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  • Soleil vert (1973) - IMDb

    Ce film est l'une des meilleures dystopies que j'ai jamais vu. Il est très difficile de parler de ce film sans divulguer l'intrigue. Je dirais qu'il s'agit de l'élucidation de l'assassinat d'une personne membre de l'élite dans un futur où l'humanité a mal tournée, élucidation qui conduit à la révélation d'un terrible secret concernant le sort de l'humanité… Mais ce n'est pas le plus important…

    Je recommande vivement le visionnage de cet excellent film.

    Via DelTree.



    À PARTIR D'ICI ET JUSQU'À LA FIN DE CE SHAARLI, JE DIVULGUE PLUSIEURS POINTS FORTS DE L'INTRIGUE.

    Nous sommes en 2022 dans les circonstances suivantes :

    • Surpopulation (40 millions d'habitants rien que dans la ville de New York) ;
    • Tout le monde vit dans des mégapoles, la campagne, que très peu de personnes ont vue, est réservée à quelques personnes qui défendent leur terre ;
    • La pauvreté règne, les personnes sans foyer qui survivent dans les couloirs des immeubles aussi. Les riches vivent dans des quartiers séparés et sécurisés. Les inégalités sont fortes ;
    • Les femmes sont plus que jamais des objets. Nommées ouvertement « mobilier », elles passent de locataire en locataire, en même temps que l'appartement qu'elles occupent et elles subissent des violences conjugales ;
    • Les matières premières sont épuisées, l'approvisionnement en électricité et la réparation des bidules électroniques sont galère ;
    • Le réchauffement climatique a eu lieu : il fait 33 degrés Celsius au milieu de la nuit, en permanence ;
    • La Terre est totalement polluée, les jeunes ne connaissent pas les champs, les fleurs, l'océan, etc. ;
    • Forcément, tout ça conduit à une crise alimentaire : seuls les riches peuvent consommer de la nourriture naturelle, les autres consomment de la nourriture de synthèse produite par la multinationale Soylent.

    Je suis forcé de reconnaître que notre monde présent coche plusieurs cases sur cet échiquier de l'inhumanité…

    Wed Jan 2 00:05:37 2019 - permalink -
    - https://www.imdb.com/title/tt0070723/?ref_=fn_al_tt_1
  • Note : fonctionnement du focus d’un appareil photo de smartphone - Le Hollandais Volant

    Les smartphones arrivent à faire une mise au point de l’image avec l’appareil photo : il y a donc un déplacement des lentilles optique.

    Dans les appareils photo plus conséquents, ce sont des moteurs qui font bouger les optiques dans tous les sens (c’est même très complexe, avec des dizaines de lentilles : niveau ingénierie et physique optique, ce sont des bijoux, bref).

    Dans mon téléphone, le déplacement est assuré de la même façon que vibre une membrane de haut parleur : avec un champ magnétique !

    Une petite bobine fait le tour de la lentille, le tout porté par une membrane. En faisant passer un courant dedans, la bobine s’approche ou s’éloigne plus ou moins du capteur CCD (ou d’autres lentilles) et permet de faire la mise au point.

    C’est brillant.

    Et le petit "tic-tic" qu’on entent quand ont éteint l’appli de l’appareil photo, c’est justement la membrane qui reprend (un peu trop brusquement) sa position initiale.

    Tue Jan 1 20:16:26 2019 - permalink -
    - https://lehollandaisvolant.net/?mode=links&id=20190101190214
  • Thorium : la face gâchée du nucléaire _ Documentaire 2016 - YouTube

    Un documentaire sur les réacteurs nucléaires à sels fondus (combustible liquide). Il permet d'avoir les idées plus claires sur ce type de réacteur que certains vantent à longueur de temps à l'aide de l'argument "les méchants lobbies limitent son développement", ce qui n'est pas si simple (il reste encore des inconnues et du travail de recherche à accomplir) et qui ne résout pas tous les problèmes (notamment d'émission de déchets).

    J'en recommande le visionnage, même si toute l'animation de synthèse (la fausse pub sur le Thorium qui revient en boucle, la partie de poker "nuclaire"…) est très très pénible…



    Mes notes :

    • Après l'arme nucléaire, l'armée navale état-unienne souhaite disposer de navires et de sous-marins à propulsion nucléaire. Cela permettra aux submersibles de rester immerger plus longtemps puisque la fission nucléaire délivre beaucoup d'énergie tout en occupant un volume restreint ;

    • Il existe plusieurs combustibles, plusieurs moyens de refroidissement et plusieurs modérateurs (pour contrôler la fission). Cela fait plus d'un millier de combinaisons possibles, donc plus d'un millier de réacteurs nucléaires possibles ;

    • Par exemple, le thorium, nommé selon le dieu du tonnerre dans la mythologie nordique, peut absorber des neutrons. C'est ce que l'on nomme la désintégration radioactive. Puis, devenu de l'uranium 233, il peut fissionner. Le thorium ne convient pas pour un usage militaire : l'uranium 233 produirait des bombes qui exploseraient systématiquement trop tôt. Le thorium est présent un peu partout autour du globe, la France dispose déjà d'un siècle de réserves déjà extraites ;

    • Le choix civil se porte sur un réacteur uranium + plutonium à l'état solide + eau pressurisée (afin d'augmenter la capacité de dissipation thermique de l'eau en repoussant son seuil de passage à l'état gazeux) + graphite (afin de contrôler la fission, de ralentir la propagation des neutrons). Le choix civil se confond avec le choix militaire des débuts : il faut des réacteurs qui produisent plus de matière fissile (plutonium utilisé dans les bombes) qu'il en consomme. ;

      • Pourtant, un tel réacteur est plus gourmand en combustible : la fission fissure les pastilles de combustible, ce qui nuit à la dissipation thermique donc à la performance du réacteur et qui conduit à changer le combustible pour le recycler alors qu'à peine 10 % a été utilisé ;

      • De même, ce type de réacteurs est moins sécurisé : leur état par défaut, c'est l'emballement qu'il faut freiner avec un modérateur. De même, on est obligé de se demander si le gainage va pouvoir effectivement contenir le combustible en toutes conditions. De même, en l'absence d'un système de refroidissement, l'eau utilisée pour transmettre l'énergie à des turbines à vapeur peut subir une radiolyse (décomposition en hydrogène, entre autre) qui peut conduire à une explosion de vapeur… Il peut également y avoir production d'hydrogène explosif en cas de réaction entre l'eau bouillante et le zirconium utilisé dans le gainage du combustible… ;
    • Notons les avantages d'un réacteur à sels fondus + thorium :

      • Pour arrêter le réacteur, nul besoin de stopper un emballement : on retire les sels fondus du circuit pour les transvaser dans un réservoir ;

      • Aucun risque de vapeur ou d'hydrogène explosif, car rien de tout ça est produit dans un tel réacteur ;

      • Les sels se cristallisent si le refroidissement cesse, ce qui empêche les fuites de résidus de fission en cas d'accident ;

      • Un tel réacteur consomme, en circuit fermé, l'intégralité du combustible qu'on lui fournis ;

      • Un tel réacteur est moins complexe, donc plus sécurisé, notamment car il ne nécessite pas toute une machinerie pour le refroidir et d’autres pour traiter les différents problèmes d’un réacteur à eau pressurisée, il traite le problème à la source ;

      • La puissance délivrée par un tel réacteur peut être modulée plus facilement, ce qui en fait un bon complément des énergies renouvelables** dont la production fluctue (éolien, solaire, hydro, etc.) ;
    • Notons que le problème des déchets n'est pas totalement résolu : un réacteur à sels fondus + thorium réduit de 80 % les déchets émis, mais il en reste. Certes, ceux restant ont une durée de vie courte, loin des millénaires nécessaires aux résidus de fission d'un réacteur à eau pressurisée ;

    • L'armée de l'air état-unienne se met à désirer un avion à propulsion nucléaire capable, ainsi, de voler plus longtemps, donc d'être présent plus longtemps en territoire ennemi (utile en cas de menace permanente, comme celle qu'exerçait alors l'URSS). C'est stupide : que se passera-t-il en cas de crash ? Le poids du blindage nécessaire pour protéger les passagers entre en contradiction avec la nécessité de voler, etc. Mais l'argent est là, donc autant en profiter… Ce besoin donne un nouvel intérêt au thorium utilisé dans les sels fondus (fluorure de lithium ou de béryllium à l'état liquide) qui ne se transforment pas en vapeur, à pression atmosphérique normale, avant 800 degrès Celsius, température nécessaire pour un vol. Il n'y a plus de non plus de risque d'explosion de vapeur d'eau ni de production d'hydrogène. Lors de son arrivée au pouvoir, Kennedy met un terme à ce projet, notamment, car les missiles intercontinentaux apparus en 1962 limitent l'intérêt d'un largage par avion, ce qui enterre l'idée d'un réacteur nucléaire à sels fondus ;

    • Le Japon cesse également ses recherches en la matière… Il rencontrait des problèmes sur les alliages, problèmes déjà résolus aux USA, mais les Japonais l'ignoraient ;

    • Les temps ayant changé, qu'est-ce qui empêche aujourd'hui le développement d'un réacteur nucléaire à sel fondu au thorium ?

