Un moteur de recherche dans les journaux de Certificate Transparency. Évidemment, ça fonctionne uniquement avec les certificats x509 émis par une autorité de certification qui participe à ce programme.
‒ Imaginez ce que deviendrait votre vie si à longueur de journée de gros homosexuels plus forts que vous n'arrêtaient pas de vous caresser les fesses et la braguette en vous disant qu'ils rêvent de vous sodomiser. Ça, c'est le harcèlement. Le viol, c'est quand ils le font.
Dessin publié dans le numéro de décembre 2017 de Siné mensuel.
J'ignorais qu'il y avait des disparités géographiques dans la ZAD de NDDL. À l'ouest de la D281, il y a les zadistes structuré⋅e⋅s (AG, réunions, fermes et autres bâtiments en dur, etc.), intégré⋅e⋅s au reste de la population, un peu pragmatiques. À l'est vivent les zadistes idéalistes qui rejettent le monde actuel, vivent dans des cabanes fabriquées de leurs mains, sans eau courante, sans électricité, sans moteurs, pensent que les AG/réunions ne font pas avancer les choses. La décision "collective" mais quand même imposée par le gouvernement en janvier 2018 (quand le non à l'aéroport a été acté) d'évacuer la D281 a créé de la tension entre ces deux univers de la ZAD.
Il est pas passé par ici, alors il essaie de repasser par là. Le livret scolaire unique numérique reprend les mauvaises idées de fichage de Base élèves retire après une tempête de protestations en 2008. Eten rajoute une couche.
Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale sous Sarkozy, avait dû faire marche arrière en 2008 sur le logiciel Base élèves dénoncé comme une tentative de « fichage de nos élèves ». Ce programme, considéré comme un « outil professionnel au service de la gestion quotidienne des écoles », devait, entre autres, permettre de collecter des informations sur la nationalité et sur « l’origine raciale ou ethnique » des enfants. Cette affaire avait cristallisé les colères des parents d’élèves, des syndicats et de la Ligue des droits de l’homme…
Comme un rhizome de bambou contre lequel vous ne pouvez rien, l’idée de collecte d’informations est revenue huit ans plus tard sous le nom de Livret scolaire unique numérique (LSUN). Obéissant principalement à une logique d’adaptation du système éducatif aux besoins de l’économie, il remplace le carnet de correspondance du CP jusqu’en 3e et recueille les notes, les observations et les informations concernant l’enfant comme le comportement, la santé ou les origines ethniques (on y revient). Le parcours complet de l’enfant est ainsi stocké sans réelle garantie d’être effacé. Les données seront accessibles sur simple demande par les maires, la police et la justice sous couvert du secret professionnel partagé. Elles le seront aussi potentiellement par interconnexion de fichiers à toutes les administrations. En tant que parent, il existe un moyen de protéger son enfant du fichage compulsif : stipuler son refus par une lettre simple que le Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE) vous met à disposition sur son blog. Isabelle S., mère d’un garçon de 6 ans, l’a recopiée et envoyée à la directrice de l’école de son fils. « Elle nous a convoqués et nous a bien assurés que les enseignants de l’école n’y inscrivaient que les données basiques et rien d’autre. Car eux aussi se posent beaucoup de questions. Nous étions les seuls parents de l’école à s’être inquiétés de ce fichage méthodique. » Florence est professeur des écoles et membre-formatrice du CNRBE. Pour elle, rien d’étonnant à ce que les parents n’agissent pas : « Aucune information n’est transmise. La logique est simple : pas d’infos, pas d’opposition. » Elle raconte le cas d’un élève rwandais a Nantes arrivé seul d’Afrique. Sa famille d’accueil voulait l’adopter. Mais à la place d’un titre de séjour, il a reçu à sa majorité une obligation de quitter le territoire à cause d’une « absence de motivation » notée quelques mois plus tôt. « La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) qui doit normalement jouer le rôle de garant des libertés n’a plus ce pouvoir dès que les fichiers sont créés. Le ministère fait sa tambouille avec elle. La Cnil cogère pour rendre réglementaire une situation qui ne l’est pas », confie Jérôme, fondateur du CNRBE. La France a été sermonnée par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies dans un rapport datant du 4 février 2016 qui s’inquiète de « la multiplication des bases de données, de conserver et d’utiliser sur de longues périodes les données personnelles des enfants et le fait que les enfants et leurs parents ne sont pas suffisamment informés par l’Éducation nationale de leurs droits d’opposition. » Tout est dit.
