PUBLIEZ ! đ
MĂȘme une petite astuce, une simple ligne de commande, une idĂ©e.
Un jour, ça rendra service à quelqu'un.
Gros +1. J'avais exposé d'autres bonnes raisons de publier tout et n'importe quoi dans ce shaarli.
Avant de conquĂ©rir le fauteuil de Pierre Gattaz Ă la prĂ©sidence du Medef, Geoffroy Roux de BĂ©zieux se targuait dâĂȘtre un bouffeur de syndicalistes. Mais, Ă peine intronisĂ©, le 3 juillet, il commençait Ă les cajoler ! **François Hommeril, lâintransigeant patron de la CFE-CGC, le rencontre une fois par mois. Mieux : lâhomme, qui a longtemps fait campagne pour que le Medef dĂ©serte tous les organismes paritaires, veut dĂ©sormais sauver lâassurance-chĂŽmage de lâĂ©tatisation macronienne.
Du beau, du bon, du Béré
Face Ă la « nationalisation rampante » que, selon lui, prĂ©pare lâElysĂ©e, le nouveau patron du Medef propose un systĂšme hybride : lâEtat crĂ©erait un rĂ©gime de solidaritĂ© financĂ© par la CSG, au cĂŽtĂ© duquel subsisterait une assurance complĂ©mentaire obligatoire, payĂ©e par les entreprises et « gĂ©rĂ©e par les partenaires sociaux ». Une UnĂ©dic bis serait donc cogĂ©rĂ©e uniquement par les partenaires sociaux et financĂ©e par les seules cotisations, sans que lâEtat y mette son nez. A cĂŽtĂ© du systĂšme de base voulu par Macron, lâensemble du dispositif ressemblerait Ă la rĂ©forme mise en place en 1984 par BĂ©rĂ©govoy, alors ministre des Affaires sociales, et supprimĂ©e par Chirac deux ans plus tard. Curieuse rĂ©fĂ©rence, pour un libĂ©ral radicalisĂ©âŠ
En privĂ©, le patron de FO, Pascal Pavageau, voit dans cette proposition du Medef la main dâEmmanuel Macron, qui chercherait Ă sortir du bourbier dans lequel il sâest mis tout seul.
Son collĂšgue Hommeril est dâun autre avis : « Câest un moyen de rĂ©gler notre problĂšme avec lâEtat, lance-t-il. Avec lâUnĂ©dic, les partenaires sociaux affichent un bon bilan, car le rĂ©gime serait Ă©quilibrĂ© sans une dette que lâEtat a contribuĂ© Ă creuser. »
Une allusion Ă la tonte du rĂ©gime dâassurance-chĂŽmage Ă laquelle les gouvernements procĂšdent chaque annĂ©e afin de financer PĂŽle emploi.
Il nâest donc pas sĂ»r que lâEtat se passe dâune telle vache Ă lait. Edouard Philippe donnera sa rĂ©ponse Ă la fin de la semaine au terme dâun « symposium » avec les syndicats et les patrons.
En attendant, le président du Medef, ancien des commandos de marine, propose à ses nouveaux amis syndicalistes un kit de survie en milieu hostile. Aux armes !
Dans le Canard enchaßné du 19 septembre 2018.
Qui remplacera François Molins Ă la tĂȘte du parquet de Paris ? Et, surtout, qui choisira son successeur ? Dâordinaire, la dĂ©cision revient Ă la garde des Sceaux, avec un « avis conforme » du Conseil supĂ©rieur de la magistrature (CSM). Mais les choses traĂźnent depuis juin, quand Nicole Belloubet a reçu les trois candidats au poste de superproc.
Elles traĂźnent tellement, mĂȘme, que les regards se tournent dĂ©sormais vers lâElysĂ©e, oĂč tout se dĂ©cide. « Le prĂ©sident de la RĂ©publique va choisir, et câest lui qui bloque⊠» sâinquiĂštent, en chĆur, nombre de magistrats siĂ©geant dans les instances professionnelles. « Une telle attente, on ne lâavait jamais vue, rĂąlent les mĂȘmes. Macron prend son temps parce quâil veut des gens Ă sa main. Ăa en dit long sur sa conception de lâindĂ©pendance de la justice⊠»
La main de Macron
Les choses auraient dĂ» ĂȘtre rondement menĂ©es. DĂšs le 5 juillet, le CSM donnait son feu vert Ă la nomination de Molins comme « procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour de cassation », proposĂ©e par le pouvoir politique. Puis, plus rien. Alors mĂȘme quâil avait Ă©tĂ© demandĂ© au CSM de se grouiller : il sâagissait dâĂ©viter toute vacance Ă la tĂȘte du parquet de Paris, oĂč se jouent les affaires politiques ou terroristes : impossible de laisser un lieu aussi stratĂ©gique sans chef, impossible de ne pas y nommer un magistrat de confiance. Macron nâaurait-il pas trouvĂ© son bonheur parmi les trois candidats ?
Du beau linge, pourtant. Maryvonne Caillibotte, avocate gĂ©nĂ©rale Ă Paris, brillante ex-main droite dâYves Bot, un ancien proc de Paris proche de Sarkozy. Marie-Suzanne Le QuĂ©au, ensuite, procureure gĂ©nĂ©rale Ă Douai, ex-directrice des affaires criminelles sous Taubira (câest elle qui, en juillet 2013, avait rĂ©vĂ©lĂ© avoir transmis 54 comptes rendus sur lâaffaire Cahuzac Ă sa ministre en trois mois). Dernier prĂ©tendant, Marc Cimamonti, le procureur de Lyon, vers qui pencheraient Belloubet et le CSM. Câest bien joli, mais â personne nâen doute plus â ce ne sont pas eux qui tranchent.
