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  • Rediriger automatiquement la sortie et l'entrée audio vers un casque audio + micro USB lors de son branchement

    J'ai un ordinateur portable avec une station d'accueil. Sur cette station d'accueil, je branche un casque audio + micro USB. Il m'arrive très souvent de débrancher cet ordinateur portable de sa station d'accueil. À chaque rebranchement, je suis obligé de refaire la configuration PulseAudio afin de définir mon casque et son micro comme périphérique de sortie et d'entrée. Ce n'est plus possible, il faut rendre ça automatique.

    La méthode consistant à utiliser udev pour passer des commandes à PulseAudio via pamcmd ou pactl ne fonctionne plus. Avant, il suffisait de lancer un script udev qui se fork en arrière-plan, ce qui permettait à PulseAudio de continuer son déroulement, donc de détecter le matériel audio puis à notre script de passer des commandes PulseAudio concernant ce matériel. Désormais, au moins dans Debian Stretch, l'implémentation habituelle d'udev est remplacée par celle de systemd-udevd. Ainsi, un fork (+ sleep) est désormais pris en compte par systemd-udevd et bloque la découverte du matériel par PulseAudio. Cela se constate avec sudo systemctl status udev.service (on constate l'arborescence des processus sous systemd-udevd, dont notre sleep).

    Passons à la méthode que j'utilise :

    • On crée le fichier ~/.config/pulse/default.pa avec le contenu suivant :

      .include /etc/pulse/default.pa
      load-module module-switch-on-connect


    • On fait prendre en compte cette modif' par PulseAudio : pactl load-module module-switch-on-connect ;

    • À partir d'ici, PulseAudio basculera automatiquement sur tout nouveau périphérique audio qui sera connecté. Le dernier périphérique audio branché à un instant T sera celui qui sera utilisé. En entrée comme en sortie. Or, mon dock monte aussi un périphérique audio (probablement lié au port HDMI). Si jamais cette interface monte après mon casque, PulseAudio l'utilisera. Nous allons empêcher cela via un script udev dans /usr/local/bin/headset-delay.sh :

      #!/bin/bash
      logger -t /usr/local/bin/headset-delay.sh HEADSET ON
      sleep 2
      logger -t /usr/local/bin/headset-delay.sh HEADSET CONFIGURED


    • On rend ce script exécutable : sudo chmod +x /usr/local/bin/headset-delay.sh ;

    • On ajoute une règle udev qui exécute le script précédent dès que le casque est branché dans /etc/udev/rules.d/01-headset.rules (les ID se trouvent dans /var/log/kern.log quand on branche le casque) :

      ACTION=="add", ATTR{idVendor}=="1395", ATTR{idProduct}=="0029", RUN+="/usr/local/bin/headset-delay.sh"


    • Profit!
    Fri Mar 30 13:23:07 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?lxMclA
  • Ni blanc ni noir | CommitStrip

    Wed Mar 28 20:26:12 2018 - permalink -
    - https://www.commitstrip.com/fr/2018/03/28/neither-black-nor-white/
  • Mon avis sur quelques films visionnés en 2017

    La fille de Brest

    Docu-fiction relatant le combat d'Irène Frachon, docteure au CHU de Brest, pour faire reconnaître les dangers du Mediator. Ce film, adapté du livre publié par Frachon, relate les manquements de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, qui, vérolée de l'intérieur, se contente de décrédibiliser toute alerte sur un problème de santé publique potentiel au lieu de diligenter des investigations.

    Ce film relate aussi qu'en plus d'affronter ses détracteur⋅rice⋅s, il faut aussi affronter ses ami⋅e⋅s quand ceux⋅celles-ci se rétractent, considèrent qu'Irène mène un combat inutile (tous les médicaments ont des effets indésirables sur une portion de personnes, après tout) ou qu'elle fait passer son ego avant la santé mentale de ses collègues, etc. Bref, je trouve que ce film relate bien les péripéties qui tombent sur le museau des lanceur⋅euse⋅s d'alerte : doute, isolement, peur, stress, puis, enfin, après des années, la reconnaissance.

    Très bon film. J'en recommande vivement le visionnage.


    Seul dans Berlin

    Docu-fiction, inspiré par la vie d'Otto et Elise Hampel, qui relate la rébellion anonyme et silencieuse de deux citoyen⋅ne⋅s contre le régime nazi. En effet, il et elle déposent des petites cartes sur lesquelles sont inscrits des propos subversifs dans plein de lieux à Berlin. Cette action visant à masquer leur chagrin suite à la mort de leur fils unique au front renforce leur amour.

    Ce film m'a troublé : une si petite action militante a-t-elle un effet ? Qu'a-t-elle influencé ? Valait-elle la peine d'être menée ? Je ne peux m'empêcher de trouver cette action belle… Bref, je recommande le visionnage de ce film.


    Bienvenue à Gattaca

    Dans un futur dystopique, tous les humain⋅e⋅s doivent moralement être conçu⋅e⋅s génétiquement. Ceux et celles qui sont conçu⋅e⋅s naturellement, nommé⋅e⋅s « invalidé⋅e⋅s » sont forcément considérés comme des personnes inférieures. Le mérite n'existe plus, seuls les gênes comptent : les bons gènes ouvrent les portes d'emplois intéressants et d'une vie intéressante parmi l'élite. Les mauvais condamnent à des emplois peu qualifiés et à une vie quasiment inutile. "On" contrôle et on normalise l'humain⋅e et ses pulsions par la génétique…

    Ce film relate une dystopie comme je les aime : un monde froid, des relations humaines glaciales, une humanité inexistante, un monde aseptisé. Le statut implicite d'être génétiquement supérieur condamne leurs bénéficiaires à ne jamais être satisfaits d'eux⋅elles-mêmes, à en vouloir toujours plus, à devoir justifier leur perfection, à très mal vivre un échec… ou un déclassement social suite à un handicap ou une maladie imprévue (n'avait-il⋅elle pas tout pour réussir, bordel ?!). Les invalidé⋅e⋅s vivent le malheur de la discrimination. L'élite vit le malheur de la perfection. Personne n'est heureux.

    Très très bon film, j'en recommande vivement le visionnage.


    The Circle (2017)

    Ce film relate le présent dystopique que nous font vivre les grandes multinationales du numérique : ne vous inquiétez pas, la technologie va nous aider à résoudre tous nos problèmes, il n'y a plus besoin d'État-nation oppresseurs, mais juste de logiciels et d'une transparence totale qui vont tout faire à votre place et résoudre tous vos problèmes.

    Ce film est plutôt médiocre, mais il pose les bonnes questions sur la juste mesure entre vie privée et transparence, sur la véracité de la volonté affichée par ces acteurs de la société numérique d'améliorer la société pour le bien commun (et non pour leur simple profit), sur la duplicité de leur discours (les patrons des empires numériques font l'inverse de ce qu'il⋅elle⋅s nous demandent de faire : il⋅elles veulent préserver leur vie privée, il⋅elle⋅s ne veulent pas que leur progéniture en bas âge utilise leur technologie, etc.), et sur l'obsession qui anime ces mêmes acteurs de croire que la technologie permettra ces améliorations sociales, qu'elle résoudra tous nos problèmes et nous comblera de bonheur sans que nous ayons à produire le moindre effort.