Annuaire pour GAFAM
Mais on vous a gardé le meilleur pour la fin. Les autorités seraient prêtes à transférer l’ensemble des annuaires académiques aux fameux Gafam (Google-Amazon-Facebook-Apple-Microsoft) ! Mathieu Jean-dron, directeur du numérique pour l’éducation, a envoyé une missive aux directeurs académiques pour « confirmer qu’il n’y a pas de réserve générale sur l’usage des outils liés aux environnements professionnels chez les grands fournisseurs de service du Web (Gafam et autres) […] » En d’autres termes, les grandes multinationales du numérique pourront donc puiser à leur guise dans les données personnelles des élèves et des enseignants. George Orwell écrivait dans son roman 1984 : « Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne. » À nous de les utiliser…
Dans le numéro de janvier 2018 de Siné mensuel.
Communiquer : avant qu’il ne soit zombifié, ce mot impliquait » une idée d’échanges entre locuteurs. « Le secteur de la communication » désigne désormais celui de la propagande, les « communicants » étant spécialistes de l’émission de messages univoques à destination de consommateurs maintenus dans la passivité. Partout en Occident, des la maîtrise du réel.
L’inutilité destructrice du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pourrait être reconnue - ou pas - mais à en croire la valetaille d’éditocrates dont les bavardages ont accompagné la remise du rapport sur NDDL, deux points seraient actés : la nécessité absolue d’évacuer les zadistes, et le surarmement de ces derniers. Ce battage médiatique a pris, dans Le Journal du Dimanche, la forme d’un véritable Tchernobyl du journalisme : un « reportage », ramassis de sottises fourni par les gendarmes, illustré de photos volées, bidonnées, détournées, ainsi que l’a démontré la photographe volée, Val K., sur Lundi Matin. Cette opération des communicants qui gouvernent la France vise à préparer l’opinion à l’idée que tuer du zadiste sera inévitable (et bon pour l’emploi). On verra si ça marche…
Dans le numéro de janvier 2018 de Siné mensuel.
Ils sont vallsistes, ces fameux chantres de la laïcité à tout crin. Toute cette rive droite des « gauches irréconciliables », conspuant à l’envi ceux qu’ils nomment les « gauchistes », « islamo-gauchistes », ou encore « rouges-bruns »… nous autres.
Comme si être de gauche signifiait être nazi et/ou islamiste. Évidemment, on est tous antisémites, à l’instar de Corbyn en Angleterre (dixit Caroline Fourest). Car, comme l’a expliqué Apathie à Cambadélis, ceux qui s’attaquent à la finance sont des antisémites. Le problème des Philippe Val et consorts, cette gauche qui fréquente Le Siècle, qui se tape sur le ventre avec Sarkozy, c’est qu’en soutenant Valls, ils soutiennent une politique très favorable au commerce avec les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Alors, c’est bien beau de voir des antisémites partout, mais il faudrait aussi comprendre que vendre des engins de guerre et acheter du pétrole à des dingues qui ne rêvent que de rayer Israël de la carte, c’est un peu incohérent. À moins que ces procès en sorcellerie, ces prises de parole entamées systématiquement par « le problème en France, c’est l’antisémitisme » ne servent qu’à des intérêts personnels. Mais je n’ose le croire. Le jour où Valls sera président, ces thuriféraires l’accompagneront en voyage d’affaires dans des pays où l’on graisse la patte des salafistes, de Daech, des Frères musulmans et autres saloperies téléguidant des attentats jusque… chez Charlie Hebdo. Cherchez l’erreur.
Dans le numéro de janvier 2018 de Siné mensuel.
