Un nouvel épisode dans la saga Far Cry ! Je joue à cette saga depuis le premier opus, il y a plus de 12 ans, donc, forcément, je n'ai pas pu résister. :D Cette fois-ci, il s’agit de libérer l’état du Montana de l’emprise d’un culte puissant, hégémonique, violent, manipulateur, etc.
Concernant l'achat du jeu, il faudra vraiment que les éditeurs se remettent en question niveau simplicité et flicage :
Côté jouabilité :
Côté technique, si je ne juge pas la qualité graphique (car ce n'est pas important à mes yeux), je retiens le grand nombre de bugs que j'ai rencontré… Attention : contrairement à ce que l'on lit sur des forums, je fais bien la différence entre un bug et un effet narratif (genre une mission qui ne se termine pas officiellement car son⋅a commanditaire est pris⋅e en otage, la mission se terminera à la libération de ce personnage dans une autre mission). Des véhicules qui n'apparaissent pas, des marqueurs à proximité qui disparaissent temporairement dans le HUD et sur la carte (notamment à l'ouest de Whitetail Mountains), des scripts qui ne se déclenchent pas, ou s'entremêlent d'une mauvaise manière (mission avec Hurk, libération du docteur Lindsey, etc.), etc. Ce n’est pas encore assez fréquent pour nuire au plaisir de jouer, mais c’est à signaler tout de même.
Du côté des mécaniques de jeu, contrairement à ce que je lis dans une majorité de tests, il ne faut pas se voiler la face et admettre que les mécaniques de jeu qui ont prétendument disparu par rapport aux opus précédents (tours radios, forteresses, chasse pour confectionner des objets, expérience pour débloquer des compétences, etc.) sont quasiment toutes présentes dans Far Cry 5 sous d'autres formes (confection d'explosifs, défis et fouille de bunkers pour débloquer des compétences, etc.). De là à dire que c'est plus ou moins agréable sous cette forme, ça dépend des goûts. Pour moi, c'est très mitigé. Notons tout de même un nombre plus réduit d'avant-postes à libérer. Je trouve cette réduction pertinente compte tenu que Far Cry 4 avait été trop loin.
Côté durée de vie, il me semble qu'on est en deçà de Far Cry 4, car un grand nombre de missions annexes sont inintéressantes : chasse ou pêche ceci pour moi, cueille cela pour moi, trouve tels objets pour moi, libère ces otages, etc. Les autres missions principales et annexes sont bien senties et prenantes.
Côté scénario :
Pour ceux et celles qui sont bloqué⋅e⋅s sur « 41/43 missions terminées » dans la région d’Henbane River ou « 51/52 missions terminées » dans la Holland Valley, je vous donne quelques tuyaux :
Au final : ce jeu est un bon épisode de Far Cry même s'il ne réinvente pas le genre, qu'il est répétitif, qu'un grand nombre des missions annexes sont inintéressantes et répétitives et que le scénario est moins captivant que celui de Far Cry 4 dans lequel j'avais l'impression de servir une cause, de défendre des valeurs, d'œuvrer étape par étape à la reconstruction d'un pays. La saga progresse petit à petit et cet épisode nous propose une ambiance et une histoire qui valent la peine.
<Gladeulfeurah> Si, c'est un génie ! Il a même réussi à manipuler ginny et Harry avec son journal dans le 2
<GRiz> Ouais mais s'il avait vraiment été intelligent, il n'aurait pas fait des horcruxes avec un cahier ou serpent mais avec un Nokia 3310
<GRiz> Là Harry et Dumbledore n'auraient jamais pu le détruire et il aurait gagné ! \o/Une mainmise accrue des procureurs [ NDLR : donc de l'exécutif ] sur les procédures, l’extension des intrusions dans la vie privée et la multiplication des visioconférences : voilà ce que promet, entre autres réjouissances, le projet de réforme de la justice. Pas sûr, pourtant, que le texte qui sera présenté le 18 avril en Conseil des ministres sortira indemne de son examen par le Conseil d’Etat, dont un éminent membre confie que « certaines dispositions posent problème ». Et c’est peu dire.
Aujourd’hui, autorisées pour les délits passibles de 5 ans de prison, les écoutes téléphoniques, interceptions électroniques, géolocalisations et perquisitions pourraient l’être demain pour les infractions punies de 3 ans. Soit quasiment toutes, depuis le vol à l’étalage… Et ce sera au procureur d’en décider, sans même le regard d’un juge indépendant. Vous pensez que ça ne touchera que les vilains délinquants ? Erreur ! Avec eux, leur famille, leurs proches, leurs copains seront aussi écoutés et localisés.
Quant a la visioconférence, elle sera étendue partout où c’est possible afin d’éviter de coûteuses extractions de prison et les voyages d’experts ou de témoins. Hélas, le terme pompeux de « visioconférence » recouvre des écrans crachotants, et, de ceux qui y apparaissent, on ne capte souvent qu’une voix lointaine et un visage brouillé.
Bon courage pour te défendre dans ces conditions… :(
Sans compter le flou artistique du projet sur la fusion des tribunaux d’instance — dits « de proximité » — avec leurs grands frères, dits, eux, « de grande instance ». Du coup, ce mercredi 11 avril, magistrats, avocats ou greffiers vont manifester devant la Chancellerie contre « une justice déshumanisée ».