Plus le bon vouloir de Macron se fait attendre, plus sa volontĂ© de tout dĂ©cider et diriger sâimprime. Et plus il manifeste de maniĂšre aussi Ă©clatante que dĂ©sinvolte son emprise sur les procureurs.
Dans le Canard enchaßné du 19 septembre 2018.
Enfin une dĂ©cision courageuse Ă propos du YĂ©men ! En Espagne, le nouveau gouvernement socialiste a annoncĂ©, le 4 septembre, quâil bloquait la vente de 400 bombes de prĂ©cision Ă guidage laser Ă lâArabie saoudite. Au motif que ces bombes, prĂ©tendument chirurgicales, ne crĂ©ant pas de dommage collatĂ©ral, sont susceptibles dâĂȘtre larguĂ©es sur des civils au YĂ©men par la coalition dirigĂ©e par lâArabie saoudite. Câest une bombe amĂ©ricaine semblable, guidĂ©e par laser, qui a tuĂ© 40 enfants dans un bus scolaire, le 9 aoĂ»t. Un dommage collatĂ©ral⊠ou dĂ©libĂ©rĂ© ?
Mais, le 12 septembre, Madrid a finalement fait volte-face et a maintenu la vente, aprĂšs sâĂȘtre fait tordre le bras par Riyad, qui menaçait dâannuler en reprĂ©sailles la commande de cinq corvettes militaires pour 2 milliards dâeuros Ă un chantier naval andalou ! De son cĂŽtĂ©, la France continue tranquillement de fourguer bombinettes, munitions et matĂ©riel lourd Ă lâArabie saoudite et aux Emirats, en sâasseyant Ă©galement sur le traitĂ© sur le commerce des armes, ratifiĂ© en 2014. Les droits de lâhomme dâaffaires, câest un mĂ©tier !
Dans le Canard enchaßné du 19 septembre 2018.
Ah, cette manie de sâen prendre aux petits et aux faibles, jamais aux riches et aux puissants !
AprĂšs avoir fait la leçon Ă un lycĂ©en qui lâappelait « Manu », traitĂ© les ouvriĂšres de Gad dâ« illettrĂ©es », moquĂ© les « Gaulois », qui ne veulent pas du changement, et les « fainĂ©ants », auxquels il « ne cĂ©der[a] rien », Macron tape un chĂŽmeur qui se plaint de ne pas trouver de boulot. Et lui assĂšne avec superbe, dans les jardins de lâElysĂ©e : « Je traverse la rue, je vous en trouve. » Morale : soit le jeune horticulteur est un imbĂ©cile qui ne sait pas chercher, soit il est flemmard. Et pourquoi pas les deux « en mĂȘme temps » ? Pauvre Macron, qui nâa pas le peuple quâil mĂ©rite.
Ou alors, il cherche un emploi dans un domaine et un secteur d'activité qui lui plaisent, le bougre ! :)
Est-ce ainsi quâun prĂ©sident doit parler ? Il le croit, puisquâil a fait de ces saillies brutales une arme de communication Ă rĂ©pĂ©tition. Mais la leçon du PrĂ©sident est restĂ©e « en travers de la gorge » du chĂŽmeur et de quelques autres. Son ton condescendant est vexatoire, et sa morgue de classe prĂ©paratoire un rien contre-productive.
Macron sait peut-ĂȘtre oĂč trouver du boulot, mais fait-il bien le sien, lui ? En admettant quâil ait raison sur le fond â il y a plein de jobs, ce sont les chĂŽmeurs qui ne savent pas les trouver â, il gagnerait Ă ĂȘtre plus pĂ©dagogue. Ă Ă©duquer sans casser, Ă informer sans brusquer, Ă conseiller sans vexer. Le kif, pas la trique !
Au lieu de ça, son parler vrai est un parler vieux. Il parodie Raymond Barre, qui, Ă propos du chĂŽmage, avait eu cette formule : « La meilleure façon de lutter contre le chĂŽmage, câest de travailler. » Le parler Macron est empruntĂ© Ă un trĂšs ancien monde. Vite un coup de barre ?
Dans le Canard enchaßné du 19 septembre 2018.
La saison 27, inĂ©dite en France et en Belgique, sera diffusĂ©e sur W9 Ă partir du samedi 06 octobre. AnnoncĂ©es le 06 septembre 2017, la saison 27 et la saison 28 sont attendues dans les semaines Ă venir sur la petite chaĂźne française [âŠ]
carotte \ka.ÊÉt\ fĂ©minin
[âŠ]
9 . Paquet de tabac Ă priser ou Ă chiquer ayant une forme bi-conique.
10 . (Par extension)(France) Enseigne rouge de forme fuselée signalant un bureau de tabac.
chantal: pk le machin me dit addresse invalide??
Sybr33d: Bonjour Chantal, tu as probablement rentré une adresse invalide.
chantal: ah oui!!!!!!!
chantal: il est vraiment con cet ordi!!!!!
J'adore ce commentaire :
Câest exactement le mĂȘme principe quâen voiture quand un poteau traverse la route sans regarder. Tâas beau ĂȘtre un excellent conducteur, de nuit, un lampadaire qui te coupe la route câest lâaccident assurĂ©.
La premiĂšre fois que j'ai lu quelque chose sur les accords ToltĂšques, c'Ă©tait chez Zythom. Il y a quelques mois, une collĂšgue m'en a reparlĂ©. Cela tombe bien puisque je lis actuellement d'autres livres de la catĂ©gorie dĂ©veloppement personnel. Pas par passion, par besoin⊠J'essaye de trouver de la documentation potable pour amĂ©liorer mes relations avec autrui, qui ont pris une bonne dose de plomb dans l'aile ces derniĂšres annĂ©es, tendance perte de foi totale en l'humanitĂ© et cĆur ostracĂ©.
