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  • Les déchets nucléaires débordent des centrales !

    EDF propose de fermer les réacteurs les plus récents… ou de stopper toute la filière.

    C'est un document confidentiel et plein de surprises touchant à l’avenir du nucléaire que « Le Canard » a pu consulter. Daté de mai et constitué d’analyses réalisées par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) à partir d’éléments plus anciens émanant d’EDF, il s’attaque au dossier brûlant des combustibles radioactifs. Ceux-ci commencent leur vie dans les centrales et la terminent sous forme de déchets — des centaines de tonnes — dans les « piscines » des centrales puis dans celles de l’unité de retraitement de la Hague.

    Dans son rapport, l’IRSN commente et actualise une étude — aussi secrète — réalisée par EDF en 2016. L’électricien y dressait, pour la période 2015-2025, un tableau exhaustif des flux de matières radioactives (uranium, plutonium) nécessaires à la bonne marche des 58 réacteurs du parc français. Et passait en revue les installations existantes ou destinées à gérer les combustibles usés.

    Surprise : motus sur la loi de transition énergétique, pourtant adoptée un an plus tôt, qui prévoyait, à l’horizon 2025, une baisse de 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité ! A aucun moment la fermeture de 19 réacteurs, conséquence de cette baisse, n’était envisagée. L’IRSN ayant souligné cette incohérence, EDF a prévenu : si ces 19 réacteurs ferment, « l’arrêt de tous les réacteurs devient inéluctable au plus tard cinq ans après l’arrêt de la première tranche ». fini, le nucléaire !

    De qui se MOX-t-on ?

    Pourquoi une conclusion aussi radicale ? Parce que, précisent les experts d’EDF (et d’Orano — ex-Areva), les vieilles centrales vouées à la fermeture carburent au MOX, un mélange d’uranium et de plutonium issu du retraitement des combustibles usés des centrales les plus récentes.

    Si elles stoppent toute activité, leur nourriture radioactive va s’entasser dans les piscines jusqu’à saturation — d’ici cinq ans. Sans compter que l’établissement de retraitement de la Hague ne dispose plus que de 7,4 % de ses capacités. Seule solution, selon les électriciens : bloquer l’ensemble de la chaîne de production…

    EDF propose une alternative gaguesque : fermer en premier… quelques centrales parmi les plus récentes, sans assécher la filière MOX. Cela permettrait, conclut le « numéro 2 mondial de l’électricité », de retarder le risque de saturation (piscines et la Hague) de quelques années. Réponse sèche de l’IRSN : « Ce scénario présente un caractère fortement théorique. »

    Heureusement, EDF et Orano ont un autre plan pour stocker toujours plus de combustible usé : construire (à Belleville-sur-Loire, selon « Reporterre ») une nouvelle « piscine d’entreposage centralisé » géante d’ici à 2030. Mais, de nouveau, l’IRSN tique : « La capacité industrielle à réaliser ces projets dans les délais prévus n’est pas définitivement acquise. » Ces antinucléaires sont partout !

    Je crois me souvenir que (source : documentaire audiovisuel de 2009 Dechets, le cauchemar du nucleaire) :

    • Le MOX est utilisé en partie par une 20aine de centrales en France, donc l'équilibre entre les anciennes et les nouvelles centrales est-il vraiment remis en cause ? ;

    • La filière MOX permet de réutiliser seulement 10 % de l'uranium et du plutonium. Lors du ré-enrichissement, l'uranium appauvri restant est stocké sur place, en Russie.

    Du coup, oui, si l'on ne consomme plus de MOX, il y a aucun intérêt à faire enrichir notre uranium appauvri en Russie, donc nous perdons notre poubelle russe. Mais, en quoi est-ce un argument ? Même en utilisant le MOX, nous avons quand même un problème de stockage. Il est externalisé, mais il existe.

    Dans le Canard enchaîné du 17 octobre 2018.

    Sun Oct 28 18:53:02 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?riT1Xw
  • Remaniement : composition du nouveau gouvernement | Gouvernement.fr

    • Ministère de l'Intérieur : Collomb est remplacé par Castagner, l'homme de confiance de Macron, mais on lui retire la direction générale des collectivités territoriales de son giron (sa tutelle est transférée au ministère de la Cohésion des territoires) et le Président lui adjoint Nunez, ex-préfet de Police et ex-patron de la DGSI, comme secrétaire d'État chargé de la sécurité. Castagner ne sera pas responsable de grand'chose ;

      • Nicolas Lerner, directeur adjoint du cabinet de Collomb remplace Nunez à la tête de la DGSI ;
    • Ministère de la Culture : Franck Riester (ex-UMP, ex-UDI) remplace Nyssen. Ceux et celles qui ont suivi les débats autour des lois HADOPI apprécieront ;

      • Évidemment, cela sème la grouille au sein de l'UDI dont Riester était membre qui déplore que le MoDem soit le seul représentant du centre au gouvernement alors que l'UDI est centre droit. Cela sent une petite liste bien placée aux européennes ;
    • Ministre de l'Agriculture : Didier Guillaume, ex-sénateur PS qui avait déclaré prendre sa retraitre politique en janvier 2018 ;

    • Ministre de la Cohésion des territoires : Jacqueline Gourault, poussée par son poto Bayrou ;

    • Ministre de la ville : Julien Denormandie, un très proche de Macron, ex-secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires ;

    • Sous-ministre chargé des relations avec le Parlement : Marc Fresneau, poussé par son poto Bayrou ;

      • Patrick Mignola prendra la place de Fresneau à la tête du groupe MoDem à l'Assemblée nationale ;
    • Secrétaire d'État au ministère de l'écologie : Emmenuelle Wargon, ex-chargée du lobbying chez Danone.
    Sun Oct 28 17:48:45 2018 - permalink -
    - https://www.gouvernement.fr/remaniement-composition-du-nouveau-gouvernement
  • Et si l'on remplaçait l'expression « je n'ai pas le temps de […] » par « je ne souhaite pas prendre le temps de […] » ?

    Pinaise ce qu'elle m'énerve, l'expression « je n'ai pas le temps de » faire ceci ou cela ! Elle est très souvent utilisée dans les associations (« j'aime ce que vous faites, mais je n'ai pas le temps de m'impliquer ! », etc.) et dans les discussions politisées ou argumentées (« je n'ai pas le temps de comprendre tel sujet, je bosse, moi ! », « je n'ai pas le temps de lire tel livre ! », « je n'ai pas le temps de lire la presse ! », « je n'ai pas le temps de m'intéresser aux idées concrètes de tel⋅le politicien⋅ne », etc.).

    Elle m'énerve car elle semble permettre à son énonciateur⋅rice de se dédouaner de ses responsabilités (de bénévoles, de citoyen⋅ne, de parent, etc.) comme ça, comme par magie. Elle est l'une des composantes de la déresponsabilisation qui règne dans notre monde. En effet, l'énonciateur⋅rice dispose de la même quantité de temps que tout le monde. Les journées d'un⋅e militant⋅e ne font pas plus de 24 heures. Si une personne n'a pas pris le temps de faire telle ou telle activité au profit d'une autre activité, c'est par choix, pas par manque de temps. L'énonciateur⋅rice a choisi parmi une liste d'activités celles qui, selon lui⋅elle, selon ses critères, méritent d'être priorisées, méritent son attention. Par exemple, il⋅elle a choisi de prioriser sa famille puis son travail puis un grattage de ses parties intimes devant la TV puis… et de négliger tout le reste, comme aider les copains et copines de l'association dont il⋅elle est membre, se cultiver, s'impliquer dans la vie politique, etc. C'est un choix, pas un manque de temps.

