Le 10 juillet 2023, la Commission européenne a adopté la nouvelle décision d'adéquation des États-Unis en matière de données personnelles : EU-US Data Privacy Framework (ou Trans-Atlantic DPF ou Cadre de protection des données). Les données personnelles peuvent donc à nouveau circuler librement entre l'UE et les É-U (à destination des seules entités ricaines auto-certifiées, pour être précis, cf. ci-dessous).
Pour les définitions, les enjeux, et l'historique, lire ici.
TL;DR : rien de sérieux, pas d'apport sur les points bloquants ayant entraînés l'invalidation de la précédente décision, l'UE a, une fois encore, baissé pavillon.
Cette décision n'a pas d'effet rétroactif, donc les plaintes adressées antérieurement à la CNIL (et autres APD) ne sont pas caduques (cf. question 10). Depuis le 10 juillet :
L'avis du Comité Européen de la Protection des Données (CEPD), qui coordonne toutes les Autorités nationales de Protection des Données (APD) comme la CNIL, est mitigé :
Le Parlement européen a voté une résolution qui va dans le même sens : attendre que le nouveau cadre, qui n'a pas été assez amendé pour offrir une protection équivalente au RGPD, soit appliqué côté États-Unis avant d'adopter une décision d'adéquation. Une fois encore, on s'est torché avec la démocratie.
La réaction de NOYB ne diffère pas de mon résumé de novembre 2022 pointé au début de ce shaarli.
La section 702 de la loi ricaine FISA (qui autorise la collecte des données et des metadonnées des personnes ne disposant pas de la citoyenneté ricaine, voir ici, point 2) est caduque à la fin de l'année sauf renouvellement par le Congrès. En adoptant une décision d'adéquation avant ce débat, l'UE prive le parlement ricain et se prive de tout levier de négociation. Même si nous dépendons énormément des ricains au niveau technique cf. le bilan de mes plaintes CNIL, l'UE, c'est environ 450 millions de personnes, donc un sacré marché économique, donc il y avait moyen de peser. L'UE a renoncé à une vision géopolitique (une fois de plus). :(
Comme d'autres, je trouve facile la critique des États-Unis quand nous, Français, pratiquons ce qu'on leur reproche. La réponse-type et l'absence de droit d'accès (ce que déplore aussi le CEPD), c'est ainsi que procèdent la CNIL, la CNCTR et le Conseil d'État dès qu'un citoyen veut savoir s'il est fiché par les renseignements ou les flics français (deuxième source). Dix-sept (!) dossiers concernant le droit d'accès indirect sont toujours devant la CEDH (des recours antérieurs ont échoué sur la recevabilité).
Ce traitement vaut aussi pour les non-citoyens français surveillés par la France via sa loi de surveillance internationale de 2015 (voir 1 et 2).
Que penser de l'absence de contrôle par une autorité indépendante quand, chez nous, la CNCTR, chargée de contrôler le renseignement, se déclare chaque année, et pas plus tard qu'en juin 2023, en manque de moyens et de compétences, ainsi qu'impuissante à contrôler les techniques de renseignement les plus intrusives ?
Le refus d'accès au dossier d'instruction durant de longues années dans le cadre d'une affaire pénale (toute thématique confondue), c'est aussi une pratique bien établie (Canard enchaîné du 16/11/2022).
Je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas asticoter les États-Unis, mais qu'il faut aussi nettoyer devant notre porte.
Conséquence de mes shaarlis précédents du jour, j'ai mis à jour le bilan de mes réclamations CNIL et ses statistiques.
Pour résumer : j'ai déposé de nouvelles réclamations. À part ça, rien a évolué : mes réclamations, transmises au service des plaintes, n'ont pas reçu de réponse.
L'accès à l'espace client de Red by SFR est conditionné par Google reCAPTCHA. Or, son utilisation n'est pas conforme au RGPD (voir), comme en atteste plusieurs décisions de la CNIL (1, 2, 3, 4).
Le site web de Red by SFR incorpore plusieurs ressources web (images, scripts JavaScript) de sociétés commerciales états-uniennes et/ou qui sont hébergées par de telles sociétés : Google Tag Manager, Bing (Microsoft), Facebook, ups.analytics.yahoo.com (hébergement Amazon), analytics.tiktok.com (hébergement Akamai Technologies), smetrics.sfr.fr (Adobe Inc. marketing cloud dissimulé en tracker first-party), plusieurs dizaines de régies publicitaires et assimilées, etc. Ces ressources sont également téléchargées lors de la consultation de l’espace client, à l’exception des régies de pub et assimilées. Cela n'est pas conforme au RGPD (voir).
Du coup, hop, réclamation déposée auprès de la CNIL il y a plusieurs mois.
Bonjour,
Ce jour, j’ai accédé à mon espace client sur le site web de Red by SFR (https://www.red-by-sfr.fr/).
La connexion à cet espace client nécessite l’utilisation de Google reCAPTCHA sans recueil du consentement (le refus des cookies dans le bandeau dédié n’empêche pas son chargement), cf. PJ 1. Cela n’est pas conforme au RGPD, cf. vos décisions passées contre l’IGPN, l’Assurance-Maladie, la première version de l’application StopCovid ou, plus récemment contre la société commerciale CityScoot (délibération SAN-2023-003 du 16 mars 2023).
L’utilisation de Google reCAPTCHA génère également des transferts illégaux de données personnelles, dont l’adresse IP du client SFR et des données techniques concernant son terminal, vers la société commerciale états-unienne Google. Illégaux au sens des articles 44 et suivants du RGPD (Schrems II, aucune décision d’adéquation, absence de garanties, absence de mesures complémentaires suffisantes, etc.).
Le site web de Red by SFR fait automatiquement télécharger un paquet de ressources web (scripts, images, etc.) propriétés d’entités de droit états-unien et/ou hébergées sur des serveurs détenus par de telles entités : Google Tag Manager, Bing (Microsoft), Facebook, ups.analytics.yahoo.com (hébergement Amazon), analytics.tiktok.com (hébergement Akamai Technologies), smetrics.sfr.fr (Adobe Inc. marketing cloud dissimulé en tracker first-party), plusieurs dizaines de régies publicitaires et assimilées, etc. Ces ressources sont également téléchargées lors de la consultation de l’espace client, à l’exception des régies de pub et assimilées. Ces téléchargements génèrent des transferts illégaux de données personnelles du client SFR (adresse IP, données techniques sur le terminal, etc.) vers un État tiers non adéquat.
Je sollicite l’intervention de la CNIL afin qu’elle mette un terme aux infractions au RGPD référencées dans la présente, et qu’elle sanctionne SFR.
Je vous rappelle l’arrêt TS 1039/2022 dans lequel le Tribunal Supremo espagnol a confirmé que l'exercice des droits (accès, opposition, etc.) n'est pas un pré-requis au dépôt d’une plainte auprès d'une APD en cas de violation du RGPD et qu'une APD peut donc agir même si la personne physique concernée par un traitement de données personnelles n'a pas (encore) fait valoir ses droits auprès du responsable du traitement en question.
Bonne journée.
J'ai acheté des produits à la FNAC puis j'ai eu recours à son SAV (là encore, un réparateur local ne pouvait rien faire car l'équipementier ne vend pas la pièce détachée).
Des emails transactionnels contiennent des liens et des images de traçage (détecter l'ouverture ou un clic sur un lien). L'essentiel est diffusé via le CDN de la société commerciale états-unienne Akamai Technologies.
Mêmes les images rédactionnelles (qui participent au contenu) sont diffusées via Akamai Technologies ou Amazon ou Google. Les emails contiennent également des polices de caractères Google Fonts.
Le site web de la FNAC est diffusé via le CDN d’Akamai Technologies et il incorpore plusieurs scripts JavaScript de sociétés commerciales états-uniennes et/ou qui sont hébergés par de telles sociétés : assets.adobedtm.com et s.go-mpulse.net = Akamai, cdn.cookielaw.org et cdn.kaminoretail.io = Cloudflare, halc.iadvize.com, cdn.caast.tv et datadome.co = Amazon Cloudfront, via.batch.com = HAProxy Technologies, Inc. Liste non exhaustive, il y en a plusieurs dizaines.
Tout cela n'est pas conforme au RGPD. Pour les liens et images de traçage, lire ici. Pour les CDN, les scripts et les hébergeurs ricains, voir là.
Ces manquements au RGPD perdurent depuis juillet 2021 a minima.
Du coup, hop, réclamation déposée auprès de la CNIL il y a plusieurs mois.
Bonjour,
Le 15/03/2023, j’ai commandé un produit à la FNAC (en présentiel). En janvier 2023, j’ai initié une démarche de SAV. En 2021, j’ai acheté un produit (en ligne).
Dans le cadre de chacune de ces démarches, la FNAC m’a envoyé des emails sur le déroulé / suivi de ma commande / SAV. Ces emails sont regroupés dans la PJ 1.
Des emails (« Vous avez demandé l'annulation d'un article », « Message important - Votre commande N° […] – N° logistique […] », « Confirmation d'inscription Fnac.com ») contiennent une image de traçage (1 pixel * 1 pixel, transparente, dont le nom comporte un identifiant unique, cf. votre terminologie https://www.cnil.fr/fr/nouvelles-methodes-de-tracage-en-ligne-quelles-solutions-pour-se-proteger). Elles permettent de détecter et de consigner l’ouverture d’un email. Elles sont diffusées via le nom de domaine « fr.r.emails.fnac.com ».Ces images sont diffusées via le CDN de la société commerciale états-unienne Akamai Technologies. Cela signifie qu’à l’ouverture de l’email par le client FNAC, ces images seront téléchargées automatiquement. Il y aura donc un contact direct entre le logiciel de messagerie du client FNAC et les serveurs informatiques d’Akamai, ce qui générera un transfert illégal de données personnelles (adresse IP du client FNAC, empreinte de son logiciel de messagerie, etc.) vers un État tiers non adéquat.
Des emails (« Vous avez demandé l'annulation d'un article », « Message important - Votre commande N° […] – N° logistique […] », « Confirmation d'inscription Fnac.com ») contiennent des liens de traçage constitués de deux identifiants uniques, l’un permettant d’identifier une campagne emails parmi toutes, l’autre un email précis dans une campagne. Ils servent à détecter un clic sur un lien avant redirection vers la destination finale (site web officiel FNAC, réseaux sociaux, etc.). Ces liens utilisent les noms de domaine « fr.r.emails.fnac.com » et, en 2021, « https ://eultech.fnac.com/dynclick/ » (de la société commerciale française Eulerian spécialisée dans le e-marketing et l’analyse de données, qui s’est distinguée en 2019 en vendant des traqueurs first-party à des journaux, comme Libération).Notons que les liens de la forme « fr.r.emails.fnac.com » pointent sur des serveurs informatiques d’Akamai. Cela signifie que le navigateur web du client FNAC qui cliquera dessus contactera ces serveurs avant d’être redirigé vers la destination finale prévue par la FNAC (son site web, ses réseaux sociaux, etc.). Il y aura donc un contact direct entre le navigateur web du client FNAC et les serveurs informatiques d’Akamai, ce qui générera un transfert de données personnelles (adresse IP du client FNAC, empreinte de son navigateur web, etc.) vers un État tiers non adéquat.
Ces images et liens de traçage ne sont pas conformes au RGPD selon le CEPD (section V de WP 118) et vous-même (https://www.cnil.fr/fr/nouvelles-methodes-de-tracage-en-ligne-quelles-solutions-pour-se-proteger). La FNAC n’est pas soumise à une quelconque obligation légale, ni à une quelconque nécessité pour l’exécution du contrat, ni à une quelconque obligation technique de procéder à ce traçage. Le client FNAC n’est pas informé et ne consent pas à ces traitements.
