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  • Colocation Data Centers

    Liste des datacenters dans le monde. Bon, c'est encore un peu vide et il y a des erreurs.

    En complément de http://www.datacentermap.com/

    Via #ffdn

    September 15, 2016 at 9:24:28 AM UTC - permalink - https://cloudscene.com/search/data-centers?searchTerm=France
  • L’été de la saturation | Grise Bouille

    Quand j'pense qu'on est partis pour en avoir jusqu'en mai 2017, de cette merde…

    Ha mais non, rassures-toi (ou pas) : la merde c'est en permanence. Contrairement à l'énergie infinie, la connerie infinie existe.

    Via #arn .

    September 14, 2016 at 1:42:24 PM UTC - permalink - https://grisebouille.net/lete-de-la-saturation/
  • XXXL | What a wonderful world

    « Qui veut vraiment une grosse bite ? [...] Êtes-vous sûr que ça vaut le coup ? »

    :')

    Via http://sebsauvage.net/links/?wExyAg

    September 14, 2016 at 10:44:28 AM UTC - permalink - http://zepworld.blog.lemonde.fr/2016/09/14/xxxl/
  • Adblock Plus finds the end-game of its business model: Selling ads | Ars Technica

    Eyeo GmbH, the company that makes the popular Adblock Plus software, will today start selling the very thing many of its users hate—advertisements. Today, the company is launching a self-service platform to sell "pre-whitelisted" ads that meet its "acceptable ads" criteria. [...]

    "The Acceptable Ads Platform helps publishers who want to show an alternative, nonintrusive ad experience to users with ad blockers by providing them with a tool that lets them implement Acceptable Ads themselves,” said Till Faida, co-founder of Adblock Plus.

    Publishers who place the ads will do so knowing that they won't be blocked by most of the 100 million Adblock Plus users. The software extension's default setting allows for "acceptable ads" to be shown, and more than 90 percent of its users don't change that default setting.

    Eyeo started its "acceptable ads" program in 2011. With the new platform, it hopes to automate and scale up a process that until now has been a cumbersome negotiation. What once could take weeks, the company boasts in today's statement, now "takes only seconds."

    [...] Earlier this year, Adblock showed its users Amnesty International ads promoting free speech—in the same spaces it had removed ads chosen by the publisher. (Adblock and Adblock Plus are different products.)

    "It does blur the line," said Ben Williams, head of operations for Adblock Plus, at the time.

    Mais c'est de la pub A-C-C-E-P-T-A-B-L-E, on vous dit, voyons ! Y'a la pub acceptable et y'a la mauvaise pub comme y'a les bons et les mauvais chasseurs, voyez.

    September 13, 2016 at 5:54:41 PM UTC - permalink - http://arstechnica.com/tech-policy/2016/09/adblock-plus-starts-selling-ads-but-only-acceptable-ones/
  • Quadr'apéros - Les Chats Cosmiques

    Le nom « Quadr’apéro » est le nom donné aux rencontres organisées par la Quadrature du Net, association de défense des droits et libertés à l’heure du numérique.

    Les objectifs de ces apéros sont d'informer et d'échanger, de manière ouverte (personne ne sait tout) et conviviale, autour des impacts du numérique sur la société et de la transposition, dans la législation, des droits et libertés fondamentales à l'heure du numérique.

    On explique et on discute de l'actualité, c'est-à-dire des projets de loi français (exemple : loi Renseignement) et européens (exemple : neutralité des réseaux), de jurisprudence (arrêt Digital Right Ireland par la Cour de Justice de l'Union Européenne), procédures judiciaires et administratives,... bref, ce qui façonne, d'une certaine façon, les rapports de nos sociétés à Internet.

    Cette déclinaison brestoise, co-organisée avec la Maison du Libre n’est en rien organisée par la Quadrature du Net mais nous soutenons son action.

    September 12, 2016 at 10:05:27 PM UTC - permalink - http://leschatscosmiques.net/pages/quadrapero.html
  • Le dictionnaire du noob - Les Chats Cosmiques

    Le dictionnaire du noob est une réponse à tout-e-s celles et ceux qui ne comprennent pas des mots techniques, qui ne se sentent pas compétentes ou spécialistes, et qui ont peur de dire qu'ils-elles ne savent pas.

    C'est un document qu'on peut mettre dans son sac, ranger dans sa bibliothèque ou répliquer à l'aide d'une photocopieuse pour le déposer dans son tiers-lieu préféré.

    Le plus intéressant, àmha, est la manière dont le dictionnaire se remplit de manière collaborative à chaque événement auquel les Chats participaient.

    Une déclinaison (partielle) en LSF (langue des signes française) : http://media.leschatscosmiques.net/medias/lsf/article/dico-du-cryptonoob?lang=fr

    September 12, 2016 at 10:00:28 PM UTC - permalink - http://leschatscosmiques.net/pages/dico-noob.html
  • Crypto-Chiffro-Party-Fête (CCPF) - Les Chats Cosmiques

    Le retour d'expérience d'une crypto-party / chiffro-fête organisée à Brest par des novices (dont je faisais partie, hein :P ) en octobre 2015 (et oui, ça date mais ce CR est beaucoup plus récent).

    Globalement

    • Tenir compte du pouvoir de prescription qu'a ce genre d'événements. Évidemment, ne pas "conseiller" des outils cryptos qui ne sont pas éprouvés ou qui sont des illusions de sécurité (exemples : Chiffrement de Vernam ou « comment (ne pas) faire de la cryptographie (comme Blind Eagle) ou Snake Oil - Looking for a list of previous KickStarters/other crowd funding initiatives). Mais ça peut aller plus loin :

      • Que faut-il conseiller entre un outil de chiffrement de SMS accessible au plus grand nombre mais qui balance les métadonnées à Google (comme SMS Secure / Signal) ou un outil de chiffrement de SMS moins facilement utilisable (la vérification de l'identité est plus pénible) mais Google-free (comme Text Secure) alors que l'on sait que les métadonnées disent tout de nous (illustrations : Les métadonnées téléphoniques révèlent des informations très privées ou Comment votre smartphone transmet en toute innocence pratiquement toute votre vie aux services secrets) ?

      • Faut-il conseiller Telegram qui n'utilise pas le chiffrement de bout-en-bout c'est-à-dire que son éditeur peut déchiffrer toutes les communications (selon sa propre volonté, de celles de ses partenaires économiques, de celles des services de renseignement / police, etc.) et qui fait fuiter les métadonnées ?

      • Une fois qu'on a connaissance de l'antécédent fâcheux avec Peerio, faut-il conseiller une techno de communication qui est open-source mais qui n'est ni acentrée ni communautaire ?

      • Mettre en pratique OTR avec le client Jabber Gajim est un non-sens quand on voit le message de l'auteur du plugin. Ça implique de demander aux personnes de changer de logiciel donc de changer leurs habitudes alors qu'elles utilisent déjà Jabber, ce qui est déjà une excellente chose et un effort consenti.