    Or, une responsabilité découle de tout choix : si tu ne comprends pas le monde qui t'entoure (comme la technologie, par exemple) et que t'as le sentiment de te faire empapaouter, car tu ne prends pas le temps de l'étudier, c'est de ta responsabilité. Si tu as préféré roupiller 2h de plus au lieu de t'impliquer dans la vie d'une association, tu ne peux pas reprocher à l'association de stagner dans l'immobilisme et tu es responsable de l'épuisement de ses bénévoles. Si tu as préféré t'affaler devant Netflix au lieu de t'impliquer dans la vie politique (en lisant la presse ou en t'intéressant à la vie de ton quartier, par exemple), tu ne peux pas décemment te plaindre des choix vaseux de nos élu⋅e⋅s. Si tu ne t'impliques pas dans les débats et combats sociaux, tu ne peux pas décemment te plaindre de la perte des acquis sociaux et du démantèlement de la fonction publique, par exemple. Enfin, si, tu le peux, bien sûr, mais cela affecte négativement la cohérence entre ta pensée et tes actes, donc ça réduit ta crédibilité.

    Comme je n'aime pas l'hypocrisie ni le rejet des responsabilités sur autrui (le méchant système qui t'oblige à avoir un boulot à temps plein, le méchant patron, le⋅a méchant⋅e conjoint⋅e qui réclame ta présence, etc.), je te propose d'assumer les responsabilités qui naissent de tes choix et ainsi de dire « je ne souhaite pas prendre le temps de […] » au lieu de « je n'ai pas le temps de […] » et « je n'ai pas pris le temps de […] » au lieu de « je n'ai pas eu le temps de […] ».

    De mon côté, je constaterai que, pour toi, une séance de sport est plus importante que de défendre telle ou telle cause et que de rester amorphe devant la TV est plus important pour toi que de conduire une réflexion sur tel ou tel sujet. Ce n'est pas un tort tant que c'est assumé, mais la priorisation que tu fais des différentes activités possibles permet d'exprimer qui tu es et s'il convient de marcher à tes côtés ou non sur tel ou tel sujet. Mais, compte sur moi pour te mettre face à tes responsabilités : tu as le temps, tu choisis de te pas le dépenser dans telle ou telle activité. Dis-toi bien que c'est peut-être pour ça que pas mal de choses vont mal. Je suis responsable, tu es responsable, il⋅elle est responsable, nous sommes responsables de ces merdiers.

    Sat Oct 27 23:39:38 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?p5qhKg
  • Insécurité : peurs sur les chiffres - #DATAGUEULE 81 - DataGueule

    • État 4001 : indicateur mensuel qui mesure la délinquance en comptabilisant les faits divers parmi une liste de 107 crimes et délits. C'est lui que l'on retrouve dans la bouche des politicien⋅ne⋅s et des médias ;

    • Cet indicateur mesure ce que les politicien⋅ne⋅s veulent bien mesurer : la délinquance en col blanc (fraude fiscale, infractions au code du travail, etc.) et les infractions routières, ne sont pas comptabilisées dans cet indicateur ;

    • De même, l'empilement de nouvelles lois fait que toujours plus de comportements sont marqués comme asociaux donc propices à la sanction (racolage, vente à la sauvette, chahut dans le hall d'un immeuble, etc.), ce qui fait que toujours plus d'actes délinquants sont mesurés… alors, qu'en pratique, il n'y a pas de nouveaux comportements et que leur nombre ne croît pas. De même, la caractérisation des comportements changent : certaines infractions qui étaient de simples contraventions il y a 50 ans et qui n'étaient donc pas comptabilisés sont devenus des délits qui sont donc comptabilisés ;

    • Ce n'est pas dit, mais les chiffres de la délinquance sont instrumentalisés pour servir des causes politiciennes. Exemples : Comment la police marseillaise dégonfle les statistiques de la criminalité et les objectifs chiffrés de perquisitions durant l'état d'urgence de 2015-2017 ;

    • Ces dernières années, le sentiment d'insécurité est en hausse alors que la délinquance est en baisse. Ce n'est pas dit, mais c'est ce que l'on nomme paradoxe de la violence. Le sentiment d'insécurité repose sur la perception individuelle de la réalité. Le nombre de faits divers violents présentés par les médias contribuent en partie à la hausse du sentiment d'insécurité ;

    • Le sentiment d'insécurité entraîne une hausse de la répression pénale quand le⋅a citoyen⋅ne vote pour son⋅a futur⋅e tortionnaire. Cette hausse de la répression fera augmenter les statistiques de la délinquance, ce qui fera augmenter le sentiment d'insécurité, ce qui fera augmenter la répression pénale, etc. ;

    • « La police française a du mal à se considérer comme étant au service de la population. Elle se considère comme une chausseuse de délinquants ». Gros +1. Pour ma part, j'ai assisté à des acceptations et à des refus de dépôts de plainte, pour une même infraction et dans un même commissariat, en fonction des périodes (donc des directives ministérielles, donc du temps politicien et médiatique), ainsi qu'à un refus d'assistance s'il n'y a pas un⋅e méchant⋅e à coffrer, etc.
    Sat Oct 27 22:47:38 2018 - permalink -
    - https://peertube.datagueule.tv/videos/watch/cac7e1eb-976b-4044-aec2-2a98b529f7ce
  • Cash investigation - Luxe : les dessous chocs (intégrale) - YouTube

    Maltraitance animale dans les élevages et les abattoirs chinois, évasion fiscale présumée de Kering via une filiale Suisse qui concentre une large part du chiffre d'affaires du groupe mais peu d'activité, et maltraitance des salariés des tanneries italiennes dans lesquelles s'approvisionnent les marques du luxe.

    Cet épisode de Cash Investigation m'a un peu moins convaincu que d'autres : peu de réactions des personnes et marques mises en cause, parfois peu d'éléments de preuve, thématiques vues et revues, etc.

    ÉDIT DU 13/10/2019 À 11 H 25 : le 9 mai 2019, le groupe Kering a été condamné à 1,25 milliards d'euros d'amende pour avoir grugé le fisc italien. FIN DE L'ÉDIT.

    Sun Oct 21 00:15:06 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=1IRtRnV92AM
  • Le Figaro, Le Monde et LVMH

    […]

    Le roi du luxe [ NDLR : Bernard Arnault ], premier pourvoyeur de pub de France, a droit à deux pages d'interview dans le quotidien Dassault pour exprimer son côté rebelle. Et quatre dans « Le Monde », qui a poussé l'irrévérence jusqu'à passer un « partenariat » avec Louis Vuitton pour mieux critiquer l'expo [ NLDR : des œuvres de Basquiat et Schiele, par la Fondation Louis Vuitton] et gagner 30 000 euros au passage.

    […]

    Dans le Canard enchaîné du 10 octobre 2018.

    Sat Oct 20 21:50:48 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?ZYwixg
  • Ces chercheurs nous la coupent

    On ne s'ennuie pas, aux Etats-Unis, dans certaines revues de sciences humaines et sociales. On y publie des articles comme « Réactions humaines à la culture du viol et performativité queer au sein des parcs à chiens de Portland », on y explique doctement que les hommes hétérosexuels ont tout intérêt à s’introduire des godemichés dans l’anus pour faire baisser leur homophobie latente (« Le Monde », 5/10), ce qui se traduit en novlangue universitaire par le titre suivant : « Homo-hystérie masculine et transphobie à travers l’usage des sextoys pénétratifs ».

    Et la planète, dans tout ça ? Son avenir est étroitement lié à l’existence du pénis, mais oui. Car une autre étude révèle que le pénis est à la source d’une culture du viol, y compris du viol de la nature, donc, « en partie responsable du réchauffement climatique ».

    Fort heureusement, ces articles, « inepties totales se faisant passer pour de l’érudition universitaire », sont des canulars. Les deux auteurs, James Lindsay et Peter Boghossian, l’un mathématicien et essayiste, l’autre professeur de philosophie à l’université de Portland (Oregon), ont eu l’idée hilarante d’écrire une vingtaine d’études bidon en l’espace de dix mois et de les soumettre pour publication à des revues réputées.

