Avancées :
Notes intéressantes :
[…] As part of an FBI fraud investigation, a Philadelphia judge has ordered Google to obey search warrants for emails stored on servers outside the US. The court ruled that transferring the messages to the US didn't count as seizing foreign information, since there was no "meaningful" damage to the email account holder's "possessory interest" in that data. The privacy violation occurs when emails are disclosed in the US, the judge says.
Needless to say, Google isn't pleased. It directly cited Microsoft's victory as precedent, and argued that it had obeyed the warrant by handing over info that was stored in the US. The company believes that the judge "departed" from that precedent and intends to appeal the decision.
[…] Either way, the ruling shows that there isn't yet a final answer on handling data beyond US borders.
Notons que la victoire de Microsoft n'est pas encore totale puisque la Cour Suprême peut se prononcer sur ce cas.
Hop, le Conseil constitutionnel est passé par là (voir le communiqué de sa décision 2016-745 DC) :
Voici le mail que je viens d'envoyer au sénateur François Pillet concernant les propos qu'il a tenus lors de l'examen, en commission des Lois, de l'article 3 de la ppl de réforme des délais de prescription en matière pénale dont je n'arrrête pas de parler ici même :
Bonjour,
Je vous écris en tant que citoyen. Je ne représente aucune structure (commerciale ou non).
J'ai lu le compte-rendu de la commission des Lois du 01/02/2017 et notamment la partie sur la ppl de réforme de la prescription pénale, ppl à laquelle je m'intéresse depuis le début, car je considère que l'augmentation des délais de prescription est un vrai sujet de société qui nécessite une discussion de fond qui ne devrait pas être limitée aux parlementaires dans le cadre d'une ppl fort discrète.
Tout d'abord, vous avez déclaré : « Je rappelle que la prescription que nous voulons allonger ne vise que des délits, en l'occurrence ceux commis sur Internet : dès lors qu'il ne s'agit pas d'injures ou de diffamation, l'expression d'opinions ou de sentiments et la divulgation d'informations n'en seraient absolument pas gênées ! ».Justement, tout le problème est que les infractions de presse que sont l'injure et la diffamation, par exemple, sont systématiquement utilisées comme première ligne de défense, comme diversion, dès la publication du moindre contenu, même si les faits sont avérés et que l'expression est de bonne foi. On le voit avec des journaux tels que Mediapart mais c'est également le cas au niveau citoyen. À titre d'exemple, je vous rappelle la situation vécue par Émilie Colin, citoyenne accusée de diffamation pour avoir publié le prénom+nom des négociateurs français du traité international ACTA. Et elle n'est pas un cas isolé. Systématiquement, ces journaux et ces personnes gagnent en justice, mais doivent en assumer le coût et notamment celui de la fatigue mentale. C'est de la remise en question de cet équilibre de la loi de 1881 dont il s'agit en réalité dans le fond de vos propositions !
Ensuite, vous avez déclaré : « Vraiment, j'aimerais comprendre pourquoi 34 députés ont voté la suppression de ces dispositions... Quelle image cela donne-t-il des accords entre le Sénat et l'Assemblée nationale [...] »Quelques explications potentielles : parce que ces député-e-s écoutent les syndicats de presse déjà échaudés par les dispositions liberticides qui fut un temps contenues dans l'article 37 du pjl égalité et citoyenneté ? Parce que ces député-e-s écoutent également les citoyen-ne-s, comme moi, qui essayent d'expliquer en quoi cette modification de la loi de 1881 est une mauvaise idée ? Parce que ces député-e-s considèrent, et je leur apporte mon soutien, qu'un petit arrangement en coulisse entre les deux chambres de notre Parlement est insupportable et sans valeur, surtout lorsqu'il vise à restreindre une liberté (celle d'expression) afin de promulguer une faible disposition visant à faciliter la poursuite des infractions financières dissimulées qui ne sera jamais utilisée en pratique ! Je me contrefiche des accords entre le Sénat et l'Assemblée, je leur préfère une législation bien pensée, bien écrite et co-produite en bonne intelligence.
Enfin, je souhaite réagir à votre invitation « Vraiment, j'aimerais comprendre la motivation réelle de ceux et de celles qui vont sans doute continuer ce week-end à nous persécuter sur Internet... » et vous exposer mes motivations :
Expliquer à nos élu-e-s qu'il-elle-s se trompent lorsqu'il-elle-s considèrent Internet comme étant une circonstance aggravante. Il s'agit uniquement d'un support. Pas plus, pas moins que du papier.
- La croyance selon laquelle tout ce qui est publié quelque part sur le web est forcément lu par au moins 3 milliards de personnes est fausse : un article sur mon blog personnel est 100 fois moins lu qu'un article dans le Canard Enchaîné ! La force de diffusion de mon Twitter est très largement inférieure à celle de n'importe quelle station de radio ou TV ! De plus, ces supports traditionnels ne réalisent pas non plus forcément un contrôle approfondi en amont de la diffusion. Illustrations : le direct, les émissions de libre antenne, les divertissements qui volent bas et qui regorgent d'atteintes au respect de la personne humaine, etc.