      • Même s'il n'y a plus vraiment de besoin militaire pressant justifiant une production conséquente de plutonium, la recherche scientifique a une certaine inertie ("on a toujours fait comme ça") ;

      • Les industriels ont peur de la concurrence qui les contraindraient à fermer les réacteurs à eau pressurisée qui ont été amortis et dont le maintien en condition opérationnel coûte (à court terme, et sans considérer un accident potentiel) moins cher que d'investir dans une nouvelle technologie. De même, cela remet en cause le modèle économique basé sur le recyclage et sur la possession d'une filière d'uranium. Les industriels de l'énergie fossile ont également peur de cette concurrence ;

      • Un réacteur à sels fondus, même s'il y a eu plusieurs implémentations, n'a jamais été vraiment testé dans des conditions réelles : des doutes persistent sur la corrosion, la gestion des sels, etc. Il reste encore pas mal de travail de recherche à effectuer. Ce qui est un problème en soi : nous ne disposons plus d'une équipe facilement mobilisable comme lors du projet Manhattan, du savoir a été perdu en chemin, il faudrait donc repartir de quasiment 0, ce qui coûterait environ 1 milliard de dollars pour avoir une bonne démonstration ;

      • L'IMSR, le réacteur intégral à sels fondus, l'une des implémentations les plus en vues est modulaire. L'un des modules a une durée de vie de 7 ans, ce qui limite le bénéfice après amortissement… ;
    • Les Chinois et tout un tas de start-up bossent sur des réacteurs à sels fondus. Néanmoins, en fonction de l'objectif que l'on se fixe (réduire les déchets, augmenter la sécurité, etc.), tous les réacteurs en cours de développement (notamment ceux dont la livraison est promise dans quelques années par des startups) ne conviennent pas ;

    • Notons que la transmutation, ce procédé pour recycler les résidus de fission de nos réacteurs actuels avec lequel on nous abreuvait il y a 10-15 ans, semble avoir du plomb dans l'aile… Ce qui n'a rien d'étonnant vu la complexité de la totalité du procédé…

    Via HS-157.

    Tue Jan 1 01:16:28 2019 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=unwGXOw1kpU
  • La bombe - ARTE Boutique

    Un documentaire de 2015, rediffusé en août 2018 sur Arte, qui traite de la conception et des essais des premières bombes atomiques et thermonucléaires états-uniennes (le processus d'armement des Russes est à peine évoqué, celui des autres pays dotés de l'arme atomique ne l'est pas du tout).

    Je comprends désormais l'escalade nucléaire et pourquoi, dans notre système de pensée, il n'était pas possible d'arrêter la recherche concernant la bombe : peur du nazi puis du nippon puis du soviet. Arrêter, la recherche, c'était se rendre vulnérable à la découverte d'une autre nation, la boîte de Pandore étant ouverte à l'instant même où la réaction nucléaire avait germée dans la tête de qui que ce soit et qu'une expérience avait mis en exergue la fission nucléaire…

    Ce documentaire laisse également transparaître un des facteurs de la puissance des USA durant la deuxième guerre mondiale et après : l'immigration, aux USA, des intellectuels juifs européens. Le régime nazi a provoqué une partie de sa chute.

    Je me rends également compte que la pensée pessimiste de John von Neumann d'une destruction de l'humanité par une absence de contrôle des instruments qu'elle a fabriqués n'est pas devenu la réalité, comme quoi le pire est quand même évitable et évité…

    J'en recommande vivement le visionnage.



    Mes notes :

    • En 1938, la fission nucléaire est mise en exergue par deux chercheurs allemands et théorisée par une chercheuse polonaise, Lise Meitner. D'autres scientifiques (Szilard, Fermi, Joliot, etc.) avaient déjà théorisés, sans les démontrer, la réaction en chaîne nucléaire et les réacteurs nucléaires ;

    • Les scientifiques flippent : est-ce que le régime nazi a conscience de l'impact des découvertes allemandes de 1938 ? Vont-ils concevoir une bombe ? Est-ce pour ça que le régime a arrêté la vente d'uranium ? Szilard convainc Einstein de signer une lettre destinée au président Roosevelt, ce qui conduira à la création d'un comité puis du projet Manhattan. Ils n'ont pas pris en compte que Hitler avait aucune considération pour la science juive jugée décadente. Or, Lise Meitner était une juive polonaise ;

    • Pourquoi « projet Manhattan » ? Il s'agit du nom de l'arrondissement de New-York dans lequel était situé le bureau où tout a commencé. L'idée était de garder le secret jusqu'au nom ;

    • Hommes forts du projet Manhattan : le militaire Groves (capable de fournir matos, fric et ressources humaines) et le chercheur Oppenheimer (capable de diriger une équipe de recherche et d'expliquer la science à son supérieur, Groves) ;

    • Le projet Manhattan était réparti sur plusieurs sites géographiques : Hanford, Californie (production de plutonium dans des réacteurs), Tennessee pour la production d'uranium, Los Alamos, Nouveau-Mexique pour le laboratoire. Les chercheurs sont de plusieurs nationalités (UK, USA, ex-allemand, etc.) ;

    • Produire de l'uranium se fait particule par particule, car il est difficile de séparer l'uranium 238 très répandu dans la nature, de l'uranium 235 moins répandu. Ce travail allait prendre plusieurs années… inconcevable ("et si les nazis trouvent avant nous ?!") d'où le choix du plutonium ;

    • L'ennui, c'est qu'une explosion n'est pas possible avec du plutonium… L'implosion est imaginée : comprimer le plutonium avec des explosifs ;

    • Les avancées scientifiques nazies (missile v2, missile de croisière, avion à réaction réellement opérationnel) font de plus en plus peur ;

    • Le régime nazi capitule alors que la bombe n'est pas encore prête, ce qui rend caduque la justification de la fabriquer vite-fait… Mais les USA sont toujours en guerre contre le Japon ;

    • 16 juillet 1945 : Trinity, premier essai d'une bombe atomique à implosion au plutonium. L'incertitude règne encore, donc tout est mesuré : température, onde de choc, photographies, etc. ;

    • Maintenant que les USA ont la bombe, doivent-ils envahir le Japon ou utiliser la bombe pour écourter une guerre qui risque d'être coûteuse en soldats ricains ? Utiliser la bombe permettrait, en outre, de justifier un projet de recherche qui a déjà coûté plus de 2 milliards de dollars. Truman décide d'avoir recours à la bombe ;

    • Août 1945 : bombardement d'Hiroshima, 75k-80k personnes meurent instantanément, 50k plus tard. Le monde découvre la facilité pour tuer un grand nombre de personnes. Le Japon refuse de capituler, il compte sur l'URSS pour négocier leur capitulation sous condition (préserver la famille impériale). Manque de pot, l'URSS lui déclare la guerre. Un deuxième largage était prévu sur Kokura, mais, pour cause de mauvaise météo, cela sera Nagasaki. Le monde découvre la facilité avec laquelle on peut décider qui va vivre ou mourir. Le Japon ne capitule pas encore. Il le fera en septembre 1945 ;

    • Dès le bombardement d'Hiroshima, Staline renforce son plan d'armement soviétique lancé en 1943 mais doté jusqu'alors de ressources limitées. Ça tombe bien, l'URSS a des espions au sein du projet Manhattan : Klaus Fuchs et Ted Hall, notamment. Comme quoi, même le projet le plus secret peut se faire infiltrer ;

    • Juin 1946 : les USA proposent à l'ONU de se défaire de l'arme atomique si tous les pays s'engagent à ne pas concevoir d'armes atomiques et laisse les USA les inspecter afin de s'en assurer ;

    • Été 1946 : l'opération Crossroads vise à tester la résistance de l'armée américaine à une bombe atomique ennemie. Près de l'atoll de Bikini, dans le Pacifique, 1 bombe sera larguée depuis un avion, deux autres sous l'eau. Sur 90 bateaux (des prises de guerre ou des vieux coucous ricains), combien en restera-t-il ? Les médias sont lourdement conviés, c'est le début de la médiatisation de la bombe. L'eau, les bateaux et les sols sont contaminés, des îles sont détruites… Suite à un reportage sur 6 survivants d'Hiroshima, les populations commencent à prendre conscience de la dangerosité de la bombe atomique. Mais le mode de vie américain vantera le nucléaire civil : médecine, énergie, etc. ;

    • Hé, as-tu noté le nom de l'atoll dans le point précédent ? Bikini… Oui, c'est bien l'origine du nom du bout de tissu : Louis Réard, tenancier d'une boutique de lingerie parisienne présente son bout de tissu le 5 juillet 1946 et souhaite surfer sur le "popularité" des essais nucléaires. Notons que Jacques Heim a lancé, une décennie plus tôt, un maillot de bain 2 pièces moins dénudé que le bikini en le nommant Atome… Ainsi, les jeux de mots publicitaires pouvaient débuter : « Atome, le plus petit maillot de bain du monde », « Le Bikini, la première bombe an-atomique ! » ;

    • 1948 : opération SandStone : début du transfert de la technologie au civil et de la production en masse ;

    • Août 1949 : l'URSS teste sa première bombe atomique. Mince, les USA perdent le monopole de la violence ! Faut-il développer une bombe à hydrogène ? La communauté scientifique est mitigée : les USA pourraient donner l'exemple… La peur du soviétique est forte donc Truman veut la bombe H ;

    • Guerre de Corée : la bombe A n'a pas trop d'effet sur cette topologie de terrain (ce n'est donc pas l'arme absolue universelle ?!) et, surtout, les USA, qui soutiennent la Corée du Sud sont dissuadés d'en faire usage puisque l'URSS, qui soutient la Corée du Nord dispose aussi de la bombe A ;

