Ce film est l'une des meilleures dystopies que j'ai jamais vu. Il est très difficile de parler de ce film sans divulguer l'intrigue. Je dirais qu'il s'agit de l'élucidation de l'assassinat d'une personne membre de l'élite dans un futur où l'humanité a mal tournée, élucidation qui conduit à la révélation d'un terrible secret concernant le sort de l'humanité… Mais ce n'est pas le plus important…
Je recommande vivement le visionnage de cet excellent film.
Via DelTree.
À PARTIR D'ICI ET JUSQU'À LA FIN DE CE SHAARLI, JE DIVULGUE PLUSIEURS POINTS FORTS DE L'INTRIGUE.
Nous sommes en 2022 dans les circonstances suivantes :
Je suis forcé de reconnaître que notre monde présent coche plusieurs cases sur cet échiquier de l'inhumanité…
Les smartphones arrivent à faire une mise au point de l’image avec l’appareil photo : il y a donc un déplacement des lentilles optique.
Dans les appareils photo plus conséquents, ce sont des moteurs qui font bouger les optiques dans tous les sens (c’est même très complexe, avec des dizaines de lentilles : niveau ingénierie et physique optique, ce sont des bijoux, bref).
Dans mon téléphone, le déplacement est assuré de la même façon que vibre une membrane de haut parleur : avec un champ magnétique !
Une petite bobine fait le tour de la lentille, le tout porté par une membrane. En faisant passer un courant dedans, la bobine s’approche ou s’éloigne plus ou moins du capteur CCD (ou d’autres lentilles) et permet de faire la mise au point.
C’est brillant.
Et le petit "tic-tic" qu’on entent quand ont éteint l’appli de l’appareil photo, c’est justement la membrane qui reprend (un peu trop brusquement) sa position initiale.
Un documentaire sur les réacteurs nucléaires à sels fondus (combustible liquide). Il permet d'avoir les idées plus claires sur ce type de réacteur que certains vantent à longueur de temps à l'aide de l'argument "les méchants lobbies limitent son développement", ce qui n'est pas si simple (il reste encore des inconnues et du travail de recherche à accomplir) et qui ne résout pas tous les problèmes (notamment d'émission de déchets).
J'en recommande le visionnage, même si toute l'animation de synthèse (la fausse pub sur le Thorium qui revient en boucle, la partie de poker "nuclaire"…) est très très pénible…
Mes notes :
Par exemple, le thorium, nommé selon le dieu du tonnerre dans la mythologie nordique, peut absorber des neutrons. C'est ce que l'on nomme la désintégration radioactive. Puis, devenu de l'uranium 233, il peut fissionner. Le thorium ne convient pas pour un usage militaire : l'uranium 233 produirait des bombes qui exploseraient systématiquement trop tôt. Le thorium est présent un peu partout autour du globe, la France dispose déjà d'un siècle de réserves déjà extraites ;
Le choix civil se porte sur un réacteur uranium + plutonium à l'état solide + eau pressurisée (afin d'augmenter la capacité de dissipation thermique de l'eau en repoussant son seuil de passage à l'état gazeux) + graphite (afin de contrôler la fission, de ralentir la propagation des neutrons). Le choix civil se confond avec le choix militaire des débuts : il faut des réacteurs qui produisent plus de matière fissile (plutonium utilisé dans les bombes) qu'il en consomme. ;
Notons les avantages d'un réacteur à sels fondus + thorium :
Le Japon cesse également ses recherches en la matière… Il rencontrait des problèmes sur les alliages, problèmes déjà résolus aux USA, mais les Japonais l'ignoraient ;
Les temps ayant changé, qu'est-ce qui empêche aujourd'hui le développement d'un réacteur nucléaire à sel fondu au thorium ?
Via HS-157.
Un documentaire de 2015, rediffusé en août 2018 sur Arte, qui traite de la conception et des essais des premières bombes atomiques et thermonucléaires états-uniennes (le processus d'armement des Russes est à peine évoqué, celui des autres pays dotés de l'arme atomique ne l'est pas du tout).
Je comprends désormais l'escalade nucléaire et pourquoi, dans notre système de pensée, il n'était pas possible d'arrêter la recherche concernant la bombe : peur du nazi puis du nippon puis du soviet. Arrêter, la recherche, c'était se rendre vulnérable à la découverte d'une autre nation, la boîte de Pandore étant ouverte à l'instant même où la réaction nucléaire avait germée dans la tête de qui que ce soit et qu'une expérience avait mis en exergue la fission nucléaire…
Ce documentaire laisse également transparaître un des facteurs de la puissance des USA durant la deuxième guerre mondiale et après : l'immigration, aux USA, des intellectuels juifs européens. Le régime nazi a provoqué une partie de sa chute.
Je me rends également compte que la pensée pessimiste de John von Neumann d'une destruction de l'humanité par une absence de contrôle des instruments qu'elle a fabriqués n'est pas devenu la réalité, comme quoi le pire est quand même évitable et évité…
J'en recommande vivement le visionnage.
Mes notes :
Deux entretiens avec David Koubbi, l'un des avocats de Jérôme Kerviel dans ses procès qui l'opposent à la Société Générale.
La justice, c'est ce qui fait que je ne peux pas me comporter avec toi comme j'ai envie de me comporter si je suis dans un jour où je dévisse. C'est le truc qui fait que tu ne peux pas me tuer, que tu ne peux pas me violer, que tu ne peux pas me voler, que tu ne peux pas te comporter n'importe comment.