La télégonie, encore appelée imprégnation, c'est la croyance selon laquelle la descendance d'un animal femelle serait influencée par ses anciens rapports avec d'autres mâles avant le dernier rapport fécondant. En conséquence, une femelle « de race pure » qui aurait jadis « fauté » avec un bâtard engendrerait à jamais des bâtrds, même croisée avec des mâles « de race pure ». Vers 1900, cette croyance, qui résonne tant avec le culte de la virginité féminine des religions occidentales, fait office de vérité chez les éleveurs de chevaux et de chiens (chez qui elle persiste aujourd'hui). La « pureté de la race » dépendrait de la bonne conduire des seules femelles ! Cette ineptie était cautionnée par des pointures comme Darwin, Spencer ou Le Dantec, mais contestée par Weismann, pour des raisons théoriques évidentes. Lucien Cuénot, zoologiste nancéien, rencontre alors une « jeune institutrice intelligente », Mlle Barthelet. Par des expériences méticuleuses sur des souris grises et blanches, menées pour le laboratoire de Cuénot, elle démontre en 1900, dans un compte rendu de l'Académie des Sciences de Paris, que la télégonie n'est « qu'un préjugé d'éleveurs ». Tout porte à croire que, dans ces mêmes élevages, elle aurait découvert que la pigmentation gris/blanc des souris suit les lois de Mendel et que le croisement d'hybrides produit trois fois plus de souris grises que de blanches. Mais cette découverte fondamentale que les lois de Mendel, connues chez les pois, s'appliquent aussi aux animaux sera publiée par le seul Cuénot, dont elle fera la gloire nationale et internationale. On n'entendra plus parler de Mlle Barthelet, dont la littérature scientifique n'a même pas retenu un prénom !
Dans le numéro de février 2018 de Siné mensuel.
Une flopée de permis de recherche et d’extraction ont été accordés aux industriels ou prolongés.
Le pétrole, les énergies carbonées ? Du passé, tout ça ! Le gouvernement, qui se prépare à inscrire la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution, ne cesse de le marteler. Notamment depuis la loi Hulot du 30 décembre 2017, censée mettre un terme à la prospection et à l’extraction des hydrocarbures en France. Sauf que… une grande partie de celles-ci va perdurer, parfois jusqu’en 2040 !
La France a beau ne produire que 1% du pétrole nécessaire à sa consommation, le contre-pied est embarrassant… Le 8 décembre puis le 2 février dernier, ce même gouvernement a, en toute discrétion, et via une flopée d’arrêtés et de décrets, octroyé une vingtaine de permis de recherche (et, parfois, d’exploitation de puits de pétrole) sur le territoire français, en Seine-et-Marne, en Moselle, en Gironde, dans l’Aube, le Loiret ou les Landes.
Prétentions en or (noir)
Raison officielle ? Eviter que les actuels détenteurs de permis — des compagnies parfois puissantes — lui intentent de coûteux procès. Nicolas Hulot l’avait annoncé dès le 23 juin sur BFMTV : « Si je reviens là-dessus, on aura des contentieux et des astreintes excessivement lourdes. Croyez—moi, le budget de la France n’en a pas besoin. »
La question des dédommagements fait pourtant débat. Les avocats des sociétés pétrolières menaçaient, en cas d’arrêt de leurs concessions, de réclamer des sommes liées au manque à gagner sur plusieurs décennies. En clair : des dizaines, voire des centaines, de millions d’euros. Les défenseurs de l’environnement rétorquent que l’indemnisation ne doit concerner que les dépenses déjà engagées.
Et de citer l’exemple de la société Schuepbach, renvoyée en décembre dans ses buts par la cour administrative d’appel de Versailles. La firme contestait l’annulation de deux permis de recherche de gaz de schiste, dans l’Aveyron et en Ardèche, par la méthode de fracturation hydraulique, interdite en 2011. Elle a d’abord réclamé 1,2 milliard d’euros, puis 117 millions. La cour s’est contentée d’accepter le remboursement des dépenses, dont 1,6 million authentifié.
Si les médias nationaux n’ont pas semblé noter que l’Etat autorisait d’une main ce qu’il bannissait de l’autre, plusieurs journaux régionaux ont souligné la contradiction. « Sud Ouest » (9/1), par exem- ple, décrit la fronde des élus locaux — Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine, en tête — pour conserver l’industrie de l’or noir. Importer cette matière première, plaident-ils, pollue encore plus que la produire sur place. Si c’est pour le bien de notre environnement…
Silence, on creuse
La société canadienne Vermilion, qui extrait les trois quarts du pétrole hexagonal, a exercé un puissant lobbying et a obtenu trois prolongations de permis en Ile-de-France et en Gironde. Tout comme d’autres opérateurs pétroliers, français, australien et même russe. Mais leur plus beau coup est sous-marin. Conséquence de la loi d’orientation pour l’outre-mer (décembre 2000) : ces messieurs auront le droit, dit le décret du 2 février — et sous réserve d’accord de la collectivité territoriale —, d’exploiter leurs concessions (pétrole et gaz) en mer. C’est-a-dire au large de la Martinique, de la Guadeloupe, de La Réunion, de Mayotte et de la Guyane — un département qui pourrait, se prend à rêver Total, receler des gisements dignes de la mer du Nord.
