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  • Des labos soignant l‘éthique

    Un puissant vent d’éthique souffle sur les laboratoires pharmaceutiques. L’idée a germé au sein de MedTech, une organisation européenne rassemblant des fabricants de matériels médicaux : dans un « code de bonne conduite », ces industriels ont entrepris de moraliser les conférences au soleil… Et ça décoiffe. A partir du 1er janvier, ils n’inviteront plus aucun toubib à des congrès. Du moins, pas directement ! Car — c’est l’astuce — les labos rémunéreront des organismes « tiers », lesquels inviteront les médecins à leur place. Beaucoup plus malin, quand il s’agira de contourner d’assommantes obligations de transparence…

    Pour son prochain congrès, prévu en mars, la Société francophone du diabète (SFD) — une société savante rassemblant des pontes de la discipline - jouera ainsi les gentils intermédiaires. Les laboratoires Roche et Abbott, qui fabriquent, entre autres, des lecteurs de glycémie, n’inviteront plus directement les médecins. Signataires du fameux code de bonne conduite, ces deux labos paieront la SFD, qui, en retour, invitera les toubibs. « Le but est qu’il n’y ait plus de contact direct entre le laboratoire et le médecin invité, explique benoîtement au “Canard” le Pr Pierre Fontaine, chef de service au CHRU de Lille et président de la SFD. Cela crée une plus grande distance. » Et une plus grande opacité…

    En France, le montant des cadeaux aux toubibs, tels que les invitations aux congrès, est rendu public sur une base de données en ligne. Indispensable pour pister les conflits d’intérêts. Avec un financement indirect, le nom du labo bienfaiteur disparaîtra comme par enchantement. « Si quelqu’un a la curiosité de faire la recherche par médecins, à terme, c’est effectivement le nom de la société savante qui apparaîtra », reconnaît le Pr Fontaine, qui pronostique la « généralisation de ce mode de financement ».

    Un « code d’éthique » qui brouille la transparence ? La pilule va être un peu dure à avaler…

    La loi de transparence qui crée la fameuse base de données (transparence.sante.gouv.fr) et oblige la publication des contrats entre medecins et labos n'est jamais vraiment entrée en application faute de décret (voir : http://shaarli.guiguishow.info/?wsOkDQ , http://shaarli.guiguishow.info/?3PkwNA et http://shaarli.guiguishow.info/?W3xolQ ) qu'elle est déjà contournée… Manifique…

    Dans le Canard enchainé du 8 novembre 2017.

    Sun Dec 3 11:37:08 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?c1kvSg
  • L‘ultragauche, nouvel ennemi de Macron

    L’Elysée et ses superflics s’inquiètent du regain d’activisme de 2 000 radicaux et déclenchent la mobilisation générale.

    L'ultragauche réalise une entrée fracassante au palais de l’Elysée. D’abord, comme « Le Canard » (1/11) l’a raconté, à la table du Conseil des ministres, où Gérard Collomb se dit désormais décidé à « surveiller de près » cette mouvance radicale. Depuis peu, elle est aussi l’invitée régulière des réunions hebdomadaires du Conseil national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme — la desormais fameuse « task force » présidentielle, chargée de faire travailler les services entre eux. « La menace est réelle, s’effraie l’un de ses membres. Nous pensons que ça peut très mal se terminer. » Rassurant…

    Au ministère de l’Intérieur, on évalue à environ 2 000 le nombre de militants prêts à passer à l’action. « Jusqu’à la rentrée dernière, le propos était d’abord politique, et parfois violent. Les manifestations anti-loi Travail ont constitué un tournant. Les militants, de plus en plus jeunes, se sont radicalisés », analyse un gradé de la gendarmerie.

    Cette mouvance est subdivisée, selon le jargon maison, en plusieurs factions : les « antifas » (pour antifascistes), les « propalos » (propalestiniens), les « Black Blocs » (en gros, les casseurs) ou encore les « anarchos-autonomes ». Et la nuance n’est guère de mise : « Leur fonctionnement ressemble à celui des terroristes de l’Etat islamique », analyse un poulet de l’antiterro.

    Aussi bêtes que méchants ?

    Ils ne sont tout de même pas adeptes des attentats aveugles et des décapitations… « Jusqu’à preuve du contraire, nous avons affaire à une bande d’écervelés, réplique un haut magistrat. Dangereux, certes, aussi bêtes que méchants, mais rien à voir avec Daech. Les services enquêteurs font monter la mayonnaise. »

    Le parquet antiterroriste s’est pourtant récemment interrogé sur l’opportunité d’ouvrir une enquête nationale. L’incendie, le 21 septembre, du garage de la gendarmerie de Grenoble, puis, toujours en Isère, celui du 26 octobre, visant des voitures de pandores et leurs habitations, ont fait office de déclencheurs. « C’est un sabotage, estime Jean—Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble. De tels actes peuvent s’apparenter à du terrorisme. »

    Le « syndrome Tarnac » est pourtant dans tous les esprits. En particulier dans celui de François Molins, le procureur de la République de Paris. En 2008, un groupe anarchiste installé à Tarnac, en Corrèze, avait été soupçonné d’avoir saboté des caténaires d’une ligne de TGV. Une enquête pour terrorisme avait alors été ouverte, avant que la qualification soit définitivement écartée par la justice, en janvier 2017. Neuf ans plus tôt, le dircab d’Alliot-Marie, garde des Sceaux à l’origine de la procédure, se nommait… François Molins.

    Ça refroidit.

    Dans le Canard du 8 novembre 2017.