Bon, je te rassure tout de suite, je ne perçois pas les accords ToltĂšques comme le Guide ultime, mais on y trouve tout de mĂȘme des notions qui gagnent Ă ĂȘtre diffusĂ©es : le fait que les propos d'autrui, y compris les insultes, ne t'engagent pas tant que tu ne le dĂ©cides pas, le fait que l'amĂ©lioration de tes relations avec autrui commence par l'amĂ©lioration de tes relations avec toi-mĂȘme, le fait que tout le monde vit dans un monde qui lui est propre, créé par son interprĂ©tation du rĂ©el, etc.
Il me reste un point d'incomprĂ©hension malgrĂ© mes quatre lectures : comment appliquer les accords toltĂšques au quotidien, c'est-Ă -dire comment effectuer un suivi de nos comportements ? Un suivi subjectif a-t-il un intĂ©rĂȘt ?
Le livre de rĂ©fĂ©rence de Don Miguel Ruiz. Il nous prĂ©sente 4 accords qui forment une philosophie de vie qui nous aide Ă nous dĂ©barrasser des accords limitants que l'on a conclus (parole blessante que l'on a cru, croyance destructrice que l'on a cru, etc.) et Ă retrouver la libertĂ© personnelle. Je le trouve moins bien Ă©crit que Le cinquiĂšme accord ToltĂšque en cela qu'il n'explique rien : tout est prĂ©sentĂ© comme une Ă©vidence, une vĂ©ritĂ© incontestable. Quand l'auteur manipule des concepts de sociologie ou de psychologie, il ne les mentionne pas et il prĂ©fĂšre les substituer par son propre jargon. Je trouve ça dommage, car ça empĂȘche l'adhĂ©sion des personnes qui ont besoin de comprendre, de tout expliquer.
Mes notes ci-dessous.
Généralités :
1er accord : que votre parole soit impeccable - parlez avec intĂ©gritĂ©, dites uniquement ce que vous pensez, n'utilisez pas la parole contre vous-mĂȘme ou pour mĂ©dire autrui
2e accord : quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle - ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur interprĂ©tation de la rĂ©alitĂ©, de leur rĂȘve Ă eux
3e accord : ne faites pas de suppositions - ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendu et drame
4e accord : faites toujours de votre mieux - votre « mieux » change d'instant en instant, quelles que soient les circonstances, faßtes simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets
L'auteur énonce aussi des idioties :
Dans cet autre livre, Don Miguel Ruiz expose les 4 accords ToltĂšques sous un jour nouveau, y ajoute un cinquiĂšme accord Ă passer avec soi-mĂȘme, et prĂ©sente la Voie ToltĂšque (maĂźtrise progressive de soi). Je trouve cet ouvrage plus prĂ©cis, mieux rĂ©digĂ©, plus agrĂ©able Ă lire et plus pĂ©dagogique que l'ouvrage de rĂ©fĂ©rence prĂ©sentĂ© ci-dessus. MĂȘme si l'auteur ne source toujours pas les notions de sociologie et de psychologie bien connues qu'il utilise, il explique beaucoup plus les notions qu'il manipule, assez pour qu'elles ne semblent plus tomber de nulle part.
Bref, je recommande la lecture de ce livre, plutĂŽt que du livre Les quatre accords ToltĂšques.
Mes notes ci-dessous.
Un livre pratique qui rĂ©sume les accords ToltĂšques, les applique Ă la vie quotidienne, procure des conseils et fournis des exercices d'application. Ce livre est trĂšs bien structurĂ© : une partie par accord, plusieurs chapitres pour exposer les notions sous-jacentes mais complĂ©mentaires. J'apprĂ©cie la taille de la police de caractĂšres et la mise en emphase des notions importantes : cela donne envie de rĂ©-ouvrir le bouquin afin d'y relire les notions oubliĂ©es. Je dĂ©plore l'absence d'une correction voire d'exemples pour la plupart des exercicesâŠ
Je recommande la lecture de ce livre si t'as besoin d'une grille de lecture pratique des accords ToltĂšques.
Mes notes ci-dessous.
1er accord :
Non seulement vous souffrez d'ĂȘtre ce que vous croyez ĂȘtre, mais, peu Ă peu, Ă force de ne pas vous apprĂ©cier, vous vous sentez tellement mal Ă l'aise que vous avez des difficultĂ©s Ă supporter votre environnement. Lentement, mais sĂ»rement, vous finissez par en vouloir aux autres, Ă tous les autres : les gens, votre travail, votre vie, le gouvernement ! Bref, dans ce systĂšme rien ne va jamais, surtout vous, et vous souffrez en outre d'un isolement que vous avez vous-mĂȘme créé.
2e accord :
3e accord :
4e accord :
Ce livre ne m'a pas convaincu : il comporte trĂšs peu d'explications et d'applications pratiques des accords ToltĂšques. La majoritĂ© des exercices n'a pas de solution ni de pistes pour comprendre quel spectre de rĂ©ponses va dans le bon sens⊠Je ne vois pas comment cela peut aider Ă progresserâŠ
Mes notes ci-dessous.
1er accord :
2e accord :
3e accord :
4e accord :
5e accord :
Divers :
Ces canons pulvĂ©risent diffĂ©rents liquides. De lâeau, bien sĂ»r, mais aussi plus gĂ©nĂ©ralement des Ă©mulsifs. Soit le mĂȘme liquide mousseux que celui employĂ© par les pompiers, qui peut ĂȘtre coupĂ© avec diffĂ©rents additifs, ajoutĂ©s directement dans la citerne.