    Avec une idée bien précise en tête : démontrer que certains travaux sur le genre, la sexualité, l’identité ou l’origine ethnique sont « corrompus », dans la mesure où, explique « Le Monde », « l’idéologie aurait pris le pas sur la recherche de la vérité » et où y régnerait l’obsession de décoder les discriminations en fonction des machinations d’un groupe dominant, les hommes blancs hétérosexuels.

    L’ennui, c’est que ça a marché. Sur les 20 études, 6 seulement ont été rejetées. Celle sur les fameux « sextoys pénétratifs » a même déclenché l’enthousiasme d’un universitaire relecteur, saluant « une contribution incroyablement riche et passionnante à l’étude de la sexualité et de la culture, et en particulier l’intersection entre masculinité et analité ».

    On n’a pas fini de rigoler !

    Rien de neuf sous le soleil : des travaux de recherche bidonnés, ça a toujours existé, la relecture par les pairs faillible, aussi (car l'avancement de la carrière de X dépend de l'appréciation de ses pairs, donc il aura tendance a être cool avec leurs travaux, en espérant un retour d'ascenseur), mais ça risque d'exciter les contestataires de toute forme de masculinisme. On va bien s'marrer. :)

    Dans le Canard enchaîné du 10 octobre 2018.

    Sat Oct 20 21:43:42 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?jTWsNw
  • Les grandes oreilles judiciaires transformées en libre-service policier

    Une dizaine de poulets se sont déjà fait pincer pour avoir détourné à leur profit la Plateforme nationale des interceptions.

    Mieux que la ligne Maginot : la plateforme nationale des interceptions judiciaires (Pnij) ! Présumé inviolable, ce système informatique prend des allures de passoire numérique. Depuis un an et demi, au moins « une dizaine de cas » d’utilisation potentiellement frauduleusede la Pnij par des membres des forces de l’ordre ont été mis au jour, reconnaît l’un de ses responsables.

    Mise en service en octobre 2015 afin decentraliser les écoutes téléphoniques ordonnées par les magistrats, la Plateforme traite également les demandes d’identification de numéros, de factures détaillées (qui a appelé qui ?) ou de géolocalisation (qui était à tel endroit et quand ?) émises par la police judiciaire. Soit la bagatellede plus de 2 millions de réquisitions par an, visant aussi bien des malfrats endurcis que des suspects ou de simples témoins.

    Dernière affaire en date : celle d’un agent de la Direction générale de la sécurité intérieure. Mis en examen et incarcéré fin septembre, ce policier, dissimulé sous le pseudonyme « Haurus » (lire ci-contre),revendait des informations collectées, entre autres, par l’intermédiaire de la Plateforme nationale. Il les fourguait sur le darknet, cet Internet semi-clandestin servant à tous les trafics. Une affaire d’autant plus préoccupante que ses agissements n’ont pas été détectés par des contrôles internes : ce sont ses « annonces commerciales » sur le darknet qui ont fini par attirer l’attention d’autres services de police.

    Dérapages bien planqués

    Plus étonnant encore : seuls les récents exploits d’Haurus ont conduit à enquête judiciaire ; les autres cas ont été discrètement réglés en famille…

    Les patrons de la Plateforme affirment que personne n’a jamais réussi à pirater cette installation, dont la mise au point a déjà coûté 181 millions d’euros. Pas faux… mais les ripoux n’ont nul besoin de forcer la porte du coffre-fort ! Il leur suffit d’utiliser la Pnij à leur profit — sous le couvert d’une véritable enquête judiciaire…

    Si invraisemblable que cela puisse paraître, personne ne contrôle le bien-fondédes demandes des enquêteurs ni l’utilisation des renseignements collectés. La mission de la Pnij se limite à vérifier que les agents sont habilités par l’autorité judiciaire, qu’ils utilisent la bonne carte d’identification et le bon mot de passe. Certes, pour les écoutes proprement dites, le système paraît bien verrouillé. Avant la création de la Plateforme, une galaxie de sociétés privées gérait les interceptions, et les policiers ne se gênaient pas pour ajouter en loucedé des demandes de « branchement » non prévues au programme. Désormais, chaque mise sur écoute nécessite la réquisition écrite d’un magistrat, en principe plus difficile à falsifier…

    Mais, pour les identifications de numéros, les géolocalisations ou les fadettes que commercialisait le dénommé Haurus, il en va tout autrement. Les enquêteurs peuvent en rallonger la liste comme il leur chante, car ils disposent d’une autorisation générale du juge ou du parquet.

    Contrôles à trous

    Les états-majors de la police, de la gendarmerie et des Douanes s’en lavent les mains. « Aucun service ne se sent investi d’une mission de contrôle a priori », déplore Mireille Imbert-Quaretta, la présidente de la commission de contrôle de la Pnij. « Les services d’inspection répètent que les textes ne le prévoient pas et qu’il appartient aux magistrats signataires des réquisitions de faire eux-mêmes les vérifications », souligne cette conseillère d’Etat honoraire. Sauf que les juges et les procureurs, déjà débordés, estiment qu’ils ont mieux à faire qu’à fliquer les flics…

    Mireille Imbert-Quaretta… L'ex-présidente de la commission de protection des droits de la HADOPI.


    La commission de contrôle n’en montre pas moins ses petits muscles : « Les magistrats ne sont même pas informés quand des dysfonctionnements sont constatés, nous voulons que cela cesse. Nous souhaitons également créer un système de contrôle qui implique toute la chaîne hiérarchique, y compris les services d'inspection », martèle Mireille Imbert-Quaretta. Avant d'ajouter, lucide : « La commission ne compte que six membres, et nous nous sommes vite aperçus que nous risquions de servir de cache-sexe. »

    Tant que les contrôleurs ne se retrouvent pas à poil…


    Papiers pas très Net à la DGSI

    Un black-out strict règne au ministère de l’Intérieur et au parquet de Nanterre depuis l’interpellation, fin septembre, d’un agent de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Ce policier affecté à la division judiciaire du service s’est fait bêtement pincer en train de vendre des renseignements confidentiels sur le darknet.

    Le silence des poulets et des magistrats est pesant, d’autant que l’affaire apparaît encore plus grave que les premières révélations du « Parisien » (2/10) ne le laissaient supposer. Le flic ripoux, qui avait pris le pseudo d’« Haurus », ne se contentait pas de pomper des infos dans les fichiers de la police ou de fourguer des identifications de numéros, des géolocalisations et des factures détaillées de téléphone obtenues via la Plateforme nationale des interceptions judiciaires (voir ci—contre). Il commercialisait également des cartes nationales d’identité, des permis de conduire et des chéquiers plus vrais que nature !

    Haurus avait ouvert quatre « boutiques » sur le darknet. Il proposait, par exemple, sur le site French Deep Web Market des CNI « gold » avec « filigrane Rêpublique française, Marianne, rigidité identique, RF iridescent, algorithme valide + clé de contact ». Le tout au prix de 150 euros l’unité, payables en bitcoins, cette cryptomonnaie très prisée des mafieux.

    Les commentaires laissés par ses clients se révélaient très élogieux. « Super top, bravo, bon boulot », s’exclamait, le 5 septembre dernier, « loulou2006 », acheteur d’une carte d’identité. « Très bon taf… vendeur à l’écoute et réactif, gros gros +, rien à redire », s’enthousiasmait « krime2100 », le 15 juillet, heureux acquéreur d’un permis de conduire « titanium ». Et, le 12 août, « maloya » saluait un « super mec, sérieux, travail efficace » pour un chèque de banque contrefait.

    Avec un tel tableau d’honneur, difficile d’imaginer qu’Haurus n’était qu’un simple pilleur de fichiers policiers ! Certains magistrats soupçonnent ce poulet d’élite d’avoir obtenu un accès privilégié à des installations très haut de gamme et ultra-sécurisées, comme seules en possèdent l’Imprimerie nationale, la DGSI et la DGSE (le renseignement extérieur). D’où l’hypothèse d’un réseau de complicités.

