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  • Hulot et la fin du pétrole : des promesses et du bidon !

    Une flopée de permis de recherche et d’extraction ont été accordés aux industriels ou prolongés.

    Le pétrole, les énergies carbonées ? Du passé, tout ça ! Le gouvernement, qui se prépare à inscrire la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution, ne cesse de le marteler. Notamment depuis la loi Hulot du 30 décembre 2017, censée mettre un terme à la prospection et à l’extraction des hydrocarbures en France. Sauf que… une grande partie de celles-ci va perdurer, parfois jusqu’en 2040 !

    La France a beau ne produire que 1% du pétrole nécessaire à sa consommation, le contre-pied est embarrassant… Le 8 décembre puis le 2 février dernier, ce même gouvernement a, en toute discrétion, et via une flopée d’arrêtés et de décrets, octroyé une vingtaine de permis de recherche (et, parfois, d’exploitation de puits de pétrole) sur le territoire français, en Seine-et-Marne, en Moselle, en Gironde, dans l’Aube, le Loiret ou les Landes.

    Prétentions en or (noir)

    Raison officielle ? Eviter que les actuels détenteurs de permis — des compagnies parfois puissantes — lui intentent de coûteux procès. Nicolas Hulot l’avait annoncé dès le 23 juin sur BFMTV : « Si je reviens là-dessus, on aura des contentieux et des astreintes excessivement lourdes. Croyez—moi, le budget de la France n’en a pas besoin. »

    La question des dédommagements fait pourtant débat. Les avocats des sociétés pétrolières menaçaient, en cas d’arrêt de leurs concessions, de réclamer des sommes liées au manque à gagner sur plusieurs décennies. En clair : des dizaines, voire des centaines, de millions d’euros. Les défenseurs de l’environnement rétorquent que l’indemnisation ne doit concerner que les dépenses déjà engagées.

    Et de citer l’exemple de la société Schuepbach, renvoyée en décembre dans ses buts par la cour administrative d’appel de Versailles. La firme contestait l’annulation de deux permis de recherche de gaz de schiste, dans l’Aveyron et en Ardèche, par la méthode de fracturation hydraulique, interdite en 2011. Elle a d’abord réclamé 1,2 milliard d’euros, puis 117 millions. La cour s’est contentée d’accepter le remboursement des dépenses, dont 1,6 million authentifié.

    Si les médias nationaux n’ont pas semblé noter que l’Etat autorisait d’une main ce qu’il bannissait de l’autre, plusieurs journaux régionaux ont souligné la contradiction. « Sud Ouest » (9/1), par exem- ple, décrit la fronde des élus locaux — Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine, en tête — pour conserver l’industrie de l’or noir. Importer cette matière première, plaident-ils, pollue encore plus que la produire sur place. Si c’est pour le bien de notre environnement…

    Silence, on creuse

    La société canadienne Vermilion, qui extrait les trois quarts du pétrole hexagonal, a exercé un puissant lobbying et a obtenu trois prolongations de permis en Ile-de-France et en Gironde. Tout comme d’autres opérateurs pétroliers, français, australien et même russe. Mais leur plus beau coup est sous-marin. Conséquence de la loi d’orientation pour l’outre-mer (décembre 2000) : ces messieurs auront le droit, dit le décret du 2 février — et sous réserve d’accord de la collectivité territoriale —, d’exploiter leurs concessions (pétrole et gaz) en mer. C’est-a-dire au large de la Martinique, de la Guadeloupe, de La Réunion, de Mayotte et de la Guyane — un département qui pourrait, se prend à rêver Total, receler des gisements dignes de la mer du Nord.

    Le dossier du pétrole français ne serait pas qu’une histoire de fioul sentimental…

    Dans le Canard enchaîné du 7 mars 2018.

    Sun Mar 11 13:20:49 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?DPK-VA
  • Des parlotes pour dorloter les syndicats

    Edouard Philippe ne croit pas à une forte mobilisation syndicale à la SNCF. Il explique en privé que « ça vient du fait que les ordonnances ne porteront pas sur le statut. La grosse ficelle, c’est d’avoir dit que la fin du statut ne s’appliquera[it] qu ’aux nouveaux embauchés. Les dirigeants de la CGT savent qu’ils ne pourront pas justifier de bloquer le pays, alors que le statut des cheminots actuellement en poste ne sera pas mis en cause. ».

    Mais il faut quand même distraire les syndicats et leur donner un peu de grain à moudre, histoire qu’ils gardent la tête haute vis-à-vis de leurs troupes. Elisabeth Borne est chargée de cette câlinothérapie. Sa stratégie : aiguiller les « partenaires » syndicaux sur une foultitude de sujets — de la modernisation sociale à l’ouverture de la concurrence en passant par la redéfinition des métiers, de quoi les occuper pendant pas moins de 70 réunions en un mois. Un record absolu.

    « Quand on veut endormir les gosses, on leur raconte des histoires. C’est pareil pour la SNCF », grince un syndicaliste.

    Vite, un wagon couchette pour Martinez !

    Jolie mentalité, ce gouvernement. :( Après, c'est la stratégie ancestrale « diviser pour mieux régner », donc bon, sans surprise…

    Dans le Canard enchaîné du 7 mars 2018.

