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  • Internet : neutre mais pas trop ?

    Un débat vraiment clair et structuré autour de la question de la neutralité des intermédiaires techniques / neutralité du net. Plein de termes du débat sont expliqués sous un jour nouveau avec beaucoup de pédagogie : neutralité du net, zéro-rating (discrimination positive d'un service sur Internet), racket des fournisseurs de contenus par les fournisseurs d'accès à Internet, différenciation par service ou par type de service, services spécialisés (le cas de la VOIP sur les box des FAI est abordé), les exceptions à la neutralité du net permises par le Règlement européen (ce qui montre que le Règlement n'est pas aussi contraignant que les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) tentent de faire croire), etc.

    J'en recommande vivement l'écoute, notamment à des non-initiés.

    • La neutralité des intermédiaires techniques regroupe la neutralité des fournisseurs d'accès à Internet (Orange, SFR, Free, etc.), la neutralité des hébergeurs de contenus (OVH, Online, Hetzner, etc.), la loyauté des gros silos de données (Facebook, Google, Apple, etc.), et la liberté de choix du terminal d'accès (box internet, smartphone et son magasin d'application, reconnaissance vocale, etc.), bref, toute la chaîne entre un citoyen et un service Internet ;

    • L'enjeu de la neutralité des intermédiaires techniques est d'endiguer l'énorme pouvoir dont disposent ces intermédiaires compte-tenu de leur position centrale dans notre vie quotidienne et du fait qu'ils sont souvent incontournables (il faut forcément un FAI et un hébergeur). Dans quels cas, ces intermédiaires peuvent utiliser leur pouvoir, dans quels cas ne le peuvent-ils pas ? On est sur un débat similaire à celui qui a eu lieu au 18e siècle sur la juste limite à apporter au pouvoir du souverain / de l'État, ou sur les débats concernant les pouvoirs des sociétés de télégraphie puis La Poste puis les chaînes de TV. On est sur une question de régulation sociale d'une technologie ;

    • L'action des pompiers de Californie ralentie par une limite arbitraire de leur forfait Internet positionnée par leur FAI, Verizon, n'est pas tant un problème de neutralité du net qu'un problème de contrat : comment se fait-il qu'un service aussi critique qu'une caserne de pompiers ait recours à un accès grand public ? Comment penser qu'une société commerciale va agir humainement et sans zèle ? ;

    • Les accords négociés entre les fournisseurs de services (Netflix, Steam, etc.) et les FAI afin de prioriser tel ou tel trafic portent sur les abonnés… L'abonné n'est plus le sujet d'un contrat, mais l'objet d'un contrat, ce qui est philosophiquement malsain. On prive l'abonné de sa liberté de choix puisque le FAI et le fournisseur de service décident entre eux de ce qui est plus important pour l'abonné ;

    • Les FAI encaissent environ 50 % du gâteau du chiffre d'affaires de tout ce qui est acheté en ligne à l'échelle mondiale. La Poste est loin de ça, alors qu'elle livre une bonne partie des colis des vendeurs en ligne. S'il y a des coûts de production (argument des FAI), alors il faut augmenter le prix des abonnements d'accès à Internet ou limiter tous les services au-delà d'une certaine quantité échangée.

    Via https://twitter.com/JFrHernandez/status/1037645555554557953 via https://twitter.com/bayartb/ .

    Sun Sep 9 15:08:51 2018 - permalink -
    - https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/internet-neutre-mais-pas-trop
  • Bolloré très borné ?

    Non seulement, le groupe Bolloré réclame une indemnisation de 250 millions d’euros pour la résiliation du contrat Autolib’ au syndicat mixte intercommunal associant Paris et sa banlieue, mais le groupe garde jalousement la mainmise sur les logiciels gérant les quelque 3 244 homes électriques permettant de recharger les véhicules !

    Résultat : elles sont inutilisables, ou plus exactement ingérables… La Mairie a annoncé qu’elles seraient mises à la disposition des Parisiens propriétaires de véhicules électriques d’ici à l’année prochaine. Mais Quentin Elhaik, patron d’une entreprise informatique, s’indigne dans une tribune publiée par « Les Echos » (22/8) : « Etant donné la procédure des marchés publics et la nécessité de passer par un appel d’offres, les recours éventuels dans l’attribution du marché, le temps incompressible d’écriture des spécifications, de développement et de test du logiciel, le calendrier annoncé d’une remise en fonction de ces bornes pour janvier 2019 tient du vœu pieux, du miracle providentiel ou de l’escroquerie intellectuelle. »

    Bref, c’est la faute à la Mairie, qui n’a pas prévu la « réversibilité du logiciel » lors de la signature du contrat d’exploitation en 2010 sous Delanoë… Et voilà comment Bello règne en gardant les clés virtuelles du programme !

    Logiciel libre, j'écris ton nom. :) C'est bon, tu comprends désormais ce que signifie « le logiciel libre donne du pouvoir aux utilisateurs face au marchand de logiciels ? » Ce n'est pas tellement la réversibilité du logiciel qu'il fallait prévoir, mais plutôt la cession du logiciel et de sa recette de fabrication, en même temps que l'achat des bornes.

    Dans le Canard enchaîné du 29 août 2018.

    Sat Sep 8 22:23:43 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?WSJkcg
  • Guignolade onusienne

    Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a condamné la France pour le licenciement de la salariée voilée de la crèche Baby Loup. Une condamnation moins remarquable par ses effets — elle n’en aura évidemment aucun sur un licenciement approuvé en 2013 par la Cour de cassation en séance plénière — que par la qualité de ceux qui l’ont prononcée.

    Le Conseil des droits de l’homme, qui a succédé en 2006 au Comité des droits de l’homme — lequel fut notamment présidé par la Libye de Kadhafi et a nommé en 2017 l’Arabie à la Commission de la condition des femmes —, réunit en effet en son sein quelques-uns des meilleurs défenseurs des droits de l’honnne de la planète. Parmi eux, la Chine et l’Arabie — champions des décapitations —, Cuba, l’Egypte, le Pakistan, la République démocratique du Congo, etc. Jamais le Conseil n’a émis la moindre condamnation contre les pratiques de ses membres, dont la moitié ne répond pas aux critères d’une société démocratique.

    Le Conseil, il est vrai, est assez occupé par ailleurs. Sous l’influence de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), il a, depuis sa création, adopté plus de résolutions condamnant Israël (67) que tous les autres pays du monde (61), toutes dictatures confondues. Au point qu’en 2008 le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, était « déçu par la décision du Conseil de choisir seulement un dossier régional spécifique, le conflit israélo-palestinien, malgré l’étendue et la portée des allégations de violations des droits de l’homme dans le monde entier ». Et certains de ses membres œuvrent aujourd’hui à un ambitieux projet : inscrire le blasphème religieux comme une forme de racisme.

    Rien n’arrêtera l’avancée des droits de l’homme, à l’ONU.

    Dans le Canard enchaîné du 29 août 2018.

    ÉDIT DU 16/09 À 12H14 : dans le Canard du 05/09 : « « Le Canard » s’est emmêlé les palmes, la semaine dernière, dans l’article intitulé « Guignolade onusienne ». Il a attribué au Conseil des droits de l’homme de l’ONU la « condamnation » — en fait, un simple avis — prononcée contre la France pour le licenciement de la salariée voilée de la crèche Baby Loup. En réalité, c’est le Comité des droits de l’homme qui a émis cet avis. Une différence qui n’est pas que de nom : le Conseil onusien réunit une cinquantaine de pays, dont certains fort peu préoccupés par les droits humains, alors que le Comité est composé de 18 « experts » indépendants. Le coupable s’engage à apprendre par cœur l’organigramme des Nations unies. » FIN DE L'ÉDIT DU 16/09 À 12H14.

    Sat Sep 8 22:16:15 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?ayMSmQ
  • Natacha Polony & l'institut Français du goût

    Les Lecteurs qui ont ouvert « Le Figaro » le 18 août ont dû s’étonner de l’intérêt soudain de Natacha Polony pour un suiet brûlant : l'amour que portent les Japonais à la gastronomie Française ! Dans une tribune enflammée — « Leçon japonaise sur la France » -, la consœur établit un parallèle audacieux avec la France qui brade ses fleurons industriels (comme Alstom) alors que des Japonais viennent à Chinon (Indre-et-Loire), cet été, suivre les cours de l'institut Français du goût. L'intérêt de Polony pour cette colossaie délégation nippone (de 10 personnes) a trouvé son explication, depuis, dans un article de « La Nouvelle République » (20/8) : la journaliste vient de prendre la présidence de l'Institut du goût, ce qu'elle avait, bien sûr, omis de préciser dans sa vibrante tribune.