Le plus courant pourrait ĂȘtre un gaz lacrymogĂšne, mais de rĂ©cents problĂšmes techniques en ont limitĂ© lâusage. Le 1er mai, Ă Paris, câest une mousse trĂšs spĂ©ciale qui a Ă©tĂ© utilisĂ©e. Le canon projetait ainsi « des protĂ©ines de viande macĂ©rĂ©es, mĂ©lange de sang sĂ©chĂ© et dâos broyĂ©s », Ă lâodeur pestilentielle. « Les manifestants ont Ă©tĂ© rĂ©ellement surpris, commente un opĂ©rateur. Ils ne savaient pas de quoi il sâagissait. »
Ă terme devraient Ă©galement ĂȘtre mis en Ćuvre des PMC, des produits de marquages codĂ©s, comme lâindique une touche spĂ©cifique dans le « cockpit » des engins. Inodores et invisibles, ils peuvent rester jusquâĂ trois semaines sur la peau, beaucoup plus sur les vĂȘtements, et ainsi matĂ©rialiser la prĂ©sence dâun individu dans une manifestation. « Il suffit dâun Ă©clairage ultraviolet pour les mettre en Ă©vidence, dĂ©crypte un spĂ©cialiste. Câest possible y compris depuis un hĂ©licoptĂšre. »
Via https://twitter.com/fourmeux/status/1044851806533283841 via https://twitter.com/reesmarc/status/1044889788296437761 via https://twitter.com/bortzmeyer .
Ragne: Ca va aller
Ragne: On va sauver ce monde
Ragne: On a une mission
Ragne: Réaligner absolument toutes les bouches d'égouts de la planÚte
Ragne: faire vaincre la symétrie et le parallélisme
A: Dit-il à la super astigmate à l'oreille interne défaillante ><
A: Tu peux trouver une meilleure Robin sur ce coup lĂ Batman
A: Je vais traduire ça dans ta langue : mon réticule n'est plus correctement aligné avec le viseur et mon gyroscope est foutu
Ragne: Dis pas de bétises robin
Ragne: Tu veux juste pas mettre le combo collant/porte-jarretelle
Ragne: Mais on peut faire sans!
:'D
Sur une installation de Ganeti (logiciel qui permet de monter un agrégat d'hyperviseurs GNU/Linux), nous avions un Volume Group (VG) LVM qui contient toutes nos machines virtuelles (VM) existantes :
$ sudo gnt-cluster info | grep -E "lvm|metavg"
lvm volume group: vg0
lvm reserved volumes: (none)
metavg: vg0
Ce stockage s'effectue sur des SSD. Désormais, nous avons également des disques dur de grande capacité dans nos hyperviseurs et nous voulons les utiliser avec Ganeti, au cas par cas, en fonction des VM. Nous avons créé le VG « vg_vpsstockage ».
Si l'on suit la documentation qui correspond à notre version de Ganeti ainsi que la documentation pour manipuler plusieurs VG avec Ganeti, la commande suivante devrait créer une VM dans le VG stocké sur nos disques durs :
$ sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>
Mais ce n'est pas le cas :
Can't compute nodes using iallocator 'hail': Request failed: Group default (preferred): No valid allocation solutions, failure reasons: FailDisk: 2
Le problÚme ne vient pas de DRBD puisqu'un sudo gnt-instance add -t plain -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom> échoue tout autant.
Si nous spécifions l'hyperviseur sur lequel créer la VM (-n hyperviseur1.domain.example), cela fonctionne, quel que soit l'hyperviseur utilisé. Ganeti est donc capable d'utiliser le nouveau VG sur chaque hyperviseur.
Si nous utilisons DRBD en spécifiant le couple d'hyperviseurs à utiliser (sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -n hyperviseur1.domain.example:hyperviseur2.domain.example -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>), cela fonctionne.
C'est donc l'allocateur dynamique, le bout de logiciel qui aide à la répartition des VM sur les différents hyperviseurs en fonction des ressources (RAM, CPU, etc.) restantes, qui échoue.
Un des tests d'intĂ©gritĂ© doit Ă©chouer⊠Mais lequel. DĂ©sactivons-les pour voir (sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start --ignore-ipolicy <nom>) : Ă©chec, toujours le mĂȘme message d'erreur. Sans trop de surprise puisque la politique de notre cluster (sudo gnt-cluster info | grep -A 25 "Instance policy" pour l'afficher) prĂ©voit des valeurs minimales infĂ©rieures aux besoins de notre VM de test et des valeurs maximales supĂ©rieures Ă ces mĂȘmes besoins.
AprĂšs quelques essais au pif, nous nous redons compte que l'allocateur Ă©choue quand nous commandons la crĂ©ation dâune VM avec un disque dur virtuel d'une capacitĂ© supĂ©rieure Ă l'espace disponible dans le VG des SSD. Quand nous commandons une capacitĂ© infĂ©rieure, la crĂ©ation d'une VM fonctionne. Pourtant, nous sommes formels, Ganeti crĂ©e bien le disque dur de la VM dans le VG des disques durs⊠Pourquoi son allocateur vĂ©rifie-t-il le VG des SSD ? MystĂšre.
Nous n'avons pas trouvé d'autre solution que de changer les paramÚtres globaux du cluster, de créer notre VM, puis de rétablir les paramÚtres globaux du cluster (utilisation du stockage SSD par défaut). Cela se fait de cette maniÚre :
$ gnt-cluster modify --vg-name vg_vpsstockage -D drbd:metavg=vg_vpsstockage > /dev/null
$ gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>
$ gnt-cluster modify --vg-name vg0 -D drbd:metavg=vg0 > /dev/null
Comme nous utilisons un script pour crĂ©er nos VM Ganeti, toute cette tambouille n'est pas gĂȘnante. Note : nous utilisons trap "gnt-cluster modify --vg-name vg0 -D drbd:metavg=vg0 > /dev/null" EXIT afin d'ĂȘtre sĂ»r que la commande de rĂ©tablissement des paramĂštres globaux du cluster sera bien exĂ©cutĂ©e, quelle que soit l'embranchement de sortie du script.