Alors que ces deux entretiens évoquent les réseaux, le copinage, tout ça, je constate que Thinkerview offre une tribune médiatique à son pote juste après le verdict des prud'hommes (d'autant que, dans cette entrevue, la charge contre la Société Générale est soutenue) et juste après l'appel au civil. Mais comme Kerviel ne ferait pas partie de l'élite, ça passe, je suppose. ;) Cela renforce ma position selon laquelle il y a du copinage à tous les niveaux de la société, chez les élites, chez les intermédiaires, chez les pauvres, dans les associations, etc. car c'est le propre de l'espèce humaine que d'être une espèce sociale, donc de tisser des réseaux.
Avoir mal, être découragé voire déprimé, ne plus savoir si ce qu'on fait est le bon combat, ça arrive régulièrement dans la vie d'un activiste. On peut, dans l'équipe, achopper sur des conflits humains difficiles à résoudre. C'est plus fréquent qu'on ne le croit. Dans notre milieu, ça arrive aussi de subir du harcélement. Quand on écoute parler un·e vi·eux·eille bénévole, iel aura forcément au moins une de ces histoires à raconter. On traverse tous des moments où notre propre outil de lutte, à savoir nous-même, n'est pas en forme, que ce soit pour des raisons strictement personnelles où à cause de l'environnement associatif.
La plupart de ces moments sont inévitables --j'aimerais, en ce qui concerne le harcèlement, qu'on s'enorgueillisse un jour qu'on a réussi à rendre nos espaces /safe/, parce que pour le coup ça c'est carrément superfétatoire. Cela fait longtemps que je répète que ça fait partie du pari de l'associatif, qu'on est embarqués dans un truc aussi avec notre vécu, notre sensibilité, et que le fait de nouer des liens ou que ces liens cassent, ça fait partie du jeu. Pour moi la seule question est : qu'est-ce qu'on fait de ça ? Pour moi, c'est notre responsabilité en tant que militants, de s'en soucier. Pas forcément de tout régler parce que souvent ce n'es pas en notre pouvoir, mais au moins d'écouter et d'accepter ces difficultés comme telles.
A la Quadrature comme ailleurs dans ce milieu militant, on m'avait habituée où à des réponses émotionnelles à ce type de problèmes ou très maladroites, ou assez violentes (souvent un peu des deux). Souvent, d'une manière ou d'une autre, quand une parole qui dit de la souffrance est énoncée, la réponse revient à décider de regarder ailleurs. On est très tentés, dans ce milieu, de ranger nos dissenssus et nos problèmes sous la moquette.
Plus que dans les autres sphères de la société ? De mon point de vue, c'est aussi très courant dans nos emplois, en couple (la charge mentale, par exemple, est toute aussi présente en associatif que dans un contexte conjugal) et dans la vie politicienne (broder des non-solutions techniques vite-fait, mal-fait afin de faire mine de résoudre des problèmes humains compliqués sans tenir compte des souffrances des gens auxquelles ces non-solutions vont s'appliquer, c'est la base de ce milieu). Et, dans ces sphères, on est loin d'avoir que des barbus.
Je crois que ça vient en partie du fait qu'on a dans nos milieux des gens plus ou moins à l'aise avec le fait de socialiser en général, et qui sont, j'ai l'impression, paralysés par les dissenssus, parce qu'ils ne savent pas quoi en faire, parce que c'est très compliqué à gérer. Alors, un peu comme on aurait fait une bêtise et on ne saurait pas quoi faire de la preuve, vite, on soulève un coin de tapis et on y fourre le dissensus. C'est très maladroit. Evidemment, ça ne règle rien. Parfois, des années après, quelqu'un soulève le tapis, et constate qu'il y a effectivement un cadavre qui pourrit là. On referme. Le truc peut pourrir pendant des années. Parfois il ressurgit et on se demande pourquoi diantre il y a un déchet radioactif dans le salon.
Une autre réponse, plus violente que maladroite, revient non pas à détourner le regard mais à renvoyer l'individu dans sa souffrance, en le priant de ne pas embêter les autres qui tentent de travailler. J'ai entendu ça, quand j'ai remonté à un responsable associatif un problème de harcèlement : « c'est pas l'objet de notre association ». Oui, alors. Ton association ne pourvoit pas à la survivance basique de ses bénévoles entre eux, c'est un problème. A moins de choisir et d'assumer le fait d'être une asso de « barbus » (pour dire les choses de manière assez polie), c'est même un grave problème qu'on laisse un individu faire obstacle à la diversité dans l'association.
Ce genre de réponse est assez violente, parce qu'elle a tendance à déligitimer la parole qui dit que ça ne va pas, tout en mettant l'individu de côté, un peu comme un troupeau met de côté une brebis qui boite. C'est pas nos oignons, on continue sans toi. Pour l'avoir vécu, c'est assez douloureux, la position de la brebis qui boite.
J'ai encore lu récemment que, parce que ça n'allait pas, il fallait que je cesse de travailler (sous entendu : brebis qui boite, on passe notre chemin). Non, ce n'est pas la même chose que de lire : « J'imagine que tu as besoin d'un peu de repos. J'espère que tu reviendras, vite. Est-ce qu'on peut faire quelque chose pour t'aider ? ». On se demande, assis devant le mail, si tout simplment démissionner n'est pas la meilleure solution, après tout.