    • La course à l'armement entre USA et URSS s'accentue. Des scientifiques diffusent l'horloge de l'apocalypse qui indique le temps restant avant une destruction mutuelle des deux puissances (et du reste du monde). Les citoyens américains sont inondés de propagande afin de leur faire acheter un bunker, rénover leur habitat et entretenir leur jardin pour une meilleure résistance à la bombe A ;

    • Novembre 1952 : test de la première bombe H, Ivy Mike, par les USA… 600 fois plus puissante que la bombe A larguée sur Hiroshima. Le monde découvre un changement d'échelle de la puissance explosive. Avec une bombe A, on la quantifie en kilotonnes (1 000 tonnes de TNT). Avec une bombe H, on la quantifie en mégatonnes (1 million de tonnes de TNT), soit un facteur 1 000… ;

    • Août 1953 : l'URSS dispose d'une bombe H fonctionnelle, qui, contrairement à Ivy Mike, est assez petite pour être transportée par avion. Les USA prennent conscience de leur vulnérabilité : un avion et boooom, et cette fois-ci, rénover sa maison ne permet pas de résister à une attaque ennemie. La menace est permanente. Qui a rencardé l'URSS ? La chasse aux sorcières est ouverte, Oppenheimer, père de la bombe A américaine, sera limogé au motif de son passé communiste, sans trop de preuves, évidemment ;

    • Les essais continuent, tout comme la contamination des sols et des eaux… Les deux puissances tentent de plier l'arme nucléaire à toutes les sauces, quitte à ce que ce soit stupide : canon d'infanterie, sac à dos nucléaire, bazooka nucléaire, etc. En 1961, l'URSS largue la plus grosse bombe H de l'Histoire, la Tsar Bomba… Une telle bombe est-elle plus efficace (en nombre de morts) que plusieurs petites bombes ? Non. Stupidité une fois de plus ;

    • Aujourd'hui, 8 États détiennent la bombe A : USA, Russie, France, Angleterre, Inde, Pakistan, Chine, Corée du Nord. L'Afrique du Sud y a renoncé et Israël refuse de communiquer sur le sujet.
    Mon Dec 31 23:14:58 2018 - permalink -
    - https://boutique.arte.tv/detail/la_bombe
  • David Koubbi, Affaire Kerviel, Justice et Société Générale ? - YouTube

    Deux entretiens avec David Koubbi, l'un des avocats de Jérôme Kerviel dans ses procès qui l'opposent à la Société Générale.

    Mes notes sur le premier entretien (pointé par ce shaarli) :

    • Un procès monsieur machin contre madame bidule se passera bien, le droit dira ce qui est. Quand c'est des dossiers dits signalés, où l'une des parties est une institution, un ancien président de la République, un industriel, un financier, etc., un pacte silencieux dans lequel chacun sait ce qu'il a à faire pour faire capoter la justice, se met en place. C'est le monde des réseaux, quand l'avocat d'une des parties est pote avec le procureur qui est lui-même pote avec…, et le monde de l'invention d'une vérité médiatique ("Kerviel est un magouilleur", "il est le seul responsable des pertes, la banque n'a rien vu") ;

    • Plusieurs strates de fonctionnaires de justice cohabitent : les hautes sphères, qui sont promues et chouchoutés, car elles filent droit, et les basses sphères, c'est-à-dire les rebelles, ceux qui n'acceptent pas le pacte silencieux décrit au point précédent ;

    • La justice, c'est ce qui fait que je ne peux pas me comporter avec toi comme j'ai envie de me comporter si je suis dans un jour où je dévisse. C'est le truc qui fait que tu ne peux pas me tuer, que tu ne peux pas me violer, que tu ne peux pas me voler, que tu ne peux pas te comporter n'importe comment.

    • Dans le feuilleton judiciaire Société Générale contre Jérôme Kerviel, la logique de la Société Générale serait : brûlez médiatiquement les traders boucs émissaires, brûlez-les judiciairement, on paiera les amendes que vous voudrez, mais ne touchez pas à nos licences bancaires. Car, si la Société Générale est bien la victime qu'elle prétend être, alors on condamne Kerviel au motif qu'il a bien fraudé tout seul, pas de problèmes, mais alors on devrait fermer cette banque, car ça veut dire qu'on peut y faire entrer et sortir des milliards sans trace avec la complicité d'un employé ;

    • Si une société est victime d'une fraude, l'État octroie un crédit d'impôt d'une valeur d'un tiers de la perte, à condition qu'il n'y ait pas de complicité entre la société et le fraudeur et pas de manquement des systèmes de contrôle. Il est intéressant de noter que, dès 2008, alors que l'enquête débute à peine (donc, on sait rien d'une éventuelle complicité) et que l'ancêtre de l'ACPR sanctionne la Société Générale pour manquement de ses systèmes de contrôle, Christine Lagarde, alors ministre de l'économie, octroie ce crédit d'impôt de 2,2 milliards. Début 2018, le Canard enchaîné rapportait que la Société Générale ne semblait pas pressée de rembourser. Je n'ai pas trouvé d'informations plus récentes ;


    Mes notes concernant le deuxième entretien :

    • Notre amour pour les familles de dirigeants est assez incompréhensible : les États-Unis ont eu le clan Kennedy, ont eu Bush senior puis Bush junior, ont eu Clinton mari puis ont faillit avoir Clinton épouse, ont eu les Roosevelt ; La France a faillit avoir Royal avant d'avoir Hollande (ex-mari de Royal). « J'ai du mal à croire qu'à chaque fois les plus compétents soient dans la même famille ». +1 ;

    • Koubbi nous rappelle cette directive européenne, transposée en France par ordonnance (acte du gouvernement, que le Parlement délégue et dont il peut rejeter le résultat), qui permet de saisir, en troisième recours, les dépôts bancaires des particuliers si ceux-ci sont supérieurs à 100 000 € par établissement bancaire ;

    • David Koubi nous rappelle le mélange des genres entre privé et public : à l'été 2016, Thierry Aulagnon, haut-fonctionnaire qui a été pantoufler chez Gan puis dans la filiale finance et investissements de la Société Générale, est devenu directeur de cabinet du ministre des finances, Michel Sapin. La HATVP a donné son accord. La seule précaution prise est un courrier, signé par Sapin, demandant à ne pas aiguiller les notes de service concernant la Société Générale et les autres sociétés dans lesquelles Aulagnon a eu des activités vers Aulagnon mais vers d'autres collaborateurs. Qui empêche le directeur de cabinet d'exercer une pression, de donner son avis, de se saisir lui-même des notes en transit ? ;

    • L'avocat pavoise sur les victoires judiciaires à venir de son client, mais la réalité est plus nuancée : au pénal, Kerviel a été définitivement condamné en 2014 à 3 ans de prison ferme ; Aux prud'hommes, Kerviel est condamné depuis décembre 2018, mais il peut porter un recours devant la Cour de cassation ; Au civil, en 2016, l'amende de Kerviel a été définitivement réduite de 4,9 milliards à 1 million d'euro et les responsabilités ont été partagées, donc Kerviel n'est pas blanc comme neige comme Koubbi tente de nous le faire croire ; Concernant la manipulation du procès pénal, la Cour de révision a rejeté le recours de Kerviel en septembre 2018 au motif que les propos de la flic sont des impressions, pas des faits, et que seul le Parquet est accusé d'avoir été sous influence de la Société Générale, pas les juges qui ont statué sur le fond (mon avis : lolilol).



    Alors que ces deux entretiens évoquent les réseaux, le copinage, tout ça, je constate que Thinkerview offre une tribune médiatique à son pote juste après le verdict des prud'hommes (d'autant que, dans cette entrevue, la charge contre la Société Générale est soutenue) et juste après l'appel au civil. Mais comme Kerviel ne ferait pas partie de l'élite, ça passe, je suppose. ;) Cela renforce ma position selon laquelle il y a du copinage à tous les niveaux de la société, chez les élites, chez les intermédiaires, chez les pauvres, dans les associations, etc. car c'est le propre de l'espèce humaine que d'être une espèce sociale, donc de tisser des réseaux.

    Mon Dec 31 14:41:40 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=jiMv-YIifTI
  • Prendre soin, c'est possible | Haute Résolution

    Avoir mal, être découragé voire déprimé, ne plus savoir si ce qu'on fait est le bon combat, ça arrive régulièrement dans la vie d'un activiste. On peut, dans l'équipe, achopper sur des conflits humains difficiles à résoudre. C'est plus fréquent qu'on ne le croit. Dans notre milieu, ça arrive aussi de subir du harcélement. Quand on écoute parler un·e vi·eux·eille bénévole, iel aura forcément au moins une de ces histoires à raconter. On traverse tous des moments où notre propre outil de lutte, à savoir nous-même, n'est pas en forme, que ce soit pour des raisons strictement personnelles où à cause de l'environnement associatif.

    La plupart de ces moments sont inévitables --j'aimerais, en ce qui concerne le harcèlement, qu'on s'enorgueillisse un jour qu'on a réussi à rendre nos espaces /safe/, parce que pour le coup ça c'est carrément superfétatoire. Cela fait longtemps que je répète que ça fait partie du pari de l'associatif, qu'on est embarqués dans un truc aussi avec notre vécu, notre sensibilité, et que le fait de nouer des liens ou que ces liens cassent, ça fait partie du jeu. Pour moi la seule question est : qu'est-ce qu'on fait de ça ? Pour moi, c'est notre responsabilité en tant que militants, de s'en soucier. Pas forcément de tout régler parce que souvent ce n'es pas en notre pouvoir, mais au moins d'écouter et d'accepter ces difficultés comme telles.