Tout de suite les grands mots, quand il ne s’agit que de petites économies…
Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.
Le lanceur d'alerte et ancien informaticien franco-italien de la banque HSBC Hervé Falciani, à l’origine des SwissLeaks, a été arrêté, le 4 avril, par la police de Madrid à la demande de la Suisse, qui réclame son extradition. il a été relâché le lendemain mais ne peut quitter le pays dans l’attente de l’examen » de cette demande. 11 a été arrêté au moment où il allait participer à un débat sur la protection des lanceurs d’alerte.
Au cas où il n’aurait pas compris…
Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018 (je suis l'auteur du titre du shaarli).
Les tuiles continuent pour les malheureux patrons des Gafa, et pas seulement à cause des menaces de sanctions fiscales brandies depuis des lustres par les Européens. « Les Echos » (6/4) signalent que « des salariés [de Google] demandent à la direction d’abandonner la participation à un projet du Pentagone », appelé « Maven », consistant à utiliser l’intelligence artificielle « pour interpréter des images vidéo (…) dans des surveillances et des frappes par drones ». Pour Facebook, ça se gâte aussi. « Le Farisien » (8/4) annonce que « la Cnav [l’assurance vieillesse] a fermé sa page Facebook pour protéger les données personnelles de ses usagers ».
Comme si les petits secrets de nos chers retraités pouvaient intéresser les politiciens américains indélicats…
Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018 (je suis l'auteur du titre du shaarli).
Enfin un syndicaliste payé à sa juste valeur ! Patrick Del Grande, le président de la minuscule fédération CFTC du bâtiment et des travaux publics, y émarge au discret salaire mensuel brut de… 17 000 euros. Sa numéro 2, Caroline Tykoczinsky, gagne à peine moins. Leurs salariés, eux, se plaignent d’être payés « une misère ».
Même la Sécu s’est offusquée. Comme la plupart des organismes sociaux, elle rembourse en enffet aux employeurs les heures que les représentants syndicaux passent à siéger et à travailler au sein des instances. Or le président et son adjointe collectionnent les mandats. Ils ont l’un et l’autre présidé la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de Meurthe-et-Moselle, dont ils sont toujours conseillers.
Del Grande vient aussi d’être réélu à la tête de la caisse des allocs et siège à l’Urssaf ou encore à la caisse de retraite de la branche, la Carsat… « Leur rémunération exorbitante est largement financée avec cet argent public », résume Jérôme Karsenti, l’avocat de la CPAM. Selon lui, Caroline Tykoczinsky a « exagéré les déclarations [d’heures passées à siéger dans tous ces machins] pour gonfler les rem boursements » versés par la Sécu à la CFTC.
Mais que fait la justice ? Une enquête est ouverte au parquet de Nancy depuis 2007, et Del Grande a été mis en examen, en 2012, pour une histoire de salaire surévalué à la CFTC et à Pôle emploi. Les deux intéressés n’ont pas répondu à nos questions. Dommage : la mafiingale aurait pu tenter d’autres syndicalistes. Quant à la direction nationale de la confédération chrétienne, elle reste muette. Les calottes
sont coites.
Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.
Panique à bord ! Alors que les élections européennes arrivent à grands pas (mai 2019), Macron n’a toujours pas réussi à se faire des amis pour constituer un groupe et exister au Parlement européen. Sans groupe, hélas, pas d’argent, pas de postes clés (présidents de commission, coordonnateurs, rapporteurs, etc.) et aucune chance de peser sur les positions et les nominations de la Commission…
Macron a d’abord rêvé d’une romance avec Merkel. Mais le parti de la Chancelière, la CDU, n’a aucune envie de quitter le PPE (Parti populaire européen), qui rassemble en Europe les mouvements de sa sensibilité. Scheisse ! Et En marche ! ne peut pas non plus rallier le PPE, qui abrite tous les partis conservateurs, parmi lesquels le Fidesz de Viktor Orban…
Erasmus, à l’aide !
Le rêve allemand évanoui, Macron et ses émissaires se sont tournés vers l’Espagne dans l’espoir de monter une alliance avec Ciudadanos. Un parti jeune, progressiste et libéral : c’était parfait. Mais l’Elysée a mis un certain temps à comprendre que, pour son chef, le jeune et fringant Albert Rivera, les élections enropéennes n’étaient pas une priorité. Les rencontres n’ont débouché sur rien de concret. No pasarân, Manuel !
Et l’Italie ? Le PD transalpin (Partito democratico, centre gauche) s’est montré réceptif. Problème : les Macron boys ont pris langue au même moment avec le Mouvement cinq étoiles de Beppe Grillo. Révélés par le journal italien « Il Foglio », les contacts entre les deux formations ont douché le PD, dont un dirigeant a fustigé l’« amateurisme » de l’Elysée. Les contacts pris avec les partisans de Beppe Grillo ont semé la zizanie jusque dans le camp Macron, Europe En Marche pendant un communiqué de fin de non-recevoir très vif, retiré par LRM. Ciao ragazzi !