/Tous/ les problèmes humains n'ont pas à être pris en compte par l'association, parfois ce sont des choses personnelles, parfois cela relève de l'intervention de professionnels de la santé mentale, mais la moindre des choses est de montrer un respect minimal pour la souffrance de l'autre et de s'inquiéter de la santé de son bénévole. Peut-être que tu ne peux rien faire d'autre qu'envoyer un potikeur par mail. Mais peut-être que c'est plus humain que renvoyer l'autre à sa douleur. Peut-être qu'il aura la sensation, au moins, de faire partie du groupe.
La pire réponse consiste à dire que ce n'est pas grave, que c'est pour le bien de la Cause. Parfois, c'est ce qui sert de justification au deuxième type de réponse. J'ai connu des responsables associatifs qui étaient vraiment dans une pensée du bénévole-jetable, qu'on use jusqu'à la couenne et qu'on rejette sur le bas côté quand il ne sert plus. Sur la base de ce type de justification. C'est extrêmement violent. Les dommages psychologiques et émotionnels sont très conséquents. Vraiment, on est plusieurs à pouvoir dire que c'est surtout un modèle à ne plus jamais reproduire.
Pour moi, la fin ne justifie pas les moyens, dans l'associatif. Si construire le monde dont on veut doit passer par le fait de causer de manière systématique des dommages psychiques et émotionnels graves aux personnes, s'il faut marcher sur les gens qui ont mal pour avancer, alors ça ne construit pas le monde dont je veux en réalité. Mon travail associatif commence par construire, à l'intérieur de l'association, une petite société un peu moins violente que celle de l'extérieur. Une petite société où l'on peut s'élever, apprendre, grandir. J'ai grandi et appris dans l'associatif. Je sais que c'est possible d'y construire ça plutôt qu'autre chose. Si mon énergie alimente au contraire une petite société toxique, alors je vais cesser d'en mettre.
Gros +1.
[…]
Dans ce contexte, j'ai pris mes billets pour me rendre à l'AG à mi-parcours de La Quadrature parce que j'ai promis que je viendrai y tenir le point sur la RP. J'avais plus ou moins anticipé de ne pas y rester, pour ne faire profiter personne de l'état de vulnérabilité intense dans lequel j'étais.
[…]
J'ai effectivement pleuré. Mais quand c'est arrivé, j'ai senti une discrète tape sur l'épaule, qui disait « je comprends que c'est pas évident, c'est pas grave si tu ne peux pas finir ta phrase » et, autour dans la salle, cette espèce d'ambiance un peu respectueuse, un peu douce, qui disait, tacitement : « hey, on est là ». Quand on s'est dit des choses très dures, quand on a posé des souffrances sur la table, on s'est tous écoutés, à chaque fois, /vraiment/, avec ce même respect un peu doux qui disait : « j'accepte cette souffrance comme telle, je l'accueille, c'est important ce qui se dit ». Sans en rajouter, sans animosité, juste, cette vraie écoute un peu chaleureuse. On a rarement été aussi justes dans la manière de traiter des problèmes humains. Justes, au sens de quand tu fais le mouvement qu'il faut, qui a la bonne dose de tact en regard de la situation. C'est la première fois que je vis ça dans une association.
Hé ben c'était très fort et très important. J'ai senti du soutien. J'ai senti de l'empathie. J'ai senti qu'on était, là, tous en train de se serrer les coudes et de faire, en fait, collectif, face aux difficultés. Paradoxalement, énoncer nos douleurs et nos difficultés a renforcé le collectif.
Les problèmes ont été énoncés, je crois qu'on a crevé quelques abcès, ce sont devenus /nos/ problèmes et /nos/ priorités. On a jeté notre ordre du jour et on a relevé nos manches pour trouver des solutions. On n'a pas encore tout résolu, loin de là, mais ce moment, ces moments même, très difficiles, sont paradoxalement mes meilleurs souvenirs de cette AG. Parce que j'ai senti cette volonté de ne pas écarter le problème parce que c'est désagréable à entendre, de ne griller personne sur l'autel de la Cause, de faire front ensemble face à ce qui faisait mal. On n'a laissé personne de côté, au contraire, on a accepté toutes ces douleurs comme étant un peu les notres et on a dit « on va faire en sorte que ça n'arrive plus ».
Alors que je ,'étais pas loin de jeter l'éponge, que je n'étais pas loin de perdre espoir, que je savais même plus s'il était une bonne chose que je reste dans ces cercles parce que je me faisais clairement du mal et que je faisais probablement du mal à d'autres, ces événements ont prouvé beaucoup de choses : notre capacité d'écoute, de bienveillance, d'empathie face à des problèmes humains (la manière dont les derniers ont été traités m'avait fait perdre toute espérance dans le fait qu'on puisse apprendre à être autre chose que maltraitants), notre capacité à faire collectif, de manière saine et chaleureuse. Tout ceci me redonnait confiance dans le fait qu'on allait effectivement s'en sortir. Qu'on allait, effectivement, surmonter ça, ensemble.
Et ça, pour moi, c'est la plus belle victoire de cette AG de La Quadrature. On a enfin appris ça. Et ça fonctionne.
Je reste sur ma faim : ce billet pose très bien le problème, présente une illustration d'une occurrence où cela a été moins mal géré au sein d'une unique association, mais ce billet fourni aucun début d'explication qui permettrait de reproduire l'illustration présentée. Dommage.
Ok, cette vidéo traîne dans un onglet de mon navigateur web depuis plus d'un an… Nan, mais très bien.