- Au contraire de la presse papier avec laquelle les revues de presse étaient fastidieuses et incomplètes, le web permet de mettre en évidence très rapidement les éventuelles infractions de la presse. Pour cela, il suffit de chercher régulièrement son prénom+nom dans un moteur de recherche. Mieux, chacun-e peut utiliser un système d'alertes automatiquement (dont certains sont gratuits et faciles d'utilisation comme Google Alerts) afin d'être informé, en temps réel, des publications le-a concernant. Ces systèmes peuvent être configurés pour éviter la surcharge d'alertes en cas de forte activité sur Twitter, par exemple. Internet est un support compatible avec un délai de prescription de 3 mois !
- La croyance selon laquelle il n'y aurait plus de droit à l'oubli, que tout contenu est forcément très visible et très bien référencé ad vitam æternam, est tout aussi fausse. Produire du contenu récent qui parle de nous "éloigne" systématiquement les contenus plus anciens. Illustration : cherchez le prénom+nom d'un-e élu-e actif-ve, Alain Juppé, par exemple : les premières pages de résultats ne font pas état de sa condamnation judiciaire passée. Pour trouver cette information, il faudra délibérément utiliser les bons mots-clés, le contenu n'apparaît pas de manière magique. Quelle différence avec un-e passionné-e d'une thématique et ressortira de vieilles coupures de presse papier quand l'occasion se présentera, de même que la presse papier refait sortir les vieux dossiers régulièrement ? Illustration : l'interview passée de Pénélope Fillon exhumée par Envoyé Spécial. La remise en question ponctuelle du droit à l'oubli n'a pas besoin d'Internet pour exister et, là encore, il s'agit d'un équilibre entre la liberté d'information et celle du respect des personnes.
- Il est vain d'opposer citoyen-ne et journaliste professionnel-le : tous d'eux peuvent informer (qui mieux qu'un-e citoyen-ne local-e sait ce qui se trame dans son conseil municipal ?!), tous deux peuvent avoir de la déontologie, tous d'eux peuvent se tromper, être manipulés ou être induit en erreur. Tous deux peuvent savoir s'exprimer et argumenter. Tous deux sont dotés d'une capacité d'analyse (contrairement à ce que vous affirmiez en octobre 2016).
- M'opposer à tout changement de la loi de 1881 qui serait une atteinte à la liberté d'expression. Je refuse de participer à créer un monde inacceptable dans lequel seules les personnes les plus solides mentalement peuvent prendre le risque de s'exprimer. Je refuse de participer à créer un monde dans lequel tout organe de presse doit s'accoler à un cabinet d'avocats, ce que ne pourront faire que les plus gros ce qui nuit à la pluralité des médias (qui permet l'existence de journaux locaux citoyens). Je pense que les propositions que vous avez formulées avec vos collègues, dont la modification du délai de prescription fait partie, sont des atteintes disproportionnées à la liberté d'expression qui contribueraient à créer ce monde malsain que je décris.
Afin de vous illustrer que je ne m'exprime pas uniquement sur Internet, je téléphonerai à votre permanence en début de semaine afin de vérifier si ce mail vous a bien été transmis.Cordialement.
Oui, j'ai du temps à perdre dans ma vie…
ATTENTION : ça date mais c'est volontaire : se souvenir, ne pas oublier, tout ça.
Il lui aura fallu deux ans, pour que le tribunal administratif lui accorde l’accès à des documents que le ministère de l’Intérieur lui refusait. Hervé Lebreton, professeur de mathématiques, président de l’Association pour une démocratie directe, et ancien candidat aux législatives à Villeneuve-sur-Lot, a donc rendu public le détail des 10 374 subventions accordées en 2011 au titre de la réserve parlementaire.
«Je me suis lancé dans cette démarche pour prouver que chacun d’entre nous avait la possibilité d’agir en démocratie, explique à Libération Hervé Lebreton. Mais je n’ai pas reçu l’aide des parlementaires - alors que c’est leur rôle d’être transparents sur cette réserve - ni celle des ministères. Il a fallu une décision de justice et encore, on m’a fourni une liste incomplète. Il n’y a ni les noms des ministres concernés par la réserve ministérielle, ni les noms des associations.»
C'est bien ce qu'il me semblait : la publicité des distributions de fric au titre de la réserve parlementaire (des millions d'euros que les parlementaires peuvent distribuer à leur guise, sans aucun contrôle de l'utilité et du bon usage, pour financer des structures (associations, collectivités, etc.) dans leur circonscriptions) n'a pas été octroyée par les lois sur la transparence de la vie politique de fin 2013 qui faisaient suite à l'affaire Cahuzac mais découle d'une décision de justice préalable allant dans ce sens rendue en juin 2013. En bref : un collectif citoyen s'est bougé et le reste a suivi.
Merci guerby de m'avoir rafraîchi la mémoire. :)
Du coup, je dirais qu'il reste à :
- Prendre contact avec l'assistante parlementaire d'Esther Benbassa et avec l'équipe d'André Gattolin et celle de Corinne Bouchoux, toujours dans l'optique de récolter des informations, de la stratégie, etc. Pour ces deux dernières personnes, il est fort probable que nous serons redirigés vers Esther Benbassa qui est cheffe de file du groupe écolo mais avoir un échange avec lui et elle sera toujours utile puisqu'il faudra forcément des sénateur-rice-s pour agir en séance.
