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  • [ Installer une imprimante Konica Minolta bizhub C224e sur Debian GNU/Linux ] printing - How to get work Konica Minolta bizhub 423 printer working? - Ask Ubuntu

    This is just to inform you that this procedure works fine under Ubuntu 16.04 LTS. There was no driver for our Konica Minolta Bizhub c224e, but I selected the driver "KONICA MINOLTA 500/420/360PS(P)" that was available on the list and works like a charm printing in full colour.

    Just remember to change Device URI from the default one to something like lpd://10.1.0.13/print - you can check the IP address in the menu on the printer display.

    August 4, 2017 at 1:43:55 PM UTC - permalink - https://askubuntu.com/questions/144321/how-to-get-work-konica-minolta-bizhub-423-printer-working
  • [ Limitation de la surveillance en temps réel de l'entourage de personnes suspectées ] Communiqué de presse - 2017-648 QPC

    Le Conseil constitutionnel :

    • confirme que la surveillance en temps réel des données de connexion (qui communique avec qui ? quand ? à quelle fréquence ? depuis où ?) de personnes susceptibles d'être en lien avec une menace par tooooute la palette d'acteurs étatiques autorisée par la loi Renseignement, à des fins de lutte contre le terrorisme, est conforme à la Constitution ; :(

    • affirme que la même surveillance n'est pas conforme à la Constitution quand elle vise l'entourage de ces mêmes personnes susceptibles d'être en lien avec une menace.

    Les Exégètes ont contribué à refermer un peu la brèche, temporairement… Le Conseil semble en effet affirmer qu'un patch législatif satisfaisant pourrait être un nombre limité de personnes surveillées parmi l'entourage. Mais, avec un tel patch, on passerait d'une surveillance "open bar" à une surveillance ciblée, donc on aura déjà réduit la brèche et protégé les droits et libertés. GG aux exégètes. < 3

    Via https://twitter.com/bayartb/status/893384523743981568 et https://twitter.com/N_Hervieu/status/893384429892239360

    August 4, 2017 at 10:28:51 AM UTC - permalink - http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2017/2017-648-qpc/communique-de-presse.149578.html?platform=hootsuite
  • Bonjour DGCCRF, je souhaite parler à Orange, stp

    De la fibre à la DGCCRF

    Début mars 2017, je souscris un abonnement pour un accès à Internet par fibre optique sur le site web d'Orange. Rassure-toi, je sors toujours couvert : l'intégralité de mon trafic Internet passe toujours dans un VPN de mon FAI associatif préféré, pas folle la guêpe.

    J'interromps déjà mon récit pour te dire de toujours souscrire via le web : les employé⋅e⋅s des boutiques Orange ne font que remplir le même formulaire (et l'amabilité est fluctuante, comme chez toute personne) et ce traitement humain coûte 9 €/mois supplémentaire durant un an soit 108 € (yep, un abonnement en ligne est 9 €/mois moins cher pendant un an).

    Quinze jours après ma souscription, un employé d'un sous-traitant d'Orange vient fibrer mon logement. Cela me permet de documenter les coulisses d'un déploiement de fibre optique à la maison (avec de zolies photos) et la manière de supprimer la Livebox. Jusque là, ça va.

    Le hic, c'est que je ne reçois ni le contrat ni mon identifiant permettant de m'identifier sur le site web d'Orange. L'identifiant permet de consulter les factures et de désactiver les options (genre demander à ne pas recevoir de spams) comme nous le verrons ci-dessous. Le contrat est important puisque, pour rappel, toute l'idéologie de la Commission européenne pour retarder l'adoption de la neutralité des réseaux en UE était que "les opérateurs n'ont qu'à indiquer, en tout petit dans leur contrat, toutes les atteintes à la neutralité du réseau qu'ils commettent et toutes celles qu'ils envisagent de commettre et le gendarme des télécoms se contentera de vérifier si le contrat évoque l'intégralité des atteintes en cours sur le réseau et sanctionnera pour manquement à la transparence le cas échéant. Si la neutralité des réseaux est un critère important pour les consommateurs, alors ceux-ci, en acteurs libres et éclairés liront le contrat et choisiront l'offre d'accès à Internet sur laquelle il n'y a aucune atteinte". Que fait-on sans contrat ?

    Comme je le raconte dans un précédent shaarli, à la demande d'une employée d'Orange, il a fallut triturer mon adresse postale dans le système informatique d'Orange pour qu'elle corresponde au déploiement de la fibre optique dans mon immeuble. Il n'est donc pas forcément étonnant que je ne reçoive rien, l'adresse n'ayant aucune signification pour La Poste, même si un⋅e programmeur⋅euse informatique dirait tout de suite que normalement, on découple l'adresse de facturation de l'adresse de livraison du service…

    Le 18 mars, je téléphone au service client⋅e⋅s d'Orange (le fameux numéro de téléphone « 39 00 »). Nous modifions mon adresse postale et l'employé du sous-traitant d'Orange déclenche l'envoi d'un duplicata du contrat. N'ayant toujours rien reçu, je ré-itère ma démarche le 8 avril. Cette fois, on me dit que nous modifions mon adresse postale aujourd'hui mais qu'il faudra téléphoner à nouveau dans 1 semaine pour déclencher l'envoi du duplicata, afin d'être sûrs que la modification de l'adresse est bien prise en compte. Je téléphone le 29 avril : l'adresse n'est toujours pas la bonne… Rebelote. Je téléphone le 27 mai : toujours pas OK.

    Je décide de saisir la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

    J'interromps à nouveau mon récit pour rappeler que, depuis 2009, à l'échelle de chaque département, les DGCCRF ont fusionné avec le service départemental vétérinaire, le service départemental de protection de l'environnement et le service départemental de protection de la santé. Les effectifs et les moyens (locaux, par exemple) ont été réduit à peau de chagrin. Cela a pour but de faire des économies, paraît-il. Désormais, pour toute question des cons sommateur⋅rice⋅s, il y a un service national avec des hommes⋅femmes-robots qui tentent de répondre en faisant une recherche dans la littérature… qui est déjà accessible sur le web. Je me souviens encore du temps où l'on pouvait aller dans leurs locaux pour poser des questions… C'était il y a moins de 15 ans ! Ça me met dans un état de rage. L'inspection du travail est aussi en train de se faire plomber méchamment… Le business d'abord, merde ! Travaille, consomme et tais-toi ! C'est bien triste. :'(

    Dans notre malheur collectif, la DGCCRF propose tout de même un formulaire en ligne qui permet de les informer d'un litige commercial. Étant donné le nombre limité de caractères, j'ai envoyé un PDF d'une demie page expliquant mon problème. J'ai informé la DGCCRF de mon litige le 29 mai. J'ai eu une réponse quasi humaine le 1er juin. Rapide. Réponse qui m'informe que mon dossier a été transmis au médiateur interne à Orange et que si ça ne donne rien, je pourrais saisir l'association Médiation Communications électroniques et que si ça ne donne rien, je pourrais tenter un procès.

    Le 20 juin, une directrice du « service national consommateurs » d'Orange me téléphone. Elle m'informe que la DGCCRF a bien toqué à sa porte, que mon adresse postale de contact / facturation enregistrée dans le système info d'Orange est bien la bonne, que le contrat n'est jamais envoyé par courrier (il faut se débrouiller à le trouver sur le site web d'Orange, hahahaha) et que les identifiants ne sont jamais re-envoyés par courrier (pourquoi le service client⋅e⋅s a-t-il une procédure pour cela, alors ? ;) ). Avant de m'adresser au service client⋅e⋅s d'Orange, je m'étais créé un compte sur le site web d'Orange. Mais pour obtenir les droits sur mon contrat fibre, il fallait saisir mon numéro de client qui se trouve sur une facture qui se reçoit… sur le compte dont je n'ai pas le mot de passe. L'employée ne peut pas me le communiquer ni le changer de force (dafuck ?!), mais elle peut me filer mon numéro de client afin que je me fasse procuration à moi-même…

    Mes deux demandes (contrats et identifiants) étant satisfaites, je clôture le dossier à la DGCCRF le jour même par retour de mail.

    Une semaine plus tard, devine ce que je trouve dans ma boîte aux lettres ? Mais oui, mon identifiant, celui qui est censé ne pas être renvoyé. Mais aussi mon identifiant de connexion (PPoE/DHCP). Évidemment, cela a été envoyé à la mauvaise adresse, celle qu'il a fallut fabriquer à la volée avec l'employée Orange pour valider l'intervention du technicien qui a fibré mon logement…

    Et après tout ça, Orange t'envoie plusieurs enquêtes de satisfaction titrées « Votre avis est précieux »… Foutage de gueule… Le paradoxe entre une multinationale qui standardise au maximum mais qui cherche à personnaliser l'expérience utilisateur⋅rice parce que ça rapporte du blé. MA-GI-QUE. :')

    Si ça peut t'aider, le numéro de téléphone du service national consommateurs d'Orange est le 08 00 00 76 56. Tu vas tomber au standard, demande Delphine Erpin (je ne suis pas sûr de la manière de l'écrire). Pour être crédible, t'as qu'à dire que c'est la DGCCRF qui t'a filé le numéro et le nom.


    Nettoyer les options inutiles d'un abonnement Orange fibre optique

    Maintenant que j'ai mon (et même mes) identifiant, je peux me connecter à l'espace client Orange et virer les options que me semblent fort déplaisantes :

    • Dans « Offres et options » -> « Maîtriser vos usages » -> je désactive tous les appels sortants (je veux juste un accès à Internet, pas de téléphone) et les achats à l'acte et sur abonnement (Internet+ de son petit nom) qui n'est qu'un moyen pour Orange de devenir un intermédiaire de paiement (comme il le faisait sur le Minitel !) et de voir passer tes factures pour des services et des abonnements que t'achètes en ligne ;

    • Ton nom en haut à droite -> « Gérer vos infos personnelles » -> « Vos moyens de contact » -> décocher les deux cases pour ne plus recevoir de spam provenant d'Orange sur ta boîte mail externe. Attention, si comme moi tu as deux comptes (voir la fin de la section précédente), il est nécessaire de décocher les cases dans les deux espaces client pour que l'envoi de spam cesse ! Il est possible de recevoir un ultime spam les jours suivants si la campagne était déjà prête quand t'as choisi de t'en retirer ;

    • Ton nom en haut à droite -> « Gérer vos infos personnelles » -> « Voir toutes les préférences de contact » (tout en bas) -> désactiver l'envoi de spam provenant d'Orange sur ta boîte mail @orange.fr ;

    • Ton nom en haut à droite -> « Gérer vos infos personnelles » -> « Gestion des diagnostics » -> désactiver la collecte d'informations (nom, adresse MAC et adresse IP de chaque équipement relié à la Livebox + nature du lien et qualité de la liaison entre la box et chaque équipement). Ceci est collecté uniquement afin d'aider le service technique. J'y vois aussi un moyen de détecter du partage de connexion entre voisin⋅e⋅s (via la qualité du lien ;) ) et surtout de savoir qui s'est rendu au domicile de qui (adresse MAC ;) ) ;


    Mention spéciale au « miroir digital »

    Le Miroir Digital présente une vision globale et détaillée de vos usages via l'analyse de votre navigation. En activant le Miroir Digital, vous autorisez Orange à déposer un cookie sur votre navigateur. Nous analysons les données de votre navigation Internet. Afin de profiter du Miroir Digital pensez à activer vos cookies. Pour le reste, vous surfez comme d'habitude ! L'analyse à partir des cookies sera mise en œuvre sur chaque navigateur sur lequel vous serez enregistrés avec vos identifiants et mots de passe Orange. Lorsque vous utilisez un ordinateur public ou appartenant à un tiers, effacez les cookies ou utilisez la fonctionnalité « naviguer en privé » du navigateur. Les correspondances privées (notamment contenu des emails, messagerie instantanées, mots de passe, activité sur les réseaux sociaux) et vos téléchargement ne sont pas traités. Les sites traitant des sujets suivants : religion, philosophie, origine raciale, sexualité, appartenance politique ou syndicale, santé ne sont pas pris en compte.
    Du contenu, des offres et des bons plans vous sont proposés en fonction de vos thématiques préférées.