Natoo nous parle de l'énurésie nocturne chez les enfants de plus de 5 ans. Cela concernerait 6 à 8 % des enfants de 8 ans, 3 à 4 % des enfants de 10 ans et 1 à 2 % des ados de 15 ans (d'après mon calcul, en partant de ce bilan démographique, cela représente en gros 100 000 enfants chaque année, sans compter les tranches d'âges intermédiaires).
Causes : hérédité, dérèglement hormonal, maladie nerveuse, dérèglement psychologique (sommeil trop profond, peurs nocturnes, choc affectif, difficulté à discerner les rêves du réel - Natoo l'illustre très bien dans son témoignage), retard dans le développement (du corps et / ou du contrôle nerveux), malformation de l'appareil urinaire (rare), etc. Bref, ce n'est pas pour faire chier les parents et / ou un problème de discipline, comme on l'entend parfois !
Solutions : slip-alarme (pour sortir l'enfant de son sommeil trop profond, mais c'est humiliant), implication de l'enfant par une psychologie positive (comme la tenue d'un calendrier imagé - soleil quand le lit est sec, pluie quand…, ce qui est tout aussi humiliant), recours à un psychologue et / ou à une colonie de vacances spécialisée (afin de traiter les peurs et les chocs affectifs, par exemple), traitement médicamenteux (genre le Minirin(tm), pour corriger un dérèglement hormonal en retenant l'eau dans le corps, par exemple), examens médicaux (dans le cas d'une malformation ou d'une maladie nerveuse), ou même… … … attendre (dans le cas d'un retard du développement - oui, c'est aussi simple que ça, et non, ce n'est pas de la négligence envers son enfant !).
Mauvaise solution : réduire la consommation d'eau de l'enfant le soir. Cela peut conduire à des infections urinaires / rénales ! C'est d'autant plus important si l'enfant mange salé et / ou si le repas se déroule moins de deux heures avant le coucher.
Avec systemd, trois arborescences sont à considérer : /lib/systemd, /etc/systemd et /run/systemd . La première contient les descriptions des services telles qu'elles sont fournies dans les paquets logiciels. La deuxième contient des surcharges locales de ces descriptions, c'est-à-dire des annihilations ou des modifications désirées par l'administrateur système qui ne seront pas écrasées lors d'une mise à jour des paquets (et c'est l'un des apports de systemd-systemd - le gestionnaire de démarrage uniquement - par rapport à sysvinit). La dernière, contient les descriptions des services telles qu'elles sont à l'instant présent. L'ordre est important : /run/systemd surcharge /etc/systemd qui surcharge /lib/systemd.
Prenons un cas concret. Nous souhaitons modifier la description du service OpenVPN.
Nous copions /lib/systemd/system/openvpn@.service, qui est un modèle (un unique fichier de configuration qui permet de créer facilement plusieurs instances d'un même service), dans /etc/systemd/system/openvpn.service, nous apportons notre touche personnelle et nous exécutons un systemctl daemon-reload. On se rend compte que notre modification n'est pas effective. Aller, une petite systemctl disable openvpn@<nom_fichier_conf> puis une systemctl enable openvpn@<nom_fichier_conf>, ça devrait l'faire, d'autant que systemctl écrit « Created symlink /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/openvpn@systemctl status openvpn@<nom_fichier_conf> l'affiche explicitement : c'est toujours /lib/systemd/system/openvpn@.service qui est utilisé.
La description qui fait foi se trouve dans /run/systemd/generator/openvpn.service.wants/openvpn@<nom_fichier_conf> qui est un lien symbolique vers /lib/systemd/system/openvpn@.service, la description originale fournie pas le paquet logiciel openvpn. Comment l'avons-nous su ? En nous documentant sur les arborescences utilisées par systemd. Mais la commande suivante aurait également permis de découvrir le pot aux roses : sudo find / -lname /lib/systemd/system/openvpn@.service.
Qui génère ce fichier ? Un script, /lib/systemd/system-generators/openvpn-generator, que l'on nomme générateur. Dans le cas présent, son but est de simplifier la vie en démarrant tous les VPN nommés dans /etc/default/openvpn (par défaut : tous les VPN) et pour lesquels un fichier de conf' existe dans /etc/openvpn/<nom>.conf. Pour ce faire, un lien est créé depuis /run/systemd/generator/openvpn.service.wants/openvpn@<nom_fichier_conf> vers… /lib/systemd/system/openvpn@.service. Un générateur peut aussi servir à générer dynamiquement la description d'un service. Comment avons-nous identifié le fichier qui génère les liens symboliques dans /run/systemd/generator/openvpn.service.wants ? Le chemin contient l'indication « generator ». Un générateur est fourni par un paquet logiciel. La commande dpkg -L openvpn | grep generator permet donc de l'identifier.
Tout comme il est possible de masquer la description d'un service afin de l'empêcher de démarrer même lors d'une mise à jour des paquets (dans les paquets Debian, la plupart des scripts exécutés après l'installation d'un logiciel - /var/lib/dpkg/info/openvpn.postinst, par exemple - crée un service et l'active), il est possible de masquer un générateur. Pour ce faire :
sudo mkdir /etc/systemd/system-generators/
sudo ln -s /dev/null /etc/systemd/system-generators/openvpn-generator
sudo systemctl daemon-reload
Note : la commande systemctl mask ne permet apparemment pas de travailler sur les générateurs.
