La première fois que j'ai lu quelque chose sur les accords Toltèques, c'était chez Zythom. Il y a quelques mois, une collègue m'en a reparlé. Cela tombe bien puisque je lis actuellement d'autres livres de la catégorie développement personnel. Pas par passion, par besoin… J'essaye de trouver de la documentation potable pour améliorer mes relations avec autrui, qui ont pris une bonne dose de plomb dans l'aile ces dernières années, tendance perte de foi totale en l'humanité et cœur ostracé.
Bon, je te rassure tout de suite, je ne perçois pas les accords Toltèques comme le Guide ultime, mais on y trouve tout de même des notions qui gagnent à être diffusées : le fait que les propos d'autrui, y compris les insultes, ne t'engagent pas tant que tu ne le décides pas, le fait que l'amélioration de tes relations avec autrui commence par l'amélioration de tes relations avec toi-même, le fait que tout le monde vit dans un monde qui lui est propre, créé par son interprétation du réel, etc.
Il me reste un point d'incompréhension malgré mes quatre lectures : comment appliquer les accords toltèques au quotidien, c'est-à-dire comment effectuer un suivi de nos comportements ? Un suivi subjectif a-t-il un intérêt ?
Le livre de référence de Don Miguel Ruiz. Il nous présente 4 accords qui forment une philosophie de vie qui nous aide à nous débarrasser des accords limitants que l'on a conclus (parole blessante que l'on a cru, croyance destructrice que l'on a cru, etc.) et à retrouver la liberté personnelle. Je le trouve moins bien écrit que Le cinquième accord Toltèque en cela qu'il n'explique rien : tout est présenté comme une évidence, une vérité incontestable. Quand l'auteur manipule des concepts de sociologie ou de psychologie, il ne les mentionne pas et il préfère les substituer par son propre jargon. Je trouve ça dommage, car ça empêche l'adhésion des personnes qui ont besoin de comprendre, de tout expliquer.
Mes notes ci-dessous.
Généralités :
1er accord : que votre parole soit impeccable - parlez avec intégrité, dites uniquement ce que vous pensez, n'utilisez pas la parole contre vous-même ou pour médire autrui
2e accord : quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle - ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur interprétation de la réalité, de leur rêve à eux
3e accord : ne faites pas de suppositions - ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendu et drame
4e accord : faites toujours de votre mieux - votre « mieux » change d'instant en instant, quelles que soient les circonstances, faîtes simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets
L'auteur énonce aussi des idioties :
Dans cet autre livre, Don Miguel Ruiz expose les 4 accords Toltèques sous un jour nouveau, y ajoute un cinquième accord à passer avec soi-même, et présente la Voie Toltèque (maîtrise progressive de soi). Je trouve cet ouvrage plus précis, mieux rédigé, plus agréable à lire et plus pédagogique que l'ouvrage de référence présenté ci-dessus. Même si l'auteur ne source toujours pas les notions de sociologie et de psychologie bien connues qu'il utilise, il explique beaucoup plus les notions qu'il manipule, assez pour qu'elles ne semblent plus tomber de nulle part.
Bref, je recommande la lecture de ce livre, plutôt que du livre Les quatre accords Toltèques.
Mes notes ci-dessous.
Un livre pratique qui résume les accords Toltèques, les applique à la vie quotidienne, procure des conseils et fournis des exercices d'application. Ce livre est très bien structuré : une partie par accord, plusieurs chapitres pour exposer les notions sous-jacentes mais complémentaires. J'apprécie la taille de la police de caractères et la mise en emphase des notions importantes : cela donne envie de ré-ouvrir le bouquin afin d'y relire les notions oubliées. Je déplore l'absence d'une correction voire d'exemples pour la plupart des exercices…
Je recommande la lecture de ce livre si t'as besoin d'une grille de lecture pratique des accords Toltèques.
Mes notes ci-dessous.
1er accord :
Non seulement vous souffrez d'être ce que vous croyez être, mais, peu à peu, à force de ne pas vous apprécier, vous vous sentez tellement mal à l'aise que vous avez des difficultés à supporter votre environnement. Lentement, mais sûrement, vous finissez par en vouloir aux autres, à tous les autres : les gens, votre travail, votre vie, le gouvernement ! Bref, dans ce système rien ne va jamais, surtout vous, et vous souffrez en outre d'un isolement que vous avez vous-même créé.
2e accord :
3e accord :
4e accord :
Ce livre ne m'a pas convaincu : il comporte très peu d'explications et d'applications pratiques des accords Toltèques. La majorité des exercices n'a pas de solution ni de pistes pour comprendre quel spectre de réponses va dans le bon sens… Je ne vois pas comment cela peut aider à progresser…
Mes notes ci-dessous.
1er accord :
2e accord :
3e accord :
4e accord :
5e accord :
Divers :
Ces canons pulvérisent différents liquides. De l’eau, bien sûr, mais aussi plus généralement des émulsifs. Soit le même liquide mousseux que celui employé par les pompiers, qui peut être coupé avec différents additifs, ajoutés directement dans la citerne.
Le plus courant pourrait être un gaz lacrymogène, mais de récents problèmes techniques en ont limité l’usage. Le 1er mai, à Paris, c’est une mousse très spéciale qui a été utilisée. Le canon projetait ainsi « des protéines de viande macérées, mélange de sang séché et d’os broyés », à l’odeur pestilentielle. « Les manifestants ont été réellement surpris, commente un opérateur. Ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. »
À terme devraient également être mis en œuvre des PMC, des produits de marquages codés, comme l’indique une touche spécifique dans le « cockpit » des engins. Inodores et invisibles, ils peuvent rester jusqu’à trois semaines sur la peau, beaucoup plus sur les vêtements, et ainsi matérialiser la présence d’un individu dans une manifestation. « Il suffit d’un éclairage ultraviolet pour les mettre en évidence, décrypte un spécialiste. C’est possible y compris depuis un hélicoptère. »
Via https://twitter.com/fourmeux/status/1044851806533283841 via https://twitter.com/reesmarc/status/1044889788296437761 via https://twitter.com/bortzmeyer .