Tous les emails contiennent des images rédactionnelles (des images qui participent au contenu de l’email) diffusées via le CDN d’Akamai (« www4-fr.fnac-static.com », « static.fnac-static.com », « fr.f.emails.fnac.com », « multimedia.fnac.com »). Dans certains emails (« Vous avez demandé l'annulation d'un article » et « Votre commande vous attend dans votre magasin Fnac […] »), des images supplémentaires sont téléchargées depuis les serveurs informatiques de la société commerciale états-unienne Google (« www.gstatic.com »). Des polices de caractères du service Fonts de la même société le sont également. Enfin, l’email « Votre commande Fnac.com du […] » contient des images téléchargées depuis les serveurs informatiques de la société commerciale états-unienne Amazon (« banners.wlservices.fr »). Toutes ces images seront téléchargées automatiquement à l’ouverture de l’email. Comme pour tous les téléchargements sus-décrits, il y a donc un contact direct entre le logiciel de messagerie du client FNAC et les serveurs informatiques d’Akamai, de Google, et d’Amazon, ce qui génère des transferts illégaux de données personnelles (adresse IP du client FNAC, empreinte de son logiciel de messagerie, etc.) vers un État tiers non adéquat.
Le site web de la FNAC (texte, images, etc.) est lui-même diffusé via le CDN d’Akamai Technologies, y compris l’espace client et sa phase d’identification (« secure.fnac.com »). À l’instant même de sa consultation, il fait automatiquement télécharger plusieurs scripts JavaScript de sociétés commerciales états-uniennes et/ou qui sont hébergés par de telles sociétés : assets.adobedtm.com et s.go-mpulse.net = Akamai, cdn.cookielaw.org et cdn.kaminoretail.io = Cloudflare, halc.iadvize.com, cdn.caast.tv et datadome.co = Amazon Cloudfront, via.batch.com = HAProxy Technologies, Inc. Liste non exhaustive, il y en a plusieurs dizaines, je n’ai pas l’énergie de tout cartographier, surtout que ça peut changer souvent.
Tous les transferts de données personnelles sus-énumérés, web et emails, sont illégaux au sens des articles 44 et suivants du RGPD (Schrems II, votre mise en demeure du 10 février 2022 portant sur l’utilisation de Google Analytics, décision de l’APD autrichienne du 22 avril 2022 portant sur l’utilisation de Google Analytics, décision 3_O_17493/20 de la Cour régionale de Munich portant sur l’utilisation de Google Fonts, etc., pour un argumentaire détaillé, je vous renvoie à mes précédentes réclamations CNIL toujours en cours de traitement). La politique de confidentialité de la FNAC (https://www.fnac.com/Help/donneesPersonnelles) se contente d’affirmer que « préalablement au transfert hors Union Européenne, FNAC DARTY prendra toutes les mesures et garanties nécessaires pour sécuriser de tels transferts. »… Bref, la FNAC met en œuvre aucune mesure complémentaire dans le cadre des transferts internationaux sus-décrits. Je rappelle que la localisation effective des serveurs informatiques et des données importe peu, la nationalité états-unienne des sociétés détentrices l’emporte pour l’application du Cloud Act.
Tout ce qui précède illustre une carence de la FNAC dans le choix, le pilotage et l'audit de ses sous-traitants en matière de données personnelles, ce qui constitue une entorse aux articles 24 et 28 du RGPD.
Toutes les infractions énumérées dans la présente perdurent depuis juillet 2021 a minima.
Je sollicite l’intervention de la CNIL afin qu’elle mette un terme aux infractions au RGPD référencées dans la présente, et qu’elle sanctionne la FNAC.Je vous rappelle l’arrêt TS 1039/2022 dans lequel le Tribunal Supremo espagnol a confirmé que l'exercice des droits (accès, opposition, etc.) n'est pas un pré-requis au dépôt d’une plainte auprès d'une APD en cas de violation du RGPD et qu'une APD peut donc agir même si la personne physique concernée par un traitement de données personnelles n'a pas (encore) fait valoir ses droits auprès du responsable du traitement en question.
Bonne journée.
J'ai eu recours à la place de marché de Darty. Auparavant, j'avais parcouru en vain tous les magasins physiques dont je supposais qu'ils pouvaient vendre ce que je cherchais. Comme quoi, ceux qui nous bassinent avec la libre concurrence comme solution à tous les maux peuvent se rhabiller.
Les emails transactionnels sont émis par une société commerciale états-unienne (Twilio).
Ils contiennent des liens et des images de traçage (détecter l'ouverture ou un clic sur un lien). L'essentiel est hébergé par Twilio. Mêmes les images rédactionnelles (qui participent au contenu) sont diffusées via Akamai Technologies. D'autres sont récupérées depuis Google.
Le site web de Darty est diffusé via le CDN d’Akamai Technologies et il incorpore plusieurs scripts JavaScript de sociétés commerciales états-uniennes et/ou qui sont hébergés par de telles sociétés : Google Fonts, assets.adobedtm.com et www.fnac.com = Akamai, cdn.cookielaw.org et hcaptcha = Cloudflare, iadvize.com = Amazon Cloudfront. Liste non exhaustive, il y en a plusieurs dizaines, y compris des régies publicitaires ou équivalents…
Tout cela n'est pas conforme au RGPD. Pour les liens et images de traçage, lire ici. Pour les CDN, les scripts et les hébergeurs ricains, voir là.
Du coup, hop, réclamation déposée auprès de la CNIL il y a plusieurs mois.
Bonjour,
Le 03/02/2023, j’ai acheté sur la place de marché de Darty (https://www.darty.com/).
Tout au long de l’achat, Darty m’a envoyé des emails sur le déroulé / suivi de ma commande. Ces emails sont regroupés dans PJ 1.
Comme l’indique leur entête « Received », à l’exception de « Votre colis Darty.com est en cours de livraison » et « Votre colis Darty.com a été livré », la totalité de ces emails sont émis par des serveurs emails de la société commerciale états-unienne Twilio Inc., qui agit comme prestataire emailing de Darty. Twilio est soumise au Cloud Act, cf. ma démonstration dans ma réclamation CNIL numéro <CENSURE>, qui est incompatible avec le RGPD. Il y a donc un transfert illégal de données personnelles, a minima l’adresse emails du client Darty, vers un État tiers non adéquat sans mise en œuvre de mesures complémentaires.La forme de certains emails (« Facture de la commande », « Votre colis est en chemin […] », « Votre colis est en cours de livraison […] », « Suite à votre livraison Chronopost » laissent à penser qu’ils sont émis par une société commerciale tierce (le vendeur ou le livreur) à qui Darty aurait transmis l’adresse emails de son client, mais :
- Le prestataire d’e-mailing est le même pour l’ensemble des emails reçus suite à mon achat, Twilio ;
- Le sujet de l’email est de la forme « Société_X via Darty » ;
- La valeur de l’entête email « X-Entity-ID » inséré par Twilio est identique entre tous les emails reçus suite à mon achat. Cet entête sert à identifier le client de Twilio. Valeur identique = même client, c’est-à-dire Darty ;
- Tous les emails reçus suite à mon achat contiennent une image de traçage récupérée depuis un même nom de domaine, « u6051214.ct.sendgrid.net ».
Tous les emails ont été émis par Darty ou par Twilio pour le compte de Darty, même si le contenu de certains a été rédigé / fourni par le vendeur final ou le livreur. Peut-être que le vendeur et le livreur sont co-responsables du traitement « envoi d’emails transactionnels », du choix du prestataire d’emailing, etc., mais rien le montre en première analyse.
Des emails (« Validation de votre commande n°[…] », « Votre commande n°[…] est en cours de préparation », « Expédition de votre commande n°[…] », « Evaluez votre vendeur », « Facture de la commande », « Votre colis est en chemin […] », « Votre colis est en cours de livraison […] », « Suite à votre livraison Chronopost ») contiennent une image de traçage (1 pixel * 1 pixel, transparente, dont le nom comporte un identifiant unique, cf. votre terminologie https://www.cnil.fr/fr/nouvelles-methodes-de-tracage-en-ligne-quelles-solutions-pour-se-proteger). Ils permettent de détecter et de consigner l’ouverture d’un email. Certains emails (« Facture de la commande », « Votre colis est en chemin […] », « Votre colis est en cours de livraison […] », « Suite à votre livraison Chronopost ») comportent plusieurs images de traçage : une pour Darty (« https ://u6051214.ct.sendgrid.net/wf/open[…] »), et une pour le vendeur (« https ://tracking.<CENDURE_domaine_du_vendeur>/images/pixel2.gif ») ou le livreur (« http ://www.chronopost.fr/tagmail/tag.gif[…] »).Concernant ces emails comportant plusieurs images de traçage : on peut raisonnablement penser que leur contenu a été produit par le vendeur effectif ou le livreur puis relayé par Darty et son prestataire d’e-mailing. Reste à déterminer si Darty est co-responsable du traitement de données personnelles que va induire le chargement de ces images à l’ouverture de l’email. Après tout, il a relayé cet email et demander à son prestataire de l’émettre.
L’utilisation, par le groupe La Poste (dont fait partie Chronopost), d’images de traçage dans ses emails transactionnels fait l’objet de ma réclamation CNIL numéro <CENSURE mais dispo ici> toujours en cours de traitement.
Notons que les images « u6051214.ct.sendgrid.net » sont hébergées sur les serveurs informatiques de Twilio. Cela signifie qu’à l’ouverture de l’email par le client Darty, ces images seront téléchargées automatiquement. Il y aura donc contact direct entre le logiciel de messagerie du client Darty et les serveurs informatiques de Twilio, ce qui générera un transfert illégal de données personnelles (adresse IP du client Darty, empreinte de son logiciel de messagerie, etc.) vers un État tiers non adéquat.
Un email (« Facture de la commande ») contient des liens de traçage constitués de deux identifiants uniques, l’un permettant d’identifier une campagne emails parmi toutes, l’autre un email précis dans cette campagne. Ils servent à détecter un clic sur un lien avant redirection vers la destination finale (site web du vendeur, réseaux sociaux, etc.). Ces liens utilisent le nom de domaine « tracking.<CENSURE_domaine_du_vendeur> ». On peut raisonnablement penser que le contenu de cet email a été produit par le vendeur effectif et relayé par Darty et son prestataire d’e-mailing. Reste à déterminer si Darty est co-responsable du traitement de données personnelles que va induire chacun de ces liens lorsque le client Darty cliquera dessus. Après tout, il a relayé cet email et demander à son prestataire de l’émettre.
Ces images et liens de traçage ne sont pas conformes au RGPD selon le CEPD (section V de WP 118) et vous-même (https://www.cnil.fr/fr/nouvelles-methodes-de-tracage-en-ligne-quelles-solutions-pour-se-proteger). Darty n’est pas soumis à une quelconque obligation légale, ni à une quelconque nécessité pour l’exécution du contrat, ni à une quelconque obligation technique de procéder à ce traçage. Le client Darty n’est pas informé et ne consent pas à ces traitements.
Des emails (« Validation de votre commande n°[…] », « Votre commande n°[…] est en cours de préparation », « Expédition de votre commande n°[…] », « Votre colis Darty.com est en cours de livraison », « Votre colis Darty.com a été livré », « Evaluez votre vendeur ») contiennent des images rédactionnelles (des images qui participent au contenu de l’email) diffusées via le CDN de la société commerciale états-unienne Akamai Technologies (« static.fnac-static.com »). D’autres images sont téléchargées depuis les serveurs informatiques de la société commerciale états-unienne Google (« www.gstatic.com »). Toutes ces images seront téléchargées automatiquement à l’ouverture de l’email. Comme pour tous les téléchargements sus-décrits, il y a donc un contact direct entre le logiciel de messagerie du client Darty et les serveurs informatiques d’Akamai et de Google, ce qui génère des transferts illégaux de données personnelles (adresse IP du client Darty, empreinte de son logiciel de messagerie, etc.) vers un État tiers non adéquat.