    Dans le Canard du 1er novembre 2017 :

    La crainte de l’ultragauche

    « Surveiller de près l’ultragauche. » C’est désormais l’une des priorités de Gérard Collomb après les incidents qui ont émaillé les manifs contre les ordonnances. Et plus encore après cette « chasse aux DRH » à laquelle s’étaient livrés des excités gauchistes, le 12 octobre, en marge d’une réunion près du bois de Boulogne.

    Collomb a informé solennellement Macron de ses inquiétudes quant à la violence prêchée par la gauche de la gauche. Et la tentative d’incendie, le 26 octobre, d’une gendarmerie à Meylan (Isère) a renforcé ses craintes.

    Ça promet, quand il faudra évacuer Notre-Dame-des-Landes !



    Le retour affiché de la saincrosainte peur de l'ultragauche qui n'a jamais disparue. La comparaison de bout en bout avec le terorisme n'est pas sérieuse, mais permettra d'appliquer, sur l'ultragauche, la violente législation antiterro qui a été sans cesse renforcée ces dernières années. Aucune remise en question de la part du gouvernement : pour quoi les antifas ? Pour quoi la violence de l'ultragauche après des actions pacifiques ignorées par les pouvoirs ? Bref, la tension monte…

    Sun Dec 3 11:34:56 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?hez14w
  • Conseils, piston, amendements et lobbying sur facture

    La collaboratrice d’un député de la Martinique était en même temps lobbyiste au service des chambres de commerce et d’industrie des outre-mer. Pratique

    Député depuis dix ans, installé en juin au perchoir de l’Assemblée, François de Rugy semble découvrir la rude réalité parlementaire ! Pour la discussion du budget, gémit-il dans « Les Echos » (26/10), « nous avons débattu de plus de 1 100 amendements, c’est un record ! (...) Quand, par exemple, vous avez 53 amendements sur les chambres de commerce et d’industrie, pour la plupart identiques, ce n’est pas la quantité qui fait la qualité ».

    Tiens, tiens… 53 amendements concernant les chambres de commerce et d’industrie (CCI), bien connues pour recourir au lobbying parlementaire sur les sujets leur tenant à cœur… Il se trouve — heureuse coïncidence — que « Le Canard » a mis la palme sur une intéressante liasse de factures, courriers et messages. Ces documents mettent en évidence un beau cas de lobbying parlementaire touchant justement les CCI sous la précédente législature (2012-2017).

    Pani pwoblem !

    Au cours de cette période, une certaine Marjolaine Milome-Noiran, qui n’a pas souhaité répondre au « Canard », cumulait sans gêne deux casquettes : celle d’assistante parlementaire du député « indépendantiste » de Martinique Jean-Philippe Nilor (réélu depuis) et celle de directrice de Marjo Consulting, un cabinet de lobbying. Parmi ses clients de poids, l’Association des chambres de commerce et d’industrie des outre-mer (ACCIOM). Quand on peut épicer un peu son poulet boucané… Plusieurs factures témoignent de l’empressement de la jeune femme à rendre service à l’ACCIOM (voir document) : « Quatre amendements déposés, deux amendements soutenus : 2 500 euros », en date du 2 décembre 2015. A peine plus de 400 euros l’amendement, c’est cadeau ! Ou encore, sur une facture du 27 janvier 2015 concernant un dîner donné par le même groupement en présence de plusieurs députés : « Lobbying auprès des parlementaires, organisation du déplacement (...) : 3 000 euros. »

    En juin 2015, les chambres de commerce et d’industrie des outre-mer souhaitent s’assurer de l’adoption d’un amendement à la loi Macron leur conférant, à titre expérimental, la très lucrative gestion du registre du commerce. Le député Jean-Philippe Nilor reçoit alors un courriel de Jean-Paul Tourvieille de Labrouhe, directeur général de l’ACCIOM : « Il est extrêmement important que vous signaliez personnellement au cabinet du Premier ministre, dans la journée de lundi, votre souhait de voir cette délégation expérimentale obligatoire adoptée en première lecture. Cela pourrait prendre la forme d’un mail à Frédéric Potier, conseiller outre-mer auprès du Premier ministre, selon le type suivant. » Suit une lettre prérédigée, qu’il suffit de contresigner. Le boulot de député, c’est parfois d’un simple !

    Le 24 juin, comme le Sénat fait de l’obstruction, l’assistante parlementaire-lobbyiste de l’ACCIOM envoie, depuis la boîte mail de son député, un pressant courriel signé « Marjolaine ». L’idée : enjoindre au reste de son équipe de redéposer un amendement cosigné par les autres députés d’outre-mer sur le même sujet… « Pour ceux qui ne souhaiteraient pas cosigner notre amendement pour des raisons politiques, ils pourront toujours sous-amender (...). Toutes ces actions auront du poids à la seule condition que nous soyons solidaires… » On voit tout de suite qui commande.

    Trop aimable

    Ce n’est pas tout. A la même période, Manuel Baudouin, le président de la CCI de la Martinique, élu à la présidence tournante de l’ACCIOM, se pousse du col pour entrer au Conseil économique, social et environnemental — l’un des fromages les plus plaisants de la République. La diligente Marjolaine rédige alors une lettre de recommandation au nom de son patron (du Palais—Bourbon) pour soutenir la candidature de son autre patron (de la chambre de commerce) auprès de la ministre des outre-mer d’alors, George Pau-Langevin : « J’ai par ailleurs pu apprécier, “écrit” le député au sujet du ponte de la CCI, ses multiples interventions auprès des parlementaires… »

    On ne saurait mieux dire ! Cette habile petite main, à la fois auteure et destinataire desdites interventions, s’est depuis ralliée à Macron. Au printemps 2017, Marjolaine Milome—Noiran, qui se proclame « gaulliste sociale », s’est mis en tête d’animer la campagne d’En marche ! pour les ultramarins résidant en métropole. S’ils ont besoin des services d’une chambre de commerce…

    Dans le Canard enchaîné du 8 novembre 2017.