Ragne: Ca va aller
Ragne: On va sauver ce monde
Ragne: On a une mission
Ragne: Réaligner absolument toutes les bouches d'égouts de la planète
Ragne: faire vaincre la symétrie et le parallélisme
A: Dit-il à la super astigmate à l'oreille interne défaillante ><
A: Tu peux trouver une meilleure Robin sur ce coup là Batman
A: Je vais traduire ça dans ta langue : mon réticule n'est plus correctement aligné avec le viseur et mon gyroscope est foutu
Ragne: Dis pas de bétises robin
Ragne: Tu veux juste pas mettre le combo collant/porte-jarretelle
Ragne: Mais on peut faire sans!
:'D
Sur une installation de Ganeti (logiciel qui permet de monter un agrégat d'hyperviseurs GNU/Linux), nous avions un Volume Group (VG) LVM qui contient toutes nos machines virtuelles (VM) existantes :
$ sudo gnt-cluster info | grep -E "lvm|metavg"
lvm volume group: vg0
lvm reserved volumes: (none)
metavg: vg0
Ce stockage s'effectue sur des SSD. Désormais, nous avons également des disques dur de grande capacité dans nos hyperviseurs et nous voulons les utiliser avec Ganeti, au cas par cas, en fonction des VM. Nous avons créé le VG « vg_vpsstockage ».
Si l'on suit la documentation qui correspond à notre version de Ganeti ainsi que la documentation pour manipuler plusieurs VG avec Ganeti, la commande suivante devrait créer une VM dans le VG stocké sur nos disques durs :
$ sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>
Mais ce n'est pas le cas :
Can't compute nodes using iallocator 'hail': Request failed: Group default (preferred): No valid allocation solutions, failure reasons: FailDisk: 2
Le problème ne vient pas de DRBD puisqu'un sudo gnt-instance add -t plain -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom> échoue tout autant.
Si nous spécifions l'hyperviseur sur lequel créer la VM (-n hyperviseur1.domain.example), cela fonctionne, quel que soit l'hyperviseur utilisé. Ganeti est donc capable d'utiliser le nouveau VG sur chaque hyperviseur.
Si nous utilisons DRBD en spécifiant le couple d'hyperviseurs à utiliser (sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -n hyperviseur1.domain.example:hyperviseur2.domain.example -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>), cela fonctionne.
C'est donc l'allocateur dynamique, le bout de logiciel qui aide à la répartition des VM sur les différents hyperviseurs en fonction des ressources (RAM, CPU, etc.) restantes, qui échoue.
Un des tests d'intégrité doit échouer… Mais lequel. Désactivons-les pour voir (sudo gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G,vg=vg_vpsstockage,metavg=vg_vpsstockage -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start --ignore-ipolicy <nom>) : échec, toujours le même message d'erreur. Sans trop de surprise puisque la politique de notre cluster (sudo gnt-cluster info | grep -A 25 "Instance policy" pour l'afficher) prévoit des valeurs minimales inférieures aux besoins de notre VM de test et des valeurs maximales supérieures à ces mêmes besoins.
Après quelques essais au pif, nous nous redons compte que l'allocateur échoue quand nous commandons la création d’une VM avec un disque dur virtuel d'une capacité supérieure à l'espace disponible dans le VG des SSD. Quand nous commandons une capacité inférieure, la création d'une VM fonctionne. Pourtant, nous sommes formels, Ganeti crée bien le disque dur de la VM dans le VG des disques durs… Pourquoi son allocateur vérifie-t-il le VG des SSD ? Mystère.
Nous n'avons pas trouvé d'autre solution que de changer les paramètres globaux du cluster, de créer notre VM, puis de rétablir les paramètres globaux du cluster (utilisation du stockage SSD par défaut). Cela se fait de cette manière :
$ gnt-cluster modify --vg-name vg_vpsstockage -D drbd:metavg=vg_vpsstockage > /dev/null
$ gnt-instance add -t drbd --no-wait-for-sync -disk 0:size=10G -B memory=1024MB -o debootstrap+stretch --no-start <nom>
$ gnt-cluster modify --vg-name vg0 -D drbd:metavg=vg0 > /dev/null
Comme nous utilisons un script pour créer nos VM Ganeti, toute cette tambouille n'est pas gênante. Note : nous utilisons trap "gnt-cluster modify --vg-name vg0 -D drbd:metavg=vg0 > /dev/null" EXIT afin d'être sûr que la commande de rétablissement des paramètres globaux du cluster sera bien exécutée, quelle que soit l'embranchement de sortie du script.
De la poudre de lait dégraissé, de la haute pression pour faire éclater les globules de gras, une flopée d'additifs… Et, au fond de la yaourtière, des marges crémeuses à souhait.
Huit milliards ! C’est le nombre de pots qu’engloutissent chaque année les Français. L’Hexagone est la patrie du yaourt. Nos 15 kilos annuels par tête de pipe représentent sept fois la consommation moyenne des autres habitants de la planète ! Pourquoi un tel appétit ? Les experts, qui s’épuisent en hypothèses, soulignent que la France est aussi championne de l’ingestion de fromage. Nébuleux mystères lactés…
Pour nous faire engloutir toujours plus de yaourts, le lobby laitier nous martèle, par exemple, que, ce presque dessert, c’est bon pour les os. Mouais… Là où un yoghourt nature affiche 188 mflligrammes de calcium, au maximum, pour 100 grammes, les amandes en recèlent 248 et la sardine en boîte près de 400 !
Même battage à propos du côté naturel du produit. Sauf que neuf yaourts sur dix ne sont pas fabriqués avec du lait frais tout droit sorti du pis de la vache, mais avec de la matière première lactique reconstituée… Ainsi, le yoghourt industriel contient jusqu’à 10 % de poudre de lait dégraissée — cet ajout protéiné qui donne le « yaourt cantine », ultraferme et blanc connue neige. Exit, la goûteuse peau de lait des yoghourts tradi, que la grande distrib a décrétée non grata parce qu’elle fripe et jaunit.