    Ou celle, non négligeable, d’une gestion un brin foutraque de la DGSI, qui aurait laissé certains de ses agents plonger les deux mains dans le pot de confiture…

    Dans le Canard enchaîné du 10 octobre 2018.

    Sat Oct 20 21:18:36 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?KHpTvw
  • Le méchant fichier qui flique les responsables de FO

    Les cadres du syndicat ont été fichés en douce et sans douceur.

    « Ordure », « niais », « peu courageux » ou encore « franc-maçon », « trotskiste » : tels sont les commentaires, souvent gracieux, qui accompagnent les noms de 126 responsables du syndicat Force ouvrière dans un fichier interne tombé entre les palmes du « Canard ». Ce trombinoscope de choc, divisé en deux parties, répertorie les patrons des fédérations professionnelles (métallurgie, bâtiment, cheminots…) et ceux des unions départementales. Mais on est loin des Pages jaunes…

    Outre les photos et les numéros de portable, les fiches des intéressés contiennent des renseignements aussi précis que délicieux. L’opinion politique (« plutôt à droite », « anarchiste », « PS »… ), l’appartenance à la franc-maçonnerie, voire l’éventuelle homosexualité sont dûment consignées. Sans oublier les doux épithètes : « bête », « mauvais », « influençable », « faux », « acariâtre », et même « complètement dingue ». Plus confraternel encore, un camarade est carrément qualifié de « mafieux » et un autre de « voleur dans les portefeuilles ». Mais que fait la police ?

    Excès d’intelligence

    Cet épais fichier a été constitué en octobre 2016 par des proches de Pascal Pavageau, le nouveau patron de FO, alors en lice pour remplacer Jean-Claude Mailly. Mais il commence seulement à fuiter dans les hautes sphères du syndicat, promettant une chaude ambiance ! Car les commentaires sont sans pitié, même pour les braves : « C’est grâce à lui que FO est majoritaire [dans une grande entreprise] », lit-on ainsi à propos d’un camarade, mais il n’est « pas assez loyal et courageux pour être SC » (secrétaire confédéral). Et pan !

    Egalement en rayons : un sujet « anarchiste, brillant mais pas fiable » ou une responsable départementale « intègre » qui « manque de confiance en elle ». Le genre de fichage totalement prohibé par la loi informatique et Libertés. Et vigoureusement dénoncé par Force ouvrière quand il est pratiqué par Ikea ou d’autres boîtes privées…

    Qu’on se rassure, les responsables syndicaux ne sont pas tous affublés de noms d’oiseaux. Mais tous, ou presque, sont jugés sur leur proximité avec Pascal Pavageau, « PP » pour les intimes. S’il était le seul candidat à la tête du syndicat, Pavageau a craint jusqu’à la dernière minute une candidature surprise de Mailly ou d’un autre félon.

    A un an et demi de l’élection et du congrès d’avril 2018, le trombinoscope analyse donc les forces en présence : « redevable à PP », « soutien de PP », « PP le connaît peu », « apprécié par PP » ou encore « déteste JCM » (Jean-Claude Mailly). Le fichier prépare aussi l’avenir. Certains sont déjà promis à une ascension dans l’appareil : « à voir pour le faire entrer au bureau confédéral ». Contrairement à d’autres : « soutien de PP, mais, trop direct et brut, il sera difficile de lui dire qu’il ne sera pas au bureau ». Ailleurs, un camarade est jugé « trop intelligent pour entrer au bureau confédéral » ! Il n’a plus qu’à corriger son vilain défaut…

    Certaines observations, plus générales, fleurent le machiavélisme de comptoir : « être prudent avec [la fédération du spectacle, de la presse et de l’audiovisuel] car possibilité de nuire par les médias ». Quant à l’union départementale des Bouches-du-Rhône, elle est « complexe (on ne sait pas tout ce qui s’y passe) ». Ils n’ont pas de fichier, là-bas ?

    Fausses “notes”

    Contacté par « Le Canard », Pascal Pavageau reconnaît « une belle connerie », « une grave erreur », tout en rejetant la faute sur deux collaboratrices maladroites : « Pour moi, c’était un mémo, de l’ordre de la prise de notes, mais je n’avais jamais vu ni avalisé le résultat, qui est truffé d’âneries, de raccourcis. » A quoi devait servir cette « prise de notes » qui a légèrement dérapé ? « On se pré- parait pour le congrès, j’avais demandé à mes collaboratrices de former deux personnes que j’envisageais de nommer, en interne, en charge de l’organisation. Mais c’était un document de travail qui ne devait pas circuler. » Sans blague ?

    L’affaire a de quoi remettre de l’huile sur les braises encore chaudes du dernier congrès. Car le passage de relais s’est effectué dans la douleur : Pavageau a dézingué la mollesse de son prédécesseur sur les ordonnances Travail, et Mailly a quitté le congrès sous les huées, au grand dam de ses proches.

    Dans cette saine ambiance, Pavageau joue à son tour les victimes : « Je ne m’explique pas que ce document interne, qui n’a été vu que par deux ou trois personnes, sorte maintenant. » Il veut créer un fichier des coups bas ?

    La lettre de démission de Pascal Pavageau vaut d'être lue, car il y expose un point de vue sur l'ambiance interne : vol de documents par des internes, règlements de comptes présumés entre courants de pensées différent, tentatives de doxing de Pavageau dans la presse depuis 6 mois, volonté de certains que Pavageau n'ai pas de cabinet afin que les tenors du syndicat puissent lui dicter leur ligne (alors que Pavageau voulait plus de transparence et de démocratie), etc.

    Dans le Canard enchaîné du 10 octobre 2018.

    Sat Oct 20 21:00:57 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?tibsjA
  • Caisse enregistreuse Casio SE-S400 : saisir un prix TTC duquel la caisse doit déduire (et afficher sur le ticket client) le montant de la TVA et le prix hors taxe

    Maintenant que notre caisse enregistreuse Casio SE-S400 formate sa carte SD, imprime ses rapports quotidiens sans erreur, et imprime un numéro SIRET (ou n'importe quoi d'autre) sur les tickets clients, on souhaite présenter différemment la TVA sur les tickets clients.

    On a paramétré un seul département (un rayon) et un seul taux de TVA. Les taux de TVA (jusqu'à 4) se configurent dans le mode « PGM » (clé de sélection du mode) puis « Taxe » (on valide avec la touche « CA/AMT TEND »). On peut ensuite saisir les taux de TVA en utilisant le clavier, en validant avec la touche « CA/AMT TEND » et en revenant au menu précédent avec la touche « Sub total » (sans ça, on ne peut pas quitter le mode « PGM »).

    Un taux de TVA s'affecte à un rayon dans le mode « PGM » puis « Département » (on valide avec la touche « CA/AMT TEND »). Il faut ensuite saisir le numéro du rayon (01, 02, etc., autant commencer par « 01 » ;)) et valider avec « CA/AMT TEND ». La liste des rayons apparaît. On choisit le « DEPT001 » (ou autre en utilisant les flèches du clavier) avec « CA/AMT TEND ». On se déplace sur « Taxe », on appuie sur la touche « CA/AMT TEND », on choisit le taux de TVA configuré précédemment (exemple : si l'on a configuré le taux de TVA numéro 1, on choisit « T/S1 ») et on valide avec « CA/AMT TEND ». On retourne au menu précédent en utilisant la touche « Sub total ».