    Sun Dec 3 11:34:07 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?RxEJcA
  • Le règne des Bercy beaucoup

    Dernier épisode en date de la construction de l’Etat-Bercy voulu par Emmanuel Macron (« Le Canard », 1/11) : la nomination d’une nouvelle titulaire à un poste stratégique, le secrétariat général aux Affaires européennes.

    L'actuel occupant, Philippe Léglise-Costa, attendait depuis des mois de pouvoir succéder à l’ambassadeur Pierre Sellal comme représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles. C’est fait aujourd’hui. Et qui Macron a-t-il choisi pour le remplacer ? Non pas un diplomate spécialiste des questions européennes, comme le veut l’usage, mais Sandrine Gaudin, ancienne des services économiques de l’ambassade de France à Londres et ex-chef du service des affaires bilatérales et du développement des entreprises à la Direction du Trésor. Elle travaillera avec Clément Beaune, qui, à l’Élysée, est chargé des dossiers européens. Un Clément Beaune qui était déjà conseiller de Macron à l’époque où, sous Hollande, il officieit à Bercy. Mais on s’en doutait.

    Cette infiltration de l’appareil d’Etat par les inspecteurs des finances et autres énerques de Bercy atteint les postes les plus inattendus. Parti s’enrichir, l’été dernier, chez Carrefour, le secrétaire général du Conseil constitutionnel, Laurent Vallée, a été remplacé par un autre énerque conseiller d’Etat, Jean Meïa, qui, après un passage par le cabinet de Pierre Moscovici au ministère de l’Economie, occupait les fonctions de directeur des affaires juridiques de Bercy.

    Le monde de l’énarchie est minuscule…

    Les mêmes énarques et inspecteur⋅rice⋅s des finances qui ont arbitré le budget 2018 en tout petit comité, en court-circuitant la très grande majoité des ministères, y compris le Premier ministre… D'ailleurs, presqu'aucun cabinet ministériel ne dispose d'un conseiller budgétaire… Joie… Une minorité qui décide en secret pour le plus grand nombre, ça s'est toujours nommé une aristocratie. Quand le critère pour être "in" ou "out", est d'être énarque + inspecteur⋅rice des finances, ça se nomme une technocratie.

    Dans le Canard enchaîné du 8 novembre 2017.

    Sun Dec 3 11:28:14 2017 - permalink -
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  • Les étonnantes absences de députés

    Plus d’une cinquantaine de nouveaux députés ont déjà modifié leur déclaration d’intérêts et d’activités devant la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

    Certains avaient totalement oublié qu’ils avaient un métier avant de devenir députés ! C’est le cas d’Isabelle Florennes (Hauts-de-Seine, MoDem). Elle a une excuse : elle travaillait comme assistante parlementaire de son père, le sénateur centriste Jean-Marie Vanierenberghe. Un vrai boulot qui lui a laissé un souvenir mémorable, apparemment…

    C’est également le cas de l’avocat Mansour Kamardine (Mayotte, LR), du médecin Michel Lauzzana (Lot-et-Garonne, LRM), de l’infirmière Anne Blanc (Aveyron, LRM), du consultant Frédéric Descrozaille (Val-de-Marne, LRM), de l’éditeur — et prof — Sébastien Nadot (Haute-Garonne, LRM) et… de Boris Vallaud (Landes, Nouvelle Gauche). Lequel ne s’est pas rappelé, sur le moment, avoir exercé les fonctions de secrétaire général adjoint de l’Elysée. Le quinquennat de Hollande lui a laissé de bons souvenirs !

    Plus grave, d’autres députés ont omis de déclarer leurs actifs dans des sociétés et ont craint d’être rattrapés par la patrouille. C’est le cas de Jean-Noël Barrot (Yvelines, MoDem), d’Eric Bothorel (Côtes-d’Armor, LRM), de Dominique Da Silva (Val-d’Oise, LEM) ou encore de Bruno Bonnell (Rhône, LRM). Le député est une sorte de champion : il préside 7 sociétés, participe à la direction de 13 entreprises et détient des participations financières directes dans 11 autres !

    Alors, une participation de plus ou une de moins...

    Dans le Canard enchaîné du 8 novembre 2017.

    Sun Dec 3 11:25:56 2017 - permalink -
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  • Fonctionnaire international = exonération d'impôts

    En pleine affaire des « Paradise Papers ». Pascal Saint-Amans, le directeur du Centre de politique et d’administration fiscale de l’OCDE, stigmatisait depuis une bonne demi-heure, le 6 novembre sur France inter, les combines légales des riches et des grands groupes pour échapper à l’impôt… quand un auditeur l’a traité de « spécialiste de l’optimisation fiscale » à titre personnel !

    Car, comme fonctionnaire international, Saint-Amans est totalement exonéré d’impôts… Rire gêné, et l’intéressé de reconnaître aussitôt, navré : « Oui, hélas, ça ne me facilite pas la vie (...), c’est
    absolument anormal (...), je suis le premier à militer pour [payer des impôts], mais les Etats ne sont pas encore d’accord. »

    Le pauvre homme ! Une contribution volontaire au budget de la France, peut- être ?”