    En matière de journalisme aussi, les Japonais ont beaucoup à apprendre des Français !

    Dans le Canard enchaîné du 29 août 2018.

    Sat Sep 8 22:11:20 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?RlA3-Q
  • Les curieuses passes d‘armes de poulets distraits

    En trimballant leurs flingues partout, les flics les perdent n’importe où… jusqu’au bois de Boulogne. Mortel !

    Le pistolet automatique avec lequel, le 17 août, la prostituée transsexuelle Vanesa Campos a été tuée, au bois de Boulogne, était celui d’un policier ! Depuis l’autopsie de la victime, réalisée au lendemain du meurtre, les enquêteurs de la crim’ savent que la balle mortelle de 9 mm a été tirée par un Sig Sauer de service. Gros malaise au cabinet du préfet de police de Paris, où l’on a aussitôt fait le rapprochement avec un incident signalé sept jours plus tôt.

    Le 9 août, à 1 h 20 du matin, au même bois de Boulogne, un poulet en goguette après une journée de travail laisse dans sa voiture sa carte de police, son brassard et… son arme avec un chargeur. De retour de sa petite virée, il découvre qu’il s’est fait barboter ce barda. La suite est connue… Le préfet de police a de quoi se mettre en pétard !

    Depuis que les flics, menace terro oblige, ont le droit de se balader enfouraillés en dehors des heures de boulot, on ne compte plus les flingues volés ou égarés : 24 depuis le début de l’année rien qu’en Ile-de-France. Et les armes retrouvées ne sont pas comptabilisées. En avril, par exemple, lors de l’inventaire d’un stock d’armes appartenant à la Direction de l’ordre public — un service dépendant de la Préfecture de police (PP) —, les armuriers se sont aperçus que trois Sig Sauer et un pistolet mitrailleur Beretta manquaient au râtelier. Les quatre flingues n’ont, à ce jour, pas été récupérés par la police des polices, chargée de l’enquête.

    Un alibi à deux balles

    Autre fait d’armes sur lequel la PP est restée discrète : la perte abracadabrantesque, en février, sur l’autoroute A6, de trois autres pistolets mitrailleurs dernier cri, des HK UMP 9, dont ont été dotés policiers et gendarmes après les attentats du 13 novembre 2015. Le 5 février, à 8 h 10, miracle ! un membre de la fameuse brigade de recherche et d’intervention au flair de Rantanplan a « découvert sur la route au sol (sic) », non seulement les flingues, mais aussi « six chargeurs, les cartons d’emballage de ces derniers, ainsi que diverses pièces ».

    Dans le rapport adressé à son chef, le poulet Sébastien D. écrit : « Je me suis alors rendu compte qu’il s’agissait de pistolets mitrailleurs supportant l’inscription “Propriété de l’Etat”. » Fumant !

    Aussitôt, la maison poulaga confie une enquête aux limiers de l’Inspection générale de la police nationale. Grâce à leurs numéros de série, ces derniers reconnaissent les pétards comme appartenant au service de « formation opérationnelle spécifique et tactique ». Le 6 février, les deux coupables sont identifiés et invités à rédiger des rapports à la suite de l’« incident de transport (sic) ». Le premier explique : « Trois cartons sont tombés du coffre de notre véhicule pendant le transport sans que nous puissions nous en rendre compte. » C’est ballot.

    Et le second de préciser : « J’ai bien entendu du bruit côté coffre. » Malgré un arrêt et une brève vérification, « il m’était à ce moment-là impossible de m’apercevoir que des cartons avaient chuté du véhicule, car il faisait nuit, et les conditions météorologiques étaient difficiles du fait de la pluie verglacée puis de la neige ». Pour ne rien arranger, l’auteur du témoignage, de son propre aveu, « était souffrant (grippe) ».

    Et un peu lent à la détente ?

    Wooooh Wooooh Woooh… flippant. :O

    Dans le Canard enchaîné du 29 août 2018.

    Sat Sep 8 22:05:35 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?WtLk5w
  • 11 Nos Seins Nos Armes on Vimeo

    Un documentaire de 2012-2013, rediffusé début 2017 sur France 2, qui cause du mouvement féministe radical Femen.

    • Origine : cercles étudiants marxistes ukrainiens -> fondation de la « Nouvelle Éthique » en 2004 : lecture et discussion autour du livre « La femme et le socialisme », conférences sur les discriminations dans les universités -> constat que le mouvement est inaudible -> création de Femen en 2008 avec des actions mises en scène (contre le harcèlement à l'université, par exemple) puis des actions seins nus ;

    • Les membres fondatrices voulaient se révolter contre la condition des femmes ukrainiennes : soit tu vas à la fac afin de mettre le grappin sur un homme riche (ce qui suppose de ressembler à une poupée), soit tu rejoins l'industrie du sexe. Dans les deux cas, la femme est un objet de l'homme. La culture ukrainienne apprend aux femmes qu'il faut être calme, ne pas parler fort, et sourire en permanence ;

    • But : lutte contre les religions (qui asservissent forcément les femmes, selon Femen), l'État (dictatures / oligarchies et grands protecteurs des religions selon Femen), l'industrie du sexe (pensons à la prostitution mafieuse dans les pays de l'Europe de l'Est…), la mode, etc. Bref, tout ce qui opprime les femmes. On dénombre également des actions en faveur de la démocratie et de l'environnement ;

    • Idéaux et pratiques : anti-religions et féminisme radical (qu'elles nomment « sextremisme ») ;

    • Financement : Femen prétend se financer par la vente de produits dérivés. La subvention publique accordée au local parisien occupé par les Femen, Le lavoir moderne, n'est pas mentionnée. J'ai également lu des prétendus financements par des milliardaires européens et américains, Israël, ainsi qu'un milliardaire des médias ukrainien (son crime est apparemment que ses journaux ont beaucoup écrit sur les Femen comme sur la révolution orange donc les Femen seraient une arme de déstabilisation du pouvoir en place…), tout ça énoncé avec beaucoup de conditionnel et sans preuves… ;

    • Pourquoi des actions seins nus ? « La nudité rend dingue les hommes quand ils n'arrivent pas à la contrôler, c'est une bonne façon de faire tomber leur masque ». Le corps des femmes est un enjeu de pouvoir. Ne pas avoir honte du corps féminin ;

    • Le mouvement est ouvert aux hommes, mais seules les femmes peuvent mener des actions ;

    • Avis d'anciennes membres du Mouvement de Libération des Femmes (années 70 en France) : Femen apporte un bol d'air dans le conformisme d'une société qui n'est plus prête à entendre un message féministe. Le MLF bénéficiait du vent de mai 68 et menait déjà des actions similaires à celles des Femen : mini-manifestation en faveur de la femme du soldat inconnu, prise de parole seins nus dans les mouvements maoïstes afin de les inviter à décoloniser le corps des femmes, envahir une église, etc. ;

    • L'ancien président égyptien Nasser relate sa rencontre avec le conseiller général des Frères musulmans en 1953 (dans le cadre d'une alliance afin de conduire Nasser au pouvoir ?). Dans ces revendications, ce dernier lui demande d'imposer le voile. Nasser répond « Ce serait revenir à une époque où la religion gouvernait […] comment voulez-vous que je le fasse porter à 10 millions de femmes égyptiennes ?! » ;

    • Les premiers mouvements féministes dans les pays arabes datent des années 1920. Aujourd'hui, on constate une forte présence du voile, l'utilisation du viol comme outil de répression des mouvements sociaux par la police, et les excisions (97 % des femmes égyptiennes) ;

    • J'ai lu des critiques des alliances politiques passées de Femen et/ou de certaines de leurs membres éminentes (Parti Communiste, Grande Ukraine, partis d'extrême-droite), de leur prétendu impérialisme colonialiste envers les pays musulmans (terminologie pour désigner un sentiment antireligieux qui serait plus dirigé vers l'Islam que vers le Christianisme), de la structure très verticale du mouvement, d'un dirigeant masculin qui les aurait menées à la baguette, etc. Tout cela ne me convainc pas… Des mouvements verticaux et autoritaires y'en a d'autres (sans compter que le terme n'est pas défini dans les critiques anti-Femen…), même chose avec les appareillements politiciens (surtout quand on cherche à rassembler largement autour d'une cause)… Quant à l'islamophobie, l'action visant à tronçonner la croix chrétienne à Kiev et les actions dans les cathédrales françaises semblent montrer l'inverse… même si l'on constate quelques glissements sémantiques de la part de membres éminentes comme patriarcat -> Islam… ;

    • Je note quelques pensées erronées chez les leaders de Femen, notamment un classique "notre cause est juste, car on se fait emmerder par les flics et les services de renseignement" ;

    • Le poto Duke a mis de côté quelques critiques de Caroline Fourest, l'une des auteures de ce documentaire.
    Mon Sep 3 01:28:53 2018 - permalink -
    - https://vimeo.com/162666873
  • Replay Infrarouge - Infrarouge - Homo ou Hétéro, est-ce un choix ? - France 2

    Un documentaire diffusé sur France 2 début 2015 qui fait le tour des connaissances actuelles sur l'homosexualité : il y a des explications biologiques, génétiques, sociales et un choix des individus.