Fait. J'ai appris :
Que le passage d'un délai de prescription de 3 mois à 1 an uniquement pour les contenus publiés sur Internet a été ré-introduit en Commission des Lois du Sénat mercredi dernier, as expected. :(
Vraiment, j'aimerais comprendre la motivation réelle de ceux et de celles qui vont sans doute continuer ce week-end à nous persécuter sur Internet... Je rappelle que la prescription que nous voulons allonger ne vise que des délits, en l'occurrence ceux commis sur Internet : dès lors qu'il ne s'agit pas d'injures ou de diffamation, l'expression d'opinions ou de sentiments et la divulgation d'informations n'en seraient absolument pas gênées !
Parce que c'est stupide de faire une différence en fonction du support, d'autant plus quand celui-ci permet de mettre plus rapidement en évidence les éventuelles infractions ? Parce que le Conseil Constitutionnel a déjà estimé, il y a plus de 10 ans ( !!!), qu'il s'agit d'une atteinte disproportionnée ? Parce que le motif de diffamation est utilisé à tort et à travers pour allumer un contre-feu pour faire diversion lors de de parutions dans la presse ou sur le net même quand les faits sont avérés (à titre d'exemple, qui se souvient du cas d'Émilie Colin dans le dossier ACTA ?). Il y a beaucoup d'incompréhensions sur Internet, notamment la croyance que tout ce qui est publié quelque part sur le web est immédiatement lu par 7 milliards de personnes (du coup c'est plus grave de diffamer sur mon blog qu'au 20h de TF1) ou que tout est visible et très bien référencé ad-vitam æternam. Forcément, ça conduit à vouloir transformer les infractions de la presse commises en ligne en infractions continues et à aggraver les sanctions…
Vraiment, j'aimerais comprendre pourquoi 34 députés ont voté la suppression de ces dispositions… Quelle image cela donne-t-il des accords entre le Sénat et l'Assemblée nationale, des explications de vote de la quasi-totalité des groupes, de l'avis du garde des sceaux, parfaitement cohérent avec la position des députés et des sénateurs ! Cette position est curieuse et ne laisse pas de m'étonner, mais je ne désespère pas de comprendre les raisons profondes et sans doute particulièrement légitimes qui l'ont inspirée.
- Identifier les chef-fe-s de file de chaque groupe politique au Sénat pour cette proposition de loi. Pour ça, rien de mieux que de contacter le-a président-e de chaque groupe politique au Sénat, àmha. Une fois identifié, il faudra les convaincre de voter conforme. :)
J'ai essayé de m'en occuper. Je n'ai pas réussi à joindre tous les groupes.
Les "hauts fonctionnaires entrés par copinage", ça m'intéresse. Des noms ? Après, je sens que les intéressé-es ont droit à des exceptions à l'exceptions, genre fait du prince et compagnie, "le président n'a pas à rendre de compte sur le choix de ses collaborateurs", etc.
Exemple : Agnès Saal, tout juste condamnée et recasée au Ministère de la culture. Certes, elle s'est pris une suspension temporaire. C'est l'exemple qui me revient, là, tout de suite mais ce n'est pas le seul dont j'ai entendu parler dans la presse.
Ce qui m'a interpellé dans cette loi (proposition ou projet ? Porté par qui ? Il va falloir que j'aille voir sur le site de l'AN) [...]
C'est dans la citation incluse dans mon shaarli : « propositions de loi portées par Fanny Dombre-Coste (PS) ».
est-il précisé que le/la condamnée-e doivent être démis-e de ses fonctions électives ? Je ne sais pas pourquoi, je ne le pense pas...
C'est le code électoral qui sera(it) modifiée par cette disposition donc non, tu termines ton mandat tranquillou. :)
D'autant plus qu'il s'agit généralement d'une peine complémentaire à la peine principale : amende/prison + inéligibilité pour x années.
Oui. :) Dans le meilleur des cas, ça prolonge une peine d'inégibilité puisque l'éligibilité sera seulement acquise par l'effacement du fichier. Dans le pire ces cas, tu peux voir cette proposition de loi comme le moyen de forcer la main à la justice dans le sens où la personne sera inéligible de fait sans que la justice n'ait à prononcer une peine d'inégibilité.
Tu dis que la loi ne concerne pas les élus locaux... je rajouterais aussi que l'on pourra continuer à être ministre et avoir un casier long comme le bras. C'est chouette.
J'ai écris « tout-e personne non élu-e- ». Au-à-la lecteur-rice de décliner : ministre, assistant-e parlementaire, directeur-rice de cabinet, conseiller-e, préfet-e, recteur-rice, etc., etc. Sans compter les mandats locaux. Toutes ces professions ne sont pas concernées. En gros, pour tout ce qui n'est pas président-e de la République, député-e ou sénateur-rice, ça sera business as usual. Et à ce sujet : Liste, non exhaustive, des 57 CONDAMNÉS toujours au Gouvernement ou au Parti Socialiste. (attention, il y a des cas invalides où le casier était probablement proscrit lors du mandat post-sanction).