    A la Quadrature comme ailleurs dans ce milieu militant, on m'avait habituée où à des réponses émotionnelles à ce type de problèmes ou très maladroites, ou assez violentes (souvent un peu des deux). Souvent, d'une manière ou d'une autre, quand une parole qui dit de la souffrance est énoncée, la réponse revient à décider de regarder ailleurs. On est très tentés, dans ce milieu, de ranger nos dissenssus et nos problèmes sous la moquette.

    Plus que dans les autres sphères de la société ? De mon point de vue, c'est aussi très courant dans nos emplois, en couple (la charge mentale, par exemple, est toute aussi présente en associatif que dans un contexte conjugal) et dans la vie politicienne (broder des non-solutions techniques vite-fait, mal-fait afin de faire mine de résoudre des problèmes humains compliqués sans tenir compte des souffrances des gens auxquelles ces non-solutions vont s'appliquer, c'est la base de ce milieu). Et, dans ces sphères, on est loin d'avoir que des barbus.


    Je crois que ça vient en partie du fait qu'on a dans nos milieux des gens plus ou moins à l'aise avec le fait de socialiser en général, et qui sont, j'ai l'impression, paralysés par les dissenssus, parce qu'ils ne savent pas quoi en faire, parce que c'est très compliqué à gérer. Alors, un peu comme on aurait fait une bêtise et on ne saurait pas quoi faire de la preuve, vite, on soulève un coin de tapis et on y fourre le dissensus. C'est très maladroit. Evidemment, ça ne règle rien. Parfois, des années après, quelqu'un soulève le tapis, et constate qu'il y a effectivement un cadavre qui pourrit là. On referme. Le truc peut pourrir pendant des années. Parfois il ressurgit et on se demande pourquoi diantre il y a un déchet radioactif dans le salon.

    Une autre réponse, plus violente que maladroite, revient non pas à détourner le regard mais à renvoyer l'individu dans sa souffrance, en le priant de ne pas embêter les autres qui tentent de travailler. J'ai entendu ça, quand j'ai remonté à un responsable associatif un problème de harcèlement : « c'est pas l'objet de notre association ». Oui, alors. Ton association ne pourvoit pas à la survivance basique de ses bénévoles entre eux, c'est un problème. A moins de choisir et d'assumer le fait d'être une asso de « barbus » (pour dire les choses de manière assez polie), c'est même un grave problème qu'on laisse un individu faire obstacle à la diversité dans l'association.

    Ce genre de réponse est assez violente, parce qu'elle a tendance à déligitimer la parole qui dit que ça ne va pas, tout en mettant l'individu de côté, un peu comme un troupeau met de côté une brebis qui boite. C'est pas nos oignons, on continue sans toi. Pour l'avoir vécu, c'est assez douloureux, la position de la brebis qui boite.

    J'ai encore lu récemment que, parce que ça n'allait pas, il fallait que je cesse de travailler (sous entendu : brebis qui boite, on passe notre chemin). Non, ce n'est pas la même chose que de lire : « J'imagine que tu as besoin d'un peu de repos. J'espère que tu reviendras, vite. Est-ce qu'on peut faire quelque chose pour t'aider ? ». On se demande, assis devant le mail, si tout simplment démissionner n'est pas la meilleure solution, après tout.

    /Tous/ les problèmes humains n'ont pas à être pris en compte par l'association, parfois ce sont des choses personnelles, parfois cela relève de l'intervention de professionnels de la santé mentale, mais la moindre des choses est de montrer un respect minimal pour la souffrance de l'autre et de s'inquiéter de la santé de son bénévole. Peut-être que tu ne peux rien faire d'autre qu'envoyer un potikeur par mail. Mais peut-être que c'est plus humain que renvoyer l'autre à sa douleur. Peut-être qu'il aura la sensation, au moins, de faire partie du groupe.

    La pire réponse consiste à dire que ce n'est pas grave, que c'est pour le bien de la Cause. Parfois, c'est ce qui sert de justification au deuxième type de réponse. J'ai connu des responsables associatifs qui étaient vraiment dans une pensée du bénévole-jetable, qu'on use jusqu'à la couenne et qu'on rejette sur le bas côté quand il ne sert plus. Sur la base de ce type de justification. C'est extrêmement violent. Les dommages psychologiques et émotionnels sont très conséquents. Vraiment, on est plusieurs à pouvoir dire que c'est surtout un modèle à ne plus jamais reproduire.

    Pour moi, la fin ne justifie pas les moyens, dans l'associatif. Si construire le monde dont on veut doit passer par le fait de causer de manière systématique des dommages psychiques et émotionnels graves aux personnes, s'il faut marcher sur les gens qui ont mal pour avancer, alors ça ne construit pas le monde dont je veux en réalité. Mon travail associatif commence par construire, à l'intérieur de l'association, une petite société un peu moins violente que celle de l'extérieur. Une petite société où l'on peut s'élever, apprendre, grandir. J'ai grandi et appris dans l'associatif. Je sais que c'est possible d'y construire ça plutôt qu'autre chose. Si mon énergie alimente au contraire une petite société toxique, alors je vais cesser d'en mettre.

    Gros +1.


    […]

    Dans ce contexte, j'ai pris mes billets pour me rendre à l'AG à mi-parcours de La Quadrature parce que j'ai promis que je viendrai y tenir le point sur la RP. J'avais plus ou moins anticipé de ne pas y rester, pour ne faire profiter personne de l'état de vulnérabilité intense dans lequel j'étais.

    […]

    J'ai effectivement pleuré. Mais quand c'est arrivé, j'ai senti une discrète tape sur l'épaule, qui disait « je comprends que c'est pas évident, c'est pas grave si tu ne peux pas finir ta phrase » et, autour dans la salle, cette espèce d'ambiance un peu respectueuse, un peu douce, qui disait, tacitement : « hey, on est là ». Quand on s'est dit des choses très dures, quand on a posé des souffrances sur la table, on s'est tous écoutés, à chaque fois, /vraiment/, avec ce même respect un peu doux qui disait : « j'accepte cette souffrance comme telle, je l'accueille, c'est important ce qui se dit ». Sans en rajouter, sans animosité, juste, cette vraie écoute un peu chaleureuse. On a rarement été aussi justes dans la manière de traiter des problèmes humains. Justes, au sens de quand tu fais le mouvement qu'il faut, qui a la bonne dose de tact en regard de la situation. C'est la première fois que je vis ça dans une association.

    Hé ben c'était très fort et très important. J'ai senti du soutien. J'ai senti de l'empathie. J'ai senti qu'on était, là, tous en train de se serrer les coudes et de faire, en fait, collectif, face aux difficultés. Paradoxalement, énoncer nos douleurs et nos difficultés a renforcé le collectif.

    Les problèmes ont été énoncés, je crois qu'on a crevé quelques abcès, ce sont devenus /nos/ problèmes et /nos/ priorités. On a jeté notre ordre du jour et on a relevé nos manches pour trouver des solutions. On n'a pas encore tout résolu, loin de là, mais ce moment, ces moments même, très difficiles, sont paradoxalement mes meilleurs souvenirs de cette AG. Parce que j'ai senti cette volonté de ne pas écarter le problème parce que c'est désagréable à entendre, de ne griller personne sur l'autel de la Cause, de faire front ensemble face à ce qui faisait mal. On n'a laissé personne de côté, au contraire, on a accepté toutes ces douleurs comme étant un peu les notres et on a dit « on va faire en sorte que ça n'arrive plus ».

    Alors que je ,'étais pas loin de jeter l'éponge, que je n'étais pas loin de perdre espoir, que je savais même plus s'il était une bonne chose que je reste dans ces cercles parce que je me faisais clairement du mal et que je faisais probablement du mal à d'autres, ces événements ont prouvé beaucoup de choses : notre capacité d'écoute, de bienveillance, d'empathie face à des problèmes humains (la manière dont les derniers ont été traités m'avait fait perdre toute espérance dans le fait qu'on puisse apprendre à être autre chose que maltraitants), notre capacité à faire collectif, de manière saine et chaleureuse. Tout ceci me redonnait confiance dans le fait qu'on allait effectivement s'en sortir. Qu'on allait, effectivement, surmonter ça, ensemble.

    Et ça, pour moi, c'est la plus belle victoire de cette AG de La Quadrature. On a enfin appris ça. Et ça fonctionne.

    Je reste sur ma faim : ce billet pose très bien le problème, présente une illustration d'une occurrence où cela a été moins mal géré au sein d'une unique association, mais ce billet fourni aucun début d'explication qui permettrait de reproduire l'illustration présentée. Dommage.

    Mon Dec 31 11:24:39 2018 - permalink -
    - https://www.hauteresolution.net/blog/articles/prendre-soin-cest-possible/16/
  • [ Énurésie nocturne ] Mon problème quand j'étais enfant - NATOO - YouTube

    Ok, cette vidéo traîne dans un onglet de mon navigateur web depuis plus d'un an… Nan, mais très bien.

    Natoo nous parle de l'énurésie nocturne chez les enfants de plus de 5 ans. Cela concernerait 6 à 8 % des enfants de 8 ans, 3 à 4 % des enfants de 10 ans et 1 à 2 % des ados de 15 ans (d'après mon calcul, en partant de ce bilan démographique, cela représente en gros 100 000 enfants chaque année, sans compter les tranches d'âges intermédiaires).