    Le choix n'est pas simple, il dépend du modèle de menace de chacun-e mais il conditionne beaucoup de choses dont les futurs problèmes que nous aurons à résoudre et nous trouvons dommage de demander aux participant-e-s de devoir changer leurs habitutes puis de devoir leur demander un nouvel effort dans quelque temps alors qu'on sait déjà, à l'heure actuelle, que de la crypto fermée ou pas communautaire ou pas acentrée ou pas de bout-en-bout, ça finira forcément mal. Peut-être pas aujourd'hui, certes. Peut-être pas demain, certes. Autant faire franchir un plus grand pas aux participant-e-s mais le faire d'un seul coup, non ? Question à réponses multiples.

    • Une erreur fondamentale que l'on a faite durant cette CCPF #1, c'est que ni une majorité des intervenant-e-s, ni les organisateur-rice-s n'ont donné un moyen de joindre toutes les personnes impliquées dans les activités. Et c'est mega dangereux car, maintenant, on a des personnes livrées à elle-même qui ont peut-être des questions et qui, faute de savoir vers qui se tourner (un moteur de recherche n'a pas réponse à tout), ont dû contourner la sécurité. Bref, mettre un contact (mail / tel ou au moins le nom des assos organisatrices), en gros, dans un endroit bien visible et, si possible, sur les slides des intervenant-e-s. Le suivi est aussi important que la CCPF elle-même.
        
    • Faire une CCPF sur un seul jour, c'est vraiment trop court et ça pose des problèmes :

      • Toutes les activités ont lieu en même temps donc il est impossible de créer une sorte de parcours initiatique cest-à-dire de permettre aux gens de participer à un talk théorique "pourquoi chiffrer ses communications" puis ensuite à un atelier GPG ou OTR puis ensuite à un atelier chiffrement de supports de stockage, par exemple. Au bout du bout, ça veut dire que l'orga priorise des ateliers, de par la position qu'elle leur assigne dans l'agenda. Or, GPG est-il plus important qu'OTR, par exemple ?

      • Conséquence du point précédent, chaque atelier pratique doit prévoir un moment dans son créneau pour vérifier que la théorie est connue alors que c'est la même théorie pour un ensemble d'ateliers. Il serait plus pertinent de permettre aux débutant-e-s d'assister à l'atelier théorique avant l'atelier pratique. Et ça, ça suppose d'avoir assez de créneaux horaires afin de faire correspondre les disponibilités des animateur-rice-s
          

    • Répéter un même atelier plusieurs fois au cours de l'événement est une bonne chose. Exemple de l'atelier GPG : on n'a pas du tout eu le même public, les deux sessions étaient donc utiles. Évidemment, il faut prendre en compte le facteur fatigue des intervenant-e-s au cas par cas.
        
    • Heure d'ouverture : on avait choisi de commencer à 10h avec un café-discussion et de boucler à 20h. Proposer des ateliers/talks matin et aprem, ça répond à un besoin : il y a des personnes plus productives / concentrées / attentives le matin, d'autres l'aprem. Sans compter qu'un week-end, c'est court, chacun-e a ses occupations/contraintes et un public présent le matin peut ne pas revenir l'aprem. On a constaté ce dernier point lors de la CCPF #1, en dialoguant avec quelques participant-e-s.
       
    • On avait fait 4 réunions de préparation dont la dernière a eu lieu fin septembre + 1 mise en situation le vendredi soir précédant la CCPF. À notre avis, il faut organiser + de réunions quand l'événement approche. Simplement car il y aura des changements dans l'agenda pour convenir à tous les intervenant-e-s, des désistements, des choses pratiques à préparer dans le lieu qui ne pourront pas être préparées en avance car le lieu sera utilisé la même semaine pour d'autres activités, par exemple. Bref, dégrossir des mois avant puis d'autres (courtes) réunions pour fignoler et s'adapter au fil de l'eau.
        
    • Comment avait-on fait connaître l'événement ? Mail sur les listes de discussion habituelles (Chats, MDL, LPH,…) + diffusion sur d'autres listes par la mairie (puisque cet événement s'inscrivait dans le cadre de Brest en Biens Communs) + pose d'une quinzaine d'affiches flashy Chats-style dans différents lieux (PL Guérin, MDL, Petite Librairie, Kuutch, Beaux-arts, UBO, pendant la conf' de S. Bortzmeyer, etc.).
        
    • On avait eu quelques idées supplémentaires mais on n'a pas eu le temps de les mettre en pratique :

      • Trouver une signalétique pour marquer la difficulté des ateliers/talks genre "1 clé, 2 clés, 3 clés" (des symboles clé). Idée reprise de la présentation « CryptoParty en bibliothèque ? L’exemple de la bibliothèque de l’INSA de Rennes » réalisée par Damien Belvèze & Chloé Lailic lors du Jardin Entropique 2015. Finalement, on a opté pour un libellé "facile / moyen /difficile et très difficile".

      • Faire une sorte de grades à la Caliopen pour indiquer l'état d'avancement des gens dans la "crypto-anarchy", pour les motiver à progresser. Ou un système de badges / pin's : t'assistes à un atelier = tu récupères le badge de l'atelier en question. Ça pourrait même être fédérateur entre plusieurs éditions de CCPF. On n'a pas eu le temps de gérer ça.

      • Feuille d'inscription aux ateliers pour respecter les quotas définis par les intervenant-e-s. Genre tu les mets sur un tableau bien visible dans la salle principale. On avait bien imprimé les feuilles mais on a oublié de les utiliser.

    Concernant les activités

    • On avait prévu 2h par session pour l'atelier GPG-Enigmail. Ça ne passe pas, les intervenants ont débordé à chaque fois. Il faut prévoir 3h minimum. Même sans pause, les intervenants n'ont pas eu l'impression de perdre des gens en cours de route donc en faisant une pause à mi-parcours, ça devrait passer large.
        
    • Sur l'atelier OTR, on a manqué de coordination avec l'intervenant ce qui fait qu'il n'y avait pas de serveur Jabber pour créer des comptes de test pour les participant-e-s. On aurait eu le même souci si l'atelier VPN avait eu lieu. De manière générale, ça fait un point supplémentaire à vérifier avec chaque intervenant-e : est-ce qu'en plus d'un vidéoprojecteur, paperboard, ordinateur et autres objets habituels, il-elle n'a pas aussi besoin d'un serveur (Jabber, IRC, mail, etc.) expérimental réservé aux participant-e-s des ateliers ou tout autre besoin numérique (exemple : connexion à Internet haut débit) ?
        