    Pour qu'un navigateur web transmette un cookie à un site web, il faut que le cookie et le site web partage le même domaine (exemple : il faut que le site web shaarli.guiguishow.info ait une frame ou un contenu hébergé chez orange.fr pour que le cookie Orange soit envoyé par ton navigateur quand tu visites ce shaarli). Comme ce n'est pas le cas sur la majorité des sites web, on en déduit qu'Orange a signé un juteux contrat avec une régie publicitaire qui a de conséquentes parts de marché et qu'en échange, Orange propose quelques offres promotionnelles à ses client⋅e⋅s. Orange a donc connaissance de toutes les pages web qui intègrent la régie publicitaire consultées par un foyer lambda… Une bonne partie des lectures de ce foyer… Comme quelqu'un⋅e lisant au-dessus de l'épaule de millions de personnes. Un outil de surveillance.

    J'en profite pour rappeler que la phrase « Les sites traitant des sujets suivants : religion, philosophie, origine raciale, sexualité, appartenance politique ou syndicale, santé ne sont pas pris en compte. » est autant un mensonge que de dire que les programmes informatiques autorisés par la loi Renseignement ne traitent pas les données des journalistes, des avocat⋅e⋅s et des autres professions protégées pour la simple bonne raison que la découverte qu'il s'agit d'un site web traitant de religion, de philo, de sexe, de syndicalisme ne peut être faite qu'a posteriori, au moment où les données collectées sont analysées. Or, la Cour de Justice de l'Union Européenne a été très claire dans son arrêt Digital Right Ireland : collecter, même sans traiter, c'est déjà de la surveillance de masse puisqu'il suffit de revenir sur sa décision de ne pas traiter telles donnéees et pouf, rien ne s'y oppose.

    Encore aujourd'hui, le miroir digital n'est pas activé par défaut. Et contrairement à Numerama, je n'ai constaté aucun popup lors de ma connexion à l'espace client⋅e⋅s. Mais vu la ribambelle d'extensions Firefox que j'utilise, ce n'est pas étonnant. :D

    Pour activer / désactiver le miroir, il faut cliquer sur ton nom en haut à droite -> « Gérer vos infos personnelles » -> « Voir toutes les préférences de contact » (tout en bas) -> l'onglet « Miroir digital » en haut.


    Ce que j'en retire

    • Il n'y a pas moyen de dialoguer avec une grosse société commerciale ni d'être considéré comme un⋅e être humain⋅e. Cela renforce ma conviction qu'il faut développer du business local à l'échelle humaine. Plein. Partout. Il devrait y avoir des petits opérateurs télécoms locaux, à l'échelle d'une ville, d'une zone géographique, d'un département… Ainsi, nous serions traité⋅e⋅s en humain⋅e⋅s car nous serions beaucoup moins nombreux⋅euses. En l'attente de cette prise de conscience, il faut allouer plus de crédits à la DGCCRF (et ne pas laisser sombrer l'inspection du travail) ;

    • Toute la zolie théorie libérale tombe à l'eau : non, les sociétés commerciales ne savent pas s'autogérer sans écraser les gens donc il faut un minimum d'intervention de l'État pour instituer des contre-pouvoirs protégeant les faibles des puissant⋅e⋅s. De même, la transparence ne peut suffire, il faut, par défaut, une protection forte et concrète des droits humains ;

    • Le système d'information d'Orange est très mal conçu ;

    • Le miroir digital relève de la surveillance de masse des esprits par un acteur privé. Il ne faudrait pas activer cette fonctionnalité.
    August 3, 2017 at 11:52:08 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?1VTV2A
  • (Faire semblant de) Réparer la chasse d'eau des WC

    Un jour, la chasse d'eau des WC ne semble plus fonctionner puisqu'après actionnement, de l'eau s'écoule en permanence dans la cuvette.

    Ouvrons le capot du réservoir d'eau et voyons comment ça fonctionne à l'intérieur. Ha, oui, pour ceux et celles qui débutent, il faut d'abord dévisser le bouton qui actionne la chasse d'eau jusqu'à pouvoir le retirer complètement (il suffit de le dévisser de droite à gauche, comme un couvercle de conserve en verre).

    En gros, à l'intérieur d'un réservoir de WC, il y a deux mécanismes : le tuyau d'arrivée d'eau et un flotteur d'un côté, le mécanisme d'actionnement de l'autre. Voir le schéma de https://www.bebe-et-tournevis.fr/conseils/r%C3%A9soudre-un-probl%C3%A8me-de-chasse-d%E2%80%99eau-sans-appeler-le-plombier.

    Le fonctionnement est simple : un joint souple bloque la sortie vers la cuvette, l'arrivée d'eau remplit le réservoir, le flotteur reste à la surface de l'eau et s'élève en suivant le niveau de celle-ci puis, à un certain moment, bloque l'arrivée d'eau. Une pression sur le bouton d'action de la chasse soulève la cloche (la base du mécanisme d'actionnement quoi), ce qui provoque la libération rapide de l'eau dans la cuvette. Puis, le mécanisme d'actionnement remet la cloche en place donc le joint bloque la sortie vers la cuvette et rebelote.

    Première vérification : est-ce que le flotteur est fonctionnel ? Monte-t-il avec le niveau de l'eau et parvient-il à stopper l'arrivée d'eau ? Dans mon cas, oui.

    Deuxième vérification : est-ce que le flotteur arrête l'arrivée d'eau avant que le niveau de l'eau dans le réservoir n'atteigne le trop-plein (le tube au milieu du mécanisme d'actionnement) ? Sinon l'arrivée d'eau remplit trop le réservoir, le trop-plein le vide, l'arrivée d'eau remplit, le trop-plein vide, etc. Dans mon cas : oui.

    Je me dis que le joint souple du mécanisme d'actionnement est foutu / rongé / entartré. Il faut démonter le mécanisme d'actionnement de la chasse afin d'avoir accès au joint. Pour démonter le mécanisme d'actionnement, il suffit de le prendre à pleine main et de le tourner un coup vers la gauche. Les loquets en plastique seront débloqués et il sera possible de soulever l'essentiel du mécanisme. Dans mon cas, le joint semble en bon état avec juste un peu de particules blanchâtres de tartre que j'ai enlevées avec de l'eau et de l'huile de coude. Pour remettre en place le mécanisme, il faut le remettre à sa place et tourner vers la droite. Plusieurs essais peuvent être nécessaires en fonction de l'emplacement des loquets et des encoches.

    Je remonte le tout et ça fonctionne… quelques chasses… puis ça foire à nouveau. En revanche, il n'y a pas de fuite d'eau vers la cuvette entre deux chasses réussies. Je me dis que ça doit être le mécanisme d'actionnement sans trop savoir quoi donc je re-ouvre le réservoir, juste pour voir.

    Avec l'arrivée d'eau coupée, je m'amuse avec le mécanisme d'actionnement et je comprends ce qui cloche : le mécanisme ne redescend pas toujours après actionnement, il est grippé, il ne coulisse plus donc, forcément, l'eau rejoint la cuvette en permanence. J'aurai dû comprendre plus tôt en écoutant le bruit des WC après chaque chasse ratée : je n'entendais pas le bruit sourd, « CLANG ! » caractéristique du mécanisme qui retrouve sa position fermée et du joint qui empêche brutalement l'eau de descendre dans la cuvette. Pour remettre le mécanisme en ordre de marche, il suffit juste de tirer sur le bitoniau sur lequel vient se visser le bouton d'actionnement.

    J'étais partant pour dire que ça ferait bien l'affaire en l'état, mais ça fait quand même un réservoir entier qui se vide à chaque couac, ce qui constitue un gaspillage monstrueux d'eau…

    Je me renseigne sur le prix d'un mécanisme de chasse d'eau à étrier à double débit : 25 € au magasin du coin. OK. Sauf que je comprends que pour remplacer le mécanisme central d'une chasse d'eau, il faut soulever le réservoir, ce qui implique de dévisser l'arrivée d'eau et le réservoir (qui est fixé à la cuvette par deux gros vis). Ben ouais, tu croyais que les loquets dont je parle ci-dessus se fixent dans quoi ? Dans un socle en plastique situé "sous" le réservoir… Cette opération dépasse mes compétences.

    Pour l'instant, j'ai trouvé une manière de prévenir le problème : appuyer de manière minimale sur les boutons d'actionnement de la chasse. Ne pas rester appuyé, ne pas enfoncer les boutons à fond comme un bourrin, mais juste ce qu'il faut pour déclencher la chasse, petite ou grosse. Et si le système se grippe à nouveau, ce qui n'est pas arrivé depuis, hop, tirer sec sur le bouton d'actionnement sans tout démonter à nouveau et ça repartira.