Cinquante nuances de lait
Moins chère encore, et dotée des mêmes propriétés : la protéine de lactosérum, un « déchet » de fabrication que l’industrie fromagère utilise à l’envi. Une fois « déprotéiné », ce résidu est recyclé dans les biscuits, les laits infantiles, les produits de régime ou l’alimentation pour bétail. Avec 562 000 tonnes par an, la France en est le premier exportateur mondial. Encore un record !
En plus d’être « standardisé », le lait pour les yaourts d’usine est homogénéisé — autrement dit, soumis à très haute pression (200 bars). Le but de la manip ? Faire éclater les globules de gras afin qu’ils restent emprisonnés dans la matière blanche et que le consommateur n’ait rien à égoutter… Une pratique qui fait bouillir les producteurs artisanaux. « On modifie la nature des molécules du lait sans avoir jamais vraiment étudié les effets sur la santé », s’emporte ainsi Marie-Laure Marilleau, fabricante de yaourts bio fermiers à Sonnac (Charente-Maritime). Pour alimenter notre fringale, les industriels déclinent aussi à l’infini les variétés de yaourts. Pas moins d’une cinquantaine de nouvelles références sont ainsi mises en rayons chaque année. Il est vrai que sortir une nouveauté est un jeu d’enfant : il suffit de modifier un chouia le taux de protéines ou de sucre dans une variante « ferme » ou « brassée » pour faire terroir.
A devenir chèvre
Avec les yaourts aux fruits, c’est encore plus fastoche : on ajoute fraises, cerises, abricots, en couches ou mélangés, avec ou sans morceaux… Surtout, on utilise des additifs pour « texturer », colorer et aromatiser à moindres frais. Depuis 1988, un décret interdit l’ajout de colorants, épaississants et autres correcteurs d’acidité. Mais les multinationales du lait ont trouvé l’astuce : au lieu d’être délayés dans les yaourts, les additifs sont incorporés en amont dans les préparations de fruits. Le magazine « 60 Millions de consommateurs » (avril 2018) a ainsi décelé jusqu’à sept additifs dans un produit de grande marque. On touche le fond (du pot) !
Cerise sur le lactose, sortir un nouveau produit permet de justifier un prix plus élevé que celui des marques de distributeurs, qui trustent déjà 60 % des yaourts nature. « Le but est aussi de freiner l’accès à un marché annuel de presque 2 milliards d’euros aux fabricants artisanaux, de plus en plus nombreux », avoue froidement un directeur marketing bossant dans l’agroalimentaire.
Avec 4 % de marge, le yoghourt est, mine de rien, le produit le plus rentable du rayon laitiers, après les laits infantiles. D’autant que les grands producteurs — Lactalis, Danone, Sodiaal — récupèrent, en dégraissant le lait, 40 000 tonnes de crème par an, et autant de beurre, dont le prix, en une année, a doublé, pour atteindre 3 000 euros la tonne. Ça en fait, du gras !
Pour soigner leurs bénefs tout en contournant la réglementation française, qui n’autorise, dans l’appellation « yaourt », que deux ferments lactiques (Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus), les industriels ont inventé les yoghourts à boire ( lire encadré) : des laits fermentés, ensemencés avec d’autres bactéries, qui ne méritent donc pas officiellement le nom de « yaourts » mais sont pourtant vendus comme tels.
Seule et récente contrariété : une partie des consommateurs boude désormais le lait de vache. Ni une ni deux : les fabricants ont garni les linéaires avec des yaourts au lait de brebis ou de chèvre. L’engouement, porté par la mode du yaourt grec, ne tarit pas. Alors que les ventes de yoghourts classiques stagnent depuis dix ans, celles de laits fermentés de chèvre et, surtout, de brebis s’envolent : plus de 30 % pour le yaourt à la grecque. Vendu jusqu’à 8 euros le kilo, ce dernier est encore plus rentable que celui préparé au lait de vache (1,65 euro le kilo). De quoi bêler de joie.
Pour les nutritionnistcs, c’est un cauchemar liquide. Lancé par Yoplait (Sodiaal) en 1974 avec sa marque Yop, le yaourt à boire a fait des émules. En France, il s’en vend plus de 70 000 tonnes par au. Youpi ! Sauf pour la santé… Les bouteilles sont bourrées d’additifs et, surtout, de sucre — jusqu’à deux morceaux (soit 12 grammes) pour 185 grammes de yaourt. Autant de calories absorbées sous forme liquide que le cerveau n’arrive pas, pour cette raison, à comptabiliser.
C’est ce qui s’appelle avoir du yaourt dans la tête ?
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
Le rapport remis la semaine dernière au Premier ministre par une députée En marche ! et un prof de Sciences-Po est apparemment très technique : il suggère, selon « Les Echos » (6/9), de s’acheminer « vers des prestations sociales “ajustées” en temps réel ». Quèsaco ?
Le journal économique lâche le morceau et explique qu’il s’agit de calculer, notanment, les allocations de logement en fonction des revenus récents des bénéficiaires dans le besoin. « A la clé, précisent “ Les Echos”, 1,2 milliard d’euros d’économies par an. » On comprend mieux…
La « lutte contre la pauvreté » commence bien.
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
Le 60e anniversaire du 13 mai 1958 n’a pas été commémoré. En lisant “La guerre civile en France, 1958-1962” (La Fabrique ), de Grey Anderson, on comprend pourquoi.
Les généraux ? « Tous des cons, des crétins, uniquement préoccupés de leur avancement, de leurs décorations. » Celui qui se confie ainsi au journaliste Pierre Viansson-Ponté, en juillet 1958, n’est ni gauchiste ni antimilitariste : c’est de Gaulle soi-même ! Ce livre passionnant de l’historien américain Grey Anderson raconte comment le retraité de Colombey-les-Deux-Eglises roula dans la farine la frange extrémiste de l’armée. Maître de l’équivoque, de Gaulle se fit acclamer, le 4 juin 1958 à Alger, en lançant son célèbre « je vous ai compris ». Mais qu’avait-il compris ?
