Depuis le crash d'« Ebdo », sur fond de fausse « affaire Hulot », l'ex-directeur de la publication, Thierry Mandon, a tenté en vain de reprendre la société éditrice, Rollin Publications, placée en liquidation judiciaire. Cet ancien minisitre de Hollande proposait de reprendre 19 salariés, contre 15 pour ses concurrents, le tandem Le Seuil-La Revue dessinée, et jouissait de solides appuis (l’administrateur et le mandataire judiciaires, le juge commissaire…). Las, le tribunal de commerce de Paris a préféré l’offre du Seuil et de la Revue dessinée. Motif, lu dans le jugement — du 31 mai — récemment rendu public : « Ebdo » affichait un trou de 3,1 millions d’euros deux mois après son lancement, et Mandon, « en grande partie à l’origine des difficultés du groupe, n'a pas convaincu une part très significative des salariés ».
Et encore moins les lecteurs !
Dans le Canard enchaîné du 4 juillet 2018.
Enfin une bonne nouvelle ! Elle concerne un pays de 100 millions d’habitants, dont on n’entend jamais parler, ou presque : l’Ethiopie. « Le figaro » (25/6) se réjouit : « L’Ethiopie s’ouvre enfin aux capitaux privés et étrangers. » Les industriels français sont sur les dents. Ainsi Bolloré et CMA CGM, qui « surveillent la situation attentivement ». En bons « acteurs de la logistique », ils sentent que l’import-export va exploser : navires, fret, trans- port maritime (l’Ethiopie n’a pas de façade maritime, mais tout passe par Djibouti), il y a « des opportunités » dans l’air.
Il faut dire que l’Ethiopie est dirigée depuis près de trente ans par l’EPRDF, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien, « au lourd héritage marxiste », comme dit « Le figaro ». Que ce gouvernement se convertisse à l’économie de marché et entreprenne d’industrialiser le pays à marche forcée, voilà qui ouvre des perspectives.
La preuve : les Chinois et les Sri Lankais sont déjà là. C’est chez eux que l’Occident avait trouvé les salaires les plus bas de la planète et qu’il a longtemps tout fait fabriquer. Aujourd’hui, les anciens soutiers délocalisent à leur tour. Pour le plus grand profit de marques comme Guess, Levi’s et H&M…
Très présents en Ethiopie, relate « Courrier international » (14/65), les Chinois y construisent des usines ultramodernes où ils installent leurs machines et leurs petits chefs puis vont au fin fond des campagnes chercher des femmes, qu’ils mettent au boulot. Salaire de base : 25 dollars (21,50 euros) par mois. Imbattable. Vingt fois moins qu’en Chine ! Et c’est ainsi que l’Ethiopie « est en passe de devenir l’échelon le plus bas de la chaîne d’approvisionnement qui nous inonde d’une mode jetable ».
Certes, pour ces femmes, le travail en usine est une nouveauté. Pas très agréable : « Elles n’ont qu’une demi-heure pour déjeuner. Elles ont mal au dos. Elles sont épuisées. Ces boulots rendent tout le monde malade. » Pire, comme le note un DRH venu du Sri Lanka, « l’Ethiopie n’a jamais été colonisée. Les gens en sont fiers, ce qui engendre certaines résistances ».
Certes, ça ne rigole pas : une jeune Ethiopienne diplômée explique avoir sombré dans la dépression durant les six semaines qu’elle a passées à surveiller 40 femmes travaillant sur une ligne de production de pantalons : « Chaque fois qu’une ouvrière n’atteignait pas l’objectif fixé, les chefs lui hurlaient dessus. » Les révolutions industrielles n’ont jamais été une partie de plaisir. Surtout menées par la Chine, dont le modèle industriel et consumériste a trouvé en Afrique de quoi assurer ses besoins colossaux et toujours croissants de matières premières et de produits manufacturés.
Mais rassurons-nous : acheter pas cher la dernière fringue à la mode, c’est faire un geste humanitaire en faveur de l’Ethiopie, berceau de l’humanité et de l’australopithèque Lucy. Non ?
Dans le Canard enchaîné du 4 juillet 2018.
En pleins soldes d’été, voilà l’industrie du vêtement et de la chaussure habillée pour l’hiver ! L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rend, ce mercredi 4 juillet, un rapport sur la toxicité des fringues et des pompes. L’Anses a trouvé dans nos jeans, tee-shirts ou lingerie 15 cochonneries chimiques problématiques pour la santé, et pas moins de 17 dans nos escarpins, bottes et bottines : des colorants, des conservateurs, des stabilisateurs, des antiacariens, des imperméabilisants… En prêt-à-porter !