    Dans notre cas, nous avons un seul taux de TVA et un seul rayon. Pour réaliser une transaction (dans le mode « REG », bien entendu), on saisit le prix avec le clavier noir (« 100 » pour 1 €, par exemple) puis le numéro de rayon avec le clavier blanc (« 1 » dans mon cas) et on valide avec la touche « CA/AMT TEND ». Et voilà : on obtient une transaction d'un montant d'un euro à laquelle la caisse ajoute la TVA. Le ticket client mentionne donc :

    • DEPT001       € 1.00
    • HORS TAXE  € 1.00
    • TVA 1            € 0.06
    • TOTAL           € 1.06

    Nous aimerions plutôt saisir le prix TTC (1 €, donc) et que la machine calcule et affiche sur le ticket client le prix hors taxe (0,95 €) et le montant de la TVA, mais que le prix total payé par le client soit 1 €. On aimerait donc que le ticket client affiche :

    • DEPT001       € 1.00
    • HORS TAXE  € 0.95
    • TVA 1            € 0.05
    • TOTAL           € 1.00



    Le manuel ne me semblait pas expliquer cela donc j'ai téléphoné au service assistance des caisses enregistreuses Casio, 08 92 49 22 92, appel facturé 0,35 €/minute. Verdict : il faut effectuer une manipulation (qui change si t'utilises des PLU, groupe d'articles, au lieu des rayons, donc attention) :

    • Aller dans « PGM » (en utilisant la clé de sélection du mode) ;

    • Aller dans « Programme système » ;

    • Taper 3 (avec le clavier noir, pas avec la partie blanche) ;

    • Appuyer sur la touche « Sub total » ;

    • Taper 125 (toujours avec le clavier noir) ;

    • Appuyer sur la touche « Sub total » ;

    • Taper 5.5 (toujours avec le clavier noir). Il s'agit du taux de TVA (5.5 % dans notre cas) ;

    • Appuyer sur la touche « CA/AMT TEND » ;

    • Taper 0 (toujours avec le clavier noir) ;

    • Appuyer sur la touche « CA/AMT TEND » ;

    • Taper 5003 (oui, toujours) ;

    • Appuyer sur la touche « CA/AMT TEND » ;

    • Appuyer sur la touche « Sub total » ;

    • Taper 0366 (oui, toujours) ;

    • Appuyer sur la touche « Sub total » ;

    • Taper 1 (oui, toujours) ;

    • Appuyer sur la touche « Sub total » ;

    • Taper 1 avec le clavier blanc. Il s'agit du numéro de rayon ;

    • Appuyer sur la touche « Sub total » ;



    On passe en mode « REG », on saisit une transaction… et ça fonctionne. \o/



    Après coup, j'analyse cette séquence :

    • « 3 » + « sub total » = mode de programmation ;

    • « 125 » n'est pas documenté dans la documentation destinée à l'utilisateur, mais on en trouve une trace dans un manuel de Casio, visiblement destiné aux formateurs (point 6.1, page 9) : programmer le premier taux de TVA (225 le deuxième, 325 le troisième). Jusqu'au 13e point, on saisit le code du programme, en commençant par le taux de TVA (5.5 dans notre cas) et en complétant par des invariants ;

    • « 0366 » (point 7.3, page 14 du manuel dédié aux formateurs) = affecter un taux de TVA à un rayon. 1 = taux de TVA à affecter. 1 = numéro de rayon ;



    La question à 1000 € est : pourquoi la programmation depuis le menu ne produit pas le même résultat que la programmation avancée (avec les combinaisons de chiffre) alors que le manuel les décrit toutes deux comme permettant la définition d'un taux de TVA et l'affectation d'un taux de TVA défini à un rayon ?

    Wed Oct 17 21:19:37 2018 - permalink -
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  • Collapsologie & psychohistoire | Grise Bouille

    Gee nous parle d'un possible effondrement de la civilisation causé par le dérèglement climatique couplé à l'épuisement des énergies fossiles couplé à l'épuisement des matières premières dont celles nécessaires pour nos bidules électroniques, l'amoindrissement de la biodiversité, une crise financière permanente, etc. Il y a aucun changement de société à l'horizon : ni abandon de la croissance, ni réduction drastique de l'activité humaine, ni partage des ressources, ni utilisation massive d'énergies alternatives.


    Si on prend des mesures concrètes pour limiter la catastrophe et s'y préparer, la société se casse la gueule dans la minute ; si on ne le fait pas, elle finira quand même par se casser la gueule, mais en plongeant de plus haut et donc plus violemment.
    ‒ La montgolfière est hors de contrôle ! Il faut sauter maintenant !
    ‒ Mais on va se faire super-mal !
    ‒ La montgolfière ne peut plus redescendre doucement ! Plus on attend, plus la chute sera rude !

    Gee résume ainsi le meilleur et le pire de l'humain⋅e : son immense capacité à espérer (que tout ce merdier va se résoudre de lui-même, par exemple) et son immense lâcheté (fuir le problème, laisser la génération suivante le traiter, par exemple).


    La « collapsologie (de « collapse », « s'effondrer ») consiste non seulement à analyser les causes de l'effondrement, tenter d'en prévoir les effets concrets sur les populations humaines… mais aussi imaginer un après, car construire un autre monde (que nous espérons meilleur) sera non seulement enfin possible, mais carrément impératif !


    Ce qui est porteur d'espoir, c'est que pas mal de gens (conscients ou non de la catastrophe qui vient) cherchent déjà des alternatives. Il n'y a qu'à voir la multiplication des initiatives comme Alternatiba, les jardins partagés, les initiatives pour relocaliser l'économie, AMAP, etc.
    Ce n'est rien à l'échelle de l'économie mondialisée sur le point de craquer, mais je suis persuadé que ce seront par la suite des initiatives capitales pour ne pas sombrer dans le chaos.
    Et c'est en cela que les mouvements autour du logiciel libre et des communs (comme Framasoft dont je fais partie) sont aussi importants : pas tant pour le « logiciel » - qui n'existera peut-être plus dans un futur proche - que pour le « libre » !
    Les « qualités » valorisées par le capitalisme (esprit de compétition, réalisation individuelle, « que le meilleur gagne ») seront inutiles et même contre-productives dans une société post-effondrement où la recherche de l'abondance sera définitivement enterrée. Celles du partage, de l'entraide, de la collaboration, de la contribution, seront vitales !



    Mon avis sur la collapsologie :

    • Je partage le constat (l'humanité est dans la merde)… Mais pas l'échappatoire ;

    • Mon premier point de désaccord est que rien dit que l'humanité doit (sur)vivre. Pourquoi devrait-elle (sur)vivre plus ou moins qu'une autre espèce animale ? Parce qu'elle est une espèce pensante ?! C'te blague ! En écrivant cela, je ne fais pas référence à un quelconque destin morbide pré-écrit au sens prophétique, mais simplement à l'évolution des espèces : rien permet d'affirmer que nous ne sommes pas en train de nous autodétruire voire de détruire plus largement autour de nous """"comme prévu"""". À ce sujet, lire : L’humanité a-t-elle trouvé le sens de la vie ? ;

    • Mon deuxième point de désaccord est que je ne crois pas que les tares de l'humanité, celles qui nous ont conduit au bord de ce gouffre, disparaîtront avec l'effondrement. Par « tares », j'entends : esprit de compétition, nécessité de se réaliser en tant qu'individu au détriment du collectif, nécessité de faire appel à l'intérêt personnel pour faire faire quelque chose à quelqu'un, incapacité mentale de l'humain⋅e à préparer le futur, échec de l'autogestion et nécessité d'une structure hiérarchique punitive pour faire faire quelque chose à quelqu'un y compris dans un contexte privilégié (ingénieur, haut salaire, etc.), un groupe social prend toujours la plus mauvaise décision possible, l'humain⋅e n'est pas une espèce qui se soucie des autres et qui est sociale au sens de la fourmi ou de l'abeille. On peut croire que ces défauts, qui se constatent dans la vie quotidienne, au travail comme dans l'associatif, disparaîtront magiquement, mais c'est une croyance comme une autre. Benjamin Bayart nous invite, dans ses conférences, à considérer qu'Internet n'est pas un concept externe à la société introduit parmi nous par on ne sait qui et qui déforme la société contre son grè, mais comme un outil inventé par l'humanité pour répondre le mieux possible à un besoin (de communication, de diffusion des connaissances). De même, je me demande de plus en plus si le libéralisme économique et le capitalisme ne sont pas des concepts implémentés et pratiqués par l'humanité, car ils répondent à un besoin. Ainsi, ils ne nous sont pas imposés, ils sont la moins mauvaise manière que nous avons de faire société. La société post-effondrement sera tout aussi défaillante que l'actuelle, on y fera de nouvelles idioties ;