    Sun Mar 11 13:07:11 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?jZCaXA
  • La réforme à la découpe

    Edouard Philippe a commencé, le 5 mars au soir, à tester auprès des chefs des Marcheurs de l’Assemblée et du Sénat l’« idée géniale » trouvée par Macron pour faire voter la réforme constitutionnelle.

    Convaincu que Gérard Larcher et les Républicains aiguillonnés par Laurent Wauquiez ne lui feront pas le « cadeau » de voter ladite réforme, Emmanuel Macron a prévu de la scinder.

    Il y aurait trois projets de loi distincts : un constitutionnel, un organique et un ordinaire. Certaines réformes envisagées touchent, en effet, à la Constitution : Conseil supérieur de la magistra— ture, suppression de la Cour de justice de la République, impossibilité pour les anciens présidents de siéger au Conseil constitutionnel… L’Elysée vient d’y ajouter la Corse et la lutte contre le réchauffement climatique…

    […]

    D’autres réformes ne nécessitent qu’une loi organique, comme la réduction du nombre de parlementaires. D’autres encore, tel le mode de scrutin (introduction de la proportionnelle), une simple loi. Quant à la limitation du cumul des mandats dans le temps, principal objet de litige entre Larcher et Macron, elle relève seit de la Constitution (pour les parlementaires), soit de la loi (pour les autres élus).

    Reste à savoir quelles réformes Macron soumettrait à un éventuel référendum. Celles qui sont populaires (réduction du nombre de parlementaires, limitation du cumul) ou celles sur lesquelles il y aurait blocage ? Il se trouve que ce sont souvent les mêmes.

    Quel choix, enfin, de procédure référendaire ? L’article 89, qui contraint à un vote préalable de l’Assemblée et du Sénat, ou l’article 11, la procédure directe à laquelle de Gaulle avait recouru en 1962 et en 1969 ? Un avis du Conseil constitutionnel de 2000, confirmé en 2005, a, depuis, strictement encadré le recours à cet article.

    Pas facile, même pour Macron, de se prendre pour de Gaulle…

    Dans le Canard enchaîné du 7 mars 2018.

    Sun Mar 11 13:01:07 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?8ffWkA
  • La patte de l'ours brun - GuiGui's Show

    Résumons :

    • Un régime dictatorial prend doucement place en Pologne ;
    • La Hongrie a un gouvernement réactionnaire (source : Canard enchaîné du 27 décembre 2017) ;
    • L'extrême-droite est entrée au Parlement chypriote pour la première fois en 2016 ;
    • L'extrême-droite se renforce dans les parlements néerlandais et allemands ;
    • Cas de l'Autriche ci-dessus malgré un président écolo ;
    • Le faux retrait de l'Angleterre (je maintiens que l'Angleterre signera 3 tonnes d'accords et de partenariats… Plus officiellement dans l'Union, mais pas en-dehors non plus).

    Depuis les élections parlementaires italiennes de 2018, on peut ajouter l'Italie à cette liste. En effet, la Ligue, parti d'extrême-droite UE-sceptique et xénophobe, gagne 17 % des sièges de la chambre de dépûté⋅e⋅s en plus des 3 % qu'il occupait jusque-là. Il est suivi par le Mouvement 5 étoiles, qui prône l'honnêteté en politique et un semblant de démocratie directe alors que la maire M5S de Rome et ses proches semblent être mêl⋅e⋅s à des affaires de corruption et de faux témoignage et une 10aine de parlementaires M5S n'aurait pas reversé 50 % de leur salaire à un fonds destiné aux PME comme les statuts de leur formation politique les y oblige… Honnêteté en politique, on vous dit.

    Jusque-là, tout va bien dans l'Union européenne ? :-

    ÉDIT DU 14/10/2019 À 23 H 00 : l'extrême-droite progresse dans les élections régionales de plusieurs Land allemands. L'extrême-droite (La Ligue) ne fait plus partie du gouvernement italien depuis qu'Icare s'est brûlé les ailes et que le M5S et le Parti démocrate se sont entendus pour former une nouvelle coalition et éviter ainsi de nouvelles élections. Pas sûr que cette alliance entre M5S (voir ci-dessus) et le nouveau nom d'entre autres la démocratie chrétienne (qui a régné des décennies en s'endormant sur ses lauriers et sur sa gauche) soit plus profitable aux Italiens… FIN DE L'ÉDIT.

    Sun Mar 11 12:21:18 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?z8z2vQ
  • Dessin : Scrutin italien : la faute aux migrants

    Dessin publié dans le Canard enchaîné du 7 mars 2018.

    Sun Mar 11 12:18:47 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/data/uploads/2018/03/dessin-canard_7-scrutin_italien_la_faute_aux_migrants.jpg
  • La politique retarde l’horloge de nos fours - Le Hollandais Volant

    En fait, tous les fours/horloges/réveils en Europe sont retardés de quelques minutes depuis quelques semaines. La cause est un conflit politico-énergétique en Europe de l’Est.

    La raison est que les horloges de ces appareils n’utilisent pas un cristal de quartz (comme les montres) ou le GPS (comme les téléphones) pour rester à l’heure, mais la précision de la fréquence 50 Hz du secteur : ils comptent une seconde qui passe pour chaque cinquante oscillation de la tension.

    Or, quand la demande en énergie sur le réseau électrique augmente, la fréquence a une tendance à très légèrement baisser, et comme tout le réseau en Europe est interrelié, une surcharge en Espagne, par exemple, a des répercutions sur la fréquence du signal au Danemark ou en Turquie, et donc une incidence visible sur l’horloge de votre four.