Après avoir passé au tamis les études scientifiques sur les dermatites de contact, l’Agence a analysé la composition de 39 vêtements et paires de chaussures. Conclusion : 20 % des textiles recèlent du PPD, un colorant dérivé du goudron susceptible de déclencher des réactions allergiques à vie, 16 % sont chargés en métaux lourds, très toxiques, tels le cobalt, le cuivre ou le mercure (utilisés pour faire briller les matières ou fixer les teintures), et 20 % en NP et NPEO, imperméabilisants soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens.
Sans aublier des substances carrément létales : 20 % des chaussures contiennent du chrome VI — un adjuvant employé pour le tannage du cuir et classé cancérogène avéré pour l’homme. Même problème avec la résine formaldéhyde, qui sert notamment à fixer les semelles. De quoi marcher à côté de ses pompes…
Nickel-chrome
La Commission européenne espère bien restreindre l’usage, pour les textiles et les chaussures, de tous les cancérogènes avérés ou supposés… mais en 2021 ! En attendant, l’Anses recommande a minima d’avertir le consommateur de la présence de ces substances. Elle préconise aussi de passer au lavage les vêtements neufs avant de les porter. Sauf que, en ce qui concerne les PPD, chaque tour de machine à laver imprègne encore un peu plus le vêtement de cette substance toxique.
Les lecteurs du rapport de l’Anses vont pouvoir négocier des remises. Même après les soldes !
Dans le Canard enchaîné du 4 juillet 2018.
Le 26 juin, tandis que Macron plastronnait au Vatican, le clergé faisait ses courses à l’Assemblée. Avec la bénédiction du président de la République, et après un fervent sermon de Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, les députés ont voté — avec une majorité de seulement trois voix — la suppression d’une obligation qui défrisait les cultes.
Une loi de 2016 exigeait des Eglises qu’elles enregistrent leurs représentants avant le 1er juillet 2018 sur le registre des lobbyistes ouvert par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Dans ces conditions, les curés, pasteurs, rabbins ou bonzes ne pouvaient plus tenter d’influer « discrètement » sur la vie politique : comme presque partout en Europe, ces messieurs (et quelques) dames se retrouvaient tenus d’agir à découvert. Grâce à saint Macron, il n’en sera rien : une dernière navette parlementaire doit rendre cette abrogation définitive d’ici à la fin du mois.
En revanche, le gouvernement et sa majorité ont renoncé à faire voter une autre disposition autorisant les cultes à exploiter commercialement des immeubles de rapport. Des esprits chagrins ont fait remarquer que ce texte aurait permis à des associations musulmanes extrémistes — comme les salafistes — de se créer des trésors de guerre difficilement contrôlables.
Cet abandon, toutefois, n’a guère troublé la hiérarchie catho. Il y a en effet des années que l’Eglise se fait du gras illégalement avec ses biens immobiliers sans que personne n’y trouve à redire. A deux pas des Champs-Elysées, par exemple, l’ancien siège de l’Association diocésaine de Paris est aujourd’hui loué — à prix d’or et en toute impunité — à Xavier Niel, qui y a installé le siège social de Free.
Les voies du Seigneur sont parfois un peu téléphonées…
Le texte qui est sorti de l'Assemblée ne supprime plus l'obligation de déclaration, mais la reporte à juillet 2021. Pour l'instant, la commission du Sénat est d'accord, mais, de toute façon, ce texte est dans la procédure dite du « dernier mot à l'Assemblée », donc l'avis du Sénat ne compte pas des masses.
Dans le Canard enchaîné du 4 juillet 2018.
‒ Juste this apple, thanks.
‒ That will be one dollar.
‒ Exactly ? No tax or anything?
‒ That's right… Is that a problem?
‒ It's juste weird to realize that every other transaction in my life will be more complicated than this. This is like a platonic ideal exchange. An apple for a dollar.
‒ I see.
‒ Are we on a frictionless plane? Is a train leaving Chicago at 40 mph? Should I solve for something??
‒ Okay, apples are $2.17 now.
‒ That's… probably better for us both.I'd like 0.4608 apples, please.
:')
A programmer’s job is not to write code; it is to understand problems and implement solutions. Thus it’s mostly about communicating.
J'ai lu cet ouvrage que tout le monde s'arrachait il y'a 7-8 ans.
Je le trouve mal écrit (mais après tout, il s'agit de notes prises lors d'une entrevue, ce n'est pas rédigé par Hessel), ça tourne en boucle sans rien argumenter dans l'objectif de justifier un précepte du genre « Indignez-vous, c'est bon pour la société et pour vous-même ». Je reste sur ma faim : pourquoi diable chercherai-je à m'indigner ? Ma vie de peigne-cul est bien, en vrai, non ?
L'idéal de société d'Hessel semble construit exclusivement sur le programme national de la Résistance qui, selon moi, a fait son temps. Oui, parce que bon, parler de respect de la dignité humaine pour ensuite galérer sur la décolonisation africaine (que ce soit avec le franc CFA/comorien ou la lutte pour l'Algérie algérienne…). Oui, parce que bon, parler de liberté de la presse vis-à-vis de l'État et des puissances d'argent pour ensuite créer le ministère de l'information (avec le sinistre Peyrefitte qui se ramène au journal TV pour exposer sa nouvelle formule dudit journal) puis l'ORTF… Bref, l'écart entre le programme du CNR et ce que ses membres et soutiens en ont fait est notable, d'où ce programme ne me fait pas plus rêver que tout autre programme politicien.