SOS amitié
La logique aurait voulu que l’Elysée contacte le groupe libéral européen (Alde), sorte d’auberge espagnole où cohabitent des centristes de gauche et de droite de tous pays, plus quelques eurosceptiques (FDP allemand). Mais Macron n’a pas souhaité rencontrer son chef, le Flamand et ancien Premier ministre Guy Verhofstadt. « Il n’est pas assez docile, [le Président] s’en méfie », raconte un eurodéputé français.
Après cette histoire belge, Dany Cohn-Bendit a convaincu Macron de tenter un rapprochement avec les Verts européens, moyennant l’appui de quelques Grünen allemands. Mais l’initiative de (Cohn-Bendit a eu très peu d’écho. L’Elysée a laissé entendre que Pascal Canfin, ancien ministre (EELV), pourrait se rallier. Furax, l’intéressé a fait savoir qu’il n’avait jamais été approché !
Macron mise sur son grand discours au Parlement européen, le 17 avril, pour susciter l’envie. Il comptait faire une allocution jupitérienne et tourner les talons. Seulement, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, lui a rappelé qu’il était dans les usages de débattre avec les élus. « Une chose est sûre, prévient l’eurodéputé Vert Pascal Durand : si Macron persiste dans son attitude bonapartiste, ça ne marchera pas en Europe. »
Ça peut même finir à Waterloo.
Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.
Deux petits articles glissés dans l’accord signé en 2017 entre les caisses de retraite complémentaire — l’Agirc (cadres) et l’Arrco (salariés) — sont passés inaperçus. Ils risquent pourtant de devenir très populaires auprès de quelque 300 000 salariés candidats, chaque année, à la retraite. Et pour cause : ils font reculer d’un an l’âge légal de la retraite à taux plein. Après le psychodrame de la hausse de la CSG sur les pensions, le succès est assuré !
Aux termes de ces articles, les futurs retraités qui, à partir de 2019, auront 62 ans — âge légal de départ — verront leur pension complémentaire amputée de 10 % pendant trois ans. Même s’ils ont cotisé le nombre de trimestres nécessaire ! Seule façon d’échapper à cette punition : travailler une année de plus.
L’entourioupe a commencé en novembre 2017, lorsque les partenaires sociaux gérant l’Agirc et l’Arrco ont conclu un accord pour sortir du déficit. A cet effet, les articles 98 et 99 — noyés parmi 155 autres — créent un explosif « coefficient de solidarité », siphonnant un dixième des pensions complémentaires Agirc-Arrco à partir de l’an prochain.
En 2020 le même sort sera réservé à la génération 1958 — arrivant à l’âge de 62 ans —, en 2021 à celle de 1959, etc. Le régime Agirc-Arrco va ainsi permettre d’économiser 180 millions d’euros par an.
Chômeurs très abattus
Le représentant du Medef ne cache d’ailleurs pas son but : « inciter les assurés à partir à la retraite plus tard que l’âge légal », a-t-il déclaré aux « Echos » (29/3), Des syndicats ont également signé l’accord, mais pas FO ni la CGT.
Les mécontents qui ne veulent pas voir leur pension baisser devront donc travailler une année de plus. Quand ils feront jouer leurs droits, leur pension complémentaire sera à taux plein. L’accord prévoit aussi que les candidats retraités bossant deux années de plus gagneront, à l’issue de ces deux ans, un bonus de 10 % sur leur retraite — voire 20 % pour trois ans de plus. Sauf que ces bonus ne seront accordés que pendant un an !
Quant aux chômeurs, ils n’auront pas le choix : ceux qui auront acquis les trimestres nécessaires pour partir à taux plein seront priés de liquider leur retraite illico avec, donc, un abattement de 10 % sur leur pension complémentaire.
Il leur suffira de retrouver du travail pour pouvoir cotiser une année de plus !
Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.
Proportionnelle, nombre de parlementaires, cumul… La cuisine du chef Macron tourne à la tambouille politicienne.
Les ordinateurs de l’Intérieur sont formels : l’introduction d’une part de proportionnelle pour les législatives — fixée à 15 % par Emmanuel Macron et couplée à une baisse de 80 % du nombre de parlementaires — ne devrait pratiquement rien changer. Appliquée au résultat des élections de juin 2017, cette dose de proportionnelle n’écornerait que très légèrement la majorité de 58 % des sièges remportée par les seuls candidats LRM. Le parti présidentiel se retrouverait avec environ 205 sièges sur un total de 404.
« Dans ce cas, nous restons majoritaires sans avoir besoin du MoDem et de François Bayrou, et c’est ça le plus important », confesse au « Canard » une huile gouvernementale.
Allez savoir pourquoi, Bayrou » qui revendiquait 25 % de députés à la proportionnelle — n’apprécie guère la plaisanterie… (lire p. 2).
Fiefs a l’encan
L’élection de 61 députés à la proportionnelle va permettre aux petits partis de grappiller quand même quelques s1èges. Mais ils devraient en reperdre à peu près autant avec les 343 places qui seront at— tribuées au scrutin majoritaire. Et pour cause : plus les circonscriptions seront étendues, plus les fiefs électoraux des petits partis se retrouveront dilués dans des territoires dominés par les grands partis.