À l'unanimité, les députés ont adopté mercredi soir les deux propositions de loi portées par Fanny Dombre-Coste (PS). L'enjeu ? Imposer aux candidats à une élection, comme c'est déjà le cas pour des centaines de métiers aujourd'hui, d'avoir un casier judiciaire "vierge". Sont concernées toutes les personnes condamnées pour infractions criminelles, manquements à la probité, fraude fiscale ou électorale, et violences sexuelles.
[...]
Le calendrier parlementaire très serré laisse peu d'espoir que cela arrive avant la fin des travaux du parlement, fin février. Ce sera donc à la prochaine vague de parlementaires de reprendre - ou non- à son compte, cette réforme...
La liste des infractions qui conduisent à l'inéligibilité me semble plutôt complète : toutes les infractions criminelles, fraude fiscale ou électorale, harcèlement et agression sexuelle, corruption, recel, blanchiment , trafic d'influence, etc.
Je vois plein de limites à cette zolie déclaration de principe :
Je me mets ça de côté parce que j'en ai marre de le retrouver de tête à chaque fois (et d'oublier des règles à chaque fois) :
*filter
:INPUT DROP [0:0]
:FORWARD DROP [0:0]
:OUTPUT ACCEPT [0:0]
-A INPUT -m state --state RELATED,ESTABLISHED -j ACCEPT
-A INPUT -i lo -j ACCEPT
-A INPUT -p ipv6-icmp -m icmp6 --icmpv6-type 134 -m comment --comment RA -j ACCEPT
-A INPUT -p ipv6-icmp -m icmp6 --icmpv6-type 135 -m comment --comment NS -j ACCEPT
-A INPUT -p ipv6-icmp -m icmp6 --icmpv6-type 136 -m comment --comment NA -j ACCEPT
-A INPUT -p udp --sport 546 --dport 547 -m comment --comment DHCPv6 -j ACCEPT
-A INPUT -p ipv6-icmp -m icmp6 --icmpv6-type 128 -m comment --comment ping6 -j ACCEPT
COMMIT
Un jeu de règles de filtrage minimaliste pour IPv6, au format ip6tables-save (restaurable au boot avec netfilter-persistent).
Il est nécessaire d'autoriser les messages ICMPv6 Router Advertisement (RA) afin de prendre connaissance du ou des routeurs de sortie du réseau car cette information n'est plus distribuée via DHCP comme c'était le cas en IPv4.
Il est nécessaire d'autoriser les messages ICMPv6 Neighbor Solicitation (NS) afin de répondre aux demandes de résolution IP->MAC d'une de nos adresses IPv6, prérequis à tout échange réseau. Équivalent d'une requête ARP en IPv4.
Il est nécessaire d'autoriser les messages ICMPv6 Neighbor Advertisement (NA), qui sont les réponses aux NS afin de :
Gérer les cas de redondance VRRP/CARP du routeur de sortie. Lors d'un basculement d'un routeur physique à un autre, il y aura émission de messages NA non sollicités donc sans état dans Netfilter donc qui ne passeront pas la première règle du jeu de règles ci-dessus ;
Gérer le cache des associations MAC<->IPv6. En effet, pour établir une communication vers l'extérieur, il y aura un échange (RS-)RA afin de prendre connaissance des routeurs de sortie. L'adresse locale au lien et la MAC du routeur de sortie sont incluses dans le message RA. L'information sera mise en cache sur ta machine. Le cache expire. Ta machine enverra des messages NS afin de prendre connaissance de la MAC du routeur. Le routeur répondra. Ces messages RA ne sont pas reconnus/attrapés/mappés par Netfilter comme faisant partie d'une communication déjà établie ou relative à une communication déjà établie (probablement car les IP source et destination ne correspondent pas entre la question et la réponse à cause de l'utilisation du multicast et qu'il ne semble ne rien y avoir d'autre dans ICMPv6 pour créer un état) donc ils n'entreront pas sur notre machine via la première règle du jeu de règles ci-dessus. Donc la communication sera interrompue pendant plusieurs 10aines de secondes… … … jusqu'à ce que le routeur de sortie, ayant son cache qui expire, n'émette un NS (qui est autorisé à entrer sur notre machine par notre 4e règle de filtrage) qui permettra de renouveler notre cache (puisqu'il y a IP source et MAC source du routeur dans ce message ICMPv6 ;) ), permettant ainsi à la communication de reprendre jusqu'à la prochaine expiration et ainsi de suite.
watch ip -6 n sh montrera un cycle anormal du cache MAC<->IPv6 c'est-à-dire beaucoup de longs passages par les états « INCOMPLETE », « FAILED » et « PROBE ».Autoriser DHCPv6 permet de récupérer des informations complémentaires (serveurs DNS récursifs suggérés, serveurs NTP suggérés, etc.) aux RA sur les réseaux qui sont équipés d'un serveur DHCPv6.
Soit un réseau informatique sur lequel nous n'avons pas la main, nous sommes juste root sur une machine (que nous nommerons sonde ci-dessous) dans ce réseau.