Le dossier du pétrole français ne serait pas qu’une histoire de fioul sentimental…
Dans le Canard enchaîné du 7 mars 2018.
Edouard Philippe ne croit pas à une forte mobilisation syndicale à la SNCF. Il explique en privé que « ça vient du fait que les ordonnances ne porteront pas sur le statut. La grosse ficelle, c’est d’avoir dit que la fin du statut ne s’appliquera[it] qu ’aux nouveaux embauchés. Les dirigeants de la CGT savent qu’ils ne pourront pas justifier de bloquer le pays, alors que le statut des cheminots actuellement en poste ne sera pas mis en cause. ».
Mais il faut quand même distraire les syndicats et leur donner un peu de grain à moudre, histoire qu’ils gardent la tête haute vis-à-vis de leurs troupes. Elisabeth Borne est chargée de cette câlinothérapie. Sa stratégie : aiguiller les « partenaires » syndicaux sur une foultitude de sujets — de la modernisation sociale à l’ouverture de la concurrence en passant par la redéfinition des métiers, de quoi les occuper pendant pas moins de 70 réunions en un mois. Un record absolu.
« Quand on veut endormir les gosses, on leur raconte des histoires. C’est pareil pour la SNCF », grince un syndicaliste.
Vite, un wagon couchette pour Martinez !
Jolie mentalité, ce gouvernement. :( Après, c'est la stratégie ancestrale « diviser pour mieux régner », donc bon, sans surprise…
Dans le Canard enchaîné du 7 mars 2018.
Edouard Philippe a commencé, le 5 mars au soir, à tester auprès des chefs des Marcheurs de l’Assemblée et du Sénat l’« idée géniale » trouvée par Macron pour faire voter la réforme constitutionnelle.
Convaincu que Gérard Larcher et les Républicains aiguillonnés par Laurent Wauquiez ne lui feront pas le « cadeau » de voter ladite réforme, Emmanuel Macron a prévu de la scinder.
Il y aurait trois projets de loi distincts : un constitutionnel, un organique et un ordinaire. Certaines réformes envisagées touchent, en effet, à la Constitution : Conseil supérieur de la magistra— ture, suppression de la Cour de justice de la République, impossibilité pour les anciens présidents de siéger au Conseil constitutionnel… L’Elysée vient d’y ajouter la Corse et la lutte contre le réchauffement climatique…
[…]
D’autres réformes ne nécessitent qu’une loi organique, comme la réduction du nombre de parlementaires. D’autres encore, tel le mode de scrutin (introduction de la proportionnelle), une simple loi. Quant à la limitation du cumul des mandats dans le temps, principal objet de litige entre Larcher et Macron, elle relève seit de la Constitution (pour les parlementaires), soit de la loi (pour les autres élus).
Reste à savoir quelles réformes Macron soumettrait à un éventuel référendum. Celles qui sont populaires (réduction du nombre de parlementaires, limitation du cumul) ou celles sur lesquelles il y aurait blocage ? Il se trouve que ce sont souvent les mêmes.
Quel choix, enfin, de procédure référendaire ? L’article 89, qui contraint à un vote préalable de l’Assemblée et du Sénat, ou l’article 11, la procédure directe à laquelle de Gaulle avait recouru en 1962 et en 1969 ? Un avis du Conseil constitutionnel de 2000, confirmé en 2005, a, depuis, strictement encadré le recours à cet article.
Pas facile, même pour Macron, de se prendre pour de Gaulle…
Dans le Canard enchaîné du 7 mars 2018.
Résumons :
- Un régime dictatorial prend doucement place en Pologne ;
- La Hongrie a un gouvernement réactionnaire (source : Canard enchaîné du 27 décembre 2017) ;
- L'extrême-droite est entrée au Parlement chypriote pour la première fois en 2016 ;
- L'extrême-droite se renforce dans les parlements néerlandais et allemands ;
- Cas de l'Autriche ci-dessus malgré un président écolo ;
- Le faux retrait de l'Angleterre (je maintiens que l'Angleterre signera 3 tonnes d'accords et de partenariats… Plus officiellement dans l'Union, mais pas en-dehors non plus).