    • La partie GPGBox (expliquer la cryptographie asymétrique, les métadonnées et les backdoors avec des boîtes en papier) de l'atelier GPG-Enigmail semble avoir plutôt bien fonctionné. Quelques conseils et prolongements possibles :

      • Acheter des cadenas à clé bon marché c'est-à-dire des cadenas mal usinés pour lesquels une même clé ouvre 9/10 cadenas de la même série, permet d'illustrer les concepts de backdoor et de "seule la cryptographie bien implémentée et bien utilisée protège".

      • Il faut penser à marquer les clés et les cadenas avec un code couleur (pastilles de couleur / porte-clés de couleur, par exemple). On n'a pas eu le temps lors de la réalisation des nôtres et ça a conduit à des couacs mineurs durant l'atelier.

      • À notre avis, il faut sortir les GPGBox de l'atelier GPG-Engimail pour les utiliser dans un atelier dédié et théorique d'initiation à la crypto. Avec elles, tu peux expliquer crypto symétrique/asymétrique + métadonnées + backdoor. Cependant, pour illustrer la crypto symétrique, des cadenas à code seraient plus pertinents.

      • Concernant les optimisations possibles : il faudrait faire des boîtes plus grandes pour lutter contre l'usure. Pour les trous pour le cadenas, on peut utiliser des œillets de renfort. Idéalement, les box seraient plus pérennes en carton ou en bois et en utilisant des feuilles adhésives effaçables afin de pouvoir réutiliser les box à l'infini.

    Koi kon met dans le programme d'une CCPF en 2015-2016 ?

    • Nous pensons qu'il y a 3 grands axes inévitables à explorer en parallèle : théorie, "pratique facile" et communication.

      • Dans théorie, on peut mettre : comment fonctionne la crypto, gpgbox, modèle de menace, expliquer pourquoi on a tous-toutes quelque chose à cacher, illustrations de la galère politique ambiante (lois sécuritaires) qui justifie le recours à la technologie mais que ce n'est pas suffisant, qui surveille qui et dans quels buts,… Avant de faire quelque chose, il faut déjà comprendre pourquoi on le fait. Il est donc évident que ces ateliers/talks doivent être sur des créneaux horaires différents de ceux des ateliers/talks plus avancés, histoire que les gens aient l'occasion de passer des ateliers théoriques aux ateliers pratiques.

      • Dans "pratique facile", on peut mettre tout ce qui constitue une première approche pratique en douceur. Il y a deux exemples standards : le chiffrement des supports de stockage (Android, Windows + Veracrypt, GNU/Linux + LUKS) et TOR. Les deux sont simples à mettre en place, sans prise de tête et sont transparents à l'usage. Tu n'as pas la notion de vérification préalable de l'identité du pair qui complique tout comme dans la communication.

      • Dans communication, on peut mettre GPG, OTR, Text Secure, et tu peux monter jusqu'à comment installer et configurer un serveur VOIP avec SRTP et ZRTP pour la confidentialité des conversations téléphoniques au sein d'une petite communauté.

    En plus de ces 3 axes, on peut se faire plaisir et mettre des bonus : Freenet, GNUnet, les services cachés de TOR, bitmessage, la stéganographie, le lockpicking, etc. Bref, tous les trucs funs, tous les trucs pas répandus, tous les trucs pas forcément simples à prendre en main, tous les trucs dont on n'a pas encore besoin urgemment mais dont on pourrait avoir besoin si le temps politique se gâte encore plus. À ce sujet, on peut tout à fait envisager des talks politiques genre défense des libertés car la technique ne suffira pas à l'assurer.

    Bien évidemment, tu n'es pas obligé de tout faire en une seule fois, tu peux piocher des items dans plusieurs catégories et varier entre chaque CCPF.

    September 12, 2016 at 9:35:20 PM UTC - permalink - http://leschatscosmiques.net/pages/ccpf.html
  • Facebook censure une photo historique et l'assume - Politique - Numerama

    Rien de neuf sous le soleil mais profitons-en pour creuser le sujet.

    Le quotidien Afternposten est le plus gros journal norvégien, et son rédacteur en chef Espen Egil Hansen a décidé vendredi de s’attaquer en Une au fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg. Aftenposten est en colère contre le réseau social américain, qui a exigé du quotidien qu’il retire de sa page Facebook une publication qu’il avait faite de la célébrissime photographie dite « de la petite fille brûlée au napalm », prise en 1972 par Nick Ut, pour Associated Press.

    La photographie faisait partie d’une collection de sept clichés réunis par l’auteur norvégien Tom Egeland pour illustrer les photos qui sont réputées avoir changé le cours de l’histoire. [...] Mais Facebook, lui, n’a retenu de l’image historique que la toute petite zone, certes centrale, où apparaît le sexe imberbe de la jeune fille, dont l’état le plus naturel qui soit s’oppose à la cruauté des armes fabriquées par l’Homme. Les algorithmes ont analysé l’image, et livré leur conclusion. Pornographie infantile. Dit autrement, pédophilie. Résultat : censure.

    En elle-même, la censure de la petite fille au napalm n’est qu’anecdotique, et elle est hélas le fruit d’une politique pudibonde trop souvent subie par des internautes et des médias, largement documentée, par exemple lorsqu’il s’agit volontairement ou non de censurer des campagnes de prévention du cancer du sein, de bloquer la diffusion de photos de femmes qui allaitent leur enfant, ou encore d’interdire l’Origine du Monde de Courbet. Souvent, Facebook revient sur ces décisions après un examen plus humain, et surtout plus réfléchi.

    Oui, enfin Facebook revient surtout sur ses décisions quand la société civile hurle trop fort et que ces cris risquent de compromettre le business ! Comme c'est d'ailleurs le cas dans cette affaire, voir http://www.liberation.fr/futurs/2016/09/09/facebook-revient-sur-sa-dec .

    [...] « Même si nous reconnaissons que cette photo est iconique, il est difficile de créer une distinction pour autoriser la photographie d’un enfant nu dans un certain cas, et pas dans d’autres », tente de plaider un porte-parole de Facebook interrogé par le Guardian.

    Hé oui, l'intelligence artificielle, ça n'existe pas encore. Ça reste de la recherche de motifs évoluée, donc faillible.

    Or cette censure, due encore une fois à la psychose anti-nudité qui envahit le monde sous le poids des plateformes de culture américaine, n’est que la partie visible d’une censure plus profonde, qui peut être aussi politique et parfois très difficile à critiquer. Quand le réseau social interdit à des « groupes islamistes » de diffuser de la propagande, tout le monde ou presque applaudit des deux mains. Mais ce faisant il leur interdit aussi, de fait, de faire connaître photos ou vidéos de civils tués sous les bombes de la coalition occidentale, parmi lesquels existent aussi probablement des petites filles apeurées. La censure est toujours un choix qui a des conséquences. Toute la question est de savoir si une plateforme privée aussi incontournable que Facebook peut rester celle qui choisit les critères de cette censure (fût-ce de manière faussement neutre et automatisée), et oriente donc ces conséquences.

    Très juste.