    Le⋅a fonctionnaire international⋅e travaille au nom de tous les États membres d'une organisation internationale, mais il réside sur un territoire donc boooon… Mais c'est vrai que c'est ballot qu'un seul État empoche une portion d'un salaire payé in fine par plusieurs États. :D

    Dans le Canard enchaîné du 8 novembre 2017.

    Sun Dec 3 11:19:52 2017 - permalink -
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  • La recette de Wauquiez pour s'offrir des militants

    Candidat à la présidence du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez peut compter sur la mobilisation sans faille des militants de l’Union nationale interuniversitaire (UNI), qui regroupe les étudiants (parfois fort âgés) de la droite pure et dure. Sur Twitter comme sur Facebook ou sur les campus, le syndicat fait ouvertement campagne en faveur de l’ex-lieutenant de Nicolas Sarkozy.

    Pour Wauquiez, le retour sur investissement est excellent. En avril 2016, à peine élu président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, il s’empresse d’octroyer une subvention de 50 000 euros à l’UNI, somme représentant plus de 7 % du budget de l’organisation étudiante. Sur le papier, il s’agissait d’aider « un projet université / emploi » destiné à l’« insertion des étudiants » de la région lyonnaise. Un an et demi plus tard, l’UNI semble éprouver quelques difficultés à justifier l’utilisation des fonds.

    Olivier Vial, 42 ans, son inamovible président, jure que l’UNI a tenu « 60 réunions », « rassemblé 1 500 étudiants » et animé « un site Web et une page Facebook ». Mais les justificatifs ne sont « pas consultables », les pages Internet ont disparu et seulement une demi-douzaine de réunions de « formation à la rédaction d’un CV » ou de causeries dans des bistrots ont laissé des traces. La plaisanterie est censée avoir coûté 100 000 euros. « Si le syndicat en a dépensé quelques milliers, c’est le bout du monde », soupire un militant en rupture de ban.

    UNI derrière Laurent

    Autre gâterie de Laurent Wauquiez : une seconde subvention — de 60 000 euros, celle-là —, accordée en septembre 2016 à l’Agence pour la valorisation de l’engagement (AVE). Faux nez de l’UNI, l’Agence est supposée encourager le « volontariat » et le « service civique ».

    La somme était destinée à financer « un guide de l’engagement des 15-25 ans en Auvergne-Rhône-Alpes et à organiser des rencontres entre jeunes et acteurs de l’engagement en 2016 ». Dans les faits, l’AVE s’est contentée de distribuer des brochures dans une vingtaine de villes durant l’été 2017. Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Ile-de-France, a également financé l’AVE, à hauteur de 35 000 euros, en 2016. Pour quel boulot effectif ? « Je n’ai pas de comptes à vous rendre ! » assène le président de l’AVE, Nicolas Rivard.

    Cette association, au budget de 170 000 euros par an, salarie… des permanents de l’UNI. Comme son président, Olivier Vial, payé par l’AVE jusqu’en 2015, qui travaillait exclusivement au siège de l’UNI. Nicolas Rivard dément tout emploi fictif mais reste évasif. « Il s’occupait de certaines actions, sur lesquelles je n’ai (décidément !) pas de comptes à vous rendre. » Il a seulement des subventions à encaisser...

    Héhé le clientélisme. :) Après, qu'un groupement de droite soutienne le candidat d'un parti de droite, c'est dans la normalité, tout de même.

    Dans le Canard enchaîné du 8 novembre 2017.

    Sun Dec 3 11:17:44 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?Z8sdhg
  • La grenade porte ses fruits

    Bien loin de la cape plombée, de la matraque ou du bidule en bois de leurs ancêtres, la grenade à main de désencerclement est devenue le jouet favori des policiers depuis les manifestations contre la loi Travail.

    A l’image de la grenade défensive Mk2, joliment baptisée « Ananas ». L’engin de maintien de l’ordre est composé de 18 plots en caoutchouc — et non en métal, comme sa copine américaine — de 10 grammes, qui sont projetés à près de 130 km/h sur un rayon de plu- sieurs dizaines de mètres autour du point d’impact. Lors de cette violente détonation (160 décibels), le bouchon allumeur et ses éléments métalliques sont également propulsés. « Cette grenade était jusque-là appréciée par la police pour sa bonne réputation : très dissuasive et générant un faible risque de blessure irréversible », comme le relève « Libération » (2/11). Mais des expertises balistiques et médicales effectuées dans le cadre de deux enquêtes judiciaires soulignent aujourd’hui sa dangerosité.

    Le 26 mai 2016 à Paris, Romain Dussaux, 28 ans, est grièvement touché à la tête par l’un de ces engins. Enfoncement de la boîte crânienne, hémorragie méningée, deux semaines de coma. La grenade a pourtant été lancée au ras du sol, comme le préconise le manuel. Quatre mois plus tard, toujours à Paris, un manifestant syndicaliste, Laurent Theron, 46 ans, s’écroule à son tour, touché à l’œil : plusieurs fractures, perte de la vision. Cette fois, l’engin a été lancé « en cloche », contrairement aux instructions, par un jeune CRS qui n’avait reçu aucune formation au maintien de l’ordre.

    En mai dernier, Amnesty International souhaitait l’interdiction de ces grenades, estimant que leur emploi comportait « un risque de blessure grave » car elles ne pouvaient « être tirées exclusivement sur des individus commettant des actes de violence, sans risque d’en blesser d’autres à proximité ».

    Une grenade fait mal. C’est même à ça qu’on la reconnaît…

    Dans le Canard enchaîné du 8 novembre 2017.