Par exemple, les Hauts-de-Seine comptent aujourd’hui 13 « circos » (dix LEM, deux LR et une PCF). Demain, avec un département réduit à seulement 7 ou 8 circonscriptions, ce sont les communistes qui devraient passer à la trappe. Même constat dans l’Allier ou les Bouches-du-Rhône.
Au FN, Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen, et ses alliés Emmanuelle Ménard et Gilbert Collard pourraient être rayés de la carte électorale. Une partie des sièges détenus par La France insoumise risquent également de connaître le même sort.
De quoi, sûrement, faire sangloter l’Elysée…
La ficelle du chef
Pour réduire encore les effets de l’introduction de la proportionnelle, le gouvernement pense avoir trouvé une astuce d’une kolossale finesse.
Au lieu de voter deux fois, — une fois pour la proportionnelle et une fois pour le scrutin majoritaire —, l’électeur ne mettrait qu’un seul bulletin dans l’urne, et son vote serait crédité en même temps pour le candidat choisi et pour la liste nationale que celui-ci soutient. L’Elysée et Matignon espèrent ainsi éviter un éventuel effet « défouloir » de ce nouveau mode de scrutin qui conduirait des électeurs à voter LRM au scrutin majoritaire et pour un autre parti au scrutin de liste.
A part ça, comme disait Macron le 5 juillet a la tribune du Congrès, à Versailles, la mise en place d’« une dose de proportionnelle » va permettre à « toutes les sensibilités [d’être] justement représentées » au Parlement…
Le casse-tête des ciseaux
Selon tous les experts consultés, le passage a 343 circonscriptions départementales — soumises au scrutin majoritaire — semble relever de la mission quasi impossible. Du moins sans piétiner les règles d’équité établies par le Conseil constitutionnel.
Par exemple, ledit Conseil a décidé, en 2009, que l’écart maximal de population entre deux « circos » d’un même département ne devait pas dépasser 20 %. Mais, avec seulement 343 députés élus au mode majoritaire, cet écart augmenterait mécaniquement, pour atteindre de 39 à 41 % dans certains départements, à en croire les calculs des conseillers de Gérard Larcher.
Des calculs aussi innocents et désintéressés que ceux de Macron.
Lozère de rien
Encore plus ennuyeux : si la norme d’au moins un député par département annoncée par le Premier ministre devait être respectée, les 76 000 habitants de Lozère pèseraient aussi lourd à l’Assemblée que les 290 000 personnes résidant dans l’Orne. Et ce n’est qu’un exemple…
Dans le système à 577 députés, l’élu de la circonscription la plus peuplée (la 6e de Seine-Maritime) représentait 2,4 fois plus d’électeurs que son collègue de la moins peuplée (la 2° des Hautes-Alpes). Demain, avec la réforme, cet écart pourrait atteindre un facteur 4 !
Pour échapper à ce piège, le gouvernement aimerait s’affranchir, dans certains cas, des limites départementales et créer de nouvelles circonscriptions à l’échelle des régions. Mais il faudrait qu’il obtienne que le Conseil constitutionnel accepte de revoir sa jurisprudence. En raison de l’« ampleur de la réforme envisagée », explique aujourd’hui un conseiller de Matignon.
Comme si c’était le genre des conseillers, d’accepter de manger leur chapeau…
A se taper le cumul par terre
Autre réforme, mais cette fois symbolique, de Macron : la limitation du cumul dans le temps des mandats électoraux, qui ne pourront pas excéder le nombre de trois. « Symbolique » est bien le mot.
Et d’un : cette disposition ne concernera qu’une infime minorité d’élus. Aujourd’hui, elle ne toucherait, par exemple, que 12 sénateurs. Et tous les maires et les patrons de collectivités de moins de 9 000 habitants en seraient exonérés, soit 95 % d’entre eux. Et de deux : le compteur repartira de zéro en cas d’interruption du mandat durant un laps de temps qui devrait être fixé à un an.
Il suffira donc à un élu de troquer pour un moment son fauteuil de maire contre celui de président de la métropole ou de la communauté urbaine concernée pour en ressortir vierge de tout cumul. Les parlementaires nommés au gouvernement se verront reconnaître la même virginité à la fin de leurs fonctions ministérielles.
Dernière entourloupe : le décompte devrait commencer par un coup d’éponge général. Sauf revirement de dernière seconde du gouvernement, le premier mandat pris en compte sera celui obtenu à l’issue des prochaines élections. Un maire élu pour la première fois en 2001 pourrait, si les électeurs le veulent, rempiler pour trois mandats de plus à partir de 2020 et rester en place jusqu’en… 2038.
Soit trente-sept ans de mandat sans interruption !
Merci, Macron !