Auparavant, durant le printemps 58, ce Machiavel en képi avait subtilement joué. A Alger, ses fidèles complotaient avec l’extrême droite, tandis qu’à Paris le chef se présentait comme l’arbitre, l’homme de la réconciliation, le sauveur de la patrie. Alimenter l’incendie et apparaître comme le pompier suprême… Reçu par le président Coty à l’Elysée, voilà de Gaulle investi par l’Assemblée nationale le 1er juin. De la belle ouvrage !
L’Histoire marche sur la tête : c’est l’ancien, l’homme du 18 juin 40, avec sa voix d’outre-tombe, qui balaie une arrière-garde de colonels et de capitaines souvent plus jeunes, nostalgiques des colonies. De Gaulle veut une armée moderne, technocratique et surtout apolitique. Il a une arme dans la poche : la bombe atomique française, prête à l’emploi en 1958. « Dans l’armée, le folklore, c’est fini ! » confie—t-il à Alain Peyrefitte. A bon entendeur, salut ! Les généraux sont priés de rester dans leurs casernes. Et de contempler dans le ciel saharien de Colomb-Béchar, le 13 février 1960, en même temps que le champignon de la première bombe atomique française, la fin de leurs illusions colonialistes.
En face, l’OAS et les putschistes n’ont plus que leurs bombes artisanales. Dans la nuit du 17 au 18 janvier 1960, 18 attentats frappent la capitale. En Algérie, on en compte une trentaine par jour. Le 21 avril 1961, alors que de Gaulle assiste à une représentation de « Britannicus » à la Comédie-Française, quatre généraux — Challe, Jouhaud, Salan, et Zeller — tentent, depuis Alger, de soulever l’armée contre Paris. Des chars sont positionnés pour protéger l’Assemblée nationale. Mais, en quelques jours, le putsch se degonfle et de Gaulle ramasse la mise, imposant la procédure de l’article 11 contre l’avis du Conseil constitutionnel, pour instaurer l’élection du président de la République au suffrage universel.
Conclusion désabusée de Jean-Marie Le Pen, très actif durant toute cette période : « L’armée a servi de trampoline pour le nouveau régime. » De Gaulle aura réussi l’exploit de présenter son retour au pouvoir comme la victoire sur une entreprise de subversion à laquelle il avait participé.
Très documenté, écrit sur un ton placide, ce livre n’oublie pas les opposants et les insoumis, notamment Francis Jeanson et son réseau d’aide directe au FLN, Sartre, Vidal-Naquet, et autres Jérôme Lindon ou François Maspero. Au procès de Jeanson, un magistrat nommé Patin faisait la leçon à Simone de Beauvoir à propos de la torture : « Ces officiers, madame, vous leur avez fait du chagrin avec votre article… Je les ai vus à Alger… Je les ai interrogés : ils sont très bien élevés. » Juste un peu rugueux, parfois.
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
« Jazz au phare », le « festival de musique — et pas seulement de jazz — de l’île de Ré, attire, tous les étés depuis huit ans, les foules à Saint-Clément-des-Baleines. Têtes d’affiche, cette année : Selah Sue, Lucky Peterson, Catherine Ringer, Electro Deluxe. Le style est décontracté. Les spectateurs apportent leur pliant, leur coussin ou s’assoient par terre. Seuls quelques gradins sont montés, réservés aux partenaires du festival et à leurs invités.
Les traitements particuliers de personnes dites importantes me navrent toujours autant…
Le 6 août, en amateur averti, Jacques Toubon — ancien ministre de la Culture — et son épouse débarquent au concert de Lucky Peterson. ils sont venus les mains dans les poches et jettent leur dévolu sur deux fauteuils dans les gradins. « Ces places sont réservées, leur font aimablement remarquer les bénévoles chargés de l’organisation. — Réseruées pour qui ? Vous ne savez pas qui je suis ? »
Apparemment, non. et le ton. monte rapido. Voilà que Toubon, actuel défenseur des droits, se met à défendre les siens haut et fort : il bouscule la bénévole, menaçant la « pauvre fille » d’utiliser son entregent pour la faire virer. « Si je n’étais pas là, ce festival n’existerait pas ! J’emmerde l’équipe de bénévoles et la sécurité ! » Son épeuse, malgré la présence d’une dizaine de témoins, vient en renfort pour en rajouter, sur un mode très châtié : « Ta gueule, pétasse ! Dégage, feignasse ! Petite pute ! »
Effrayée, la responsable (salariée) des bénévoles fait intervenir le service de sécurité, qui réussit tant bien que mal à repousser les indélicats vers la sortie.
Le président du festival, appelé lui aussi à la rescousse — et qui, contacté par « Le Canard », dira qu’il n’a pas « eu nouvelle de ça (sic) » —, n’en a pas moins rattrapé le couple pour le réinstaller sur les gradins.
Le défenseur des droits ne le fera pas renvoyer ?
« Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser »… Big up Montesquieu.
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
Que ne ferait pas la presse pour sauver la planète ! En triant vos journaux, « Vous êtes sur “Le Point” de faire un beau geste » ; « Comme disait “Marianne”, “ah, ça triera, ça triera, ça triera !” » ; etc. Ce récent déferlement de pages de pub n’a pourtant rien de bien vert…
Il résulte de la négociation menée par le Syndicat des éditeurs de la presse magazine avec Citeo, l’éco-organisme chargé de collecter la contribution des entreprises productrices et utilisatrices d’emballages et de papier.
Le but ? Aider les collectivités tenitoriales à financer le tri. En réalité, lesdits journaux n’ont pas déboursé un centime : ils ont tout simplement troqué leur écocontribution contre… des encarts de pub. Ça, c’est du recyclage, coco !