    Sun Dec 3 11:16:45 2017 - permalink -
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  • Allez, 3 °C de plus, et basta !

    Elle commence mal, la COP23, qui se tient cette semaine à Bonn. En juin, Trump a annoncé qu’il se retirait de l’accord de Paris, qui prévoit de tout faire pour limiter à 2 °C le réchauffement climatique : les 195 pays signataires continuent de négocier, de discuter, de s’organiser, mais comment se lancer dans une action collective sérieuse en l’absence du deuxième plus gros pays émetteur de C02 (après la Chine) ?

    Autre tuile : la parution, la semaine dernière, d’un rapport du PNUE (l’ONU « environnement ») affreusement désespérant.

    On le sait, lors de la COP21, les Etats se sont engagés sur des objectifs de réduction de leurs émissions. Or, a calculé l’organisme onusien, même s’ils respectaient ces engagements (lesquels sont volontaires et non contraignants…), cela ne couvrirait qu’un tiers des réductions indispensables pour ne pas dépasser les 2 °C !

    Un tel écart est « catastrophique », dit le rapporteur en chef. Si les pays ne décident pas d’en faire plus, beaucoup plus, alors c’est cuit : le thermomètre grimpera de 3 à 3,2 °C d’ici à la fin du siècle. Et, là, ça cognera dur : rien que pour la France, des pics de chaleur de 50 °C.

    Alors, adieu les 2 °C ? Non, mais il faudrait mettre le paquet. Sortir du charbon — en fermant, par exemple, les 6 683 centrales à charbon existantes — ; laisser sous terre la moitié du gaz et le tiers du pétrole qui s’y trouve ; rénover les bâtiments ; développer les énergies solaire et éolienne ; arrêter de déforester… Bref, y a qu’à.

    Ah, une bonne nouvelle, quand même : 13 agences fédérales américaines, dont la Nasa, viennent de publier, au grand dam des climatosceptiques, un rapport établissant sans ambiguïté que c’est bien l’homme qui est responsable du réchauffement climatique. Et Donald Trump, qui aurait pu le bloquer, l’a bien laissé passer.

    Il a dû prendre ça pour une « fake news »…

    Dans le Canard enchaîné du 8 novembre 2017.

    Sun Dec 3 11:15:41 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?Avlpkg
  • Conso dans le vide

    Mais quelle mouche a piqué Macron ? Voilà que le gouvernement prévoit d’amputer de 40 % les subventions aux associations de consommateurs, nous apprend « Le Monde » (3/11). C’est vrai que ces associations ne servent à rien. Il n’y a jamais de scandale autour des lasagnes à la viande de cheval, jamais d’œufs au fipronil, aucun lézard avec les perturbateurs endocriniens, pas d’arnaques aux frais bancaires. Tout va bien ! D’ailleurs, les consommateurs sont assez costauds pour se débrouiller tout seuls, avec leurs petits bras, face aux multinationales.

    Le budget de la France, lui, est sauvé : en mettant à genoux l’Institut national de la consommation (INC) et les 15 associations nationales de la conso, qui n’étaient déjà guère fringantes, Bercy fera une phénoménale économie de 3,5 millions d’euros en 2018. Cela vaut vraiment la peine de tailler dans le vif… Tant pis pour les essais menés par l’INC sur les nanoparticules ou l’obsolescence programmée, tant pis pour son magazine indépendant, « 60 Millions de consommateurs ».

    Au passage, les entreprises seront encore moins embêtées par les actions de groupe : celles-ci ne peuvent être menées que par les associations agréées, celles-là mêmes que Bercy met au pain sec ! Or la moindre action de groupe coûte « 50 000 euros, au minimum, en temps de travail, frais d’avocats, suivi des consommateurs, etc. », explique Familles rurales. Elle commence fort, la relance de la conso…

    Dans le Canard enchaîné du 8 novembre 2017.

    Sun Dec 3 11:15:01 2017 - permalink -
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  • La CGT combat héroïquement ses ennemis de l’intérieur

    Le 17 octobre, un salarié du siège de la CGT, à Montreuil, traînait son employeur devant les prud’hommes de Bobigny. Tel un vulgaire patron voyou, le syndicat a fait valoir qu’il n’avait pas eu le temps de préparer son dossier et a obtenu un renvoi de l’audience et voilà sept mois de gagnés ! Le salarié querelleur n’est autre que le chef du service de sécurité de cet imposant bâtiment qui se dresse au bord du périphérique (5 hectares de planchers et 800 salariés).

    L’homme réclame le paiement de ses heures sup et celui des astreintes quotidiennes qui, depuis son embauche, il y a dix ans, anéantissent sa vie privée. Total : plus de 57 000 euros. Accessoirement, il attend toujours le statut de cadre qui lui a été promis. Mais son employeur fait le mort…

    Syndicat pirate

    Philippe Martinez, le patron de la CGT, prétend que la gestion des locaux est du ressort d’une association de droit privé, l’Aful-CGT. Rien à voir avec la CGT, bien sûr ! « On nous répète que la Confédéra- tion ne peut s’ingérer dans le fonctionnement d’une entreprise indépendante », peste un membre du syndicat CGT de l’entreprise… CGT. Le président de l’Aful-CGT n’est autre que le bras droit de Martinez au bureau confédéral. Et son directeur est un habitué des prud’hommes. Téméraire, il menaçait, il y a deux ans, de traîner la CGT en justice pour invalider la désignation d’un délégué. Il a ensuite organisé la création d’un syndicat CGT pirate contre la section en place — syndicat que les salariés ont battu aux élections. Puis il a cherché à faire annuler — jusqu’en cassation — un précédent jugement des prud’hommes qui obligeait la CGT a payer les astreintes gratuites imposées à de nombreux salariés du siège. « On a fait une collecte auprès du personnel pour payer les frais d’avocat », raconte un syndiqué.

