sociĂ©tĂ© Ă  but non lucratif », rĂ©torque sa porte-parole. Une sociĂ©tĂ© qui reste toutefois trĂšs lucrative pour ses dirigeants : Citeo a versĂ© une rĂ©munĂ©ration brute annuelle de 1,857 million d’euros au comitĂ© de direction (neuf personnes), soit 206 033 euros en moyenne. Combien pour son directeur gĂ©nĂ©ral, Jean Hornain ? Secret, mais, en 2014, son prĂ©dĂ©cesseur touchait 370 367 euros, soit quasiment autant que le patron de la SNCF.

    S’il tenait ses promesses Ă©cologiques, il gagnerait peut-ĂȘtre autant que celui d’Airbus !

    Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.

    September 23, 2018 at 12:00:49 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?TM9LFg
  • Muriel PĂ©nicaud : « Je fais le pari que la nĂ©gociation est possible »

    La baisse des indemnités est-elle un objectif du gouvernement ?

    Non. Le retour Ă  l’activitĂ© durable est la raison premiĂšre de ces nĂ©gociations, mais ce serait irresponsable de fermer les yeux sur la dette accumulĂ©e de l’UnĂ©dic : 35 milliards d’euros, soit l’équivalent d’un an de cotisations. La rĂ©duction progressive de cet endettement est une condition de viabilitĂ© de l’UnĂ©dic, et nous allons discuter avec les partenaires sociaux des voies et moyens pour le faire.

    Mais bien sûûûûûûûr rĂ©duire la dette et, en mĂȘme temps ne pas dĂ©graisser les allocations, alors mĂȘme que le pognon de dingue ne tombe pas d'un arbre magique. MĂ©ga crĂ©dible. Ce gouvernement ne peut-il donc pas traverser la rue pour se trouver un autre boulot ?

    Via le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.

    September 23, 2018 at 11:52:54 AM UTC - permalink - https://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2018/09/07/muriel-penicaud-la-reduction-de-la-dette-de-l-assurance-chomage-est-une-condition-de-viabilite-de-l-unedic_5351513_823448.html
  • Dessine-moi un porte-conteneurs


    Il pourrait accueillir la tour Eiffel dans ses cales ! 400 mĂštres de longueur ! Une hĂ©lice de 100 tonnes ! La capacitĂ© de transporter pas moins de 20 000 conteneurs ! Le plus gros porte-conteneurs français ! L’un des plus gros du monde ! FabriquĂ© Ă  Singapour !

    Le « symbole de notre ambition Ă©conomique : avoir une France compĂ©titive et conquĂ©rante, capable d’exporter aux quatre coins du monde », a triomphĂ© Bruno Le Maire, jeudi 6 septembre, en balançant une bouteille de champagne sur sa coque. Un joli nom qui fait rĂȘver : le « Saint-ExupĂ©ry ». Le Petit Prince aurait adorĂ© !

    Notre ambition économique : faire fabriquer notre étendard de cette ambition à l'étranger. :')


    Et Hulot aussi, qui, une semaine auparavant, en annonçant sa démission, disait de cette « superbe performance technologique » : « Est-ce bon pour la planÚte ? La réponse est non. »

    DĂ©trompe-toi, Nicolas. Ce navire va « respecter l’environnement ». Il va mĂȘme « prĂ©server les ocĂ©ans et la biodiversitĂ© ». Son armateur, CMA CGM, l’affirme : en passant de 10 000 Ă  20 000 conteneurs, on divise par deux la consommation de combustible, non ? Certes, cela va permettre d’exporter — et d’importer — de plus en plus, mais passons. Le « Saint-Ex » dispose de moteurs d’un nouveau type, qui lui permettront « une baisse de 3 % des Ă©missions de CO 2, en moyenne » : admirable ! Et « une rĂ©duction significative de la consommation d’huile : -25 % » : gĂ©nial ! Seulement 1 litre de carburant par conteneur et par centaine de kilomĂštres parcourus : Ă©patant ! Certes, ça fait quand mĂȘme 8 000 tonnes de combustible pour un simple aller-retour Le Havre-Shanghai. Qu’importe
 En prime, il a une double coque : en cas d’accident, aucune marĂ©e noire Ă  craindre ! Et les eaux de ballast seront traitĂ©es par filtre et lampes UV pour Ă©viter un flĂ©au bien connu, le transport massif d’espĂšces invasives d’un port Ă  l’autre, comme l’arpenteuse de l’orme, l’escargot gĂ©ant africain, les fourmis d’Argentine, la punaise marbrĂ©e
 Malin !

    Bon, les esprits chagrins expliqueront que cette course au gigantisme reste affreusement polluante et Ă©nergivore, et ne fait qu’accĂ©lĂ©rer la dĂ©localisation de nos industries vers la Chine, oĂč l’on achĂšte dĂ©jĂ  tout, de nos fringues Ă  nos Ă©quipements high-tech en passant par nos, pierres tombales
 Par—dessus bord, les esprits chagrins !

    Tristesse


    Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.

    September 23, 2018 at 11:51:25 AM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?LDnGvA
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