Les commandes systemctl status openvpn@<nom_fichier_conf> et systemctl show openvpn@<nom_fichier_conf> confirment que la description utilisée est désormais notre surcharge locale dans /etc, avec nos modifications. \o/
Très intéressant désenfumage sur un (non-)fait d'actualité.
Rappelons que la charia s’applique dans cette région grecque en vertu des traités de Sèvres (1921 : morcellement de l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne, défait après la première Guerre Mondiale) et de Lausanne (1923 : reconnaissance de la Turquie et nouveau découpage plus favorable). Certaines clauses de ces traités se voulaient protectrices des minorités musulmanes restées sur le sol grec après le départ des armées ottomanes. Il s’agissait de protéger la liberté religieuse des musulmans contre toute persécution possible sur le territoire grec, en rendant la charia obligatoire. Cette obligation s’imposait donc aux musulmans, mais aussi à l’État grec, afin de protéger cette minorité face à la majorité orthodoxe. Mais les faits, dans l’affaire qui a mené à cette décision de la Cour, montrent que cette protection, érigée il y a près d’un siècle dans un autre contexte, a fini par devenir un carcan dont les musulmans qui voudraient en sortir, en appliquant le code civil grec, ne pouvaient le faire. Il s’agissait d’un musulman grec qui avait rédigé un testament devant notaire en faveur de sa femme selon le code civil grec, mais ce testament fut écarté au profit de la charia, y compris par les tribunaux civils grecs. Résultat, ce sont les sœurs du défunt qui héritèrent d’une part substantielle des biens, faisant primer la charia sur la loi grecque. Impossible donc de ne pas appliquer la charia quand on est un Grec musulman.
C’est ce verrou qu’a fait sauter la Cour européenne des droits de l’homme par son arrêt si décrié du 19 décembre 2018 : toute personne musulmane souhaitant appliquer la charia en Grèce peut le faire, et ne peut en être empêchée. Mais elle doit aussi pouvoir refuser de l’appliquer, ce que n’autorisait pas la loi grecque. La liberté religieuse, c’est celle de respecter sa propre religion, mais aussi celle de s’en écarter (ce qu’on oublie souvent en France s’agissant par exemple de l’avortement), voire de ne pas avoir de religion. En ce sens, la Cour a mis fin à la charia obligatoire en Grèce.
Cet arrêt est donc très important, il a d’ailleurs été rendu par la « Grande chambre », c’est-à-dire la formation la plus solennelle de la Cour. Mais qu’est-ce que cela change du point de vue de l’application de la charia en Europe en général et en France en particulier ? Rien. Un verrou a sauté, mais aucune porte ne s’est ouverte, laissant se déverser des versets coraniques sur nos vies quotidiennes.
En France, le juge admet déjà l’application de traditions religieuses issues de la charia, tout comme il reconnaît l’application de traditions issues des religions juives, chrétiennes ou autres. Le droit français, et donc les juges, tiennent compte des traditions religieuses comme les tribunaux religieux (par exemple les tribunaux rabbiniques ou le cadi musulman notamment à Mayotte), qui règlent des conflits, généralement d’ordre familial (mariages, divorces, successions, etc.). C’est également le cas au Royaume-Uni par exemple (les Sharia Councils). Nos juges républicains sont fréquemment amenés à régler des conflits aux résonnances religieuses, et à tenir compte de règles religieuses librement appliquées par les justiciables. Ces particularismes, qui s’imposent au juge, sont une conséquence de la liberté de religion, une des grandes conquêtes de la Révolution française rappelons-le.
[…] Toutefois, bien des règles de droit françaises s’adaptent au fait religieux. Les cloches d’églises tintent pour tous (chrétiens ou non) sans que s’appliquent les lois et règlements français sur les nuisances sonores ; les dimanches ne sont pas travaillés ; les abattoirs casher et halal bénéficient de dérogations aux textes régissant l’abattage des animaux, et doivent de toute façon respecter les règles fondamentales d’hygiène (sinon le préfet doit les fermer : Cour administrative d’appel, 2018) ; la circoncision n’est pas considérée comme une mutilation au sens du code pénal ; etc.
Reste ce qu’a également rappelé la Cour européenne des droits de l’homme par son arrêt : les règles religieuses s’appliquent pour autant que les intéressés les acceptent. Et elles s’appliquent pour autant qu’elles soient acceptables dans nos sociétés. Nos tribunaux considèrent et continueront de considérer que certaines traditions religieuses sont contraires à l’ordre public et doivent à ce titre être écartées voire sanctionnées pénalement. Ainsi, la répudiation d’une femme par son mari n’est tout simplement pas admise en France parce qu’elle contrevient au principe d’égalité des époux (Cour de cassation, 2012). Il en va de même de la polygamie, qui « heurte » l’ordre public français selon le juge, d’autant qu’elle est interdite par le code civil (article 147). Autre exemple, il n’est pas possible de refuser pour des raisons religieuses une transfusion sanguine pour son enfant en danger de mort (Conseil d’État, 2002). Quant aux règles de succession, qui étaient en cause dans l’arrêt de la Cour européenne, seul le seul code civil s’applique en France.
Suite de évolution de la confiance dans une société humaine.
Folie des foules : marchés financiers, institutions, démocraties détraqués, etc. ;
Sagesse des foules : gens qui s'organisent pour se porter secours lors de catastrophes naturelles, gens qui militent pour un monde meilleur, etc. ;
Pour comprendre en partie les foules, il ne faudrait pas se focaliser sur les individus, mais sur les relations entre les individus. On utilise la théorie des réseaux pour modéliser en partie les interactions sociales.