Néanmoins, je rejoins Hessel sur plusieurs points :
Point philosophie :
Petit aperçu du traitement journalistique du sujet de la directive Copyright en France : un journal (@AlterEco) me contacte pour écrire un article à la rentrée avant le vote au Parlement européen en demandant un traitement "objectif" du sujet. Je réponds en disant OK sur le principe, mais que je suis engagé à @LaQuadrature du Net et que si j'écris sur le sujet, ce sera une tribune manifestant forcément une opinion. On me répond alors que la presse ayant des intérêts dans la directive (sic), ils voudraient plutôt un texte qui présente l'article 11 comme la manifestation légitime d'un besoin de financement face aux GAFAM et qu'il préfère finalement quelqu'un de "plus neutre"... Un de mes profs de droit répétait : "La seule manière d'être objectif, c'est d'admettre qu'on ne peut pas l'être". Si vous lisez un article sur la directive Copyright dans @AlterEco, vous saurez à quoi vous en tenir... Pensez-y lorsque vous lirez dans la presse des articles expliquant que l'opposition à la directive Copyright est soutenue par les GAFAM...
Un moteur de recherche de livres vendus par des librairies françaises indépendantes. On est assez éloigné d'un remplaçant à Amazon, mais au moins, ça existe et ça concrétise le chaînon manquant entre les vendeurs de tout et de rien hégémoniques (Amazon, FNAC, etc.) et les petites librairies indépendantes à l'ancienne.
Quelques remarques :
Un site web qui propose des films (plus ou moins) indépendants en téléchargement, sans DRM. Testé et approuvé, je recommande. Je n'ai pas testé l'achat de DVD ni la VoD.
Quelques remarques :
@JRochedy: Il me reste 2 points sur mon permis. Je vais encore devoir faire un stage de merde (ça doit être mon 4eme ou mon 5eme) où on te parle comme un enfant pour te dire des trucs inutiles. Cela dit c’est une expérience sociologique très intéressante :
@JRochedy: 90% d’hommes dans ces stages, et essentiellement des professions libérales, petits artisans, travailleurs indépendants, chefs d’entreprise etc. Peu de fragilité, beaucoup de solides gaillards qui se font donner la leçon pendant 2 jours par des pédagogues à la voix mielleuse.
@JRochedy: Autrement dit, cela révèle parfaitement la société actuelle. Des hommes, parmi les plus utiles à la société, créateurs de valeur ajoutée, à qui on fait la morale, en plus de leur faire les poches, bien entendu (ces stages coûtent chers).
@JRochedy: C’est insupportable. Dysgenisme à tous les étages. Inversion des valeurs et perversion anthropologique.
@JRochedy: 1- Toutes les grosses flaques débarquent en masse sur ce thread avec leur seul argument « ouin t’as qu’à respecter le code de la route » alors que ces abrutis (qui sans doute ne conduisent pas ou alors en ville) ne voient pas que justement je discute de celui-ci. Bande d’esclaves
@JRochedy: 2- Grosses flaques citadines esclaves du système qui ne réfléchissent même plus. Allez parler du principe du stage à points payant à 99% du reste du monde, y compris européen, et ils vous répondent « WTF c’est quoi ce truc vous vous faites voler »
@JRochedy: 3- et justement bande cons d’esclaves on ne parle pas ici de chauffards qui roulent dangereusement mais de mecs qui bossent et qui perdent leurs points/permis à cause de trucs minables, dysfonctionnels et injustes. (dépassement de 10kmh, feu orange rouge, téléphone etc.)
@TangibleOeuf: attends il existe une autre solution tu savais pas??? respecter le code de la route!! c'est hyper facile et efficace mec. de rien.
@TopiSansSel: Nan mais t'as pas compris. Lui tu vois, c'est un travailleur indépendant, sans fragilité, un solide gaillard. Il est parmi les plus utiles à la société, créateur de valeur ajoutée ! Donc pour quelqu'un de son rang, le code de la route c'est genre une sorte de suggestion en gros.
@PlumeLQC: Ouais et comme c’est un solide gaillard utile à la société il devrait avoir le droit de griller des feux rouges, de rouler à 80 en ville, de risquer la vie des gens, normal quoi
@PlumeLQC: C’est écrit en tout petits caractères dans le code de la route : ces règles ne sont valables que pour les femmes, les chômeurs et les personnes fragiles. Les autres faites comme vous voulez
Gros +1 TopiSansSel et PlumeLQC.