    Ce film entretient volontairement quelques confusions comme la différence entre la transparence des affaires publique et la transparence de l'intimité de chacun⋅e… Dommage.

    Ce film m'a troublé, car ce monde soi-disant meilleur nous est vendu avec le sourire, comme s'il est une évidence qui s'impose à nous, une offre qu'il est insensé de refuser… C'est très très flippant. Le flicage de ta vie en permanence et en temps réel par ton employeur, puis par l'ensemble de la société est présenté comme quelque chose de cool… Effrayant, c'est juste effrayant.

    Je retiendrai une phrase de ce film : « On est tous prisonniers mais on est heureux, on est tous des numéros mais on est tous gentils ».

    Bref, c'est un bon film dont je recommande le visionnage.


    Prédestination

    Difficile de parler de ce film sans spoiler, donc je me contenterai d'écrire qu'il parle de voyage dans le temps, qu'il explore le concept de boucles temporelles imbriquées, tout ça.

    Comme toutes les œuvres qui traitent de la manipulation du temps et les paradoxes qui peuvent en découler, ce film m'a passionné et j'en recommande le visionnage.


    Da Vinci Code

    Oui, le fameux Da Vinci Code. J'avais beaucoup lu de critiques négatives sur le bouquin, donc, quand ce film a été diffusé à la TV, je me suis dit « essayons ». Des énigmes pseudo-historiques cachées dans des œuvres de De Vinci, un dogme religieux assassin que l'Église catholique souhaite malgré tout préserver, etc. Tout cela a déchaîné mon imagination, et c'est ce que j'ai apprécié dans ce film.

    En trame de fond, on retrouve les questions autour de la légitimé de l'Église catholique comme intermédiaire unique entre Dieu et les hommes et femmes et autour du fondement de cette légitimé (l'interprétation des textes lors des Conciles de Nicée puis par les théologues…).

    Bref, c'est un film que l'on peut regarder.


    Ghost in the shell (2017)

    Non, je n'ai pas regardé ce film pour mater Scarlett Johansson (d'autant que son corps a une apparence robotique…), mais car je voulais découvrir comment d'autres humain⋅e⋅s envisagent la fameuse fusion entre un corps robotique et un cerveau humain. Et, mine de rien, ce film pose cette question : dans un tel monde, comment garder son intégrité personnelle ? Après tout, la Major se retrouve avec des souvenirs factices. Se pose la question de la régulation, de qui contrôle qui, est-ce que le corps appartient à la société commerciale qui l'a commercialisée / l'entretient ? Quid de l'obsolescence programmée ? Etc. De même, ce film pose la question du piratage des corps robotiques. Le monde décrit dans ce film ne me fait pas rêver du tout. Je le trouve très sombre et menaçant pour les libertés individuelles.

    En dehors des réflexions qu'il permet d'ouvrir, ce film m'a profondément ennuyé…


    Radin !

    Un prof' radin, vraiment radin maladif (pas de participation au pot de départ d'un collègue, non-paiement volontaire des charges de copropriété, il apporte des condiments et des aliments de la cafet' de son travail, il éclaire sa maison avec l'éclairage de rue, etc.) dont la vie va basculer…

    Ayant vécu avec une personne vraiment, vraiment proche de ses sous comme il est convenu de dire, je voulais voir les ressorts comiques que l'on peut tirer de ce genre de personne. Je n'ai pas été déçu ! :D Les situations, certes extrêmes, présentes dans ce film sont crédibles pour quelqu'un qui a vécu avec une personne radine et la plupart des piques et autres vannes sont bien senties.

    Bref, j'ai passé un bon moment devant ce film, même s'il ne me laissera pas un souvenir impérissable.


    Alibi.com

    Une société commerciale vend et assure des alibis en béton, quitte à usurper l'identité du⋅de la client⋅e, afin que qu'il⋅elle⋅s échappent à des obligations chiantes (réunions de famille, séminaire, etc.). Jusqu'au jour où les salarié⋅e⋅s se démasquent et sont démasqués.

    J'ai beaucoup aimé les références aux années 80 distillées tout le long du film. Les ressorts comiques ne sont pas fou-fou, mais ils font le job.

    Bref, j'ai passé un bon moment devant ce film, même s'il ne me laissera pas un souvenir impérissable…


    Security

    Une fillette est témoin dans une affaire criminelle. Des mercenaires sans pitié sont à sa recherche pour l'éliminer. Un agent de sécurité tout juste embauché dans un centre commercial va assurer sa survie.

    Bref, on est dans un film de type "moi, sauveur du monde". On éteint le cerveau et on se laisse aller.


    X-Men Apocalypse

    Un énième film reposant sur la franchise X-Men. Aucune cohérence à en attendre : un mutant vieux de plusieurs siècles alors que je croyais que les mutations sont liées à l'ère atomique, un mutant immortel et invincible qui sera totalement anéanti par les X-Men, etc.

    Bref, on éteint le cerveau et on se laisse aller.


    Logan (2017)

    Un énième film reposant sur Wolverine, des X-Men… Un vieux prof' Xavier maintenu en vie par un Logan épuisé, une jeune mutante débarque, elle doit rassembler la nouvelle génération de mutant⋅e⋅s. Bref, E_AGAIN, comme on dit.

    On éteint le cerveau et regarde béatement. Watch & forget.


    L'un dans l'autre

    Non, il ne s'agit pas d'un porno. :D Deux couples hétérosexuels sont amis, mais deux d'entre eux⋅elles sont aussi amant⋅e⋅s. Après une partie de jambe en l'air, "l'âme" de lui se retrouve dans le corps d'elle et inversement. Il et elle doivent retourner auprès de leur mari⋅femme respectif⋅ve en attendant que tout redevienne à la normale.

    Plus jeune, j'ai apprécié le film « Freaky Friday, dans le corps de ma mère » qui a le même scénario, mais entre une ado et sa mère. Je trouvais ce scénario original. Je trouvais intéressant la compréhension mutuelle qui naît progressivement durant ce film. Dans « L'un et l'autre », c'est pareil, sans innovation, mais en plus confus, en plus diffus, bref en moins bien.

    Bref, c'est un film qui se laisse regarder, sans plus…


    Urban Explorer

    Film d'horreur censé se dérouler lors d'une session d'exploration urbaine (urbex). C'est cela qui m'a conduit à m'intéresser à ce film. Mais, en vrai, l'urbex est très très vite sorti du cadre narratif et il ne reste que des ados qui se débattent avec un assassin chelou dans des locaux sous-terrain.

    Ce film est nul… On y retrouve tous les clichés du genre (film d'horreur pour ado)… Bref, même en cas d'ennui profond, il vaut mieux regarder un autre film.