    J'ai lu des textes exposant que ce documentaire est retrograde et je les trouve de mauvaise foi (le documentaire laisse plus de place au choix conscient des individus que ce que l'auteur écrit, même si c'est insuffisant, j'en conviens ; j'ai une autre interprétation du « homo ou hétéro, pas le choix ! » final qui est « pas le choix p'tit réact, faudra faire avec » ; vieux poncifs éculés ? comme invoquer la guérison de l'homosexualité ; le film expose justement que l'homosexualité humaine n'a rien à voir avec celles des espèces animales citées dans le texte et qu'il faut être prudent, etc.) et obscurantistes (si l'on arrête d'essayer de comprendre tout ce qui nous entoure, y compris le plaisir sexuel, l'orientation sexuelle, le genre, etc., y compris et surtout les choses que la société juge "normales", comme l'hétérosexualité, on va droit dans le mur).

    J'en recommande vivement le visionnage. Comme il est quasiment impossible à trouver, j'en mets une copie à disposition. Oui, il manque le début.

    • L'homosexualité humaine était considérée comme une maladie psychiatrique jusque dans les années 70-90 (73 aux USA, 92 par l'OMS). La psychiatrie la considère toujours comme une perversion (liée à une mère trop présente, à un père trop effacé, etc.)… ;

    • Les psychologues s'accordent sur le fait que la sexualité n'a pas pour but principal la reproduction, mais plutôt le plaisir sensoriel et l'attachement personnel sentimental. Le sexe du partenaire n'intervient en rien dans ces critères de sélection… qui demeure donc un choix ;

    • En Nouvelle-Guinée et en Mélanésie, comme dans d'autres peuples non occidentaux, il existe une phase "rituelle" d'homosexualité temporaires mêlées à des pratiques hétérosexuelles. On retrouvait cela chez les Grecs où les tuteurs, en couple avec une femme, initiaient leurs protégés ;

    • L'homosexualité est présente à l'état de nature dans d'autres espèces animales : cygnes, oies, mouettes, girafes, etc. On dénombre *450 espèces au moins. Néanmoins, on observe des comportements différents : les bonobos la pratiquent principalement pour entretenir des alliances, les animaux domestiqués sélectionnés par les humains la pratiquent pour exprimer leur hypersexualité (nécessaire à la productivité recherchée par les humains), des couples homosexuels couvent et élèvent des enfants, 10 % des moutons mâles des montagnes rocheuses américaines ont une préférence exclusive pour un autre mâle, etc. Mais, il semblerait que la majorité des espèces animales n'a pas une orientation homosexuelle pure, mais plutôt une orientation sexuelle par phases ou bisexuelle. C'est aussi le cas chez les humains où uniquement environ 2 % des femmes et 5 % des hommes ont une orientation homosexuelle pure. Pour ma part, j'ai un peu de mal avec les comparaisons animalières : la nature peut être violente alors que nous cherchons à la bannir de nos sociétés, des femelles mangent leur partenaire sexuel après l'acte reproductif alors que c'est très rare chez les humains, etc. Bref, la société influe beaucoup ;

    • Chez les moutons des montagnes rocheuses américaines, les gerboises, les rats et les humains, on constate des différences cérébrales. Une zone de l'hypothalamus est moins développée chez les moutons mâles homosexuels (elle est similaire à celle des femelles). Chez les humains, on constate une horloge équipée de plus de neurones chez les hommes homosexuels, une variation de la taille des deux hémisphères de notre cerveau (symétrie chez les mâles hétéros, asymétrie chez les femmes hétéros, asymétrie chez les mâles hétéros etc symétrie chez les femmes homos), et une perception différenciée des phéromones. Différenciation à la naissance (comme le taux d'hormone masculine lors de la grossesse qui détermine l'organe sexuel primaire) ou après ? La symétrie ou non des hémisphères cérébraux ne peut varier après la naissance, c'est tout ce que l'on sait pour l'instant ;

    • La piste d'une variation de la quantité de testosterone émise durant la grossesse semble une piste crédible. D'une part, à Berlin, il y a eu plus d'hommes homosexuels qui sont nés entre 1942 et 1945, avec un pic en 1945 lorsque Berlin est bombardée, d'où on peut supposer une variation hormonale durant la grossesse liée au stress des bombardements. De même, les femmes exposées à plus de testostérone durant leur vie embryonnaire et celles qui s'affirment comme des lesbiennes masculines présentent une appétence pour les sports brutaux (rugby, football, boxe), les jouets "typiques des garçons" (objets mobiles comme train/voiture, ballon, armes) et les dessins "typiques de garçons" (dessins tridimensionnels avec des constructions genre maison et des objets mobiles). Effet de l'éducation ? Elles sont pourtant habillées et élevées en tant que filles. De plus, on observe la même différenciation entre les jouets préférés par les mâles et les femelles chez deux espèces de singes ;

    • Il existe en partie une origine génétique à l'homosexualité chez les humains. Section XQ28 sur le chromosome X. De plus, si l'un des jumeaux est homosexuel, la probabilité que son frère le soit est de 50 %. Cette probabilité descend à 20 % chez les faux-jumeaux. Évidemment, l'environnement (intra-utérin ou après) modifient les gènes, mais très peu d'études existent à ce sujet ;

    • Il y a très peu d'études sur l'impact de l'environnement alors qu'un divorce semble favoriser l'homosexualité masculine et la perte de la mère durant l'enfance semble favoriser l'homosexualité féminine ;

    • On constate que les hommes et les femmes n'ont pas la même pratique de l'homosexualité : chez la femme, l'environnement prend une place plus importante et l'orientation sexuelle est plus changeante au cours de la vie que chez l'homme (un témoignage parmi d'autres). Notamment, on constate que les femmes qui se déclarent hétéros sont excitées par des films pornos masculins et féminin (je pense qu'il y a tout de même un biais de la curiosité dans cette expérience).
    Sat Sep 1 23:58:31 2018 - permalink -
    - https://www.france.tv/france-2/infrarouge/12693-infrarouge-homo-ou-hetero-est-ce-un-choix.html
  • Démocratics 2009 - Media.fdn.fr

    Excellente intervention de Benjamin Bayart datant de janvier 2009 qui nous remet les idées en place sur le droit appliqué à Internet. Cette causerie est de pleine actualité, je trouve.

    • Aux débuts du net, il pouvait y avoir une régulation communautaire, car il y avait environ 1000 nouveaux utilisateurs par an, principalement des étudiants qui entraient en école d'ingénieurs. En 1997-1998, il y a eu un décrochage, que les gens de l'époque nommaient « endless september ». L'effet communautaire "tout le monde se connaît" et "les serveurs sont administrés par des gens qu'on connaît" empêchait les affaires de pédoporn, d'apologie du terrorisme, etc. de se produire. On avait essentiellement des problèmes de politesse (dire bonjour et merci, lire ce que les autres ont écrit avant de poser une question, etc.) ;

    • Un vide juridique est une notion qui n'existe pas. Il y a toujours une loi qui s'applique. Elle n'est pas forcément spécifique au domaine, mais elle existe. Exemple : les violations de la correspondance privée et les abus de la liberté d'expression sont sanctionnés par des lois antérieures à Internet ;

    • Au pire, on peut affirmer que le Droit n'est pas adapté. Exemple : la loi sur la liberté d'expression distingue éditeur et imprimeur et la date d'impression. Ces éléments, surtout la date d'impression, n'a plus vraiment de sens sur Internet puisque le contenu est toujours disponible. Soit on applique le droit existant et on est incapable de sanctionner un contenu 3 mois après sa publication alors qu'il existe encore, soit on considère qu'il s'agit d'une infraction continue et quiconque peut chercher des ennuis à quel auteur que ce soit pour un écrit confidentiel mis en ligne 20 ans plus tôt ;