    • Mon troisième point de désaccord est que la collapsologie apporte aucune réponse au problème de la trahison, qui est ce qui freine actuellement la mise en application de solutions concrètes avant l'effondrement (et qui est basée sur la volonté de se réaliser individuellement, une des tares évoquées au point précédent). J'entends par trahison le fait, qu'au niveau individuel, personne a envie de faire un effort pour changer son mode de vie, car il n'a pas la certitude que les autres feront de même et que si ce n'est pas le cas, alors les personnes qui ont tenté de changer ont perdu (du temps, de l'énergie, du confort, etc.) sans aucun résultat. Cela s'apparente au dilemme du prisonnier. De même, comment gérer le groupe de gens qui refusera le nouveau modèle de société ? On les laissera crever dans leur coin ? Vraiment ? Même les humanistes au grand cœur (et il en faut !) ? Si ce groupe-là détient le pouvoir et/ou des moyens de coercition (comme des flingues, une menace de mort en a fait reculer plus d'un⋅e), les collapsologues s'écraseront bien bas et le nouveau modèle de société sera tout aussi défaillant que l'actuel. Il ne faut pas croire que la descendance de Bernard Arnault, par exemple, suivra les zolies idées choupinous des collapsologues, pas plus et pas moins que la descendance de membres du FN. Du coup, l'esprit de collaboration risque d'en prendre un rude coup. L’effondrement potentiel de la civilisation provoquera le renouvellement de la classe dominante, mais pas sa disparition : les dominant⋅e⋅s actuel⋅le⋅s se battront sans relâche dans un combat asymétrique afin de conserver le mode de vie qui garantit leur puissance et de nouveaux dominant⋅e⋅s émergeront de ce fracas, mais rien ne dit qu'ils vaudront mieux que les dominant⋅e⋅s actuel⋅le⋅s. On peut espérer, mais ce n'est qu'une croyance ;

    • Mon quatrième point de désaccord est que la collapsologie apporte environ rien de nouveau, les idées sont celles rabâchées par les altermondialistes depuis 40 ans. Elles n'ont pas pris en 40 ans, mais l'effondrement changera évidemment cet état de fait. Lol ;

    • Mon cinquième point de désaccord, maintes fois rabâché ici-même est qu'il y a beaucoup de gens qui jactent, mais très peu qui agissent. J'aime bien évaluer la crédibilité des gens qui me tiennent un discours écolo : est-ce qu'ils laissent des appareils électriques branchés en permanence (y compris le voyant lumineux d'un bidule électronique, une horloge, une box) ? Ça consomme inutilement de l'énergie que nous n'avons plus. Sont-ils accrocs à des bidules électroniques (comme un téléphone portable, Internet, etc.) ? Le renouvellement régulier de ces matériels consomme des matières premières que nous n'avons plus. Se déplacent-ils seuls dans leur voiture personnelle de manière régulière ? Cela consomme des matières premières que nous n'avons plus. Vont-ils à la laverie automatique libre service et à l'imprimerie du coin, et, de manière générale, essayent-ils de louer les appareils qu'ils utilisent peu, plutôt que de les posséder ? Cela consomme des matières premières que nous n'avons plus, donc nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir chacun⋅e des appareils inutilisés 98 % du temps. Désirent-ils habiter dans un immeuble collectif de petite taille ou dans une maison de xxx m² rien que pour eux ? Cela repose sur le crédit donc l'endettement et cela consomme des espaces verts qui seraient plus utiles qu'une maison. Veulent-ils des enfants ? Le nombre de places sur Terre est limité. Etc., etc. Pour l'instant, personne valide ces critères, même de manière occasionnelle. Le chemin est encore long. Personne a envie de faire des efforts (à cause du troisième point ci-dessus, je pense). Pourtant, il n'y a pas d'issue sans privations drastiques ;

    • En résumé : je n'ai pas envie de faire des efforts à tenter quoi que ce soit dans les conditions précédemment énoncées, car c'est beaucoup d'efforts pour peu de résultat et la probabilité d'échec ou de trahison est très élevée. La flemme. Mieux vaut faire un taff pas trop pénible, consommer, se gratter les couilles devant la TV et s'faire une petite levrette de temps en temps. Tranquille. Pas de prise de tête. Attendons béatement l'extinction de notre espèce.
    Sat Oct 13 23:35:23 2018 - permalink -
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  • Enquête après la diffusion illégale de vidéos d’un homme empalé à Paris - Le Parisien

    Le lendemain, une vidéo du drame, issue de la vidéosurveillance de la Préfecture de police – et que Le Parisien s’est refusé à diffuser – est lâchée sur les réseaux sociaux. Elle fait un macabre buzz… totalisant des centaines de milliers de vues.

    « Ce sont bien des images police », confirme une source policière sous couvert d’anonymat. Elles ont été captées au smartphone sur le mur d’écrans de vidéosurveillance de la Préfecture de police ou d’un commissariat parisien. On y voit le doigt du « vidéaste », « qui attire l’attention du spectateur voyeur pour ne pas manquer le plot où l’homme va s’empaler ». Le logo Préfecture de police y figure d’ailleurs.

    C'est une vidéo volée comme il en existe plein d'autres, mais ce qui me sidère, plus que le fait qu'elle soit tournée par un⋅e flic, c'est que quelques semaines après l'affaire Benalla, qui comporte tout un volet sur le mésusage de la vidéosurveillance publique parisienne, un⋅e flic de la Préfecture de Police de Paris se sent suffisamment tranquille pour diffuser une vidéo volée du système de vidéosurveillance sur WhatsApp et compagnie… Cela démontre que le système de vidéosurveillance publique de Paris est hors de contrôle, qu'il sera tenu aucun compte de l'épisode Benalla. Cela illustre, une nouvelle fois que l'encadrement légal de la vidéosurveillance (personnes habilitées, consignation des visionnages et des copies, etc.) est insuffisant.

    Sat Oct 13 16:26:42 2018 - permalink -
    - http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-qui-a-fait-fuiter-les-videos-de-l-homme-victime-d-un-empalement-09-10-2018-7915041.php
  • Fume, c’est du Coca-Cola !

    La nouvelle a fait décoller l’action de Coca-Cola : le géant du soda envisage d’infuser du cannabis dans ses cannettes ! Si la Bourse a réagi avec euphorie, ce n’est pas tant pour l'effet « stupéfiant » de l’annonce, mais parce que la firme américaine pense avoir trouvé dans le chanvre la molécule magique pour remplacer le sucre.

    Jamais le sucre n'a eu aussi mauvaise réputation, les preuves scientifiques s'accumulent sur sa responsabilité dans l’épidémie de diabète sucré qui frappe la planète et sur son rôle dans certains cancers. Au point que la France a instauré une nouvelle « taxe soda », entrée en vigueur cet été, qui module la fiscalité en fonction du taux de sucre dans les boissons.

    Rapgelons qu'une cannette de Coca-Cola contient peu ou prou cinq morceaux de sucre et que, fait aggravant, ce tsunami calorique n'est pas comptabilisé par le cerveau car avalé sous forme liquide. Pour éviter les taxes tout en rassurant le consommateur, l'industrie agroalimentaire a parié sur les sucres allégés. Mais, patatras ! ses deux édulcorants phares, l’aspartame et la stevia, ont tour a tour été soupçonnés de dézinguer à long terme notre santé.