    50 nuances plus sombres

    J'avais trouvé le premier film de la trilogie totalement loufoque, mais je me demandais si l'on peut tomber plus bas. La réponse est oui. Dans ce film, j'apprends que pour reconquérir une femme, il faut la harceler en lui envoyant des fleurs, en lui faisant des virements bancaires, en acheter les tableaux peint par son ami, la stalker dans la rue, etc. Sans commentaire… Tout le reste du film est aussi navrant et insensé que le premier volet.

    Bref, même en cas d'ennui profond, il vaut vraiment mieux regarder un autre film.


    Brice 3

    11 ans après le premier film, Brice, le personnage de surfeur loufoque créé par Jean Dujardin revient au cinéma.

    Plus jeune, j'avais bien aimé le personnage du premier opus (sûr de lui, populaire, vie paisible, etc.)… Avant de me rendre compte, quelques années après, que l'important est résumé dans une phrase à la fin du film, « Il ne faut pas confondre vivre ses rêves et rêver sa vie » (ce que fait précisément Brice), avant de me rendre compte encore des années après que ce personnage est le cumul de tout un tas de comportements nocifs (égoïsme, méchanceté, malveillance, moquerie, humiliation, intolérance, etc.).

    C'est précisément pour cela que j'ai regardé ce Brice 3 : Jean Dujardin propose-t-il une lecture critique de son personnage de naguère ou non ? La réponse est non. Ce film reprend tous les codes du précédent… Méchanceté gratuite, moqueries, humiliations publiques, joutes verbales sans intérêt, sadisme, domination, etc.

    Bref, même en cas d'ennui profond, il vaut vraiment, vraiment mieux regarder un autre film.



    Édit du 27/03/2018 à 0h25 :

    13 Reasons Why

    Une ado, Hannah, se suicide après avoir enregistré des cassettes audio expliquant son geste (qui enregistre encore des cassettes audio en 2017 ?! :P ). Cette série traite de l'amitié, du rejet suite à une rumeur, de la moquerie, du jugement sans preuve, du harcèlement moral et sexuel, du viol, etc. avec un ton plutôt juste malgré quelques accumulations un peu grossières.

    J'ai bien aimé cette série, car elle ne présente pas un monde binaire, avec d'un côté les gentil⋅le⋅s et de l'autre les méchant⋅e⋅s, mais un monde gris, où tous les protagonistes, y compris la narratrice suicidée, sont fautifs et responsables de l'ambiance toxique et délétère entre eux⋅elles. Chacun⋅e, par ses peurs, sa lâcheté, ses coups bas, ses jugements, son indifférence, ses mots, etc. a produit et propagé certaines formes de violence. Hannah a craqué, mais ça aurait pu être n'importe qui. Hannah a subi des violences, Hannah a fait souffrir d'autres protagonistes.

    Cette série nous parle de la violence invisible. De celle à laquelle nous nous sommes habitué⋅e⋅s. Celle avec laquelle nous trouvons normal de vivre. Cette série questionne autant la sensibilité de chacun⋅e que la violence de chacun⋅e.

    Certain⋅e⋅s estiment que la série perd en crédibilité en montrant une Hannah qui se maquille jusqu'au dernier jour, qui continue de manger jusqu'au dernier jour, qui prend le temps de préparer son suicide, etc. Je pense pour ma part qu'il n'y a pas une unique manière de se suicider, mais plusieurs. Celle qui sera employée dépend du caractère de chacun⋅e.

    Je formule un dernier reproche envers cette série : la lenteur. Les épisodes traînent en longueur… C'est vraiment démesuré… Je pense vraiment que des épisodes raccourcis de 15 à 30 minutes m'auraient fait beaucoup plus apprécier la série.

    Bref, je pense qu'il s'agit d'une bonne série qui vaut la peine d'être visionnée, mais il ne faut pas compter sur moi pour la visionner une nouvelle fois, car le rythme est vraiment, vraiment, trop, trop lent.

    Fin de l'édit du 27/03/2018 à 0h25.

    Sun Mar 25 22:09:14 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?S4m6XQ
  • Wolfenstein II : The New Colossus sur PC - jeuxvideo.com

    J'ai joué à ce jeu il y a quelques mois. Le scénario n'innove pas par rapport à l'opus précédent (The New Order) : nous sommes là pour botter le cul de nazis qui ont remporté la deuxième guerre mondiale et ont imposé leur vision totalitaire au reste du monde. Ce bottage de culs dans des États-Unis occupés doit avoir lieu par tous les moyens, notamment les plus bourrins. \o/

    Je suis très mitigé sur le scénario. Il m'apparaît être trop calqué sur The New Order, donc on prédit le déroulement des événements (oui, on ira sur une autre planète…), tout est cousu de fil blanc.

    De plus, l'immortalité complète de notre personnage, consacrée dans les cinématiques, une en particulier, fait que le jeu m'apparaît moins fun, moins jouissif que l'opus précédent, justement car le délire de l'immortalité de notre personnage est poussé trop loin : j'aime l'idée d'être un sauveur du monde, obtus, qui poursuit le but qu'il s'est fixé coûte que coûte, depuis un fauteuil roulant (! :O ) si nécessaire, mais être un sauveur mortel tout de même et n'être pas strictement nécessaire à la victoire contre les nazis. Dans les cinématiques, tu ne meurs jamais malgré la pire des situations (je ne spoilerai pas ;) ), mais un coup de fusil à pompe dans les phases de jeu et c'est le décès… Incohérence.

    Pour en terminer avec le scénario, j'aime l'idée d'approfondir la psychologie des personnages et de les faire dialoguer entre eux. Il y a de bons dialogues, de sincères émotions. En revanche, je n'aime pas l'idée de décrire une enfance compliquée, imprégnée de violence familiale, pour notre personnage, car ça induit l'idée que le côté borné et risque-tout de celui-ci est lié à un déséquilibre mental causé par une enfance traumatisante… Notre personnage ne peut-il pas tout simplement être courageux, obstiné, passionné par sa vision du monde ? Faut-il impérativement qu'il soit fou ?!

    D'un point de vue politique, l'autocensure nécessaire à la vente du jeu en Allemagne est plaisante, car elle met en exergue un pays empreint de tabous qui n'arrive toujours pas à assumer son passé collectif. On a la même chose en France, et j'aime tout ce qui peut mettre un coup de pied au cul à cet état d'esprit nauséabond.