    • On a eu beaucoup d'incompréhensions par les politiciens et les gens de loi : légiférer sur l'obligation d'obtenir une autorisation du gouvernement avant d'ouvrir un site web (amendement de François Fillon en 1996) sans se rendre compte que cela rétabli un privilège royal d'impression, responsabiliser les hébergeurs des contenus sans comprendre qu'ils ne sont pas plus responsables des contenus publiés par des éditeurs que l'imprimeur et le livreur d'un journal, etc. ;

    • En se basant sur son boulot chez tous les grands Fournisseurs d'Accès à Internet français, Benjamin Bayart affirme que ces acteurs n'appliquent pas la loi de 1991 sur les écoutes téléphoniques : quand ils reçoivent une demande de mise sous écoute, ils enregistrent tout et ils retranscrivent tout, sans tronquer ce qui n'est pas relatif à l'enquête comme l'exige la loi ;

    • On constate que ce qu'on nomme vide juridique en matière d'Internet est surtout un vide judiciaire : on a retiré des pouvoirs et des prérogatives à la justice pour les transférer à des acteurs privés. Exemples : l'éditeur est désormais soumis au bon vouloir d'un hébergeur responsabilisé par la LCEN de 2004 ; On passe d'une mise sur écoute sur commission rogatoire (juge d'instruction) à une conservation générale des données de connexion par les intermédiaires techniques, éléments accessibles sur enquête préalable pilotée par le Parquet donc par l'exécutif ;

    • On est passé d'un monde de liberté a priori et de responsabilité à assumer a posteriori à un monde de suspicion généralisée et d'infantilisation. Soit on se considère dans un État totalitaire qui considère que tout le monde est suspect ou coupable de tout, soit on considère qu'on considère le citoyen comme étant trop idiot pour être responsable de ses actes d'où on enregistre tout pour le guider et on met en place des infrastructures l'empêchant de faire des choses a priori ;

    • Quand on paie un commerçant physique par carte bancaire, le terminal de paiement imprime deux tickets : un pour le client, l'autre pour le commerçant. Ce deuxième ticket contient le numéro de la carte bancaire. Quelqu'un qui vole les tickets peut effectuer des achats en ligne (moyennant le code de sécurité à 3 chiffres qui s'est généralisé, mais qui est parfois devinable ;

    • Les infractions se déplacent vers Internet, mais il n'y a peu de nouvelles infractions. Le piratage de la base de données clientèle d'un site web, c'est une entrée par effraction et du vol. Du phishing, c'est de l'abus de confiance vieux comme le monde (lettres d'Espagne). Internet change l'impact d'une infraction, plus de gens peuvent être touchés en un coup ;

    • Les mesures de sécurité sont rarement prescrites par la loi. Ce n'est pas la loi qui impose à une banque d'avoir un coffre-fort ni à un particulier d'installer une serrure chez lui, c'est les assurances.
    Fri Aug 31 21:59:32 2018 - permalink -
    - http://media.fdn.fr/html/Droit_et_Internet.html
  • Et tout le monde s'en fout #15 - La vérité - - YouTube

    D’ailleurs, une de ses fonctions essentielles, à ton cerveau, c’est de confirmer ce que tu crois déjà. En gros, plus tu crois un truc, et plus ton cerveau va sélectionner dans la réalité des détails qu’il va mettre bout à bout pour te prouver que ce que tu crois, c’est la vérité ! […] Quand il te manque des infos sur quelque chose, ton cerveau comble automatiquement les trous en piochant dans ta tête dans les trucs dans ta tête que tu crois déjà savoir pour te construire une belle vision du monde, de toute façon limitée par ce que tu crois.

    […]

    Du coup tu te rends bien compte que tout ce que tu penses consciemment, c’est qu’une toute petite sélection des informations qui existent ! Et cette sélection ridicule, elle est là pour te prouver tes croyances !
    Oui c'est le cerveau, j'écoute. Sur quoi on porte son attention aujourd'hui ? Bouge pas. Ah bah tiens ça c’est le sens de sa vie, ça l'intéresse, ça, non ? Non il pense que la vie c’est de la merde. Ok ! Tu m’isoles le ciel gris, tu montes le son du marteau piqueur et tu m’fais un beau zoom sur la flaque de pisse à gauche là. Bah si, si comme ça avec un peu chance il va glisser dessus et ça va bien correspondre à l’opinion qu’il a de la vie.

    […]

    Et le critère qu’utilise ton cerveau pour te donner, ou pas, les informations qu’il te donne, c’est le sentiment que tu as de toi-même.
    Bon, bah elle est bien cette teuf ! Comment il se sent ? Peur du rejet, peur du jugement. Bon bah très bien ! Tu vois le groupe qui a l'air sympa là ? Ouais, bah nan, on va focaliser son attention sur l’aquarium de la cuisine. Si, y'a un poisson crevé dedans comme ça on va pouvoir le regarder en faisant la gueule. Ah bah nan mais comme ça il va être sûr d’être rejetable. […]

    […]

    Comme ta vision du monde, elle dépend entre autres du sentiment que tu as de toi bah t’as plutôt intérêt à ce que ce sentiment soit pas tout pourri ! Tu t’es déjà demandé si ce que tu croyais, ça te rendait heureux·se tous les jours ? Le moyen le plus simple que tu as d'améliorer ce sentiment, bah c'est de commencer à croire des trucs qui te rendent heureux ! Parce que si tu fais ça, ton cerveau il va isoler dans la réalité des trucs nouveaux qui vont te prouver que ce tu crois maintenant, c’est également la vérité.

    […]

    […] Il a réussi à sortir avec elle 3 fois quand même là, il doit être content ! *Peur de l’abandon…* Alors tu m’affiches en grand le temps écoulé depuis son dernier texto et tu me lances une réinterprétation de tout ce qu’elle dit s'il te plait, ouais. Contre lui. Si si, comme ça ça va bien lui foutre la pression et avec un peu de chance, elle va finir par le larguer bien comme il faut. Ouais si si on sera bien raccord.

    Fri Aug 31 14:54:46 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=VD4ne7VuFVs
  • Et tout le monde s'en fout #23 - Les valeurs - - YouTube

    En tout cas, ça rappelle que ton système de valeurs, il vaut mieux pour toi que tu te le prennes en main… Parce qu’au final, il s’agit quand même de ton identité ! Parce que quand on est gamin·e, on grandit dans un environnement qui nous impose des valeurs qu’on choisit pas forcément. Donc au passage, quand t’es grand, et qu’on essaye de t'incruster des valeurs dans la tronche à grand coups de principes du genre le travail c’est la santé, bah ça veut dire qu’on t’infantilise ! […]

    […]

    La colonne vertébrale de ton identité : c’est les valeurs que tu choisis.

    […]

    […] Si tu choisis pas toi-même tes valeurs au bout d’un moment, tu risques de ressentir un gros malaise, voire de rester bloqué et ton estime de toi elle finit dans l'eau potable de tes toilettes ! Du coup après, pour sauver les toutes petites miettes de ce qu’il reste de ton vrai toi, ton cerveau va déformer ta perception de la réalité pour te convaincre que, après tout, tu es toujours cohérent avec tes valeurs.

    […]

    Et sinon parfois, tu te radicalises, parce que tu peux plus supporter la différence entre ce que tu voudrais vivre et ce qui se passe vraiment. Du coup comme tu veux plus lâcher tes valeurs, bah elles évoluent plus, et tu commences à vouloir imposer ta façon de les pratiquer à tout le monde. […]
    Mais tu te rends bien compte que quand tu en es réduit·e à ça, c’est que tu confonds tes valeurs et tes croyances ? Pour être clair : une valeur, c’est « pourquoi » tu fais les choses. Alors qu’une croyance, c’est le « comment » tu fais les choses pour pratiquer cette valeur !
    Oui oui, Dieu a dit : « aimez-vous les uns les autres », tout à fait, oui. Mais l’amour est une valeur qui a des règles précises ! Précises, oui. Non monsieur les hommes ensembles ça ne fonctionne pas. A trois ? Quelle horreur non ! Pas du tout, ça fait pas de l’amour ça ! C'est pas chacun qui fait comme il veut !

    […]

    […] Ce qui fait que t’es toi et pas un autre, c’est aussi la hiérarchie que t’apportes à tes valeurs !

    Fri Aug 31 14:35:31 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=OqInPOy50p4
  • Et tout le monde s'en fout #21 - La violence - - YouTube

    La violence. Tu sais ? C’est le truc auquel tu comprends rien et qui te fait faire des trucs improbables qui se terminent dans de la souffrance véritable.