Ce qui m'apparaît important, c'est de refuser la réduction du nombre de parlementaires surtout au motif de faire des économies. Moins de député⋅e⋅s, c'est moins de représentation. Une même personne ne peut pas représenter plus de 70 000 personnes, c'est impossible. Alors cette personne représentera son parti et votera tout ce qu'il lui demande de voter. Il est impossible de se sentir concerné par les problèmes et préoccupations, tous différents, de 70 000 personnes. Il est impossible d'éprouver de l'empathie pour une masse, informe, de 70 000 personnes. Il est impossible d'être à l'écoute, par téléphone, courrier, mail ou présentiel, de 70 000 personnes, ça ne loge pas dans un agenda, même en travaillant 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Il est impossible d'être proche de 70 000 personnes, de les connaître, de savoir ce qu'elles font (et je ne parle pas uniquement du travail), de savoir de quelle (absence de) régulation auraient besoin ces personnes dans leurs activités, etc. À 70 000 personnes, on ne travaille plus à une échelle humaine, mais à une échelle industrielle avec des statistiques, des suppositions, des profils démographiques, etc., bref, des outils qui permettent de traiter de la masse : "ma circo est environ composée de tels types de personnes, il faudrait donc faire ça et ci". C'est aussi cette abstraction, mais pas que, qui donne l'impression que nos politicien⋅ne⋅s sont hors du réel. C'est cette abstraction qui donne aussi, en partie, du pouvoir aux lobby qui eux, sont palpables, existent physiquement devant l'élu⋅e. Mais ces représentant⋅e⋅s pourraient être complétés par des citoyen⋅ne⋅s bien vivant⋅e⋅s eux⋅elles aussi et ça permettrait de créer du lien entre élu⋅e⋅s et citoyen⋅ne⋅s. En tout cas, je le pense.
Il est grand temps de proclamer que l'important, c'est chaque citoyen⋅ne, individuellement, et de se donner les moyens de les écouter. C'est une piste pour améliorer notre démocratie représentative en attentant possiblement mieux (démocratie directe, démocratie liquide, etc.).
Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.
Il y a au moins deux raisons pour lesquelles le gouvernement ne veut pas s'engager publiquement en faveur d'une reprise de la dette de la SNCF - 46 milliards, en hausse de 3 milliards chaque année.
La première tient au traité de Maastricht. « Si nous annonçons la reprise de la dette, la Commission européenne nous l'imputera immédiatement », explique un ministre.
La seconde est stratégique : le gouvernement veut attendre la fin des négociations avant de dévoiler la totalité de son jeu.
« Il faut que chacun y mette du sien », a ainsi avoué Elisabeth Borne dans une interview à "Sud Ouest Dimanche" (8/4). Avant d'annoncer une reprise de la dette, nous devons nous assurer que celle-ci ne va pas se reconstituer. Les français ne comprendraient pas que l'on annonce dans dix ans une nouvelle dette de la SNCF. Nous voulons donc nous assurer que la SNCF ne s'endettera plus. »
Une solution est envisagée en haut lieu, inspirée de ce qui fut réalisé pour le Crédit lyonnais : créer, à côté de la SNCF, une « structure de défaisance » de la dette. Elle serait en partie abondée par une taxe sur les billets de train !
Une taxe de plus, voilà une idée qu'elle est bonne pour que les usagers du rail se mettent à leur tour en grève, au moins de billets !
La troisième raison est politique : démontrer que le public c'est nul, ce n'est pas efficace, ça s'endette de partout, donc on arrête les gamineries de gauchos et on laisse le privé gérer tout ça et tout ira beaucoup mieux pour tout le monde (usagers, salariés, tout le monde on vous dit).
Dans le Canard enchaîné du 11 avril 2018.
« La main de l’État ne tremblera pas », déclarait Sébastien Lecornu, secrétaire d’État à la transition écologique, le 20 mars, lors de sa rencontre avec la délégation issue du mouvement anti-aéroport.
Ouais, Valls disait pareil. C'est curieux de retrouver cette petite phrase ici, dans un contexte politique où les autorités rapprochent de plus en plus la contestation politique du terrorisme afin de lui appliquer les mêmes mesures en dehors de l'état de droit.
Relayé par divers élus, des représentants de l’État et des éditorialistes, un discours binaire s’est mis en place : sur les 1 650 hectares de la ZAD, il y aurait d’un côté les occupants impliqués dans un projet agricole, prêts à se régulariser, et, de l’autre, des militants présentés comme « anarchistes », « d’extrême gauche » ou « altermondialistes », rejetant tout cadre légal.
[…]
L’assemblée des usages, une instance collective des « usager·e·s » de la ZAD, a fait parvenir à la préfecture une proposition de convention provisoire collective. Ils acceptent de signer avec l’État une forme précaire de bail régularisant leurs activités mais pas sur une base individuelle, ni exclusivement pour des projets agricoles.
Je ne comprends pas pourquoi ce devrait être des terres agricoles, surtout après les études qui expliquent qu'il ne faut pas construire l'aéroport, car ça écraserait tout un bocage avec une faune et une flore riches… Si on suit la logique, on pourrait s'attendre à ne pas voir pousser des champs qui ravagent le coin et normalisent le paysage avec une monoculture…
Ils ont créé en février une association loi 1901 « pour un avenir commun dans le bocage », habilitée à signer ces documents, et sollicité un rendez-vous auprès de la MSA, la mutuelle agricole indispensable pour obtenir le statut officiel d’agriculteur. « C’est ce cadre collectif qui peut assurer le maintien d’une vision du territoire soucieuse des communs, du soin au vivant, d’une vision paysanne et de la place nécessaire aux expérimentations sociales », écrivent-ils dans un communiqué. Cela correspond aussi à leur vision agro-écologique de la culture des terres, selon un principe de rotation des parcelles qui évite leur morcellement. L’État, lui, voudrait des conventions d’occupation précaire individuelle. Mais « nous ne pouvons envisager un tri sélectif de la richesse et de la diversité des projets actuels », contestent ces habitant·e·s.