    August 2, 2017 at 11:43:49 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?MYIkHw
  • Modifier l'énumération papier d'un interphone d'immeuble

    Parfois, on signe un bail locatif avec un⋅e particulier propriétaire portant sur un appart' situé dans un immeuble. Parfois, on se retrouve avec le genre d'interphone pointé par ce shaarli. Parfois, on se retrouve avec un syndic de copropriété (l'organe exécutif, qui peut être un bidule professionnel, qui est choisi via une mise en concurrence par le syndicat des copropriétaires, le bidule informel qui regroupe tou⋅te⋅s les propriétaires d'un immeuble, similaire aux membres d'une association, les deux délibèrent d'ailleurs en Assemblée Générale annuelle) qui n'y va pas de main morte sur la tarification des services aux propriétaires / locataires. Dans mon cas, le syndic propose d'ajouter mon nom sur la liste située dessous l'interphone en échange de 50 €. Ben oui, le syndic fait intervenir un prestataire professionnel donc bon comprenez mon bon monsieur…

    Il faut bien comprendre que dans une platine de rue (le bloc interphone + liste) comme celle-ci, la liste est juste un tableau imprimé sur une feuille A4 pliée et glissée entre deux plaques de plastique épais. Et que tout cela se démonte aisément…

    Au premier abord, les vis pour démonter le cadre font peur : on dirait du torx avec une boule au centre. Normal : il s'agit de « security torx ». On se dit qu'il doit falloir un tournevis spécial pour les dévisser. Hé bah non, un tournevis plat de 2,5 mm (x 75 mm pour la longueur du manche, par exemple) suffit largement. Après cela, il suffit d'augmenter l'espace entre les deux plaques de plastique en dévissant 4 écrous (qui, dans mon cas, n'étaient pas serrés du tout donc dévissables à la main). Enfin, il suffira de retirer l'ancienne liste et d'en glisser une corrigée à la place avant de revisser le tout. Waaaaaaouh, ça valait bien 50 €.

    Pour corriger la feuille, je conseille d'en refaire une en intégralité. Sur du papier avec un faible grammage. J'ai choisi de coller une étiquette par-dessus le nom de l'ancien⋅ne locataire de mon appart' et, à la nuit tombée, ça se voyait, l'éclairage depuis l'intérieur de la platine ayant plus de mal à traverser deux couches de papier. Mais bon, 2 jours plus tard, le syndic' a refait toute la feuille… en prenant en compte ma modif'… sans rien me facturer jusque-là.

    August 2, 2017 at 9:13:04 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/data/uploads/2017/08/platine_rue.jpg
  • Ninth Circuit Rules on National Security Letter Gag Orders

    This is the latest chapter in a court proceeding that dates back to 2013, when Cloudflare initiated a challenge to the previous form of the NSL statute with the help of our friends at EFF. Our efforts regarding NSLs have already seen considerable success. After a federal district court agreed with some of our arguments, Congress passed a new law that addressed transparency, the USA FREEDOM Act. Under the new law, companies were finally permitted to disclose the number of NSLs they receive in aggregate bands of 250. But there were still other concerns about judicial review or limitation of gag orders that remained.

    […]

    In its ruling, the Ninth Circuit upheld NSL gag orders by ruling that the current system does not run afoul of the First Amendment. Currently, the laws governing the issuance of NSLs permit a nondisclosure requirement so long as the requesting official certifies that the lack of a prohibition “may result” in certain types of harm. However, there is no judicial scrutiny of these claims before the gag order goes into full effect. Only once the restriction has already been imposed can a company seek judicial review before a court. Furthermore, the FBI must only reassess the gag order at three years in, or when investigation has closed.

    Along with our co-petitioner, CREDO Mobile, Cloudflare challenged the NSL gag orders as a “prior restraint” on free speech. In First Amendment law, prior restraints are judicial orders or administrative rules that function to suppress speech before it ever takes place. There is a heavy presumption against the constitutionality of prior restraints, but they can be justified in narrowly defined circumstances or if the restraint follows certain procedural safeguards. In the context of NSLs, we considered those safeguards to be lacking.

    The Appeals Court disagreed: in its ruling, the Court determined that NSL gag order was indeed a prior restraint subject to “strict” constitutional scrutiny, but that such orders were “narrowly tailored to a compelling state interest” and provided enough procedural safeguards to pass constitutional muster.

    While we are still reviewing the specifics of the court’s decision, Cloudflare will continue to report on NSLs to the extent permitted by law. We will also continue to work with EFF as we weigh how to proceed: the next steps may be to make a request for an en banc appeal all the members of the 9th Circuit, or petition the U.S. Supreme Court to take up the case.

    August 1, 2017 at 10:04:30 PM UTC - permalink - https://blog.cloudflare.com/ninth-circuit-rules-on-nsl-gag-orders/
  • Ils m'appellent « Madame la présidente » | Haute Résolution

    Un bon billet sur une des manières d'encapaciter des personnes. À lire.

    Première, ça veut dire être en pleine lumière. Et ça me gêne. Ça veut dire que tous les autres élèves de la classe vont regarder ce que je fais, et surtout, qu’on va me prendre pour exemple. Les rares moments où la prof exhibait ma copie pour dire « prenez exemple, elle a tout bon », j’étais très gênée.

    Déjà parce que c’est pas vrai. Je fais des erreurs, souvent. Et puis, c’est une dictée, je n’ai aucun mérite, c’est facile d’avoir tout bon, il suffit d’avoir retenu la forme des mots. Rien qui mérite les palmes et les honneurs.

    Ensuite, c’est chiant parce que ça m’empêche d’essayer. Si tout le monde me regarde, je vais avoir peur de faire le moindre faux pas, et donc je vais moins prendre de risques : « han mais toi qui es si bonne en orthographe, tu as fait cette faute d’accord ! ». On pardonne moins aux gens qu’on prend en exemple.

    […]

    A la Fédération, un jour on a proposé, sur le ton de la plaisanterie, mon nom comme candidate au bureau. Puis en mon absence (!) [1] à l'AG suivante, pof, vice-présidente.

    C’est pas exactement comme forcer la main. Les gens qui m’ont « poussée devant » à chaque fois, ne m’ont pas fait faire quelque chose que je ne voulais pas. Je sais dire non, et j’ai déjà refusé des responsabilités que je ne voulais pas prendre. L’expression juste est « poussée devant ». Il y a eu cette impulsion qui disait : mais si, tu peux, allez. La main qui te pousse sur le devant de la scène alors que tu hésites à sortir des coulisses, et qui dit « allez ». Je ne sais pas si j’aurais fait ça de moi-même. Je serais certainement restée terrée dans les coulisses.

    Alors c’est un peu malgré moi, mais c’est tant mieux.

    Ce que ça a créé comme brèche, c’est que ça a opposé, à ma parole qui était « ce n’est pas à moi de juger que je suis utile, je ne le suis pas plus que tant d’autres, alors je ne vais pas me mettre en avant » (entendre : « je connais le texte par cœur et j’ai répété, mais quand même, je n’ai pas envie de faire capoter la pièce si je me trompe alors je vais rester dans les coulisses et souffler le texte aux autres, moins de risques »), une autre parole : « si, tu en es capable » (et tiens, te voilà sur la scène, au fait).

    […]

    Ça a bien fini par arriver. L’autre sentiment que j’avais dans la voiture à Cholet, et qui m’emplissait de trouille, était que c’était irrémédiable. C’était trop évident. Pour tout le monde. Ça coulait de source. J’étais donc morte de trouille à l’idée que ça arrive, je ne me sentais pas du tout à la hauteur.

    Pour que j’accepte simplement de présenter ma candidature au poste de présidente de la Fédération FDN, il a fallu un travail assez long. C’est des heures de discussions avec Benjamin, qui démontrait par a + b que si, ça tu sais faire, ça tu fais déjà, si si, ça tu as les épaules pour, si, ça tu vas apprendre et vite, donc pas d’inquiétude, etc. C’est un an et demie-deux ans à entendre, de la part de lui comme d’autres : « tu as les épaules pour faire ça », « tu es légitime ». La parole qui autorise.

    Il faut, à un moment donné, cette parole qui dit « tu es légitime ». Sans quoi ça n’arrive jamais. On reste bloquée à « non mais, je suis trilingue, diplômée d’une prestigieuse fac de droit, j’ai vingt ans d’expérience en droit des affaires internationales, mais quand même, je ne vais pas m’autoproclamer experte en droit des affaires international ». Hmm, si tu peux, en fait. [2]

    Benjamin a aussi, doucement, créé cette forme de poussée vers l’avant qui faisait que je n’avais pas d’autre choix que d’assumer des responsabilités comme une grande : me retrouver seule à représenter la Fédération à l’anniversaire de l’Arcep, par exemple.

    J’ai repensé il y a quelques jours à l’un des meilleurs conseils qu’on m’ait donné. En prépa, devant notre apathie à préparer le concours de l’école normale supérieure (1 % de réussite, peu d’entre nous se sentaient réellement concernés par le concours), M. Jambet [3] referme le livre que nous commentions et s’énerve : « Cessez donc d’être des personnes en puissance et soyez des personnes en acte ! » « Vous êtes ici parce que vous avez les moyens de prétendre au concours : devenez ce que vous êtes ! » Devenez ce que vous êtes. Projetez-vous reçus au concours au lieu de vous dire que ce n’est pas pour vous. Autorisez-vous à faire ce dont vous êtes capables.

    C’est ça, ce qu’il se passe, quand on ne s’autorise pas à avoir l’ambition pour ce dont on est capable : on ne s’autorise pas à devenir ce que l’on est. La présidente actuelle de mon association de doctorants est brillante, mais repoussait la responsabilité en disant qu’elle n’y arriverait pas. On l’a poussée devant et élue présidente. Je l’aie vue devenir présidente. Agir de manière présidentielle, prendre l’initiative sur tout, positionner l’association sur tel et tel événement. Il suffisait de s’autoriser, d’accepter que c’est sa place. Elle était déjà parfaitement capable. Elle était, en fait, déjà présidente. En puissance. Il manquait ce geste-là.

    […]

    S’autoriser à être légitime, en fait, c’est aussi une conversion du regard, au sens fort et platonicien du terme. C’est cesser de regarder les autres en disant : « et si j’échoue ? », et poser la question autrement : « qui suis-je et quelle est ma place ? ». C’est la juste continuité de ce que je disais il y a quelques temps déjà : « [j]'ai compris que je serai vraiment utile non pas en essayant d'être ingénieur barbu comme eux, ça n'a aucun intérêt. En conjuguant mes apports d'avant avec ce que j'apprends des télécoms. Ça, ça me semble plus malin. Courir après ce qu’on n’est pas ne fait que renforcer le complexe. ». Une partie de la question « et si j’échoue ? » réside en fait dans « et si j’échoue à faire comme Benjamin ? ». C’est une mauvaise question, parce je suis sûre d’échouer : je ne suis pas Benjamin Bayart.

    Changer de regard amène à considérer le fait que je peux tout à fait réussir à cette place avec ce que je suis. Parce que je suis quelqu’un d’autre. Et que si j’échoue c’est pas grave. Personne n’est parfait, ni lui ni moi. Et que ça ne remet pas en cause qui je suis ni à quoi je suis légitime de prétendre. C’est ma place, non ?

    August 1, 2017 at 9:38:58 PM UTC - permalink - http://hauteresolution.net/blog/articles/ils-mappellent-madame-la-presidente/13/
  • Réinstaller un hyperviseur dans une grappe Ganeti suite à une panne matérielle [Alsace Réseau Neutre] - GuiGui's Show - Librement Shaarli

    Heu... J'aimerai savoir pourquoi 4 SSD flanchent d'un coup ?