    Soucieux de ne pas sombrer dans le ridicule, Martinez a fait reculer la tête brûlée. CGT contre CGT, la centrale de Montreuil nage en pleine schizophrénie. Et ce n’est qu’un début.

    Le combat continue !

    Dans le Canard enchaîné du 1er novembre 2017.

    Sun Dec 3 09:03:48 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?1nLfMg
  • Les migrants font peur aux préfets

    Les préfets — ces grands serviteurs de l’Etat réputés pour leur promptitude à ouvrir les parapluies — ont souvent la pétoche. Et la toute récente éviction d’Henri-Michel Comet, leur collègue de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a fait naître chez eux un authentique vent de panique.

    En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, le ministre de l’Intérieur a flingué celui que ses collègues avaient surnommé, en référence à son dandysme, « le Brummel de la préfectorale ». Collomb s’est appuyé sur un rapport critique de l’Inspection générale de l’administration consacré aux conditions de la remise en liberté (à Lyon, la veille de son passage à l’acte) du tueur des deux étudiantes à Marseille, le 1er octobre.

    Le document pointe des « dysfonctionnements » dans la gestion des reconduites aux frontières des immigrés en situation irrégulière, tout en reconnaissant que ce constat peut « s’appliquer (...) à d’autres préfectures ». D’où l’affolement général.

    Lutte des places

    Résultat : les grands commis de l’Etat ont soufflé dans les bronches des patrons de la police aux frontières, lesquels ont vertement secoué leurs troupes. Et, au cas où ça ne suffirait pas, certains préfets ont téléphoné directement aux poulets pour exiger que chaque migrant en situation irrégulière soit conduit dans un centre de rétention administrative (CRA). Les résultats n’ont pas tardé à se faire sentir : la machine s’est grippée. Atchoum !

    Rien qu’en Rhône-Alpes, ce mois-ci, les poulets ont cueilli 38 000 personnes — contre 5 000 pour un mois dit « normal ». Mais où les caser ? Les CRA ne peuvent en accueillir que 1 775, outre-mer compris. Entre les préfets, une véritable « lutte des places » s’est donc engagée.

    Le 22 octobre, un sans-papiers arrêté à Ajaccio a failli être expédié, en avion et sous escorte, dans le centre de Metz. Un autre a été conduit de Grenoble à Lille. La veille, un migrant interpellé à Briançon a été convoyé à Toulouse, en passant par Marseille puis par Montpellier.

    Ce manège a un coût, inchiffrable pour le moment. « On fera les comptes en fin d’année », assure un ponte de l’Intérieur, en précisant que « l’Etat n’expulse que 10 % des personnes placées en CRA. D’un point de vue comptable, c’est un investissement en pure perte ».

    Certes, mais, en matière de com’ pour les préfets, ça peut payer…

    Mieux vaut sauver sa petite place au chaud que de faire le boulot correctement…

    Dans le Canard enchaîné du 1er novembre 2017.

    Sun Dec 3 09:02:34 2017 - permalink -
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  • Mini-cabinets, maxi-rémunérations

    Mission accomplie : Macron avait promis des cabinets ministériels allégés (leurs effectifs ont fondu de 47 % par rapport au dernier gouvernement Valls). Mais, ce qui n’était pas annoncé, c’est l’explosion des rémunérations des conseillers ministériels : plus 20 % par personne, en moyenne. Le coût global des cabinets se réduit donc, en proportion, beaucoup moins que le nombre de conseillers : 117 millions d’euros, contre 152 millions pour le dernier gouvernement Valls, selon les calculs de l’ex-député PS René Dosière, expert ès gaspillages dans le fonctionnement de l’Etat.

    Selon le document budgétaire — un « jaune », dans le jargon parlementaire — intitulé « Personnels affectés aux cabinets ministériels », annexé au projet de loi de finances (budget) 2018, la baisse des effectifs de conseillers (288 contre 551 sous Valls) s’explique à la fois par la réduction du nombre de ministres (30 contre 38) et par les limitations fixées par Macron (10 conseillers au maximum pour un ministre et 5 pour un secrétaire d’Etat, contre 15 et 10). En jetant un voile pudique sur les contournements à la règle décrits par « Le Canard », tel le recrutement dans les administrations ministérielles de « contractuels » dont le travail ressemble curieusement à celui des conseillers. Ou encore l’explosion du nombre des personnels « support » (chauffeurs, officiers de sécurité, huissiers et gardiens, secrétariat) : on en compte, en moyenne, 6,9 par conseiller (contre 3,9 sous le gouvernement Valls)…

    Si la rémunération moyenne brute (y compris les primes) se monte à 9 186 euros (contre 7 624 euros en 2016), tous les ministères ne sont pas logés à la même enseigne Le ministère des Solidarités et de la Santé tient le haut du pavé avec 11 665 euros mensuels, suivi par le secrétariat d’Etat auprès de la ministre des Armées (11 300 euros) et Matignon (10 584 euros). En queue de peloton, le secrétariat d’Etat à la Cohésion des territoires (7 905 euros), l’Agriculture (7 808 euros) et le secrétariat d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes (7 209 euros). Une inégalité qui s’explique notamment par la forte différence entre les primes, « calculées selon des critères qui ne sont pas explicites », commente Dosière. Les conseillers des finances perçoivent ainsi une prime moyenne de 5 484 euros, ceux du secrétariat d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes devant se contenter de 600 euros.