    […]

    Un acte violent, c’est de la responsabilité de celui qui le produit !

    C’est aussi un truc qui te prend par surprise et auquel on a quand même donné des espèces de « nuances ». Par exemple : mettre un coup de boule à une mamie dans la rue, c’est une « agression ». Shooter dans un yorshire c’est de la « cruauté ». Et gifler un enfant, c’est de « l’éducation ». Mais tu vois bien que même si tu changes de mot, c’est toujours de la violence ?

    […]

    Quand tu hurles sur quelqu’un pour lui transmettre une information, t’obtiens un choc traumatique qui engendre un état de sidération. Ça fait que ton cerveau, il imprime plus rien, oui encore moins qu'avant. Parce qu’en fait, il sécrète des produits similaires à de la morphine et à la kétamine ! Non, c’est pas pour être défoncé, c’est pour protéger ton cœur de la crise cardiaque !

    […]

    Sans compter qu’à force de réprimer ses émotions à grands coups de sidération le cerveau se développe mal et devient moins capable d’empathie et plus réactif au stress ! Du coup il se met à produire de la violence plus facilement du coup il reproduit le schéma sur les autres et au final ça produit encore plus de gens violents !

    […]

    La violence, dans ton cerveau c’est une alarme qui t’indique qu’il y a trop de pression parce que t’as trop de besoins que t’as pas satisfait.
    Ok ! Alors tu me lèves le volume de hurlement à 12 et ensuite on va se mettre à tout insulter. Ensuite on va taper 4 fois avec le couteau sur la table, et on va finir par un lancé d’assiette à travers sa gueule, comme ça on va bien finir par se faire comprendre et avec un peu de chance on va finir par remplir un de nos besoins. Comment ça lequel ? Bah je sais pas la question ! J'en ai rien à foutre ! ACTION !

    Fri Aug 31 14:24:51 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=wvvuVrt_XuE
  • Et tout le monde s'en fout #3 - Les émotions - - YouTube

    Je voudrais juste revenir sur un tout petit détail ton cerveau, ça te dit un truc ? Bon, en vrai je devrai dire tes cerveaux, parce que en fait t'as des neurones dans ton ventre, dans ta tête, et dans ton coeur.

    Pour simplifier, t'as quatre émotions principales : la colère […], la tristesse, […], la peur […], et la joie. Et quand une de ces émotions se manifeste, ce qu'elle veut c'est te pousser à faire un truc. L'émotion, c'est ton cerveau qui te dit : « réagis ! ».

    Par exemple, la colère, elle te dit pas : « mais tu vois pas que c'est rouge, connard ! », elle te dit : « J'ai besoin que mes valeurs soient respectées ». […]

    La tristesse, elle te dit pas : *gérémiades*, elle te dit : « désormais, je suis disponible pour un renouveau ». Donc en gros quand t'es triste, c'est que ton cerveau a compris que c'était fini, mais pas toi et que si tu commences autre chose, et ben t'arrêtes d'être triste.

    La peur, elle te dit pas « Haaaaaaaaaaah ! », elle te dit : « voilà ce qui pourrait arriver si tu ne réagis pas ». Ça veut dire : « bouge ton cul ! »

    […]

    Donc en gros c'est 3 signaux qui te disent tous la même chose : « fais une action, pour revenir à ton émotion de base : la joie ». […] C'est la seule de tes émotions que ton cerveau essaie de reproduire en permanence.

    Fri Aug 31 13:59:54 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=_DakEvdZWLk
  • C dans l'air du 07-06-2016 | NOUVEAU ! LE REVENU UNIVERSEL - YouTube

    Un débat de juin 2016 sur un revenu de base inconditionnel.

    • Si, en France, il est vu comme une réforme de simplification, c'est parce qu'il remet en cause la diversité (et le bazar) de la dépense sociale française très importante. D'autres pays n'ont pas cette vision puisqu'ils n'ont pas une culture de la dépense sociale. C'est justement pour ça que le revenu de base suscite chez nous une peur d'une dépendance à l'état alors qu'aujourd'hui une partie de la dépense sociale est organisée avec les partenaires sociaux et les collectivités territoriales ;

    • La sécurité apportée par le revenu de base permet de créer son activité, son association, son travail utile à la communauté, de travailler par plaisir et de faire en sorte que les boulots chiants et pénibles soient mieux rémunéré par manque de main d'œuvre, ce qui en augmente le salaire ;

    • Contrairement aux aides sociales habituelles, l'aspect inconditionnel retire tout paternalisme et redonne de la liberté à l'individu : il est assez intelligent pour savoir utiliser son argent ;

    • Le revenu de base n'est pas neuf (70's aux USA) et les peurs qu'il permettrait de résoudre non plus : on parlait déjà du chômage massif qu'allait créer les machines à laver le linge dans les années 1920 ;

    • Ce terme regroupe aujourd'hui plein de concepts différents : fusion des aides sociales et, si oui, lesquelles ? Revenu ou salaire de base ? Partage des richesses créées par la robotisation ou entretien du cercle de la consommation dans un monde robotisé ? ;

    • Cela fait 40 ans qu'il y a des expériences de revenu de base à travers le monde, y compris aux USA. Ces expériences dans des pays développés n'ont pas de sens, car elles concernent peu de personnes et qu’elles sont temporaires, ce qui fait que les gens ne quittent par leur emploi et ne se lance pas dans quoi que ce soit. En revanche, quand ça a été testé en Inde, on a constaté que les gens se désendettaient, qu'ils investissaient dans des outils de production et qu'ils envoyaient leurs enfants à l'école. La comparaison entre ces expériences étrangères et la France est encore moins fiable à cause de l'importance et de la diversité de la dépense sociale déjà existante ;
    Fri Aug 31 00:52:50 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=7k8hYiMi5Zk
  • La contribution à l'audiovisuel public devrait être inconditionnelle (TV ou pas, tu la payes)

    Les personnes qui disent « je ne regarde pas la TV » me font marrer. Ça donne un petit côté intellectuel qui ne se laisse pas manipuler facilement. C'est toujours aussi tendance et mignon. Ce qui est marrant, c'est de laisser passer le temps : l'écrasante majorité de ces grands penseurs finira par mentionner, un jour, pour argumenter, un reportage diffusé sur Arte ou France 2 ou… Ho, si tu leur en fait la remarque, l'excuse suivante sera vite dégainée : « nan, mais je l'ai regardé sur Youtube, je n'ai pas la TV, t'es ouf ! ». Oui, enfin tu as regardé un contenu audiovisuel construit au format TV et financé par une chaîne de télévision, donc, bon, à moment donné il faut bien dire ce qui est : tu regardes la TV. Désolé pour ton image de grand intellectuel.

    De même, les personnes qui prétendent ne pas regarder la TV, mais qui ont un abonnement Netflix ou qui regardent quelques chaînes Youtube me font tout autant rire : tu regardes un nombre limité de contenus choisis par quelqu'un d'autre que toi, donc tu es toujours dans un mode de diffusion vertical de l'information. Comme avec la tévé, quoi. Nan, parce que, bon, regarder quelques chaînes Youtube mises en avant par le logiciel de Google parmi un nombre infini de chaînes, ça revient bien au même que de regarder l'ORTF dans un monde fini de fréquences hertziennes (et donc de chaînes) : c'est une petite partie du contenu et il t'a été mis sous le nez par quelqu'un d'autre que toi. Quand on me rétorque que « Youtube est moins pire, car il n'y a pas de ministre de l'information ni de chiens de garde », je désespère de l'humanité : il y a le conformisme social auquel tu te soumets ainsi qu'un logiciel dont tu ignores tout de son fonctionnement qui te préconise des contenus à visionner en fonction de ce que tu penses déjà (on nomme ça une bulle), garantissant ainsi que le conformisme social s'applique. Bref, ce n'est pas parce que tu regardes Youtube ou Netflix ou autre que tu n'as pas un comportement similaire à quelqu'un qui regarde la tévé. Désolé pour ton image de grand intellectuel, bis.

    Cette distorsion de la réalité à propos de qui regarde la TV ou non fausse un autre débat : celui de la contribution à l'audiovisuel public que personne veut payer. En ce qui me concerne, je suis pour que cet impôt soit inconditionnel : tu possèdes une télé ? Tu payes. Tu ne possèdes pas de TV ? Tu payes. Tu possèdes aucun moyen de visionner un quelconque contenu audiovisuel, pas même Internet ? Tu payes. Pourquoi ?