De la poudre de lait dégraissé, de la haute pression pour faire éclater les globules de gras, une flopée d'additifs⊠Et, au fond de la yaourtiÚre, des marges crémeuses à souhait.
Huit milliards ! Câest le nombre de pots quâengloutissent chaque annĂ©e les Français. LâHexagone est la patrie du yaourt. Nos 15 kilos annuels par tĂȘte de pipe reprĂ©sentent sept fois la consommation moyenne des autres habitants de la planĂšte ! Pourquoi un tel appĂ©tit ? Les experts, qui sâĂ©puisent en hypothĂšses, soulignent que la France est aussi championne de lâingestion de fromage. NĂ©buleux mystĂšres lactĂ©sâŠ
Pour nous faire engloutir toujours plus de yaourts, le lobby laitier nous martĂšle, par exemple, que, ce presque dessert, câest bon pour les os. Mouais⊠LĂ oĂč un yoghourt nature affiche 188 mïŹligrammes de calcium, au maximum, pour 100 grammes, les amandes en recĂšlent 248 et la sardine en boĂźte prĂšs de 400 !
MĂȘme battage Ă propos du cĂŽtĂ© naturel du produit. Sauf que neuf yaourts sur dix ne sont pas fabriquĂ©s avec du lait frais tout droit sorti du pis de la vache, mais avec de la matiĂšre premiĂšre lactique reconstituĂ©e⊠Ainsi, le yoghourt industriel contient jusquâĂ 10 % de poudre de lait dĂ©graissĂ©e â cet ajout protĂ©inĂ© qui donne le « yaourt cantine », ultraferme et blanc connue neige. Exit, la goĂ»teuse peau de lait des yoghourts tradi, que la grande distrib a dĂ©crĂ©tĂ©e non grata parce quâelle fripe et jaunit.
Cinquante nuances de lait
Moins chĂšre encore, et dotĂ©e des mĂȘmes propriĂ©tĂ©s : la protĂ©ine de lactosĂ©rum, un « dĂ©chet » de fabrication que lâindustrie fromagĂšre utilise Ă lâenvi. Une fois « dĂ©protĂ©inĂ© », ce rĂ©sidu est recyclĂ© dans les biscuits, les laits infantiles, les produits de rĂ©gime ou lâalimentation pour bĂ©tail. Avec 562 000 tonnes par an, la France en est le premier exportateur mondial. Encore un record !
En plus dâĂȘtre « standardisĂ© », le lait pour les yaourts dâusine est homogĂ©nĂ©isĂ© â autrement dit, soumis Ă trĂšs haute pression (200 bars). Le but de la manip ? Faire Ă©clater les globules de gras afin quâils restent emprisonnĂ©s dans la matiĂšre blanche et que le consommateur nâait rien Ă Ă©goutter⊠Une pratique qui fait bouillir les producteurs artisanaux. « On modifie la nature des molĂ©cules du lait sans avoir jamais vraiment Ă©tudiĂ© les effets sur la santĂ© », sâemporte ainsi Marie-Laure Marilleau, fabricante de yaourts bio fermiers Ă Sonnac (Charente-Maritime). Pour alimenter notre fringale, les industriels dĂ©clinent aussi Ă lâinfini les variĂ©tĂ©s de yaourts. Pas moins dâune cinquantaine de nouvelles rĂ©fĂ©rences sont ainsi mises en rayons chaque annĂ©e. Il est vrai que sortir une nouveautĂ© est un jeu dâenfant : il suffit de modifier un chouia le taux de protĂ©ines ou de sucre dans une variante « ferme » ou « brassĂ©e » pour faire terroir.
A devenir chĂšvre
Avec les yaourts aux fruits, câest encore plus fastoche : on ajoute fraises, cerises, abricots, en couches ou mĂ©langĂ©s, avec ou sans morceaux⊠Surtout, on utilise des additifs pour « texturer », colorer et aromatiser Ă moindres frais. Depuis 1988, un dĂ©cret interdit lâajout de colorants, Ă©paississants et autres correcteurs dâaciditĂ©. Mais les multinationales du lait ont trouvĂ© lâastuce : au lieu dâĂȘtre dĂ©layĂ©s dans les yaourts, les additifs sont incorporĂ©s en amont dans les prĂ©parations de fruits. Le magazine « 60 Millions de consommateurs » (avril 2018) a ainsi dĂ©celĂ© jusquâĂ sept additifs dans un produit de grande marque. On touche le fond (du pot) !
Cerise sur le lactose, sortir un nouveau produit permet de justifier un prix plus Ă©levĂ© que celui des marques de distributeurs, qui trustent dĂ©jĂ 60 % des yaourts nature. « Le but est aussi de freiner lâaccĂšs Ă un marchĂ© annuel de presque 2 milliards dâeuros aux fabricants artisanaux, de plus en plus nombreux », avoue froidement un directeur marketing bossant dans lâagroalimentaire.
Avec 4 % de marge, le yoghourt est, mine de rien, le produit le plus rentable du rayon laitiers, aprĂšs les laits infantiles. Dâautant que les grands producteurs â Lactalis, Danone, Sodiaal â rĂ©cupĂšrent, en dĂ©graissant le lait, 40 000 tonnes de crĂšme par an, et autant de beurre, dont le prix, en une annĂ©e, a doublĂ©, pour atteindre 3 000 euros la tonne. Ăa en fait, du gras !