    Il fallait donc trouver dare-dare un remplaçant au sucre, dont les tests effectués chez les rats ont montré qu'il avait un pouvoir addictit plus fort que la cocaïne ! On comprend mieux pourquoi les industriels de l'agroalimentaire nous en font surconsommer… A ce jour, le meilleur candidat a été trouvé dans le cannabis : il s'agit du cannabidiol, appelé aussi CBD, l’une des 200 molécules qui composent le chanvre. Un retour aux sources our Coca-Cola, qui jusqu’en 1929 incorportait de manière infinitésimale dans sa recette du cocaéthylène, mélange d’alcool et de cocaïne.

    Avantage du CBD : les industriels peuvent miser sur son potentiel addictif en toute légalité puisqu'il n'est pas classitié comme un produit stupéfiant, contrairement au princripal ingrédient du chanvre, le THC. En plus du frisson transgressit, toujours bon pour le marketing, le cannabidiol est présenté comme ayant des vertus pour la santé. Il faciliterait le sommeil, serait antistress, anti-crampes, anti-nausée… n'en ietez plus ! Les marchands de sodas et de confiseries rêvent de se sucrer avec le CBD, tout comme Pernod Ricard ou le propriétaire de la bière Corona, qui a injecté 3,4 milliards de dollars dans une entreprise spécialisée dans le cannabis thérapeutique. Ca plane pour l'agroalimentaire !

    Dans le Canard enchaîné du 3 octobre 2018.

    Sat Oct 13 15:54:31 2018 - permalink -
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  • Dessin : Les français et les réformes

    ‒ Je suis pour des réformes radicales… sauf dans le secteur sensible
    ‒ Et c'est lequel ?
    ‒ Le mien

    Tout est dit.

    Dessin de René Pétillon republié dans le Canard enchaîné du 3 octobre 2018 à l'occasion du décès du dessinateur.

    Sat Oct 13 15:41:00 2018 - permalink -
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  • Des « clients » un peu trop à l‘écoute des salariés

    On les appelle les « clients mystère » : « une sorte d’agent secret au service d’une marque et d’une enseigne », explique une pub de recrutement. Depuis les années 2000, la restauration, l’automobile, l’optique, la beauté, l’hôtellerie recourent à leurs services pour parfaire le contrôle de la qualité. Une technique venue des Etats-Unis, bien sûr.

    Flicage mystère

    Que fait un client mystère ? « Marie-Hélène, raconte le site spécialisé RefletClient, entre dans une boutique de mode. Mentalement, elle note que la musique d’ambiance est trop forte mais que la promotion de la semaine est bien affichée. La vendeuse a le sourire. Elle déballe un carton de marchandise et ignore les clients (…). L’hôtesse de caisse est aimable mais ne lui demande pas sa carte de fidélité… Après son shopping, elle complète une grille d’observation pour rendre compte de son expérience, ses remarques et impressions. Le chemisier qu’elle a pu garder après remboursement par RefletClient rend ses copines jalouses »…

    Etre client mystère, c’est donc « se faire plaisir tout en participant activement à l’amélioration du service rendu aux clients ». La réalité est moins rose : ces visiteurs sont en général des précaires payés une misère pour aller fliquer d’autres salariés. Certains sont rétribués en bons-cadeaux, d’autres 15 euros la mission. Parfois, il n’existe ni bulletin de paie ni déclaration à l’Urssaf. Marie-Hélène, qui « s’est fait plaisir », va permettre à l’entreprise visitée de savoir que l’une de ses vendeuses « ignore les clients » ou que la caissière a oublié de demander la « carte de fidélité ». Les deux salariées vont-elles se faire remonter les bretelles ?

    Balance ton vendeur

    « Ne t’inquiète pas, assure le site « abcargent.com », qui fait de la retape pour le job, ces rapports n’ont pas pour but d’identifier des employés pour pouvoir les virer ensuite. »

    Est-ce si sûr ? « Le Canard » s’est procuré plusieurs dizaines d’offres d’études de la société Presence, filiale du groupe Topo ; elles réclament explicitement à leurs clients mystère en visite chez Volkswagen, Audi, Skoda, Kia, Hyundai, Toyota, Lexus ou Renault de réaliser « un enregistrement audio » quand ils demandent à essayer un véhicule neuf. Pour reconnaître le salarié qui s’exprime ? Vérifier les questions du visiteur ? Fliquer les deux ? Confronté aux questions du « Canard », Presence a joué les absents.

    En enregistrant un salarié à son insu sur son lieu de travail, le client mystère se rend pourtant coupable d’un acte illégal. Mais, s’il ne transmet pas l’enregistrement, il n’est pas payé. A quand une visite mystère de l’Inspection du travail chez les employeurs de visiteurs mystère ?

    Encore une fois, où se situe la sottise crasse ? Chez les sociétés qui ont recours à ces prestations ? Chez les sociétés qui vendent ces prestations ? Chez les gens qui acceptent d'être des clients mouchards ? On a tou⋅te⋅s une responsabilité personnelle.

    Dans le Canard enchaîné du 3 octobre 2018.

    Sat Oct 13 15:35:59 2018 - permalink -
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  • Macron fait passer l‘indépendance du parquet du vœu pieux… à la farce

    L’Elysée est à la recherche de son nouveau procureur de Paris. Les candidats se bousculent. Soumission appréciée.

    S'étaler de tout son long sur le parquet. C’est ce qu’a réussi Emmanuel Macron avec la succession de François Molins, procureur de Paris et grand manitou de la magistrature française. Un psychodrame politico-judiciaire inédit sous la Ve République.

    D’un trait de plume, Macron a donc biffé les noms des trois postulants — dont celui de Marc Cimamonti, actuel procureur de Lyon et pourtant favori de la ministre de la Justice, du Premier ministre et du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Il a ainsi montré sa volonté de mainmise totale sur le parquet. Sur son ordre, un nouvel appel à postuler a été publié. Les candidats sont prévenus : audace et indépendance d’esprit seront vivement appréciées !

    Chirac, déjà, s’était fait une spécialité de « passer outre » les avis du CSM pour avoir des procureurs à sa main. Ainsi avait—il nommé Yves Bot procureur de Paris, en s’asseyant sur les propositions du CSM. La nomination par Sarkozy de François Molins, alors directeur de cabinet du garde des Sceaux, avait également envoyé un « signal fort »…

    Justice nulle part

    Si l’autoritarisme présidentiel est aujourd’hui plus bruyant et assumé que jamais, il s’y mêle désormais une forte dose d’amateurisme. Le rejet de Cimamonti, président de la Conférence des procureurs, qui n’avait cessé d’appeler à couper le lien entre le parquet et le pouvoir politique, a fait passer la garde des Sceaux pour une potiche.

    Le 15 décembre 2017, le site du ministère de la Justice commentait ainsi la rencontre de Cimamonti avec Nicole Belloubet. « Aujourd’hui, déclarait la ministre, il existe un consensus pour réformer le statut du parquet, mais, depuis vingt ans, personne n’y est parvenu (…). Je souhaite être la garde des Sceaux qui va faire changer le statut du ministère public. » Gagné.

    L’épisode des trois noms rayés jette aussi, rétrospectivement, un joyeux éclairage sur les déclarations, en janvier dernier, du président de la République devant la Cour de cassation. Tout en appelant de ses vœux un parquet « rattaché à l’autorité du garde des Sceaux », il affirmait vouloir « veiller à son indépendance ». La démonstration est éloquente !

    Ecrits imprudents

    Au CSM, selon un témoin, « les collègues les plus calmes sont particulièrement énervés par cette immixtion du président de la République, qui donne l’image d’une justice vassalisée ». Il vise aussi l’« incroyable dilettantisme » de la conseillère justice de Macron et du cabinet de Belloubet. « La première est transparente, sans relais ni poids ! Tout aussi faible et inexpérimenté est l’entourage de la garde des Sceaux », relève un haut magistrat.

    Selon ce vieux briscard, la stratégie veut que la ministre ou son cabinet soumettent leur choix des postes sensibles à l’Elysée : « S’ils sentent que le président de la République n’est pas emballé, alors la ministre remballe… » En somme, ils auraient dû tâter le terrain plutôt que pousser le Président à retoquer si ostensiblement les trois prétendants.