Citeo, qui est loin d’avoir rempli les objectifs de récupération fixés par l’Etat lors du Grenelle de l’environnement (75 % pour les emballages, 65 % pour le papier), a bien besoin de redorer son blason. En 2017, seules 3,4 millions de tonnes d’emballages (68 %) et 1,3 million de tonnes de papier (57,6 %) ont été collectées. Pourquoi tant de déchets dans le recyclage ?
Bennes trouées
Citeo présente un défaut congénital. Contrôlée par les emballeurs et par l’industrie agroalimentaire (Lactalis, Nestlé, Kronenbourg, L’Oréal, Evian, Coca-Cola), la boîte encaisse un pourcentage sur tous les emballages porteurs du « point vert » vendus dans le commerce : canettes de bière, boîtes de conserve, etc.
En retour, Citeo verse des aides aux collectivités assurant le tri sélectif. Sauf qu’il les rétribue en fonction des tonnages d’ordures ramassées. Comme ces collectes municipales n’atteignent pas les objectifs fixés par le Grenelle, l’éco-organisme ne distribue pas la totalité des sommes récoltées auprès des consommateurs (690 millions cette année). Moins le tri fonctionne, plus Citeo s’enrichit ! Du coup, il dispose d’une incroyable trésorerie : 188,9 millions !
Ce fonctionnement baroque n’incite guère les industriels actionnaires de Citeo à diminuer leur production d’emballages… « Nous sommes une société à but non lucratif », rétorque sa porte-parole. Une société qui reste toutefois très lucrative pour ses dirigeants : Citeo a versé une rémunération brute annuelle de 1,857 million d’euros au comité de direction (neuf personnes), soit 206 033 euros en moyenne. Combien pour son directeur général, Jean Hornain ? Secret, mais, en 2014, son prédécesseur touchait 370 367 euros, soit quasiment autant que le patron de la SNCF.
S’il tenait ses promesses écologiques, il gagnerait peut-être autant que celui d’Airbus !
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
La baisse des indemnités est-elle un objectif du gouvernement ?
Non. Le retour à l’activité durable est la raison première de ces négociations, mais ce serait irresponsable de fermer les yeux sur la dette accumulée de l’Unédic : 35 milliards d’euros, soit l’équivalent d’un an de cotisations. La réduction progressive de cet endettement est une condition de viabilité de l’Unédic, et nous allons discuter avec les partenaires sociaux des voies et moyens pour le faire.
Mais bien sûûûûûûûr réduire la dette et, en même temps ne pas dégraisser les allocations, alors même que le pognon de dingue ne tombe pas d'un arbre magique. Méga crédible. Ce gouvernement ne peut-il donc pas traverser la rue pour se trouver un autre boulot ?
Via le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
Il pourrait accueillir la tour Eiffel dans ses cales ! 400 mètres de longueur ! Une hélice de 100 tonnes ! La capacité de transporter pas moins de 20 000 conteneurs ! Le plus gros porte-conteneurs français ! L’un des plus gros du monde ! Fabriqué à Singapour !
Le « symbole de notre ambition économique : avoir une France compétitive et conquérante, capable d’exporter aux quatre coins du monde », a triomphé Bruno Le Maire, jeudi 6 septembre, en balançant une bouteille de champagne sur sa coque. Un joli nom qui fait rêver : le « Saint-Exupéry ». Le Petit Prince aurait adoré !
Notre ambition économique : faire fabriquer notre étendard de cette ambition à l'étranger. :')
Et Hulot aussi, qui, une semaine auparavant, en annonçant sa démission, disait de cette « superbe performance technologique » : « Est-ce bon pour la planète ? La réponse est non. »
Détrompe-toi, Nicolas. Ce navire va « respecter l’environnement ». Il va même « préserver les océans et la biodiversité ». Son armateur, CMA CGM, l’affirme : en passant de 10 000 à 20 000 conteneurs, on divise par deux la consommation de combustible, non ? Certes, cela va permettre d’exporter — et d’importer — de plus en plus, mais passons. Le « Saint-Ex » dispose de moteurs d’un nouveau type, qui lui permettront « une baisse de 3 % des émissions de CO 2, en moyenne » : admirable ! Et « une réduction significative de la consommation d’huile : -25 % » : génial ! Seulement 1 litre de carburant par conteneur et par centaine de kilomètres parcourus : épatant ! Certes, ça fait quand même 8 000 tonnes de combustible pour un simple aller-retour Le Havre-Shanghai. Qu’importe… En prime, il a une double coque : en cas d’accident, aucune marée noire à craindre ! Et les eaux de ballast seront traitées par filtre et lampes UV pour éviter un fléau bien connu, le transport massif d’espèces invasives d’un port à l’autre, comme l’arpenteuse de l’orme, l’escargot géant africain, les fourmis d’Argentine, la punaise marbrée… Malin !
Bon, les esprits chagrins expliqueront que cette course au gigantisme reste affreusement polluante et énergivore, et ne fait qu’accélérer la délocalisation de nos industries vers la Chine, où l’on achète déjà tout, de nos fringues à nos équipements high-tech en passant par nos, pierres tombales… Par—dessus bord, les esprits chagrins !
Tristesse…
Dans le Canard enchaîné du 12 septembre 2018.
Un documentaire de septembre 2018 sur les déchets plastiques. Plutôt médiocre.