Le site web de Darty (texte, images, etc.) est lui-même diffusé via le CDN d’Akamai Technologies, y compris l’espace client et sa phase d’identification. À l’instant même de sa consultation, il fait automatiquement télécharger plusieurs scripts JavaScript de sociétés commerciales états-uniennes et/ou qui sont hébergés par de telles sociétés : Google Fonts, assets.adobedtm.com et www.fnac.com = Akamai, cdn.cookielaw.org et hcaptcha = Cloudflare, iadvize.com = Amazon Cloudfront. Liste non exhaustive, il y en a plusieurs dizaines, y compris des régies publicitaires ou équivalents, je n’ai pas l’énergie de tout cartographier, surtout que le paysage de la pub change très rapidement.
Tous les transferts de données personnelles sus-énumérés, web et emails, sont illégaux au sens des articles 44 et suivants du RGPD (Schrems II, votre mise en demeure du 10 février 2022 portant sur l’utilisation de Google Analytics, décision de l’APD autrichienne du 22 avril 2022 portant sur l’utilisation de Google Analytics, décision 3_O_17493/20 de la Cour régionale de Munich portant sur l’utilisation de Google Fonts, etc., pour un argumentaire détaillé, je vous renvoie à mes précédentes réclamations CNIL toujours en cours de traitement). La politique de confidentialité de Darty (https://www.darty.com/achat/informations/donnees_personnelles.html) se contente d’affirmer que Darty « prendra toutes les mesures et garanties nécessaires pour sécuriser de tels transferts »… Bref, Darty met en œuvre aucune mesure complémentaire dans le cadre des transferts internationaux sus-décrits.
Tout ce qui précède illustre une carence de Darty dans le choix, le pilotage et l'audit de ses sous-traitants en matière de données personnelles, ce qui constitue une entorse aux articles 24 et 28 du RGPD.
Je sollicite l’intervention de la CNIL afin qu’elle mette un terme aux infractions au RGPD référencées dans la présente, et qu’elle sanctionne Darty.Je vous rappelle l’arrêt TS 1039/2022 dans lequel le Tribunal Supremo espagnol a confirmé que l'exercice des droits (accès, opposition, etc.) n'est pas un pré-requis au dépôt d’une plainte auprès d'une APD en cas de violation du RGPD et qu'une APD peut donc agir même si la personne physique concernée par un traitement de données personnelles n'a pas (encore) fait valoir ses droits auprès du responsable du traitement en question.
Bonne journée.
Pour remplacer mon Samsung S3, j'ai eu recours à la place de marché du Bon Coin.
Les emails transactionnels sont émis par des sociétés commerciales états-uniennes (Twilio, Adobe).
Ils contiennent des liens et des images de traçage (détecter l'ouverture ou un clic sur un lien). L'essentiel est hébergé par des entités ricaines (Amazon, Twilio, Piano AT Internet). Mêmes les images rédactionnelles (qui participent au contenu) sont diffusées via Amazon Cloudfront.
Le site web est diffusé via le CDN Coudfront d'Amazon et il incorpore plusieurs scripts JavaScript de sociétés commerciales états-uniennes et/ou qui sont hébergés par de telles sociétés : protection anti-fraude Datadome (dd.leboncoin.fr) diffusée via Amazon Cloudfront, régie pub Google Doubleclick, CMP Didomi diffusée via Amazon Cloudfront, Hubvisor diffusé via Fastly, etc.
Tout cela n'est pas conforme au RGPD. Pour les liens et images de traçage, lire ici. Pour les CDN, les scripts et les hébergeurs ricains, voir là.
Du coup, hop, réclamation déposée auprès de la CNIL il y a plusieurs mois.
Bonjour,
Le 02/01/2023, j’ai acheté sur la place de marché du Bon Coin (https://www.leboncoin.fr/).
Tout au long de l’inscription puis de l’achat, Le Bon Coin (LBC) m’a envoyé des emails sur le déroulé / suivi de ma commande, pour me présenter ses fonctionnalités, etc.
Comme l’indique leur entête « Received », certains de ces emails (« Votre code de vérification leboncoin », « Suite à votre achat sur leboncoin ») sont émis par des serveurs emails de la société commerciale états-unienne Twilio Inc., qui agit comme prestataire emailing du Bon Coin. Twilio est soumise au Cloud Act, cf. ma démonstration dans ma réclamation CNIL numéro <CENSURE>, qui est incompatible avec le RGPD. Il y a donc transfert illégal de données personnelles, a minima l’adresse emails du client LBC, vers un État tiers non adéquat sans mesures complémentaires.
D’autres emails (« Bienvenue au boncoin ! », « Achetez en ligne en toute sécurité sur leboncoin ») sont émis par des serveurs emails de la société commerciale états-unienne Adobe Inc. Il y a tout autant transfert illégal de données personnelles à une entité tout autant soumise au Cloud Act.
Des emails (« Votre code de vérification leboncoin », « Nouveau message sur leboncoin », « Bienvenue au boncoin ! », « Achetez en ligne en toute sécurité sur leboncoin », « Suite à votre achat sur leboncoin ») contiennent des liens de traçage (d’après votre terminologie https://www.cnil.fr/fr/nouvelles-methodes-de-tracage-en-ligne-quelles-solutions-pour-se-proteger) contenant deux identifiants uniques, l’un permettant d’identifier la campagne, l’autre un email précis dans cette campagne. Ces liens peuvent utiliser un domaine interne (« Votre code de vérification leboncoin » = url1513.auth.leboncoin.fr, « Bienvenue au boncoin ! » et « Achetez en ligne en toute sécurité sur leboncoin » = t.news.leboncoin.fr) ou celui d’un prestataire (« Suite à votre achat sur leboncoin » = « https ://link.trustpilot.com/ls/click »).Notons que les liens de la forme « t.news.leboncoin.fr » ou « link.trustpilot.com » pointent sur des serveurs de la société commerciale états-unienne Amazon. Ceux de la forme « urlXXXX.auth.leboncoin.fr » pointent vers des serveurs informatiques de Twilio. Cela signifie que le navigateur web du client LBC qui cliquera dessus contactera ces serveurs avant d’être redirigé vers la destination finale prévue par LBC (son site web, les réseaux sociaux, etc.). Il y a donc transfert de données personnelles (adresse IP du client LBC, empreinte de son navigateur web, etc.) vers un État tiers non adéquat. Là encore, la localisation effective des serveurs importe peu : étant la propriété d’Amazon, le Cloud Act est de pleine application.
Des emails (« Votre code de vérification leboncoin », « Nouveau message sur leboncoin », « Bienvenue au boncoin ! », « Achetez en ligne en toute sécurité sur leboncoin », « Suite à votre achat sur leboncoin ») contiennent une image de traçage (1 pixel * 1 pixel, transparente, dont le nom comporte un identifiant unique) permettant de détecter et consigner l’ouverture d’un email. Ces images peuvent être hébergées sur un domaine interne (« Votre code de vérification leboncoin » = « http ://url1513.auth.leboncoin.fr/wf/open? », « Bienvenue au boncoin ! » et « Achetez en ligne en toute sécurité sur leboncoin » = t.news.leboncoin.fr) ou celui d’un prestataire (« Votre code de vérification leboncoin », « Nouveau message sur leboncoin » = « https ://logws1360.ati-host.net/hit.xiti » = la société commerciale Piano AT Internet soumise au Cloud Act, cf. ma réclamation CNIL numéro <CENSURE>).Notons que les images « urlXXXX.auth.leboncoin.fr » sont hébergées sur les serveurs informatiques de Twilio. Celles des domaines « t.news.leboncoin.fr » et « logws1360.ati-host.net » sont hébergées chez Amazon. Cela signifie qu’à l’ouverture de l’email par le client LBC, ces images seront téléchargées automatiquement. Il y a donc transfert illégal de données personnelles (adresse IP du client LBC, empreinte de son logiciel de messagerie, etc.) vers un État tiers non adéquat.
Ces liens et images de traçage ne sont pas conformes au RGPD selon le CEPD (section V de WP 118) et vous-même (https://www.cnil.fr/fr/nouvelles-methodes-de-tracage-en-ligne-quelles-solutions-pour-se-proteger). LBC n’est pas soumis à une quelconque obligation légale, ni à une quelconque nécessité pour l’exécution du contrat, ni à une quelconque obligation technique de procéder à ce traçage. Le client LBC n’est pas informé et ne consent pas à ce traitement.
L’écrasante majorité des emails (« Votre code de vérification leboncoin », « Récapitulatif de votre commande […] sur leboncoin », « Nouveau message sur leboncoin », « Votre paiement a été autorisé », « Bonne nouvelle, le vendeur a confirmé la disponibilité de votre commande », « Votre colis pour la commande […] a bien été envoyé », « Confirmation de réception de votre colis pour la commande […] », « Suite à votre achat sur leboncoin ») contiennent des images rédactionnelles (des images qui participent au contenu de l’email) diffusées via le CDN Cloudfront d’Amazon. Ces images seront téléchargées automatiquement à l’ouverture de l’email. Comme pour tous les téléchargements sus-décrits, il y a donc un contact direct entre le logiciel de messagerie du client LBC et les serveurs informatiques d’Amazon, ce qui génère un transfert illégal de données personnelles (adresse IP du client LBC, empreinte de son logiciel de messagerie, etc.) vers un État tiers non adéquat.
Le site web LBC (texte, images, etc.) est lui-même diffusé via le CDN Cloudfront d’Amazon, y compris le composant d’authentification (auth.leboncoin.fr). Il incorpore plusieurs scripts JavaScript de sociétés commerciales états-uniennes et/ou qui sont hébergés par de telles sociétés : protection anti-fraude Datadome (dd.leboncoin.fr) diffusée via Amazon Cloudfront, régie pub Google Doubleclick, CMP Didomi diffusée via Amazon Cloudfront, Hubvisor diffusé via Fastly, etc.
Tous les transferts de données personnelles sus-énumérés, web et emails, sont illégaux au sens des articles 44 et suivants du RGPD (Schrems II, votre mise en demeure du 10 février 2022 portant sur Google Analytics, décision de l’APD autrichienne du 22 avril 2022 portant sur Google Analytics, etc., pour un argumentaire détaillé, je vous renvoie à mes précédentes réclamations CNIL toujours en cours de traitement). La politique de confidentialité de LBC (https://www.leboncoin.fr/dc/cookies) se contente d’affirmer que ces transferts se font à « destination des pays reconnus comme assurant un niveau adéquat de protection de vos données personnelles ou, à tout le moins, sur la base des garanties appropriées prévues par la loi »… alors que c’est au RT de mettre en œuvre des mesures complémentaires concourant à ces garanties. Bref, LBC met en œuvre aucune mesure complémentaire dans le cadre des transferts internationaux sus-décrits.
Enfin, la version texte des emails de présentation de LBC (« Bienvenue au boncoin ! », « Achetez en ligne en toute sécurité sur leboncoin ») ne contient pas de lien pour s’y opposer. L’espace perso web permet de s’opposer aux emails « nouveaux messages », mais pas à ceux-ci. Le seul moyen de s’opposer est d’utiliser les liens prévus à cet effet dans la version HTML des emails de présentation. Comme elle contient des liens et des images de traçage, cela est disproportionné.