    C’est exactement le phénomène qui se produit ici : en l’occurrence, les tensions politiques entre la Serbie et le Kosovo font que le premier qui achète de l’énergie au second s’est vu refuser une partie de son courant.
    Du coup, les besoins en énergie de la Serbie ont été « pompées » sur tout le reste du réseau européen, déséquilibrant ainsi tout le circuit et réduisant alors légèrement la fréquence, passant ainsi à 49,9 Hz, par exemple.

    Sat Mar 10 19:49:31 2018 - permalink -
    - https://lehollandaisvolant.net/?d=2018/03/09/09/49/14-la-politique-retarde-lhorloge-de-nos-fours
  • Who wants well maintained open source? Who wants to contribute fixes? Who wants to be a maintainer?

    Boarf, ce n'est pas que l'open source et ce n'est pas que de nos jours : on peut remplacer « open source » par fournisseur d'accès à Internet associatif, défense des droits des hommes et des femmes y compris dans la société numérique, démocratie directe, fournisseur coopératif d'électricité et de gaz, vie privée sur nos smartphones, fruits et légumes bios produits localement, réappropriation de nos droits sur Internet, aides aux mal logé⋅e⋅s, débat politique libre et non faussé, et tant d'autres sujets et cette image fonctionne tout pareil… … …

    Sat Mar 10 14:43:18 2018 - permalink -
    - https://pbs.twimg.com/media/DXyRLygX0AIAsE-.jpg:large
  • Service puppet agent : « Could not run: Certname "\n; <<>> dig 9.10.3-p4-ubuntu <<>> -x 192.0.2.1 +short\n;; global options: +cmd\n;; connection timed out; no servers co »

    Soit une machine dont le réseau est configuré via DHCP. Cette machine est censée exécuter un puppet agent. Or, on constate que le service puppet n'est pas lancé au démarrage de la machine :

    $ systemctl status puppet
    mars 09 16:34:05 test systemd[1]: Starting Puppet agent...
    mars 09 16:34:24 test puppet-agent[14510]: Reopening log files
    mars 09 16:34:24 test puppet-agent[14510]: Could not run: Certname "\n; <<>> dig 9.10.3-p4-ubuntu <<>> -x 192.0.2.1 +short\n;; global options: +cmd\n;; connection timed out; no servers co
    mars 09 16:34:24 test systemd[1]: puppet.service: PID 14510 read from file /run/puppet/agent.pid does not exist or is a zombie.
    mars 09 16:34:24 test systemd[1]: Failed to start Puppet agent.
    mars 09 16:34:24 test systemd[1]: puppet.service: Unit entered failed state.
    mars 09 16:34:24 test systemd[1]: puppet.service: Failed with result 'resources'

    Par contre, si l'on lance manuellement le service après le démarrage, celui-ci démarre sans problème.

    Solution : soit le « certname » est défini dans /etc/puppet/puppet.conf, soit l'agent puppet tente de le récupérer en effectuant une requête DNS reverse avec l'outil dig… Il faut donc que le réseau soit configuré avant que le service puppet soit démarré. Or, sur cette machine, la configuration du réseau est réalisée par network-manager… qui est lancé bien après puppet. Donc la résolution DNS échoue donc l’agent puppet ne connaît pas son certname donc il refuse de démarrer.

    Pour corriger ça : soit on fixe le certname dans le fichier de configuration de puppet, soit on fait en sorte que le service puppet soit démarré quand le réseau est configuré.

    Pour mettre en œuvre la deuxième solution :

    • On désactive le service puppet actuel : sudo systemctl disable puppet

    • On surcharge l'unit systemd : sudo cp /lib/systemd/system/puppet.service /etc/systemd/system/

    • Dans la section « [Unit] » de notre unit (/etc/systemd/system/puppet.service), on ajoute ceci :

      Wants=network-online.target
      After=network-online.target
    • On active ce service puppet : sudo systemctl enable puppet.

    • Voilà ! À partir de maintenant, le service puppet sera démarré dès le démarrage de la machine.
    Fri Mar 9 16:47:03 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?bLWBtA
  • software installation - How to add "Open terminal here" to Nautilus' context menu? - Ask Ubuntu

    Avec MATE/caja :

    $ sudo apt-get install caja-open-terminal
    $ caja -q
    Wed Mar 7 14:46:59 2018 - permalink -
    - https://askubuntu.com/questions/207442/how-to-add-open-terminal-here-to-nautilus-context-menu
  • Unédic : le DSI était un fraudeur… à l’assurance chômage - GuiGui's Show

    Selon nos confrères, l’affaire a été découverte en novembre 2013 par… les subordonnés même du DSI. Lors d’une consultation du fichier Aude (Application unique de la demande d’emploi, le fichier recensant tous les chômeurs indemnisés), un informaticien serait en effet tombé sur le nom de son patron. En octobre 2013, plus d’un an après son embauche, ce dernier touchait encore près de 5 000 euros d’indemnités chômage. Nos confrères expliquent que le DSI prétendait en effet effectuer un emploi à temps partiel au sein de l’Unédic : moins de 15 heures ne lui rapportant que 1 050 euros par mois.

    [...]