    Notons que le doubleur français de notre personnage double aussi Bruce Willis. :D

    Concernant le reste du jeu : comme d'habitude, les prétendus choix cruciaux qui changent la trame narrative ou la façon de jouer (échasses, défonçage de mur ou faufilage) sont du bidon, on retrouve toute une panoplie d'armes (à améliorer en trouvant des objets à crafter) permettant d'assouvir nos pulsions de massacre, et la difficulté est revue à la hausse (je galère autant en difficulté normale dans ce jeu qu'en difficulté « je suis la mort incarnée » dans le précédent opus !). Pour le reste, la formule ne change pas : nazis, gros calibres, massacres, propos et scènes "chocs" et cul. \o/

    Même si ce jeu m'a procuré moins de fun que The New Order pour les raisons exposées ci-dessus, ça reste un bon épisode de Wolfenstein. Je recommande aux bourrin⋅e⋅s. :)

    Sun Mar 25 15:01:28 2018 - permalink -
    - http://www.jeuxvideo.com/jeux/pc/jeu-670042/
  • Quantum Break sur PC - jeuxvideo.com

    J'ai joué à ce jeu en 2017. Le scénario est simple : des recherches sont effectuées autour du voyage dans le temps et du temps dans sa dimension "physique" (si tentée qu'elle existe) en général. Forcément, la première expérimentation foire en provoquant une rupture partielle (puis totale) du continuum l'espace-temps (comme dit le doc' dans Retour dans le futur). Forcément, le mézaaaant entrepreneur qui a financé ces recherches va tenter de prendre avantage de la situation et nous devons l'en empêcher.

    J'ai bien aimé ce scénario. Tout ce qui tourne autour du temps, des boucles temporelles, tout ça, a tendance à bien me plaire. En revanche, la crédibilité technique est émaillée à plusieurs reprises : il existe une solution physique toute simple pour réparer le temps (mais bien sûûûûr !), les personnages restent environ maître de leur irradiation de chronos et il est possible d'améliorer leurs pouvoirs temporels (mais bien sûûûûr !), etc.

    J'ai pris beaucoup de plaisir à jouer avec les pouvoirs temporels de notre personnage : ralentir le temps afin de franchir des obstacles, bouclier temporel pour se protéger des balles de flingues ennemis, accélérer notre personnage afin de prendre nos ennemis à revers, etc. Y'a de bonnes idées et c'est très jouissif. \o/

    Le plus gros défaut de ce jeu, c'est la maniabilité du personnage. C'est d'un pénible, ça retire beaucoup de plaisir de jeu ! De plus, il m'est impossible d'enchaîner des combos temporels genre foncer sur un ennemi en temps accéléré, le battre puis foncer sur un autre ennemi pour recommencer : à chaque fois, à la suite du premier coup de pied fatal en l'air, mon personnage est victime de l'inertie et décrit une forme de boucle qui m'empêche de battre plusieurs ennemis à la fois en déclenchant une seule fois mon pouvoir, chose qui a l'air simple à faire si j'en crois les différentes vidéos trouvées sur le net…

    Les choix soi-disant cruciaux, sous-entendus qui changent profondément la trame narrative, ont des conséquences plutôt limitées sur la suite des événements… Quelques objets secondaires changent, quelques dialogues aussi, mais sans plus. Ce point est commun à tous les jeux qui proposent des choix soi-disant cruciaux.

    Je n'ai pas souhaité profiter de la série cinématographique embarquée dans le jeu vidéo (4 épisodes d'environ 25 minutes chacun) : j'ai acheté ce jeu pour être actif, pour être acteur du jeu, pas pour être passif devant une trame qui se déroule sous mes yeux…

    Bref, si les histoires autour de la manipulation du temps t'intéresse, je te recommande vivement ce jeu. :)

    Sun Mar 25 13:32:01 2018 - permalink -
    - http://www.jeuxvideo.com/jeux/pc/jeu-458607/
  • Un jeu européen à quatre coins

    Emmanuel Macron ne cache pas sa frustration. Six mois après les élections législatives allemandes, et à la veille du Conseil européen des 22 et 23 mars, son grand projet de réforme de la zone euro n’a toujours pas avancé d’un iota.

    Le Président, qui a reçu la Chancelière en tête à tête à l’Elysée le 16 mars, n’a pas obtenu son feu vert pour l’un de ses projets phares : la création d’un budget de la zone euro et d’un poste de ministre des Finances européen. Angela Merkel s’est retranchée derrière ses « contraintes politiques » : la montée en puissance de l’extrême droite (AfD), les prochaines élections de son allié bavarois le CSU…

    « Pour la première fois depuis la crise financière, il y a tout de même une amorce d’union économique avec le Fonds européen pour les investissements stratégiques (Efsi), se gargarise un conseiller du Château. C’est inscrit dans le marbre du contrat de coalition entre la CDU et le SPD. »

    Le fameux contrat de 175 pages consacre en effet… cinq pages au « sursaut de l’Europe » et trois lignes au « renforcement » du Fonds, qui, créé par la Commission européenne, existe depuis… 2014.

    Pas encore le grand tourbillon européen espéré.

    La candidate de Merkel

    A un peu plus d’un an des élections européennes de mai 2019, le grand marchandage des postes clés en Europe a démarré. Emmanuel Macron en pince pour Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la Concurrence, pourfendeuse des Gafa. La libérale danoise, modèle de l’héroïne de la série « Borgen », a demarré sa campagne en trombe, sur France Inter (15/3). Avec quelques phrases en français…

    Mais sa candidature se heurte aux projets d’Angela Merkel, qui pousse la patronne du FMI, Christine Lagarde. Elle présente l’immense avantage, aux yeux de la Chancelière, d’appartenir à la grande famille du PPE, le Parti populaire européen. Mais Macron ne veut pas en entendre parler.

    En faisant la promotion d’une Française à la tête de la Commission, Merkel se réserve ainsi la possibilité de nommer à la présidence de la Banque centrale l’un de ses anciens collaborateurs, Jens Weidmann.

    Une Kolossale manœuvre…

    Pas touche aux finances

    « La priorité d’Emmanuel Macron, c’est la présidence de la BCE, assure l’un de ses amis. C’est la clé de voûte des réformes en Europe, et les Allemands pèsent déjà suffisam-ment sur la zone euro avec leur ministre des Finances. »

    Le président de la République espère pouvoir y placer le germanophone François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. Héritier de la grande famille qui a cofondé le groupe Villeroy & Boch, implanté en Lorraine et en Sarre, il devrait séduire les Allemands.

    Sauf qu’il est considéré comme une « colombe » en matière monétaire. Or le parti d’Angela Merkel et les pays du nord de l’Europe souhaitent un « faucon ». C’est-à-dire un adepte d’une politique monétaire orthodoxe.

    Le billard européen n’est pas un sport facile.

    Dans le Canard enchaîné du 21 mars 2018.

    Sat Mar 24 19:49:25 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?-eNCuw
  • L’être et le fainéant

    Enfin des sanctions, des contrôles, des obligations ! Ces flemmards de chômeurs ont fini de se la couler douce. Comme promis durant sa campagne, Macron s’apprête à leur serrer la vis. Certes, 41,8 % des 6,6 millions d’inscrits y échapperont, puisqu’ils ne touchent pas un centime, et on ne peut donc pas décemment les taper au porte-monnaie. Mais les autres vont le sentir passer.