    « L’Elysée et la Chancellerie ont complètement déconné ! analyse avec finesse l’un de ses collègues. Pourquoi la directrice adjointe de Belloubet et la conseillère de Macron n’ont-elles pas anticipé cette pagaille ? Elles connaissent pourtant bien la question pour avoir rédigé ensemble, en 2011, un rapport destiné à la fondation Terra Nova… » Le document dénonçait sévèrement le système actuel, le « déséquilibre historique français d’une justice dominée par le pouvoir exécutif » et « un pouvoir judiciaire conçu comme un relais de l’exécutif (…), une justice sous tutelle, voire sous influence ». Quel flair !

    A quel heureux magistrat Macron réserve-t-il donc ses faveurs ? Aujourd’hui, c’est le nom du directeur des affaires criminelles et des grâces, Rémy Heitz, 54 ans, qui circule avec insistance. Ses collègues le décrivent comme un homme « sympathique », « ambitieux », « gendre idéal », « aussi prudent qu’obéissant ». Un profil de rêve.

    Balance ton proc

    Seul hic : Rémy Heitz a passé sa carrière à sauter de cabinets ministériels en juridictions — chaque fois deux ans maximum. « Il n’a été procureur que brièvement et n’est jamais resté le temps normal à ses postes. Le CSM risque de le recaler. Il faut espérer que Macron en a été prévenu ! » relève un proche de l’institution. Mal informé, le Président risquerait donc d’agir comme un débutant ? Impensable !

    Ce festival de maladresses vient d’être en partie corrigé par un heureux hasard. Le 21 septembre, avec un peu d’avance sur le planning, le secrétaire général de la Chancellerie a été brusquement poussé dehors. Le poste ainsi libéré est revenu à Véronique Malbec, la procureure générale de Versailles, qui sera remplacée par… oui, gagné ! Marc Cimamonti, le candidat évincé du parquet de Paris. Lequel s’est donc abstenu de protester au sujet de l’épisode précèdent… L’image du parquet et son indépendance sortent grandies de cette belle histoire.

    Dans le Canard enchaîné du 3 octobre 2018.

    Sat Oct 13 15:28:28 2018 - permalink -
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  • Bureau des pleurs à l‘Assemblée

    Sac de nœuds dans l’hémicycle à l’ouverture de la session ordinaire, le 1er octobre à 15 heures. Une séance consacrée au renouvellement des membres du bureau de l’Assemblée chargé de gérer son organisation.

    Au préalable, tous les groupes parlementaires, à l’exception de La France insoumise, s’accordent autour d’une liste unique qui reconduirait les six vice-présidents de la dernière session — les trois premiers vice-présidents étant issus de la majorité (LEM ou MoDem).

    Mais, surprise ! à l’annonce des résultats du vote (effectué à bulletins secrets), trois députés de l’opposition arrivent en tête et trustent les trois premiers postes de vice-président du bureau.

    A savoir : Annie Genevard (LR), avec 211 voix, Marc Le Fur (LR) et Maurice Leroy (UDI), avec 210 voix. Les candidats MoDem et LRM sont relégués derrière, à quelques voix près.

    Genevard est désormais première vice-présidente et assurera l’intérim de Ferrand en cas d’absence ! Qui l’eût cru ?

    « C’est la première fois depuis 1968 qu’un premier vice-président de l’Assemblée est issu de l’opposition », s’agace un député influent de la majorité. Avant de désigner le coupable : « Si nous en sommes arrivés là, c’est parce que Le Gendre (le nouveau prési- dent du groupe) nous a envoyé un message pour nous dire de ne surtout barrer aucun nom sur la liste. On s’est exécutés sagement. »

    Et le même d’expliquer : « Sauf que les Rep, eux, ont été plus malins que nous. Ils n’ont pas hésité à barrer les noms de nos candidats. Pour ses débuts, Le Gendre n’aura pas été si idéal. »

    Les politiques issus de la société civile n’ont plus qu’à apprendre le métier.

    Dans le Canard enchaîné du 3 octobre 2018.

    Sat Oct 13 15:18:28 2018 - permalink -
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  • Balkany(que) ses adjoints

    Envoyé en correctionnelle pour fraude fiscale et corruption, Patrick Balkany racle les fonds de tiroir. Le 26 septembre, le maire de Levallois-Perret a fait voter par son conseil municipal une augmentation de 56 % de son indemnité de maire, qui vient de passer de 3 131 euros au montant maximum légal, soit 4 896 euros.

    Cette somme va s’ajouter à sa retraite de député d’environ 5 850 euros net (selon les calculs de « L’Obs », 28/9) et à ses 2 000 euros d’indemnités perçues au titre de ses fonctions de vice-président de l’établissement public territorial Paris Ouest La Défense. Soit près de 13 000 euros, au total.

    Pour doper ses revenus, Balkany a puisé sans se gêner dans les poches de ses adjoints. Tous ont vu leurs propres indemnités rétrécir de 76 euros. Et tous ont, sans rechigner (du moins publiquement), voté cette ponction en faveur d’un malheureux maire nécessiteux.

    À qui la faute ? Au maire qui propose un abus ? Aux élus et aux administrés qui ont voté et accepté cet abus ?

    Dans le Canard enchaîné du 3 octobre 2018.

    Sat Oct 13 15:13:55 2018 - permalink -
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  • LA SCIENCE DE L'AMOUR (court métrage) - YouTube

    Bien, ce court-métrage. Quantifier prétendument scientifiquement les émotions + jalousie, paranoïa et sur-interprétation à la veille d'un mariage. Seul défaut : en 2018, j'ai toujours du mal avec les grossesses surprises (couple stable depuis des années dont l'un des deux n'est pas au courant), car ça devrait être une décision réfléchie.

    Tirade essentielle :

    *En colère, met à la vue de l'autre un test de grossesse* Voilà ! T'es content ?! T'es satisfait ?! Tu sais tout, là ?! Tu veux savoir autre chose ?! Vas-y, pose-moi des questions, je t'écoute, là ! Je voulais te l'annoncer pendant le mariage, ça aurait été beau, non ?! Ha non, non, non parce que si monsieur ne sait pas tout sur tout avec l'égo de monsieur, faut que monsieur fasse sa crise, hein parce que monsieur a toujours eu tout ce qu'il voulait et moi par contre, on s'en bat les couilles, j'peux aller me faire foutre ! Tu t'ai demandé une seule fois comment je vivais le mariage, la pression, l'organisation ! Tu ne m'a pas demandé une seule fois comment ça allait ! Je me sens comme une merde, voilà, à devoir dépendre de toi et ta famille parce que c'est eux qui payent tout. Je me sens comme une merde à ne pas pouvoir t'aider à écrire ton bouquin, à ne pas t'inspirer ! Et toi, tout ce que tu trouves à faire pendant cette période, c'est passer un putain de test pour savoir à quel point on serait compatible ?! Je ne sais pas ce que ça veut dire ce résultat, « une tierce personne », j'en sais rien ! Peut-être que parfois, oui, je pense à mon ex avec qui j'ai passé six ans de ma vie, voilà, parce que c'est une relation qui m'a aidé, qui m'a forgé, qui m'a construite, mais c'est pas de l'amour, c'est de l'attachement, c'est de l'affection, c'est toi que j'aime ! J'suis au maximum, là, c'est tout ce que je peux t'offrir. Tu ne veux pas de moi, trouve quelqu'un d'autre.

    Fri Oct 12 22:33:00 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=pmqvuh87WTo
  • Moto-ball — Wikipédia

    Le moto-ball est un sport collectif qui se joue avec un ballon et dont les joueurs pilotent des motos de 250 cm3.

    En France, le Vaucluse compte le plus grand nombre de clubs.

    Via le numéro de septembre 2018 du Ravi, enquêtes et satire en PACA.

    Thu Oct 11 23:00:30 2018 - permalink -
    - https://fr.wikipedia.org/wiki/Motoball
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