    Si Pierre Lachaize a depuis été mis à pied, puis licencié en toute discrétion (via une rupture conventionnelle qui a tout de même couté 160 000 euros à l’Unédic… ouvrant droit à des indemnités chômage), le lanceur d’alerte – l’informaticien qui a découvert le pot aux roses – a, lui, été également remercié par l’organisme. Et de façon sèche, selon le Canard enchaîné. La raison ? Selon la direction de l’Unédic, cet informaticien « n’avait pas fait une demande de consultation du fichier à sa hiérarchie » ! Ce salarié plaidera sa cause le 21 mars prochain devant les Prud’hommes. »

    Et voilà... Pas de rupture conventionnelle à 160 k€ pour le salarié lanceur d'alerte mais un licenciement en bonne et due forme... Ce n'est jamais ceux et celles qui magouillent qui tombent mais ceux et celles qui mettent le doigt sur le dysfonctionnement. Après tout, ces dernier-e-s empêchent le monde de tourner rond donc ils/elles l'ont bien mérité, non ? (ironie).

    Le Canard enchaîné a été définitivement condamné en diffamation par un arrêt de la Cour d'appel de Paris du 20 décembre 2017 pour cette info donc je corrige ici aussi :

    • Oui, l'ex-DSI de l'Unedic voulait savoir comment se comportait le traitement automatisé des chômages partiels en ayant en tête des stats tendant à montrer que cette catégorie de chômeur⋅euse⋅s concentre pas mal d'erreurs ;

    • Oui, sa direction n'a jamais autorisé la création de comptes de test, d'où l'ex-DSI a utilisé son compte personnel Pôle Emploi ;

    • Oui, il a fait ça durant un mois, un seul mois et il a remboursé l'allocation perçue. Ce n'était donc pas une arnaque sur plusieurs mois, mais un simple test d'informaticien consciencieux. C'est sur ce point que la Cour a condamné le Canard enchaîné : la temporalité ;

    • Oui, sa direction n'a pas apprécié d'avoir été contournée (cf deuxième point) et a engagé une procédure de licenciement. Pierre Lachaize ayant menacé d'alerter la CNIL du mauvais usage du fichier Aude (fichier de Pôle Emploi qui regroupe les données sur les demandeur⋅euse⋅s d'emploi) effectué par l'un⋅e ou plusieurs de ses subordonné⋅e⋅s afin de balancer son cas à Pôle Emploi, le licenciement devient une rupture conventionnelle.

    Plus d'infos : Pierre Lachaize, ex-DSI de l’Unédic : « Je ne suis pas un fraudeur » chez Silicon.

    Sun Mar 4 19:47:35 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?dOSNgw
  • Ne Mélenchon pas tout

    Complotistes de tous les bords, unissez-vous ! Jean-Luc Mélenchon, l’intraitable leader de La France insoumise (Lfl), prend furieusement la défense de Laurent Wauquiez, après la fuite dans la presse des propos flingueurs de ce dernier devant les étudiants de l’EM Lyon. Car les patrons de LR et Lfl ont un adversaire commun : le « parti médiatique », qui fait, comme de bien entendu, le jeu de Macron… De quoi réconcilier ces deux ennemis de classe !

    Sur son blog « L’ère du peuple » (26/2) , Méluche vocifère donc contre la « pauvre cloche de journaliste à la manœuvre » qui a osé sortir le flingage en douce de tous ses petits camarades par Wauquiez. Et il se félicite que le patron des Républicains, en conflrmant ses propos sur BFMTV, ait « fortiflé son autorité » et se soit « débarrassé d’une nouvelle poignée de traîtres ». Attention, Lolo, il cherche à t’emmélenchonner !

    A cette occasion, Méluche en remet une salve contre l’« équipe de bras cassés » de Radio France qui, sur demande de sa direction, bien sûr, a osé confirmer les dérives financières de sa campagne présidentielle. Et de dénoncer plus généralement les nuisances de la « CIA médiatique » : « Le métier [des journalistes], c’est d’empêcher les gens de penser et de les maintenir en rang dans le troupeau. » Autrement dit, « de détruire tous les autres “émetteurs” de pensée : parti, syndicat, autorité morale », etc.

    Le fait est que la Commission des comptes de campagne a recalé 435 000 euros sur 10,7 millions de frais présentés par l’équipe présidentielle de Mélenchon. Tandis qu’un enquêteur, qui a démissionné, juge, lui, que 1,45 million de dépenses n’aurait pas dû être remboursé…

    Selon « Le Parisien » (26/2), qui reprend l’enquête, l’équipe du candidat LFI n’a versé en salaires que 8 000 euros en tout et pour tout (1,7 million chez Macron !), mais il a abusé du statut d’autoentrepreneur, que Mélenchon dénonçait pourtant comme de l’« auto-esclavage » ! Le porte—parole de campagne Alexis Corbière a facturé ses passages télé aux frais du contribuable… L’association ad hoc L’ère du peuple a refacturé 263 000 euros au mandataire financier de la campagne des « prestations intellectuelles » réglées 59 000 euros aux intervenants… Ou encore l’agence Mediascop — dont l’actionnaire unique est Sophia Chikirou, la dircom’ de Mélenchon — a empoché 1,16 million d’euros, dont une partie nettement surfacturée par rapport à sa propre grille tarifaire…

    On comprend mieux, dès lors, cet adage de Mélenchon : « La haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine. » D’ailleurs , Le Média (unique), la chaine de Mélenchon sur Internet, qui est précisément dirigée par Chikirou, vient logiquement de se séparer de sa présentatrice Aude Rossigneux. Laquelle avait notamment pour défaut d’être journaliste…

    Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.