Depuis les élections parlementaires italiennes de 2018, on peut ajouter l'Italie à cette liste. En effet, la Ligue, parti d'extrême-droite UE-sceptique et xénophobe, gagne 17 % des sièges de la chambre de dépûté⋅e⋅s en plus des 3 % qu'il occupait jusque-là. Il est suivi par le Mouvement 5 étoiles, qui prône l'honnêteté en politique et un semblant de démocratie directe alors que la maire M5S de Rome et ses proches semblent être mêl⋅e⋅s à des affaires de corruption et de faux témoignage et une 10aine de parlementaires M5S n'aurait pas reversé 50 % de leur salaire à un fonds destiné aux PME comme les statuts de leur formation politique les y oblige… Honnêteté en politique, on vous dit.
Jusque-là, tout va bien dans l'Union européenne ? :-
ÉDIT DU 14/10/2019 À 23 H 00 : l'extrême-droite progresse dans les élections régionales de plusieurs Land allemands. L'extrême-droite (La Ligue) ne fait plus partie du gouvernement italien depuis qu'Icare s'est brûlé les ailes et que le M5S et le Parti démocrate se sont entendus pour former une nouvelle coalition et éviter ainsi de nouvelles élections. Pas sûr que cette alliance entre M5S (voir ci-dessus) et le nouveau nom d'entre autres la démocratie chrétienne (qui a régné des décennies en s'endormant sur ses lauriers et sur sa gauche) soit plus profitable aux Italiens… FIN DE L'ÉDIT.
Dessin publié dans le Canard enchaîné du 7 mars 2018.
En fait, tous les fours/horloges/réveils en Europe sont retardés de quelques minutes depuis quelques semaines. La cause est un conflit politico-énergétique en Europe de l’Est.
La raison est que les horloges de ces appareils n’utilisent pas un cristal de quartz (comme les montres) ou le GPS (comme les téléphones) pour rester à l’heure, mais la précision de la fréquence 50 Hz du secteur : ils comptent une seconde qui passe pour chaque cinquante oscillation de la tension.
Or, quand la demande en énergie sur le réseau électrique augmente, la fréquence a une tendance à très légèrement baisser, et comme tout le réseau en Europe est interrelié, une surcharge en Espagne, par exemple, a des répercutions sur la fréquence du signal au Danemark ou en Turquie, et donc une incidence visible sur l’horloge de votre four.
C’est exactement le phénomène qui se produit ici : en l’occurrence, les tensions politiques entre la Serbie et le Kosovo font que le premier qui achète de l’énergie au second s’est vu refuser une partie de son courant.
Du coup, les besoins en énergie de la Serbie ont été « pompées » sur tout le reste du réseau européen, déséquilibrant ainsi tout le circuit et réduisant alors légèrement la fréquence, passant ainsi à 49,9 Hz, par exemple.
Boarf, ce n'est pas que l'open source et ce n'est pas que de nos jours : on peut remplacer « open source » par fournisseur d'accès à Internet associatif, défense des droits des hommes et des femmes y compris dans la société numérique, démocratie directe, fournisseur coopératif d'électricité et de gaz, vie privée sur nos smartphones, fruits et légumes bios produits localement, réappropriation de nos droits sur Internet, aides aux mal logé⋅e⋅s, débat politique libre et non faussé, et tant d'autres sujets et cette image fonctionne tout pareil… … …
Soit une machine dont le réseau est configuré via DHCP. Cette machine est censée exécuter un puppet agent. Or, on constate que le service puppet n'est pas lancé au démarrage de la machine :
$ systemctl status puppet
mars 09 16:34:05 test systemd[1]: Starting Puppet agent...
mars 09 16:34:24 test puppet-agent[14510]: Reopening log files
mars 09 16:34:24 test puppet-agent[14510]: Could not run: Certname "\n; <<>> dig 9.10.3-p4-ubuntu <<>> -x 192.0.2.1 +short\n;; global options: +cmd\n;; connection timed out; no servers co
mars 09 16:34:24 test systemd[1]: puppet.service: PID 14510 read from file /run/puppet/agent.pid does not exist or is a zombie.
mars 09 16:34:24 test systemd[1]: Failed to start Puppet agent.
mars 09 16:34:24 test systemd[1]: puppet.service: Unit entered failed state.
mars 09 16:34:24 test systemd[1]: puppet.service: Failed with result 'resources'
Par contre, si l'on lance manuellement le service après le démarrage, celui-ci démarre sans problème.