Tout cela illustre une carence du Bon Coin dans le choix, le pilotage et l'audit de ses sous-traitants en matière de données personnelles, ce qui constitue une entorse aux articles 24 et 28 du RGPD.
Je sollicite l’intervention de la CNIL afin qu’elle mette un terme aux infractions au RGPD référencées dans la présente, et qu’elle sanctionne Le Bon Coin.Je vous rappelle l’arrêt TS 1039/2022 dans lequel le Tribunal Supremo espagnol a confirmé que l'exercice des droits (accès, opposition, etc.) n'est pas un pré-requis au dépôt d’une plainte auprès d'une APD en cas de violation du RGPD et qu'une APD peut donc agir même si la personne physique concernée par un traitement de données personnelles n'a pas (encore) fait valoir ses droits auprès du responsable du traitement en question.
Bonne journée.
Cogitiel = logiciel monolithique de gestion des adhésions, cotisations, etc. de la CGT.
Comme les autres syndicats, la CGT est constituée de syndicats d'établissement (CGT entreprise machin, par exemple), qui adhérent à une union nationale (ex. : CGT Éduc'action) et/ou à une fédération nationale (ex. : FERC SUP) qui, elles-mêmes, adhèrent à la Confédération Générale du Travail, la fameuse CGT. Il y a également un maillage territorial, constitué par les unions départementales et locales, qui permettent de rassembler et de coordonner en fonction de la géographie plutôt que des métiers (interprofessionnel).
Le secrétaire général (président) d'une union locale m'a divulgué (à un tiers, donc) des données persos sur des adhérents d'un syndicat d'établissement, alors que ce syndicat n'est même pas dans sa zone de chalandise. Pourquoi y a-t-il accès ? Le Cogitiel n'octroie-t-il pas trop de droits ? Le RGPD impose la sécurité des données persos et leur traitement minimal et proportionné.
Du coup, hop, signalement à la CNIL il y a plusieurs mois.
Bonjour,
Fin février, je voulais entrer en contact avec le syndicat CGT d'une entité de ma ville.
De passage dans les locaux de l'Union Locale <CENSURE> (UL) de la CGT, j'ai demandé à son secrétaire général (SG) s'il connaissait personnellement des membres de ce syndicat, s'il en avait déjà croisé lors de rencontres organisées par l'UL, etc. afin de faciliter ma prise de contact.
Le SG de l'UL a alors fait une recherche dans le Cogitiel, le logiciel web de gestion des adhésions, cotisations, etc. À ma connaissance, il est maintenu par la Confédération (c'est-à-dire la CGT), que je considère donc comme étant la responsable du traitement, d'où la présente réclamation vise la Confédération et non pas l'UL <CENSURE>.
Une recherche dans le Cogitiel dépasse le cadre de ma question, c'est une sur-réaction, je demandais à un individu s'il en connaissait d'autres, rien de plus. J'ai prévenu le SG sur l'instant, mais il a continué sa recherche dans le Cogitiel.
Ensuite, le SG a tourné l'écran de son ordinateur vers moi, me divulguant les noms, prénoms, date de naissance, adresse postale, numéros de téléphone, adresse emails, statut (à jour de cotisation, etc.), etc. de tous les syndiqués du syndicat que je cherchais. Il m'a noté, sur un post-it, l'adresse emails de deux syndiqués jeunes et à jour de cotisation. Cf. PJ 1.
Cela constitue une divulgation illicite de données personnelles à un tiers en cela que je ne suis pas syndiqué à l'UL, et que son secrétaire général, qui me "connaissait" depuis peu via le mouvement social autour de la réforme 2023 des retraites, n'avait pas de preuve d'une éventuelle syndicalisation CGT de ma part, etc. De plus, l'association entre ces adresses emails et l'appartenance syndicale de leur détenteur, donnée personnelle sensible, ne semble pas être publique.
J'ai également été étonné que le secrétaire général de l'UL <CENSURE> ait accès aux données personnelles des membres d'un syndicat d'établissement qui n'est pas dans la zone géographique de chalandise de ladite UL. En effet, le syndicat recherché est national et basé à Paris, donc il n'est pas affilié / adhérent à l'UL <CENSURE>.De ce que j'en sais, le Cogitiel a une structure arborescente (les syndiqués sont rattachés à un syndicat, lui-même rattaché à plusieurs structures que sont les unions, les fédérations, etc.). Une gestion fine des droits apparaît donc comme possible (en sus d'être désirable et une obligation RGPD).
L'UL <CENSURE> me semble détenir trop de droits (de lecture, etc.) sur trop d'items (structures, fiche de syndiqués, etc.) du Cogitiel. Il s'agit d'une atteinte à la confidentialité des données personnelles des syndiqués de la CGT et au principe de minimisation : l'UL devrait avoir accès uniquement à ce qui la concerne, aux syndicats de sa zone géographique de chalandise, dans le cas présent. Le fait que ce ne soit manifestement pas le cas constitue une entorse aux articles 32, 5.1.c, et 5.1.f du RGPD.
D'une manière générale, de ce qui m'a été donné à voir, le Cogitiel est une usine à gaz monolithique développée il y a des années et dont l'utilisation (pour y saisir les membres d'un syndicat, par exemple) nécessite une formation. Le contexte humain n'aide pas : peu de personnes actives pour beaucoup de choses à faire (comme dans beaucoup d’associations), un certain jemenfoutisme de la législation, etc. Ce double contexte technique et humain laisse à penser que le Cogitiel ne garantit aujourd'hui pas la confidentialité des données personnelles des syndiqués, alors qu'il devrait justement insister sur cela afin de palier aux contextes décrits.
La présente a pour objectif d'informer la CNIL de la divulgation de données personnelles sus-relatée et de la solliciter afin qu’elle mette un terme à l'infraction au RGPD référencée dans la présente, et qu’elle sanctionne la CGT.Je vais communiquer les mêmes éléments au DPO de la CGT.
Je vous rappelle l’arrêt TS 1039/2022 dans lequel le Tribunal Supremo espagnol a confirmé que l'exercice des droits (accès, opposition, etc.) n'est pas un pré-requis au dépôt d’une plainte auprès d'une APD en cas de violation du RGPD et qu'une APD peut donc agir même si la personne physique concernée par un traitement de données personnelles n'a pas (encore) fait valoir ses droits auprès du responsable du traitement en question.
Bonne journée.
La mairie de mon bled me propose d'accomplir une formalité administrative par emails… alors qu'elle se repose sur Microsoft Office 365. De même, elle utilise Google Analytics, une police de caractères Google Fonts, et la régie pub Google DoubleClick sur son site web.
Tout cela n'est pas conforme au RGPD (raisonnement général). Plusieurs Autorités de Protection des Données persos (APD) ont déjà sanctionné l'utilisation de Google Analytics (CNIL, 10 février 2022) et de Google Fonts (Cour régionale de Munich, 20 janvier 2022).
Du coup, hop, réclamation déposée à la CNIL il y a plusieurs mois.
Bonjour,
Le 16/03/2023, j'ai voulu déclarer la nouvelle direction d'un syndicat professionnel de salariés auprès de la mairie <CENSURE> (formalité administrative obligatoire).
Un agent de la mairie m'a indiqué que cela se fait par email auprès du directeur du service juridique de la mairie. On m'a communiqué son adresse emails professionnelle de la forme [prénom].[nom]@<CENSURE_nom_domaine_mairie>.
Avant l’envoi de mon email, je me suis rendu compte que la mairie <CENSURE> délégue son service emails à la société commerciale états-unienne Microsoft :
$ dig +short MX <CENSURE_nom_domaine_mairie>
0 <CENSURE>.mail.protection.outlook.com.J'ai prétexté un rejet de mon email par Microsoft, les agents de la mairie m'ont laissé procéder à une déclaration papier. Donc, une procédure d'évitement de Microsoft est encore possible… Pour combien de temps ?
L'utilisation d'un service emails de Microsoft par la mairie <CENSURE> n'est pas conforme au RGPD en cela qu'elle génère des transferts de données personnelles vers un État tiers non adéquat (Schrems II, votre mise en demeure du 10 février 2022 portant sur l'utilisation de Google Analytics, décision de l’APD autrichienne du 22 avril 2022 portant sur Google Analytics, absence d’obligation contractuelle et de recueil du consentement, absence de contrainte technique ou financière, etc., pour un argumentaire détaillé, je vous renvoie à mes précédentes réclamations CNIL toujours en cours de traitement), cf. articles 44 et suivants du RGPD.
La politique de confidentialité de la mairie <CENSURE> (https://<CENSURE>/confidentialite/) ne référence pas ces transferts de données personnels vers un État tiers non adéquat ni les mesures complémentaires que la mairie pourrait mettre en œuvre dans ce cadre.
Dans le cas d’espèce, afin de satisfaire la formalité déclarative, mon email devait contenir a minima les noms, prénoms, date et lieu de naissance, adresse postale actuelle, et fonction (au sein du syndicat) de l'équipe dirigeante d'un syndicat, ce qui associe, auprès d'un tiers non adéquat, une appartenance syndicale, donnée personnelle sensible, à des personnes clairement identifiées.
Cela illustre également une carence de la mairie <CENSURE> dans le choix, le pilotage et l'audit de sa sous-traitance en matière de données personnelles, ce qui constitue une entorse aux articles 24 et 28 du RGPD.
Autre sujet. Afin de remplir avec pertinence la présente, j’ai consulté le site web de la mairie <CENSURE> et notamment sa politique de confidentialité. Avant toute acceptation des cookies, le site web de la mairie <CENSURE> (https://<CENSURE>/) fait automatiquement télécharger Google Analytics, Google DoubleClick, et une police de caractères Google Fonts. Ces ressources web sont toujours actives et téléchargées même en cas de refus des cookies dans le bandeau dédié.Ces téléchargements induisent des transferts de données personnelles vers la société commerciale états-unienne Google, c’est-à-dire vers un État tiers non adéquat. La Cour régionale de Munich a déjà sanctionné l’utilisation de Google Fonts dans sa décision 3_O_17493/20.
La politique de confidentialité de la mairie (https://<CENSURE>/confidentialite/) ne mentionne pas un quelconque contact en matière de données personnelles.Je sollicite l’intervention de la CNIL afin qu’elle mette un terme aux infractions au RGPD référencées dans la présente, et qu’elle sanctionne la mairie <CENSURE>.
Je vous rappelle l’arrêt TS 1039/2022 dans lequel le Tribunal Supremo espagnol a confirmé que l'exercice des droits (accès, opposition, etc.) n'est pas un pré-requis au dépôt d’une plainte auprès d'une APD en cas de violation du RGPD et qu'une APD peut donc agir même si la personne physique concernée par un traitement de données personnelles n'a pas (encore) fait valoir ses droits auprès du responsable du traitement en question.
Bonne journée.
La coopérative des Mutins de Pangée propose des films sans DRM.
La partie technique est déléguée à la société commerciale française Kaemo (Kinow) qui, elle-même, a recours aux CDN et à l'hébergement informatique des sociétés commerciales états-uniennes Cloudflare et Amazon (services Cloudfront et AWS), y compris pour la diffusion des films. Les seuls moyens de paiement proposés sont les sociétés commerciales états-uniennes Paypal et Stripe.
Cela génère de fait des transferts illégaux de données personnelles (adresse IP, numéro de carte bancaire, films visionnés, informations techniques sur le navigateur web et l'ordinateur, etc.) aux États-Unis. Raisonnement ici. L'EDPS, l'APD des institutions européennes, a déjà sanctionné l'utilisation de Stripe dans sa décision 2020-1013.