En IPv4, aucun problème : on peut ping/traceroute/mtr. En IPv6, c'est plus compliqué : un ICMPv6 echo-request arrive à destination mais l'echo-reply n'arrive jamais jusqu'à la machine sondeuse. traceroute et mtr ne fonctionnent pas du tout dans le sens où aucun nœud réseau n'apparaît alors que les paquets sondeurs sortent pourtant bien de la machine. Aucun paquet ne parvient à la destination.
Plus étrange, un ssh -6 -p 22, un telnet -6 22 et un nmap -6 -p 22 fonctionnent, la machine qui sonde obtient bien un SYN-ACK. En revanche, un mtr -6 -T -P 22 ne fonctionne pas. Les paquets sont perdus sur le réseau et n'arrivent jamais à destination.
Les ports source sont identiques dans les deux cas : pris au pif dans la plage des ports éphémères.
Blusky m'a indiqué que cela pouvait être dû à une protection contre les scans de ports silencieux (nmap -sS), c'est-à-dire un scan qui contourne la poignée de main TCP : nmap envoie un SYN, la destination répond l'habituel SYN-ACK et la pile TCP de la sonde répond RST au lieu du drapeau ACK, ce qui montre que cette connexion n'était vraiment pas sérieuse donc scan "silencieux". Un scan "normal" (nmap -sT) est le défaut de nmap s'il n'est pas exécuté en root, sinon un scan silencieux sera réalisé. Certaines protections réseaux peuvent détecter les scans silencieux et les bloquer. Un tel blocage se détecte facilement : les premiers paquets passent puis, ho, pouf, plus rien. Or, dans mon cas, aucun paquet, même pas les premiers, ne parviennent à destination. De plus, nmap -sT -p 22 et nmap -sS -p 22 produisent le même résultat. Il ne s'agit donc pas de cela.
En comparant les paquets IP capturés avec Wireshark, je me dis que l'une des différences entre un traceroute/mtr et un ssh/telnet/nmap est le hop limit (le nom IPv6 du TTL IPv4). Il est positionné à au moins 64 pour ssh/telnet/nmap alors qu'il est positionné à 1 puis 2 puis 3 puis 4 puis… par traceroute/mtr dans l'optique que les routeurs renvoient des messages ICMPv6 « Time Exceeded » et dévoilant ainsi qu'ils sont sur le chemin de la communication. Pour tester cette hypothèse : ping6 -t 5 : rien n'arrive à destination. ping6 -t 10 : rien n'arrive à destination : ping6 -t 15 : hooo, les echo-request arrivent à destination !
On peut aussi mettre cela en évidence avec Scapy :
#!/usr/bin/python
#coding=utf-8
from scapy.all import *
import random
monPaquet = IPv6(dst="2a00:5881:8110:1000::1", hlim=15) / TCP(dport=22, flags="S")
monPaquet.payload.sport = random.randint(32768,61000)
send(monPaquet, verbose=0)
En faisant varier le hlim, on met clairement en évidence un filtrage basé sur le hop limit.
J'ignorais que des admins infos s'ennuyaient au point d'avoir le temps de mettre en place ce genre de craderies, et uniquement en IPv6. :(
Le titre est stupide (si j'ai un accès physique à ta personne, je te casse les genoux jusqu'à ce que tu m'avoues le secret que je cherche) mais l'article est intéressant :
À partir d’un simple jeu vidéo de sa conception, intitulé Flappy Whale, et de sept électrodes installés sur ses cobayes, elle a pu connaître les opinions personnelles de chacun(e) sur différentes marques de fast-foods et d’automobiles. Il lui suffisait pour cela de faire apparaître, pendant leur partie, ces différents logos de manière subliminale — pas plus de quelques millisecondes — mais de manière répétée. En captant les signaux électriques du cerveau perçus à chaque apparition, Bonaci et son équipe ont pu recueillir la perception subjective de chacun(e). [...]
Les hackers nécessitent toutefois d’avoir accès au corps de leur cible, ce qui pourrait permettre, selon Tamara Bonaci, aux fabricants de casques de réalité virtuelle, aux applis de fitness à base d’objets connectés au corps et tout type d’appareil ou de logiciel de ce genre de récolter secrètement ce genre de données tandis qu’on s’adonne à une activité annexe. [...]
Toujours plus de monétisation ?
Excellent historique et résumé de TextSecure / SMSSecure / Signal / Silence.
C’est la question qui revient souvent : « Mais alors c’est quoi le mieux ? Qu’est ce qu’il faut utiliser ? Signal ou Silence ? »
Si vous avez un téléphone Apple, la réponse est simple : Signal.
Silence n'existe pas pour iOS.Pour les autres, il faut bien comprendre ce que font et ne font pas les deux applications. Voyons donc le détail :
Les bases
Signal permet d’échanger :
- des appels vocaux chiffrés,
- des messages chiffrés,
- des SMS/MMS non chiffrés.
Silence permet d’échanger :
- des SMS/MMS chiffrés,
- des SMS/MMS non chiffrés.
Signal, pour les communications chiffrées, a besoin d’accès à Internet, peu importe comment : 2G, 3G, 4G ou Wifi. Silence, lui, repose uniquement sur la capacité de votre opérateur à transporter les SMS.