Connaissez-vous la consoude ? Cette plante herbacée, gorgée de potassium, est utilisée depuis des lustres sous forme d'extrait fermenté pour tertiliser les cultures et lutter notamment contre le mildiou. Saut qu'en France vendre ou simplement donner cette herbe magique est interdit, sous peine de ans de prison et de 75 000 euros d'amende. Pourquoi ? Parce ue l’industrie phytosanitaire s'acharne contre les préparations naturelles telles que la consoude ou le purin d'ortie, qui pourraient remplacer nombre d'engrais et de pesticides chimiques a moindre coût.
Jusqu'en 2006, on pouvait tranquillement faire commerce des préparations naturelles peu préoccupantes — les « PNPP », de leur petit nom. Mais Syngenta et consorts ont obtenu que ces substances, pourtant toutes consommables par l’homme et l’animal, soient soumises aux mêmes contraintes réglementaires que les pesticides. En clair que le bulbe d'ail ou la feuille de basilic soient traités comme le glyphosate, avec obligation de décrocher une autorisation de mise sur le marché (AMM). Pas très raccord avec a promesse du Grenelle de l’environnement de réduire de moitié notre consommation de pesticides…
Au bout de dix ans de combat, les pouvoirs publics ont fini par lâcher du lest. Depuis 2014, les PNPP ne sont plus considérées comme des phytosanitaires, mais comme des « biostimulants ». Exit le dossier d’AMM. A la place, une procédure allégée : il suffit que l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l'Anses, les ait déclarées sans « effet nocif sur la santé humaine, sur la santé animale et sur l’environnement. » A condition, toutefois, de ne pas dire que les PNPP préviennent ou traitent les maladies des plantes, afin de ne pas parasiter le marché des pesticides. Autre petit pépin : seules 148 substances figurent dans le panier autorisé, alors que la famille en compte plus de 800 ! C'est d’autant plus ballot que, l’année prochaine, les jardiniers amateurs n’auront plus le droit d'asperger des pesticides et qu'ils devront dare-dare trouver des solutions de remplacement.
Pour que les PNPP retrouvent pleinement droit de cité, les députés ont voté, le 30 mai, la supression de l'avis de l’Anses… Un article de la loi Agriculture et Alimentation que les sénateurs ont prestement retoqué en commission, ignorant sûrement que les parterres du jardin du Luxembourg sont, comme l’a découvert « Le Canard », soignés a la consoude.
Ce n'est pas parce qu’on est sénateur qu’on a le droit de pousser mémé dans les orties !
Dans le Canard enchaîné du 27 juin 2018.
Une station d’écoute mobile rend malades poulets… et mouflets.
Avis aux parents d’élèves, à leurs enfants et aux enseignants : croiser un monospace Volkswagen noir à vitres fumées peut s’avérer dangereux. Depuis quelques semaines, la préfecture de police (PP) de Paris teste une station mobile d’écoute digne de James Bond. Un système au rayonnement électromagnétique si puissant que les poulets s’inquiètent de ses effets sur la santé. La semaine dernière, le représentant du syndicat Unsa-Police a interpellé le préfet, qui a juré que les utilisateurs n’avaient rien à craindre.
Tant mieux pour la troupe. Pour les riverains, en revanche, la prudence est de mise. Dans une lettre datée du 19 avril, le directeur des services techniques et logistiques de la préfecture de police alerte le patron du « 36 » : « Au vu des seuils élevés mesurés à l’extérieur du véhicule, mes services attirent votre attention quant à l’utilisation continue du véhicule, qui est à proscrire à moins de 100 mètres d’un établissement qui accueille des enfants ». Vu le nombre d’écoles et de crèches à Paris, voilà qui interdit bien des rues ! Camouflé dans un monospace secret-défense, ce super Imsi—catcher (1,8 million d’euros, quand même) espionne tous les téléphones et ordinateurs présents dans un cercle d’au moins 1 km de diamètre. Comment ? En imitant le fonctionnement d’une antenne-relais de téléphonie mobile, de manière que les appareils situés à proximité s’y connectent.
1 km de diamètre ?! Pendant les débats sur la loi Renseignement de mi-2015, tout ce beau monde avait certifié aux citoyen⋅ne⋅s et aux groupes de pression que les IMSI-catcher viseraient des cibles bien définies, qu'il n'y avait pas pêche au chalut (ce qui est impossible vu le principe de fonctionnement de ces appareils).
Ces grandes oreilles peuvent savoir qui appelle qui (dans quel appartement, à quel étage), lire tous les SMS, aspirer le contenu des agendas, des blocs-notes, des répertoires téléphoniques, mais aussi les consultations de sites Internet ou les mails. Avec, en prime, la possibilité de capter simultanément deux ou trois conversations et de les re-router sur les téléphones portables des policiers, où qu’ils se trouvent. Ni vu ni connu.