    Sun Mar 4 17:21:26 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?IMfsaw
  • Du vent dans les voiles

    La vidéo est devenue virale : le 22 février, une jeune iranienne s’est de nouveau juchée sur une armoire électrique, en plein centre de Téhéran, et a ôté son hijab pour protester contre le port obligatoire du voile. Accusée de « perturber l’ordre public », elle a été delogée par le coup de pied d’un policier monté dans un arbre voisin et s’est blessée au genou en tombant. Elle est, depuis, incarcérée dans la sinistre prison d’Evin…

    Depuis que Vida Movahed a lancé ce mouvement de protestation publique, le 27 décembre, 30 jeunes femmes ont courageusement suivi son exemple. Mais le gouvernement iranien entend désormais sévir plus durement, ajoutant au chef de comportement « haram » le chef d’« encouragement à la corruption », passible de 10 ans de prison, depuis l’arrestation de Narges Hosseini, le 29 janvier, dont la famille a, en outre, dû débourser une caution de 10 000 euros…

    Haut les cœurs et « bas les voiles ! », comme disait l’autre.

    GG et respect, mesdames.

    Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.

    Sun Mar 4 17:20:52 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?AWP_Tg
  • L’effeuille morte

    L'ambiance s’est sacrément refroidie dans les funérariums chinois. Le gouvernement de Pékin vient de prendre des mesures radicales pour interdire les strip-teases qui viennent égayer… les enterrements (si, si !). Ces séances d’effeuillage, qui ont cours dans plusieurs régions rurales, étaient commandées comme « produit d’appel » pour attirer un maximum de monde dans les céré— monies funéraires, histoire d’« honorer » le défunt — à défaut de l’émoustiller — et de montrer la puissance de la famille éplorée…

    « Les femmes vêtues de façon sexy et exhibant leur corps devant un écran affichant un portrait en noir et blanc du défunt avec un texte intitulé : “Nous offrons de sincères condoléances pour la mort de cet homme” font maintenant partie intégrante des funérailles », se lamente le « Global Times » (20/2), quotidien en langue anglaise du Parti communiste. Mais, à la fin février, le ministère chinois de la Culture a sifflé la fin des réjouissances et violemment dénoncé ces « performances obscènes et vulgaires [qui viennent] corrompre l’atmosphère sociale ».

    Dans la foulée, les autorités ont annoncé leur intention de « punir sévèrement » les contrevenants. Mais les villageois concernés semblent n’avoir rien à battre de ces menaces. Et le « Global Times » de résumer le sentiment des campagnards : « Tant que tout le monde est heureux comme ça, tout va bien. » Vu de cette manière…

    Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.

    Sun Mar 4 17:20:09 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?FUiJ8g
  • Démission, piège à cons ?

    C'était l'une des promesses phares de Macron durant la campagne présidentielle : l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux salariés démissionnaires. « Ce droit ne sera utilisable qu’une fois tous les cinq ans », était-il précisé dans le programme du candidat. Mais il s’agissait là de la seule limite fixée par Macron à l’application de la mesure.

    Si un accord de principe a bien été trouvé, le 22 février, entre les partenaires sociaux sur la réforme de l’assurance-chômage, il ne s’est pas fait sans une réduction comme peau de chagrin de la promesse macronienne. Une promesse dont beaucoup, lors de la campagne présidentielle, avaient déjà souligné le coût exorbitant.

    Les conditions pour pouvoir bénéficier de l’assurance-chômage en cas de démission apparaissent désormais draconiennes. Pour être éligible à la mesure, il faudra justifier d’une ancienneté minimale « ininterrompue » de sept ans dans son emploi et présenter un projet de reconversion qui réponde aux « besoins du marché du travail », dont le caractère « réel et sérieux » devra être validé par « une commission paritaire régionale ». Pôle emploi s’assurera ensuite de la mise en œuvre dudit projet, à travers une procédure à la complexité digne d’une usine à gaz.

    Et ce n’est pas tout : la mise en œuvre de l’engagement du candidat Macron ne devra pas coûter à l’assurance-chômage plus de 180 millions par an. Sachant que l’Unedic avait estimé le coût de cette mesure entre 140 et 680 millions en fonction des critères retenus, les partenaires sociaux ont donc opté pour la promesse à deux balles.

    Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.

    Sun Mar 4 17:19:43 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?u8VN9w
  • Le bétail carbure aux bactéries transgéniques

    « Il n'y aura jamais de bœuf aux hormones en France. » Macron l'a dit urbi et orbi devant un millier d'agriculteurs conviés, la semaine ernière, à ripailler à l'Elysée. L'Europe s'opposera à l’importation de barbaque shootée aux stéroïdes. Bravo ! Sauf que ce serait bien de balayer aussi devant notre porte. Deux jours avant le Salon de l'agriculture, on découvrait que la Répression des fraudes avait trouvé dans des aliments pour bovins, cochons et saumons des OGM interdits (« Le Monde », 20/ 2). Cette fois, il ne s'agit pas de tourteaux de soja mais de bactéries !