Qui voit quoi ?
Commençons par le plus simple : Silence.Lorsqu’on échange des messages via Silence, les opérateurs (de l’expéditeur et du destinataire) savent grosso modo :
- qui a envoyé un message,
- à qui a été envoyé le message,
- à quelle heure.
Si vous souhaitez discuter de manière confidentielle avec une personne de sorte qu’on ne puisse jamais savoir que vous avez été en contact, n’utilisez pas Silence. Une réquisition auprès d’un des opérateurs permettra d’identifier la personne.
Les messages ne passent pas par Internet, aucun autre acteur n’est impliqué dans l’échange. C’est donc pratique pour discuter avec des gens dont vous vous foutez qu’on sache que vous leur parlez, tout en gardant une certaine confidentialité.
Ça se corse : Signal
Dans le cas de Signal, les opérateurs qui font office de fournisseurs d’accès à Internet (soit l’opérateur téléphonique soit le FAI du réseau wifi que vous utilisez) voient que votre téléphone communique avec l’entité qui est derrière Signal : OpenWhisper Systems (OWS par la suite) et voit des échanges avec Google.
Que fait Google dans cette histoire ? Et bien Google fournit la fonctionnalité qui permet en quelque sorte de réveiller votre téléphone pour qu’il aille vérifier auprès d’OWS qu’un message l’attend. Cela est très utile pour économiser la batterie de votre téléphone. Google ne sait pas avec qui vous communiquez ni ce que vous vous dites.
Les messages transitent par contre par OWS, l’association/fondation/entité qui édite Signal. OWS sait avec qui vous communiquez, à quel moment mais ne peut pas voir le contenu de vos échanges.
Si vous ne faites aucune confiance dans les opérateurs de votre pays, vous devriez plutôt utiliser Signal. En revanche, cela nécessite de faire confiance dans une entité américaine (OWS) sur laquelle vous n’avez aucune maitrise.
Tout le dilemme est résumé. Sachant qu'OWS voit tous les échanges entre les utilisateur-rice-s de Signal alors que, dans le cas de Silence, un opérateur télécom (Orange, SFR, Free, etc.) voit uniquement les échanges relatifs à ses abonné-e-s respectif-ve-s. On est moins sur un système centralisé.
Sans compter que l'Internet mobile nécessaire à Signal, ça ne passe vraiment pas partout tout le temps, même proche des grandes métropoles. Du coup, s'il faut débrayer la sécurité pour communiquer, autant ne pas faire de sécurité, àmha…
Ces deux associations, Cyberlex et le Centre expert contre la cybercriminalité français (CECyF), réunissent des membres des forces de l’ordre et des juristes : elles se sont penchées sur les modifications à apporter au code pénal français pour mieux prendre en compte la cybercriminalité. Elles ne préconisent aucunement un bouleversement du droit français. [...]
« Avec le code pénal, nous avons à notre disposition en France un arsenal d’infractions pénales pour la lutte contre la cybercriminalité assez complet. Il n’est pas nécessaire de tout changer, il ne faut pas légiférer pour tout et n’importe quoi, comme on le fait trop souvent. »
C'est bien de le dire.
Le rapport préconise de faire de l’utilisation d’Internet une circonstance aggravante pour certains délits bien définis, comme l’usurpation d’identité, l’extorsion (pour viser les développeurs de rançongiciels notamment) ou la divulgation de secret professionnel, tout en recommandant de ne pas systématiser la mesure à tous les crimes et délits.
Le rapport est également très prudent concernant le délit de consultation habituelle de certains sites. Actuellement, un internaute peut être poursuivi pour avoir régulièrement consulté des images pédopornographiques, d’une part, et des sites internet faisant la promotion du terrorisme, d’autre part. Le rapport préconise de limiter ce délit de « consultation habituelle » en le conditionnant à son efficacité dans sa lutte contre l’infraction visée. [...]
Le rapport propose également d’instaurer une peine de « confiscation de ressources immatérielles », comme les noms de sites web ou des pages de réseaux sociaux, notamment pour faciliter la collecte de preuves lors d’une enquête. Il est également évoqué un statut de « repenti » pour les personnes mettant au jour des failles informatiques très graves, touchant par exemple les systèmes critiques de l’Etat.
Les experts des deux associations suggèrent aussi d’étendre les mécanismes de procédure pénale propres aux infractions en bande organisée (notamment l’enquête sous pseudonyme) pour les actes de piratage.
Allez, on remet encooooore de l'eau dans le moulin des mauvaises idées… Circonstances aggravantes, qui seront forcément appliquées à terme dans tous les domaines, pour une usurpation d'identité alors que je peux tout aussi facilement me faire passer pour quelqu'un d'autre dans la rue ; Confiscation d'un nom de domaine : le nom n'est pas responsable du contenu pointé et l'ont sait déjà fermer les noms qui posent problème en eux-mêmes (genre le nom est une injure, un appel à la haine, etc.). Breeeeef. :-
[...]
Les moyens donnés aux enquêteurs et à la justice sont l’autre pierre d’achoppement : « les moyens financiers, humains et techniques sont insuffisants pour une lutte efficace et efficiente, les magistrats ne sont pas assez formés, et on n’a pas fait de la cybercriminalité un enjeu central, à l’inverse du terrorisme » précise Mme Thiérache.