Oui, ça intercepte tout ce qui transite sur le réseau GSM. Donc l'agenda, les blocs-notes, les annuaires ne sont pas concernés sauf si ton ordiphone synchronise tout cela dans le cloud. Et encore, ça suppose que l'échange entre le téléphone et le point de stockage sur le net ne soit pas chiffré (TLS). Cette dernière remarque s'applique aussi aux mails et à la consultation de sites Internet.
Facile de comprendre, donc, pourquoi, à la préfecture de police, deux directions — celle du renseignement et celle de la police judiciaire — se sont étripées pour récupérer l’engin espion.
Jusqu’à présent, elles devaient se contenter d’une dizaine de petits Imsi-catchers, au rayon d’action limité, incapables d’écouter des conversations téléphoniques. C’est finalement la PJ parisienne qui gardera la camionnette dans son garage et la prêtera aux rivaux chargés du renseignement.
Bien renseignés
Avec ce nouveau joujou, le préfet de police de Paris est désormais équipé d’un mouchard sur roues plus puissant que les quatre déjà en service à la DGSE, à la DGSI, au GIGN ou au très discret Service interministériel d’assistance technique. Pour la petite histoire, c’est avec un Imsi que ce service chargé de traquer le « crime organisé » a identifié le téléphone secret acheté par Sarko au nom de Bismuth.
Longtemps employés en loucedé, les lmsi-catchers n’ont été légalisés qu’en juillet 2015, par une loi taillée sur mesure. Afin de limiter les dérives, poulets et militaires n’ont pas le droit d’en faire fonctionner plus de 60 sur le sol français. La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement veille au grain. Elle est notamment censée vérifier que toutes les données avalées n’ayant rien à voir avec les cibles sont bien detruites. Mais qui pourrait douter de la loyauté des services de renseignement ?
Dans le Canard enchaîné du 27 juin 2018.
Le Conseil d’État alerte régulièrement les esprits sur l’inflation législative : voilà que les députés s’y mettent aussi.
Le député LR Jean-Luc Warsmann, président du groupe de travail sur la procédure législative, s’est inquiété devant le bureau de l’Assemblée nationale, le 20 juin, de « la fuite en avant dans l’exercice du droit d’amendement ».
Après avoir rappelé que son groupe de travail s’était rendu à la Chambre des communes anglaise, au Parlement européen et au Bundestag allemand, le parlementaire a déclaré : « Une conclusion s’impose : la France connaît une situation totalement atypique au regard des exemples étrangers. »
Et de citer ce cas : « De juin 2012 à juin 2017, en séance, l’Assemblée nationale a été saisie de 115 037 amendements, contre 191 au Bundestag en une législature, entre octobre 2013 et octobre 2017. Sur cette même période, le Parlement allemand, sur ces 191 amendements, en a adopté 2. En une législature, nous en avons adopté 18 695. Sur ces 18 695, 22 % venaient du gouvernement. »
D’où le diagnostic de Warsmann : « C’est là le symbole de textes malfinis, qu’on se dépêche d’essayer d’améliorer au dernier moment, par des amendements hors délai. »
Macron n’a plus qu’à aller demander à Angela Merkel quelques conseils de méthode.
Mouais… Il n'y a pas forcément une corrélation entre des débats parlementaires fournis à coup de nombreux arguments (donc d'amendements) et une inflation législative (c'est-à-dire la production de textes de circonstance inutiles qui régissent des détails insignifiants et/ou qui sont inapplicables). Des amendements, donc des arguments, exposés jusqu'au dernier moment (amendements en séance plénière), je trouve ça sain, ça peut être le signe d'un débat comme d'un flood (gouvernemental ou non). Un chiffre aussi faible que celui du Bundestag me fait craindre des textes préparés en amont, dans les cabinets de l'exécutif, par des bureaucrates et des technocrates, en dehors de tout contrôle démocratique. Dans les deux cas, ce nombre d'amendements est une mesure qui ne dit rien sur la qualité des textes produits : le parlement allemand a voté des lois liberticides opportunistes retoquées par leur cour constitutionnelle, le parlement français aussi.
Ce qui compte à mes yeux, c'est une analyse plus fine : est-ce que ces amendements français étaient du flood pour noyer le débat ? Est-ce que c'était trouzemille fois un même amendement poussés par des groupes de pression et repris par plusieurs parlementaires ? Est-ce que c'était trouzemille fois un même amendement déposé par des groupes politiques différents (qui ne veulent généralement pas cosigner un même amendement même s'ils sont d'accord avec) ?
Enfin, je ne pense pas qu'il soit pertinent de comparer une Allemagne décentralisée avec des régions plus autonomes que la France avec le pouvoir centralisé français : je pense qu'en Allemagne, des tas de décisions se prennent au niveau des régions, échappant ainsi à un comptage réalisé dans leur parlement.
Dans le Canard enchaîné du 27 juin 2018.
