Un site parmi d'autres (liste) qui permet d'être notifié par mail (pas plus d'une fois par jour) lorsque le contenu d'une page web change (ajout de contenu, retrait de contenu, modification de contenu).
Une option, « only send alert if sizable change » permet de ne pas être notifié si le changement concerne un seul mot ou une date, ce qui est très pratique contre les « Cette page a été générée le 11 mars 2017 ». Je n'ai pas testé la réaction sur un site web gorgé de publicités, mais, quoi qu'il en soit, ce site ne permet pas de sélectionner la partie de la page que l'on souhaite surveiller. C'est toute la page ou rien.
J'ai commencé à me servir de cet outil pour suivre la proposition de loi de réforme des délais de prescription. Ça change vraiment la manière d'agir. D'habitude, je ratais des épisodes, je découvrais subitement que la séance plénière avait lieu dans 3 jours alors que ça faisait des mois que le texte traînait, etc. Bref, je recommande vivement l'usage d'un outil de détection des changements pour suivre le travail législatif, c'est vraiment le jour et la nuit et ça permet une implication citoyenne moins vaine (à 3 jours d'une échéance, c'est trop tard pour mobiliser, trouver des arguments, etc.).
Dès le début, je me suis demandé quel impact l'usage de ce site a sur la vie privée ? Avec ChangeDetection, une organisation de droit Californien (USA) sait que telle adresse mail est intéressée par telles pages. Dans mon cas d'usage actuel, c'est de la participation à la vie politique ET c'est parfaitement assumé par mon personnage public puisque j'ai longuement parlé de la ppl prescription pénale sur ce shaarli où je n'utilise qu'un pseudonyme de confort qu'il est très facile de lever. Mais dans d'autres circonstances, ça pourrait poser problème. Pour remédier à cela, il existe des logiciels à installer chez soi mais je n'ai rien trouvé en logiciel libre. Il existe également des extensions Firefox sous licence libre (comme Update Scanner), mais une petite notification en haut de mon Firefox ne me convient pas : la probabilité que je passe à côté est trop élevée. J'avais également lu une review, que je ne retrouve pas, qui affirmait qu'une extension envoie la liste des sites surveillés ainsi que l'ID du Firefox à l'auteur de l'extension… Prudence, donc. Au pire, je me dis qu'un enchaînement wget + rm ancienne_version + diff + cron + mail le résult du diff, ça doit l'faire (au coût d'alertes inutiles causées par des « Cette page a été générée le »).
Despite the different ways of handling MAC address randomization in each OS, researchers said devices answered with specific packets (control frames) when they performed a specific request.
The novelty in our method is that we are sending RTS frames to IEEE 802.11 client devices, not APs, to extract a CTS response message which we derive the true global MAC address of that device.
The result of sending a RTS frame to the global MAC address of a device performing randomization was that the target device responded with a CTS frame. A CTS frame, having no source MAC address, is confirmed as a response to our attack based on the fact that it was sent to the original, crafted source MAC address
Once the global MAC address is known, that device can be easily tracked just as if randomization were never enabled.
To protect against attacks on MAC address randomization, researchers recommend a stricter policies when handling MAC address randomization operations.
[…] Ils ont étudié cette interception des deux côtés : en observant le trafic chez certains serveurs Web, et en étudiant certaines des boîtes noires qui font cette interception. Côté serveur, pour voir si le trafic est intercepté, ils regardaient surtout s'il y avait une différence entre le User-Agent: HTTP (RFC 7231, section 5.5.3) annoncé et les paramètres TLS. Si un navigateur se présente comme étant Firefox mais annonce l'extension « battement de cœur » du RFC 6520, on est sûr qu'il s'agit d'une interception : Firefox n'a jamais mis en œuvre cette extension. Des tas d'autres heuristiques peuvent être utilisées, comme l'ordre des extensions TLS dans le ClientHello du client.
Leur étude montre que plus de 10 % des sessions HTTPS vers Cloudflare (6 % pour des sites divers de commerce en ligne) sont interceptées, ce qui est assez inquiétant.