    Parce que la télé publique profite à tout le monde, même aux personnes qui n'en regardent pas les contenus. Les documentaires qu'elle (co)finance alimentent le débat public. Cash investigation, par exemple, rend les gens moins ignorants, et a permis l'ouverture de procès. Les jeux qu'elle finance et diffuse créent de la cohésion sociale (en plus de rendre les gens moins ignorants en fonction des jeux) quand des gens en discutent voire se retrouvent pour les regarder ensemble, notamment les personnes âgées. Même les prétendus (tout est question de point de vue) navets qu'elle finance (comme Plus belle la vie, que l’on me cite souvent en contre-argument), permettent à des gens de se faire plaisir, d'éteindre leur cerveau, et ainsi de ne pas être aigri comme les anti-TV de base. Bref, tout le monde y trouve son compte et la société dans son ensemble y gagne.

    La plupart de ces contenus coûtent trop cher à produire pour pouvoir être financés spontanément par du financement participatif, compte-tenu de leur fréquence (notamment). Et rien ne dit que le citoyen financerait des contenus totalement nouveaux qui iraient dans le sens de l'intérêt général, notamment en matière de journalisme d'investigation où le but est justement d'éclairer "de force" le citoyen sur des sujets qu'il ignore afin qu'il demeure citoyen. Si l'on donne au citoyen ce qu'il veut en matière d'information, alors on court à l'uniformisation et à l'affaiblissement de l'esprit critique. De l'autre côté, rien permet d'affirmer que le privé financerait tout ça, surtout les documentaires qui ne vont pas dans le sens de leur business.

    Tu chipotes sur la redevance TV quand tu prétends ne pas la regarder, mais tu finances l'école publique même quand tu n'as pas d'enfant, tu finances la recherche scientifique sur une maladie que tu n'auras jamais ou sur un concept que tu n'envisageras jamais d'utiliser, tu finances les infrastructures routières ou maritimes ou télécoms ou… même celles que tu n'utiliseras jamais de ta vie, etc., etc. Ça se nomme « jouer collectif » et, globalement, ça crée une société moins pourrie.

    Mais, en vrai, tout le monde profite des choses financées. Exemples : l'école publique profite à tout le monde, même aux personnes stériles, car elles peuvent adopter, bien sûr, mais surtout car elles bénéficient d'une société rendue (un peu) moins ignorante par l'école publique. Tu profites au quotidien de la recherche fondamentale apparemment inutile, etc., etc. Tout le monde profite de la TV pour les raisons indiquées dans le 4e paragraphe ci-dessus.

    Pour moi, la question pour décider de financer ou non un service public n'est pas de savoir si nous l'utilisons effectivement, mais si ce service est utile à l'intérêt général et si l'on veut que ce service existe indépendamment du gain individuel immédiat qu'il pourrait nous apporter (autrement dit : l'impôt n'a pas pour but exclusif d'être utile à ta petite personne). Derrière la question de la contribution à l'audiovisuel public se cache la question : veut-on un service public de financement et de diffusion de contenus audiovisuels ? Pour moi, la réponse est oui (pour les raisons exposées dans le 4e paragraphe ci-dessus), donc, pour moi, tout le monde doit financer ce service public, pas uniquement les détenteurs de matériel de réception.

    Il reste la question de l'usage des impôts. Si tu penses que l'école publique est malsaine ou que telle ou telle chaîne TV a massivement diffusé du contenu qui est contraire à l'intérêt général ou que tu es scandalisé de constater que 105 k€ ont été gaspillé pour la rénovation du bureau du PDG de Radio France (société commerciale financée à 90 % par la redevance TV), ou que telle infrastructure a coûté trop cher ou que… tu devrais pouvoir l'exprimer et être entendu. Je n'ai pas de problème avec l'impôt, j'ai un problème avec son mauvais usage et l'absence de réel contrôle démocratique de cet usage que la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 m'octroie pourtant. C'est cela qu'il faut changer. Supprimer l'impôt revient à se faire du mal. Contrôler son usage profite à la communauté. Ce n'est pas en t'attaquant à l'impôt que tu te feras entendre sur les dérives de telle ou telle dépense financée avec.

    Thu Aug 30 20:31:06 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?fPqfKw
  • Vivre en état d'urgence - C dans l'air - 20 juillet 2016

    Débat plutôt stérile autour de l'état d'urgence.

    Notes :

    • « Si l'on a rien à se reprocher, on n'a pas à être contrôlé » ;

    • Il y a des individus névrosé qui passent à l'acte "parce que l'état islamique leur a demandé" afin de s'offrir une mort publique plutôt qu'une mort asociale. Ils trouvent de la motivation à leur geste désespéré là où elle se trouve. Sont-ils des terroristes pour autant ? ;

    • Les Israéliens ont adopté des réflexes qui semblent limiter le nombre d'attentats : amener son enfant à l'école à pied sur les derniers mètres, toujours avoir un regard sur la rue en étant dos au café, plusieurs fouilles par jour y compris dans le parking des centres commerciaux, bénévoles des secours en moto, etc. ;

    • Une étude montre que 8 individus sur 9 qui se rendaient sur les lieux d'action de l'état islamique en revenaient en France sans intention de continuer une action politique. 1/9 passe à l'acte. Il semble y avoir beaucoup de déçu qui n'ont pas trouvé là-bas la société idéale qu'on leur avait promis.
    Thu Aug 30 00:53:06 2018 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?Xt2R3g
  • L'impôt à la source : ce qui vous attend #cdanslair 03-08-2016 - YouTube

    Un numéro de C dans l'air d'août 2016 sur le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. Intéressant à regarder alors que le Canard enchaîné de ce jour expose que Macron hésite à le faire entrer en vigueur au 1er janvier 2019.

    Notes :

    • Ce n'est pas une réforme de simplification. Il faudra toujours déclarer ses revenus annuellement, notamment ses revenus exceptionnels et éventuellement payer un supplément directement au fisc. Ce n'est pas une réforme fiscale, mais uniquement celle de la modalité de recouvrement (les sociétés commerciales et les organisme sociaux collecteront l'impôt pour le compte du fisc, comme cela se fait déjà pour la TVA). Le bazar fiscal demeure : plusieurs taux, plusieurs niches, plusieurs assiettes, quotient familial et autres cas particuliers. La France a un taux de recouvrement de l'impôt sur le revenu de 98,5 %… Est-il vraiment prioritaire de changer la modalité de ce recouvrement ? ;

    • La nouveauté en faveur du citoyen, c'est l'adaptation du taux d'imposition aux revenus du moment. Il est déjà possible de déclarer un changement de situation, d'obtenir des délais de paiement, et de ne pas payer ses tiers provisionnels si l'on suppose que le montant de l'impôt changera du tout au tout d'une année à l'autre, mais la réforme permet également de ne pas payer un fort impôt sur de forts revenus de l'année passée quand on a des revenus bien moindres cette année. Je m'interroge : cette réforme n'a-t-elle pas pour but de préparer l'impôt à une plus grande précarité (ce que l'on nomme flexibilité, c'est-à-dire l'enchaînement de petits boulots) des citoyens ? ;

    • Doutes sur la vie privée (mon employeur va connaître mes autres revenus, celui de mon⋅a conjointe, mon nombre d'enfants, etc. et ainsi ne plus m'accorder de promotion). D'abord, 80 % des sociétés commerciales en France sont des TPE donc des communautés de vie dans lesquelles la personne responsable de la paie, le patron et les collègues connaissent très bien la situation personnelle de chaque employé. Ensuite, le fisc a prévu un taux individualisé (pour ne pas faire apparaître les revenus du conjoint) et un taux standard (pour ne pas faire apparaître les autres revenus d'une personne). Si le taux standard est intérieur au taux auquel t'es soumis, il faudra payer, directement au fisc, un complément mensuel. Donc, oui, encore une fois, cela ne simplifie rien ;

    • Cette réforme fait plus de taff aux TPE/PME. Ce n'est pas le prélèvement à la source qui induit ça, mais le bazar de la fiscalité française (des tonnes de cas particuliers). C'est pour ça que le prélèvement à la source se passe mieux à l'étranger : l'impôt est individualisé (pas de notion de ménage) et il y a moins de cas particuliers (du coup, l'impôt n'y est-il pas plus injuste ? ;) ). Les sociétés de moins de 20 salariés pourront déléguer la paperasse au service Titre emploi service entreprise des Urssaf. Ce service leur permet depuis 2009 de déléguer la paye et le paiement des cotisations sociales. D'après le Canard enchaîné du jour, seulement 5 % des TPE adhèrent à ce service, par frilosité : elles n'ont pas envie que l'État voit leur comptabilité, d'où, peut-être, une fraude fiscale aux cotisations sociales qui représentait 20 à 25 milliards d'euros en 2013 ;