    Mais pourquoi diantre mettre des bactéries dans la gamelle ? En fait l’Europe ne produit pas assez de protéines végétales pour son cheptel, ce qui l’oblige à importer massivement des tourteaux de soja d'Amérique. Or les protéines sont le carburant indispensable qui dope la production de viande et de lait.

    C’est d'ailleurs pour tenter de réduire cette dépendance que l'Union européenne avait eu la riche idée d incorporer dans le menu des vaches, des porcs et des volailles, les fameuses « farines de viandes et d'os », fabriquées a partir des déchets récupérés dans les équarrissages et lies abattoirs. La suite, on la connaît. Les ruminants devenus cannibales ont développé la maladie de la vache folle et il a fallu leur interdire fissa les farines animales.

    D'où cette trouvaille de génie : réduire la quantité de protéines végétales dans les rations, en compensant la perte de productivité par des acides aminés synthétisés a l'aide de bactéries, qui vont augmenter la performance. En clair, pour une même guantité d'aliments consommée, l'animal produit plus de viande ou de lait. Ce que les éleveurs appellent l’« indice de conversion ».

    Et comme il n'y a pas de petits profits, ces bactéries, une fois qu’elles ont fait le boulot, sont zigouillées puis utilisées par l'agroalimentaire comme source de protéines bon marché pour les animaux d'élevage. Le numéro 1 mondial des additifs pour bétail, le japonais Ajinomoto, vient ainsi e se taire taper sur les doigts, pour avoir vendu des bactéries transgéniques produites dans l’une de ses usines en France, alors que le groupe n'avait pas encore reçu le feu vert de l'UE.

    Il était sûrement « aminé » de très bonnes intentions…

    Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.

    Sun Mar 4 17:19:11 2018 - permalink -
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  • Le silence vaut accord et emmerdements

    Ah, l'accord tacite, quelle belle idée ! La loi du 12 novembre 2013, pondue sous Hollande et vantée par Macron, pose pour principe que « silence vaut accord ». Si l’administration ne répond pas dans les délais à une demande, c’est qu’elle donne son aval. Un particulier sollicite une autorisation de pêche à pied ? Si au bout de quatre mois la préfecture n’a pas répondu, il peut aller taquiner la palourde. Un promoteur veut défricher ? Si le préfet ne réagit pas à sa demande dans les deux mois, il peut sortir sa tronçonneuse. Ultra-simple.

    Le 10 septembre dernier, Sources et rivières du Limousin, association de protection de l’environnement, fait une demande de renouvellement pour son agrément de « représentativité » (article L141-3 du Code de l’environnement) auprès de la préfecture de Haute-Vienne. Cet agrément, valable cinq ans, permet aux associations écolos qui en bénéficient de siéger dans les instances consultatives, de type conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques ou commission départementale de la chasse et de la faune sauvage… Au bout de quatre mois, pas de réponse. Qui ne dit mot consent ? Antoine Gatet, juriste de Sources et rivières du Limousin, veut s’en assurer. Dans un mail (17/1), la préfecture lui confirme que l’agrément « a été accordé de manière tacite ». Merveilleux ! Mais il y a un léger problème : « Quand on a un agrément, pour bénéficier de ses avantages, il faut pouvoir prouver qu’on l’a. » On doit donc décrocher un papier certifiant qu’on l’a, cet agrément. Et ce d’autant plus que, selon l’article R141—15 du Code de l’environnement, si l’association ne reçoit pas son agrément dans les six mois, c’est que celui—ci est refusé. Oups !

    Heureusement, le législateur a tout prévu : selon l’article L232-3 du Code des relations entre le public et l’administration, il est tout à fait possible d’obtenir une chose délicieuse appelée « attestation de formation de décision implicite d’acceptation » (sic). L’association l’a obtenue le 6 février. Antoine Gatet soupire : « Avant, on envoyait un dossier et, en trois mois, on obtenait un agrément. Maintenant, il faut faire un dossier, au bout de quatre mois demander une confirmation d’accord tacite, puis une attestation écrite de formation de décision implicite d’acceptation ! »

    La simplification est en marche…

    LOL. :))))

    Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.

    Sun Mar 4 17:18:38 2018 - permalink -
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  • Dégraissages dans la loi et la bonne humeur

    Les ordonnances Macron, ça marche déjà ! Quelques semaines après sa parution au JO, le 27 décembre, le texte autorisant les entreprises à recourir à des ruptures conventionnelles collectives fait un carton. En Ile-de-France, la Direction des entreprises et du travail a dénombré une bonne douzaine de boîtes ayant conclu un accord permettant un dégraissage « indolore ».

    Au total, plus de 4 000 salariés vont être poussés vers la sortie grâce à cette brillante trouvaille sociale. Laquelle, sous réserve d’un accord majoritaire avec les syndicats, dispense les employeurs d’élaborer un plan de licenciements. Volontaires ou jetés dehors, ils sont directement inscrits à Pôle emploi et touchent les allocations de chômage.

    La Société générale a decaissé la première : plus de 2 000 employés sur un total de 40 000 vont se retrouver dans le rouge. Le groupe Peugeot a embrayé grâce à l’accord de FO et de la CFE-CGC avec la direction. « Le Figaro », « Les Inrocks » et IBM, dernier en date, ont suivi. Même le célèbre Office chérifien des phosphates (devenu « OCO ») envisage d’alléger ses effectifs français avec, bien sûr, le blanc-seing des syndicats. Externaliser les ennuis pour royaliser les bénéfices… Mohammed VI peut dire merci à Emmanuel Ier.