Pour soigner leurs bĂ©nefs tout en contournant la rĂ©glementation française, qui nâautorise, dans lâappellation « yaourt », que deux ferments lactiques (Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus), les industriels ont inventĂ© les yoghourts Ă boire ( lire encadrĂ©) : des laits fermentĂ©s, ensemencĂ©s avec dâautres bactĂ©ries, qui ne mĂ©ritent donc pas officiellement le nom de « yaourts » mais sont pourtant vendus comme tels.
Seule et rĂ©cente contrariĂ©tĂ© : une partie des consommateurs boude dĂ©sormais le lait de vache. Ni une ni deux : les fabricants ont garni les linĂ©aires avec des yaourts au lait de brebis ou de chĂšvre. Lâengouement, portĂ© par la mode du yaourt grec, ne tarit pas. Alors que les ventes de yoghourts classiques stagnent depuis dix ans, celles de laits fermentĂ©s de chĂšvre et, surtout, de brebis sâenvolent : plus de 30 % pour le yaourt Ă la grecque. Vendu jusquâĂ 8 euros le kilo, ce dernier est encore plus rentable que celui prĂ©parĂ© au lait de vache (1,65 euro le kilo). De quoi bĂȘler de joie.
Pour les nutritionnistcs, câest un cauchemar liquide. LancĂ© par Yoplait (Sodiaal) en 1974 avec sa marque Yop, le yaourt Ă boire a fait des Ă©mules. En France, il sâen vend plus de 70 000 tonnes par au. Youpi ! Sauf pour la santé⊠Les bouteilles sont bourrĂ©es dâadditifs et, surtout, de sucre â jusquâĂ deux morceaux (soit 12 grammes) pour 185 grammes de yaourt. Autant de calories absorbĂ©es sous forme liquide que le cerveau nâarrive pas, pour cette raison, Ă comptabiliser.
Câest ce qui sâappelle avoir du yaourt dans la tĂȘte ?
Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.
Le rapport remis la semaine derniĂšre au Premier ministre par une dĂ©putĂ©e En marche ! et un prof de Sciences-Po est apparemment trĂšs technique : il suggĂšre, selon « Les Echos » (6/9), de sâacheminer « vers des prestations sociales âajustĂ©esâ en temps rĂ©el ». QuĂšsaco ?
Le journal Ă©conomique lĂąche le morceau et explique quâil sâagit de calculer, notanment, les allocations de logement en fonction des revenus rĂ©cents des bĂ©nĂ©ficiaires dans le besoin. « A la clĂ©, prĂ©cisent â Les Echosâ, 1,2 milliard dâeuros dâĂ©conomies par an. » On comprend mieuxâŠ
La « lutte contre la pauvreté » commence bien.
Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.
Le 60e anniversaire du 13 mai 1958 nâa pas Ă©tĂ© commĂ©morĂ©. En lisant âLa guerre civile en France, 1958-1962â (La Fabrique ), de Grey Anderson, on comprend pourquoi.
Les gĂ©nĂ©raux ? « Tous des cons, des crĂ©tins, uniquement prĂ©occupĂ©s de leur avancement, de leurs dĂ©corations. » Celui qui se confie ainsi au journaliste Pierre Viansson-PontĂ©, en juillet 1958, nâest ni gauchiste ni antimilitariste : câest de Gaulle soi-mĂȘme ! Ce livre passionnant de lâhistorien amĂ©ricain Grey Anderson raconte comment le retraitĂ© de Colombey-les-Deux-Eglises roula dans la farine la frange extrĂ©miste de lâarmĂ©e. MaĂźtre de lâĂ©quivoque, de Gaulle se fit acclamer, le 4 juin 1958 Ă Alger, en lançant son cĂ©lĂšbre « je vous ai compris ». Mais quâavait-il compris ?
Auparavant, durant le printemps 58, ce Machiavel en kĂ©pi avait subtilement jouĂ©. A Alger, ses fidĂšles complotaient avec lâextrĂȘme droite, tandis quâĂ Paris le chef se prĂ©sentait comme lâarbitre, lâhomme de la rĂ©conciliation, le sauveur de la patrie. Alimenter lâincendie et apparaĂźtre comme le pompier suprĂȘme⊠Reçu par le prĂ©sident Coty Ă lâElysĂ©e, voilĂ de Gaulle investi par lâAssemblĂ©e nationale le 1er juin. De la belle ouvrage !
LâHistoire marche sur la tĂȘte : câest lâancien, lâhomme du 18 juin 40, avec sa voix dâoutre-tombe, qui balaie une arriĂšre-garde de colonels et de capitaines souvent plus jeunes, nostalgiques des colonies. De Gaulle veut une armĂ©e moderne, technocratique et surtout apolitique. Il a une arme dans la poche : la bombe atomique française, prĂȘte Ă lâemploi en 1958. « Dans lâarmĂ©e, le folklore, câest fini ! » confieât-il Ă Alain Peyrefitte. A bon entendeur, salut ! Les gĂ©nĂ©raux sont priĂ©s de rester dans leurs casernes. Et de contempler dans le ciel saharien de Colomb-BĂ©char, le 13 fĂ©vrier 1960, en mĂȘme temps que le champignon de la premiĂšre bombe atomique française, la fin de leurs illusions colonialistes.