Solution : soit le « certname » est défini dans /etc/puppet/puppet.conf, soit l'agent puppet tente de le récupérer en effectuant une requête DNS reverse avec l'outil dig… Il faut donc que le réseau soit configuré avant que le service puppet soit démarré. Or, sur cette machine, la configuration du réseau est réalisée par network-manager… qui est lancé bien après puppet. Donc la résolution DNS échoue donc l’agent puppet ne connaît pas son certname donc il refuse de démarrer.
Pour corriger ça : soit on fixe le certname dans le fichier de configuration de puppet, soit on fait en sorte que le service puppet soit démarré quand le réseau est configuré.
Pour mettre en œuvre la deuxième solution :
sudo systemctl disable puppetsudo cp /lib/systemd/system/puppet.service /etc/systemd/system/Dans la section « [Unit] » de notre unit (/etc/systemd/system/puppet.service), on ajoute ceci :
Wants=network-online.target
After=network-online.target
sudo systemctl enable puppet.Avec MATE/caja :
$ sudo apt-get install caja-open-terminal
$ caja -qSelon nos confrères, l’affaire a été découverte en novembre 2013 par… les subordonnés même du DSI. Lors d’une consultation du fichier Aude (Application unique de la demande d’emploi, le fichier recensant tous les chômeurs indemnisés), un informaticien serait en effet tombé sur le nom de son patron. En octobre 2013, plus d’un an après son embauche, ce dernier touchait encore près de 5 000 euros d’indemnités chômage. Nos confrères expliquent que le DSI prétendait en effet effectuer un emploi à temps partiel au sein de l’Unédic : moins de 15 heures ne lui rapportant que 1 050 euros par mois.
[...]
Si Pierre Lachaize a depuis été mis à pied, puis licencié en toute discrétion (via une rupture conventionnelle qui a tout de même couté 160 000 euros à l’Unédic… ouvrant droit à des indemnités chômage), le lanceur d’alerte – l’informaticien qui a découvert le pot aux roses – a, lui, été également remercié par l’organisme. Et de façon sèche, selon le Canard enchaîné. La raison ? Selon la direction de l’Unédic, cet informaticien « n’avait pas fait une demande de consultation du fichier à sa hiérarchie » ! Ce salarié plaidera sa cause le 21 mars prochain devant les Prud’hommes. »
Et voilà... Pas de rupture conventionnelle à 160 k€ pour le salarié lanceur d'alerte mais un licenciement en bonne et due forme... Ce n'est jamais ceux et celles qui magouillent qui tombent mais ceux et celles qui mettent le doigt sur le dysfonctionnement. Après tout, ces dernier-e-s empêchent le monde de tourner rond donc ils/elles l'ont bien mérité, non ? (ironie).
Le Canard enchaîné a été définitivement condamné en diffamation par un arrêt de la Cour d'appel de Paris du 20 décembre 2017 pour cette info donc je corrige ici aussi :
Plus d'infos : Pierre Lachaize, ex-DSI de l’Unédic : « Je ne suis pas un fraudeur » chez Silicon.
Complotistes de tous les bords, unissez-vous ! Jean-Luc Mélenchon, l’intraitable leader de La France insoumise (Lfl), prend furieusement la défense de Laurent Wauquiez, après la fuite dans la presse des propos flingueurs de ce dernier devant les étudiants de l’EM Lyon. Car les patrons de LR et Lfl ont un adversaire commun : le « parti médiatique », qui fait, comme de bien entendu, le jeu de Macron… De quoi réconcilier ces deux ennemis de classe !
Sur son blog « L’ère du peuple » (26/2) , Méluche vocifère donc contre la « pauvre cloche de journaliste à la manœuvre » qui a osé sortir le flingage en douce de tous ses petits camarades par Wauquiez. Et il se félicite que le patron des Républicains, en conflrmant ses propos sur BFMTV, ait « fortiflé son autorité » et se soit « débarrassé d’une nouvelle poignée de traîtres ». Attention, Lolo, il cherche à t’emmélenchonner !