Quelques notes et remarques :
Les industriels se défaussent en rendant les consommateurs responsables. Ainsi, les lobbies industriels financent tout un tas de structures qui militent contre le dépôt volontaire de déchets dans la nature : Vacances propres / Gestes propres (association financée, entre autres, par Danone, Cristaline, Nestle, Procter&Gamble (Head Shoulders), Haribo, Coca Cola), Keep america beautiful (Coca Cola), Clean Europe Network (Pack2go, lobby de l'emballage dont Eamonn Bates, secrétaire général, est aussi le secrétaire général de Clean Europe Network) ;
Recyclage du plastique :
Nous avons un serveur Dell PowerEdge R710 équipé d'un contrôleur SATA/RAID PERC H200. Nous voulons lui ajouter un disque dur Seagate Barracuda 2,5 pouces 5 To. Cette même opération s'est bien déroulée sur un serveur IBM X3650 M2 7947 équipé d'un contrôleur SATA/RAID M1015. Mais, sur notre Dell, le disque n'apparaît pas dans l'arborescence /dev/ sous Debian GNU/Linux Stretch. Dans le journal kern.log, nous lisons : mpt2sas_cm0: discovery errors(device blocked): sas_address(0x4433221101000000), handle(0x000a).
Mes moteurs de recherche habituels répondent rien qui puisse nous guider. Nous tentons de redémarrer le serveur au cas où un branchement à froid du disque dur change quoi que ce soit (ça ne devrait pas, mais bon, sur un malentendu…) : pas mieux. Peut-être le slot est-il hors-service ? Nous insérons le disque dur dans un autre slot : même message dans kern.log et le disque n'est pas accessible. Nous insérons un disque dur SATA 2,5 pouces 150 Go dans l'un des slots précédemment : cela fonctionne, nos slots sont donc fonctionnels. Peut-être que notre disque dur 5 To est hors-service ? Nous l'insérons dans notre serveur IBM : cela fonctionne. De même, insérer, dans notre Dell, le disque dur initialement inséré dans notre IBM ne fonctionne pas. C'est donc notre serveur Dell qui a un problème.
Peut-être que la grande capacité de notre disque dur est incompatible avec le contrôleur SATA/RAID de notre Dell ? Quelques recherches sur le web évoquent une mise à jour du firmware dudit contrôleur afin qu'il reconnaisse les disques dur d'une capacité supérieure à 2,2 To. Dans une note de publication d'une version du firmware, on lit « Added Support for >2.2TB SAS HDDs ».
Vérifions la version du firmware de notre contrôleur PERC H200 en entrant dans l'outil de gestion du contrôleur en pressant Ctrl+C au bon moment lors du démarrage du serveur, puis en appuyant sur Entrée si le bon contrôleur est surligné dans l'interface. « Package version : 07.02.42.00 ». La prise en charge des disques dur > 2,2 To a été implémentée dans la version 07.03.05.00. Cela explique pourquoi notre contrôleur ne voit pas notre disque dur.
Les outils de mise à jour Dell sont conçus pour le système GNU/Linux Red Hat. L'outil de mise à jour du firmware du PERC H200 ne fonctionne pas avec un système Debian GNU/Linux (ou alors, je n'ai pas trouvé comment faire). J'ai donc utilisé un système CentOS Live GNOME. Comme d'habitude, j'ai dd l'iso sur un disque dur USB raccordé au serveur R710.
Pour faire démarrer un Dell PowerEdge R710 sur un disque dur USB, il faut presser la touche F11 (« BIOS Boot Manager ») lors du démarrage du serveur puis sélectionner « Hard drive ». Un sous-menu va s'afficher. Il contiendra le disque dur interne et le disque dur USB. Il faut surligner le disque dur externe et appuyer sur Entrée.
Une fois le système live démarré, il faut faire la configuration réseau et télécharger l'installeur. Comment trouver le bon ? Bonne question. J'ai effectué une recherche dans la section « support » du site web de Dell : Support pour PowerEdge R710. Mot-clé : « H200 ». Système d'exploitation : « Red Hat Linux 7.0 ». Quatre firmwares sont proposés. Je ne sais pas comment choisir le bon, mais seul le « Dell PERC H200 Integrated FW, version 07.03.05.00, A09 » a voulu s'installer, les autres m'ont affiché une erreur « This package is not compatible with your installation ».
On exécute l'utilitaire de mise à jour depuis un terminal et avec les droits root (sudo -i, pas de mot de passe) : bash SAS-RAID_Firmware_8H5PK_LN32_07.03.05.00_A09.BIN. On quitte les notes en appuyant sur la touche « q », on confirme qu'on veut bien mettre à jour notre firmware avec « Y », et on accepte de redémarrer le serveur avec « Y ».
Au redémarrage, le disque dur SATA 5 To apparaît bien dans la liste des disques durs branchés affichée par le contrôleur puis dans l'arborescence de notre système Debian GNU/Linux. Mission accomplie. \o/
Maintenant que notre caisse enregistreuse Casio SE-S400 formate sa carte SD et imprime ses rapports quotidiens sans erreur, on souhaite imprimer un numéro SIRET ou n'importe quelle autre information sur nos tickets clients.
Je lis le manuel. Aller dans « PGM » puis dans « Messages ». Chaque message représente une ligne personnalisable sur le ticket : plusieurs logos, plusieurs lignes d'entête nommées « commercial », et plusieurs lignes nommées « final » qui seront insérées après la liste des achats. On suit les instructions : échec, mes textes ne sont pas imprimés sur les tickets…
Je téléphone au service assistance des caisses enregistreuses Casio, 08 92 49 22 92, appel facturé 0,35 €/minute. Verdict : il faut faire une manipulation qui ne se devine pas (ÉDIT DU 17/10/2018 À 20H45 : en fait, le code est expliqué aux pages 67 et 74 du manuel, à l'exception du premier « 3 » dans la combinaison « 0300300000 » qui n'est pas censé être un chiffre autorisé… 3 = mode de programmation, xx22 = réglage détaillé, donc 2122 = réglage détaillé des méthodes d'impression des messages (la table de correspondance est page 66), 0300300000 = code de programme. FIN DE L'ÉDIT DU 17/10/2018 À 20H45) :
À présent, on peut suivre la documentation : les messages ajoutés ou modifiés dans le menu « PGM » -> « Messages » seront imprimés. Le technicien à l'autre bout du téléphone m'a donné une information supplémentaire : il se peut que les modifications ne soient pas imprimées. Dans ce cas, il faut recommencer la manipulation décrite ci-dessus…
Qu'en penser ? Selon un collègue qui a un peu bossé dans le domaine de la monétique, le modèle économique du secteur ne repose pas sur la vente d'un matériel, mais sur la vente d'une prestation, c'est-à-dire soit le commerçant souscrit une formation, soit il assume de payer plusieurs appels surtaxé au support technique. Dans ce contexte-là, une manipulation aussi tordue s'explique (je n'ai pas dit que le modèle économique est légitime, nuance ;) ).