    Vite, un site Internet Augmentemaprime !

    Dans le Canard enchainé du 1er novembre 2017.

    Sun Dec 3 09:01:34 2017 - permalink -
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  • La fée électricité marche à pied

    Anne Hidalgo a promis un Paris sans voitures à essence à l’horizon 2030. Sans évoquer le coût du tout-électrique…

    Pour l’heure, 100 000 véhicules propres sont immatriculés en France, contre 31 millions de voitures à essence ou diesel. Que donnerait la conversion en voiture électrique ? Il faudrait recouvrir l’Hexagone de bornes de recharge. Cela suppose d’énormes investissements dans les réseaux électriques, en quantité mais aussi en modernisation. « Il faudra développer des système intelligents pour que les usagers ne chargent pas tous leurs voitures à 19 heures ou 20 heures, en rentrant du boulot », souligne un expert.

    Et puis, même en admettant une diminution du nombre de voitures, grâce au développement de l’auto-partage et à l’amélioration des transports collectifs, les bestioles devront être alimentées. EDF a ainsi calculé que, pour faire rouler 2 millions de véhicules électriques, deux réacteurs seront nécessaires. Avec 20 millions de véhicules, un tiers du parc nucléaire français (58 réacteurs) serait réquisitionné ! Or Nicolas Hulot, lui, a promis la fermeture de 17 réacteurs d’ici à 2025…

    Il ne reste plus qu’à éteindre la lumière ?

    Dans le Canard enchaîné du 1er novembre 2017.

    Sun Dec 3 09:00:46 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?VSc4DA
  • Le général pas épinglé

    Face à Pharaon, Jupiter a parlé : « Le président Sissi a un défi, la stabilité de son pays, la lutte contre les mouvements terroristes, contre un fondamentalisme religieux violent. C’est le contexte dans lequel il doit gouverner, nous ne pouvons en faire abstraction. »

    Recevant, la semaine dernière, le général-président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en visite officielle, Emmanuel Macron a balayé d’une phrase les accusations des ONG evoquant la « pire crise des droits humains en Egypte depuis des décennies ».

    Au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste, Paris a ainsi décidé de fermer pudiquement les yeux sur 60 000 prisonniers politiques et la répression qui vise la gauche égyptienne, les libéraux et les gays, condamnés à la prison pour « déviance sexuelle ». Et de détourner aussi pudiquement le regard des disparitions d’opposants, des mauvais traitements infligés dans les commissariats et de la torture érigée en coutume lors des interrogatoires.

    A la veille de la visite du général Sissi, à qui le président Macron a refusé de « donner des leçons » en matière de droits de l’homme, les spécialistes de la filière militaro-industrielle s’interrogeaient sur le poids économique d’un tel événement. Et, notamment, sur le nombre d’avions de combat qui pourraient être vendus à ce « partenaire stratégique »…

    Ils n’auraient pas confondu Rafale et Mirage ?

    Dans le Canard enchaîné du 1er novembre 2017.

    Sun Dec 3 08:59:58 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?Az8nBA
  • Frais bancaires : pourquoi les banques abusent de leurs clients en difficulté | 60 Millions de Consommateurs

    Devoir payer des intérêts lorsqu’un paiement se présente sur un compte pas assez provisionné, rien de plus normal – et personne ne conteste ces agios-ci. Tout pourrait s’arrêter là. Ce n’est pas le cas. Commissions d’intervention, frais de rejet, lettre d’information pour compte débiteur… Les réseaux bancaires ont mis en place une ahurissante mécanique de tarification.

    […]

    En moyenne, un client standard verse chaque année 34 € de frais liés à un solde débiteur, selon les centaines de relevés que nous avons pu analyser. Pour le consommateur en difficulté, c’est presque dix fois plus : 296 € en moyenne, selon les relevés de ceux qui ont demandé une aide aux associations familiales en 2016.

    Attention ici : client⋅e en difficulté != personne pauvre, mais simplement personne dont les sorties dépassent ponctuellement les entrées.


    […]

    Lorsqu’un paiement se présente sur un compte dont le découvert va être dépassé, la banque l’honore en général, car elle y gagne gros : elle prélève des agios proches de l’usure, et surtout une commission d’intervention de 8 € censée rémunérer l’analyse de la situation par le conseiller.

    Or, 54 % des conseillers affirment ne pas intervenir eux-mêmes pour facturer cette commission d’intervention, selon une enquête inédite du syndicat CGT Banque Assurance, que 60 Millions révèle dans son magazine de novembre 2017. La plupart du temps, l’ordinateur propose la tarification et le conseiller l’accepte, car la refuser nécessiterait une justification. Au bout de dix commissions, le plafond légal est atteint, et la banque passe alors aux rejets des paiements.

    […]

    L’étude révèle un phénomène troublant : à l’exception notable de la Banque postale et des banques en ligne, les frais pour incidents sont exactement analogues dans tous les réseaux bancaires. La commission d’intervention est fixée partout à sa limite légale de 8 €, à l’exception de la Banque postale (6,90 €).

    Les frais de rejet de chèque et de prélèvement sont, eux aussi, identiques et au maximum légal. Partout, le rejet d’un chèque coûte 30 € s’il est inférieur à 50 € et 50 € s’il est d’un montant supérieur. Partout, le rejet d’un prélèvement de plus de 20 € est tarifé 20 €. Excepté, là encore, à la Banque postale.

    Il n’existe donc quasiment aucune concurrence sur ces prix : impossible ou presque, pour les clients régulièrement ponctionnés, de trouver un établissement moins gourmand. Sauf à choisir une banque en ligne… si elle les accepte.