Comme celle visant OpenStreetMap, cette réclamation, déposée il y a plusieurs mois, a été un crève-cœur : 1) j'aime ce que fait les Mutins, les films sans DRM, ça va dans le bon sens (cela exonère-t-il pour autant de toute critique ?) ; 2) je suis forcé de reconnaître que ça marchait moins bien avec l'ancien hébergeur, Infomaniak : téléchargements saccadés et faible débit depuis Orange, Free, et SFR (mais ça fonctionnait impec depuis OVH qui dispose d'une interconnexion avec Infomaniak, comme quoi, c'est possible d'agir sans recourir aux ricains).
Bonjour,
Le 14/03/2023, j'ai consulté le catalogue VOD (https://www.cinemutins.com/) des Mutins de Pangée.
L'hébergement informatique est sous-traité à la société commerciale française Kaemo (Kinow), qui, elle-même, a recours aux CDN et à l'hébergement informatique des sociétés commerciales états-uniennes Cloudflare et Amazon (services Cloudfront et AWS), y compris pour la diffusion des films (ce qui est étrange, puisque qu’Amazon, avec son service Prime Video, officie sur le même marché).
De plus, les seuls moyens de paiement proposés sont les sociétés commerciales états-uniennes Paypal et Stripe.
Cela génère de fait des transferts de données personnelles (adresse IP, numéro de carte bancaire, films visionnés, informations techniques sur le navigateur web et l'ordinateur, etc.) vers un État tiers non adéquat. De plus, dans sa décision numéro 2020-1013, l'EDPS a sanctionné l'utilisation de Stripe.
Ce qui s'approche le plus d'une politique de traitement des données personnelles sont les CGV de la plateforme (https://www.cinemutins.com/p/conditions-generales-de-ventes). Celles-ci n'exposent pas les mesures complémentaires que la société Les Mutins de Pangée mettrait en œuvre dans le cadre de ces transferts internationaux.
Le site web du prestataire Kinow (https://fr.kinow.com), qui est diffusé via Amazon Cloudfront et qui grouille de ressources web détenues et/ou hébergées par des sociétés commerciales états-uniennes (Google Analytics, Google Fonts, Google DoubleClick, Google Tag Manager, Fonticons / Cloudflare, etc.), ne met pas à disposition une quelconque politique de traitement des données personnelles qui permettrait de prendre connaissance des éventuelles mesures complémentaires mises en œuvre par ce sous-traitant dans le cadre de ces transferts internationaux.
En conséquence, les transferts de données personnelles sus-énumérés sont illégaux au sens des articles 44 et suivants du RGPD (Schrems II, votre mise en demeure du 10 février 2022 portant sur Google Analytics, décision de l’APD autrichienne du 22 avril 2022 portant sur Google Analytics, etc., pour un argumentaire détaillé, je vous renvoie à mes précédentes réclamations CNIL toujours en cours de traitement).
Cela illustre également une carence des Mutins de Pangée dans le choix, le pilotage et l'audit de leur sous-traitant en matière de données personnelles, ce qui constitue une entorse aux articles 24 et 28 du RGPD.
Je sollicite l’intervention de la CNIL afin qu’elle mette un terme aux infractions au RGPD référencées dans la présente, et qu’elle sanctionne les Mutins de Pangée.
Je vous rappelle l’arrêt TS 1039/2022 dans lequel le Tribunal Supremo espagnol a confirmé que l'exercice des droits (accès, opposition, etc.) n'est pas un pré-requis au dépôt d’une plainte auprès d'une APD en cas de violation du RGPD et qu'une APD peut donc agir même si la personne physique concernée par un traitement de données personnelles n'a pas (encore) fait valoir ses droits auprès du responsable du traitement en question.
Bonne journée.
En octobre 2022, j'ai signalé à la CNIL que, pour diffuser des vidéos sur son site web, elle utilisait un prestataire français, Webcastor, qui s'héberge sur des infrastructures états-uniennes (voir).
En janvier 2023, le DPO de la CNIl m'a répondu avoir, à titre préventif, internalisé l'hébergement des vidéos et être en discussion, avec son prestataire, sur la conformité de sa solution avant de décider si la CNIL continuera à y avoir recours.
Je lui répondais dans la foulée qu'il n'avait pas internalisé les vidéos, mais seulement celles que j'avais pointé alors qu'il lui incombe de procéder à une mise en conformité totale (ce n'est pas à moi de pointer chaque vidéo). De nouvelles vidéos avaient été mises en ligne après l'ouverture de ma réclamation…
Je n'ai jamais eu de réponse. D'où cette nouvelle réclamation déposée mi-avril 2023.
Depuis, j'ai constaté, sans étonnement, que la CNIL s'en fout complet du RGPD : elle a refait appel à ce prestataire, toujours hébergé par des entités ricaines, pour diffuser le direct de son colloque dédié à ses 45 ans (voir 1 et 2) et celui du Privacy Research Day.
Bonjour,
Dans ma réclamation CNIL numéro <CENSURE>, je signalais à la CNIL que plusieurs vidéos de son site web étaient diffusées via le service Streamfizz de la société commerciale française Webcastor, qui, elle-même, déléguait son infrastructure technique à plusieurs sociétés commerciales états-uniennes (Vercel, Amazon, Microsoft, Google, DigitalOcean, Stellate, Fastly), y compris la production d'un journal des événements (lecture de la vidéo, pause, reprise, recherche, etc.). Il s'agissait de transferts illégaux de données personnelles vers un État tiers non adéquat.
Dans sa décision de clôture de ma réclamation du 10 janvier 2023, la CNIL m'informait que les vidéos concernées « ont en effet été rendues directement accessibles à partir du site institutionnel cnil.fr » et que des « échanges sur la conformité au RGPD de la solution Streamfizz […] se poursuivent […] avec la société Webcastor ». Cf. PJ 1.
Le 10 janvier 2023, j'ai informé le DPO de la CNIL, qui m'a transmis la décision de clôture, que des vidéos du site web de la CNIL étaient toujours diffusées via le service Streamfizz de Webcastor. J'illustrais cela par la vidéo air2022 (https://www.cnil.fr/fr/rediffusion-air2022-retrouvez-levenement-en-video) mise en ligne trois semaines après l'ouverture de ma réclamation et la vidéo bac à stable EdTech (https://www.cnil.fr/fr/bac-sable-edtech-la-cnil-accompagne-10-projets-innovants, https://www.cnil.fr/fr/la-cnil-propose-un-nouveau-bac-sable-pour-accompagner-linnovation-numerique-dans-le-domaine-de, https://www.cnil.fr/en/edtech-sandbox-cnil-supports-10-innovative-projects). Cf. PJ 1.
Cela démontre une carence dans la mise en conformité du site web de la CNIL suite à ma réclamation numéro <CENSURE>.
À ce jour, ces vidéos sont toujours diffusées via le service Streamfizz de Webcastor. Cette dernière a toujours recours à la palanquée de sociétés commerciales états-uniennes pour diffuser lesdites vidéos.
Il y a donc toujours des transferts illégaux de données personnelles vers un État tiers non adéquat depuis le site web de la CNIL.
Bonne journée.
Bonjour Monsieur,
Vous nous avez saisis d'une plainte (P<NUMÉRO_CENSURÉ> du <DATE_CENSURÉE>) concernant les modalités de diffusion des vidéos de la CNIL.
Comme indiqué dans le cadre de la clôture de votre précédente plainte (P<NUMÉRO_CENSURÉ>), je vous confirme que les travaux se sont poursuivis avec la société Webcastor afin de proposer une nouvelle solution de mise à disposition des vidéos de la Commission. Cette nouvelle solution est en cours de déploiement.
Nous ne manquerons de vous tenir informé de l'issue prochaine de ces travaux.
Bien à vous,
Bonjour,
Dans sa décision que vous m’avez relayé le 10/01/2023, le secrétaire général adjoint de la CNIL écrit également que « des mesures conservatoires ont été prises afin de modifier les conditions d'hébergement et de diffusion des vidéos concernées ». Ces mesures sont présentées comme étant l’une des actions de la CNIL ayant permis « d'apporter une réponse appropriée à la situation » signalée.
Par retour d’email le 10/01/2023 et par la présente réclamation, je tente de vous faire constater que ces mesures préventives ont été partielles car portant sur les seules vidéos que je vous ai explicitement signalées dans ma réclamation <NUMÉRO_CENSURÉ> d’octobre 2022, alors qu’en toute logique, elles auraient dû être appliquées à l’intégralité des vidéos diffusées sur le site web de la CNIL, surtout celles mises en ligne postérieurement à ma réclamation, comme air2022.
Or, même aujourd’hui, ce n’est pas le cas : les vidéos référencées dans la présente réclamation, et probablement d’autres, sont toujours diffusées via la solution Streamfizz de Webcastor qui a toujours recours aux mêmes prestataires états-uniens (au moins pour son lecteur, la géolocalisation, et les stats).
Quant à l’émergence d’une solution conforme au RGPD (donc sans recourir au Data Privacy Framework) proposée avec / par Webcastor, je suis dubitatif dans la mesure où les diffusions en direct du colloque des 45 ans de la CNIL (23/05/2023) et du Privacy Research Day (14/06/2023, soit 8 mois après ma réclamation <NUMÉRO_CENSURÉ>) étaient assurées via Webcastor et ses prestataires états-uniens… Le direct de vos 45 ans fait d’ailleurs l’objet de la réclamation <NUMÉRO_CENSURÉ> (l’information est publique).
Bonne semaine.
P.-S. : sans rapport immédiat avec la présente réclamation, je vous informe que le script JavaScript « https ://cnil.fr/sites/cnil/files/js/js_oQ-FFnywjdD92uXfscXi9VUSDMJk5b1ZOrahSz_1pvo.js » inclus à la fin de chaque page du site web de la CNIL fait télécharger le script « https ://cdnjs.cloudflare.com/ajax/libs/jquery-mousewheel/3.1.13/jquery.mousewheel.min.js » auprès de la société commerciale états-unienne Cloudflare. Ce fut déjà le cas les 17 et 18 juin 2023 avant d’être corrigé suite à un signalement (là encore, l’info est publique). Je n’ai pas l’énergie d’ouvrir une demande dédiée…
Ces six derniers mois, j'ai apporté à la CNIL des éléments nouveaux concernant plusieurs de mes réclamations. Dans deux autres, la CNIL m'a informé avoir contacté le DPO de la structure que je mets en cause.
En conséquence, j'ai mis à jour les shaarlis suivants :
J'ai trouvé deux solutions pour ne plus avoir à investir mon temps pour défaire les saloperies que mozilla fourre à tour de bras dans firefox.
La première option c'est le user.js de arkenfox: https://github.com/arkenfox/user.js […]
la seconde option c'est de remplacer firefox par librewolf: https://librewolf.net/ […]
J'ai déjà lu Antichesse évoquer plusieurs fois Librewolf, mais ça ne me convient pas : il n'est pas empaqueté dans Debian. Pour un logiciel en contact avec le monde extérieur, sur lequel plusieurs vulnérabilités sont corrigées chaque mois (quasiment), ce n'est pas acceptable. Oui, Librewolf propose un dépôt maison, mais c'est aussi bien géré que tous les autres dépôts de ce style (en moyenne), donc il n'y a pas de différenciation entre màj de sécurité et màj fonctionnelle, donc on change de versions tous les deux jours. Sans moi. J'aime Debian justement parce que tout ne change pas tous les quatre matins.