    • Les français fantasment un peu sur la simplicité des autres fiscalités européennes. Exemple : la complexité de la fiscalité allemande fait qu'un grand nombre de citoyens ont recours à un conseiller fiscal ;

    • La France est le pays ou le taux de prélèvements obligatoires (impôts + cotisations sociales) est le plus élevé (45,7 % du PIB en 2016). En revanche, le prélèvement est plutôt réparti sur les classes moyenne et supérieure (la classe sociale inférieure est plutôt épargnée) et la répartition de cet impôt reste encore équitable (malgré le CICE/CIR et autres bêtises). Ce n'est pas le cas dans d'autres pays de l'Europe donc attention lors de comparaisons. De même, quand on expose que les employeurs aux USA payent moins de cotisations sociales, on oublie de dire que ces mêmes employeurs cotisent auprès de fonds de pension capitalisés privés et à des assurances santé privées ;

    • La prétendue année blanche durant laquelle nous serions exemptés d'impôts (2018) est un demi-mensonge : il faudra remplir une déclaration de revenus et si des revenus exceptionnels (vente immobilière, rachat d'assurance-vie, etc.), le fisc pourra sévir ;

    • Un des projets rendus possibles par ce prélèvement à la source pourrait être de fusionner la CSG avec l'IRPP. Cela aurait pour effet de rendre progressif cet impôt proportionnel, donc de l'éviter aux bas revenus en le transférant, par le jeu du système progressif, sur les classes moyenne et supérieure ;

    • Le but du quotient familial est de ne pas décourager les gens d'avoir des enfants.
    Wed Aug 29 23:03:24 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=oIR4MT9SJFc
  • Blog Stéphane Bortzmeyer: Exposé « Tous à poil » à Pas Sage en Seine

    Une causerie datant de 2014 de Stéphane Bortzmeyer sur les systèmes permettant de prouver qu'une opération a eu lieu ou non, notamment la publication transparente totale.

    • Méthode traditionnelle : un organisme centralisé désigné par la loi, le marché, etc. à qui l'on fait confiance. La confiance repose sur la réputation de l'organisme qui souhaite continuer à exister. Évidemment, la confiance est irrationnelle, elle se donne et se retire sans forcément de bonnes raisons. Or, tout organisme qui a du pouvoir sera tenté de l'utiliser pour céder à des pressions internes comme l'appât du gain ou pour faire stopper des pressions externes (tentative de régulation, tentative d'intimidation, etc.). Pour amoindrir les aspects néfastes d'un organisme centralisé, on met en place de la supervision, des contre-pouvoirs, etc., ce qui fait qu'un système centralisé n'est pas aussi simple (à comprendre) qu'on le fait croire ;

    • Autre méthode : tout est public, tout le monde peut vérifier. Exemples :

      • Le protocole bitcoin est un livre d'opérations public permettant différents usages : transactions financières (Bitcoin), microblog acentré (Twister), noms (NameCoin), etc. Premier problème, la tyrannie de la majorité : quiconque détient 50,01 % de la puissance de calcul décide de ce qui est vrai ou faux. Deuxième problème, il faut faire confiance à une majorité parmi les administrateurs des machines qui effectuent les calculs (mineurs), qu'on ne connaît pas et qui sont regroupés en groupes influents opaques ;

      • Le projet Certificate Transparency se propose de résoudre le problème de x509 (tout organisme central de certificatification peut émettre de faux certificats x509 pour n'importe quel domaine Internet) en publiant tous les certificats signés par toutes les autorités de certification. Ça fonctionne uniquement si toutes les autorités publient leurs certificats et si les logiciels clients (un navigateur web, par exemple) vérifient. Il peut y avoir plusieurs listes de transparence, mais, pour chaque, il y a un acteur privilégié qui détermine qui (quelles autorités) peuvent écrire dans le livre public ;

      • Le vote manuscrit. Une urne transparente et des gens présents permet de s'assurer que l'urne n'est pas bourrée ou que des enveloppes ne disparaissent pas. On peut même aller plus loin avec du vote public et non secret comme c'était le cas sur Usenet (système décentralisé de forums) ;

      • Le routage sur Internet, dans lequel le protocole BGP transmet les routes entre les opérateurs (Orange, ARN, OVH, Wikimedia, etc.), est public : beaucoup d'outils permettent de voir qui a annoncé quels blocs d'adresses IP quand (RouteViews, RIPE RIS, looking glass). Tout le monde peut constater un détournement de trafic ou une erreur de configuration et savoir qui en est à l'origine. Un auditeur de la causerie nuance en expliquant qu'un détournement de trafic très local (visant un-deux opérateurs précis) échappe à cette transparence ;
    • Inconvénients de la transparence :
      • La transparence n'aide pas si les gens ne veulent pas voir, ne veulent pas participer à la vérification et à la solidité du système. Ce fut le cas avec Twister sur lequel un nombre insuffisant de participants a rendu possible une attaque effaçant des identités enregistrées. C'est le cas avec la relecture du code source des programmes informatiques libres. Mais c'est le cas en politique où on laisse nos politiciens en roue libre. Pour Stéphane, l'opacité est pire que ces problèmes-là ;

      • La transparence semble assez incompatible avec la vie privée, même s'il y a parfois des solutions comme des adresses Bitcoin à usage unique. L'avantage, c'est que la publication garantie la transparence au plus grand nombre, et pas seulement à une minorité. Si une action de surveillance en découle, elle est beaucoup plus symétrique dans un tel système de transparence.
    Tue Aug 28 23:31:49 2018 - permalink -
    - http://www.bortzmeyer.org/tousapoil.html
  • [ Démission surprise de Nicolas Hulot ] Le grand entretien avec Nicolas Hulot - YouTube

    J'accorde aucun égard au politicien, mais j'éprouve un profond respect pour l'homme qui, après avoir avalé de force un grand nombre de couleuvres (« je me surprends tous les jours à me résigner, à m'accommoder des petits pas »), s'émancipe d'un gouvernement-carcan dans lequel il n'a pas pu faire autant que l'enjeu écologique le nécessite.

    Un homme qui dénonce le poids des lobbys (exemple : Thierry Coste, de la Fédération nationale des chasseurs, était présent, sans invitation, à la réunion gouvernementale du 27 août 2018 sur la chasse) et des postures politiciennes (notamment au Sénat).

    Un homme qui « ne veut plus se mentir » et qui renoue ainsi avec son estime de soi. Un homme qui ne veut plus servir de caution morale : « je ne veux pas donner l'illusion que ma présence au gouvernement signifie qu'on est à la hauteur sur ces enjeux-là », « si je les [ Macron et Philippe ] avais prévenu [ de sa démission ], peut-être qu'ils m'en auraient encore une fois dissuadé ».

    Un homme qui en a marre des prétendus petits compromis qui sont en réalité de vraies compromissions éthiques qui ne permettent pas de changer l'issue : « Petit à petit, on s'accommode de la gravité et l'on se fait complice de la tragédie qui est en cours de gestation. »

    Hulot fait appel à la responsabilité collective. C'est l'ensemble de la société qui doit porter ses contradictions :

    Posons-nous une question centrale sur notre propre responsabilité sur nos propres contradictions. En tant que citoyen, on peut aussi se poser la question. Ça va vous paraître là aussi totalement dérisoire, mais quand j'vois qu'on continue à jeter ses mégots par terre, que le petit geste élémentaire… est-ce que notre société est bien prête à des grands changements ? Est-ce qu'on est prêt à remettre en cause nos modes de consommation, nos modes de production ?
    […]
    Tout l'été, les résistances anti-éoliennes, alors, OK, on ne veut pas d'éoliennes, on ne veut pas de centrales nucléaires, on ne veut pas de centrales thermiques. Comment on fait si l'on additionne tous les refus ?! Ceux qui critiquent, à tort ou à raison, qu'est-ce qu'ils proposent ? Qui vient enrichir le débat écologique ? Qui vient apporter ses pièces pour construire la société de demain, le modèle de demain ?!



    Un homme humble : « peut-être n'ai-je pas su convaincre, peut-être n'ai-je pas les codes », « ‒ Aviez-vous les épaules pour être ministre ? ‒ Peut-être pas, la question vaut d'être posé, peut-être pas ».


    J'espère que mon départ provoquera une profonde introspection de notre société sur la réalité du monde.