    Causes : hérédité, dérèglement hormonal, maladie nerveuse, dérèglement psychologique (sommeil trop profond, peurs nocturnes, choc affectif, difficulté à discerner les rêves du réel - Natoo l'illustre très bien dans son témoignage), retard dans le développement (du corps et / ou du contrôle nerveux), malformation de l'appareil urinaire (rare), etc. Bref, ce n'est pas pour faire chier les parents et / ou un problème de discipline, comme on l'entend parfois !

    Solutions : slip-alarme (pour sortir l'enfant de son sommeil trop profond, mais c'est humiliant), implication de l'enfant par une psychologie positive (comme la tenue d'un calendrier imagé - soleil quand le lit est sec, pluie quand…, ce qui est tout aussi humiliant), recours à un psychologue et / ou à une colonie de vacances spécialisée (afin de traiter les peurs et les chocs affectifs, par exemple), traitement médicamenteux (genre le Minirin(tm), pour corriger un dérèglement hormonal en retenant l'eau dans le corps, par exemple), examens médicaux (dans le cas d'une malformation ou d'une maladie nerveuse), ou même… … … attendre (dans le cas d'un retard du développement - oui, c'est aussi simple que ça, et non, ce n'est pas de la négligence envers son enfant !).

    Mauvaise solution : réduire la consommation d'eau de l'enfant le soir. Cela peut conduire à des infections urinaires / rénales ! C'est d'autant plus important si l'enfant mange salé et / ou si le repas se déroule moins de deux heures avant le coucher.

    Sun Dec 30 23:06:24 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=zEPOwN-0Mvk
  • systemd : au secours, mon générateur s'embrouille avec mon modèle !

    Avec systemd, trois arborescences sont à considérer : /lib/systemd, /etc/systemd et /run/systemd . La première contient les descriptions des services telles qu'elles sont fournies dans les paquets logiciels. La deuxième contient des surcharges locales de ces descriptions, c'est-à-dire des annihilations ou des modifications désirées par l'administrateur système qui ne seront pas écrasées lors d'une mise à jour des paquets (et c'est l'un des apports de systemd-systemd - le gestionnaire de démarrage uniquement - par rapport à sysvinit). La dernière, contient les descriptions des services telles qu'elles sont à l'instant présent. L'ordre est important : /run/systemd surcharge /etc/systemd qui surcharge /lib/systemd.

    Prenons un cas concret. Nous souhaitons modifier la description du service OpenVPN.

    Nous copions /lib/systemd/system/openvpn@.service, qui est un modèle (un unique fichier de configuration qui permet de créer facilement plusieurs instances d'un même service), dans /etc/systemd/system/openvpn.service, nous apportons notre touche personnelle et nous exécutons un systemctl daemon-reload. On se rend compte que notre modification n'est pas effective. Aller, une petite systemctl disable openvpn@<nom_fichier_conf> puis une systemctl enable openvpn@<nom_fichier_conf>, ça devrait l'faire, d'autant que systemctl écrit « Created symlink /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/openvpn@.service → /etc/systemd/system/openvpn@.service. Hé bah non, toujours pas. La commande systemctl status openvpn@<nom_fichier_conf> l'affiche explicitement : c'est toujours /lib/systemd/system/openvpn@.service qui est utilisé.

    La description qui fait foi se trouve dans /run/systemd/generator/openvpn.service.wants/openvpn@<nom_fichier_conf> qui est un lien symbolique vers /lib/systemd/system/openvpn@.service, la description originale fournie pas le paquet logiciel openvpn. Comment l'avons-nous su ? En nous documentant sur les arborescences utilisées par systemd. Mais la commande suivante aurait également permis de découvrir le pot aux roses : sudo find / -lname /lib/systemd/system/openvpn@.service.

    Qui génère ce fichier ? Un script, /lib/systemd/system-generators/openvpn-generator, que l'on nomme générateur. Dans le cas présent, son but est de simplifier la vie en démarrant tous les VPN nommés dans /etc/default/openvpn (par défaut : tous les VPN) et pour lesquels un fichier de conf' existe dans /etc/openvpn/<nom>.conf. Pour ce faire, un lien est créé depuis /run/systemd/generator/openvpn.service.wants/openvpn@<nom_fichier_conf> vers… /lib/systemd/system/openvpn@.service. Un générateur peut aussi servir à générer dynamiquement la description d'un service. Comment avons-nous identifié le fichier qui génère les liens symboliques dans /run/systemd/generator/openvpn.service.wants ? Le chemin contient l'indication « generator ». Un générateur est fourni par un paquet logiciel. La commande dpkg -L openvpn | grep generator permet donc de l'identifier.

    Tout comme il est possible de masquer la description d'un service afin de l'empêcher de démarrer même lors d'une mise à jour des paquets (dans les paquets Debian, la plupart des scripts exécutés après l'installation d'un logiciel - /var/lib/dpkg/info/openvpn.postinst, par exemple - crée un service et l'active), il est possible de masquer un générateur. Pour ce faire :

    sudo mkdir /etc/systemd/system-generators/
    sudo ln -s /dev/null /etc/systemd/system-generators/openvpn-generator
    sudo systemctl daemon-reload

    Note : la commande systemctl mask ne permet apparemment pas de travailler sur les générateurs.

    Les commandes systemctl status openvpn@<nom_fichier_conf> et systemctl show openvpn@<nom_fichier_conf> confirment que la description utilisée est désormais notre surcharge locale dans /etc, avec nos modifications. \o/

    Sun Dec 30 21:25:41 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?hWszCQ
  • Affaire Molla Sali contre Grèce : Gilles Lebreton affirme que la CEDH « vient d'accepter que la loi islamique, la charia, soit appliquée en Europe ». - Les Surligneurs

    Très intéressant désenfumage sur un (non-)fait d'actualité.

    Rappelons que la charia s’applique dans cette région grecque en vertu des traités de Sèvres (1921 : morcellement de l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne, défait après la première Guerre Mondiale) et de Lausanne (1923 : reconnaissance de la Turquie et nouveau découpage plus favorable). Certaines clauses de ces traités se voulaient protectrices des minorités musulmanes restées sur le sol grec après le départ des armées ottomanes. Il s’agissait de protéger la liberté religieuse des musulmans contre toute persécution possible sur le territoire grec, en rendant la charia obligatoire. Cette obligation s’imposait donc aux musulmans, mais aussi à l’État grec, afin de protéger cette minorité face à la majorité orthodoxe. Mais les faits, dans l’affaire qui a mené à cette décision de la Cour, montrent que cette protection, érigée il y a près d’un siècle dans un autre contexte, a fini par devenir un carcan dont les musulmans qui voudraient en sortir, en appliquant le code civil grec, ne pouvaient le faire. Il s’agissait d’un musulman grec qui avait rédigé un testament devant notaire en faveur de sa femme selon le code civil grec, mais ce testament fut écarté au profit de la charia, y compris par les tribunaux civils grecs. Résultat, ce sont les sœurs du défunt qui héritèrent d’une part substantielle des biens, faisant primer la charia sur la loi grecque. Impossible donc de ne pas appliquer la charia quand on est un Grec musulman.

    C’est ce verrou qu’a fait sauter la Cour européenne des droits de l’homme par son arrêt si décrié du 19 décembre 2018 : toute personne musulmane souhaitant appliquer la charia en Grèce peut le faire, et ne peut en être empêchée. Mais elle doit aussi pouvoir refuser de l’appliquer, ce que n’autorisait pas la loi grecque. La liberté religieuse, c’est celle de respecter sa propre religion, mais aussi celle de s’en écarter (ce qu’on oublie souvent en France s’agissant par exemple de l’avortement), voire de ne pas avoir de religion. En ce sens, la Cour a mis fin à la charia obligatoire en Grèce.

    Cet arrêt est donc très important, il a d’ailleurs été rendu par la « Grande chambre », c’est-à-dire la formation la plus solennelle de la Cour. Mais qu’est-ce que cela change du point de vue de l’application de la charia en Europe en général et en France en particulier ? Rien. Un verrou a sauté, mais aucune porte ne s’est ouverte, laissant se déverser des versets coraniques sur nos vies quotidiennes.

    En France, le juge admet déjà l’application de traditions religieuses issues de la charia, tout comme il reconnaît l’application de traditions issues des religions juives, chrétiennes ou autres. Le droit français, et donc les juges, tiennent compte des traditions religieuses comme les tribunaux religieux (par exemple les tribunaux rabbiniques ou le cadi musulman notamment à Mayotte), qui règlent des conflits, généralement d’ordre familial (mariages, divorces, successions, etc.). C’est également le cas au Royaume-Uni par exemple (les Sharia Councils). Nos juges républicains sont fréquemment amenés à régler des conflits aux résonnances religieuses, et à tenir compte de règles religieuses librement appliquées par les justiciables. Ces particularismes, qui s’imposent au juge, sont une conséquence de la liberté de religion, une des grandes conquêtes de la Révolution française rappelons-le.

    […] Toutefois, bien des règles de droit françaises s’adaptent au fait religieux. Les cloches d’églises tintent pour tous (chrétiens ou non) sans que s’appliquent les lois et règlements français sur les nuisances sonores ; les dimanches ne sont pas travaillés ; les abattoirs casher et halal bénéficient de dérogations aux textes régissant l’abattage des animaux, et doivent de toute façon respecter les règles fondamentales d’hygiène (sinon le préfet doit les fermer : Cour administrative d’appel, 2018) ; la circoncision n’est pas considérée comme une mutilation au sens du code pénal ; etc.