Les gens se tournent vers leurs relations sociales pour comprendre leur monde (combien de mes amis se comportent comme ci ou comme ça ?). Si une personne focalise son attention sur une seule autre personne, grosse consommatrice d'alcool, alors elle en déduira qu'elle vit dans une société d'alcoolos, quand bien même il y aurait deux fois moins de gros buveurs dans la population. C'est l'illusion de la majorité, par laquelle on se convainc d'avoir raison, que nos idées sont les plus répandues. Ceux qui hurlent partout et tout le temps diffusent plus facilement leurs idées, par le simple fait de leur visibilité.
Nous ne faisons pas qu'observer les comportements, nous les copions. C'est la contagion. C'est ainsi que se propagent les nouvelles (« cascade d'information », comme lors du krach boursier de 2007-2008), les sentiments (joie, etc.) et les comportements (fumer, coopérer, etc.). Cependant, pour que nous nous mettions à diffuser la plupart des croyances et des comportements, il faut que nous l'ayons reçu de plusieurs personnes. C'est les contagions complexes, pour lesquelles nous avons un seuil d'acceptation non nul (si xx % de nos amis le font, on le fera), contrairement aux contagions simples pour lesquelles nous avons un taux d'acceptation nul (on gobe tout, en gros).
Les contagions complexes se propagent difficilement au-delà du premier cercle social d'une personne. Pour se propager aux autres groupes sociaux, il faut donc qu'une idée arrive au sein du groupe par plusieurs canaux / personnes.
Un grand nombre de relations sociales permet de diffuser plus efficacement une idée simple, mais cela gêne la propagation d'idées complexes. Un groupe uni résiste aux idées complexes qui mettent en péril leurs croyances. C'est l'effet de groupe. Pour casser cela, il faut créer des sous-groupes dans les groupes ou des ponts entre les groupes (des mêmes personnes dans plusieurs groupes). Cela constitue un juste milieu entre pas assez de relations sociales, ce qui empêche la contagion (par effet de seuil) et trop de relations sociales, ce qui empêche la contagion (par effet de groupe).
Nous pouvons tous agir sur ça en :
J'avais mis ça de côté il y a bientôt un an. C'est très intéressant d'écouter les journalistes à l'œuvre, car ça met en exergue leur logique, leur force de caractère, leur cheminement intellectuel, donc ça permet de leur accorder (ou non) une certaine confiance. Je conseille d'écouter les auditions et entrevues de Plenel, Arfi, Mauduit et autres. Elles se retrouvent facilement sur Youtube et autres.
De cette audition-là, je retiens une anecdote. Elle est une illustration parmi d'autres qui me permet de rire jaune avec vigueur des personnes qui exposent que mon travail de classification des journaux en fonction de mon éthique personnelle « tourne en rond » et « n'alimente pas une critique saine des médias » car l'un de mes critères (ce n'est pas le seul contrairement à ce que semble penser cette personne, dommage pour un journaliste) est l'appartenance des journaux et leur financement. Le Canard enchaîné publie une anecdote comme celle-ci au moins une fois par trimestre, ce qui tend à illustrer que ce n'est pas un cas isolé. Mais on peut continuer de prétendre l'inverse.
[…] Dans l'affaire Cahuzac, nous avions créé une sorte de petit pool informel qui se réunissait souvent le vendredi soir dans un café à côté du Louvre, au plus fort de l'affaire, quand nous étions le pire du journalisme. Le fait est qu'il y a que Mediapart qui a réussi à publier les informations, pas les autres, alors que nous mutualisions l'enquête, nous mutualisions les informations. Pourquoi ? Ce sont des questions à poser aux responsables des rédactions concernées, mais peut-être il y a-t-il des réponses toutes simples : la situation capitalistique […] de la presse en France est extrêmement compliquée. […] Quand vous avez des grands capitaines d'industrie dont le cœur de l'activité n'est pas l'information qui achètent des journaux et qui, pour partie, vivent de la commande publique pour leurs activités, ça ne crée pas un écosystème journalistique […] extrêmement sain.
Documentaire diffusé en avril 2018 sur France 5 qui traite de la prostitution chez les ados. On y apprend qu'il y a des causes en amont du passage à l'acte : désir de se faire accepter au sein d'un groupe, chantage ("tu m'suces ou je balance en public le contenu de ton 06 que je t'ai volé", photo nue volée, etc.), copine qui propose de se faire du fric facile, manque d'autorité des parents, société dans laquelle la femme est avant tout un objet sexuel qui est valorisée uniquement à ce titre (pub, porno, éducation sexuelle à l'école, etc.) qui retarde la prise de conscience ("je ne suis pas une prostituée, ce que je fais est normal, habituel, non ?"), etc. Puis c'est l'engrenage : le⋅a proxénète se ramène et fait pression, une addiction (à la liberté, au fric, un besoin viscéral d'attention, etc.) commence, la rechute pointe le bout de son nez en cas, etc.
On entend un propos qui revient souvent dans les débats autour de la patrimonialisation des données personnelles ou en contre-argument à ne pas laisser le choix de renoncer à ses libertés lors des débats sur le zéro-rating au sein de la neutralité du net : "je vends mon corps comme le reste, car tout est négociable". On mesure ici les limites de la liberté individuelle que l'on peut tordre par la force (physique ou psychique), l'argent, etc. notamment auprès d'un public vulnérable (ce que sont la majorité des ados présentées dans ce documentaire car issues d'un milieu modeste).