Sur le boulevard de Charonne (Paris 11e), cet ancien poste de transformation électrique érigé en 1929, et propriété de la Ville de Paris, fait partie de la trentaine de sites parisiens qui font l’objet d’un appel à projet de la municipalité, intitulé "Réinventer Paris". Dans le cadre de ce concours d’architecture visant à réhabiliter des lieux laissés vacants, le "Transfo" pourrait abriter d’ici quelques années la résidence d'un certain nombre de médias dits indépendants, baptisé "Maison des médias libres". Le projet fait en tout cas partie des quatre dossiers retenus par la municipalité. Un projet déjà avancé, puisqu’après avoir passé une première phase de sélection, le dossier "Maison des médias libres" a été retenu en finale. Les auditions auront lieu en septembre, pour une attribution possible d’ici la fin de l’année.
Une maison des médias libres ? Le projet est dans les cartons depuis trois ans déjà, né de la rencontre entre un millionnaire, ex-cadre dans l’industrie, du nom d’Olivier Legrain et d’un certain nombre de médias se définissant comme indépendants, à savoir : Mediapart, Politis, le site Basta, le magazine Alternatives économiques, la web télé la Télélibre et la revue Esprit. Ces médias, marqués à gauche, forment aujourd’hui le comité de pilotage du projet. Dans leur sillage, une bonne vingtaine de médias potentiellement intéressés, se sont associés diversement à la réflexion, à l’image de la société de production Premières Lignes (Cash Investigation), du site d’info Reporterre, du groupe de média So Press (Society, So Foot), du magazine Kaizen ou encore d’Arrêt sur images et de Hors-Série (voir ci-dessous l’encadré de Daniel Schneidermann). Plus récemment, le site Les Jours a lui aussi exprimé son soutien à la création d’une maison des médias libres.
L’intérêt de se regrouper ? La Maison des médias ambitionne d’être "un lieu de rencontre et de partage" entre les rédactions qui pourraient mettre à profit ce rapprochement pour mutualiser des équipements et des moyens techniques, mais aussi pour s’associer éventuellement sur des projets éditoriaux comme des enquêtes collaboratives. […]
C’est toute l’ambition d’Olivier Legrain qui face à l’extrême concentration des médias français espère voir émerger "un lieu de contre-pouvoir". A 65 ans, l’homme témoigne avant tout d’un parcours de cadre dirigeant dans l’industrie chimique et de matériaux de construction. Président du groupe Mersen d'origine française (expert mondial des spécialités électriques) cet économiste de formation, a d’abord enchaîné les postes de direction chez Rhône-Poulenc avant de devenir dans les années 2000 PDG du groupe de matériaux Materis (peintures, mortiers, adjuvants) dont il a piloté la sortie de la maison mère Lafarge. Comment a-t-il fait fortune ? "Grâce à des rémunérations magistrales ? A un ruissellement de stock-options, d’actions gratuites et de retraites chapeaux ? Non, pire encore : grâce à un enchaînement de trois LBO (leverage buy out) en moins de dix ans", ironisait il y a peu Libé au sujet de ce "millionnaire de gauche", "ex-communiste" et admirateur de Michel Rocard, passé maître dans cette opération financière d’acquisition par effet de levier. Un procédé qui, rappelait Libé, consiste "à s’entourer de fonds d’investissement pour racheter sa propre boîte à grands coups de dettes. A lui de faire dégager beaucoup de cash à l’entreprise pour rembourser le passif, puis de la revendre avec une juteuse plus-value." […] Avec la Maison des médias libres, Legrain pourrait mettre la moitié de son patrimoine sur la table. "Cela pourrait lui coûter 20 millions d’euros avec les travaux", glissait Edwy Plenel à Libé il y a un mois […]
Olivier Legrain est l’investisseur principal du projet, mais pour quelle gouvernance ? En fait la création de la Maison des médias libres serait portée par une SCI, société civile immobilière créé pour l’occasion et réunissant, selon les premières projections, Olivier Legrain, et pourquoi pas Etic, une société foncière, spécialisée dans l’immobilier de bureau à destination du secteur de l’économie sociale et solidaire. […] Les médias résidents paieraient un loyer et seraient impliqués dans la cogestion du lieu (sous forme d'association de résidents ? De groupement d'intérêt économique ? le modèle reste à définir, semble-t-il). […]
[…]
Nous poussent plutôt à accepter, la perspective stimulante de synergies intellectuelles, la mutualisation d'outils (en premier lieu, d'un plateau d'enregistrement), ou encore, ça compte, l'opportunité de réduire nos charges diverses. En sens inverse, un site dont la raison d'être consiste à déconstruire les récits médiatiques peut-il harmonieusement cohabiter, et gérer des intérêts communs, avec plusieurs medias qu'il peut être amené à critiquer (et qui peuvent mal vivre ces critiques, cela s'est vu !) Paradoxalement, le regroupement de plusieurs rédactions dans un même lieu ne risque-t-il pas de produire un certain enfermement intellectuel, voire corporatiste ?