    Reste ce qu’a également rappelé la Cour européenne des droits de l’homme par son arrêt : les règles religieuses s’appliquent pour autant que les intéressés les acceptent. Et elles s’appliquent pour autant qu’elles soient acceptables dans nos sociétés. Nos tribunaux considèrent et continueront de considérer que certaines traditions religieuses sont contraires à l’ordre public et doivent à ce titre être écartées voire sanctionnées pénalement. Ainsi, la répudiation d’une femme par son mari n’est tout simplement pas admise en France parce qu’elle contrevient au principe d’égalité des époux (Cour de cassation, 2012). Il en va de même de la polygamie, qui « heurte » l’ordre public français selon le juge, d’autant qu’elle est interdite par le code civil (article 147). Autre exemple, il n’est pas possible de refuser pour des raisons religieuses une transfusion sanguine pour son enfant en danger de mort (Conseil d’État, 2002). Quant aux règles de succession, qui étaient en cause dans l’arrêt de la Cour européenne, seul le seul code civil s’applique en France.

    Sun Dec 30 09:48:40 2018 - permalink -
    - https://lessurligneurs.eu/affaire-molla-sali-contre-grece-gilles-lebreton-affirme-que-la-cedh-vient-daccepter-que-la-loi-islamique-la-charia-soit-appliquee-en-europe/
  • [ La sagesse et / ou la folie des foules ] UNE VIDÉO PAS DRÔLE MAIS INTÉRESSANTE #2 - YouTube

    Suite de évolution de la confiance dans une société humaine.

    Folie des foules : marchés financiers, institutions, démocraties détraqués, etc. ;
    Sagesse des foules : gens qui s'organisent pour se porter secours lors de catastrophes naturelles, gens qui militent pour un monde meilleur, etc. ;

    Pour comprendre en partie les foules, il ne faudrait pas se focaliser sur les individus, mais sur les relations entre les individus. On utilise la théorie des réseaux pour modéliser en partie les interactions sociales.

    Les gens se tournent vers leurs relations sociales pour comprendre leur monde (combien de mes amis se comportent comme ci ou comme ça ?). Si une personne focalise son attention sur une seule autre personne, grosse consommatrice d'alcool, alors elle en déduira qu'elle vit dans une société d'alcoolos, quand bien même il y aurait deux fois moins de gros buveurs dans la population. C'est l'illusion de la majorité, par laquelle on se convainc d'avoir raison, que nos idées sont les plus répandues. Ceux qui hurlent partout et tout le temps diffusent plus facilement leurs idées, par le simple fait de leur visibilité.

    Nous ne faisons pas qu'observer les comportements, nous les copions. C'est la contagion. C'est ainsi que se propagent les nouvelles (« cascade d'information », comme lors du krach boursier de 2007-2008), les sentiments (joie, etc.) et les comportements (fumer, coopérer, etc.). Cependant, pour que nous nous mettions à diffuser la plupart des croyances et des comportements, il faut que nous l'ayons reçu de plusieurs personnes. C'est les contagions complexes, pour lesquelles nous avons un seuil d'acceptation non nul (si xx % de nos amis le font, on le fera), contrairement aux contagions simples pour lesquelles nous avons un taux d'acceptation nul (on gobe tout, en gros).

    Les contagions complexes se propagent difficilement au-delà du premier cercle social d'une personne. Pour se propager aux autres groupes sociaux, il faut donc qu'une idée arrive au sein du groupe par plusieurs canaux / personnes.

    Un grand nombre de relations sociales permet de diffuser plus efficacement une idée simple, mais cela gêne la propagation d'idées complexes. Un groupe uni résiste aux idées complexes qui mettent en péril leurs croyances. C'est l'effet de groupe. Pour casser cela, il faut créer des sous-groupes dans les groupes ou des ponts entre les groupes (des mêmes personnes dans plusieurs groupes). Cela constitue un juste milieu entre pas assez de relations sociales, ce qui empêche la contagion (par effet de seuil) et trop de relations sociales, ce qui empêche la contagion (par effet de groupe).

    Nous pouvons tous agir sur ça en :

    • Remettant en cause les idées qui vont dans notre sens ;

    • En prenant le temps d'étudier les idées complexes ;

    • En établissant des relations sociales avec des personnes aux idées proches mais aussi avec des personnes aux idées très différentes des nôtres.
    Sat Dec 29 19:46:24 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=AFOB6NRugTA
  • Audition M. Fabrice Arfi par la commission d'enquête contre la fraude fiscale - YouTube

    J'avais mis ça de côté il y a bientôt un an. C'est très intéressant d'écouter les journalistes à l'œuvre, car ça met en exergue leur logique, leur force de caractère, leur cheminement intellectuel, donc ça permet de leur accorder (ou non) une certaine confiance. Je conseille d'écouter les auditions et entrevues de Plenel, Arfi, Mauduit et autres. Elles se retrouvent facilement sur Youtube et autres.

    De cette audition-là, je retiens une anecdote. Elle est une illustration parmi d'autres qui me permet de rire jaune avec vigueur des personnes qui exposent que mon travail de classification des journaux en fonction de mon éthique personnelle « tourne en rond » et « n'alimente pas une critique saine des médias » car l'un de mes critères (ce n'est pas le seul contrairement à ce que semble penser cette personne, dommage pour un journaliste) est l'appartenance des journaux et leur financement. Le Canard enchaîné publie une anecdote comme celle-ci au moins une fois par trimestre, ce qui tend à illustrer que ce n'est pas un cas isolé. Mais on peut continuer de prétendre l'inverse.

    […] Dans l'affaire Cahuzac, nous avions créé une sorte de petit pool informel qui se réunissait souvent le vendredi soir dans un café à côté du Louvre, au plus fort de l'affaire, quand nous étions le pire du journalisme. Le fait est qu'il y a que Mediapart qui a réussi à publier les informations, pas les autres, alors que nous mutualisions l'enquête, nous mutualisions les informations. Pourquoi ? Ce sont des questions à poser aux responsables des rédactions concernées, mais peut-être il y a-t-il des réponses toutes simples : la situation capitalistique […] de la presse en France est extrêmement compliquée. […] Quand vous avez des grands capitaines d'industrie dont le cœur de l'activité n'est pas l'information qui achètent des journaux et qui, pour partie, vivent de la commande publique pour leurs activités, ça ne crée pas un écosystème journalistique […] extrêmement sain.

    Fri Dec 28 22:33:08 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=J13xUWXE1qA&t=3477
  • Jeunesse a vendre 2018 1 2 - YouTube

    Documentaire diffusé en avril 2018 sur France 5 qui traite de la prostitution chez les ados. On y apprend qu'il y a des causes en amont du passage à l'acte : désir de se faire accepter au sein d'un groupe, chantage ("tu m'suces ou je balance en public le contenu de ton 06 que je t'ai volé", photo nue volée, etc.), copine qui propose de se faire du fric facile, manque d'autorité des parents, société dans laquelle la femme est avant tout un objet sexuel qui est valorisée uniquement à ce titre (pub, porno, éducation sexuelle à l'école, etc.) qui retarde la prise de conscience ("je ne suis pas une prostituée, ce que je fais est normal, habituel, non ?"), etc. Puis c'est l'engrenage : le⋅a proxénète se ramène et fait pression, une addiction (à la liberté, au fric, un besoin viscéral d'attention, etc.) commence, la rechute pointe le bout de son nez en cas, etc.

    On entend un propos qui revient souvent dans les débats autour de la patrimonialisation des données personnelles ou en contre-argument à ne pas laisser le choix de renoncer à ses libertés lors des débats sur le zéro-rating au sein de la neutralité du net : "je vends mon corps comme le reste, car tout est négociable". On mesure ici les limites de la liberté individuelle que l'on peut tordre par la force (physique ou psychique), l'argent, etc. notamment auprès d'un public vulnérable (ce que sont la majorité des ados présentées dans ce documentaire car issues d'un milieu modeste).

    Je note que la police est impuissante : la prostitution (tout comme le racolage - actif et passif) n'est pas illégale, seuls peuvent être poursuivis les clients et les proxénètes. La majorité sexuelle étant à 15 ans, la police ne peut pas intervenir (s'il n'y a pas de proxénète. Qu'en est-il en dessous de 15 ans, puisque le documentaire dit que l'âge moyen est en chute libre ?).

    Je ne trouve pas crédible l'un des témoignages qui composent ce documentaire et je reste sur ma faim concernant les causes, ce documentaire étant surtout axé autour de témoignages de parents.

    Thu Dec 27 23:36:59 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=w_Wh-0fyJR8
  • Mélancolie ouvrière - Les Mutins de Pangée

    Fiction qui retrace la vie dans des filatures proches de Grenoble au début du 20e siècle : le volume horaire, les cadences infernales, les salaires de misère, les agressions sexuelles à répétition sur les ouvrières commises par les contremaîtres, l'Église qui fourni de la main d'œuvre italienne maintenue sous servitude (peur de Dieu, remboursement du voyage pour venir en France, loyer et nourriture retenus sur salaire, etc.), les grèves, les cantines communes, les syndicats, la difficulté de se faire entendre quand on est une femme (y compris quand on est déléguée syndicale au sein du congrès national des ouvriers de l’industrie textile), la difficulté de combiner vie militante et vie de famille, etc.

    Cette fiction se focalise sur la personne de Lucie Baud. La trame narrative est basée sur son témoignage publié en 1908 et sur le travail de l'historienne Michelle Perrot (le titre du film est d'ailleurs basé sur celui de son livre).