    Le problème est très bien posé par Benjamin Bayart, sur son twitter ( https://twitter.com/bayartb/status/774299948611436544 ) :

    • Facebook veut jouer sur les deux tableaux : ne pas être considéré comme un éditeur mais plutôt comme un intermédiaire technique tout en ayant le droit de censurer comme bon lui semble, en dehors de toute réglementation. Pour comprendre en quoi c'est absurde, il faut comprendre la différence entre le statut d'éditeur et celui d'intermédiaire technique :

      • L'éditeur, en sa qualité de décideur du contenu publié sur son média, est responsable de ce qui y est publié. Donc il est responsable de la publication de propos diffamatoires, d'injures, de calomnies, d'infractions au droit d'auteur, d'appel à la haine, etc, etc. Donc, il doit en assumer le coût, y compris au pénal (donc la sanction genre amende ou prison, porte sur les dirigeants, pas comme au civil ;) ), au même titre que l'auteur des infractions. En échange, il a le droit de censurer ce que bon lui semble puisqu'il est chez lui, il fait donc ce qu'il veut.

      • L'intermédiaire technique, lui, n'est responsable de rien puisqu'il ne décide pas du contenu qui est diffusé. Il doit supprimer les contenus après signalement et uniquement s'ils sont manifestement illégaux (genre un appel à la haine manifeste ou du pedoporn explicite). En échange, il n'est pas co-responsable des infractions commises par d'autres et il n'a pas à les assumer. Contrepartie, il ne peut pas censurer comme bon lui semble, de son plein grès. S'il censure, alors il décide du contenu. S'il décide du contenu, il est éditeur, il fait un choix éditorial, il n'est pas neutre.

      • Facebook se défendra probablement de faire de la censure par algorithme donc que la société n'est pas une éditrice puisqu'il n'y a pas de choix humain. Déjà, ce n'est pas toujours des choix algorithmiques qui se cachent derrière Facebook (voir http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/08/30/32001-20160830ARTFIG00174-facebook-remplace-ses-editeurs-humains-par-des-algorithmes.php , par exemple ). Ensuite, l'algorithme ne s'est pas inventé ni implémenté tout seul et il ne s'agit pas d'une intelligence artificielle autonome donc il y a une volonté humaine de classer les contenus selon tels et tels critères et de décider lesquels sont publiés ou non, à qui, et de quelle manière. Enfin, l'utilisation d'un algorithme ne dédouane pas Facebook de ses responsabilités : toute législation prévoit explicitement que je suis responsable des machines que je possède, qui sont sous mon contrôle et ma surveillance. C'est dans le Code civil français et ça a même jailli durant les débats sur le projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (voir http://www.nextinpact.com/news/98295-loi-creation-copie-privee-etendue-plus-largement-encore-au-cloud.htm ).
    • Il en découle que Facebook abuse du statut d'intermédiaire technique : Facebook veut avoir le droit de censure privée sans avoir la responsabilité éditoriale dans son ensemble. Sauf qu'un-e juge aura beaucoup de difficultés à affirmer cela et à condamner Facebook pour cela. Car abuser de ce statut, ce n'est pas un délit, il n'y a pas trop de sanctions prévues ou alors par des biais extrêmement indirects, extrêmement détournés. Genre qu'un-e juge affirme que Facebook est un éditeur, ça serait trop lourd d'un coup pour les dirigeants vu tout ce qu'il y a déjà comme contenus litigieux sur Facebook. Peine disproportionnée / pas raisonnable. Donc aucun-e juge ne jouera à ça.

    • Il en découle que les CGU de Facebook l'emporteraient sur les régulations nationales voire supranationales (genre européennes). Donc, nous sommes dans des cas caractérisés de censure privée hors de contrôle.

    • « Oui, mais on s'en fout, Facebook ce n'est pas Internet, les gens publient leurs contenus ailleurs, chez eux de préférence, et basta ! Tous les exemples de censure privée documentés devraient faire réagir ! ». Oui, mais :

      • « Théorème de la grenouille : si tu laisses le mal s'installer, la masse des gens ne s'en rend pas compte. » (source : https://twitter.com/AdrienneCharmet/status/774307807394955264 ).

      • De plus, les exemples, il faut avoir le temps et les compétences pour les éplucher et les comprendre donc ils parlent à quelques militant-e-s, pas à tous les utilisateur-rices de Facebook.

      • La question est : acceptons-nous que des gens perdent leurs droits et libertés (expression, vie privée, etc.) simplement parce qu'ils-elles n'ont pas les compétences et/ou le temps et/ou même l'envie de comprendre le problème et surtout, d'implémenter les solutions que l'on connaît qui, il faut bien le reconnaître, ne sont pas simple d'utilisation et demandent un effort mental ? Est-ce que ces citoyen-ne-s sont des citoyen-ne-s insignifiants, de seconde zone, soumis à l'arbitraire d'une grosse société commerciale ? Un peu comme si l'on disait que les droits des travailleur-euse-s étaient réservés aux syndiqué-e-s qui prennent le temps de tout analyser, éplucher et comprendre les abus de certaines sociétés commerciales et qui feraient le choix de bosser uniquement dans des sociétés éthiques (si ça existe). Ou comme si l'on disait que la pluralité des médias (en posant l'hypothèse qu'elle existe concrètement) suffit et que l'on ne fixait aucun régime de responsabilité des éditeurs.

    Normalement, c'est dans la loi que l'on protège les faibles des puissants et que l'on organise la vie en société et que l'on fixe les libertés et leurs limites… Il serait temps que les parlements se bougent sur la question de la censure privée au lieu de réguler les gros silos du web en utilisant uniquement le droit de la consommation et celui de la fiscalité ?

    September 10, 2016 at 1:34:44 PM UTC - permalink - http://www.numerama.com/politique/193615-facebook-censure-une-photo-historique-et-lassume.html
  • Julie Owono: «L'Internet gratuit de Facebook n’est pas une aubaine pour l’Afrique» - Mon regard d'africain sur le LIBRE ...

    Très bon résumé, bien écrit, de ce qui se cache derrière Facebook Internet.org/Free Basics ou Google Loon.

    La semaine dernière, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a fait sa première tournée en Afrique. Il s'est arrêté au Nigeria et au Kenya. Officiellement, il est venu à la rencontre des startup africaines. Mais en réalité, le jeune tycoon américain vise un milliard de nouveaux clients. Explications de l'avocate Julie Owono, du bureau Afrique de l'ONG «Internet sans frontières». [...]

    [...]