Mais il y a bien pire : le système d'interception, on l'a vu, termine la session TLS et en commence une autre avec le serveur. Ce faisant, la totalité des systèmes testés font d'énormes erreurs TLS : ils annoncent des algorithmes de chiffrement abandonnés (RC4, cf. RFC 7465), ou qui n'auraient jamais dû être utilisées (les algorithmes « exportation », délibérement affaiblis), acceptent des certificats expirés, et, parfois, ils ne valident même pas le certificat du serveur ! Ils sont en outre vulnérables à plusieurs attaques TLS connues. Cela est dû au fait que ces boîtes noires utilisent des versions anciennes de bibliothèques TLS, et qu'elles ne les configurent pas proprement. (Ce problème avait déjà été démontré avec les anti-virus.)
NOPE, NOPE, NOPE, NOPE ! On ne désactive pas DNSSEC au moindre problème ! C'est aussi idiot que d'accepter n'importe quel certificat x509 à l'aveugle ou d'enlever la capote avec un-e inconnu-e au motif que "ça gène un peu" ! DNSSEC sera déployé et il faudra faire avec, apprendre le fonctionnement du DNS en sa présence, apprendre à debug en sa présence !
1) Vérifier qu'unbound-anchor est installé. C'est lui qui se charge de créer le fichier root.key (qui contient la clé de signature de la racine DNS, pas la clé du récursif à qui l'on foward) quand la méthode purement DNS normalisée dans le RFC 5011, que le démon unbound applique quand il est configuré avec auto-trust-anchor-file, a échoué (ordi éteint trop longtemps au moment du roulement des clés de la racine, par exemple).
2) Exécuter : sudo unbound-anchor -a /var/lib/unbound/root.key puis redémarrer Unbound (pas obligatoire mais pour être sûr). Ça forcera la génération du fichier. Unbound-anchor est livré avec le matos pour vérifier cryptographiquement que la clé récupérée est la bonne.
3) Comprendre pourquoi le fichier /var/lib/unbound/root.key a disparu ou n'est plus à jour… Parce que la clé de la racine n'a pas changé récemment (et ça n'arrivera pas avant juillet-octobre 2017). Je n'ai pas eu de problème avec la dernière màj Debian de Linux.
Avec cette configuration, tous les critères de choix de BGP était égaux en cas de longueur d’AS égale sauf le dernier (router-id) qui faisait gagner cogent.
Nous sommes ici dans un cas où on peut faire gagner quantic sans perdre en latence. Mais comme dit plus haut, je ne veux faire gagner quantic que dans ce cas, il n’est donc pas possible d’utiliser la localpref. Il faut donc chercher dans les critère suivants :
- Les deux routes sont d’origine IGP, on ne peut rien y faire,
- les deux routes ont la même MED, ça on peut le changer.
[…]
bgp_med = 50;[…]
Et si nous rechargeons la configuration de bird, rien ne se passe… Pourquoi ? Parce que par défaut bird ne prend pas ce paramètre en compte, c’est écrit dans la documentation
med metric switch
Enable comparison of MED attributes (during best route selection) even between routes received from different ASes. This may be useful if all MED attributes contain some consistent metric, perhaps enforced in import filters of AS boundary routers. If this option is disabled, MED attributes are compared only if routes are received from the same AS (which is the standard behavior).[…]
med metric on;[…]
Et là, une fois la configuration rechargée, nous passons bien par quantic lorsque l’AS path est égal, tout en gardant le mécanisme de sélection normal autrement
Produire plus ? La production mondiale agricole actuelle pourrait nourrir 12 milliards de personnes.
Concentration des fermes endettées (modernisation, pecticides, OGM, spéculation sur les terres, etc.) en grosses entités éloignées du terrain.
Sens commun ? Les dirigeants de cette association, née de l’aile la plus dure de la Manif pour tous, sont désormais installés au centre (si l'on ose dire) de la campagne de Fillon.
Du quartier général de campagne dans le XVe arrondissement de la capitale aux comités de soutien locaux, le candidat de la droite et du centre a imposé des responsables de Sens commun à tous les étages. Ce sont eux qui ont supervisé l’organisation de la manif du Trocadéro. Ce sont encore eux qui, la veille, ont assuré la claque, lors du « meeting de la société civile » (sic) à Aubervilliers.