    Aucune idée. Multiples chocs électriques envoyés par le contrôleur et/ou le backplane ? Firmwares vaseux ? 42 ? Nous ne savons pas.

    Tout ce qu'on peut dire :

    • Nos 10 SSD, répartis en RAID 5 de 4 SSD + 1 spare dans 2 serveurs, proviennent de la même série : ils ont été achetés en même temps chez le même revendeur et leurs numéros de série se suivent même s'il y a quelques trous plus ou moins longs dans les séquences ;

    • Aucune erreur n'a été remontée par SMART (avec un smartd configuré ainsi : https://wiki.arn-fai.net/technique:smartd ) ;

    • mdadm a sorti plusieurs fois un des SSD de la grappe RAID en janvier 2017, le 18/05/2017 puis le 02/06/2017. À chaque fois, impossible de le faire détecter à nouveau par Linux avec un classique echo 0 - 0 > /sys/class/scsi_host/hostX/scan, il fallait rebooter. Ces événements ne nous inquiétaient pas outre mesure : un contrôleur SATA qui part en vrille et qui ignore un de ses ports, c'pas nouveau, c'était même parfaitement connu du support de Dell à une époque… De même, mdadm qui sort un disque d'une grappe parce que y'a eu un pet de mouche tout près, ça s'est déjà vu plusieurs fois ;

    • Sauf que le 02/06/2017, ça re-foire 15 minutes après que nous ayons réintégré le disque dans la grappe RAID. On se dit qu'on va changer le SSD de slot et lala. Sauf que le disque n'apparaîtra jamais aux yeux du contrôleur depuis son nouveau slot. Idem si l'on le met dans un laptop. Même le BIOS n'affiche aucune info. Ce dernier met juste 3 plombes à effectuer le POST (car il voit une tension électrique différente sur le port SATA ? Ce qui pourrait signifier que tout le contrôleur à l'intérieur du SSD n'a pas grillé ?) sans pour autant réussir à initialiser le SSD ;

    • À ce moment-là, on s'est dit que bon bah en fait ça n'a jamais été le slot qui foirait mais le SSD qui était aux portes de la mort. Donc on déplace un des SSDs restants dans le slot du SSD mort. Il n'apparaîtra jamais. Y compris sur le laptop ;

    • Il reste donc 3 SSD, juste de quoi relancer la grappe RAID sans déplorer une perte de données. On transvase donc les SSDs dans un autre serveur que l'on n'a jamais utilisé en prod' (mais que l'on a testé vite-fait à l'achat, en 2015). Évidemment, en chemin on met les SSD dans le laptop : 2 OK, 1 mort. On boote quand même le serveur : 2 morts, 1 OK. Mort confirmée par le laptop. Nos SSD étaient tellement en souffrance que le simple fait de les mettre sous tension les fusillent ? ;

    • Les 4 morts seront confirmées ultérieurement sur deux desktops. On a essayé de flasher un firmware, rien à faire. On a fait jouer la garantie 10 ans Samsung ;

    • Nous sommes 2 mois plus tard et aucun des SSD utilisés dans notre autre serveur n'est tombé en panne donc la loi des séries ouaaaaaaais mais bon… ;

    • Nous n'avions pas de supports de stockage à sacrifier pour vérifier notre hypothèse du contrôleur SATA ou du backplane qui envoie des châtaignes électriques. Notre contrôleur SATA est intégré à la carte mère (le « i » dans HP P410i, sa référence) donc impossible de le changer. Le format de chaque backplane étant différent, c'est particulièrement relou d'en trouver un. Donc nous n'avons pas creusé plus loin.
    August 1, 2017 at 8:12:11 PM UTC - permalink - http://www.librement-votre.fr/shaarli/?S5J15A
  • Le Conseil constitutionnel juge le CETA compatible avec la Constitution française

    Saisi par des députés de gauche, le Conseil constitutionnel a estimé, lundi, que l’accord commercial de libre-échange entre l’UE et le Canada n’implique pas de réviser la Constitution.

    […]

    Même s’il doit encore obtenir l’assentiment des trente-huit Parlements nationaux et régionaux des pays membres pour entrer en vigueur, le feu vert des eurodéputés permettra son application partielle à partir du 21 septembre.

    […]

    Il faudra encore plusieurs années avant que l’ensemble des Parlements nationaux et régionaux valident à leur tour le CETA. Que se passera-t-il si l’un d’eux vient à dire non ? Difficile à dire, car cela ne s’est jamais produit. En France, le traité est vivement critiqué de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par les écologistes, une partie de la droite et de la gauche. Début mai, le président Emmanuel Macron, qui défend le CETA, s’est néanmoins engagé à reconsidérer sa position si son impact était jugé négatif par une commission d’experts nommée pour l’occasion.

    Sa composition a été détaillée le 6 juillet par le premier ministre Edouard Philippe. Ses neufs experts, spécialistes de l’environnement, de l’agriculture ou de la santé, ainsi que des juristes spécialisés dans le droit international, seront présidés par Katheline Schubert, économiste de l’environnement et professeur d’université à l’Ecole d’économie de Paris. Ils rendront leur rapport début septembre.

    A peine créée, la commission est déjà contestée. La FNH et l’Institut Veblen, qui réclamaient sa création, estiment que les « conditions d’une évaluation utile et impartiale ne sont pas réunies », et réclament son ouverture à des profils différents.

    Ok, il n'y aurait pas d'atteinte au principe de précaution et les tribunaux arbitraux aux mains des industriels leur permettant d'attaquer les normes / décisions d'États dès qu'ils pensent qu'elles remettent en cause leur business ne sont pas contraires à la Constitution… Pas de problèmes non plus à forcer la main en permettant l'application partielle de l'accord avant que tous les Parlements nationaux le valident.

    July 31, 2017 at 11:04:04 PM UTC - permalink - http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/07/31/le-conseil-constitutionnel-juge-le-ceta-compatible-avec-la-constitution-francaise_5166881_823448.html
  • Réinstaller un hyperviseur dans une grappe Ganeti suite à une panne matérielle [Alsace Réseau Neutre]

    Chez ARN, Fournisseur d'Accès à Internet associatif en Alsace, nous avons perdu un des hyperviseurs de notre grappe Ganeti quand 4 des 5 SSD de la machine ont flanché le même jour.

    Voici un bout de documentation sur comment réintégrer l'hyperviseur à la grappe et quelques notes concernant la compatibilité entre les versions de Ganeti et de DRBD packagées dans Debian Jessie et dans Debian Stretch.

    July 30, 2017 at 11:03:34 PM UTC - permalink - https://wiki.arn-fai.net/technique:ganeti#reinstaller_un_hyperviseur_suite_a_une_panne_materielle
  • La violence des opprimé·e·s | Emma

    Il y a 6 ans, j'ai atterri dans un environnement professionnel extrêmement masculin. Pour arranger ma situation, j'avais pour tâche de faire bosser des types qui n'étaient pas sous ma responsabilité, et j'étais enceinte.

    J'ai donc pu faire l'expérience de ce qu'est un environnement professionnel hostile. Mon quotidien se résumait à d'agréables interactions dans ce style :
    ‒ Je peux t'embêter deux minutes ?
    ‒ Attends la fin de ma chanson.

    Ou dans ce style :
    ‒ Hey, tu m'avais dit que tu livrais hier mais j'ai toujours rien, y'a un souci ?
    ‒ T'as piqué la robe de ta grand-mère ?

    J'en arrive à mon sujet : il serait légitime, dans ce genre de situation, de s'énerver et de remettre le type à sa place. Sauf qu'une femme qui s'énerve ça entraîne ce genre de réactions :
    ‒ Ça te regarde en quoi ce que je porte ??
    ‒ Ça y est, c'est la crise <- remarques désobligeantes
    Regards entendus
    Sourire de victoire

    Cette façon d'agresser une personne et de lui faire croire que c'est elle qui réagit mal, c'est en fait une technique de manipulation très pratique pour empêcher des personnes de se rebeller. Ça a même un nom : le gaslighting.

    Il y a deux choses qui facilitent le gaslighting d'une personne ou d'un groupe de personnes :

    • La solidarité entre les dominants (dans mon cas, solidarité masculine)

    • Des conditionnements sociaux qui biaisent notre perception de la réalité (dans mon cas, le patriarcat pousse à voir l'agressivité masculine comme une façon légitime de s'affirmer, et l'agresssivité féminine comme de l'hystérie.

    L'histoire des suffragettes est un exemple typique de gaslighting. Au début du 20e siècle, les femmes n'avaient pas le droit de vote. C'est-à-dire qu'on ne les considérait pas VRAIMENT comme des êtres humains autonomes.

    Un peu partout en Europe, les femmes militaient sans grand succès pour obtenir ce droit.

    En 1903, le mouvement des sufffragettes s'est formé dans l'optique de passer à un mode d'action plus direct et plus violent, comme par exemple s'enchaîner à des bâtiments publics, brûler des lieux emblématiques de la domination masculine ou faire irruption dans des assemblées masculines.

    Ces actions ont mené beaucoup d'entre elles en prison. Quand elles entamaient des grêves de la faim, on les y gavait de force.

    Mais, on veut juste des droits ! :/

    Elles faisaient aussi des manifestations durant lesquelles elles étaient molestées par la police. Des groupes d'hommes extrayaient des manifestantes dans des ruelles et les violaient, la police fermait les yeux.

    Pourtant, ce qui était critiqué et médiatisé à l'époque, ce n'était pas la violence que constitue le fait de priver des êtres humains dde leurs droits. Ce n'était pas non plus la violence avec laquelle on tentait de les faire abandonner leur luette. Ce qui était critiqué, c'était la violence des suffragettes. D'ailleurs, j'entends encore ces critiques aujourd'hui.

    En tout cas, on retrouve bien les deux constantes dont je parlais : la solidarité des dominants entre eux (les hommes dirigent l'État, la police et la Justice) et un contexte qui biaise le ressenti des gens. Il est perçu comme normal que les femmes ne puissent pas voter, ce n'est donc pas une violence.

    Et il se passe la même chose avec les mouvements de rébellion actuels. Que ce soit un ouvrier qui arrache la chemise qui responsable qui est en train de ruiner sa vie, un manifestant qui brûle une voiture de luxe ou des quartiers qui s'embrasent la énième fois qu'un proche meurt sous les balles de la police…

    C'est toujours la violence des opprimé⋅e⋅s qui est montrée du doigt. Du coup, je me demande… quel niveau d'humiliation subie devra-t-on atteiindre, pour qu'on nous estime légitime à réagir en dehors du cadre que nos oppresseurs ont défini pour nous ?
    ‒ Vous vouliez me voir ?
    ‒ Ah, oui ! Nous allons devoir vous licencier.
    ‒ Hein ??
    ‒ Enfin, ne vous énervez pas, madame, ayons cette conversation calmement, entre adultes !