    Ha, ce bon vieux mythe de la personne au chômage fénéante qui refuse les offres d'emplois de Popole à la chaîne…


    D’abord, au lieu de 200 contrôleurs aujourd’hui, Pôle emploi en comptera 1 000 dans deux ans. Ensuite, dès l’an prochain sera expérimenté un « tableau de bord » numérique : chaque mois, les chômeurs devront rendre des comptes et prouver qu’ils ont fait des tas de démarches pour trouver du boulot. Belle idée soufflée par Pierre Gattaz, qui avait même pensé à un « contrôle journalier », un peu trop soviétique d’inspiration, mais on est mo derne ou on ne l’est pas.

    Enfin, ceux qui prétextent qu’il n’y a pas de boulot pour ne pas en chercher ont fini de rigoler. Faudra qu’ils en cherchent activement, et qu’ils le prouvent : un mois de suppression d’allocs au premier avertissement, puis deux, puis quatre mois. Et ils ne pourront plus refuser deux fois de suite « une offre raisonnable » d’emploi, offre raisonnable dont les critères vont être désormais fixés à la tête du client. La tête des glandeurs !

    Ça l'est déjà, à la tête du client : sauf erreur de ma part, une offre est jugée raisonnable vis-à-vis du Projet Personnalisé d'Accès à l'Emploi, document rempli par la personne au chômage sous la pression de Popole. Il "suffit" de bien fixer les critères (la zone géographique, le type précis de société employeuse, etc.) dès le début pour que Popole ne décompte pas les offres qui ne correspondent pas du compteur "offres raisonnables".


    Certes, une étude de Pôle emploi a montré récemment que 86 % des demandeurs d’emploi respectent leurs obligations de recherche, mais faut bien essayer de coincer les autres.

    L’enjeu est d’importance, en effet : ce nouveau système devrait permettre à l’assurance-chômage d’économiser jusqu’à 1 milliard d’euros. Et il faut être de bien mauvaise foi, comme peut l’être « L’Humanité » (20/3), pour mettre ce chiffre en rapport avec celui de la Cour des comptes, qui a calculé que la fraude aux cotisations sociales des patrons français représente un manque à gagner de 25 milliard d’euros par an. Ça n’a rien à voir, voyons !

    Et en même temps…

    Dans le Canard enchaîné du 21 mars 2018.

    Sat Mar 24 19:40:03 2018 - permalink -
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  • Facebook ne tourne pas la page

    Incroyable ! Le respect de la vie privée n’est pas garanti sur Facebook ! On aurait pourtant juré le contraire… Le géant américain lui-même ne peut pas le croire : les données personnelles de 50 millions d’Américains ont atterri dans les mains d’une drôle de boîte de com’ britannique, Cambridge Analytica, qui travaillait pour Trump pendant la campagne présidentielle.

    Les révélations du « New York Times » et du « Guardian » tombent à pic et ont surtout fait chuter le cours de Bourse de cette belle entreprise du Web (moins 6,8 %, soit l’équivalent de 24,3 milliards d’euros !).

    Facebook est soupçonné d’avoir laissé filer des centaines de millions d’informations sur les électeurs américains. Le pire serait de découvrir que cela lui a rapporté de l’oseille, il faut s’attendre à tout !

    A partir d’un simple questionnaire présenté comme un « test de personnalité », mais auxquels seuls les titulaires d’une carte d’électeur étaient invités à répondre, Cambridge Analytica a pu récupérer ces masses d’infos sur 270 000 adeptes de Facebook, mais également sur leurs « amis », ce qui a fait exploser les compteurs. La société anglaise est suspectée d’avoir su, ensuite, en faire le meilleur usage, en dressant les profils politiques de ces internautes pour pouvoir influencer leur vote.

    Ho, tu veux dire comme pendant la campagne présidentielle d'Oboma en 2008 ?! Ou celle de Sarkozy en 2005-2007 ?! Ou celle de Sarkozy lors de la primaire de la droite et du centre en 2016 ?! Ou celles de Mélenchon, Fillon, Trump, Macron ?! Collecte de données, notamment sur Facebook et Twitter et argumentaire préformaté en fonction des profiles. Voir : Marketing politique : Démocra-ciblée.


    Il faut dire que Cambridge Analytica a de l’expérience en matière électorale. Récemment piégé en caméra cachée par un journaliste de Channel 4, son pédégé, Alexander Nix, expliquait que sa boîte pouvait, à l’occasion, « en- voyer des filles chez un candidat », « des Ukrainiennes », ou encore « proposer d’importantes sommes d’argent au candidat, pour financer sa campagne en échange de terrains, par exemple, et enregistrer toute la conversation… » avant de la balancer sur le Net.

    Des méthodes qui réjouiront, à quelques milliers de kilomètres de là… le boulanger de Bourg-Lastic, dans le Puy-de-Dôme. Cet Auvergnat vient de gagner son procès — une première — contre Facebook. Motif : pour lui nuire, un pirate avait monté une page Web bidon en usurpant son identité et le nom de son commerce. La plaisanterie a duré des mois. Facebook a refusé de lever le petit doigt et de révéler, comme la justice vient de le lui ordonner, le nom du fraudeur.

    Au nom de la protection de sa vie privée, sans doute.

    Je vois beaucoup d'articles de presse traiter la question de l'éventuelle perte de confiance des utilisateur⋅rice⋅s Facebook envers leur réseau social, de la mort imminente de Facebook à cause de ce scandale, de son sauvetage par X ou Y, de son démantèlement par des politicien⋅ne⋅s au profit d'un Facebook européen (ouais, c'est bien connu qu'en UE on fait mieux que ces foutus yankee !), etc. Je trouve ça ridicule ! Oui, parce que c'est bien connu, Ikea a dû fermer après le scandale de l'origine du bois qu'elle utilise dans ses meubles, Lactalis a aussi dû mettre la clé sous la porte après le scandale du lait contaminé et la non publication de ses comptes, idem pour Microsoft, Apple et Google après des scandales d'abus de position dominante et d'obsolescence programmée, idem pour l'industrie agro-alimentaire après sa viande de cheval étiquetée bœuf et ses œufs arrosés au Fipronil, idem pour les constructeurs automobiles et la triche à la certification anti-pollution, etc., etc., etc. Ne rêvons pas : pour Facebook, comme pour les autres, ça sera business as usual, rien ne va changer, FB ne va pas disparaître, tout va bien se passer. Simplement parce que les utilisateur⋅rice⋅s s'en foutent, tout simplement. Lire cet épiphénomène avec notre grille de lecture d'anti-GAFAM, de pro-vie privée, tout ça, nous amène à raisonner différemment des utilisateur⋅rice⋅s de Facebook, ne l'oublions pas. Écoutons à quel point il⋅elle⋅s s'en fichent, à quel point il⋅elle⋅s veulent juste rester en contact avec leurs proches et s'amuser.