    J'en recommande vivement le visionnage.

    Thu Dec 27 00:10:46 2018 - permalink -
    - http://www.lesmutins.org/melancolie-ouvriere
  • Ina.fr sur Twitter : "1974 - Un cri d'alerte sur le gaspillage et la surconsommation… "

    1974 - 2018 : 44 ans, mais le même discours écolo perdure : l'énergie fossile et les autres matières premières ne sont pas infinies ; ne pas jeter, recycler, cela permet de ne pas épuiser les gisements ; 30 à 40 % des emballages ne servent à rien ; « on a habitué les gens à dépenser, à consommer, la consommation devenant un indice de richesse » ; « donc la France doit modifier ses structures industrielles et de consommation ? »… 44 ans plus tard, rien de nouveau sauf une chose : ces structures, qu'on devaient changer rapidement sous peine de chaos imminent ont tenu 44 ans de plus. Mieux, on a accéléré la cadence pendant ces 44 années. Crédible. Allez, on tiendra bien encore 50 années supplémentaires ? :)

    Chaque génération a eu sa coqueluche pour porter le message de fin du monde climatique : Al Gore il y a 10-12 ans, Aurélien Barrau de nos jours… Claude Guillemin il y a 44 ans…

    Wed Dec 26 13:01:58 2018 - permalink -
    - https://twitter.com/Inafr_officiel/status/1076841857982889984
  • Irrintzina, le cri de la génération climat - Les Mutins de Pangée

    Un documentaire sur le mouvement Alternatiba (villages des alternatives partout en France depuis 2013 + tour de France en vélo de village en village), la COP 21 de 2015 et le sommet du gaz et du pétrole en eau profonde d'avril 2016.

    Ce documentaire est excellent : il montre la solidarité, la violence policière, l'envie d'un autre monde, le vivre ensemble et la tristesse et la beauté de cette lutte climatique. J'en recommande vivement le visionnage.

    Quelques notes :

    • Alternatiba (« alternative » en basque) : né dans l'association basque Bizi (« vivre ») en 2010, première concrétisation en 2013. Mouvement des alternatives au climat. Mouvement non violent. Les actions sont pensées, planifiées, organisées dans le détail (ils avaient le plan du rez-de-chaussée de l'agence bancaire dans laquelle ils ont réalisé une action), ça fait plaisir à voir ;

    • L'action des faucheurs de chaises dans les agences de la BNP durant la COP 21, c'était l'une des actions d'Alternatiba (conjointe avec Attac). La BNP était un sponsor de la COP 21. La COP 21 allait débattre du financement de la transition écologique. Le coût de cette transition estimé par les ONG est moindre que le montant annuel de l'évasion fiscale. La BNP pratiquerait l'évasion fiscale et serait présente dans des paradis fiscaux. Donc, le problème du financement de la transition écolo est résolue ;

    • Si nous ne traitons pas les problématiques sociales, alors il n'y a que les riches qui peuvent penser le futur, car 2030 ça paraît trèèèèèèèès loin à quelqu'un qui galère à vivre au jour le jour. Or, les riches n'ont aucune incitation à changer ce monde qui leur va bien ;

    • Il faut combiner des actions de résistance à des actions pour faire émerger des alternatives à nos modes de vie actuel. Les deux sont complémentaires, car au rythme actuel, les +2 degrés irréversibles seront atteints dans 10 ans. C'est trop peu pour que nos modes de vie actuels puissent être substitués par d'autres ;

    • Chaud, les costard-cravates qui bousculent voire distribuent des coups aux militants lors du sommet du gaz et du pétrole en eau profonde. :O

    Je ne peux m'empêcher de me dire que si tous ces militants avaient bossé au lieu de vouloir changer le monde, on aurait pu exploser le PIB compte-tenu de leur détermination. Dommage. Tout ce potentiel gâché par un accord non contraignant dont s'est retiré l'un des plus gros pollueurs (les USA), que les États restant ne respecteront pas et que, même s'ils le respectaient, cela ne suffirait pas. Sans compter que cet accord ne prend pas en compte les énergies fossiles et les trafics aériens et maritimes. Dommage.

    Wed Dec 26 00:18:19 2018 - permalink -
    - http://lesmutins.org/irrintzina-le-cri-de-la-generation
  • Quoi de mieux que le Père Noël ? | CommitStrip

    Héhé, bien vu. \o/

    Tue Dec 25 20:59:13 2018 - permalink -
    - https://www.commitstrip.com/fr/2018/12/25/quoi-de-mieux-que-le-pere-noel/
  • Surveillance, Hacker et Journaliste : sans filtre [EN DIRECT] - YouTube

    Une entrevue de Bluetouff et Kitetoa. Rien d'intéressant pour ceux qui lisent Reflets.info car cette entrevue est un foutoir, les concepts ne sont pas expliqués, tout s'enchaîne à toute vitesse, il faut lire un minimum Reflets.info pour suivre, etc.

    Quelques notes :

    • Pour sortir son dossier sur IOL (interceptions obligatoires légales), l'architecture d'écoute des connexions Internet domestiques françaises, Reflets.info s'est basé sur un échange de documentation entre Qosmos, le fabricant des sondes utilisées dans cette architecture, et un des quatre fournisseurs d'accès à Internet d'envergure nationale. Cette documentation précise que le dispositif peut travailler sur un /16 IPv4, soit environ 65 000 connexions Internet. C'est cela qui a fait écrire à Reflets qu'IOL est un dispositif d'écoute de masse. J'ai toujours du mal à y croire compte-tenu des limitations techniques et financières de l'époque (état du réseau de maillage des centraux téléphoniques en 2006, une duplication d'un gros volume de données, ça encombre ce réseau de maillage donc ça porte atteinte à la qualité des connexions internet, etc.) ;

    • Il est de notoriété publique que la France participe au grand marché de la surveillance : nos services secrets échangent des infos avec les autres services secrets, notamment pour couvrir des territoires sur lesquels un service n'est pas autorisé à agir. Exemple : la DGSE française peut légalement surveiller les résidents US, pas la NSA. Inversement, la surveillance de résidents français est encadrée pour la DGSI française mais open bar pour la NSA. Pourtant, compte-tenu de la proéminence de l'agence américaine dans le renseignement mondial, je me demandais ce que pouvait bien lui apporter nos services français de renseignement qui soit assez conséquent pour compenser le flot d'information qu'elle nous fait parvenir (sur le Yémen, par exemple). Une réponse possible : les USA sont très mal interconnectés à l'Afrique, il existe peu de câbles sous-marin directs. En revanche, la France est très très bien raccordée à l'Afrique. Voilà une monnaie d'échange crédible par sa quantité et le fait que l'Afrique soit un territoire prioritaire d'un point de vue de la lutte antiterroriste. Évidemment, pour que cette hypothèse fonctionne, il faut poser comme postulat que l'interception massive sur les fibres optiques transocéaniques (c'est l'objet du programme « UPSTREAM » de la NSA tel que décrit dans les documents publiés par Snowden) est courante, ce dont je doute, en comparaison d'une interception chez les géants du Net (programme PRISM) qui m'apparaît être plus fréquente et pratique (facilité d'utilisation, absence de chiffrement aux extrémités, etc.).
    Tue Dec 25 20:28:11 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=d4MiF4AWtsw
  • Ordinateurs de poche : la batterie inamovible comme conséquence de la miniaturisation et pas comme implémentation d'un désir de surveillance ?

    J'ai toujours présenté sous un angle complotiste le fait que la batterie de nos ordinateurs de poche (smartphones) soit de plus en plus souvent inamovible : ça doit être conçu pour que nous ne puissions pas retirer la batterie, donc que la puce GSM dite baseband (celle qui communique avec le réseau) puisse continuer à émettre et à recevoir donc à nous fliquer (géolocalisation par les antennes de téléphonie, envoi d'informations pompées directement dans la mémoire du téléphone, etc.). Voir, par exemple : Pourquoi choisir un ordiphone avec une batterie amovible ?

    Un collègue fan d'électronique m'a récemment proposé un autre angle de réflexion.

    Une batterie peut être souple, molle et enfermée dans un petit sachet de protection. Rien oblige à ce qu'elle soit un gros rectangle dur. On trouve de telles batteries souples depuis longtemps dans les tous petits bidules électroniques. Sauf erreur de ma part, c'était aussi le cas de la batterie de mon Motorola Moto G 4G LTE : elle était souple et enfermée derrière une feuille de plastique dur scellée.

    Pour qui veut miniaturiser toujours plus, ces batteries souples sont une opportunité, car elles occupent un peu moins d'espace que leur équivalente enfermée dans du plastique rigide. Mais l'impératif de sécurité préalable à la mise sur le marché demeure : il ne faudrait pas que le consommateur endommage la batterie (torsion, perçage, choc, etc.). Pour répondre à cette exigence de sécurité, le plus évident est de rendre la batterie inamovible.

    Ainsi, la batterie inamovible de plus en plus répandue serait une conséquence de la miniaturisation et pas d'une volonté de surveiller tout le monde. Le fait que le consommateur ne puisse plus s'assurer que son smartphone est réellement éteint serait une conséquence de la miniaturisation.

    Évidemment, cela n'a pas empêché les constructeurs d'ordinateurs de poche de broder des fonctionnalités qui peuvent exister seulement si l'ordinateur est toujours allumé, telle que la possibilité d'effacer à distance les données d'un ordinateur de poche volé, ce qui signifie que la puce GSM reste connectée au réseau et qu'elle dispose des droits d'écriture sur la mémoire du téléphone. Mais, rien permet d'affirmer que le choix de batteries inamovibles découle de la volonté de proposer de telles "fonctionnalités".