    Comme l'expose un commentaire, il y a aussi une deuxième oppression décrite dans cette BD : celle de la hiérarchie, qui vient elle-même en réaction à celle, fantasmée ou non (genre elle est clairement fantasmée dans la définition des délais d'un grand nombre de projets informatiques), de la clientèle. Même si elle n'était pas une supérieure hiéarchique, l'auteure contribuait à cette oppression, « planifier pour faire tourner les équipes » n'étant qu'un mot de novlangue pour exprimer « vite vite, toujours plus vite et bien fait ! ».

    Notons que l'oppression de l'auteure n'est pas forcément une réaction à une oppression concernant la cadence de taff, mais qu'il est bien pratique de le prétendre pour ne rien remettre en question (bah oui, dent pour dent, œil pour œil est un biais socialement mieux accepté ;) ). Mais si c'était le cas, il n'en reste pas moins que c'est idiot d'avoir rajouté une oppression sur une seule personne qui, du coup, se retrouve victime de deux oppressions (hiérarchie et le fait d'être une femme) au lieu d'avoir travaillé à une compréhension mutuelle et à trouver une solution pour réduire l'oppression "cadence de taff".

    De même qu'il est idiot de transposer l'oppression de la clientèle en oppression interne : le but même des structures de taff (et de leur personnalité déshumanisée) et des chef⋅fe⋅s est de faire bouclier, de décider qu'elles contraintes sont réelles ou non, de répondre de manière humaine à celles qui sont réelles, de partager la responsabilité, de répartir la rage de la clientèle, etc. C'est ça qui, pour moi, justifie, entre autres, les salaires plus élevés dans les couches hautes de la hiérarchie. Sans cela, autant revenir à des professions libérales (chacun⋅e produit et vend directement le produit de sa production), autant virer les intermédiaires hiérarchiques inutiles.



    Dans le même genre : https://emmaclit.com/2016/10/27/le-fond-et-la-forme/

    Quand une féministe débat avec quelqu'un, basiquement, elle est quand même en train de demander à ce qu'on ne soit plus violées. Et elle face à quelqu'un qui avance des arguments dans le but de la décourager…

    Pourtant, régulièrement, c'est à elle que son interlocuteur va reprocher d'être agressive.
    ‒ On ne veut plus subit de violences ! Il faut que ça casse !
    ‒ Ok, mais tu dois demander gentiment.

    Pourtant, c'est complètement possible de dire super calmement des choses agressives…
    ‒ En même temps quand tu t'habilles comme ça, tu cherches les ennuis.
    ‒ C'est quand même pas si compliqué de trouver un boulot, tu dois pas trop chercher.

    … et de tenir avec colère des propos tout à fait légitimes.
    ‒ Mais non ! Rien ne lui donnait le droit de me peloter le cul !
    ‒ Mais c'est facile pour toi ! Moi on me rappelle même pas ! J'ai envoyé 20 CV cette semaine !

    Cette façon qu'ont les personnes dominantes de demander aux opprimées de se ddéfendre avec calme, c'est quelque chose de super courant. Dans le milieu militant, on appelle ça le tone policing ou tone argument : la police du ton, ou comment s'offusquer de la forme pour ne pas avoir à réfléchir au fond…

    Ça peut s'exprimer de plusieurs façons.

    Le rappel à l'ordre…
    ‒ Ne pouvons-nous pas avoir une conversation calme entre adultes ?

    Le tone plicing inversé…
    ‒ Ha ! Enfin quelqu'un qui sait discuter avec intelligence !

    … et celle qui personnellement m'énerve le plus : le paternalisme du faux allié :
    ‒ Vraiment, je partage ta cause, je suis moi-même très féministe, mais ne crois-tu pas que ton propos serait mieux reçu si tu étais moins agressive ? Tu nuis à ta cause avec cette attitude !

    À la suite de ma BD sur le regard masculin, j'ai reçu des dizaines de messages privés me ""conseillant" d'être moins agressive. Sauf que ce que ces types voulaient en réalité, c'est pas que je sois sympa, c'est que j'arrête de tenir des propos qui les obligent à se remettre en cause. Faute d'arguments valables, c'est sur mon ton qu'ils m'attaquent.

    Alors que bizarrement (ou pas), aucun d'entre eux n'a réagi aux nombreux commentaires méprisants et agressifs postés sous la BD. Comme d'habitude, et ça rejoint ce que je présentais dans ma BD sur la violence des opprimé⋅e⋅s, seule l'agressivité des faibles est remarquée et reprochée.

    Et on arrive à une situation absurde où des mecs reconnaisent la réalité de notre situation… mais nous reprochent qu'elle nous mette en colère.

    En vrai, personne n'est dupe. La situation leur convient très bien et ils n'ont pas du tout envie qu'elle change. Se présenter en allié est juste un moyen d'échapper eux critiques.
    ‒ Quand tu me dis que tu es d'accord avec moi, mais que mon agressivité nuit à ma cause… je sais très bien que tu ments. C'est toi qui nuis à notre cause en ne nous reconnaissant pas le droit d'être en colère. Si tu la partageais vraiment, tu serais énervé aussi et tu nous soutiendrais.

    Alors, quand l'envie vous vient de rappeler à l'ordre une personne opprimée au milieu d'un débat… prenez deux minutes pour réaliser qu'elle est en train de demander des droits basiques et que vous les lui refusez. Ça aidera à comprendre sa colère et qui sait, peut-être à réfléchir à ses arguments.

    July 30, 2017 at 6:12:29 PM UTC - permalink - https://emmaclit.com/2016/05/25/la-violence-des-opprime%c2%b7e%c2%b7s/
  • Hyperviseur pour des besoins simples administrable à distance avec une interface graphique : KVM + libvirtd + virt-manager

    Choix

    Besoin d'un hyperviseur ?

    Pour des machines virtuelles durables ? Exit OpenStack qui est plus orienté "à la demande".

    Sans besoin de redondance, sans besoin d'un cluster ? Exit Ganeti.

    Sans besoin de trouzemilles fonctionnalités dans une usine à gaz ? Exit Proxmox.

    Besoin d'une interface graphique minimaliste mais fonctionnelle ? Exit la ligne de commande et virsh.

    Solution retenue : KVM + libvirtd sur l'hyperviseur, virt-manager sur le poste des admins.


    Installation / configuration

    Sur le poste des admins : apt-get install virt-manager et c'est prêt. La communication entre les PC des admins et l'hyperviseur se fait avec SSH.

    Sur l'hyperviseur : apt-get install openssh-server qemu-kvm libvirt-daemon-system puis ajouter le compte UNIX de chaque admin aux groupes kvm libvirt et libvirt-qemu : usermod -aG <groupe> <admin>. Configurer SSH, distribuer les clés publiques, tout comme d'habitude.

    Dans virt-manager, Fichier -> Ajouter une connexion. Hyperviseur : QEMU/KVM. Cocher Connexion à un hôte distant. Méthode : SSH. Nom d'utilisateur : compte UNIX de l'admin sur l'hyperviseur. Nom de l'hôte : nom ou IP de l'hyperviseur.

    Et voilà. Un petit hyperviseur simple pour des besoins simples administrable à distance par des personnes très peu familières avec la ligne de commande.

    July 28, 2017 at 5:01:27 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?RAOKrg
  • Recharger sa voiture électrique en quelques secondes ? - Le Hollandais Volant

    Prenons l’exemple de la Tesla modèle S : il y a plusieurs configurations possibles, mais la plus petite batterie fait 75 kWh. Ce nombre correspond à la quantité d’énergie que la batterie peut stocker. 75 kWh d’énergie, c’est une façon de dire que la batterie peut délivrer une puissance continue de 75 kW émise durant 1 h. Ou bien 150 kW émise durant 30 minutes. Ou encore 300 kW émise durant 15 minutes.

    Lors de la recharge (supposée sans pertes), c’est l’inverse : pour recharger une telle batterie en 1 h, il faut l’alimenter avec 75 kW de puissance. Pour la recharger en 15 minutes, il faut un chargeur de 300 kW.

    Pour recharger la batterie de 75 kWh en 10 secondes, il faut un chargeur capable de délivrer une puissance de… 27 000 kW. Soit vingt-sept mégawatt.

    Pour vos donner une idée, le type d’installation la plus répandue en France est celle qui propose 6 kW à une maison toute entière (en réalité on parle de 6 kVA, mais pour simplifier un peu, on va dire que c’est la même chose, l’erreur n’est pas très importante et de toute façon pas énorme).

    Afin de recharger en 10 secondes notre Tesla S, il faudrait donc une puissance électrique équivalente à 4 500 ménages, soit la puissance électrique délivrée par EDF à une ville de 10 000 habitants environ.

    Le problème n’est pas la quantité d’électricité nécessaire, mais la vitesse à laquelle on l’injecte dans notre batterie : pour transporter 75 kWh d’énergie en 10 secondes de votre prise à la batterie, il faut non seulement une source d’énergie colossale, mais aussi une prise énorme ainsi que des câbles démesurément gros.

    Si on reste sur du 230 V, le câble serait traversé par 117 000 ampères. N’importe quel câble fondrait instantanément avec une telle intensité. Avec la gaine du câble, la prise, le mur, le compteur, le transformateur électrique et même toute l’installation EDF jusqu’à la sortie de la centrale. C’est juste infaisable.

    Pour vous donner une autre idée, même recharger un téléphone portable en 5 secondes n’est pas possible : il faudrait faire passer du 16 A sous 230 V dans votre téléphone. C’est à peu près le câble utilisé pour un chauffage électrique de 3 000 W : ces câbles sont gros et ce n’est pas pour rien : à cette puissance, le cordon d’alimentation risque de fondre si il était moins gros, tellement ça chauffe.

    July 28, 2017 at 3:53:06 PM UTC - permalink - https://lehollandaisvolant.net/?d=2017/07/25/22/36/37-recharger-sa-voiture-electrique-en-quelques-secondes
  • [ Verrouillage du pavé numérique sur l'écran de login par défaut de MATE ] LightDM — ArchwikiFR

    Pour verrouiller les touches du pavé numérique sur l'écran de login par défaut de MATE (LightDM), il faut ajouter ces deux lignes à la fin du fichier /etc/lightdm/lightdm.conf :

    [SeatDefaults]
    greeter-setup-script=/usr/bin/numlockx on
    July 27, 2017 at 5:04:18 PM UTC - permalink - https://wiki.archlinux.fr/LightDM#Verrouillage_du_pav.C3.A9_num.C3.A9rique
  • Remplacer la livebox avec DHCP+DHCPv6-pd (linux/openbsd) - GuiGui's Show

    Dans certaines zones géographiques (exemples : Grenoble, Strasbourg), il y a une étape supplémentaire afin de remplacer la Livebox : les requêtes DHCP doivent être envoyées avec une priorité de VLAN bien définie (« 6 »).