Au premier rang figurait d’ailleurs le porte-parole de l’organisation, Madeleine Bazin de Jessey. Avec en prime, à ses côtés, un revenant en la personne de Charles Millon, ex-associé du Front national en Rhône-Alpes lors des élections régionales de 1998.
Dans chaque comité départemental, Fillon a exigé qu’un responsable local de Sens commun Siège avec les parlementaires et les élus du coin.
Ce qui a dû rassurer, au moins, les grenouilles de bénitier.
On repense à Qu'a vraiment dit François Fillon sur l'avortement ?
Pour en finir avec l'idée de peines-planchers automatiques dont la droite nous abreuve sans cesse depuis plusieurs années :
Ce n’est donc pas la possibilité de rétablir des peines-planchers qui pose problème, mais la prétention à leur caractère automatique, qui pourrait être contraire à la Constitution. Le principe de personnalisation des peines, inscrit à l’article 132-24 du code pénal, permet de déterminer la responsabilité personnelle en raison de la gravité objective du fait. Ce principe substitue en d’autres termes la proportionnalité de la sanction au désir d’expiation sociale. Or, la personnalisation des peines découle notamment de l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui a rang constitutionnel en France. Le Conseil constitutionnel veille alors à ce que le juge conserve sa liberté dans la fixation de la peine (considérant n° 16). La loi étant contrainte par le respect de la Constitution, le Conseil constitutionnel pourrait le cas échéant censurer une telle automaticité.
Le projet de directive européenne sur la réforme du droit d'auteur a été présenté en septembre 2016. À cette heure, les travaux qui se déroulent au Parlement européen et les mobilisations d'acteurs concernés à l'extérieur se multiplient, faisant notamment une part importante aux deux articles que La Quadrature du Net a pointés dès septembre : l'article 11 sur la création d'un droit voisin pour les éditeurs de presse, et l'article 13 sur l'obligation de détection automatique de contenus illicites sur les plateformes de partage de contenus.
[…]
Dans un premier temps, cet article inverse la charge de la preuve : au lieu d’exiger de l'ayants-droit qu’il prouve qu'il y a eu utilisation illicite de son œuvre, il impose à l'internaute qui a mis en ligne un contenu de prouver, après suppression automatique, que son contenu ne violait pas les droits d'autrui. Ce mécanisme risque de porter gravement atteinte à la liberté d'expression et de création.
[…]
De même, cette mesure crée une rupture d'égalité forte devant la justice : alors que les ayants-droit n'ont pas à intenter d'action judiciaire pour faire supprimer des contenus, les éditeurs dont les contenus ont été abusivement supprimés doivent, eux, supporter la charge d'une action judiciaire pour faire valoir leurs droits à posteriori.
[…]
La question du contrôle des robots est également cruciale : qui contrôlera ces robots, vérifiera leurs paramétrages ? Qui pourra certifier que ces robots auront la finesse d'analyse nécessaire pour distinguer la reprise illicite d'une œuvre et son détournement en parodie ? Qui pourra valider qu'il n'y aura pas d'abus, pas d'excès, pas d'interprétation abusive du droit d'auteur ? Au vu du fonctionnement de ce type de robots pour des plateformes de vidéo (Youtube), il est d'ores et déjà prouvé que ces robots font de nombreuses erreurs.
[…]
En ce qui concerne le principe même de ces outils, il y a une négation flagrante du statut du créateur amateur, qui ne peut être reconnu et protégé que s'il est inscrit à une société de gestion collective de droits, en charge de fournir les empreintes d’œuvres à « protéger » sur les plateformes de partage. Cette logique est contraire aux principes du droit d'auteur qui protège chaque créateur indépendamment de son statut professionnel ou amateur.
[…]
La directive « commerce électronique » de 2000 n'impose aucune obligation de surveillance préalable des contenus pour les hébergeurs de services de partage de contenus en ligne. Il est impossible d'imaginer pouvoir concilier l'obligation générale d'installation d'outils de détection de contenus illicites avec cette absence de responsabilité a priori des hébergeurs sur le contenu, mise en place à l’époque pour permettre le développement de nouveaux services. C’est cet équilibre qui a permis, depuis 15 ans, de sécuriser juridiquement les hébergeurs de contenu. D’éventuelles corrections de ce statut ne peuvent se faire au détour d’une directive sur le droit d’auteur et sans consultation globale préalable.