A cette occasion, Méluche en remet une salve contre l’« équipe de bras cassés » de Radio France qui, sur demande de sa direction, bien sûr, a osé confirmer les dérives financières de sa campagne présidentielle. Et de dénoncer plus généralement les nuisances de la « CIA médiatique » : « Le métier [des journalistes], c’est d’empêcher les gens de penser et de les maintenir en rang dans le troupeau. » Autrement dit, « de détruire tous les autres “émetteurs” de pensée : parti, syndicat, autorité morale », etc.
Le fait est que la Commission des comptes de campagne a recalé 435 000 euros sur 10,7 millions de frais présentés par l’équipe présidentielle de Mélenchon. Tandis qu’un enquêteur, qui a démissionné, juge, lui, que 1,45 million de dépenses n’aurait pas dû être remboursé…
Selon « Le Parisien » (26/2), qui reprend l’enquête, l’équipe du candidat LFI n’a versé en salaires que 8 000 euros en tout et pour tout (1,7 million chez Macron !), mais il a abusé du statut d’autoentrepreneur, que Mélenchon dénonçait pourtant comme de l’« auto-esclavage » ! Le porte—parole de campagne Alexis Corbière a facturé ses passages télé aux frais du contribuable… L’association ad hoc L’ère du peuple a refacturé 263 000 euros au mandataire financier de la campagne des « prestations intellectuelles » réglées 59 000 euros aux intervenants… Ou encore l’agence Mediascop — dont l’actionnaire unique est Sophia Chikirou, la dircom’ de Mélenchon — a empoché 1,16 million d’euros, dont une partie nettement surfacturée par rapport à sa propre grille tarifaire…
On comprend mieux, dès lors, cet adage de Mélenchon : « La haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine. » D’ailleurs , Le Média (unique), la chaine de Mélenchon sur Internet, qui est précisément dirigée par Chikirou, vient logiquement de se séparer de sa présentatrice Aude Rossigneux. Laquelle avait notamment pour défaut d’être journaliste…
Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.
La vidéo est devenue virale : le 22 février, une jeune iranienne s’est de nouveau juchée sur une armoire électrique, en plein centre de Téhéran, et a ôté son hijab pour protester contre le port obligatoire du voile. Accusée de « perturber l’ordre public », elle a été delogée par le coup de pied d’un policier monté dans un arbre voisin et s’est blessée au genou en tombant. Elle est, depuis, incarcérée dans la sinistre prison d’Evin…
Depuis que Vida Movahed a lancé ce mouvement de protestation publique, le 27 décembre, 30 jeunes femmes ont courageusement suivi son exemple. Mais le gouvernement iranien entend désormais sévir plus durement, ajoutant au chef de comportement « haram » le chef d’« encouragement à la corruption », passible de 10 ans de prison, depuis l’arrestation de Narges Hosseini, le 29 janvier, dont la famille a, en outre, dû débourser une caution de 10 000 euros…
Haut les cœurs et « bas les voiles ! », comme disait l’autre.
GG et respect, mesdames.
Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.
L'ambiance s’est sacrément refroidie dans les funérariums chinois. Le gouvernement de Pékin vient de prendre des mesures radicales pour interdire les strip-teases qui viennent égayer… les enterrements (si, si !). Ces séances d’effeuillage, qui ont cours dans plusieurs régions rurales, étaient commandées comme « produit d’appel » pour attirer un maximum de monde dans les céré— monies funéraires, histoire d’« honorer » le défunt — à défaut de l’émoustiller — et de montrer la puissance de la famille éplorée…
« Les femmes vêtues de façon sexy et exhibant leur corps devant un écran affichant un portrait en noir et blanc du défunt avec un texte intitulé : “Nous offrons de sincères condoléances pour la mort de cet homme” font maintenant partie intégrante des funérailles », se lamente le « Global Times » (20/2), quotidien en langue anglaise du Parti communiste. Mais, à la fin février, le ministère chinois de la Culture a sifflé la fin des réjouissances et violemment dénoncé ces « performances obscènes et vulgaires [qui viennent] corrompre l’atmosphère sociale ».
Dans la foulée, les autorités ont annoncé leur intention de « punir sévèrement » les contrevenants. Mais les villageois concernés semblent n’avoir rien à battre de ces menaces. Et le « Global Times » de résumer le sentiment des campagnards : « Tant que tout le monde est heureux comme ça, tout va bien. » Vu de cette manière…
Dans le Canard enchaîné du 28 février 2018.