    Julie Owono : La tournée africaine de Mark Zuckerberg coïncide certainement avec son objectif et son projet actuel qui est celui de participer à la connectivité du prochain milliard d’internautes du monde à travers notamment son service, le service de sa société Free Basics qu’on appelle aussi Internet.org. L’idée de ce service est de fournir internet gratuitement aux plus démunis de la terre, ce qui parait de prime abord excellent et très louable. Pourtant nous pensons que l’enfer est pavé de bonnes intentions et dans le cas de Free Basics il y a au moins deux tromperies sur lesquelles il faut insister. La première c’est que Facebook ne propose pas un accès gratuit à internet à travers Free Basics, c’est à dire un accès à tout le savoir créé et constitué par l’humanité jusqu’à présent, mais simplement à Facebook, d’une part, et surtout à d’autres sites de base que Facebook aura présélectionné. La deuxième chose sur laquelle nous pensons qu’il y a tromperie, c’est évidemment la question de la gratuité. Il y a un adage bien connu qui dit que si un produit est gratuit, c’est que c’est vous la marchandise. Et en l’occurrence, effectivement, la question des données personnelles de ceux qui utilisent Free Basics se pose. Quand vous souscrivez ce service-là, vous acceptez que Facebook partage vos données personnelles avec des tiers. Or, on ne sait pas qui sont ces tiers. Tout ceci concourt à dire qu’évidemment, Free Basics n’est pas une bonne aubaine pour les pays africains. Et d’ailleurs, on se souvient que plus tôt cette année cette même proposition avait été refusée par le gouvernement indien, après que celui-ci ait été convaincu par une note des membres de la société civile [...]

    [...]

    Oui, mais en Europe par exemple, désormais il y a eu un règlement européen qui prévoit, qui impose à ces entreprises-là – en tout cas, ça a été l’objet de discussions – que les données personnelles des Européens soient stockées dans des serveurs qui sont situés dans l’Union européenne. C’est la première chose. Et la deuxième chose c’est que l’Union européenne impose à ces opérateurs économiques américains de respecter la législation en vigueur sur la protection des données personnelles. C’est ce même mouvement-là qui devrait être impulsé sur le continent africain et qui malheureusement n’existe pas pour l’instant puisque toutes ces entreprises-là viennent, signent des contrats, rencontrent les chefs d’Etat comme ce fut le cas de monsieur Zuckerberg avec monsieur Buhari, le président du Nigéria, sans qu’à aucun moment ces questions-là ne soient posées. Or, la question des données personnelles ce n’est pas simplement une question qui concerne l’individu. Ça concerne l’Etat dans son ensemble et ça concerne in fine des questions de souveraineté. Quand vous laissez à une entreprise privée le pouvoir de savoir ce que vos citoyens pensent, ce qu’ils mangent, où ils vont, avec qui, pourquoi… Vous imaginez bien le pouvoir que ça donne à une entreprise privée [...]

    J'ajoute qu'on a aucune idée de la pérennité de ses deux projets. Google qui abandonne des projets, même des projets massivement utilisés comme Reader, ce n'est pas nouveau et la liste de projets abandonnés est longue.

    Via #ffdn .

    September 9, 2016 at 10:24:11 PM UTC - permalink - http://fyouzan.ci/index.php?post/2016/09/09/Julie-Owono-L-Internet-gratuit-de-Facebook-n-est-pas-une-aubaine-pour-l-Afrique
  • Les enfants dans la guerre - Exercice : Franca [ panneaux « Parc à jeu réservé aux enfants interdit aux juifs » ]

    « Quand j'ai commencé à lire, à cinq, six ans, on voyait sur les murs : "Mort aux Juifs". Les premières lectures que j'ai eues, c'était les lectures murales. Je ne pouvais pas les éviter parce que c'était écrit en très grands caractères, en ville. Donc, "Mort aux Juifs", "Les Juifs sont des chiens", "Interdit aux Juifs" pour le cinéma, "Interdit aux Juifs" pour le café. Petit à petit, tout était interdit. L'espace vital était réduit, réduit, réduit. Pas dans les jardins publics, pas à la plage. On n'avait plus le droit d'aller à la plage parce que les Juifs, on était des saletés, on polluait les plages, on polluait la mer. C'était un horizon très étroit.

    Je connaissais les lois raciales mais je n'avais jamais vu les panneaux « Parc à jeu réservé aux enfants interdit aux juifs » ni tout leurs dérivés genre « Restaurant interdit aux chiens et aux juifs », auparavant.

    Et ça date de bien avant la 2e guerre mondiale : https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A4der_Antisemitismus .

    C'est dingue comment ces photos me semblent d'actualité, dans leur portée et leur symbolisme. Et ça m'attriste fortement. :'(

    September 9, 2016 at 8:52:42 PM UTC - permalink - http://paril.crdp.ac-caen.fr/_PRODUCTIONS/memorial/enfants/co/temoignage%20de%20franca.html
  • Aymeric Marlange sur Twitter : "Chasse à l'homme menée par LR contre un conseiller d'Etat ; je ne pensais pas qu'ils iraient jusque-là :/"

    Thierry Tuot, conseiller d'État et l'auteur du très contesté rapport « La grande nation pour une société inclusive » remis au Premier ministre le 11 février 2013 a encore frappé. Après avoir proposé d’autoriser le port du voile à l'école, interdit par Jacques Chirac en 2004, voilà qu'il suspend l'arrêté anti-burkini pris par le maire de Villeneuve-Loubet. Cette énième provocation est en rupture totale avec notre conception de l'égalité homme-femme, fondement de notre République, et en totale contradiction avec notre vision de l'assimilation républicaine. Notre République est en danger. Il est temps de légiférer.

    Nadia Hamour,
    Secrétaire Nationale Les Républicains

    Évidemment, le tweet a été supprimé. Mais on peut encore le trouver dans le cache de google : https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:yvNaXXb70r0J:https://twitter.com/nadia_hamour/status/769211774528790528/ .

    Y'a quoi qu'ils-elles ne comprennent pas dans « décision collégiale » ?! Ce type de décision n'est pas courante pour un référé, cf https://twitter.com/lesExegetes/status/769172229129134080 et j'imagine que ça a été voulu vu la criticité du sujet ) ?! Donc on prend un nom sur les trois pour s'acharner sur lui et sa vision de ce que devrait être la vie en société ?! D'où ce comportement est-il acceptable ?!

    Cette décision a été prise par la plus haute cour de l'ordre administratif français. Cour que ses détracteur-euses du jour ont renforcée, quitte à éroder l'ordre judiciaire (voir http://shaarli.guiguishow.info/?0udrZw). Donc, quand elle prend une décision en leur faveur (genre sur la non-suspension de l'état d'urgence, voir http://shaarli.guiguishow.info/?7WdPQw ou sur les recours des Exegètes), il faut respecter ces nobles conseillers mais quand c'est une décision en leur défaveur, il faut recourir au lynchage ?! J'crois pas que ça soit comme ça que ça doit fonctionner.

    Bref, très jolie mentalité, la secrétaire nationale des Républicains. Elle soutient Nicolas Sarkozy (comme c'est étonnant !), le même qui est favorable à des lois liberticides de circonstance, rien que pour se faire remarquer en pleine campagne. Je tâcherai de m'en souvenir. Avant de présenter des candidats à la présidentielle, on se doit de respecter les institutions et le système politique dans lequel on s'insère.