J'interviens sur une caisse enregistreuse Casio SE-S400 neuve qui a été mise en service il y a deux semaines. Je sais rien de la configuration effectuée.
Normalement, son mode « Z » permet d'imprimer le rapport quotidien des ventes (chiffre d'affaires, TVA, etc.) puis de réinitialiser ces compteurs dans la mémoire interne de la caisse (qui a une capacité extrêmement limitée). Or, ce n'est pas le cas : le rapport est imprimé, l'écran affiche « Attendez, svp », puis une erreur s'affiche quasi immédiatement : « E203 - Mémoire insuffisante ». Une ligne supplémentaire est imprimée : « Carte SD Erreur fin ». Les compteurs ne sont pas réinitialisés : la caisse imprime à chaque fois le bilan des deux semaines d'activité.
Je lis la notice : l'erreur E203 n'y est pas documentée. Sur le web, je récupère la version numérique FR de la notice et je fais une recherche informatisée dedans : non, pas d'erreur E203… Même absence de résultat avec la version anglaise. L'erreur E203 est mentionné dans une notice rédigée en finnois, la langue de la Finlande… Elle signifie : « La mémoire de la cartouche mémoire RAC-9 ou de la mémoire flash ne suffit pas ». Aucun remède est indiqué.
Je tente une déduction : la carte SD est saturée. Mais je doute : une carte SD d'une capacité de 1 Go saturée par les ventes sur deux petites semaines d'un tout petit commerce ?! De plus, l'enregistrement n'a jamais fonctionné, me dit-on. Je tente de reformater la carte SD avec la caisse enregistreuse (PGM -> SD settings -> SD format) : « Attendez, svp » suivi, quelques secondes après, d'une erreur « E200 insérer carte SD ». La carte SD est insérée depuis longtemps. Je recommence la procédure : pareil. Parfois, j'obtiens également l'erreur E203, la fameuse…
Je lis la notice : « Code d'erreur : E200 ; Signification : La carte SD est réglée. ; Remède : Réglez la carte SD. »… Whaaat ?! o_o Je consulte la version numérique anglaise : même chose. Je tente une nouvelle déduction : peut-être qu'il ne s'agit pas d'une erreur, mais d'une confirmation cryptique que tout s'est bien passé (oui, je suis naïf, je me suis cru dans le monde HTTP avec son code retour 200 OK). Je lis la carte SD avec un ordinateur : elle est vierge, il n'y a pas de table des partitions, rien. Le formatage a donc bel et bien échoué.
Je teste plusieurs cartes microSD dont l'une d'une capacité de 16 Go et plusieurs adaptateurs microSD -> SD : échec.
Je cherche sur le web : il n'y a pas grand-chose, mais il serait possible de désactiver l'enregistrement sur une carte SD lors de l'édition d'un rapport des ventes avec ou sans réinitialisation des compteurs. Pour ce faire, il faut aller dans PGM, puis dans « General settings », et passer la valeur de « EJ/Sales -> SD (after X/Z) » de « Oui » à « Non ». Ça ne résout pas mon problème. Si je reviens dans ce menu, je constate que la valeur « Oui » est toujours surlignée. Peut-être n'est-il pas possible de la changer ? Au moment de rédiger ce shaarli, je sais que j'ai également confondu la consignation des ventes et le journal électronique (Electronic Journal, EJ ;) ).
Et si le lecteur de cartes SD de la caisse enregistreuse était défectueux, tout simplement ?
Je téléphone au service assistance des caisses enregistreuses Casio, 08 92 49 22 92, appel facturé 0,35 €/minute. Verdict : il ne faut pas utiliser une carte microSD avec un adaptateur vers le format SD, mais une vraie carte SD.
Je suis dubitatif : comment la machine peut-elle faire la différence ?! Les pins de la microSD sont mappés sur ceux de l'adaptateur, l'adaptateur devrait être transparent… J'achète quand même une carte SD HC 8 Go premier prix, j'essaye, et… … … ça fonctionne ! La caisse enregistreuse formate la carte SD. Je commande l'impression d'un rapport quotidien des ventes sans réinitialisation des compteurs : ça fonctionne (j'avais également une erreur E203). Je commande l'impression d'un rapport quotidien des ventes avec réinitialisation des compteurs : ça fonctionne.
ÉDIT DU 18/09/2018 À 20H : un collègue m'a expliqué que la vraie cause du problème était très probablement un adaptateur microSD/SD d'une qualité douteuse, car c'est le cas le plus fréquent. Il y a fort à parier que la caisse enregistreuse accepte une carte microSD avec un adaptateur de qualité. FIN DE L'ÉDIT DU 18/09/2018 À 20H.
Le technicien à l'autre bout du téléphone m'a donné quelques infos supplémentaires :
Que retenir de cette expérience ?
À demain pour découvrir comment imprimer le nom du commerce et son numéro SIRET sur l'entête des tickets clients. Car, là aussi, tout ce qu'explique la documentation ne fonctionne pas… LALA…
P.-S. : dans un autre manuel de Casio, visiblement destiné aux formateurs, on peut lire une procédure pour remettre à zéro les chiffres d'affaires : il faut maintenir pressé le bouton « Feed » tout en sélectionnant le mode « PGM ». Il faut ensuite relâcher le bouton « Feed ». L'écran affiche « 000000000 ». Il faut saisir le nombre « 8888888888 » puis presser le bouton « VAT ». On peut se servir de cette procédure tous les soirs en attendant d'appliquer la véritable solution présentée ci-dessus, après avoir imprimé un rapport quotidien des ventes (toujours dans l'optique d'un contrôle fiscal).