Je note que la police est impuissante : la prostitution (tout comme le racolage - actif et passif) n'est pas illégale, seuls peuvent être poursuivis les clients et les proxénètes. La majorité sexuelle étant à 15 ans, la police ne peut pas intervenir (s'il n'y a pas de proxénète. Qu'en est-il en dessous de 15 ans, puisque le documentaire dit que l'âge moyen est en chute libre ?).
Je ne trouve pas crédible l'un des témoignages qui composent ce documentaire et je reste sur ma faim concernant les causes, ce documentaire étant surtout axé autour de témoignages de parents.
Fiction qui retrace la vie dans des filatures proches de Grenoble au début du 20e siècle : le volume horaire, les cadences infernales, les salaires de misère, les agressions sexuelles à répétition sur les ouvrières commises par les contremaîtres, l'Église qui fourni de la main d'œuvre italienne maintenue sous servitude (peur de Dieu, remboursement du voyage pour venir en France, loyer et nourriture retenus sur salaire, etc.), les grèves, les cantines communes, les syndicats, la difficulté de se faire entendre quand on est une femme (y compris quand on est déléguée syndicale au sein du congrès national des ouvriers de l’industrie textile), la difficulté de combiner vie militante et vie de famille, etc.
Cette fiction se focalise sur la personne de Lucie Baud. La trame narrative est basée sur son témoignage publié en 1908 et sur le travail de l'historienne Michelle Perrot (le titre du film est d'ailleurs basé sur celui de son livre).
J'en recommande vivement le visionnage.
1974 - 2018 : 44 ans, mais le même discours écolo perdure : l'énergie fossile et les autres matières premières ne sont pas infinies ; ne pas jeter, recycler, cela permet de ne pas épuiser les gisements ; 30 à 40 % des emballages ne servent à rien ; « on a habitué les gens à dépenser, à consommer, la consommation devenant un indice de richesse » ; « donc la France doit modifier ses structures industrielles et de consommation ? »… 44 ans plus tard, rien de nouveau sauf une chose : ces structures, qu'on devaient changer rapidement sous peine de chaos imminent ont tenu 44 ans de plus. Mieux, on a accéléré la cadence pendant ces 44 années. Crédible. Allez, on tiendra bien encore 50 années supplémentaires ? :)
Chaque génération a eu sa coqueluche pour porter le message de fin du monde climatique : Al Gore il y a 10-12 ans, Aurélien Barrau de nos jours… Claude Guillemin il y a 44 ans…
Un documentaire sur le mouvement Alternatiba (villages des alternatives partout en France depuis 2013 + tour de France en vélo de village en village), la COP 21 de 2015 et le sommet du gaz et du pétrole en eau profonde d'avril 2016.
Ce documentaire est excellent : il montre la solidarité, la violence policière, l'envie d'un autre monde, le vivre ensemble et la tristesse et la beauté de cette lutte climatique. J'en recommande vivement le visionnage.
Quelques notes :
Je ne peux m'empêcher de me dire que si tous ces militants avaient bossé au lieu de vouloir changer le monde, on aurait pu exploser le PIB compte-tenu de leur détermination. Dommage. Tout ce potentiel gâché par un accord non contraignant dont s'est retiré l'un des plus gros pollueurs (les USA), que les États restant ne respecteront pas et que, même s'ils le respectaient, cela ne suffirait pas. Sans compter que cet accord ne prend pas en compte les énergies fossiles et les trafics aériens et maritimes. Dommage.
Une entrevue de Bluetouff et Kitetoa. Rien d'intéressant pour ceux qui lisent Reflets.info car cette entrevue est un foutoir, les concepts ne sont pas expliqués, tout s'enchaîne à toute vitesse, il faut lire un minimum Reflets.info pour suivre, etc.
Quelques notes :
J'ai toujours présenté sous un angle complotiste le fait que la batterie de nos ordinateurs de poche (smartphones) soit de plus en plus souvent inamovible : ça doit être conçu pour que nous ne puissions pas retirer la batterie, donc que la puce GSM dite baseband (celle qui communique avec le réseau) puisse continuer à émettre et à recevoir donc à nous fliquer (géolocalisation par les antennes de téléphonie, envoi d'informations pompées directement dans la mémoire du téléphone, etc.). Voir, par exemple : Pourquoi choisir un ordiphone avec une batterie amovible ?
Un collègue fan d'électronique m'a récemment proposé un autre angle de réflexion.
Une batterie peut être souple, molle et enfermée dans un petit sachet de protection. Rien oblige à ce qu'elle soit un gros rectangle dur. On trouve de telles batteries souples depuis longtemps dans les tous petits bidules électroniques. Sauf erreur de ma part, c'était aussi le cas de la batterie de mon Motorola Moto G 4G LTE : elle était souple et enfermée derrière une feuille de plastique dur scellée.
Pour qui veut miniaturiser toujours plus, ces batteries souples sont une opportunité, car elles occupent un peu moins d'espace que leur équivalente enfermée dans du plastique rigide. Mais l'impératif de sécurité préalable à la mise sur le marché demeure : il ne faudrait pas que le consommateur endommage la batterie (torsion, perçage, choc, etc.). Pour répondre à cette exigence de sécurité, le plus évident est de rendre la batterie inamovible.
Ainsi, la batterie inamovible de plus en plus répandue serait une conséquence de la miniaturisation et pas d'une volonté de surveiller tout le monde. Le fait que le consommateur ne puisse plus s'assurer que son smartphone est réellement éteint serait une conséquence de la miniaturisation.