    À ceux et celles qui pensent que le RGPD va tout changer : vous faîtes un joli rêve. La loi informatiques et libertés date de 1978 et n'est toujours pas appliquée par l'État et par les sociétés commerciales françaises qui exploitent des données personnelles en France (je ne parlerai même pas des sociétés étrangères et des multinationales). Même les principes de base, comme le consentement à la collecte ou le droit d'accès, ne sont pas appliqués. En 40 ans ! Alors le RGPD, d'une complexité folle, qui nécessite de revoir l'écrasante majorité des systèmes d'information existants afin d'implémenter la traçabilité interne et externe, lol, mdr, ptdr. Les régulateurs, comme la CNIL, seront toujours impuissants face aux États et face aux grandes multinationales. C'est mignon d'avoir augmenté les sanctions applicables, encore faut-il que les régulateurs aient les moyens (humains et financiers) pour enquêter. Et, demain, comme aujourd'hui, ils seront asphyxiés.

    Les grand⋅e⋅s gagnant⋅e⋅s du RGPD, ce ne sont pas les citoyen⋅ne⋅s, ce sont les consultant⋅e⋅s RGPD qui, grassement payé⋅e⋅s, aideront les sociétés à faire semblant de progresser en matière de données personnelles, qui leur apprendront les nouvelles ficelles pour ne pas se faire gauler, les bonnes réponses à fournir aux pénibles qui poseront des questions en application de ce RGPD, etc. Comme les consultant⋅e⋅s en fiscalité, il ne s'agit pas d'aider les sociétés commerciales à entrer en conformité, mais à échapper à la loi.

    L'optimisme ne devrait pas conduire à la naïveté !

    Dans le Canard enchaîné du 21 mars 2018.

    Sat Mar 24 19:27:50 2018 - permalink -
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  • Nom de Noms !

    De plus en plus de championnats sportifs sont désormais baptisés, moyennant financement, du nom d’une marque : Lidl Starligue (handball), Ligue 1 Conforama (football), Jeep Elite (basket). « Le Monde » (18/3), qui cite ces exemples, révèle les pressions à prévoir sur les médias : un gros annonceur fera tout pour que le « nom de sa compétition soit repris ». Gare aux récalcitrants et ienvenue aux dociles : « Le bâton pourrait être accompagné d'une carotte, sous forme de publicité. »

    Le championnat de cireurs de pompes est ouvert.

    Dans le Canard enchaîné du 21 mars 2018.

    Sat Mar 24 18:42:04 2018 - permalink -
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  • Le jour “sans” d’Ikea

    Chez Ikea, le 29 février 2012 fut une très sale journée, résumée par le parquet de Versailles dans son réquisitoire, fin janvier.

    Ce jour-là, FO déposait une plainte contre « un système d’espionnage organisé » au sein de la boîte suédoise, « parallèlement “Le Canard” relayait l’information » et, enfin, le président de la Cnil « décidait de réaliser plusieurs contrôles » au siège de la société et dans plusieurs magasins.

    Six ans après cette date funeste, les turpitudes de la marque aux meubles légendaires sont retracées sur 102 pages. Tous ses magasins ou presque sont touchés, comme 11 de ses cadres et employés. Un ex-dirigeant d’une ex-société privée d’« investigation » et 4 policiers, dont des gradés. Tous prévenus d’avoir « mis en place un système (…) visant à obtenir des renseignements sur les candidats à l’embauche et certains collaborateurs, tirés pour partie de la consultation des fichiers police/gendarmerie ». Un système « largement répandu », utilisé « à grande échelle ». Et aussi « connu des dirigeants d’Ikea ». Le parquet demande le renvoi devant le tribunal de tous ces sympathiques « espions ».

    « Njut », comme on dit chez Ikea : encore des journées noires !

    Dans le Canard enchaîné du 21 mars 2018.

    Sat Mar 24 18:39:37 2018 - permalink -
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  • Moscou d’éclat

    Bien sûr que non, la Russie n’a pas empoisonné son ex-espion à Londres ! Pour une raison simple, a expliqué Poutine la Main froide devant le tollé occidental : si tel était le cas, si « un gaz chimique militaire » avait empoisonné l’espion et sa fille, « les gens seraient morts sur le coup », au lieu de simplement tomber dans le coma. C’est beau, l’efficacité russe…

    Un peu comme l’élection présidentielle, qui a vu Poutine, aux manettes depuis dix-huit ans, être réélu dimanche avec 76,66 % des voix.

    Au cas où la propagande n’aurait pas suffi, de joyeux bourrages d’umes ont émaillé le scrutin. Et pas à la sauvette, comme en France, façon bulletins de vote planqués dans les chaussettes.

    Chez Poutine, c’est tranquille : les vidéos balancées par l’opposant Alexeï Navalny et l’ONG Golos montrent des petites mains fourrer des paquets entiers de bulletins dans les urnes, sans se fatiguer à se planquer.

    Le pouvoir n’allait quand même pas laisser agir le poison de la démocratie…

    Dans le Canard enchaîné du 21 mars 2018.

    Sat Mar 24 18:35:57 2018 - permalink -
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  • Enterrement low cost

    Ah, les petits coquins… Près de deux siècles qu’ils se faisaient enterrer aux frais du contribuable. La République est généreuse avec ses élus : 18 255 euros max par député, mais avec possibilité de faire « profiter » conjoint et enfants de cette petite enveloppe.

    Anecdotique ? Pas vraiment, puisque les obsèques d’anciens députés et de leurs proches ont coûté 573 000 euros à l’Assemblée l’année dernière. Désormais, le cadeau ne dépassera pas les 2 350 euros, et il faudra produire une facture. Le vent d’austérité n’a pas soufflé jusqu’au Sénat, qui a décidé de conserver pour chaque sénateur une enveloppe de 20 000 euros.

    Le Sénat mérite bien sa réputation de maison de retraite la plus cosy de Paris, le suivi est assuré jusqu’au bout.

    Est-ce que les attaché⋅e⋅s parlementaires et les autres petites mains de notre Parlement, préssé⋅e⋅s comme des citrons, assumant un volume horaire et une charge de travail conséquents, ont droit à cette enveloppe ? :-

    Dans le Canard enchaîné du 21 mars 2018.

    Sat Mar 24 18:30:50 2018 - permalink -
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  • L'Assemblée, le film de Mariana Otero : Les projections, les débats, le dossier de presse

    Sur le film en lui-même, je n'ai quasiment rien à dire : le parti pris est de filmer Nuit Debout sans commenter. On enchaîne donc discussion, assemblée générale, débat en commission, bout de manifestation, flics, etc. Le film semble montrer les différentes étapes du mouvement : enthousiasme de se rassembler et de faire, lutte contre le pouvoir en place, enlisement, doutes, débats pour tenter de contrer la fuite des citoyen⋅ne⋅s, et chute. C'est très souvent les mêmes têtes qui reviennent à l'écran (et qui sont créditées au générique), ce qui est dommage. Le film montre quasiment rien en dehors des discussions, exit les stands autogérés, par exemple. J'aurais aimé que les réactions épidermiques du gouvernement soient aussi intégrées à ce film, afin d'illustrer le contraste.