    Ha ouais, que des PME au bord de l'asphyxie… Je croyais pourtant que c'était elles que ces magnifiques ordonnances (comme les précédentes réformes du Code du taff) devaient aider. Nos élu⋅e⋅s m'auraient donc menti ?! :O


    Une autre macronade est passée incognito dans les soutes de l’ordonnance 6, officiellement destinée à opérer des « ajustements techniques » entre les cinq premières. Un amendement à la loi d’habilitation de cette ordonnance adoptée par le Sénat, mercredi 14 février, permet aux employeurs d’imposer aux cadres un « forfait jour », que ces derniers doivent accepter, sous peine de licenciement.

    L’heure des leurres

    Quêsaco ? Un dispositif aux termes duquel le cadre touchera le même salaire quel que soit son temps de travail. Finis les versements d’heures sup, les récup et, surtout, les kyrielles de plaintes à l’Inspection du travail et aux prud’hommes. Pour les pa- trons voyous. c’est la fête. Le salarié rétif sera considéré ipso facto comme démissionnaire. François Hommeril, président de la CFE-CGC, s’en étrangle : « On nous avait annoncé de simples ajustements, et on nous balance un coup bas. C’est dur, de faire confiance à des gens qui vous mentent. »

    Touchante, cette candeur syndicale…

    Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.

    Sun Mar 4 17:17:56 2018 - permalink -
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  • Pour taxer les régions, la SNCF est pleine d'entrain

    Excellent article qui pointe une partie des causes du déficit structurel de la SNCF.

    Le pédégé Guillaume Pepy embellit ses comptes en surfacturant les services aux petites lignes.

    Boxeur amateur, Edouard Philippe a transformé en punching—ball le pédégé de la SNCF, Guillaume Pepy, dans les coulisses de sa conférence de presse du lundi 26 février. Raison de ce courroux : Pepy avait convoqué les journalistes pour le lendemain, afin de leur présenter les résultats 2017 de la boîte. Or l’excellent résultat de sa marge opérationnelle (1,8 milliard) pouvait donner à penser que le gouvernement se précipitait inutilement. Heureusement pour la réforme, le fardeau de la dette est intact et produit des frais financiers catastrophiques (1,3 milliard) ! Les intérêts liés à la dette — un gouffre de 50 milliards — mangent donc le tiers des bénéfices. Avec de tels chiffres, Pepy peut affirmer qu’il fait bien son métier mais que ses résultats sont plombés par l’Etat. Celui-ci a, en effet, creusé la dette en imposant des investissements colossaux, notamment sur les lignes TGV.

    Le « bon » résultat de 2017 rend plus difficile la tâche du gouvernement, engagé, à l’entendre, dans une réforme profonde. La ministre chargée des Transports, Elisabeth Borne, ne souhaitait pas, d’ailleurs, que le Premier ministre se batte sur plusieurs fronts. Message reçu : Philippe a finalement renoncé à se mettre à dos les élus locaux en fermant les 9 000 km de petites lignes déficitaires pointés dans le rapport Spinetta.

    Sur le front syndical, la réforme du régime de retraite des cheminots est renvoyée à 2019. Mais il faudra quand même en passer par un conflit lourd avant d’exclure du « statut des cheminots » tous les nouveaux embauchés.

    Horreur d’aiguillage

    La guerre n’est pas totalement évitée avec les conseils régionaux. Depuis qu’il préside les Hauts-de-France, Xavier Bertrand n’a de cesse de crier « gare à l’arnaque ». Tout y passe : quand la SNCF vend aux régions des autocollants pour améliorer la signalétique dans les gares, elle prend au passage 14 % de frais d’ingénierie. Si elle commercialise en Europe de l’Est les antiques rames de TER mises au rebut par les conseils régionaux, elle prélève 15 % de commission sur le prix de vente. Une caméra de surveillance coûte trois fois plus cher dans une gare que dans un lycée. Le « pelliculage » d’un train aux couleurs de la région est facturé pas moins de 100 000 euros. Un petit dernier pour la route : quand la Picardie a décidé de retirer à la SNCF la gestion de la ligne Saint-Quentin-Ofigny pour la confier à Socorail, la facture régionale est tombée de 600 000 à 345 00 euros.

    Plus facile d’arrêter un TGV lancé à 300 km/h que Xavier Bertrand quand il accable de reproches la société nationale. Mais il lui concède quand même une excuse : « Ça fait trente ans que l’Etat ne lui a jamais donné les moyens de réinvestir. Il ne faut pas s’étonner que la SNCF use de son instinct de survie pour faire ses fins de mois. »

    Un expert gouvernemental confie ainsi au « Canard » que les TER représentent 28 % du total des dépenses des régions. Dans certaines, ce poste budgétaire est supérieur à celui des lycées. Quant au rapport qualité-prix, il est lui aussi calamiteux. Selon ce même expert, 5 000 ralentissements (jusqu’à 30 km/h…) sont recensés actuellement sur les lignes secondaires. Mais voilà : « Pendant des années, les gouvernements ont imposé des dépenses sans en avoir les moyens. Ce sont donc les régions qui ont dû payer. » Alain Rousset, le président de la Nouvelle-Aquitaine, peste contre un devis établi par la SNCF pour la réfection du tronçon Libourne-Périgueux. « En un an, ce devis est passé de 45 à 80 millions. Et, en plus, la région va devoir faire l’avance de la part que doit l’Etat. » Quel pingre !