Petit résumé des causeries que j'ai retenues de la JCSA 2015.
L'ARCEP, le régulateur français des télécoms, réalise des observatoires afin d’être en mesure de justifier ses décisions : mesure de la couverture des opérateurs de téléphonie mobile, mesure de la qualité des accès à Internet fixe, etc.
Rien est facile :
Depuis plusieurs années, l'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information étudie les usurpations BGP visant les opérateurs Internet français.
Présentation et tutoriel du système RIPE Atlas, qui est une plateforme de métrologie (mesures actives) d'Internet accessible à tout le monde.
Il existe plusieurs systèmes de mesure :
Atlas : ensemble de sondes matérielles (petits ordinateurs TP-Link) qui réalise des mesures actives demandées par les autres utilisateurs, donc une sonde n'écoute pas le trafic Internet du lieu où elle est installée. Ces sondes sont fournies et gérées de manière centralisée (contrôleur qui distribue le travail à effectuer et permet de récupérer le résultat d'une mesure) par le RIPE, association néerlandaise qui distribue les ressources rares d’Internet (adresses IP) en Europe. Tout le monde peut héberger une sonde (à la maison, au boulot, au hackerspace du coin, etc.), il suffit de se porter volontaire. Le but est justement d'avoir des sondes dans un maximum de réseaux et dans un maximum de lieux géographiques ;
Tout est question de choix.
Suivant l’exemple des épouses athéniennes imaginé par Aristophane dans « Lysistrata », des milliers d'Ougandaises ont fait savoir qu'elles entamaient « une grève du sexe » pour « punir les maris paresseux, dépensiers et irresponsables ». Le magazine « Amina » (septembre) précise que « ce qui était à l'origine une blague s'est répandu comme une traînée de poudre ». Mais la suite du mouvement laisse perplexe : certaines épouses « exigent désormais d'être payées pour un rapport sexuel si le mari ne change pas de comportement ».
Avec des réductions s'il prend une carte de fidélité ?
Dans le Canard enchaîné du 5 septembre 2018.
Gérard Collomb n’a pas les idées très claires sur les radicalisés. En août 2017, le premier flic de France affirmait qu’« à peu près un tiers [d’entre eux] présent[ai]ent des troubles psychologiques ». Interrogé par « Le Canard », le cabinet du ministre fournit aujourd’hui de tout autres chiffres. Qui lui ont sans doute été soufflée par la Préfecture de police de Paris. Dans une note confidentielle du 25 juillet consultée par « Le Canard », la Direction du renseignement de la Préfecture recense « 275 personnes inscrites au fichier des personnes radicalisées et affectées de troubles psychiatriques dans l’ensemble de l’agglomération parisienne » — soit 11 % des 2 475 inscrits à ce fichier francilien. On est loin du « tiers » de Collomb…
Dans le détail, les poulets en blouse blanche vont jusqu’à classer leurs « fous » en différentes catégories : « rouge plus, orange ou vert ». Hautement scientifique et propre à ravir les psychiatres, déjà enchantés à l’idée que la police fourre son nez dans le secret médical. Ce dont elle ne se prive pas. En mai, par exemple, la Direction générale de la sécurité intérieure somme un patron d’lîô» pital de la rancarder sur l’un de ses patients, à son insu. Tout y passe : téléphone portable, liste des personnes lui ayant rendu visite, contenu de ses conversations et comportement prosélyte vis-à-vis des autres malades…
Le 24 mai, Collomb a obtenu de Buzyn un décret ordonnant à toutes les agences régionales de santé de communiquer aux préfets l’identité des internés d’office, soit 60 OO0 personnes par an, répertoriées dans un fichier baptisé « Hopsyweb ». Selon le syndicat des psychiatres hospitaliers, pourtant, qui s’apprête à contester le décret devant le Conseil d’Etat, « il n’existe aucune association démontrée entre pathologie mentale et risque terroriste ».
Sans compter que surveiller de près 60 000 personnes va coûter un pognon… de dingue.
Dans le Canard enchaîné du 5 septembre 2018.
Petit résumé des causeries que j'ai retenues des JRES 2015.
Une causerie sur le vocabulaire permettant de décrire des systèmes répartis à l'échelle de l'Internet, c'est-à-dire des systèmes multi-entités. L'objectif est d'éviter les débats épidermiques comme « IRC est acentré » ou « dns est centralisé » ou « dns est décentralisé car il y a plusieurs serveurs qui servent la racine ».
Proposition d'une nouvelle classification axée sur une seule question : qui décide de modifier l'état du système, qui empêche ou permet cette autorisation ?
Rien est parfait :
Quelques rappels concernant la sécurité du routage Internet : bonnes pratiques (RFC 7454), RPKI+ROA pour valider cryptographiquement l'origine des annonces de route, BGPSec pour valider cryptographiquement le chemin complet des routes.
Présentation de Caliopen par Laurent Chemla : écosystème (association, charte, garanties) libre d'instances fédérées agrégeant les communications (email, jabber, XMPP, message privé, SMS, etc.) par personnes participant à la conversation, plus par sujet de la conversation ou par protocole. La confidentialité s'améliorera grâce à des indices de confidentialité, des conseils, et un jeu pour faire progresser son évaluation publique. Projet peu soutenu par la communauté.
Une causerie sur les solutions de réseaux informatiques programmés (Software Defined Network - SDN).
Plusieurs catégories de solutions SDN :
Une application configure le réseau via différents mécanismes : SNMP, API REST, Puppet, CLI+rancid, OpenFlow, Opflex, etc. Il y a plusieurs solutions, car les besoins sont variés. Exemple : les opérateurs préfèrent Netconf ou OpenFlow pour maîtriser une certaine hétérogénéité de leur parc) ;
Tellement vrai et navrant… Pour l'explication longue, voir « Qu'est-ce que réellement l'intelligence artificielle ? ».