Une connaissance me fait remarquer que je n'ai pas une fonctionnalité dans mon osmand~ comparé au sien (la possibilité d'avoir des points d'intérêt cliquables pour avoir des infos en plus sur un commerce, par exemple (comme le menu d'un restau, par exemple)). Après recherches, nous constatons que je n'ai pas la même version d'osmand~ que lui. Pourtant, nous l'avons tous deux installé avec f-droid. Après vérification, même ma version de f-droid n'est pas la dernière disponible dans les dépôts f-droid. Pourtant, même après une recherche des mises à jour, aucune mise à jour ne m'est indiquée par f-droid. Je me souviens alors que ça fait plusieurs mois que je n'ai pas mis à jour quoi que ce soit sur mon ordiphone, faute de proposition de la part de f-droid. On ne trouve aucune différence entre sa liste de dépôts et la mienne. L'origine du problème est ailleurs.
La connaissance m'indique avoir déjà eu ce problème et que la solution est de re-installer f-droid. Il m'envoie l'apk de son f-droid en bluetooh (f-droid propose cela dans son menu, à droite après avoir sélectionné une appli). Je l'installe. Je lance l'appli : nouvelle interface graphique mais aucune mise à jour, aucune nouveauté et surtout, il ne détecte plus aucun de mes logiciels installés par son biais. De plus, un loooong message d'erreur est apparu dans une infobulle durant très peu de temps (pas assez pour le lire en entier). Il évoquait une erreur dans la bdd genre un ratage dans un INSERT INTO. Je comprends que le changement de version s'est mal passé.
Je décide de désinstaller complètement f-droid depuis Paramètres -> Applications. J'efface les données de l'application et je désinstalle. J'installe à nouveau le même apk : même problème.
Je me dis alors que le problème peut provenir de données utilisateurs conservées qui seraient invalides. Je prends mon gestionnaire de fichiers, ghost commander et je supprime le dossier Android/data/org.fdroid.fdroid de la mémoire interne de mon ordiphone. Je réinstalle l'apk : même constat. Néanmoins, cette-fois-ci, lors de la recherche de mises à jour, l'infobulle indique « Error getting index file » et la recherche de màj se termine très (trop) rapidement.
Ce message indique assez clairement que l'appli n'arrive pas à communiquer avec le dépôt. J'utilise afwall+ comme firewall sur mon ordiphone. F-droid a changé de signature et il faut l'autoriser à nouveau à communiquer avec l'extérieur.
Une fois la mise à jour des dépôts effectuée, f-droid détecte les applications installées et me propose des mises à jour. \o/
Compte-rendu des avancées du jour :
Le texte sera examiné le 7 février au Sénat. Jusque là, rien de nouveau.
Au Sénat, on devrait pouvoir se rapprocher de l'équipe d'Esther Benbassa qui est cheffe de file du groupe écologiste sur cette proposition de loi. L'assistante parlementaire qui bosse sur les sujets législatifs, Marie Samson, n'est pas disponible aujourd'hui, sans compter que l'équipe bosse sur la proposition de loi tendant à renforcer l'efficacité de la justice pénale qui prévoit de ré-introduire les peines planchers, de revenir sur les peines alternatives à une réponse pénale dure et durcit toujours plus les peines pour les "terroristes" (insérer de gros soupirs ici). Du coup, l'équipe ne devrait pas bosser sur ce sujet avant la fin de la semaine.
Du coup, je dirais qu'il reste à :
J'avais raté la sortie de l'extension Firefox Grammalecte, correcteur grammatical libre (licence GPL).
Aussi disponible pour Vim et LibreOffice sur le site web officiel Grammalecte.
Pour avoir un item « compresser » et un item « extraire ici » dans un gestionnaire de fichiers (genre celui de Mate ou Gnome), il suffit d'installer les packages file-roller et xarchiver. Fonctionne avec GNU/Linux Debian Jessie.
Cette proposition de loi va être examinée en deuxième lecture, en séance plénière, au Sénat, mardi prochain (le 7 février).
Le seul point restant en discussion est le délai de prescription (délai après lequel une infraction ne peut plus être poursuivie) en matière de presse et d'expression citoyenne en ligne. La droite sénatoriale veut le passer à 1 an depuis de nombreux mois dans différents projets et propositions de loi (genre égalité et citoyenneté) alors que l'Assemblée (et le gouvernement) s'est exprimée pour conserver le délai actuel à savoir 3 mois, indépendamment du support (bah oui, Internet n'est pas une circonstance aggravante).
En cas de maintien du désaccord entre les deux chambres, le dernier mot ira à l'Assemblée donc cette étape n'est pas la plus importante de toute. Néanmoins, il m'apparaît important d'y travailler au cas où il y aurait un changement du sens du vent à l'Assemblée.
L'ennui, c'est que je n'aurais pas de temps à consacrer à cette action militante d'ici mardi prochain. Je fais donc appel à la participation spontanée de ceux et celles qui me lisent.