En face, lâOAS et les putschistes nâont plus que leurs bombes artisanales. Dans la nuit du 17 au 18 janvier 1960, 18 attentats frappent la capitale. En AlgĂ©rie, on en compte une trentaine par jour. Le 21 avril 1961, alors que de Gaulle assiste Ă une reprĂ©sentation de « Britannicus » Ă la ComĂ©die-Française, quatre gĂ©nĂ©raux â Challe, Jouhaud, Salan, et Zeller â tentent, depuis Alger, de soulever lâarmĂ©e contre Paris. Des chars sont positionnĂ©s pour protĂ©ger lâAssemblĂ©e nationale. Mais, en quelques jours, le putsch se degonfle et de Gaulle ramasse la mise, imposant la procĂ©dure de lâarticle 11 contre lâavis du Conseil constitutionnel, pour instaurer lâĂ©lection du prĂ©sident de la RĂ©publique au suffrage universel.
Conclusion dĂ©sabusĂ©e de Jean-Marie Le Pen, trĂšs actif durant toute cette pĂ©riode : « LâarmĂ©e a servi de trampoline pour le nouveau rĂ©gime. » De Gaulle aura rĂ©ussi lâexploit de prĂ©senter son retour au pouvoir comme la victoire sur une entreprise de subversion Ă laquelle il avait participĂ©.
TrĂšs documentĂ©, Ă©crit sur un ton placide, ce livre nâoublie pas les opposants et les insoumis, notamment Francis Jeanson et son rĂ©seau dâaide directe au FLN, Sartre, Vidal-Naquet, et autres JĂ©rĂŽme Lindon ou François Maspero. Au procĂšs de Jeanson, un magistrat nommĂ© Patin faisait la leçon Ă Simone de Beauvoir Ă propos de la torture : « Ces officiers, madame, vous leur avez fait du chagrin avec votre article⊠Je les ai vus Ă Alger⊠Je les ai interrogĂ©s : ils sont trĂšs bien Ă©levĂ©s. » Juste un peu rugueux, parfois.
Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.
« Jazz au phare », le « festival de musique â et pas seulement de jazz â de lâĂźle de RĂ©, attire, tous les Ă©tĂ©s depuis huit ans, les foules Ă Saint-ClĂ©ment-des-Baleines. TĂȘtes dâaffiche, cette annĂ©e : Selah Sue, Lucky Peterson, Catherine Ringer, Electro Deluxe. Le style est dĂ©contractĂ©. Les spectateurs apportent leur pliant, leur coussin ou sâassoient par terre. Seuls quelques gradins sont montĂ©s, rĂ©servĂ©s aux partenaires du festival et Ă leurs invitĂ©s.
Les traitements particuliers de personnes dites importantes me navrent toujours autantâŠ
Le 6 aoĂ»t, en amateur averti, Jacques Toubon â ancien ministre de la Culture â et son Ă©pouse dĂ©barquent au concert de Lucky Peterson. ils sont venus les mains dans les poches et jettent leur dĂ©volu sur deux fauteuils dans les gradins. « Ces places sont rĂ©servĂ©es, leur font aimablement remarquer les bĂ©nĂ©voles chargĂ©s de lâorganisation. â RĂ©seruĂ©es pour qui ? Vous ne savez pas qui je suis ? »
Apparemment, non. et le ton. monte rapido. VoilĂ que Toubon, actuel dĂ©fenseur des droits, se met Ă dĂ©fendre les siens haut et fort : il bouscule la bĂ©nĂ©vole, menaçant la « pauvre fille » dâutiliser son entregent pour la faire virer. « Si je nâĂ©tais pas lĂ , ce festival nâexisterait pas ! Jâemmerde lâĂ©quipe de bĂ©nĂ©voles et la sĂ©curitĂ© ! » Son Ă©peuse, malgrĂ© la prĂ©sence dâune dizaine de tĂ©moins, vient en renfort pour en rajouter, sur un mode trĂšs chĂątiĂ© : « Ta gueule, pĂ©tasse ! DĂ©gage, feignasse ! Petite pute ! »
Effrayée, la responsable (salariée) des bénévoles fait intervenir le service de sécurité, qui réussit tant bien que mal à repousser les indélicats vers la sortie.
Le prĂ©sident du festival, appelĂ© lui aussi Ă la rescousse â et qui, contactĂ© par « Le Canard », dira quâil nâa pas « eu nouvelle de ça (sic) » â, nâen a pas moins rattrapĂ© le couple pour le rĂ©installer sur les gradins.
Le défenseur des droits ne le fera pas renvoyer ?
« Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser »⊠Big up Montesquieu.
Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.
Que ne ferait pas la presse pour sauver la planĂšte ! En triant vos journaux, « Vous ĂȘtes sur âLe Pointâ de faire un beau geste » ; « Comme disait âMarianneâ, âah, ça triera, ça triera, ça triera !â » ; etc. Ce rĂ©cent dĂ©ferlement de pages de pub nâa pourtant rien de bien vertâŠ
Il rĂ©sulte de la nĂ©gociation menĂ©e par le Syndicat des Ă©diteurs de la presse magazine avec Citeo, lâĂ©co-organisme chargĂ© de collecter la contribution des entreprises productrices et utilisatrices dâemballages et de papier.
Le but ? Aider les collectivitĂ©s tenitoriales Ă financer le tri. En rĂ©alitĂ©, lesdits journaux nâont pas dĂ©boursĂ© un centime : ils ont tout simplement troquĂ© leur Ă©cocontribution contre⊠des encarts de pub. Ăa, câest du recyclage, coco !
Citeo, qui est loin dâavoir rempli les objectifs de rĂ©cupĂ©ration fixĂ©s par lâEtat lors du Grenelle de lâenvironnement (75 % pour les emballages, 65 % pour le papier), a bien besoin de redorer son blason. En 2017, seules 3,4 millions de tonnes dâemballages (68 %) et 1,3 million de tonnes de papier (57,6 %) ont Ă©tĂ© collectĂ©es. Pourquoi tant de dĂ©chets dans le recyclage ?