    Oui, comme nous l'apprend johndescs, on peut définir la priorité d'une trame 802.1Q (VLAN).

    Pour ce faire, au lieu de créer l'interface avec la commande /sbin/ip l a link eth0 name $IFACE type vlan id 832, il faut utiliser la commande /sbin/ip l a link eth0 name $IFACE type vlan id 832 egress-qos-map 0:6. Ensuite, il faut ajouter la règle suivante : sudo iptables -t mangle -I POSTROUTING -o orange -j CLASSIFY --set-class 0:1. Pour qu'elle soit positionnée automatiquement au boot, il est possible d'utiliser le logiciel netfilter-persistent couplé à iptables-persistent. C'est tout. Ce sont les uniques changements, le reste du tuto ne change pas. Notons que la commande qui repose sur iproute2 peut être remplacée par vconfig set_egress_map $IFACE 0 6.

    Que signifie ce paramétrage avec iproute ? Sa compréhension n'est pas aisée.

    Disons qu'en gros, il existe trois types de marquage de la priorité :

    • un au niveau des paquets IP, nommé DSCP ;

    • un au niveau des trames Ethernet VLAN, nommé VLAN priority (802.1p) ;

    • un dans le noyau Linux, nommé sk_priority. C'est un marquage contenu dans les structures de données du noyau associées à chaque paquet réseau. Le marquage est donc virtuel : il n'apparaît pas physiquement dans un paquet, il n'est pas codé sur le support de transmission (câble réseau, fibre, air, etc.). Il est interne et propre à une machine donnée. Ce marquage sert pour faire des classes de QoS, par exemple.

    Il y a une correspondance entre sk_priority et VLAN priority. Par défaut, une interface VLAN n'a pas de priorité de sortie. On peut voir cela dans /proc/net/vlan/<nom_interface>. Exemple :

    $ sudo cat /proc/net/vlan/orange
    orange  VID: 832     REORDER_HDR: 1  dev->priv_flags: 1001
             total frames received            4
              total bytes received          948
          Broadcast/Multicast Rcvd            0
    
          total frames transmitted            6
           total bytes transmitted         1374
    Device: eth0
    INGRESS priority mappings: 0:0  1:0  2:0  3:0  4:0  5:0  6:0 7:0
     EGRESS priority mappings:

    Il n'y a bien rien en egress. Donc, aucune sk_priority ne sera appliquée à un quelconque paquet. Nous pouvons essayer avec sudo iptables -t mangle -I POSTROUTING -o test -p icmp -j CLASSIFY --set-class 0:5 : les trames éthernet contenant un ping (ICMP echo request de son vrai nom) n'auront pas une priorité de 5 quand on les capturera avec wireshark ou autre. Si nous recréons notre interface VLAN avec une correspondance 5:5 (une sk_priority de 5 sera traduite en VLAN priority de 5) avec sudo ip l a link eth0 name test type vlan id 42 egress-qos-map 5:5, notre règle iptables devient fonctionnelle : les trames Ethernet contenant des ICMP echo request sont marquées avec une VLAN priority de 5. Les autres trames Ethernet restent inchangées.

    Par défaut, les paquets n'ont aucune sk_priority définie. C'est pour cela qu'au début de ce shaarli, j'ai ajouté une correspondance 0:6 : les trames contenant des paquets qui n'ont pas de sk_priority (et reçoivent donc la sk_priority par défaut, « 0 ») sont marquées avec une VLAN priority de 6. C'est le cas des requêtes DHCP donc ça fonctionne. \o/

    Je te vois venir : tu penses que j'agis mal en marquant tooooous les paquets sortants avec une VLAN priority à 6 et tu voudrais faire ceci pour optimiser mon tuto :

    $ sudo iptables -t mangle -I POSTROUTING -o orange -p udp --sport 68 --dport 67 -j CLASSIFY --set-class 0:6
    $ sudo ip l a link eth0 name test type vlan id 42 egress-qos-map 6:6

    Ça ne fonctionnera pas car, comme nous le rappelle johndescs, l'implémentation DHCP de l'ISC utilise des sockets raw pour communiquer. Or, les sockets raw échappent totalement à Netfilter en sortie. Il n'est pas possible de capturer de tels paquets ni de leur appliquer un quelconque traitement.

    Pourquoi je parle de DSCP ci-dessus ? Parce que le noyau Linux converti automatiquement les DSCP en VLAN prority (quand l'egress est activé, bien entendu). Ce qui est logique puisque les VLAN priority reprennent les classes les moins granulaires de DSCP. Ce qui est illogique puisqu'un VLAN est normalement dédié à un seul usage donc on ne devrait pas faire fluctuer sa priorité si la nature du trafic échangé diffère… Démonstration ? sudo ip l a link eth0 name test type vlan id 42 egress-qos-map 1:1 2:2 3:3 4:4 5:5 6:6 7:7. ping -Q 72 <IP> génère des paquets avec un DSCP égal à 0x48 (hexadécimal) et une priorité de VLAN de 2 (lire ll'article pointé par le lien précédant pour comprendre le calcul réalisé par le noyau pour faire correspondre un marquage DSCP à une VLAN priority). ping -Q 16 génère des paquets avec un DSCP égal à 10 et une priorité de VLAN égale à 6. Cela fonctionne aussi avec un petit programme en C qui utilise int val = 0xe0; setsockopt(sock, IPPROTO_IP, IP_TOS, &val, sizeof(val));.

    Ben alors ?! Puisque l'implémentation DHCP de l'ISC assigne toujours un ToS de 4 (donc un DSCP égal à 0x10 donc une VLAN priority égale à 6), on ne devrait rien avoir à faire d'autre que sudo ip l a link eth0 name orange type vlan id 42 egress-qos-map 6:6 ?! Sauf que les sockets raw, utilisées par dhclient, échappent aussi à ce sous-système… LALA.

    À quoi sert la règle iptables -t mangle -I POSTROUTING -o orange -j CLASSIFY --set-class 0:1 ? Pour que tout le reste du trafic (le trafic non-émis via des sockets raw) ait une sk_priority égale à 1. Comme nous n'avons pas configuré la correspondance sur l'interface, les trames Ethernet contenant ce trafic seront marquées avec une VLAN priority à 0, ce qui est ce qu'attend Orange. Oui, si t'envoies tout ton trafic avec une VLAN priority à 6, ton débit sera limité à 300 ko/s environ et la latence explosera à 2-3 secondes au moindre téléchargement. Si tu utilises une autre priorité de VLAN, 0 ou 1, par exemple, ton débit sera limité à 4 mo/s environ et la latence explosera à 300 ms.

    ÉDIT DU 29/07/2017 À 20H55 : ajout de l'indispensable marquage du reste du trafic émis en priorité 0. FIN DE L'ÉDIT.

    July 27, 2017 at 1:24:27 AM UTC - permalink - https://shaarli.guiguishow.info/?XHaGeA
  • Change default network name (ens33) to old “eth0” on Ubuntu 16.04

    Si toi aussi tu ne veux pas des noms d'interfaces réseau dit persistants / cohérents (basés sur le nom du driver utilisé) sur ta Debian Stretch, mais que tu préfères les bons vieux noms (eth1, wlan0, etc.), ajoute net.ifnames=0 dans la GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT de ton /etc/default/grub.

    July 26, 2017 at 5:05:16 PM UTC - permalink - http://www.itzgeek.com/how-tos/mini-howtos/change-default-network-name-ens33-to-old-eth0-on-ubuntu-16-04.html
  • Consommer moins pour vivre mieux ? - Le Cavalier Bleu

    Ce livre présente la décroissance, c'est-à-dire l'idéologie qui remet fondamentalement en question la croissance économique érigée en dogme comme elle l'est actuellement dans nos sociétés. L'idée clé est d'arrêter de faire de la croissance pour produire de la croissance et de remettre la nature et les humain⋅e⋅s au centre de notre attention. Le mouvement décroissant va donc au-delà de l'économie, il s'agit d'un modèle de société tout autre construit autour de l'idée "il faut être athée de la croissance", les idées brodées autour se discutent encore à l'heure actuelle. Les hypothèses posées sont celles de la croissance comme racine des maux constatés (délocalisations, exigence de flexibilité accrue, chômage en hausse depuis 30 ans, systèmes redistributifs en panne, précarisation, inégalités, épuisement précoce des ressources naturelles, rupture des liens sociaux / insensibilité au sort d'autrui, etc.) et le fait que les autres modèles échoueront à corriger tous ces maux car ils corrigent un à un les problèmes sans remonter à la cause racine de ces problèmes.

    Le concept clé est la loi de l'entropie : issue de la thermodynamique, elle stipule que l'énergie utilisable devient peu à peu inutilisable et que l'énergie requise pour obtenir quelque chose augmente. Vu que l'univers est un système clos (il n'y a pas d'échange d'énergie et de matière avec "autre chose", l'énergie utilisable diminue donc l'entropie augmente donc l'univers va forcément se refroidir et s'éteindre. La question est donc de savoir si l'on va dans le mur demain (croissance effrénée) ou après-demain (décroissance ou autre modèle de société). Notons que le progrès technique peut être vu comme un ensemble de moyens pour trouver et exploiter de l'énergie encore utilisable qu'on ne savait pas exploiter avant… et tracer ainsi plus vite notre chemin vers notre tombe.

    Il n'y a pas un mouvement pour la décroissance mais plusieurs, car il existe une multitude de pensées : culturalisme (l'humain⋅e doit changer de valeurs, les valeurs avant tout), rejet (ou non) du progrès technique asservissant pourtant vendu comme la solution à tous nos maux, priorité (ou non) à la préservation de la nature, faire passer (ou non) le social d'abord "moins de biens, plus de liens", contrôle fort (ou non) de la population mondiale, etc.

    Hum, la décroissance, c'est un truc de gauchos, non ? Ce n'est pas clair… Certain⋅e⋅s auteur⋅e⋅s décroissant⋅e⋅s refusent la recherche de l'égalité (valeur plutôt attribuée à la gauche), d'autres l'individualisme (valeur plutôt attribuée à la droite). Parfois il⋅elle⋅s prônent l'amélioration des systèmes de répartition des richesses, parfois il⋅elle⋅s prônent l'entraide. La décroissance se cherche encore politiquement parlant.

    On peut se demander si les objecteur⋅rice⋅s de croissance ne se trompent pas de combat :

    • Est-ce qu'il faut cesser le dogme de la croissance ou le continuer tout en réparant nos systèmes redistributifs de richesses ? Faut-il cesser le capitalisme (au motif que la croissance profite principalement aux détenteur⋅rice⋅s de moyens de production) ou le remodeler en considérant qu'en ce moment, plusieurs modèles capitalistes sont en œuvre sur la planète avec des variantes dans le degré de croissance, de redistribution des richesses, etc. dues à l'institutionnalisation dont font l'objet ces économies capitalistes (perso, je suis convaincu qu'il n'y a plus de contrôle social de la croissance dû à une perte de valeurs) ?