    Au total, selon l’expert qui se confie au « Canard », l’an dernier, l’Etat a déboursé 2,2 milliards pour les transports en régions, alors qu’aux termes des contrats qu’il a signés avec les conseils régionaux pour l’entretien des petites lignes, il aurait dû verser 3 milliards. « Bercy freine », râle ce même expert.

    Arrêt Pepy

    Sans attendre l’ordonnance Macron sur l’ouverture au privé, plusieurs régions affichent leur volonté de renégocier les contrats avec la SNCF. Laurent Wauquiez s’est même offert un coup de com’ en annonçant la prochaine prise de contrôle d’une ligne d’Auvergne-Rhône-Alpes par le conseil régional puis le transfert de sa gestion au secteur privé.

    Il s’agit d’une petite ligne touristique d’une quarantaine de kilomètres, Saint-Gervais-Vallorcine, en passant par Chamonix, qui est bondée pendant les vacances. Le plus nul des patrons ne réussirait pas à la mettre en faillite. Mais Wauquiez a montré ses muscles.

    La région Sud (ex-Paca) va, elle, lancer un appel d’offres « blanc ». Il s’agit, là encore, d’un coup de com’ destiné à montrer que la privatisation, ça marche. Transdev, filiale de la Caisse des dépôts, et l’italien Thello sont priés de faire des propo- sitions. Objectif : faire peur à la SNCF pour qu’elle réduise sa facture. Pepy doit être terrorisé.

    Oui, c'est la bonne vieille stratégie habituelle : on assèche financièrement tout en demandant de nouveaux produits ou services, puis on fait constater que "le public, ça ne fonctionne pas et ça coûte cher" alors que ce coût élevé provient de la non mutualisation et de l'écart entre investissement et besoins exprimés, puis on vend à prix cassé au privé qui n'améliore pas la qualité du service mais se contente de le maintenir dans son état actuel voire de supprimer les produits et services non rentables tout en encaissant les bénéfices issus de la vente à prix cassé, des subventions et de techniques de gestion des salarié⋅e⋅s inhumaines. Au final, l'usager⋅e perd en confort voire il voit sa ligne être supprimée, le⋅a citoyen⋅ne perd un service public et les conditions de travail de plusieurs milliers de personnes deviennent invivables. Bien joué.

    Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.

    Sun Mar 4 17:17:00 2018 - permalink -
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  • Les chinoiserîes d’Apple

    La firme à la pomme est prête à tout pour conserver son deuxième plus gros marché derrière les Etats-Unis : la Chine. Apple a cédé aux exigences du gouvernement de Pékin et va stocker en Chine (et non plus aux Etats—Unis) les clés des comptes iCloud de ses clients chinois (« Le Figaro », 27/2).

    Les autorités chinoises pourront dès lors utiliser leur propre système juridique - particulièrement peu respectueux des libertés individuelles — pour demander à l’entreprise de leur communiquer les documents, données, vidéos, photos, etc., stockés par des Chinois dans le cloud. Selon le PC, il s’agit de lutter contre le terrorisme Les disidents ont leur idée sur la question…

    Apple est un récidiviste en la matière : à la demande de Pékin, il avait déjà retiré l’application Skype et près de 670 autres permettant de naviguer sur des sites bloqués par la censure.

    « Think different » (« pensez autrement »), le slogan libertaire d’Apple, n’est apparemment pas de mise pour les internautes de Chine…

    Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.

    Sun Mar 4 17:13:22 2018 - permalink -
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  • Indépendance de la presse, énièmes contre-démonstrations

    Dans le Canard enchaîné du 21 février 2018 :

    Après Wauquiez, intervenu en janvier auprès de la direction de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes pour faire déprogrammé un reportage qui ne vantait pas assez ses actions, c’est au tour de France 3 Normandie de ravir les notables du coin. Le 15 février, ils ont eu la joie d’apprendre le licenciement du confrère Jean-Marc Pitte, ex-reporteur de guerre et enquiquineur local réputé, pour « faute simple », notamment des… entorses au Code de la route. Dans un communiqué, les syndicats (CFDT, CGT, FO, SNJ) ont demandé l'annulation, pour « absence de motif », de ce licenciement, lequel, selon eux, est davantage dû aux sorties journalistiques du limogé contre Frédéric Sanchez, le patron PS de la métropole Rouen-Normandie, qu’à ses sorties de route.

    Dans les stations de France 3, qui veut aller loin ménage sa voiture.



    Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018 :

    Pour couvrir le Salon de l'agriculture, Public Sénat a choisi, cette année, de s’installer au cœur du gigantesque stand de… la FNSEA ! Une proximité qui a fait tousser certains confrères de la chaîne parlementaire, lesquels craignaient de voir l'image de leur indépendance éditoriale… dans les choux.

    Interpellé par la société des journalistes, Emmanuel Kessler, le patron de la chaîne, s'est voulu rassurant : « La FNSEA est plus une institution du Salon qu'un syndicat du monde agricole (sic). » Et d'assurer qu'une « convention écrite » avec le dircom’ du syndicat assurait une « liberté éditoriale totale »…

    Avec ou sans glyphosate ?

    Sun Mar 4 15:55:40 2018 - permalink -
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