    […]

    Selon nos estimations, l’ensemble de ces frais liés aux incidents de fonctionnement est très rémunérateur. Ils représentent 30 à 35 % du chiffre d’affaires des banques de détail, soit 6,5 milliards de chiffre d’affaires chaque année. Le résultat net est estimé à… 4,9 milliards !

    Via le Canard enchaîné du 1er novembre 2017.

    Sat Dec 2 15:44:53 2017 - permalink -
    - http://www.60millions-mag.com/2017/10/26/frais-bancaires-pourquoi-les-banques-abusent-de-leurs-clients-en-difficulte-11423
  • En avoir dans le froc

    ‒ Elle en avait vraiment dans le froc.
    ‒ Dans le froc… Pourquoi est-ce que les couilles reviennent systématiquement sur la table quand on parle de quelqu'un qui a du cran comme elle ? Ces petits trucs tout fragiles qui restent là, bien au chaud, confortablement installés dans leur fine couverture de peau toute ridée. Quelle connerie !

    Dans le jeu vidéo Wolfenstein II: The New Colossus.

    #courage

    Thu Nov 30 22:04:16 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?ALubSw
  • Puppet : change from file to absent failed: Error: Could not back up <XXXX>: SSL_connect returned=1 errno=0 state=error: certificate verify failed: [self signed certificate in certificate chain for /CN=Puppet CA: puppet.domain.example]

    Soit un puppetmaster fonctionnel installé dans une machine virtuelle. Le nom « puppet.domain.example » pointe sur cette machine. Dans une nouvelle machine virtuelle, on installe un nouveau puppetmaster, plus récent et on importe nos catalogues existants. Le nom « puppet-test.domain.example » pointe sur cette machine.

    Afin de faire des tests, on installe un puppet agent dans une nouvelle machine virtuelle. On le configure pour fonctionner de pair avec le nouveau puppetmaster (server = puppet-test.domain.example dans /etc/puppet/puppet.conf). On déroule un catalogue, il s'exécute, mais, pour chaque action réalisée, une erreur « Error: Could not back up : SSL_connect returned=1 errno=0 state=error: certificate verify failed: [self signed certificate in certificate chain for /CN=Puppet CA: puppet.domain.example] » se produit et les fichiers ne sont pas modifiés par le puppet agent comme ils le devraient.

    Pourquoi donc notre puppet agent récupère-t-il un certificat x509 du puppetmaster legacy quand il cause avec notre puppetmaster de test (« self signed certificate in certificate chain for /CN=Puppet CA: puppet.domain.example ») ? Un tcpdump nous montre que l'agent discute avec le puppetmaster de test puis qu'il discute plusieurs fois avec le puppetmaster de production.

    Cela provient de filebucket, une fonctionnalité qui permet de sauvegarder, sur le puppetmaster (ou ailleurs) les fichiers qui vont être modifiés par les agents. La configuration de cette fonctionnalité se fait dans le catalogue, sur le puppetmaster. Et dans mon cas, j'avais le bout de conf' suivant :

    filebucket { "main":
        server => "puppet",
        path   => false,
    }

    Ce bout de config' demande explicitement à l'agent de contacter le puppetmaster de prod' pour y stocker les fichiers qui seront modifiés… On corrige cette config' avec le nom du puppetmaster de test et tout fonctionne. :)

    Thu Nov 30 18:19:50 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?m-igPg
  • Au boot, monter sur /home un volume chiffré situé sur un deuxième disque dur

    Soit un ordi avec deux disques durs. On veut qu'un système Debian GNU/Linux stable soit sur le premier, /home sur le deuxième. On veut que tout soit chiffré. On veut que le système nous demande les phrases de passe au boot.

    Je n'ai pas réussi à parvenir à mes fins en utilisant l'outil de partitionnement lors de l'installation : je peux créer plusieurs volumes chiffrés, avec des passphrases différentes, mais je ne peux monter le deuxième sur /home, sinon l'installation se termine bizarrement (le système de base n'est pas installé, me dit le Debian Installer).

    Ce que j'ai fait :

    • Installer Debian de manière standard ;

    • Créer un volume chiffré sur le deuxième disque, le monter, et créer un système de fichiers. Voir : http://www.guiguishow.info/2012/05/27/ssd-dm-crypt-lvm2-et-ext4-et-lalignement-des-partitions/#toc-2555-dm-cryptcryptsetup ;

    • Rajouter une ligne dans /etc/fstab : /dev/mapper/sdb1_crypt /home ext4 defaults 0 0

    • Rajouter une ligne dans /etc/crypttab : sdb1_crypt UUID=9799011b-0930-45b6-a681-7191b60663c0 none luks. Pour obtenir l'UUID à utiliser : sudo blkid /dev/sdb1 ;

    • Profit!
    Wed Nov 29 10:57:55 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?S-xCYw
  • Configuring LLDP and LLDP-MED - Cisco

    LLDP-MED, LLDP Media endpoint discovery extensions, permet de configurer automatiquement une partie des équipements comme des téléphones IP : en se basant sur l'OUI de l'adresse MAC, le switch informe le téléphone IP du VLAN à utiliser. Une fois dans le bon VLAN, le téléphone envoie des requêtes DHCP et obtient sa configuration qui a été provisionné sur le serveur VOIP.

    Wed Nov 29 10:25:27 2017 - permalink -
    - https://www.cisco.com/c/en/us/td/docs/switches/blades/3030/software/release/12-2_37_se/configuration_/guide/swlldp.html#wp1079232
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