L'obligation générale de mise en place d'outils de détection automatique de contenus illicites va générer une forte inégalité entre plateformes : le développement ou l'achat de ce type de solutions est extrêmement coûteux. Les quelques entreprises qui sont actuellement en mesure de développer des outils performants de détection de contenus illicites sont elles-mêmes actrices sur le marché des contenus numériques et vont prendre un ascendant et mettre sous dépendance forte les plus petits acteurs qui devront leur acheter ou louer les services de leurs outils.
Pour un tout début de commencement d'un poil de truc positif dans cette directive, voir https://scinfolex.com/2017/02/14/enfin-un-upgrade-de-lexception-de-citation-envisage-dans-la-nouvelle-directive-sur-le-droit-dauteur/ .
Morpho a créé la première version du TES qui va contenir des données biométriques de tout un chacun, Morpho a développé un logiciel intelligent de prédiction du crime à destination des forces de l’ordre françaises (et européennes, nous en parlerons plus tard), Morpho est au cœur du PPP européen à 450 millions d’euros, et pour finir, on retrouve Morpho dans le rapport sur la Police du futur, les cyber-flics [sauce Minority Report] de 2025. Ca fait beaucoup de Morpho, non ?
As a practical matter, it's unlikely that the petition could ever be meaningful. Even if W3C decided to drop EME, there are enough important companies working on the spec—including Netflix, Google, and Microsoft—that a common platform will be built. The only difference is whether it happens under the W3C umbrella or merely as a de facto standard assembled by all the interested parties. Keeping it out of W3C might have been a moral victory, but its practical implications would sit between slim and none. It doesn't matter if browsers implement "W3C EME" or "non-W3C EME" if the technology and its capabilities are identical.
[…]
However, it's not clear that EME does anything to exacerbate that situation. The users of EME—companies like Netflix—are today, right now, already streaming DRM-protected media. It's difficult to imagine that any content distributors that are currently distributing unprotected media are going to start using DRM merely because there's a W3C-approved framework for doing so.
[…]
Deprived of the ability to use browser plugins, protected content distributors are not, in general, switching to unprotected media. Instead, they're switching away from the Web entirely. Want to send DRM-protected video to an iPhone? "There's an app for that." Native applications on iOS, Android, Windows Phone, and Windows 8 can all implement DRM, with some platforms, such as Android and Windows 8, even offering various APIs and features to assist this. In other words, the alternative to using DRM in browser plugins on the Web is not "abandoning DRM;" it's "abandoning the Web."
Many users on wordpress.com forums, complain lately about not being able to upgrade their wordpress installation from the wp-admin. Message being:
“The update could not be unpacked. Installation failed”
Now, if we look into the ftp server log we can notice that everything seems to be just fine. No errors or weird message spit out into the log file. But in fact, a bug affecting vsftpd was causing this behavior. In order to fix this issue and resume normal clean wordpress upgrade we will need to update to 3.0.3x from Debian unstable branch.
J'aime beaucoup ce genre de montages. Quelques autres :
Sur les aspects liberté et convivialité de la voiture, je pense que DataGueule se trompe. J'ai le regard d'un gus qui n'a ni permis ni voiture, qui n'en a jamais eu et qui n'en aura jamais, par contrainte réglementaire donc un gus qui se déplace en transports en commun depuis 15 ans environ (et qui a beaucoup marché, aussi) + qui a habité dans 5 villes de France (situées dans le top 20 des villes les plus peuplées) en tant qu'étudiant puis en tant que travailleur + qui a toujours vécu des campus universitaires puis des emplois situés en périphéries des villes.
Quand je parle de liberté de conduire, je veux dire que je peux aller n'importe où, quand je le désire sans rien demander à quiconque. Exemple : aller visiter quelques-uns des beaux paysages locaux là où aucun transport en commun ne va, transporter des objets lourds ou nombreux, etc. Seul, si j'en ai envie. Jusque-là, ça ressemble à un usage pragmatique de la voiture.