+1… Je crains l'enfermement intellectuel, un entre-soi (parisien et bobo-gauchiste) renforcé par un entre-soi de proximité, une baisse de la diversité des opinions émises, l'absence de critique des médias entre eux, etc. De plus, quel est l'intérêt d'un millionnaire de l'industrie d'investir possiblement 20 millions d'euros dans un haut-lieu de la presse indépendante ? Les personnes généreuses, ça n'existe pas, tout se paye.
Malgré les allégations de leurs producteurs, les assistants virtuels qui équipent les enceintes connectées trônant dans nos salles à manger ou qui se nichent jusque dans nos poches, installés sur nos smartphones, ne naissent pas intelligents. Ils doivent apprendre à interpréter les requêtes et les habitudes de leurs utilisateurs.
Cet apprentissage est aidé par des êtres humains, qui vérifient la pertinence des réponses des assistants virtuels aux questions de leurs propriétaires. Mais plus souvent encore, ces êtres humains « entraînent » les dispositifs, en leurs fournissant des données déjà préparées, des requêtes avec des réponses toutes faites (ex. « Quelle est la météo aujourd'hui ? » : « Il fait 23 degrés » ou « Il pleut »), des phrases auxquelles ils fournissent des interprétations (ex. savoir dans quel contexte « la flotte » signifie « un ensemble de navires » ou « la pluie »).
Ces dresseurs d'intelligences artificielles sont parfois des télétravailleurs payés à l'heure par des entreprises spécialisées. Dans d'autres cas, ils sont des « travailleurs à la pièce » recrutés sur des services web que l'on appelle des plateformes de micro-travail.
Celle de Microsoft s'appelle UHRS et propose des rémunérations de 3, 2, voire même 1 centime de dollar par micro-tâche (retranscrire un mot, labelliser une image…). Parfois les personnes qui trient vos requêtes, regardent vos photos, écoutent vos propos sont situés dans votre pays, voire dans votre ville (peut-être vos voisins d'en bas ?). D'autres fois, ils sont des travailleurs précaires de pays francophones, comme la Tunisie, le Maroc ou Madagascar (qui s'est dernièrement imposé comme « leader français de l'intelligence artificielle »
[…]
J'ai travaillé comme transcripteuse ('transcriber') pour améliorer la qualité de la version française de Cortana, "votre assistante personnelle virtuelle" proposée par Microsoft. Je travaillais en télétravail pour une entreprise chinoise qui avait Microsoft pour client. J'ai commencé en Avril 2017 et arrêté en Décembre 2017.
Microsoft, voulant améliorer les capacités de compréhension de Cortana, collectait les données des utilisateurs 'consentants'. Donc, quand ces utilisateurs s'adressaient à Cortana, celle-ci collectait, enregistrait ce qu'ils disaient. Ensuite, Microsoft récupérait tout ça, envoyait une partie des enregistrements à la compagnie pour laquelle je travaillais, et celle-ci mettait le tout sur notre plate-forme de télétravail.
Les transcripteurs se connectaient, et écoutaient un par un les enregistrements. Les pistes étaient généralement très courtes, entre 3 et 15 secondes en moyenne (mais pouvaient parfois durer plusieurs minutes). En fonction des projets sur lesquels on travaillait, on devait réaliser entre 120 et 170 transcriptions/heure. Plusieurs milliers de pistes étaient déposées quotidiennement sur notre plate-forme.
Les données qu'on écoutait allaient d'Utilisateur A qui dit simplement "Hey Cortana, quelle sera la météo demain?" à Utilisateur B qui demande en chuchotant à Cortana de lui trouver des vidéos porno de telle ou telle catégorie...
Il y avait leurs recherches internet, leurs interactions directes avec Cortana ("Hey Cortana, raconte-moi une blague", "imite la poule", "est-ce que tu m'aimes?", "est-ce que tu ressens la douleur?"…). Les utilisateurs peuvent aussi dicter du texte : messages, documents texte (résumés de cours, comptes-rendus professionnels...), adresses GPS, courriers administratifs (avec par exemple leur numéro de sécurité sociale), etc. ; nous avions accès à tout ça.
Elle peut être connectée à des consoles Xbox, on avait donc aussi des enregistrements provenant de ce service-là. Il y avait notamment des morceaux de communication en ligne (principalement d'ados et d'enfants) qui discutent sur les jeux en réseaux.
On avait également de nombreux extraits de conversations en ligne, sûrement sur Skype, provenant de personnes qui utilisaient un service de traduction instantanée (Microsoft Translator mais peut-être aussi Skype Translator, je ne suis pas certaine).
Nous n'avions jamais l'intégralité des conversations évidemment, elles étaient découpées en petites pistes ; cependant on pouvait tomber sur plusieurs morceaux d'une même conversation dans une même série de transcriptions (c'était suffisant pour dresser un profil basique de l'utilisateur ou de son humeur du moment par exemple).