    Notons que le communiqué de presse, qui est toujours dispo sur le site web des Républicains ne vaut pas mieux : http://www.republicains.fr/actualites_conseil_detat_insuffisance_arsenal_legislatif_20160826

    Le Conseil d'Etat dit ce qui ne peut pas être fait à droit constant, qu'on change alors le droit ! [...] Ce n'est pas à la politique de s'adapter au droit, c’est au droit d'être adapté aux objectifs politiques majeurs tels que la lutte contre le communautarisme.

    Mais oui, faisons de belles lois de circonstance, dans la précipitation et l'émotion. Ça sera totalement adapté, de qualité et ça résoudra efficacement le problème, je n'en doute pas. :)))) Le droit au service des politocards au lieu de l'intérêt général, qui changerait à chaque lubie gouvernementale, ça envoie tellement du rêve. C'est déjà le cas aujourd'hui mais persévérons dans cette voie,, ça ne peut qu'être une bonne idée. ! :)))) Le droit au même niveau que les choix fiscaux, ça serait quand même beau. :))))

    Via https://twitter.com/bayartb/with_replies

    September 9, 2016 at 8:46:44 PM UTC - permalink - https://twitter.com/aymericmarlange/status/769300930508496896
  • Médias français : qui possède quoi ? - Acrimed | Action Critique Médias

    Nous publions une carte du paysage médiatique français, qui permet de démêler l’écheveau des concentrations dans la propriété des grands médias. Cette carte est le fruit d’un partenariat entre Acrimed et Le Monde diplomatique.

    Via http://dukeart.netlib.re/shaarli/?eCI-Ww

    September 9, 2016 at 12:08:13 PM UTC - permalink - http://www.acrimed.org/Medias-francais-qui-possede-quoi
  • BEREC Report on the outcome of the public consultation on draft BEREC Guidelines on the Implementation by National Regulators of European Net Neutrality rules

    J'ai lu le rapport du BEREC sur la consultation publique portant sur les lignes directrices qui précisent le règlement européen sur l'application de la neutralité des réseaux. Ce rapport fait une synthèse des réponses reçues durant la consultation et rapporte les justifications du BEREC.

    C'est intéressant car ça permet de prendre la température, l'intention du BEREC et de prendre connaissance des réponses des FAI et FSI, histoire de préparer les prochaines batailles.



    En gros : Les FAI ont beaucoup bataillé sur la gestion équitable du trafic, sur les informations à communiquer dans le cadre de la transparence (les débits, quoi), sur le fait qu'ils ont cru comprendre que le brouillon des lignes directrices donnait un mandat aux régulateurs télécoms pour autoriser au préalable leurs pratiques (commerciales, de gestion du trafic) et leurs services spécialisés, un peu moins sur le zero-rating et sur les services gérés.


    Point positif

    • La position de la FFDN a été lue sur un certain nombre de sujets : clarifier la liberté de choix du terminal, clarifier les offres packagées avec un abonnement à Internet, approuver la non-discrimination des flux chiffrés, approuver le rejet des offres sub-Internet, IPv6 obligatoire sur un accès à Internet, l'utilisateur devrait avoir le contrôle sur les mesures de gestion du trafic qui lui sont appliquées, critères à utiliser pour décider si un accès au Net est soumis ou non au règlement, coordination européenne + donner plus de pouvoirs aux utilisateurs.


    Points négatifs

    • La FFDN a été catégorisée « société civile ». Je trouve ça dommage vu qu'il s'agit d'une fédération de presque 30 FAI et que le but est de se faire entendre en tant que telle auprès des autorités. :(

    • Le contre-pied de l'aspect positif, c'est que la position de la FFDN a été lue mais n'a pas été suivie. :(

    • Là où on l'attend, le BEREC manque de conviction dans ses réponses.
      • Tantôt il fait l'autruche en considérant qu'il ne peut pas aller plus loin que le règlement comme sur le zero-rating alors que, justement, le règlement ne dit pas de pas interdire (contrairement aux services gérés où le jeu est bien verrouillé par le règlement) !

      • Tantôt il considère qu'il a laissé tout le monde s'exprimer durant la consultation et que les désaccords exprimés montrent que les lignes directrices représentent le juste milieu alors qu'il n'y a aucun lien de cause à effet.

      • Tantôt il n'y a juste aucun argument, comme sur IPv6 où le BEREC « ne croit pas que le règlement décourage le déploiement d'IPv6 ». Même chose sur la liberté de choix du terminal où le BEREC « considers that the draft Guidelines sufficiently covered the issues raised » sans plus d'arguments.

      • Tantôt on y va à l'esbroufe : « BEREC still considers this to be the case, whilst noting that the guidance does not amount to a per se prohibition of restricting of tethering, only that the restriction of tethering is likely to constitute an infringement of the Regulation. ».


    Entrons dans les détails

    • Paragraphe 12 : le BEREC envisage bien une étude au cas par cas par les régulateurs, de ce qu'est un accès à Internet publiquement disponible donc soumis au règlement. D'où l'ajout de quelques critères dans ce paragraphe pour guider ces régulateurs. Super, ça fait un travail d'évaluation supplémentaire aux régulateurs (en plus des services gérés et des offres de zero-rating) alors que le but de ces lignes directrices est de fixer les choses et de les harmoniser dans toute l'EU. :(

    • Paragraphes 20 (nouveau) et 46 (ancien 43) : le glissement de la mention « This may also concern the effect on freedom of expression and information, including media pluralism » en note de bas de page est le résultat de certains FAI qui ont fait remarquer que le règlement n'autorise pas les régulateurs télécoms ni aucune autre autorité publique à observer cet aspect-là de l'Internet ouvert ! Ils ne veulent pas admettre le lien de cause à effet. Le BEREC répond que le paragraphe 20, demandé par la société civile, couvre tout l'article 3 du règlement, que ce n'est pas la peine d'en rajouter. Pourquoi alors l'avoir mis en note de bas de page ? Et si le paragraphe 20 couvre tout l'article 3, pourquoi rappeler la Charte dans le nouveau paragraphe 82 qui porte aussi sur l'article 3 ? Pas cohérent, le BEREC. :S

    • Paragraphe 21 (nouveau) : il est apparu parce que certaines tournures de phrase dans le brouillon (exemples : « in order to ensure the quality of specialised services, ISPs would have
      to ensure sufficient network capacity » (ancien 114), « evidence to show it will have that effect...» (ancien 58), etc. ) ont été jugées comme étant trop prescriptives et ont laissées penser aux FAI que les régulateurs nationaux eussent un droit de regard avant la mise en œuvre d'une pratique commerciale, d'un service géré ou d'une mesure de gestion du trafic. Le BEREC passe une bonne partie du rapport à expliquer qu'il y a méprise et que les lignes directrices prévoient uniquement des contrôles a posteriori. D'où quelques reformulations.