Pour la stratégie, je ne suis pas mieux placé que quiconque pour en établir une mais perso, je commencerai par contacter les député-e-s de l'ex-groupe écolo à l'Assemblée notamment Isabelle Attard car leurs assistant-e-s sont de bons conseils.
Je compte sur vous ? :)
ÉDIT DU 31/01/2017 À 18H05 : Avancées du jour. FIN DE L'ÉDIT.
Avec Debian Jessie, le GPU et la puce Wi-Fi d'un laptop Dell Latitude E7470 ne sont pas fonctionnels. Pour qu'ils le deviennent, il faut suivre ce tuto et passer en backport les packages suivants : firmware-amd-graphics firmware-misc-nonfree firmware-linux-nonfree iucode-tool intel-microcode firmware-iwlwifi linux-image-amd64 linux-image-4.8.0-0.bpo.2-amd64 linux-base xserver-xorg-video-intel . Pas besoin d'avoir recours à sid ni de compiler.
François Fillon n’a pas seulement salarié son épouse ou ses enfants avec les fonds publics mis à sa disposition par le parlement. À l’époque où il siégeait au Sénat, il s’est mis dans la poche une partie des crédits théoriquement réservés à la rémunération d’assistants, grâce à un système de commissions occultes.
Et après, on viendra t'expliquer qu'un-e pauvre député-e / sénateur-rice ne peut pas s'intéresser à tous les sujets de la vie politique car ça requiert du temps et des compétences et que le budget pour employer des gens est short… … … Pfff.
L'article oublie de rappeler que le problème est double : certes ces pratiques de clans & dynasties politiques familiales qui permettent de concentrer le pouvoir sont détestables mais surtout, le principal reproche est qu'il s'agirait d'emplois fictifs à 6 900 € puis 7 900 € brut mensuel, au moins sur la période 2002-2007 (je cite cette période en particulier car la presse dispose de plusieurs témoignages concordants sur celle-ci).
Le masque du candidat qui te parle de rigueur budgétaire, d'exemplarité (comme le faisait aussi Sarko, pour rappel), d'assistanat, de son comportement éthique, etc. tombe enfin.
On notera aussi que le "tous pourris sauf Marine Le Pen" tombe aussi bien à l'eau puisque son garde du corps fût payé comme assistant parlementaire pendant quelques mois pour un total de 40 000 €, ce qui est un mauvais usage d'un financement public dont la finalité est fixée à l'avance (oui, je sais qu'il y aurait d'autres traitements contestables mais je choisis de mettre celui-ci en avant car c'est le plus manifeste)… … … http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/01/27/35003-20170127ARTFIG00190-assistants-parlementaires-marine-le-pen-sommee-de-payer-340000-euros.php . On notera que la ligne de défense est identique : "on cherche à me salir, à me casser car mon heure de gloire est arrivée, c'est une manœuvre politicienne". Certes, ce n'est pas exclu, ça sort pile au bon moment et tout, mais quand même… … …
Les sommes siphonnées entre 2005 et 2007 par l’actuel candidat LR à la présidentielle ne dépassent sans doute pas les 25 000 euros mais des juges d’instruction ont d’ores et déjà estimé que le stratagème utilisé, partagé avec nombre de sénateurs UMP entre 2003 et 2014, pouvait relever d’une infraction pénale. Plusieurs élus en ayant profité viennent même d’être mis en examen pour « recel de détournements de fonds publics ». À ce stade, l’information judiciaire en question porte uniquement sur des faits postérieurs à 2009, période à laquelle François Fillon avait déjà quitté le palais du Luxembourg pour Matignon. Son cas ne fait donc pas l’objet d’investigations.
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Il suffit de savoir que les parlementaires n’épuisent pas toujours l’enveloppe mise à leur disposition pour salarier des assistants personnels. Plutôt que de laisser leurs « restes » dans les caisses du Sénat, certains élus préfèrent alors les déléguer à leur « groupe politique » (la structure qui se charge d’organiser le travail collectif entre élus d’une même étiquette). Jusque-là, rien d’irrégulier. Si l’institution tolère ce transfert, c’est qu’il permet aux groupes (subventionnés par ailleurs) d’embaucher des collaborateurs supplémentaires, donc d’améliorer le travail parlementaire. En théorie.
Car entre 2003 et 2014, le système a été perverti côté UMP : des sénateurs récupéraient en douce un tiers du crédit qu’ils déléguaient au groupe. Dans les couloirs du palais du Luxembourg, cette commission portait même un surnom, désuet et euphémisé à souhait : « la ristourne ». Selon les années et les courants politiques auxquels appartenaient les bénéficiaires, ces sommes ont pu suivre divers circuits, être directement distribuées par le groupe UMP ou bien transiter par une association fantoche baptisée Union républicaine du Sénat (URS), plus discrète, qui se chargeait de signer les chèques.
Uniquement l'UMP serait à l'origine de cette fraude, vraiment ? Mon œil, ouais.
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Comme Mediapart l’a détaillé dans une précédente enquête, ces commissions ont rarement dépassé 4 000 euros par personne et par trimestre. Mais sur douze ans, ce goutte-à-goutte a concerné des dizaines d’élus et les subventions publiques déroutées de leur objet initial se comptent en millions d’euros.