[…]
Dans le cadre légal, un paysan doit passer devant une commission agricole, la CDOA, pour obtenir l’autorisation officielle d’exercer son activité. Si son projet est jugé économiquement viable, il peut légalement s’installer et toucher des aides. Pour Mickaël, ce cadre est contraignant : « Tu as des objectifs chiffrés à atteindre, alors que les projets collectifs sont toujours mouvants. » Surtout, il s’inquiète d’y perdre sa flamme militante. « C’est vite fait d’être pris dans un cadre uniquement professionnel. Tu n’as plus le temps d’aller aux réunions, tu as une livraison à faire, tu dois t’occuper de tes enfants. Ça arrive très vite. Je ne voudrais pas faire que ça. »
Maraîchage, culture de plantes médicinales, production et transformation laitière : la plupart des activités paysannes sur la ZAD ne peuvent être régularisées en l’état, car pour s’affilier à la MSA, il faut déclarer des parcelles. Or, personne ne sait encore ce qu’elles vont devenir. L’État annonce vouloir les vendre mais qui va les acheter ? En exigeant des habitant·e·s de la ZAD qu’ils ou elles se régularisent, l’État leur demande un acte aujourd’hui impossible à concrétiser. […]
[…]
[…] On n’est pas là pour faire la guerre à l’État. C’est pour changer les croyances. Le capitalisme a tout défoncé. Partout dans le monde, on voit les mêmes voitures, les mêmes bâtiments. C’est hyperoppressant. On peut pas faire le même schéma pour tout le monde » À quelques mètres de sa tourelle, il a creusé un puits dans l’argile, avec ses mains, pour s’approvisionner en eau et profiter de cette grotte fraîche en été. « C’est un endroit magique. C’est génial pour y jouer de la musique, au frais, à l’intérieur de la terre. » Une merveille de poésie décrite comme une potentielle cache d’armes et un départ de souterrains secrets dans une note de police publiée dans le Journal du dimanche en décembre. Son constructeur n’en revient toujours pas.
[…] D’ailleurs, ce mot de « friches », il le conteste : « C’est anthropocentré et formulé dans le but de répondre à nos besoins. »
C'est vrai que les grands esprits se rencontrent. Le 26 mars, Vincent Bolloré traînait France 2 devant le tribunal de commerce de Paris, pour un reportage trop regardant sur son commerce africain. Deux jours plus tard, Macron faisait porter par une escouade de députés LRM sa belle proposition de loi sur le secret des affaires à l’Assemblée, adoptée en procédure accélérée par 46 voix contre 20.
Le lien entre les deux ? Le même fond de sauce : le business est une chose trop précieuse pour que quiconque de l’extérieur vienne y fourrer son nez. Et la même logique : les journalistes, ce sont comme des concurrents. Il convient donc de ne plus se contenter de poursuivre ces curieux devant le juge pénal (ou civil) de la diffamation, mais de les amener petit à petit à se soumettre à la seule justice qui vaille, la justice commerciale ! A l’heure de l’entrepreneuriat triomphant, la question n’est plus de savoir si ce que ces scribouillards écrivent est exact, mais si leur prose porte atteinte aux affaires et à leur confidentialité !
Lorsque Bolloré réclame, sans rire, 50 millions d’euros à France 2 devant le tribunal de commerce, ce grand libéral se dit que ces juges non professionnels, et plus sensibles au business, vont mieux prendre la mesure de son préjudice. L’enquête de la Deux relève de la loi sur la presse de 1881, mais le milliardaire la contourne et vient pleurnicher, pour « dénigrement » de son boulot d’entrepreneur, le Code de commerce à la main. Grâce à une manoeuvre similaire, Conforama a obtenu, il y a deux mois, la condamnation de « Challenges », coupable d’avoir osé dévoiler ses déboires financiers. Et la proposition de loi Secret des affaires vient tout simplement finir le travail.
Tribunal d’un commerce agréable
Ce texte réjouissant est en route pour le Sénat. Très faux derche, il ouvre la porte à toutes les fenêtres. Il dit à la fois que « l’obtention du secret des affaires est illicite lorsqu’elle intervient sans le consentement de son détenteur légitime » (la bonne blague) et s’il viole les mesures prises pour « en conserver le caractère secret », mais aussi que cette protection tombe s’il s’agit « d’exercer le droit à la liberté d’expression et de communication, y compris le respect de la liberté de la presse ». Bon courage aux magistrats pour trancher ce cruel dilemme. Faites vos jeux, la course à la jurisprudence est déjà ouverte !
A l’audience Bolloré contre France 2, il y a dix jours, le débat a précisément porté sur la compétence des Codes et des tribunaux. Les avocats de la chaîne publique ont exigé que le tribunal de commerce soit dessaisi au profit du tribunal de grande instance, tandis que ceux de Bolloré réclamaient de régler son compte à France 2, là, sur-le-champ.