Concernant le user.js d'Arkenfox :
Il reste deux modes : soit j'utilise le user.js, soit, à chaque mise à jour de Firefox, je lis les changements détectés par Arkenfox et je les applique. Au final, si l'on réfléchit, je ne peux pas échapper à une étude de user.js avant de le mettre en prod' (sinon je ne peux pas définir les paramètres que je veux forcer contre l'avis d'Arkenfox). Idem à chaque mise à jour de Firefox, pour la même raison (peut-être voudrais-je conserver un paramètre pas top). Du coup, qu'apporte la machinerie proposée par Arkenfox ? La suppression des vieux paramètres via un script dédié ? Oui, mais, dans mon about:config, j'ai des paramètres qui ne sont plus fonctionnels depuis plusieurs versions et mon Firefox fonctionne, donc bon, ce n'est pas ma priorité.
Au final, j'ai décidé d'aller lire, lors d'une mise à jour de Firefox, les changelogs d'Arkenfox entre mon ancienne version et la nouvelle. Et pour chaque paramètre, décider ce qui me convient puis répercuter ou non le changement dans about:config.
Pour l'instant, j'ai rattrapé mon retard entre le user.js qui correspond à ma version et mes paramètres. J'ai mis à jour mon antique shaarli dédié à ma configuration Firefox.
Le plus intéressant est l'activation de resistFingerprinting (RPF) qui a déjà été évoqué dans la rivière shaarli. Attention toutefois : ça désactive, entre autres, les thèmes sombres des sites web, notamment ceux sur lesquels je n'ai pas de compte pour changer ça (YouTube, GitHub, etc.).
À noter également : la First Party Isolation (privacy.firstparty.isolate) n'est plus maintenue. Elle est remplacée par le Network Partitioning et la Total Cookie Protection (nom vendeur de la Dynamic First Party Isolation) qui est activée uniquement quand la FPI est désactivée et que l'on active la Enhanced Tracking Protection (« Protection renforcée contre le pistage » dans l'onglet « Vie privée et sécurité » des préférences) en mode strict (le mode personnalisé n'active pas TCP).
Je retiens également qu'Ublock Origin peut désormais supprimer les paramètres traçants des URLs quand on lui ajoute les listes adéquates (voir). Pour ce faire, j'utilisais l'extension Pure URL mais très peu de paramètres sont pris en charge (utm, fb, et quelques autres).
Enfin, je retiens que l'extension HTTPS-Everywhere de l'EFF est en fin de vie, remplacée par le mode « HTTPS uniquement » de Firefox.
Ironiquement, tu réponds à mon shaarli qui évoque le paramètre « dom.block_download_insecure » de Firefox… alors qu'Arkenfox ne prévoit rien pour ce paramètre. :D
Merci pour la trouvaille. :)
La CJUE a rendu son jugement (contre Meta) :
Communiqué de presse ici.
Décision C-252/21 là.
Dans C-21/23 (CP), la CJUE a confirmé : les concurrents peuvent recourir à la justice civil au titre de l'interdiction des pratiques commerciales déloyales.
Toute personne peut demander à une administration de lui communiquer la correspondance que celle-ci a entretenu avec d'autres entités. Exemple : les observations qu'une administration a produites dans le cadre d'une saisine de la CADA (voir). Évidemment, il y a des exceptions : vie privée, secret des affaires, la décision doit être intervenue, etc.
Pour vérifier les actions de la CNIL dans le cadre de mes réclamations, je lui ai demandé de me communiquer sa correspondance avec les responsables de traitement (RT) mis en cause.
J'ai mis à jour mes shaarlis sur Silkhom, Danitis, et Cogent avec les courriers de la CNIL.
Au final, dans 2/3 des cas, la CNIL a appuyé l'ensemble de mes griefs énoncés explicitement dans ma réclamation (un grief énoncé dans mes échanges avec un RT, joins à ma réclamation, mais non repris dans celle-ci n'est pas appuyé). Dans le dernier cas, la CNIL s'est contentée d'appuyer ma demande d'effacement sans rien dire de la base légale inapplicable ni de la durée de conservation excessive, pourtant évoquées dans ma réclamation. Dans 3/3 des cas, pas de contrôle ni de sanction, juste une invitation à vérifier sa conformité dans l'un des cas.
J'étais en train de mettre un serveur distant à la casse en révoquant toutes les clés d'un conteneur chiffré (cryptsetup luksErase <dev>) puis en écrasant la table des partitions au format GPT avec dd quand Johndescs me demande si j'ai supprimé « la table GPT de backup en fin de disque ».
Ha oui, tiens, plusieurs sources web disent qu'il y a une sauvegarde de la table GPT dans les 33 derniers secteurs d'un disque au max, soit 16,5 octets au max ((33 * 512 octets) / 1024).
Pour le fun, je veux constater ça par moi-même.
fdisk -lu me dit : « Disk /dev/sda: 1.8 TiB, 2000398934016 bytes, 3907029168 sectors ».
Regardons les 1000 derniers secteurs. 3907029168 - 1000 = 3907028168.
dd if=/dev/sda skip=3907028167 | hexdump -vC
[…]
00078e00 48 61 68 21 49 64 6f 6e 74 4e 65 65 64 45 46 49 |Hah!IdontNeedEFI|
00078e10 90 ca 57 b3 c7 18 fa 48 97 a9 9e ae 35 69 6c e0 |..W....H....5il.|
00078e20 28 00 00 00 00 00 00 00 00 08 00 00 00 00 00 00 |(...............|
00078e30 00 00 00 00 00 00 00 00 62 00 69 00 6f 00 73 00 |........b.i.o.s.|
00078e40 5f 00 67 00 72 00 75 00 62 00 2d 00 73 00 64 00 |_.g.r.u.b.-.s.d.|
00078e50 61 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |a...............|
00078e60 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |................|
00078e70 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |................|
00078e80 af 3d c6 0f 83 84 72 47 8e 79 3d 69 d8 47 7d e4 |.=....rG.y=i.G}.|
00078e90 34 ea 7a 69 e4 99 67 40 b9 df c0 40 3e 12 a8 4c |4.zi..g@...@>..L|
00078ea0 00 10 00 00 00 00 00 00 ff 07 80 3e 00 00 00 00 |...........>....|
00078eb0 00 00 00 00 00 00 00 00 70 00 72 00 69 00 6d 00 |........p.r.i.m.|
00078ec0 61 00 72 00 79 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |a.r.y...........|
00078ed0 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |................|
00078ee0 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |................|
00078ef0 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |................|
00078f00 af 3d c6 0f 83 84 72 47 8e 79 3d 69 d8 47 7d e4 |.=....rG.y=i.G}.|
00078f10 2d 41 c0 3f a0 c1 12 49 bf 5c cf ee 89 d0 6e 77 |-A.?...I.\....nw|
00078f20 00 08 80 3e 00 00 00 00 ff 6f d0 e8 00 00 00 00 |...>.....o......|
00078f30 00 00 00 00 00 00 00 00 70 00 72 00 69 00 6d 00 |........p.r.i.m.|
00078f40 61 00 72 00 79 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |a.r.y...........|
00078f50 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |................|
00078f60 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |................|
00078f70 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |................|
00078f80 6d fd 57 06 ab a4 c4 43 84 e5 09 33 c8 4b 4f 4f |m.W....C...3.KOO|
00078f90 3e d2 b7 22 c5 0e 82 44 80 e4 62 e0 85 fb 59 fc |>.."...D..b...Y.|
00078fa0 00 70 d0 e8 00 00 00 00 ff 67 e0 e8 00 00 00 00 |.p.......g......|
00078fb0 00 00 00 00 00 00 00 00 70 00 72 00 69 00 6d 00 |........p.r.i.m.|
00078fc0 61 00 72 00 79 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 00 |a.r.y...........|
0007ce00 45 46 49 20 50 41 52 54 00 00 01 00 5c 00 00 00 |EFI PART....\...|
0007ce10 29 6e 0e d5 00 00 00 00 af 88 e0 e8 00 00 00 00 |)n..............|
0007ce20 01 00 00 00 00 00 00 00 22 00 00 00 00 00 00 00 |........".......|
0007ce30 8e 88 e0 e8 00 00 00 00 d0 d2 1f c2 dc 91 bb 4f |...............O|
0007ce40 9f e7 c8 a4 04 7b 91 bc 8f 88 e0 e8 00 00 00 00 |.....{..........|
0007ce50 80 00 00 00 80 00 00 00 90 23 af 95 00 00 00 00 |.........#......|
Utilisons Wikipedia pour déchiffrer ça.
L'entête secondaire est sur le dernier secteur du disque. On la reconnaît grâce à sa signature, « 45 46 49 20 50 41 52 54 » (« EFI PART » en ASCII ).
Ensuite, on a la table des partitions. Habituellement, une entrée de la table occupe 128 octets soit 8 lignes de hexdump. On y voit quatre partitions (la distinction primaire / logique n'existe plus) :
La première depuis l'entête (et donc la dernière sur le disque) est une partition swap de Linux. Je le sais grâce à l'identifiant unique de son type : « 6d fd 57 06 ab a4 c4 43 84 e5 09 33 c8 4b 4f 4f ». Attention, comme l'explique la note de Wikipedia, une partie des octets est inversée à cause du little-endian.
fdisk le dit) donc la taille de la partition est : 1046527 * 512 = 535821824 octets soit 512 Mo environ ;Aucune de ces partitions n'a un quelconque attribut (drapeau). Ils sont situés dans les 8 octets qui précédent le nom de la partition.
Un drapeau = 1 bit. Une partition cachée = bit 62 = 63e bit. Pas de montage auto = bit 63 = 64e bit.
Les logiciels n'ont pas l'air d'accord sur le rôle de chaque bit de drapeau. sgdisk considère que le 1er bit (bit 0) signifie partition système là où parted considère qu'il signifie partition cachée. Inversement, gparted ne reconnaît pas ce que sgdisk considère être une partition cachée (63e bit). Les deux outils sont d'accord sur le 3e bit (amorçable par d'anciens BIOS). gparted reconnaît aucun des autres drapeaux.
Sur ce coup, gparted est mal fichu, notamment parce qu'il présente comme drapeau ce qui n'en est pas, comme « bios_grub » (qui désigne une partition de boot BIOS, qui est un type de partition).
Évidemment, y'a encore cette histoire de little-endian, donc (binaire avec xxd, hexa avec hexdump, format gdisk, format sgdisk, sens pour parted) :
Du coup, j'ai également effacé cette table GPT secondaire avec dd if=/dev/urandom seek=3907028167 of=/dev/sda.
Ça me rappelle l'un de mes articles vieux de 13 ans dans lequel je décortique un MBR. :D
Cela fait environ dix ans que j'ai fait des choix de rangement de mes journaux informatiques (logs) sur mes serveurs personnels. Il est grand temps de faire un bilan et d'améliorer ce qui doit l'être.
Sur un système GNU/Linux, les journaux sont éclatés en fichiers par catégorie (facility) et par priorité. Un même message peut être consigné dans plusieurs fichiers.
Je pense que cette organisation en gros pâtés n'est pas intuitive ni optimale.
Ce que je fais :
Ça se fait facilement en rajoutant des fragments de configuration dans /etc/rsyslog.d. Ainsi, pour CRON, je crée un fichier /etc/rsyslog.d/cron.conf contenant cron.* -/var/log/cron.log.
De base, les journaux archivés (« .log.1 », « .log.2.gz », etc.) sont stockés à côté du journal courant. Du coup, /var/log devient rapidement un fouillis dans lequel je peine à m'y retrouver. C'est encore plus prononcé quand on a des obligations de conservation sur un temps long.
Ce que je fais : une arborescence séparée /var/log/archives/<nom_logiciel_ou_service>.