Ben, c'est la même chose à l'intérieur des villes : les transports en commun sont loin d'aller partout et surtout pas à toute heure. J'ai vécu dans des villes où t'as plus de transports en commun après 21h… Super pour la soirée entre potes ! Mais, d'un autre côté, je ne souhaite pas avoir de transports nocturnes car ce sont des boulots à la con pour les personnes qui les exercent. Mais, quand je vois des métros totalement automatisés qui ferment à 2h du mat'… Ouaaais, les faire tourner toute la nuit quasiment à vide va gaspiller de l'énergie, ouais mais à part ça ? Ne peut-on pas mettre des capteurs de présence comme sur les escaliers mécaniques qui fonctionnent en éco dénergie et se remettent à pleine puissance dès que quelqu'un-e monte dessus ?
Même chose pour les campus universitaires et les emplois dans le domaine informatique qui sont situés en périphérie, dans des endroits pas habitables et pas ou peu accessibles en transports en commun (15 minutes de marche en étant exposé à tout vent, sans rien pour arrêter la pluie dans un endroit où le ciel pisse beaucoup…, un bus toutes les 40 minutes, pas de pistes cyclables voire même pas de trottoir sur des routes à très forte fréquentation…, etc.). 1h+ de trajet en cumulant marche+bus+tram en comparaison de 15 minutes en voiture… Est-ce que le jeu du transport en commun en vaut la chandelle ?
La liberté, c'est aussi de pouvoir bouger en toute flexibilité genre quand tu fais de l'associatif, t'aimerais bien participer / discuter / livrer des objets à deux assos qui, forcément, ont toutes deux le seul samedi comme jour de réunion. L'auto permet ça, pas les transports en commun + la marche. C'est ça le problème de fond : avec les transports en commun, il faut tout organiser, tout planifier. Il faut faire plus régulièrement tes courses alors qu'une voiture te permet de transporter pour 15 jours - 3 semaines de bouffe… Perte de temps. Il faut que les camarades associatifs décalent la réunion pour ta tronche. Pour participer à certaines réunions (notamment avec les élu-e-s ou la presse) ou juste pour gérer un truc perso genre l'arrivée de la fibre ou une fuite d'eau chez toi, pas question de faire un aller-retour tranquillou depuis le taff, noooon, faut poser ta demi-journée ! Super pratique.
Quand je parle de convivialité de la voiture, je veux exprimer le fait d'être seul (ou avec des gens que j'apprécie) dans un habitacle qui sert d'espace vital. Les transports en commun, c'est des boîtes de sardines : tu es toujours serré contre des inconnu-e-s. Tu es toujours serré contre des gens qui ont oublié de prendre un bain (parfois pour de bonnes raisons genre douche en panne au club de sport ou panne du système de production d'eau chaude) ou qui se ramènent avec leur bouffe exotique. Tu es toujours en compagnie d'une source de bruit genre gus-se au téléphone, bébé qui braille, gamin-e qui hurle ou tape contre un objet sans que les parents interviennent… Tu peux prendre un casque audio… sauf que je ne suis pas branché musique le matin et après une journée de taff : j'aime bien avoir des moments de vide, de transition. De mon expérience, ces problèmes-là ne peuvent pas être résolus en adoptant des horaires de travail décalées : il y a toujours des emmerdeur-se-s dans les transports en commun, même à 10h ou à 20h. Sans compter que, fondamentalement, je ne vois pas l'intérêt d'être à plusieurs s'il n'y a aucune interaction sociale positive mais uniquement de la nuisance.
Je pense qu'il est vain de chasser les autos de l'intérieur des villes : il faudra toujours des routes pour avitailler les commerces du coin, à moins que l'on décide de les supprimer pour les remplacer par des hangars automatisés depuis lesquels des multinationales puissantes nous livreront à domicile à l'aide de drones, mais ce monde-là sera sans moi. Donc, si l'infrastructure existe, autant l'utiliser.