    Je conserve l'image négative que j'ai de Nuit Debout…

    • Moment épique : une personne de la commission démocratie prend la parole pour proposer de mettre au vote le fait que tout le monde peut participer aux assemblées et venir à la tribune. Une autre personne prend le micro pour rappeler qu'il y a des assemblées votantes et des assemblées non votantes et que celle qui se déroule présentement est non votante, donc que ce n'est pas possible de voter. Une autre personne prend le micro pour rappeler que le vote est la pire des choses à faire et qu'il faut trouver des voies plus praticables. Le modérateur propose de voter pour savoir si l'assemblée se prononcera comme si la question (de qui peut participer ;) ) est un sondage ou si elle se déclare être une assemblée votante. Finalement, il y aura un vote pour savoir qui veut voter sur le fait de savoir si l'assemblée est votante ou non puis de voter si l'assemblée est votante ou non puis, enfin, de trancher la question initiale de la participation et de l'accès aux tribunes… … … Sans commentaire… Et c'est loin d'être la seule séquence vide de Nuit Debout… ;

    • Les propositions émanant des différentes commissions sont celles que font les altermondialistes depuis plus de 30 ans… Je ne me prononce pas sur le bien fondé ou non des propositions, je me contente juste de constater qu'elles n'ont pas infusées dans la société, donc les répéter une fois de plus ou de moins sur la place de la République, ça ne va rien changer. Mauvaise solution, proposer nouvelle solution ;

    • On voit très clairement que les flics tirent les grenades dans le cortège des manifestant⋅e⋅s (certes, en suivant la procédure, donc pas de lancer en cloche). Comment peuvent-il⋅elle⋅s, comment osent-il⋅elle⋅s plaider la fausse manip' et l'erreur sporadique lors d'un accident (Rémi Fraisse, par exemple) ?!

    • Au fond, je ne peux m'empêcher de me dire que Nuit Debout a été un coup pour rien… Un rassemblement de citoyen⋅ne⋅s qui manquent de culture politique, philosophique et historique, au bas mot. Un rassemblement qui n'a pas considéré les apports et les échecs de la pensée anarchiste, de mai 68, de la Commune, et à peine ceux de la Révolution, c'est violent, je trouve. Reprendre des propositions vieilles de plus de 30 ans, reprendre les gestes "qui sauvent la démocratie" aux Indignés, et se confronter aux difficultés de la vie en société (la parole libre dans une assemblée ne produit pas du débat, (il)légitimité d'un vote ou d'une action à 400 personnes, (il)légitimité du vote quand les votant⋅e⋅s ont des intérêts trop divergeant et tyrannie de la majorité, volonté d'avancer et de décider sans rien imposer (on entend souvent « vous pouvez [ faire ceci ou cela ] mais pas trop nombreux »), etc.) qui sont documentées depuis des dizaines d'années voire des siècles, ça ne suffit pas…

    Copie du film. Autre copie.

    Sun Mar 18 19:08:46 2018 - permalink -
    - https://www.lassemblee-lefilm.fr/
  • Cash investigation - L'eau : scandale dans nos tuyaux (Intégrale) - YouTube

    • Environ 1 000 milliards de litres d'eau qui se perdent chaque année dans la tuyauterie sous nos trottoirs français. Note : les gazoducs fuient tout autant… On parle de 13 millions de tonnes de méthane en équivalent Co2 en 2012 aux USA ;

    • Le taux moyen de rendement des réseaux d'eau français (différence entre le volume d'eau injecté à la source et ce qui arrive dans les habitations) est de 78 %. Il y a des villes (non montagnardes ou autre) où il est de 70 % voire de 60 % :O ;

    • Les coupures de l'approvisionnement en eau pour impayés sont interdites, en toutes saisons, dans les résidences principales. Article L115-3 du Code de l'action sociale et des familles depuis la loi du 15 avril 2013. Le lentillage (réduction du débit) n'est pas aussi clairement interdit dans le texte, mais les tribunaux s'en sont chargés dans au moins 14 procédures ;

    • Tous les mouvements financiers de toute convention (délégation de service public, concession, affermage, régie, partenariat, etc.) entre une commune (ou un regroupement de communes) et le privé doivent obligatoirement être contrôlés par une commission de contrôle financier dès que les recettes annuelles de la commune (ou du regroupement de communes) dépassent 75 000 €. Les comptes de ces conventions sont publics, les rapports de la commission aussi. Articles R2222-1 à R2222-6 du code général des collectivités territoriales. Apparemment, il y a un flou en ce qui concerne l'application de cette disposition aux départements et aux régions…
    Sun Mar 18 16:20:29 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=IZFkrXduDP4
  • Pas au courant

    Menée par la Scam, la Société civile des auteurs multimédia, et la SGDL, la Société des gens de lettres, auprés de 200 auteurs, une enquête évoque de ténèbreuses pratiques éditoriales (« Le Monde », 13/3) : « Près d'un quart des auteurs ont eu connaissance de traductions de leur livre à l'international sans en avoir été informés au préalable par leur maison d'édition. Plus de la moitié d’entre eux n’ont pas perçu de droits, alors que leur titre était exploité à l'étranger. Autre grief : 25 % des auteurs regrettent que leur éditeur n'ait pas pris la peine de leur dire que leur ouvrage avait été mis au pilon. » À quelques ]ours de Livre Paris (ex-Salon du livre), voilà qui va mettre de l'ambiance entre écrivains et éditeurs.

    Tiens, c'est bizarre… Je croyais que l'humanité s'était doté, voilà plusieurs siècles, d'un outil censé protèger les auteur⋅e⋅s contre leur marchand⋅e⋅s… Il me semble que ça se nomme « droit d'auteur » ou « copyright », selon les endroits sur la planète… Sauf qu'aujourd'hui, cet outil est utilisé pour protéger les auteur⋅e⋅s de leur public… Dans ce contexte, il est intéressant de constater que cet outil ne remplit pas son rôle premier, pendant que des goinfres se permettent d'empiéter nombre de libertés en son nom.

    Dans le Canard enchaîné du 14 mars 2018.

    Sun Mar 18 14:34:02 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?jxoQlQ
  • La Fondation du Pont-Neuf

    Mais où était donc Marion Maréchal-Le Pen, ce week-end ? Accrochée aux lèvres de sa tante, captivée par l’élection au comité central ? Pas vraiment. Elle se trouvait à Paris, passant son samedi chez Frédéric Rouvillois, essayiste et collaborateur de « Valeurs actuelles » et de « L’Incorrect », le magazine qui défend ses idées et son retour.

    Objectif de ce raout ? Placer sur les rails une future tête de pont du conservatisme, la Fondation du Pont-Neuf. Parmi les autres convives, la philosophe Chantal Delsol et Christophe Boutin, un agrégé de droit public, professeur à Caen. La Fondation du Pont-Neuf a pour but de diffuser les idées conservatrices et de fournir des notes aux proches de Marion, mais aussi aux équipes de… Laurent Wauquiez.

    Un « concurrent » politique si loin, si proche…

    Dans le Canard enchaîné du 14 mars 2018 (le titre est de moi).

    Sun Mar 18 14:19:47 2018 - permalink -
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  • Inter-Potes

    Que fait une institution internationale, comptant 192 pays membres, lorsque certains de ses adhérents rechignent à payer leur cotisation ? Elle cherche de l’argent ailleurs. C’est-à-dire vraiment n’importe où.