Ironie de l’histoire, comme l’a révélé « Télérama » (28/3) : en 2014, la société de production Upside, une filiale d’Havas, du groupe Bolloré, avait été attaquée par une boîte d’e-commerce, Groupon, pour un reportage diffusé sur… France 2. Où ? Devant le tribunal de commerce. Et qu’avaient fait les avocats d’Havas ? Ils avaient plaidé l’incompétence de ce tribunal, répété que l’affaire relevait du droit de la presse…, et ils avaient gagné !
Dire que Bolloré avait bien gardé ce secret.
Dans le Canard enchaîné du 4 avril 2018.
Jean-Claude Mailly, qui avait annoncé son retrait de la vie syndicale dès qu’il aurait abandonné son fauteuil de secrétaire général de FO, ne tiendra pas longtemps parole. Car il vient de s’autodésigner représentant de Force ouvrière au Comité économique et social européen (Cese), à Bruxelles.
Même la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui s'est engagée à le coacher dans sa nouvelle carrière, a été estomaquée par la rapidité de la manœuvre. Mailly, qui cédera sa place lors du congrès de FO, du 23 au 27 avril, aurait en effet dû attendre que le poste se libère, au début de l’été. Puis que son successeur, Pascal Pavageau, le nomme.
La prochaine étape devrait être sa candidature au perchoir du Cese, qui réunit des représentants des syndicats et des patrons de l’ensemble de l’Union européenne. Pour y parvenir, il pourra compter sur le soutien de Macron et de sa ministre du Travail.
Le syndicalisme indépendant mène à tout.
Dans le Canard enchaîné du 4 avril 2018.
Le 3 avril, à l’heure où bouclait « Le Canard », les négociations sur la réforme constitutionnelle et institutionnelle se poursuivaient encore entre l’Elysée et le président du Sénat, Gérard Larcher. Malgré la persistance de points de friction. un accord semblait probable. Au moins sous la forme d’ une cote mal taillée qu‘il sera toujours temps d’ajuster entre l’annonce des projets gouvernementaux — prévue ce mercredi — et le débat parlementaire du mois de juin.
La majorité sénatoriale envisageait une concession de taille sur l’instauration de la proportionnelle à l’Assemblée. Opposée d’abord à tout dépassement du seuil de 10 %, elle paraissait prête à accepter la barre de 20 % voulue désormais par Macron — au lieu des 25 % exigés au départ par François Bayrou. Environ 80 députés seraient élus de cette manière, le Château étant d’accord pour ne réduire que d‘un quart le nombre de parlementaires, au lieu du tiers prévu.
Autre sac de lest lâché par l’Elysée : les maires des communes de moins de 5 000 habitants échapperaient à la limitation du cumul des mandats dans le temps (pas plus de trois). De plus, les compteurs seraient remis à zéro après les prochaines élections. En clair : même élu depuis plus de vingt ans, un maire, un député ou un sénateur pourrait encore se représenter trois fois…
Conclusion provisoire : la perspective d’un référendum constitutionnel. à l’issue toujours incertaine, s’éloigne. Au grand soulagement du Château…
Que c'est beau, l'intérêt du peuple défendu par de braves chevaliers… :( Concours de taille de zboub entre politiciens, ouais… :( Le débat démocratique se résume à du racket "je suis Larcher, je peux te nuire, donc négocions". Lamentable… Qu'est-ce que tu veux faire avec ça… … …
Dans le Canard enchaîné du 4 avril 2018.
Depuis son entrée en vigueur provisoire en septembre 2017, la capitulation de la France (oui, je sais, Paris bricole un "veto climatique" qui n'est pas prévu dans le texte, donc dont l'application dépendra de la volonté des acteurs en présence d'où je nomme ça « capitulation ») et la saisie de la CJUE par la Belgique au sujet des tribunaux arbitraux, je me demandais où en est le CETA, cet accord de libre échange entre l'UE et le Canada.
Entrevue avec deux exégètes amateurs. Les questions sont de plus en plus mal formulées et mal enchaînées par Thinkerview, mais les pistes de réflexion apportées par Benjamin Bayart et Alexis Fitzjean O Cobhthaigh sont très très intéressantes. J'en recommande vivement le visionnage. Ci-dessus, je tente de résumer les pistes de réflexion que j'estime être pertinentes.
Droit à une expression politique et à une contestation politique en cours d'érosion ?
On utilise l'état d'urgence pour emmerder les écolos pendant la COP21. En revanche, quand ils viennent jouer à la ba-balle, pendant la coupe d'Europe je crois, là, non, autorisation de manifester, de se rassembler, de faire la fête au stade, etc. Donc, en fait, pour la contestation politique, on utilise l'état d'urgence et l'antiterrorisme, et pour les rassemblements sportifs, ça c'est plus important donc on l'autorise pendant l'état d'urgence. C'est important. Ça dit des choses sur l'état de la société. C'est-à-dire que le droit à une expression politique et à la contestation politique n'est plus reconnu. […] Quand tu supprimes cette chaîne de contestation politique, quand il n'y a plus de négociation possible, c'est-à-dire qu'on peut manifester, ça ne change rien, les manifestations peuvent être pacifiques ou violentes, ça ne change rien, ça veut dire que la décision du pouvoir politique n'est plus négociable, donc qu'il n'y a plus de politique.