Pour l'instant, les infrastructures cyclistes sont peu nombreuses et très mal conçues (ha, ici la piste cyclable s'arrête brutalement à cet endroit ! Ha, cette piste cyclable est entrecoupée de routes à traverser tous les 100 mètres alors que l'on est en périphérie ! Ho, cette piste cyclable t'emmène subitement en plein milieu de la route, pile entre les bus et les voitures !) mais même sans ce problème, je ne suis pas sûr que le vélo soit la solution. Contre la pollution, oui, ça fera le job. Contre les incivilités, en revanche… J'veux dire, quand on sera des troupeaux entiers de vélos à la sortie de nos taff, que se passera-t-il ? On aura déporté le problème des bouchons et l'absence de confort des transports "habituels" sur le vélo. Sans compter l'assurance vélo (remplaçante de l'assurance auto) obligatoire pour assurer le vol de ton vélo (ou d'une de ses roues :- ) et les éventuels dommages aux autres… On aura déporté une partie des coûts d'une auto sur le vélo.
Comme le dit DataGueule, le problème des transports est vaste : il faut repenser aussi la localisation de nos universités, de nos emplois et le télétravail, repenser les loyers dans les métropoles, repenser les infrastructures dans les métropoles mais surtout en dehors, repenser l'aménagement des périphéries des villes pour pas avoir que du taff sans logements et sans commerces, repenser la flexibilité horaire au travail histoire de pas tou-te-s être sur la route au même moment, etc.
Je ne suis pas favorable à l'usage de la voiture pour les longues distances (le TGV fait bien mieux) ni pour aller aux commerces situés à 500 mètres (la marche et les bras font le job) mais pour tout le reste, ne pas avoir de voiture, c'est vraiment handicapant, de mon point de vue.
Ce livre couvre la première moitié du quinquennat Hollande, de mi 2012 à fin 2014.
Je l'avais acheté car, justement, je me souviens à peine de cette première moitié de quinquennat (pas de problème pour la deuxième, j'ai bien en tête les régressions sociales, en termes de libertés et en termes de désignation d'un méchant ennemi intérieur). Sur ce point, je ne suis pas déçu.
En revanche, dès le début, dès la première phrase du bouquin, on te cause du danger Le Pen en 2017. Ça sera répété tout au long du livre. Ça fait plus de 40 ans qu'on nous gonfle avec ça, que ça éclipse tout dans les médias (genre pourquoi les médias vont systématiquement demander son avis sur tout à MLP et pas à Mélenchon ou à un autre représentant minoritaire ?!). Ça fait plus de 40 ans qu'on se fait enfumer et serrer la vis par d'autres guignol-e-s d'autres partis qui sont tout aussi dangereux-euses (quand l'UMP nous parle de camps d'enfermement administratif ou de déchéance de nationalité, hein, sérieux) ! C'est bon, il faut passer à autre chose. Le danger c'est pas tant celui ou celle qui récoltera les fruits de la tempête que ceux et celles qui la sème en ce moment. C'est de ces dernier-e-s dont il faudrait avant tout se méfier.
De même, je m'interroge sur l'intérêt des reportages larmoyants "c'est la misère dans telle ou telle cité". Oui, il est important de documenter cela sinon il n'y a pas de prise de conscience et donc pas d'action pour tenter d'endiguer ce phénomène. Mais, dans ce recueil de dépêches, est-ce que leur nombre ne constitue pas du journalisme facile ? Le récueil de témoignage de terrain, c'est bien mais quid du constat macroscopique ?
Quelques notes :
Bilan (très partiel et je ne reprends pas les idioties que j'ai déjà écris ci-dessus) : des dictateurs sont toujours accueillis à l'Élysée (pour les "aider à évoluer", sans doute ;)), banalisation des démantèlement de camps de réfugié-e-s et des expulsions tout en accusant la droite, mesures de façade genre bricolage des impôts et des allocs familiales au lieu d'une CSG fusionnée et progressive ou de revoir le quotient familial qui redistribue aux plus riches, ratification du TSSG européen, etc.
J'ai mis à jour ce shaarli afin de prendre en compte les (nouvelles) idioties^Wpropositions de Mélenchon, Macron et Hamon.