Cela suppose de surcharger tous les fragments de configuration déposés dans /etc/logrotate.d/ par des paquets logiciels. Pour éviter d'incessantes questions lors des mises à jour desdits paquets, j'utilise dpkg-divert. Exemple : dpkg-divert --add --rename --divert /etc/logrotate.d/apache2.dpkg-dist /etc/logrotate.d/apache2 qui ordonne de ranger le fichier /etc/logrotate.d/apache2 livré par un paquet dans /etc/logrotate.d/apache2.dpkg-dist. logrotate ignore les fichiers dont le nom termine par « .dpkg-dist ».
Tantôt des fichiers de configurations dans /etc/logrotate.d commençaient par la périodicité, tantôt par la durée de conservation, tantôt par… De plus, je n'utilisais pas les mêmes directives partout sans justification (ifempty, par ex.).
C'est galère pour chercher visuellement ou automatiquement des informations.
J'ai tout harmonisé au format : paramètres généraux puis paramètres du journal courant puis paramètres des archives puis scripts. Donc : périodicité, rotate, missingok, ifempty, create, olddir, compress, delaycompress, sharedcripts, postrotate.
Il y avait des divergences mineures entre mes serveurs persos pour un même journal. C'est corrigé.
Debian est passé de mysql à mariadb, donc les noms des journaux n'étaient plus parlants (ceci dit, la configuration demeure toujours dans /etc/mysql donc bon…), des directives rsyslog étaient devenues inutiles (elles ne capturaient et donc ne redirigeaient plus rien) et, c'est désormais rsyslog qui journalise tout (cf. /etc/mysql/mariadb.conf.d/50-server.cnf), donc le script postrotate dans la configuration de logrotate semble insuffisant, j'y ai rajouté /usr/lib/rsyslog/rsyslog-rotate.
Lors de l'activation de HTTP/2 sur ce site, je suis passé de php sous forme de module pour Apache httpd à php-fpm. Désormais, il y a un journal pour le gestionnaire (php-fpm) qui était pris en charge par logrotate via une configuration livrée avec le paquet, mais qui, du coup, n'archivait pas dans mon arborescence séparée ni pour une durée pour laquelle j'avais consentie.
L'ennui, c'est que le nom du journal, « php7.4-fpm.log », changera à la prochaine mise à jour majeure de Debian, car la version de php changera (7.3 -> 7.4 -> 8.2). Le fragment de configuration pour logrotate sera livré dans le paquet, mais ne contiendra pas mes directives. Configurer PHP-FPM pour envoyer son journal à rsyslog ne résout pas ce problème : l'arborescence de configuration dépend aussi de la version de PHP (/etc/php/<VERSION>/fpm/php-fpm.conf), donc elle sera effacée par la mise à jour. Vu le cycle de vie très rapide de php-fpm, l'objectif de ce nommage dépendant de la version est de pouvoir installer simultanément plusieurs versions de PHP sur un même système.
J'ai créé un fichier /etc/logrotate.d/php :
/var/log/php*-fpm.log {
[…]
postrotate
# Demander à la "bonne" version des php-fpm de réouvrir son journal
binname=$(find /usr/lib/php/ -iname 'php*-fpm-reopenlogs')
if test -x "$binname"
then
$binname;
fi
endscript
}
Hé oui, là encore, le binaire qui permet de dire à php-fpm de changer de journal dépend du numéro de version…
Mais, ça ne suffit pas : logrotate.conf inclut les fragments de conf' présents dans /etc/logrotate.d, dont php et php-X.Y-fpm. Logrotate consignera que deux fragments de conf' portent sur un même journal et terminera en erreur, pour ces deux fragments, donc le journal de php ne sera pas archivé et le script pas exécuté. Je crée donc un fichier /etc/cron.daily/php :
#!/bin/bash
# dpkg-divert une éventuelle nouvelle config suite màj majeure Debian
if test -f /etc/logrotate.d/php*-fpm
then
confpath=$(find /etc/logrotate.d/ -type f -name 'php*-fpm')
dpkg-divert --quiet --add --rename --divert "${confpath}.dpkg-dist" "$confpath"
fi
J'ai déjà expliqué ce point : je créais un journal par hôte virtuel, donc deux journaux par site web, un pour HTTP, l'autre pour HTTPS.
Ce distinguo ne m'a rien apporté en dix ans. Notamment car, par défaut, Apache httpd ne journalise pas les erreurs TLS. Je ne vais pas activer cela vu que j'en n'ai pas eu besoin et que ça risque de souvent biper à tort vu mon certificat x509 signé par une autorité de certification maison.
Shaarli consigne une erreur à chaque robot qui accède, sans définir le referer (la case n'existe alors pas dans le tableau $_SERVER), aux liens qui permettent de changer le nombre de liens par page. Et comme shaarli redéfinit error_reporting… Bref, dans index.php de shaarli, remplacer le error_reporting existant par : error_reporting(E_ALL^E_WARNING^E_NOTICE);.
La bibliothèque de fonctions de RSS-Bridge qui fait l'interface avec l'API de Twitter, TwitterClient, consigne des événements en mode debug ("je réutilise le token mise en cache", "je demande un nouveau token", etc.) qui atterrissent dans le journal des erreurs de l'hôte virtuel. Aucune condition autour de ces directives, donc pas d'autre moyen de les faire taire que de les commenter…
Un plugin de mon Wordpress, mon thème perso Wordpress et Shaarli généraient des erreurs pour des fonctions dépréciées, pour une syntaxe erronée (function_exists() attend le nom d'une fonction avec ses parenthèses ou entourée de guillements), etc. J'ai corrigé tout ça.
ejabberd consignait en permanence des erreurs TLS liées à mon certificat x509 autosigné. C'est inutile et ça conservait des données personnelles (l'essentiel de mes contacts ont un serveur Jabber perso donc le nom de domaine est une donnée personnelle). J'ai réduit la verbosité d'ejabberd (loglevel: 2 dans /etc/ejabberd/ejabberd.yml). Le reste était des messages au démarrage "tu charges tel module sans charger tel autre, c'est inhabituel". J'ai corrigé ça.
Lors de la définition de ma politique de journalisation, je me suis fait embarquer par la légende urbaine qui voudrait qu'on doit conserver le journal des accès à un serveur web pendant un an, idem pour un serveur emails ou de messagerie. La réalité est plus nuancée et dépend de l'usage et du contexte. J'ai tout détaillé dans un autre article. Au final, je ne suis pas concerné par les obligations légales de conservation de données de connexion.
De plus, par paresse intellectuelle et par peur du manque, je consignais des journaux techniques sur la même durée (un an) alors que ça n'a aucun intérêt. Consigner les journaux d'OpenDNSSEC durant un an quand la durée de vie de mes signatures est d'une semaine, ça n'a aucun intérêt (s'il y a une erreur, mes services seront inaccessibles dans la semaine). Consigner les transferts de zones DNS sur la même durée est tout aussi inutile, là encore en relation avec la durée d'expiration de mes zones sur mes serveurs DNS secondaires. Idem le journal de ntpd qui consigne rien après son démarrage… Etc.
Je me rassurais : la plupart de ces journaux ne comportent aucune donnée personnelle. Pour ceux qui en comportent, comme celui de mon serveur emails, ce n'était pas bien grave car, à part les spammeurs et les scanneurs de ports / TLS / etc., ça consignait ma correspondance… que je conserve de toute façon dans mon logiciel de messagerie.
Parfois, cette durée de conservation m'a été utile. Exemple ? Vérifier les paramètres pris en charge par les gros fournisseurs emails avant de renforcer mes configurations TLS. L'ennui, c'est que tout peut toujours être utile. Avoir un micro en permanence sur toi quand t'es chez ton employeur permettra de prouver ta bonne foi lors d'un contentieux… ou que t'es en tort. Surveiller ton/ta partenaire de cul permettra de détecter sa tromperie… ou la tienne. Fliquer toute la population augmente la probabilité de retrouver l'auteur d'une infraction… ou un dissident politique. C'est précisément le sens des arrêts de la CJUE sur la rétention des données de connexion : l'équilibre entre la préservation de la vie privée et les autres intérêts. Dans le cas d'usage que je cite, je pouvais très bien faire mon étude au fil de l'eau, avant de modifier mes paramètres TLS, en conservant uniquement mes résultats (tel fournisseur emails prend en charge uniquement TLS 1.0, par ex.). C'est un boulot régulier (avant chaque effacement du journal), c'est la seule contrainte.
Désormais, j'ai défini deux catégories de journaux :
weekly + rotate 1) ;weekly + rotate 5) afin d'être sûr qu'ils englobent un mois entier, de son 1er jour à son dernier (explication) ;weekly + rotate 4), soit un mois glissant ;monthly + rotate 5).Quand on veut réduire la durée de conservation de ses journaux, il faut penser à systemd-journald.
Sur un système Debian, journald s'interpose entre les logiciels et rsyslog, même quand c'est rsyslog qui ouvre la socket UNIX pour un logiciel (postfix, par ex.). Il reçoit donc tous les messages syslog. Or, par défaut, il implémente une politique basée sur l'occupation de l'espace disque (détails).
On peut réduire l'occupation disque maximale des journaux, mais je ne suis pas fan : en cas de pic d'activité (ou d'attaque), les journaux pertinents peuvent être écrasés par ceux du pic…
On peut désactiver partiellement journald (détails, dernière ligne), mais ce n'est pas à l'épreuve du temps vu que journald a des usages pertinents et qu'il est appelé à prendre une place centrale.
On peut faire un mix entre une politique d'occupation disque et une politique basée sur le temps (détails). En ce qui me concerne, j'ai configuré MaxRetentionSec=5week. Il s'agit, chez moi (cf. section précédente), de la durée maximale désirée des journaux qui transitent par message syslog (apache httpd et nginx écrivent eux-mêmes leurs journaux, idem pour apt et dpkg).
La plupart des fragments de configuration par défaut pour logrotate contiennent la directive notifempty, qui lui ordonnent de ne pas archiver les journaux, ni de supprimer les plus vieux, si le journal est vide.
On peut donc se retrouver avec des journaux, y compris contenant des données à caractère personnel, vieux de plusieurs années.
Solution : dpkg-divert + corriger la configuration de logrotate.
Dans la plupart des journaux, la date et l'heure d'un message sont exprimées dans un format difficilement exploitable comme « Jul 1 01:23:45 » ou « 01/Jul/2023:01:23:45 ».
Cela complique l'affichage simultané de plusieurs journaux dans l'ordre chronologique. On peut faire zcat $(ls -rv), mais bon, paye ta simplicité lors d'une urgence, et ça suppose que tous les journaux soient dans le même dossier. Surtout si les journaux englobent plusieurs mois : sort classera « Jul » (juillet) avant « Jun » (juin), par exemple, et selon le type de tri, il classera 10,11,12, etc. après 01 et avant 02… Oui, il est possible de préciser à sort de longs paramètres pour trier comme il faut, mais, là encore, paye ta simplicité…
De même, cela complique une recherche dans les journaux : « Jul 1 » (deux espaces) mais « Jul 10 » (une espace). Rien de grave, mais c'est pénible.
Le pompon, c'est la date+heure au milieu d'une ligne, notamment dans les journaux des serveurs web. Le journal est chronologique, donc la date est la clé du tri implicite, donc elle devrait être en début de ligne, en lieu et place de l'adresse IP qui est l'une des infos du message, pas une caractéristique de ce dernier comme l'est la date. Là encore, ça complique un tri avec sort.