On avait des conversations diverses, vraiment toutes sortes de choses, notamment souvent les séances sexcams de certains utilisateurs qui avaient besoin d'un service de traduction pour se faire comprendre, et dans ces cas-là les transcriptions étaient très explicites (parfois amusantes, parfois glauques). Je me demandais à chaque fois si ces gens avaient conscience qu'une personne extérieure allaient entendre leurs petits délires sexuels. Cortana ne fait pas le tri...
Enfin, il y avait beaucoup d'enregistrements involontaires, où des personnes discutent entre elles (dans leur voiture, à la maison, avec leurs enfants sur le chemin de l'école...) tandis que Cortana est dans les parages (tablette, téléphone portable, ordinateur, etc.) et s'est déclenchée de manière non-sollicitée et a tout enregistré.
(D'ailleurs, on avait aussi beaucoup d'utilisateurs qui insultaient tout simplement Cortana, car elle s'était déclenchée de façon non-sollicitée, ou avait mal compris une requête... Vous n'imaginez pas le nombre de fois où j'ai entendu "Sale pute Cortana !" )
[…]
En théorie, les données étaient anonymes pour les transcripteurs, c'est-à-dire que nous n'avions jamais les identifiants des utilisateurs que nous écoutions, et les pistes étaient généralement distribuées de façon aléatoire et désordonnée, en plus d'être parfois découpées. Cependant, inévitablement il arrivait que les utilisateurs révèlent un numéro de téléphone, une adresse, des coordonnées, date de naissance, numéros importants, événements auxquels ils allaient se rendre, etc.
Certaines voix se reconnaissent facilement, et bien que les pistes étaient aléatoires et dans le désordre, mises bout à bout elles auraient dans quelques cas pu suffire à un transcripteur déterminé pour identifier un utilisateur. De plus, on travaillait tous depuis nos propres ordinateurs, il était donc facile de récupérer les enregistrements qu'on traitait si on le voulait.
SUUUUUURPRIIIIIIIIIIIIIIIIISE.
Quand Johndescs doit se munir d'un smokeping (outil qui réalise un ping en continu et qui en graphe le résultat, avec pour objectif de visualiser la perte de paquets IP et l'augmentation de la latence) et qu'il ne souhaite pas installer un serveur web ni trouzemilles trucs bien lourds sur une machine, il te crée un smokeping allégé en se reposant sur une agglomération d'outils simples. C'est juste magnifique. :)
$ ping4 -i 10 addresse-à-tester -D -n | grep --line-buffered icmp_seq | awk -F [=\ ] -W interactive {'print $1, " ", $(NF-1); fflush()'} | stdbuf -o0 tr -d '[]' > /dev/shm/pings4
$ gnuplot -e 'set term png size 1280,1024; set output "ping.png"; set xlabel "Time (UTC)"; set ylabel "RTT in milliseconds"; set xtics rotate; set xdata time; set timefmt "%s"; set format x "%b %d %H:%M"; clamp(a) = (a < 42) ? a : 42; plot "/dev/shm/pings4" using 1:(clamp($2)) notitle'Plusieurs conseils encore : soyez tolérants. Tolérance aux noobs, aux autres, à celles et ceux qui sont différents ou qui pensent différemment. Écoutez les idées des autres jusqu'au bout. Ayez le courage de poser des questions, de communiquer le plus clairement possible avec les autres, afin d'éviter les malentendus, les conflits. Ne sur-réagissez pas : ce que les autres disent et font ne sont qu'une projection de leur réalité et de leurs propres rêves. Lorsque vous êtes immunisés contre les opinions et les actes d'autrui, vous n'êtes plus la victime de souffrances inutiles. C'est certainement le point le plus difficile, sur lequel j'ai le plus de progrès à faire.
Miam entre collègues. Une collègue me demande si j'ai une carte bancaire. Je réponds que oui, mais pas à l'instant, car j'essaye de payer un maximum en espèces. Et là, un autre collègue (par ailleurs vice-président du bidule qui m'emploie) intervient, sans rire :
Donc tu participes au blanchiment d'argent, aux paradis fiscaux et au financement de la mafia russe.
Je note… En 2018, payer en espèces est considéré par certaines personnes gorgées de responsabilités comme du financement de la mafia russe.
C'est à ranger à côté d'un autre collègue (par ailleurs chef de service), qui a déclaré (à propos de demander si un choix est éthique ou non) :
Le bien, le mal, c'est Daesh
Je note… En 2018, s'intéresser aux notions d'éthique et de morale, c'est faire l'apologie de Daesh.
Ceux et celles qui composent ce monde me désespèrent de plus en plus jour après jour…
Mes notes (enrichies par mon survol du rapport 2018 de la Cour des comptes sur le Linky) :
La plupart des arguments mis en avant dans ce docu sont du pipeau :