    • Faut-il, ou non, trouver des compromis tels que compétition / solidarité = commerce équitable ou éthique / finance = investissement socialement responsable, etc. ? Estime-t-on que le monde des sociétés commerciales ne peut apporter aucune solution et qu'il pourrit même la notion de développement durable (green-washing, motif pour produire toujours plus (notamment des gammes de produits "verts"), etc.) ?

    Il n'existe pas de réponse tranchée, il y a tout un arc-en-ciel de positions décroissantes, de la plus consensuelle à la plus radicale. Un des arguments des décroissant⋅e⋅s radicaux⋅ales est de dire qu'on sait que le travail actuel est placé sous un régime de domination, d'aliénation et d'exploitation ; Les syndicats sont là pour établir un compromis ; Pourtant, ils échouent. Donc, il ne faut accepter aucun compromis.

    La décroissante tente de remettre à plat les théories économiques : l'analyse économique classique repose sur les lois de la mécanique classique (action, réaction, tout ça) et fonctionne en vase clos (les schémas économiques illustrent le système présenté comme étant isolé dans son coin, sans interaction avec d'autres ni avec l'humain⋅e et l'environnement…). La décroissance explique l'économie par les lois de la thermodynamique et prévoit des échanges entre les systèmes étudiés et entre ces systèmes et l'extérieur.

    Comment agit-on ? Il n'y a pas de scénario de transition pré-écrit et plusieurs voix se font entendre : intervention des États pour taxer les "mauvais" comportements et/ou financer les dégâts envisagés par certain⋅e⋅s auteur⋅e⋅s (perte d'emploi, répartition des richesses, etc.), remise en question profonde de nos modes de vie, des pratiques locales fédérées, etc. Concernant les pratiques locales / individuelles, c'est du très classique : autoproduction, simplicité volontaire (on consomme ce dont on a besoin, on répare ce qui peut l'être, on fuit les modes), favoriser la consommation locale, donner au lieu de jeter, réfléchir aux sujets importants, réduire son temps de travail pour se consacrer à d'autres choses, tisser des liens sociaux, etc.

    Au moment de recommander (ou non) ce livre, je suis hésitant… Il s'agit en réalité d'une compilation d'écrits agrémentée de quelques réflexions des auteurs. Parfois, cela donne l'impression de lire un recueil de citations… Mais, d'un autre côté, ça permet de creuser les différents aspects couverts par la décroissance (économie, démographie, social, aspects politiques, aspects théoriques, etc.) en une seule fois.

    Notes :

    • La fécondité diminue au niveau mondial : de 6 enfants par femme en 1960 à 2,8 enfants de nos jours. 97 pays (développés et émergents) sont en dessous du renouvellement de la population (2,1 enfants par femme). 43 autres pays (Inde, Mexique, Afrique du Sud, etc.) ont une fécondité en baisse comprise entre 2 et 3 enfants par femme. 82 pays en développement (Congo, Bangladesh, Nigeria, etc.) ont une fécondité supérieure à 3 et amorcent une baisse. Le taux de croissance de la population mondiale a légèrement diminué ces 50 dernières années, d'environ 1,3 % à 0,8 % annuel.

    • Les reproches adressés au progrès technique par les partisan⋅e⋅s de la décroissance sont : quand la recherche de l'efficacité maximale est placée au-dessus de toute autre valeur humaine, alors il y a un problème ; il est aujourd'hui (et depuis trèèèèès longtemps) impossible, pour un⋅e humain⋅e de comprendre maîtriser tout le progrès technique. L'humain⋅e devient donc un rouage de la technique, ce qui n'est pas sain ;
    July 16, 2017 at 8:53:42 PM UTC - permalink - http://www.lecavalierbleu.com/livre/consommer-moins-pour-vivre-mieux/
    fiche-lecture
  • Livre : Quand le digital défie l'état de droit, par Olivier Iteanu - ITEANU - Avocats | Technologies, Informatique, Internet, Communications, Electroniques

    Dans ce livre, Olivier Iteanu constate que les conditions générales d'utilisation de la majorité des services web que nous utilisons tous les jours (Google Search, Google Youtube, Facebook, Uber, etc.) précisent que le tribunal compétent pour trancher un litige est un tribunal californien. De même, l'auteur constate que l'application du droit français par ces grosses plateformes en matière de retrait de contenus litigieux (racistes, antisémites, atteinte à la vie privée, etc.) est insuffisante. L'auteur s'interroge donc : est-ce qu'on va vers une américanisation du Droit européen et français ? Les plateformes de la Silicon Valley sont-elles le fer de lance de cette américanisation comme Hollywood rayonne sur la culture mondiale ? Si la loi est la codification suprême de la manière dont nous faisons société, est-il justifié qu'elle soit rendue inapplicable aux usages numériques les plus répandus ? Est-il souhaitable d'avoir une seule culture au niveau mondial destinée à cracher du fric ou faut-il tenir compte des valeurs différentes de chaque territoire ?

    J'aime ce bouquin car il expose bien les différents acteurs, leur hypocrisie et les bases du droit français applicable au numérique en matière de liberté d'expression, de droit d'auteur et de vie privée. Je ne pensais pas qu'il était possible de présenter aussi limpidement les principaux textes qui régissent cela. :) Contrairement à Stéphane, les propos volontairement légalitaires ne me dérangent pas puisque l'auteur déroule la thèse tenue dès le titre, "américanisation du droit oui ou non ? bien ou mal ?", thèse pour laquelle j'ai acheté le livre.

    Concernant les aspects négatifs :

    • Ce livre comporte quand même beaucoup de fautes comme des mots manquants ou des coquilles comme « le Moscou » ;

    • Oliver Iteanu met en question la gouvernance d'Internet en se concentrant exclusivement sur l'ICANN, c'est-à-dire la partie qui n'a aucun intérêt. Par consensus des technicien⋅ne⋅s, le besoin d'unicité (on ne doit pas distribuer pas un même nom ou une même adresse IP à deux personnes différentes) est assumé par l'ICANN et quelques autres organismes qui en profitent pour faire les intéressants et faire de la diplomatie excessive, essentiellement sur des questions pécuniaires sans intérêt (comme savoir si le .vin doit être géré par les vignobles français). On peut se passer d'eux, ces organismes ne sont que de la poudre aux yeux. D'autres organismes, comme l'IETF, qui produit les normes techniques de communication entre machines, sont bien plus importants que l'ICANN et questionner leur ouverture, leur représentativité, leur légitimité, etc. me paraît beaucoup plus important et constructif ;

    • Avancer les gardes-fous prévus par la loi sur la liberté d'expression pour défendre le système français de liberté d'expression sous conditions ne me semble pas être recevable étant donné que cela fait plusieurs années que nos parlementaires de tous bords politiques veulent adapter cette loi à l'ère du numérique et rognent sans cesse sur ces fameux garde-fous… Voir : http://shaarli.guiguishow.info/?9SkWIg et http://shaarli.guiguishow.info/?hAqu3A ;

    • L'auteur présente et assume sa vision du monde (loi > * malgré son imperfection à moitié avouée, monde plus apaisé si on limite la liberté d'expression) sans jamais revenir aux fondements de notre Droit romano-civiliste pour argumenter. Pourquoi cette vision du monde ? Pourquoi la loi est le ciment de nos sociétés ? Je reste sur ma faim. C'est fort dommage car ce bouquin s'adresse donc aux seul⋅e⋅s convaincu⋅e⋅s par le propos, pas aux personnes souhaitant se faire un avis afin de choisir un modèle de société (selon moi, l'américanisation dénoncée est valable si elle est consentie).


    Notes

    Généralités

    • Pourquoi les plateformes américaines n'appliquent pas le droit local ? Question de défense des intérêts économiques :

      • Afin de ne pas reconnaître que la fiscalité locale s'applique tout autant et ainsi devoir passer à la caisse ;

      • Choc culturel : il y a de profondes différentes entre les Droits des différents pays du monde et ça coûte moins cher de comprendre le Droit américain et de l'appliquer à toutes les sauces plutôt que de payer des experts de chaque droit local où est présent le service ;

      • Afin de dissuader les utilisateur⋅rice⋅s de grogner par découragement (déposer une plainte aux USA nécessitent des avances de frais supplémentaires (huissiers, traduction, etc.)), ce qui permet de réduire le nombre d'employé⋅e⋅s du service juridique et donc de réduire les dépenses ;

      • Le Droit européen (et particulièrement français) est craint de manière exagérée (affirmer la crainte du Droit étranger permet de servir les intérêts de ces groupes) ;

      • Les plateformes appliquent sans broncher et même de manière très volontaire la doctrine d'Hollywood. Pourquoi ? Car ils ont déjà perdu devant un tribunal local alors que ces plateformes savent qu'elles ne perdront pas des procès sur des abus de la liberté d'expression ou sur des atteintes à la vie privée car le droit américain les protège.
    • Les clauses des CGU qui affirment que le tribunal compétent est californien sont contraires au règlement européen 44/2001 et Facebook a déjà été condamné pour cela en France (en 2012à Pau, en 2016 à Paris)… … … sans effet sur la pratique du géant…

    • La Convention européenne des droits de l'Homme engage les pays membres du Conseil de l'Europe, qui regroupe 47 États membres dont la Suisse, la Turquie, la Russie, l'Azerbaïdjan, etc. Le juge suprême en charge de l'application de cette Convention est la CEDH. La Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne engage les 28 États membres de l'Union (sauf 3 relous dont l'Angleterre qui en applique un fragment par dérogation…). Le juge suprême de la Charte est la CJUE ;

    • L'auteur identifie 3 acteurs majeurs :

      • L'idéologie libertarienne qui prône la liberté individuelle totale (au-delà de la seule liberté économique, mais aussi sociale, éthique, etc.), la collaboration, le consensus et la technologie comme seule garante efficace de la liberté totale ;

      • La Silicon Valley, libérale, prône la liberté économique totale et le marché comme seul garant efficace de cette liberté. Elle invoque l'idéologie libertarienne quand ça l'arrange. Elle partage, avec les libertarien⋅ne⋅s une grande défiance vis-à-vis des États ;

      • Le gouvernement américain, qui essaye d'arbitrer entre liberté et contrôle. D'ailleurs, le gouvernement américain détient quelques droits sur les brevets du PageRank. ;)
    • Pour recevoir les plaintes concernant des abus de la liberté d'expression et des atteintes à la vie privée, les plateformes mettent en place des formulaires hyper compliqués qui se perdent dans le néant. Pourtant, les formulaires servant à dénoncer une atteinte aux droits d'auteurs sont simples et efficaces. N'est-il pas amusant de constater que la Silicon Valley joue la surcharge administrative façon ex-Union Soviétique ? L'objectif est-il de faire oublier le réflexe "recours à la loi" chez le plus grand nombre ?