    • Paragraphe 33 : le BEREC marque (mais pas très clairement) son avis que les FAI peuvent packager les frais d'abonnement à une application/service/contenu dans leur abonnement Internet mais uniquement cela : ce n'est pas une porte ouverte à une offre de zero-rating.

    • Paragraphe 34 (ancien 32) et 35 (nouveau) : l'intention du BEREC est bien d'accentuer le côté « application-agnostic » que doivent avoir les pratiques commerciales des FAI. \o/

    • Paragraphe 50 (ancien 47) : les interconnexions IP sont distinctes des services d'accès à Internet donc, puisque le règlement se concentre sur les services d'accès à Internet, les interconnexions sont hors-champ. Mais, les régulateurs peuvent tenir compte des politiques et des pratiques d'interconnexion si elles ont pour effet de limiter l'exercice des pouvoirs des utilisateurs finaux. Ça semble convenir mais ça reste aussi flou que le zero-rating : est-ce que ne pas upgrader une interconnexion qui sature en permanence limite vraiment les droits des utilisateurs ? Quand on voit la position sur le zero-rating, on peut avoir peur… :(
      • Je me mets ça de côté : « Some ISPs supported excluding IP interconnection practices from the scope of the traffic management regulations as stated in paragraph 50 (paragraph 47 of the draft Guidelines), although there was a suggestion for a clear statement that IP interconnection falls out of the scope of the Regulation, even beyond the retail provision of IAS. »

    • Paragraphe 68 (ancien 65) : le renforcement a été demandé par la société civile tandis que les FAI ont trouvé que la vision portée dans le brouillon était trop simpliste et que les pratiques de gestion du trafic devraient être autorisées pour des motifs commerciaux tant que d'autres motifs sont aussi exposés. :')

    • Paragraphe 73 (ancien 70) : « However, BEREC decided to update paragraph 73 (paragraph 70 of the draft Guidelines) with some re-phrasing for clarity, where it has been explicitly described that traffic management measures are “effective” on a permanent or recurring basis, whereas their necessity might be questionable. ». Ça va dans le bon sens. \o/

    • Paragraphe 78 (ancien 75) : la réponse du BEREC à la société civile concernant le fait que les mesures de gestion du trafic sont OK tant côté réseau que terminal, tant que l'utilisateur en a le contrôle, est curieuse : le règlement ne considère pas que le consentement de l'utilisateur permet aux FAI de se livrer à de telles pratiques. Ça me fait penser à la hiérarchie des normes en France qui implique qu'un contrat ne peut pas obtenir le consentement d'une personne sur une pratique illégale.

    • Paragraphe 93 (ancien 89) : arf, j'avais bien interprété le nouvel ajout. Des FAI et des réponses de la société civile ont eu peur que le paragraphe 89 octroie un principe général permettant aux régulateurs d'aller vérifier le bon dimensionnement des réseaux. La correction dans la version finale ferme la brèche : les régulateurs peuvent examiner le bon dimensionnement uniquement dans leur rôle d'observateur des méthodes de gestion des congestions appliquées.

    • Paragraphe 101 (ancien 97) : à propos de la note de bas de page sur les services gérés, le BEREC rappelle qu'en vertu du principe de neutralité technologique, la 5G doit être considérée comme n'importe quelle autre technologie permettant de monter des réseaux. Donc, il faut respecter les principes énoncés par le règlement. Donc network-slicing = soit service géré en conformité avec l'article 3(5), soit service d'accès à Internet + QoS en conformité avec l'article 3(3).

    • Paragraphe 105 (ancien 101) : le BEREC confirme une intention de reformulation afin d'être plus raccord avec les formulations du règlement.

    • Paragraphe 110 (ancien 106) : l'adoucissement de la formule fait suite aux remarques de quelques FAI et industriels qui ont rapporté que ce débat a déjà eu lieu au Parlement et qu'il a été décidé de supprimer la mention « logically separated » car elle ne s'appuie sur aucune base légale. Le BEREC préfère considérer que son approche était trop prescriptive et qu'elle aurait empêché les FAI d'utiliser d'autres moyens pour fournir leurs services gérés.

    • Paragraphe 115 (ancien 111) : même chose ici pour les VPN : le BEREC voulait juste donner des exemples mais les FAI ont trouvé ça trop prescriptif (sur le point "qu'est-ce qui est un VPN qu'on peut fournir sous forme de service géré ou pas") et tueur d'innovations. D'où la reformulation sans les exemples et en déplaçant une phrase depuis le paragraphe 6.

    • Paragraphe 122 (ancien 118) : le BEREC nous explique ce paragraphe plutôt incongru. 1) le règlement autorise explicitement les services gérés ; 2) le BEREC part du principe qu'il y a des cas pratiques dans lesquels le service d'accès à Internet sera forcément impacté par un ou plusieurs services gérés choisis par les utilisateurs comme la TVoIP linéaire. Puisque ces cas sont techniquement inévitables, le BEREC préfère que l'utilisateur soit informé, ait le choix d'utiliser sa part de la capacité réseau pour les usages qu'il veut tant qu'il obtient les débits contractés côté service d'accès à Internet.
      • Je me note aussi cela : « Regarding the legislative history and intentions of the Regulation, it was noted that Article 3(5) originally only prohibited a reduction in quality of the IAS to ‘other’ end-users, but this word ‘other’ was removed from the final text, showing that the legislators intended the protection to apply to all end-users, including the end-user receiving the specialised service.

    • Paragraphe 124 (ancien 120) : même chose ici : le passage de « NRAs should » à « NRA could » est voulu pour, soi-disant, permettre aux régulateurs télécoms de décider de la meilleure approche pour résoudre un problème donné, qui n'est pas forcément celle décrite dans ce paragraphe.

    • Paragraphe 140 (ancien 137) : le BEREC ne donne aucune justification sur son choix de laisser la possibilité aux FAI de présenter des mesures de débit au niveau du contenu en plus de mesures prises au niveau IP. Rien non plus dans les réponses à la consultation synthétisées par le BEREC.


    Quelques autres bouts intéressants dans les argumentaires du BEREC et des parties prenantes:

    Sur le zero-rating :

    • Citing evidence from across Europe and elsewhere, they argue that zero-rating has a significant effect on end-users’ behaviour, since they may be wary about exceeding data caps, but are unsure how much data they are using or how much data is left under their caps, making them even more cautious and more likely to select zero-rated services and can have harmful effects on competition. They note that zero-rating of some traffic can create an incentive for ISPs to maintain artificially low caps and to invest less in general internet capacity in favour of investing in preferential capacity. Therefore, they express their disagreement with the argument made by some ISPs that zero-rating practices can help to lower prices for end-users or increase investment in capacity.