Rétention des données de connexion.
C’est aussi le cas avec l’arrêt, plus récent, Tele2 Sverige du 21 décembre 2016[33] qui a précisé, dans un sens restrictif, la jurisprudence résultant de l’arrêt Digital Rights Ireland de 2014 invalidant la directive de 2006 sur la conservation des données au motif que la possibilité donnée aux États membres d’imposer aux opérateurs de communications de conserver l’ensemble des données de connexion des utilisateurs pour une durée maximale comprise entre six mois et deux ans méconnaissait le droit au respect de la vie privée des personnes et le droit à la protection des données personnelles[34]. Cette décision pouvait faire l’objet de deux interprétations : une interprétation souple selon laquelle la collecte et la conservation indifférenciées de données sont possibles à condition d’être justifiées par des objectifs sérieux et d’être assorties de garanties suffisantes ; une interprétation stricte conduisant à écarter toute forme de collecte et de conservation indifférenciée des données, y compris pour des motifs d’intérêt général. Dans son étude annuelle 2014[35], puis en formation juridictionnelle[36], le Conseil d’État avait pris position en faveur de la première interprétation. Par son arrêt Tele2 Sverige,la Cour de justice n’a pas retenu cette analyse et elle a considérablement réduit la marge d’appréciation des États en ce qui concerne la possibilité d’ordonner la conservation des données de connexion, y compris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ou la criminalité organisée.
Fonctionnement de nos institutions.
Privacy Shield et positionnement de la France.
Neutralité du net.
Facebook / Cambridge Analytica.
Comment savoir si un service te trahira un jour ?
Esprit critique et manipulations.
À partir de la version 2.0 d'Enigmail, extension pour le logiciel Thunderbird qui permet de chiffrer / signer ses mails afin d'en assurer la confidentialité, l'authenticité et l'intégrité, les icônes dans la fenêtre de rédaction d'un mail, celles qui permettaient de voir en un clin d'œil si un mail allait être chiffré et/ou signé et de changer ce comportement, disparaissent…
Il est possible de les retrouver, en version amoindrie, en cliquant droit sur la barre de menus, puis « Personnaliser ». On glisse les icônes « Chiffrer le message », « Signer le message », « Joindre ma clé publique » et « Infos de chiffrement Enigmail » sur la « barre d'outils courrier ». Puis on « Termine » nos modifications.
ÉDIT DU 07/04/2018 À 12H35 : avant, j'avais écris qu'il faut créer une nouvelle barre d'outils et y ajouter les icônes Enigmail. Or, cela n'est pas permanent pour une raison qui m'échappe. En effet, à la prochaine ouverture de la fenêtre de rédaction d'un mail, la barre d'outils nouvellement crée est toujours présente, mais elle ne contient plus aucune icône… Bug relevé sur Thunderbird 52.7.0 packagé dans Debian Stretch. Bref, il vaut mieux ajouter les icônes Enigmail à la barre d'outils courrier…FIN DE L'ÉDIT.
Je déplore ce choix… J'ai une petite pensée pour les débutant⋅e⋅s qui vont se demander WTF et se dire "rooooh, ce que j'ai appris lors d'un café vie privée / crypto party, ça ne fonctionne plus, pffff c'est nul, vas-y, je laisse tomber leur délire, là !"… … … Pourquoi, même dans le monde du logiciel libre, on se sent obliger de changer l'aspect visuel et le comportement de nos interfaces graphiques tous les 2 ans ?! Ça m'énerve, mais ça m'énerve !
Docu-fiction relatant la vie de Karl Marx dans les années 1843 à 1848, de la censure du journal dont il était devenu rédac'-chef jusqu'à la publication du Manifeste du parti communiste avec Engels. Forcément, ce film relate partiellement la vie de contemporains de Marx : l'ami Engels, l'anarchiste Proudhon qui inspira Marx sur la propriété, le militant socialo-idéaliste Weitling, etc. On entrevoit également Bakounine.
Ce film montre le génie de deux hommes qui ont fait avancer la pensée, mais aussi leur recherche (soif ?) du pouvoir intellectuel assouvie en "écrasant" les théories concurrentes (la charge contre Proudhon, et surtout celle contre Weitling et son idéalisme et sa non-théorisation de la lutte à venir, sont virulentes).
Je retiens quelques points :
Néanmoins, en faisant quelques recherches, j'ai l'impression que ce film s'octroie quelques libertés scénaristiques, notamment sur les apports de Mary Burns à la pensée de son mari Engels, sur le démantèlement du journal Rheinische Zeitung, sur la rencontre entre Marx et Proudhon, et sur la prétendue causalité entre le Manifeste et la révolution de 1848.
Hahahaha. :'D
‒ That cluster was known to the ancients as the five sisters.
‒ The red one is a supergiant, and will probably explode within the next million years.
‒ Wow!
There are too many status LEDs in my room.
That one is a variable star which pulses every 30 seconds. Its name comes from a Greek word meaning "smoke alarm."