    Tue Aug 28 13:48:52 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=YJZa90g9WSk&t=338
  • Objets qui communiquent entre eux ou bien esclaves du cloud ? (Stéphane Bortzmeyer) - YouTube

    Causerie datant de 2016 dans laquelle Stéphane Bortzmeyer interroge l'infrastructure actuelle de ce que l'on nomme, à tort, objets connectés : une architecture centralisée est-elle nécessaire ?

    • Qu'est-ce qu'un objet connecté ? Tout ce qui n'est pas perçu comme un ordinateur alors qu'il en a les propriétés mathématiques. Un réfrigérateur est un ordinateur équipé d'un refroidisseur. Un smartphone est un ordinateur équipé d'un téléphone. La notion d'ordinateur s'efface au profit de la fonctionnalité principale vendue ;

      • Certains objets connectés sont restreints en ressources, d'autres non : un réfrigérateur connecté n'est pas contraint en consommation électrique, une TV connectée n'est pas contrainte en puissance CPU ;

      • Objets prévus pour fonctionner sans administration système régulière (mises à jour, sécurité, sauvegardes, entretien, etc.) ;

      • Puisqu'ils ne sont pas perçus comme des ordinateurs, leurs créateurs ne tiennent pas compte des leçons apprises avec l'informatique sur les trente dernières années, notamment dans le domaine de la sécurité ;
    • « Internet des objets » est un terme impropre car on s'attend à des objets qui communiquent entre eux en utilisant TCP/IP et d'autres normes ouvertes selon une architecture dénuée de centre. Or, ce qu'on nous vend actuellement sous ce terme, c'est des objets qui communiquent, en utilisant des normes fermées, avec un contrôleur local ou distant qui, s'il cesse de fonctionner, rend les objets inutiles ;

    • « Dire « Mon silo à données est sécurisé » comme argument marketing est aussi peu crédible que de dire « je ne ferai jamais d'erreur » ;

    • La sécurité est parfois difficile à implémenter : ces objets n'ont pas de générateur de nombre pseudo-aléatoires ni d'interface utilisateur permettant la saisie d'un mot de passe ;

    • Une architecture centralisée présente des avantages :

      • Elle permet de commercialiser des objets à pas cher, donc de bénéficier d'achats impulsifs, tout en s'assurant une rente via un abonnement. Ce point est même vendu aux investisseurs : « notre modèle économique est viable, car il repose sur des utilisateurs captifs et un abonnement » ;

      • Une telle architecture facilite également une surveillance invisible. Exemple : la TV équipée d'un micro et d'une caméra activable par le logiciel… donc à distance, via le contrôleur situé dans le cloud. Cela va dans les intérêts de certaines personnes, si l'on en croit les documents publiés par Snowden ;

      • Elle résout également le problème de point de rendez-vous et de traversée de NAT en attendant le déploiement effectif d'IPv6 ;

      • Tout comme avec un ordiphone, elle permet d'avoir une fonctionnalité intégrée de sauvegarde des données ;
    • On a des bouts de solutions techniques pour construire une infrastructure acentrée, mais on n'a pas les discours marketing et politique qui vont avec (non, la vie privée et l'indépendance du client ne semblent pas être des arguments audibles de nos jours).
    Tue Aug 28 01:02:59 2018 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=FxE0gbAiBDA
  • Blog Stéphane Bortzmeyer: Un Internet favorable ou défavorable aux Droits Humains ?

    Excellente causerie de Stéphane Bortzmeyer datant de juin 2016 qui essaye d'examiner dans quelle mesure les caractéristiques techniques et organisationnelles de l'Internet facilitent ou découragent l'application des Droits Humains.

    J'en recommande fortement le visionnage. En prolongement, il est possible de lire le livre « L'aberration du solutionnisme technologique ».

    • D'un côté, une technologie est neutre, elle peut servir à des choses positives ou négatives, et la société peut agir dessus (pour en réguler les usages, par exemple). Exemples : le feu, un couteau, etc. ;

    • De l'autre, une technologie n'est pas neutre, elle a forcément un impact et des conséquences indépendamment des gens qui l'utilisent. On parle de déterministe technologique. Exemple : le choix français en matière de nucléaire civil empêche sa démocratisation (pour des raisons techniques et organisationnelles genre la sécurité). La technologie peut fermer des portes dans sa conception même. C'est l'idée que Larry Lessig développe dans son « Code is Law ». L'existence ou non d'une infrastructure routière limite un déplacement en voiture. Dans le nord des USA, certaines plages étaient uniquement accessibles via de petites routes sinueuses dans le but d'interdire, par l'infrastructure, les transports en commun dans le but inavoué d'avoir des plages réservées aux Blancs (seules personnes équipées d'une voiture à l'époque) ;

    • En vrai, il faut nuancer :

      • La technologie n'est pas externe à la société qui la fait naître, elle n'est pas envoyée par les Dieux. Est-ce le protestantisme a été la conséquence de l'imprimerie ou est-ce que l'imprimerie répondait à un besoin nouveau de la société dont le protestantisme fait partie ? Si elle était une demande de la société, alors l'impact avait déjà lieu avant l'invention de l'imprimerie. Et parce qu'elle n'est pas envoyée par les Dieux, on ne peut se dédouaner d'une réflexion la concernant ;

      • Souvent, la technologie impose des choses, en interdit d'autres, en permet d'autres, et en facilite encore d'autres. Exemple : Internet n'est pas forcément la cause d'un renouveau obligatoire de l'exercice de la citoyenneté, mais il le permet ;
    • Quelques exemples d'interactions entre l'infrastructure d'Internet et les Droits Humains :

      • IP : le trafic circule en clair, ce qui permet la surveillance, mais a facilité son adoption. Contrairement à l'idée reçue d'un Internet construit par des hippies bisounours qui ne voyaient pas l'intérêt du chiffrement, celui-ci avait été discuté à l'époque, mais écarté pour des raisons de difficultés d'implémention. Évidemment, rien empêche d'ajouter du chiffrement après coup, mais c'est moins facile d'utilisation que si c'était par défaut ;

      • DNS : un nom permet de la simplicité d'utilisation, de la stabilité, une identité-sémantique, mais sa structure hiérarchique facilite le filtrage, donc des atteintes potentielles à la liberté d'expression. Évidemment, il est possible d'utiliser TOR et ses onion ou GNUnet ou de changer de serveur DNS récursif… mais tout le monde ne sait pas faire ça ;

      • Internationalisation : la non implémentation d'autres jeux de caractères que l'ASCII dans les protocoles Internet limitait la liberté d'expression. Évidemment, des techniques et des conventions humaines (codage des signes arabes avec des chiffres) ont été mises en place pour dépasser cela, mais ce n'était pas très accessible ;
    • Une technologie permet de redistribuer les cartes par le simple fait que quelque chose d'impossible devient possible. Exemple : l'expression d'un plus grand nombre de personnes grâce à l'imprimerie puis à Internet. Internet n'impose pas la liberté d'expression, mais il réduit l'écart entre les personnes qui y ont le droit ou non : on passe d'un grand écart entre citoyen / association et ORTF à un écart plus réduit entre le site web du citoyen ou de l'association et un mastodonte comme TF1 ;

    • L'IRTF, la section R&D de l'IETF, l'organisme informel auquel tout le monde peut participer et dans lequel se discutent, se créent et se publient les normes d'Internet, dispose dun groupe de travail sur les interactions entre les protocoles d'Internet et les Droits Humains (HRPC).

    J'ai un peu de mal avec l'hypocrisie qui consiste à exposer qu'une arme à feu aurait une seule fonction, tuer, donc qu'il faudrait en contrôler l'usage, tout en exposant qu'un couteau aurait plusieurs usages, donc qu'il serait neutre. Le couteau a une seule fonction : trancher, transpercer ou déchirer des tissus ou des objets. On peut s'en servir pour se nourrir, pour se défendre ou pour se venger. Comme une arme à feu.

    Et dans les deux cas, on peut y appliquer des considérations éthiques : ce n'est pas forcément bien de tuer un animal, même pour se nourrir. C'est pour cela que je trouve ténu le lien entre une technologie et des usages et entre ces usages et des Droits Humains qui justifieraient, ou non, d'interdire ou de contrôler la technologie. Exemple : les personnes qui exposent qu'Internet c'est mal parce que tout le monde peut s'y exprimer. Non, Internet le permet, mais ne l'impose pas. L'aspect maléfique relève de leur perception alors que la société a déjà décidé que la liberté d'expression est une bonne chose en 1789 puis en 1948 et revenir sur cette liberté ne ferait pas disparaître Internet.

    Mon Aug 27 23:01:09 2018 - permalink -
    - http://www.bortzmeyer.org/radiofrance-internet-dh.html
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