    On serait donc dans le cas où un choix technologique a entraîné un effet secondaire négatif, une possibilité de surveillance.

    Tue Dec 25 11:06:32 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?zeFTYw
  • Le team building ou la fuite en avant antisociale des trouducs prétendument responsables - GuiGui's Show - Bill2's Links

    J'attendais d'acquérir une longévité plus consistante dans mon nouvel emploi avant de te répondre. Je pense qu'un peu plus d'un an est une base suffisante pour refaire le point sur le team building. Spoiler : je n'ai pas changé d'avis et je maintiens mon titre de l'époque.

    Tout ce que tu décris existe aussi au sein de mon emploi actuel : sortie bar / billard, sortie cinéma, sortie restaurant, tennis de table, badminton, renforcement musculaire, etc. Et, oui, à l'exception de quelques tempéraments qui cherchent parfois la compétition et la moquerie, ces sorties entre collègues se déroulent dans une ambiance très agréable.

    Pour moi, il y a deux différences entre ce que je viens de décrire et le team building :

    • Nos activités ne sont pas institutionnalisées. Il n'y a pas un ordre ni une stratégie ni même un conseil émanant de la direction, du chef de service ou de qui que ce soit de gradé nous poussant à agir de la sorte. Nos activités sont informelles, souvent organisées au dernier moment et quasiment auto-gérées (je dis quasiment car, comme dans le milieu associatif, c'est environ toujours les mêmes personnes qui s'occupent de l'organisation), vient qui veut, ces activités ne sont pas organisées au nom du service ni labellisées comme étant des activités du service ;

    • De ce fait, nos activités ne sont pas obligatoires, ne peuvent être perçues comme telles et elles ne font pas l'objet d'une évaluation hiérarchique (je ne serai pas viré pour une absence répétée, ce qui me semble plus discutable dans le cas de ton travail) ni même de remarques. Tout au plus, il y a une volonté personnelle de certain⋅e⋅s de comprendre ton absence lors de telle ou telle sortie (et ça ne me dérange pas, car, encore une fois, cela se déroule dans une relation interpersonnelle).

    C'est ça, la différence essentielle : nos activités ne rentrent pas dans le cadre d'une politique RH d'organisation scientifique du travail telles qu'elles existent aujourd'hui sous le terme « management de soi » (coaching, injonction à être motivé, flexible, responsable, à se fixer des objectifs et des sanctions en toute autonomie, à soigner son apparence, à avoir un esprit d'équipe, fut-il factice) et qui succèdent au Taylorisme, au Fordisme, au « mouvement » (1920-1960, appliquer le Taylorisme aux relations sociales au sein de l'entreprise : mesure de la camaraderie, de la durée optimale de la pause, rationalisation des recrutements et de la formation, individualisation du travail, du salaire, etc.). C'est cela que je critiquais négativement dans mon shaarli initial : une méthode de management comme une autre qui est mise en place uniquement pour servir les intérêts d'une minorité et qui permet aux divers chefs de fuir leurs responsabilités. Je pense toujours qu'il s'agissait bien de cela chez mon ex-employeur et pas d'une volonté de créer un petit moment sympa entre collègues qui aurait été mal implémentée.

    Dans le fond des choses, ce qui me terrifie est parfaitement mis en scène dans une séquence du film The Circle de 2017. Je la mets à disposition ici. Analysons :

    • De grands sourires, une ambiance prétendument décontractée en mode "wesh ma gueule, on est tous ami⋅e⋅s, tu vois" mais une froideur dans les propos et une forme d'hypocrisie (« c'est très intéressant que tu formules ça comme ça, mais, tu vois […] » -> traduction : "t'as dit de la grosse merde, non, mais, enfin, voyons !") ;

    • Pour rester salarié, il faut être présent sur le campus le week-end ou en soirée et participer aux différentes activités du campus, « même si tout ça est facultatif, bien sûr ». Tellement facultatif qu'une note, pardon, un « rang », en découle et que ne pas faire tout cela constitue des « ratés » dans son intégration ;

    • Il faut informer ses collègues lorsqu'un proche a un problème de santé durant le week-end et même venir en parler sur les groupes de discussion de l'entreprise… ;

    • « Il n'y a pas de pointeuse ici, ça serait horrible ! ». Oui, enfin tu sais que Mae est partie du campus le vendredi à 23h28 et qu'elle est revenue le lundi à 8h32… ;

    • « Moi aussi j'fais du kayak, on aurait pu y aller tous les deux ! »… Heeeeeeu, avoir une vie en dehors de la société commerciale, c'est possible ?!

    Pour moi, une telle rupture de la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle est totalement inadmissible. Et je trouve que le team building y contribue en douceur afin que les gens se fassent piéger petit à petit, qu'ils acceptent l'inacceptable petit à petit. L'aspect positif, c'est que mon chef de service partage cette vision d'horreur et qu'il refusera d'organiser des activités au nom du service. Et ça, c'est cool. Reste l'éternelle question : pour combien de temps ? Des collègues ont émis un avis favorable à ce que nos activités soient labellisées « service informatique » et organisées en tant que telles.

    Oui, au sein de l'entité qui m'emploie, on a aussi de l'humour en quasi permanence, une bonne ambiance, de l'entraide au quotidien (qu'il faut élargir au-delà de mon équipe, c'est en cours, tout doucement), du soutien moral (un peu, il reste encore une marge de progrès importante), de la résolution des conflits entre personnes (idem), etc. Pour moi, c'est précisément de tout cela dont doit aussi s'occuper un chef (d'équipe ou de service). Et pour moi, tout cela ne relève justement pas du team building tel qu'il est théorisé. Le team building est justement un ensemble de méthodologies qui se veulent rationnelles pour échapper au traitement de ces problématiques irrationnelles, car elles ne sont pas simples à traiter (il n'y a pas une réponse clé en main), tout en le remplaçant par une cohésion d'équipe artificielle propice à un travail plus efficace. C'est précisément ce que je dénonçais dans mon shaarli initial.

    P.-S. : j'aime bien tes tags « cas » et « particulier ». :D

    Mon Dec 24 22:58:08 2018 - permalink -
    - http://links.bill2-software.com/shaarli/?D3IB4A
  • L'insoumis - Les Mutins de Pangée

    La caméra d'un poto de Mélenchon filmait les coulisses de la campagne présidentielle 2017 de ce dernier. On assiste à des réunions de campagne, à des meetings, à des entretiens télévisés (le cirque, la mise en scène burlesque autour des débats est hallucinant…), etc. Ce documentaire est forcément partiel : il montre des moments choisis, Mélenchon n'y est pas naturel (l'exemple le plus parlant est quand il déclare « allez, maintenant, on boit ! … … … … … … De l'eau, hein ! », la seconde partie de la phrase a été prononcé après qu'il ait vu la caméra :D), etc.

    À la base, j'ai souhaité visionner ce documentaire pour me faire une autre image de Mélenchon. Malheureusement, j'y ai vu ce que je savais déjà :

    • D'un côté, un homme cultivé, travailleur, perfectionniste, parfois sensible, avec des pensées humanistes ;

    • De l'autre, un homme froid y compris sans énervement justifiable préalable, à l'humour cassant, y compris avec son équipe de campagne, dirigiste, qui s'affirme être un sauveur du Peuple, rempli de violence (quand il regarde de haut son interlocuteur, par exemple), de mépris (envers les électeurs d'autres candidats qui pourraient basculer en sa faveur, par exemple) et de colère… Cette personne m'apparaît comme étant invivable au quotidien, en somme…

    Quelques notes :

    • Qu'est-ce que Mélenchon entend par « révolution » ? Changer l'organisation politique (la 6e République est liée à cela), changer, en partie, le rapport à la propriété, transformer les rapports de production (l'écologie est liée à cela dans sa pensée) et la lutte des classes ;

    • Mélenchon déplore que lorsqu'une alliance (avec Hamon, par exemple) ne se concrétise pas, les journalistes expliquent cette désunion par un problème d'égo plutôt que par un désaccord intègre sur le fond ;

    • Ces dernières années, il y a eu de la spéculation financière dans le domaine maritime : achat d'un bateau, revente avec plus-value durant sa construction, etc. entre financiers. Forcément, à un moment donné, le prix de revente est trop élevé donc le dernier banquier se retrouve en incapacité de revendre le bateau et cela grippe l'économie maritime… ;

    • Mélenchon considère que les premiers acquis sociaux apparaissent dans l'empire romain en 493. Un risque de guerre force les puissants à faire appel aux masses laborieuses pour les utiliser comme chair à canon en leur promettant mont et merveilles en échange. Une fois le risque d'une guerre dissipé, les puissants oublient leurs promesses. Le peuple gronde ;

    • Être vertueux, c'est poser que ce qui est bon pour tous est bon pour soi. S'il y a une injustice, ça me concerne, je veux savoir pourquoi et comment elle a été produite et pourquoi j'y abandonnerai telle personne. Et du coup, tu prends dans l'autre sens : tant qu'une injustice a un remède, si tu la laisses agir, c'est une faute imprescriptible, tu ne peux pas te la pardonner, parce que tu sais comment régler le problème et tu ne le fais pas.

    Sun Dec 23 23:24:38 2018 - permalink -
    - http://lesmutins.org/l-insoumis
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