Tout cela constitue l'une des raisons qui m'a fait reculer à chaque fois que j'ai réfléchi à la réduction de la durée de conservation de mes journaux : une durée de conservation de quelques semaines, un mois au max, est souvent la plus apropriée, mais en monthly + rotate 0, logrotate supprime le journal des derniers jours d'un mois dès le 1er jour du mois suivant (voir), donc on part sur rotate 1 donc 2 mois de conservation… De plus, descendre en dessous d'un mois, c'est choisir une périodicité quotidienne ou hebdomadaire, et donc devoir agréger plusieurs journaux pour obtenir une vision sur « quelques semaines - 1 mois », et donc se retrouver face au problème de tri énoncé ci-dessus…
Il existe deux ensembles de formats de date+heure faciles à manipuler : ISO 8601 et RFC 3339. Les arguments sont ici. Les deux normes ne sont pas équivalentes, certains formats communs aux deux normes, d'autres non, voir.
Comment les utiliser ?
D'après sa documentation, rsyslog permet d'utiliser le format « %Y-%M-%D %h:%m:%.6s%Z:%z », dérivé de « %Y-%M-%D %h:%m:%.3s%Z:%z » (seul le nombre de chiffres après la seconde change), qui est un format commun au RFC 3339 et à ISO 8601.
Pour l'utiliser dans tous les journaux dont rsyslog à la charge :
# echo '$ActionFileDefaultTemplate RSYSLOG_FileFormat' > /etc/rsyslog.d/0-dateformat.conf
# systemctl restart rsyslog
(Préfixer le nom du fichier par « 0 » permet qu'il soit le premier inclus dans /etc/rsyslog.conf. Sans cela, le format de date+heure des logiciels dont le fragment de config' rsyslog serait inclus avant resterait inchangé.)
Inventaire :
ejabberd ne permet pas de changer le format de ses journaux ni d'envoyer ses messages à syslog ;logger (voir). À chaque requête, un processus logger est lancé. Ça me paraît bien gourmand pour rien en comparaison d'une écriture dans une socket UNIX syslog… De plus, comme déjà dit ci-dessus, journald "interceptera" les messages syslog et procédera à une double journalisation, qui consommera de l'espace disque, et désactiver journald, même partiellement, est à contre-courant de l'histoire.Le format combined des journaux des accès, qui répond à mes autres besoins, est défini dans /etc/apache2/apache2.conf, il n'y a plus qu'à l'adapter à ce qu'on veut en se reposant sur la doc' ou en utilisant un exemple tout prêt.
Le format des journaux des erreurs et les formats possibles sont définis dans la doc'. On notera que le format des journaux des accès (ISO 8601) ne peut pas être repris dans le journal des erreurs. Le format qui s'en rapproche le plus est « %Y-%M-%D %h:%m:%.6s » qui, comme dit plus haut, ne fait partie ni d'ISO 8601, ni du RFC 3339, mais en est très proche et en présente les mêmes avantages.
Pour appliquer le format :
# Journaux des accès
echo 'LogFormat "%{%Y-%m-%dT%T}t %h %l %u \"%r\" %>s %O \"%{Referer}i\" \"%{User-agent}i\"" combined-with-iso8601' > /etc/apache2/conf-available/iso8601-log-format.conf
echo 'LogFormat "%{%Y-%m-%dT%T}t %v:%p %h %l %u \"%r\" %>s %O \"%{Referer}i\" \"%{User-Agent}i\"" vhost_combined-with-iso8601' >> /etc/apache2/conf-available/iso8601-log-format.conf
a2enconf iso8601-log-format.conf
# Dans chaque hôte virtuel
CustomLog ${APACHE_LOG_DIR}/<vhost>/access.log combined-with-iso8601
# Pour other_vhosts_access.log
dpkg-divert --add --rename --divert /etc/apache2/conf-available/other-vhosts-access-log.conf.dpkg-dist /etc/apache2/conf-available/other-vhosts-access-log.conf
echo 'CustomLog ${APACHE_LOG_DIR}/other_vhosts_access.log vhost_combined-with-iso8601' > /etc/apache2/conf-available/other-vhosts-access-log.conf
# Journaux des erreurs
echo 'ErrorLogFormat "%{cu}t [%-m:%l] [pid %P:tid %T] %7F: %E: [remote\ %a] %M% ,\ referer:\ %{Referer}i"' >> /etc/apache2/conf-available/iso8601-log-format.conf
# Dans chaque hôte virtuel (oui, pas besoin de préciser le format, il est unique, sauf si on le surcharge dans un hôte virtuel)
ErrorLog ${APACHE_LOG_DIR}/<vhost>/error.log
# /var/log/apache2/error.log est défini dans /etc/apache2/apache2.conf, il n'y a rien à faire
(Je rappelle que le format des journaux des erreurs, globaux ou par hôte virtuel, ne peut pas être modifié, cf. ci-dessus.)
Le format combined des journaux des accès, qui correspond à mes autres besoins, est défini dans la doc', il n'y a plus qu'à l'adapter. Toutes les variables utilisables (TLS, communication avec le backend, etc.) ne sont pas mentionnées, il faut creuser ailleurs dans la doc' :(. En tout cas, on a la variable « $time_iso8601 » qui fait ce qu'on veut.
Mise en pratique :
Le journal global des accès est défini dans nginx.conf avant l'inclusion des confs situées dans conf.d/… donc il faut modifier nginx.conf, soit pour inverser cet ordre, soit pour ajouter nos directives directement dedans, ce que j'ai fait…
dpkg-divert --add --no-rename --divert /etc/nginx/nginx.conf.dpkg-dist /etc/nginx/nginx.conf
# Dans nginx.conf
log_format combined-with-iso8601 '$time_iso8601 $remote_addr - $remote_user "$request" $status $body_bytes_sent "$http_referer" "$http_user_agent"';
access_log /var/log/nginx/access.log combined-with-iso8601;
# Dans chaque hôte virtuel
access_log /var/log/nginx/<vhost>/access.log combined-with-iso8601;Deleting or removing all emails from Postfix queue
To remove all mail from the queue, enter:
postsuper -d ALLTo remove all mails in the deferred queue, enter:
postsuper -d ALL deferred
postqueue -p pour voir la file d'attente.
#drop
Sur un système GNU/Linux, logrotate est l'outil qui permet d'archiver périodiquement les journaux, de les compresser, puis de les supprimer en fonction d'une durée de conservation ou d'un volume d'espace disque occupé.
Il y a quelques petits pièges et trucs à savoir. C'est ce que nous allons voir.
Le manuel de logrotate expose : « Log files are rotated count times before being removed ». logrotate conservera donc X journaux en sus du journal courant / actuel. rotate 0 : dès la périodicité atteinte, le journal actuel ne sera pas archivé, il sera supprimé. rotate 1 : un journal archivé sera conservé en sus de l'actuel. rotate 2 = deux journaux archivés en sus du journal courant. Etc.
Donc la couverte sera minimum X * périodicité, maximum X+1 * périodicité. Si la périodicité est mensuelle :
rotate 0 : le journal actuel sera effacé après un mois, donc tu gardes pile un mois d'historique, mais, dès le 1er jour du mois suivant, tu perds tout cet historique, y compris celui de la veille (dernier jour du mois précédent), donc la durée minimale de conservation est 0 ;rotate 1 : un journal actuel et un journal archivé, donc un message sera conservé deux mois au maximum (si elle a été consignée le premier jour du premier mois), et un mois au minimum (les entrées du 31e jour du mois X ne seront pas effacées le 1er jour du mois X+1) ;rotate 12 conserve 12 mois minimum, 13 mois maximum (au dernier jour du 13e mois, dans le journal « .log.12.gz », tu auras des données qui remontent jusqu'au 1er jour d'il y a 12 mois. Au 31 juillet 2023, tu as les messages du 1er juillet 2022).La période est glissante. logrotate calcule la périodicité depuis son dernier passage. Il calcule donc un jour, une semaine, un mois, etc. depuis son dernier passage, pas depuis le premier jour d'une semaine ou d'un mois. (Il conserve ses états dans /var/lib/logrotate/status.)
C'est pour ça que si, avec une périodicité hebdomadaire (par ex.), on veut conserver un mois entier, de son 1er jour jusqu'à son dernier, rotate 4 peut ne pas suffire. Exemple : juillet 2023 est sur 6 semaines, de la semaine 26 (01-02/07) à la semaine 31 (31/07). Avec rotate 4, si logrotate archive le journal le lundi à 0 h, alors les 1 et 2 juillets, qui seront stockés dans le journal « log.4.gz », qui deviendra « log.5.gz » ce soir-là, seront effacés. S'il archive le mercredi, alors rotate 4 est suffisant. Mais cela ne se prévoit pas : on peut forcer le passage de logrotate le 1er jour d'une semaine ou d'un mois à la main avec -f, mais, par suite, le système peut être arrêté ou logrotate peut ne pas être exécuté pour toute raison, etc. rotate 5 (qui conserve au max 6 semaines) semble plus adéquat.
De nos jours, ce n'est plus CRON qui exécute logrotate mais un timer systemd (/lib/systemd/system/logrotate.timer), ce qui explique qu'il est désormais exécuté à minuit pile.
(L'usage usuel de CRON prévoit un mécanisme de lissage : les tâches planifiées quotidiennes, hebdomadaires et mensuelles sont lancées à des heures différentes entre elles et entre deux systèmes. Ces heures sont définies automatiquement lors de l'installation du système, cf. /etc/crontab. Généralement, ça tombe dans les 6 h du mat'.)
logrotate ne supprime pas les vieux journaux au-delà de la périodicité configurée. Exemple : si tu passes de rotate 12 à rotate 1, les journaux existants nommés de « log.3.gz » à « log.12.gz » ne seront pas supprimés.
Le mode de fonctionnement nominal de logrotate, c'est de renommer (et donc déplacer tant qu'on reste sur un même système de fichiers, cf. man 2 rename ;) ) le journal courant vers le dossier des archives puis d'exécuter un script pour informer le logiciel qui écrit dedans de passer à un nouveau fichier.
Certains logiciels ne prévoient pas cette fonctionnalité. Pour éviter de les redémarrer, logrotate propose la directive de config' copytruncate : le journal courant est copié dans les archives puis il est vidé (cf. man 2 truncate).
Jusqu'à la mi-2018, un bug rendait inopérante une directive rotate 0 cumulée avec copytruncate : le journal courant était copié, mais pas effacé.
logrotate propose un mode debug (logrotate -d </chemin/vers/la/config>) qui permet de tester toute la conf' ou seulement un fragment.
Quand on utilise copytruncate + rotate 0, la sortie du mode debug contient des incohérences. Exemple : « weekly 0 = weekly (no old logs will be kept) […] copying /var/log/rotate 0 et donc que la copie doit être évitée.
J'ai testé : rotate 0 produit concrètement le même effet avec ou sans copytruncate. C'est uniquement l'affichage du mode debug qui est erroné.
En revanche, avec copytruncate, il existe toujours un bug lors de la suppression du vieux journal. En mode normal, avec rotate 0, logrotate renomme le journal courant « log.1 » puis le supprime. Normal. En copytruncate, il fait pareil, mais il supprime aussi le fichier « log.2.gz » s'il existe. Ça n'a pas de sens : ce journal doit être supprimé uniquement avec rotate 1, comme en mode normal. De même que « log.3.gz » sera supprimé par rotate 2, etc. D'ailleurs, « log.2.gz » est aussi supprimé avec rotate 1 + copytruncate… Bref, il y a un bug quand rotate 0 et copytruncate sont utilisées en même temps mais ça n'a pas d'incidence sauf si l'on réduit la durée de conservation de son journal (log.2.gz sera alors peut-être effacé alors qu'on ne le souhaite pas).
(J'arrive pas à croire que je ne l'ai pas shaarlié plus tôt, ce logiciel.)
Merci Alex.