Bennes trouées
Citeo prĂ©sente un dĂ©faut congĂ©nital. ContrĂŽlĂ©e par les emballeurs et par lâindustrie agroalimentaire (Lactalis, NestlĂ©, Kronenbourg, LâOrĂ©al, Evian, Coca-Cola), la boĂźte encaisse un pourcentage sur tous les emballages porteurs du « point vert » vendus dans le commerce : canettes de biĂšre, boĂźtes de conserve, etc.
En retour, Citeo verse des aides aux collectivitĂ©s assurant le tri sĂ©lectif. Sauf quâil les rĂ©tribue en fonction des tonnages dâordures ramassĂ©es. Comme ces collectes municipales nâatteignent pas les objectifs fixĂ©s par le Grenelle, lâĂ©co-organisme ne distribue pas la totalitĂ© des sommes rĂ©coltĂ©es auprĂšs des consommateurs (690 millions cette annĂ©e). Moins le tri fonctionne, plus Citeo sâenrichit ! Du coup, il dispose dâune incroyable trĂ©sorerie : 188,9 millions !
Ce fonctionnement baroque nâincite guĂšre les industriels actionnaires de Citeo Ă diminuer leur production dâemballages⊠« Nous sommes une sociĂ©tĂ© Ă but non lucratif », rĂ©torque sa porte-parole. Une sociĂ©tĂ© qui reste toutefois trĂšs lucrative pour ses dirigeants : Citeo a versĂ© une rĂ©munĂ©ration brute annuelle de 1,857 million dâeuros au comitĂ© de direction (neuf personnes), soit 206 033 euros en moyenne. Combien pour son directeur gĂ©nĂ©ral, Jean Hornain ? Secret, mais, en 2014, son prĂ©dĂ©cesseur touchait 370 367 euros, soit quasiment autant que le patron de la SNCF.
Sâil tenait ses promesses Ă©cologiques, il gagnerait peut-ĂȘtre autant que celui dâAirbus !
Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.
La baisse des indemnités est-elle un objectif du gouvernement ?
Non. Le retour Ă lâactivitĂ© durable est la raison premiĂšre de ces nĂ©gociations, mais ce serait irresponsable de fermer les yeux sur la dette accumulĂ©e de lâUnĂ©dic : 35 milliards dâeuros, soit lâĂ©quivalent dâun an de cotisations. La rĂ©duction progressive de cet endettement est une condition de viabilitĂ© de lâUnĂ©dic, et nous allons discuter avec les partenaires sociaux des voies et moyens pour le faire.
Mais bien sûûûûûûûr rĂ©duire la dette et, en mĂȘme temps ne pas dĂ©graisser les allocations, alors mĂȘme que le pognon de dingue ne tombe pas d'un arbre magique. MĂ©ga crĂ©dible. Ce gouvernement ne peut-il donc pas traverser la rue pour se trouver un autre boulot ?
Via le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.
Il pourrait accueillir la tour Eiffel dans ses cales ! 400 mĂštres de longueur ! Une hĂ©lice de 100 tonnes ! La capacitĂ© de transporter pas moins de 20 000 conteneurs ! Le plus gros porte-conteneurs français ! Lâun des plus gros du monde ! FabriquĂ© Ă Singapour !
Le « symbole de notre ambition Ă©conomique : avoir une France compĂ©titive et conquĂ©rante, capable dâexporter aux quatre coins du monde », a triomphĂ© Bruno Le Maire, jeudi 6 septembre, en balançant une bouteille de champagne sur sa coque. Un joli nom qui fait rĂȘver : le « Saint-ExupĂ©ry ». Le Petit Prince aurait adorĂ© !
Notre ambition économique : faire fabriquer notre étendard de cette ambition à l'étranger. :')
Et Hulot aussi, qui, une semaine auparavant, en annonçant sa démission, disait de cette « superbe performance technologique » : « Est-ce bon pour la planÚte ? La réponse est non. »
DĂ©trompe-toi, Nicolas. Ce navire va « respecter lâenvironnement ». Il va mĂȘme « prĂ©server les ocĂ©ans et la biodiversitĂ© ». Son armateur, CMA CGM, lâaffirme : en passant de 10 000 Ă 20 000 conteneurs, on divise par deux la consommation de combustible, non ? Certes, cela va permettre dâexporter â et dâimporter â de plus en plus, mais passons. Le « Saint-Ex » dispose de moteurs dâun nouveau type, qui lui permettront « une baisse de 3 % des Ă©missions de CO 2, en moyenne » : admirable ! Et « une rĂ©duction significative de la consommation dâhuile : -25 % » : gĂ©nial ! Seulement 1 litre de carburant par conteneur et par centaine de kilomĂštres parcourus : Ă©patant ! Certes, ça fait quand mĂȘme 8 000 tonnes de combustible pour un simple aller-retour Le Havre-Shanghai. Quâimporte⊠En prime, il a une double coque : en cas dâaccident, aucune marĂ©e noire Ă craindre ! Et les eaux de ballast seront traitĂ©es par filtre et lampes UV pour Ă©viter un flĂ©au bien connu, le transport massif dâespĂšces invasives dâun port Ă lâautre, comme lâarpenteuse de lâorme, lâescargot gĂ©ant africain, les fourmis dâArgentine, la punaise marbrĂ©e⊠Malin !
Bon, les esprits chagrins expliqueront que cette course au gigantisme reste affreusement polluante et Ă©nergivore, et ne fait quâaccĂ©lĂ©rer la dĂ©localisation de nos industries vers la Chine, oĂč lâon achĂšte dĂ©jĂ tout, de nos fringues Ă nos Ă©quipements high-tech en passant par nos, pierres tombales⊠Parâdessus bord, les esprits chagrins !
TristesseâŠ
Dans le Canard enchaßné du 12 septembre 2018.