    Interpol est une organisation de police criminelle qui règne sur la planète. De l’Afghanistan au Zimbabwe, la terre entière est rassemblée sous le drapeau frappé du glaive, des lauriers et de la balance. Prostitution, trafics d’organes, de drogue, de cigarettes, de médicaments, corruption ou évasion fiscale, l’internationale du crime répond à la mondialisation de l’économie. Et Interpol s’érige en flic mondial, appelé à mettre en échec tous les bandits du monde.

    Problème : Interpol est la 2e organisation internationale après les Nations unies, mais les contributions annuelles de ses pays membres dépassent à peine les 50 millions d’euros. En comparaison, c’est avec 7 milliards de budget que le seul FBI fonctionne…

    Bas-fonds

    Le 3 novembre 2000, l’Américain Ronald Noble devient secrétaire général d’Interpol. Ancien magistrat, Noble décide d'ouvrir l'institution policières et ses données au partenariat public-privé. Son but ? Atteindre le milliard de dollars.

    En 2011, alors que la Fédération internationale de football (Fifa) est entrée dans l’ère du soupçon, Sepp Blatter, son président, signe un partenariat de 20 millions d’euros avec Interpol pour, notamment, participer à la lutte contre les matchs truqués. Une aimable plaisanterie. Ainsi, quelques années avant que le « système Blatter » s’effondre pour corruption, sous les coups du FBI et de la justice helvétique, la Fifa finançait vaillamment l’organisme policier chargé de déjouer ses vilains tours.

    Pour 15 millions de dollars, voilà aussi Interpol devenu partenaire fumeux de Philip Morris International, pour aider à combattre la contrefaçon. En 2004, le cigarettier avait payé 1,25 milliard à la Communauté européenne après avoir alimenté une contrebande de cigarettes pour détourner les taxes du tabac. Oublié, tout ça. Evidemment, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) voit rouge. D’autant que des laboratoires pharmaceutiques se pressent, eux aussi, pour recevoir le précieux label policier.

    En 2014, l’Allemand Jürgen Stock devient le nouveau secrétaire général d’lnterpol. Et décide de ne pas renouveler quelques partenariats trop voyants. Mais il accepte que certains Etats fassent preuve d’une générosité qui laisse perplexe. Comme le Qatar ou Singapour — un temps considéré comme un paradis fiscal par l’OCDE —, qui financent l’institution sans compter.

    Au-delà du certificat Interpol, pratique pour redorer le blason d’un pays, certains membres abusent de la force de frappe de l’organisation, et notamment de ses fameuses « notices rouges », qui signalent des individus potentiellement dangereux. Par exemple, fort de cet avis de recherche planétaire, Pékin exige toujours l’arrestation de l’homme d’affaires chinois Guo Wengui, réfugié a New York, qui avait menacé de faire des révélations sur la corruption des élites de son pays. Cette notice rouge date de 2017. Un an plus tôt, le nouveau président d’Interpol avait été élu. Un Chinois, lui aussi. Et ancien vice-ministre de la Sécurité intérieure. Mais que fait la police ?

    « Interpol, une police sous influence ? » de Samuel Lajus, le 20/3 à 20 h 50 sur Arte.

    Dans le Canard enchaîné du 14 mars 2018.

    Sun Mar 18 14:14:44 2018 - permalink -
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  • Ministère du Travail loue salle à manger et cuisines pour inviter la presse à grailler

    Le pédégé de Michelin, Jean-Dominique Senard, a carrément réquisitionné, le 8 mars, la salle à manger particulière de la ministre du Travail. Craignant que son rapport intitulé « Entreprise et intérêt général », concocté avec Nicole Notat mais dépourvu de propositions neuves, ne fasse un bide dans la presse, Senard a demandé à son gourou en communication, l’inévitable Michel Calzaroni, de court-circuiter les chroniqueurs sociaux pour briefer directement les patrons des rédactions.

    « Calza » a donc obtenu de la ministre Muriel Pénicaud qu’elle prête sa salle à manger et ses cuisines, afin de donner un petit air officiel à ces agapes. Et il y a convié 10 responsables de rédaction, dont « Les Echos », « L'Opinion », RTL, etc. Lesquels, une fois sortis de table, ont suggéré aux journalistes de traiter le rapport Senard-Notat comme un mets délicat sorti d’une cuisine étoilée…

    C’est simple, la tambouille gouvernementale !

    C'est surtout à vomir, m'enfin…

    Dans le Canard enchaîné du 14 mars 2018 (le titre est de moi).

    Sun Mar 18 13:50:43 2018 - permalink -
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  • La loi, c'est pour les autres, nous, on la change entre potes quand ça nous arrange

    Le feuilleton Marie-Christine Saragosse continue ! La patronne de France Médias Monde avait vu sa nomination comme présidente annulée, faute d’avoir fait parvenir sa déclaration de patrimoine dans les deux mois réglementaires… Au Sénat le 7 mars, le gouvernement a glissé un amendement au projet de loi sur le « droit à l'erreur », aux termes duquel la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique adressera une relance, ou « injonction », aux retardataires, qui disposeront d’un mois äe plus pour se réveiller et envoyer le document à temps…

    A quand un semblable geste de Bercy pour les oublieux de la déclaration de revenus et autres « phobiques administratifs » ?

    Dans le Canard enchaîné du 14 mars 2018 (le titre est de moi).

    Sun Mar 18 13:38:15 2018 - permalink -
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  • Les frères de la cote d’alerte

    Vous connaissez la « Frapar » ? C’est le petit nom de la Fraternelle parlementaire, tout simplement. Autrement dit, la cohorte de francs-maçons qui évoluent dans les couloirs de l’Assemblée nationale et du Sénat. Députés, sénateurs (surtout) et collaborateurs parlementaires se mobilisent, depuis quelques semaines, pour peser sur la réforme des institutions de Macron, qui ne les fait guère rêver.

    Le nouveau patron de la Frapar, Christophe-André Frassa, est un sénateur LR qui a remplacé, au mois d’octobre, le député PS Christian Bataille. Le bon équilibre fraternel parlementaire est respecté… Frassa surveille de près la réduction du nombre de parlementaires et le redécoupage des circonscriptions. Et ce gardien du Temple l’explique, grandiloquent (« Le Parisien », 9/3) : « La réforme des institutions doit être synonyme de la défense de la République, de la séparation effective des pouvoirs, des libertés publiques et des droits parlementaires, des principes pour lesquels les francs-maçons ont payé de leur vie. »

    On apprend à cette occasion que les frérots sont tout de même nombreux au Parlement : de 200 à 250 sénateurs et députés (environ 400 au total, avec les collaborateurs parlementaires et les fonctionnaires).

    Dans la réforme des institutions, c’est peut-être surtout la réduction du nombre de francs-maçons qui est redoutée !

    Dans le Canard enchaîné du 14 mars 2018.

    Sun Mar 18 13:24:40 2018 - permalink -
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