    • La Silicon Valley ne veut pas d'États ni de lois autres que celle du marché économique. Pourtant, elle est très friande et demandeuse d'États à même de protéger ses marques, ses inventions (avec des brevets), etc. Ce n'est pas tellement que la Silicon Valley ne veut pas de lois, elle veut simplement celles qui l'arrangent et lui permette de faire du fric, comme tout le monde. D'où l'importance de la faire redescendre sur terre ?


    Liberté d'expression

    • Dans le Droit tel qu'il se pratique en Europe, on a établi qu'un⋅e humain⋅e pense puis s'exprime puis agit. C'est pour cela qu'on a choisi de réguler l'expression en interdisant un certain nombre de propos (portant sur la race, la religion, le handicap, etc.) : car ils peuvent créer et alimenter un arrière-plan inconscient délétère qui peut devenir le terreau d'atteintes physiques sur les personnes ;

    • Une erreur fondamentale du livre est de prétendre que la liberté d'expression est totale aux USA. NON. Le premier Amendement dispose que l'État ne peut mettre en œuvre une quelconque restriction. Il ne dispose pas qu'une société commerciale ou un groupe d'individus ou autre ne doit pas limiter cette liberté ! La Cour suprême a même posé une limite à la liberté d'expression lorsque les propos amènent directement à commettre une action violente.


    Vie privée

    • Données personnelles : tout morceau d'information qui permet d'identifier une personne et dont la divulgation / croisement / combinaison entraînerait une atteinte à la vie privée de cette personne ;

    • La vie privée, qui n'est d'ailleurs pas définie dans notre droit français, n'existe pas sous cette forme aux USA. Là-bas, la privacy désigne un prolongement du droit de propriété. Il a pour vocation à empêcher une intrusion arbitraire de l'État dans les données persos comme dans la propriété privée physique. Les données personnelles peuvent se vendre comme une propriété et n'ont pas une protection spécifique. Il n'existe pas de loi fédérale américaine qui protège les données personnelles (pas de loi Informatique et Libertés, en gros) ;

    • L'auteur expose que les plateformes ont intérêt à ce que le droit personnel inaliénable sur les données persos se transforme en un droit patrimonial qui permettrait aux plateformes d'acheter les données persos. Je suis mitigé : dans la mesure où le droit européen reste botté en touche, il est largement plus rentable de rester en l'état plutôt que de devoir payer pour les données persos ;

    • Le règlement européen sur les données personnelles (RGPD) impose que la conception des systèmes d'information stockant des données personnelles protège la vie privée. Il faudra donc in fine fournir des preuves de conformité qui seront créées/mesurées par des consultant⋅e⋅s. Les tribunaux trancheront les différends. Cela signifie que la source du Droit sera la jurisprudence, ce qui est source d'insécurité juridique… Ce qui est ressemble fort au Common Law, système juridique issu du droit anglais dans lequel la jurisprudence occupe une place plus importante que la loi.


    Droit d'auteur

    • Différences droit d'auteur / copyright :

      • Le droit d'auteur a été conçu pour protéger l'auteur⋅e contre les exploitants (éditeur, interprète, etc.). Le copyright a été conçu pour protéger l'ayant-droit (distributeur, diffuseur, etc.) ;

      • Le copyright prévoit un droit moral réduit à la simple paternité et ce droit peut être cédé. Le droit d'auteur prévoit un droit moral large (paternité + la faculté de refuser des utilisations jugées immorales / pas conformes à l'esprit de l'œuvre) qui ne peut être cédé ;

      • Le copyright prévoit les usages transformatifs (c'est ainsi que Google a pu lancer son service Books : la justice a considéré que constitue un usage transformatif d'un livre). le droit d'auteur est trèèèèès restreint sur ça (parodie, etc.) ;
    • Quelques ajouts récents dans notre droit d'auteur sont imprégnés de l'idéologie du copyright. Exemples : le droit d'auteur sur les bases de données protège l'exploitant de la base, pas les auteurs ; le droit moral sur un logiciel est limité puisqu'il revient par défaut (y'a des exceptions) à l'entreprise pour laquelle travaille l'auteur du logiciel ;

    July 16, 2017 at 5:06:02 PM UTC - permalink - http://www.iteanu.com/livre-digital-defie-letat-de-droit/
    fiche-lecture
  • De l’applicabilité de la Charte à la conservation généralisée de données - exegetes.eu.org

    Après les attentats de Madrid en mars 2004 et de Londres en juillet 2005, l’Union européenne adopta la directive 2006/24/CE, créant un principe de conservation généralisée des données de connexion, pour une durée allant de six mois à deux ans.

    À l’époque, les critiques dénonçant l’incompatibilité de ces dispositions avec le respect des droits fondamentaux furent nombreuses. Plusieurs lois de transposition nationales furent ainsi déclarées inconstitutionnelles en Roumanie (2009), en Allemagne (2010), en Bulgarie (2010), à Chypre (2011) et en République Tchèque (2011).

    Finalement, le 8 avril 2014, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) jugeait dans l’arrêt Digital Rights que ladite directive était invalide car contraire à [la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne].

    Pourtant, les dispositions françaises de conservation des données de connexion par les intermédiaires techniques subsistent. L’invalidation de la directive européenne n’a pas entrainé automatiquement celle des dispositions françaises.

    […]

    Pourquoi impose-t-on cela aux intermédiaires ? Au cas où dans les 365 jours qui suivent, l’autorité (administrative ou judiciaire) souhaiterait y accéder. La logique de cette mesure imposée aux intermédiaires techniques, c’est qu’on ne peut pas savoir à l’avance qui va être soupçonné de quoi ; donc, il faut garder des données sur tout le monde.

    Récemment, le gouvernement français est intervenu devant la Cour de justice de l’Union européenne pour défendre le principe de la rétention généralisée des données de connexion. Pendant son intervention, le gouvernement a poussé sa logique encore plus loin en [allant carrément dans l’absurde] : en gardant des données sur tout le monde, il estime qu’on peut aussi s’en servir pour les droits de la défense, pour permettre au suspect de prouver son innoncence ! En droit, c’est le monde à l’envers : la fin de la présomption d’innocence. On ne doit plus prouver la culpabilité du suspect, c’est désormais au suspect de montrer qu’il est innocent.

    Pendant ce temps, cette suspicion généralisée n’a toujours pas fait preuve de son efficacité au-delà des discours politiques, tandis que le [rapport] de l’homologue britannique de la CNCTR démontre que la rétention généralisée des données engendre de nombreuses erreurs portant parfois sur des accusations extrêmement graves.

    […]

    Toutefois, nous pensons qu’il n’y a ici aucune question d’interprétation, puisque la Cour de justice a déjà apporté des réponses absolument claires sur l’applicabilité de la Charte. Ce sont les arguments que nous faisons valoir dans ce mémoire, notamment en citant ce récent arrêt de la Cour :

    […] L’emploi, par un État membre, d’exceptions prévues par le droit de l’Union pour justifier une entrave à une liberté fondamentale garantie par le traité doit, dès lors, être considéré […] comme « mettant en oeuvre le droit de l’Union », au sens de l’article 51, paragraphe 1, de la Charte. »

    Or, précisément, l’État français n’a pu établir une conservation généralisée des données qu’en employant une exception prévue par la directive 2002/58.

    En effet, cette directive prévoit que, en principe, les opérateurs doivent supprimer les données de connexion qu’ils traitent. Ce n’est que par l’exception prévue à l’article 15 de la directive que les États membres peuvent déroger à ce principe, au nom, notamment, de la sécurité nationale.

    Il n’y a dès lors aucun doute sur le fait que le régime français de conservation généralisée met en œuvre le droit de l’Union, à travers cette exception prévue à l’article 15 de la directive ePrivacy. La Charte est donc applicable : le régime français de conservation des données de connexion n’est valide qu’à condition de respecter les droits fondamentaux garantis par la Charte telle qu’interprétée par la Cour de justice.

    July 14, 2017 at 1:03:29 PM UTC - permalink - https://exegetes.eu.org/posts/memoire-charte/#fnref-2
  • Pour Muriel Pénicaud, la France est le seul pays à ne pas plafonner les indemnités de licenciement - Les Surligneurs

    En premier lieu, il est faux d’affirmer que le droit du travail ne donne pas de point de repère s’agissant des indemnités allouées en cas de licenciement abusif. La loi Macron a mis en place un référentiel indicatif qui était justement destiné à fixer un tel point.

    En réalité, on le comprend, le souhait de la ministre est de dépasser le simple « repère » : il s’agit d’établir un barème ou de plafonner les indemnités. Comme l’ont relevé les Décodeurs, il est exagéré de dire que tous les pays européens prévoient une telle limitation.

    Cependant, là encore, il faut savoir de quoi on parle. La loi Macron et la loi El Khomri ont tenté de plafonner les indemnités : il s’agissait d’interdire au juge d’octroyer une indemnité dépassant ce plafond tout en lui laissant une certaine appréciation de l’indemnité à allouer. Dans cette hypothèse, si le plafond légalement prévu est haut, le juge dispose encore d’un véritable pouvoir d’appréciation. Le barème peut cependant évoquer autre chose. Ainsi, l’Italie a instauré un véritable barème en fonction de l’ancienneté du salarié, ne laissant au juge aucune marge de manœuvre : si le salarié a trois ans d’ancienneté, le juge devra condamner l’employeur à payer six mois de salaire, ni plus, ni moins. La distinction est de taille !

    En tout état de cause, le projet du gouvernement n’a pas vocation à s’appliquer aux seules PME : Le Conseil constitutionnel a déjà précisé que le législateur ne pouvait pas fixer le plafond en fonction de la taille des entreprises.

    Ce qui m'a toujours laissé sans voix, c'est l'idée même de vouloir plafonner les indemnités liées à une sanction. Une société commerciale commet une faute en licenciant abusivement un⋅e salarié⋅e, privant ainsi la personne des droits élémentaires et du traitement auxquels elle a droit, mais on va plafonner les sousous liés à la sanction afin que toute société commerciale sache, à l'avance, combien lui coûterait la commission de la faute consistant à virant indûment quelqu'un⋅e et afin qu'elle puisse ainsi évaluer s'il convient de tenter d'arnaquer le⋅a salarié⋅e en le⋅la licenciant abusivement ou s'il vaut mieux user d'une autre stratégie. Tant qu'à faire, plafonnons les dommages et intérêts pour tous les crimes et délits, comme ça tout le monde saura précisément à l'avance ce que lui coûtera une mauvaise action, peu importe l'impact de la mauvaise action (qui justifie des réparations adaptées / proportionnées auprès de la victime en plus de la sanction elle-même).

    July 13, 2017 at 8:28:25 PM UTC - permalink - http://lessurligneurs.eu/pour-muriel-penicaud-la-france-est-le-seul-pays-a-ne-pas-plafonner-les-indemnites-de-licenciement/
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