Évidemment, cela n'a pas empêché les constructeurs d'ordinateurs de poche de broder des fonctionnalités qui peuvent exister seulement si l'ordinateur est toujours allumé, telle que la possibilité d'effacer à distance les données d'un ordinateur de poche volé, ce qui signifie que la puce GSM reste connectée au réseau et qu'elle dispose des droits d'écriture sur la mémoire du téléphone. Mais, rien permet d'affirmer que le choix de batteries inamovibles découle de la volonté de proposer de telles "fonctionnalités".
On serait donc dans le cas où un choix technologique a entraîné un effet secondaire négatif, une possibilité de surveillance.
J'attendais d'acquérir une longévité plus consistante dans mon nouvel emploi avant de te répondre. Je pense qu'un peu plus d'un an est une base suffisante pour refaire le point sur le team building. Spoiler : je n'ai pas changé d'avis et je maintiens mon titre de l'époque.
Tout ce que tu décris existe aussi au sein de mon emploi actuel : sortie bar / billard, sortie cinéma, sortie restaurant, tennis de table, badminton, renforcement musculaire, etc. Et, oui, à l'exception de quelques tempéraments qui cherchent parfois la compétition et la moquerie, ces sorties entre collègues se déroulent dans une ambiance très agréable.
Pour moi, il y a deux différences entre ce que je viens de décrire et le team building :
C'est ça, la différence essentielle : nos activités ne rentrent pas dans le cadre d'une politique RH d'organisation scientifique du travail telles qu'elles existent aujourd'hui sous le terme « management de soi » (coaching, injonction à être motivé, flexible, responsable, à se fixer des objectifs et des sanctions en toute autonomie, à soigner son apparence, à avoir un esprit d'équipe, fut-il factice) et qui succèdent au Taylorisme, au Fordisme, au « mouvement » (1920-1960, appliquer le Taylorisme aux relations sociales au sein de l'entreprise : mesure de la camaraderie, de la durée optimale de la pause, rationalisation des recrutements et de la formation, individualisation du travail, du salaire, etc.). C'est cela que je critiquais négativement dans mon shaarli initial : une méthode de management comme une autre qui est mise en place uniquement pour servir les intérêts d'une minorité et qui permet aux divers chefs de fuir leurs responsabilités. Je pense toujours qu'il s'agissait bien de cela chez mon ex-employeur et pas d'une volonté de créer un petit moment sympa entre collègues qui aurait été mal implémentée.
Dans le fond des choses, ce qui me terrifie est parfaitement mis en scène dans une séquence du film The Circle de 2017. Je la mets à disposition ici. Analysons :
Pour moi, une telle rupture de la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle est totalement inadmissible. Et je trouve que le team building y contribue en douceur afin que les gens se fassent piéger petit à petit, qu'ils acceptent l'inacceptable petit à petit. L'aspect positif, c'est que mon chef de service partage cette vision d'horreur et qu'il refusera d'organiser des activités au nom du service. Et ça, c'est cool. Reste l'éternelle question : pour combien de temps ? Des collègues ont émis un avis favorable à ce que nos activités soient labellisées « service informatique » et organisées en tant que telles.
Oui, au sein de l'entité qui m'emploie, on a aussi de l'humour en quasi permanence, une bonne ambiance, de l'entraide au quotidien (qu'il faut élargir au-delà de mon équipe, c'est en cours, tout doucement), du soutien moral (un peu, il reste encore une marge de progrès importante), de la résolution des conflits entre personnes (idem), etc. Pour moi, c'est précisément de tout cela dont doit aussi s'occuper un chef (d'équipe ou de service). Et pour moi, tout cela ne relève justement pas du team building tel qu'il est théorisé. Le team building est justement un ensemble de méthodologies qui se veulent rationnelles pour échapper au traitement de ces problématiques irrationnelles, car elles ne sont pas simples à traiter (il n'y a pas une réponse clé en main), tout en le remplaçant par une cohésion d'équipe artificielle propice à un travail plus efficace. C'est précisément ce que je dénonçais dans mon shaarli initial.
P.-S. : j'aime bien tes tags « cas » et « particulier ». :D
La caméra d'un poto de Mélenchon filmait les coulisses de la campagne présidentielle 2017 de ce dernier. On assiste à des réunions de campagne, à des meetings, à des entretiens télévisés (le cirque, la mise en scène burlesque autour des débats est hallucinant…), etc. Ce documentaire est forcément partiel : il montre des moments choisis, Mélenchon n'y est pas naturel (l'exemple le plus parlant est quand il déclare « allez, maintenant, on boit ! … … … … … … De l'eau, hein ! », la seconde partie de la phrase a été prononcé après qu'il ait vu la caméra :D), etc.
À la base, j'ai souhaité visionner ce documentaire pour me faire une autre image de Mélenchon. Malheureusement, j'y ai vu ce que je savais déjà :
Quelques notes :
Être vertueux, c'est poser que ce qui est bon pour tous est bon pour soi. S'il y a une injustice, ça me concerne, je veux savoir pourquoi et comment elle a été produite et pourquoi j'y abandonnerai telle personne. Et du coup, tu prends dans l'autre sens : tant qu'une injustice a un remède, si tu la laisses agir, c'est une faute imprescriptible, tu ne peux pas te la pardonner, parce que tu sais comment régler le problème et tu ne le fais pas.