    • The respondents in question argue that zero-rating for a fee gives ISPs an incentive to tighten data caps or increase per-byte prices in order to maintain or enhance the incentives for companies paying to be zero-rated. This would also have harmful effects on competition. To further illustrate this point, evidence from across Europe is provided showing that ISPs that have zero-rated their own applications have either restricted user bandwidth or increased prices per-byte, whereas in the Netherlands, where ISPs have been prohibited from zero-rating their own applications, the incumbent has increased data caps for mobile internet access at no additional cost.



    Sur la priorisation des services d'urgence et autres services réglementés (comme l'information sur le roaming) :

    • Furthermore, BEREC notes that the Article 3(3) (a) would allow for prioritisation of communication with emergency services.



    Sur le fait de vouloir différencier l'émetteur/récepteur car tous n'ont pas les mêmes besoins en QoS (particulier / société commerciale) :

    • In response to some stakeholders' requests for the Guidelines to allow differentiated traffic management between different IAS subscriptions, BEREC considers that the Regulation does allow for such differentiation to some extent, for example to fulfil contractual agreements on data volumes and speeds.



    Sur l'intention du BEREC d'affirmer que les mesures de gestion du trafic doivent être basées sur des besoins différenciés objectifs de QoS :

    • BEREC also decided to update the text of paragraph 66 (paragraph 63 of the draft Guidelines) for clarity and to remove some of the specific examples (“such as SMTP, HTTP or SIP”). Taking into account these changes and the ones mentioned above, BEREC considers that the Guidelines are now sufficiently clear that traffic management should be based on objectively different quality of service requirements.



    Remarque sur la difficulté de faire la différence entre une mesure de gestion de trafic récurrente acceptable et une autre inacceptable :

    • With regard to the interpretation of ‘longer than necessary’ in paragraph 73 (paragraph 70 of the draft Guidelines), concerns were raised by CAPs that it is likely to be difficult to differentiate between an admissible ‘trigger function’ for traffic management and inadmissible ‘recurring’ traffic management. As a result, BEREC was advised that this will require regular measurements by the NRA or qualified third parties. Similarly, it was argued that congestion management should be limited to circumstances of unpredictable load at irregular times, not used as a cover for underinvestment in network capacity.



    Intéressante remarque sur bcp38 :

    • However, they believed that the guidance that the traffic management measure is triggered only when security attacks are detected (paragraph 85 / paragraph 81 of the draft Guidelines) would counter long standing best practice for the prevention of source-address spoofing.

    • Réponse du BEREC :

      For instance, in paragraph 85 (paragraph 81 of the draft Guidelines), in cases where security measures have to be active on a continuous basis in order to achieve their purpose (such as filtering of spoofed IP addresses), such measures should be deemed to be justified.



    Sur les SLA :

    • Similarly, some ISPs and other industry stakeholders argued that the draft Guidelines go beyond the Regulation by creating new conditions for offering specialised services. They argue that the optimisation or level of quality may depend on the needs or demands of end-users, for instance whether they request quality assurances or SLAs. They considered that this does not mean that the service could not necessarily be provided over the IAS, just that the quality assurance could not be provided.

    • Réponse du BEREC :

      Some stakeholders were concerned whether quality assurances would be taken into account. BEREC understands that the ability to provide assurances, for instance through SLAs, would be an important aspect of contracts in order to agree not just an expected level of quality but a certain level of consistency or reliability. BEREC considers that the Regulation incorporated such an understanding of “levels of quality”, as do the Guidelines, and it is therefore not necessary to modify this aspect of the Guidelines.


    Terminons avec des trucs drôles

    • Les FAI ne sont pas d'accord pour que le BEREC utilise de nouveaux mots qui n'apparaissent pas dans le règlement comme neutralité du net, zéro-rating, services gérés, sub-Internet, etc. C'est mignon : quand on ne peut pas torpiller un concept, on fait en sorte de ne pas le nommer. Ça me rappelle Orwell. :)

    • Les FAI veulent que le règlement s'applique uniquement aux CAPs… leur laissant ainsi la possibilité de continuer à faire des trucs crades avec les eyeballs. Et, forcément, les CAPs veulent que le BEREC force les FAI à leur faire des pratiques d'interconnexions arrangeantes. :D

    • Les FAI veulent des offres sub-Internet socialement bénéfiques, traduction de "les salauds de pauvres, ils verront ce qu'on a pré-sélectionné pour eux". J'approuve l'approche du BEREC : neine. Une autre approche a été de demandé une étude au cas par cas de chaque offre sub-Internet par le régulateur national afin d'évaluer si l'offre sub-Internet contourne le règlement de manière intentionnelle. :- Réponse du BEREC : ça contourne forcément le règlement. \o/

    • Les FAI pensent que « the ability to access the internet from terminal equipment of the end-users’ choice should not be confused with an unrestricted right to use that equipment in any way. ». Mignon. De mâme « They explained that, when the customer is tethering, only one piece of terminal equipment is connected to the network, all other devices are connected to this original terminal. Hence those other devices cannot be considered as “terminal equipment connected to the network”. Ils n'ont pas compris que c'est bien pareil sur un accès fixe où la box est le terminal, pas le laptop ou l'ordiphone connecté en WiFi ? :/

    • « For these reasons, they believed that a prohibition of tethering does not undermine end-user rights, whereas the position on tethering in the draft Guidelines would risk jeopardising innovation for IAS providers and would impede ISPs’ willingness to create and promote unlimited data offers, due to sustained and excessive use. ». Ouais, moi aussi je pense qu'il faudrait autant d'abonnements à Internet fixe que de membres dans chaque foyer ! :))))

    • « They noted that customers may wish to choose services in which there are different prices and volumes allocated to different applications. ». Haha, le bazar d'offres sur mesure alors que l'octet de vidéo revient bien au même qu'un octet de texte. La flexibilité, c'est d'avoir un seul quota et de laisser l'utilisateur dépenser le moindre octet comme il le souhaite.

    • Y'a bien eu des FAI pour s'attaquer au chiffrement des flux et à l'interdiction de monter plus haut que la couche transport au motif que le chiffrement ne permet pas d'établir des règles de QoS et qu'il est parfois important de faire du DPI pour caractériser le trafic et ainsi le catégoriser ainsi que pour évaluer les besoins. Réponse du BEREC : « With regard to the treatment of encrypted traffic, BEREC considers that discrimination based on whether or not traffic is encrypted would not be consistent with the Regulation. ». :)

    • « Another suggestion from some civil society respondents and ISPs was for NRAs to support ISPs blocking content recognised as illegal under Union law or national legislation (as als referred to in paragraph 81 / paragraph 78 of the draft Guidelines), on a voluntary or self-regulatory basis, making reference to Recital 13. For the specific case of child sexual abuse content, a reference to Directive 2011/92/EU of 13 December 2011 combating child sexual abuse was suggested. It was also suggested that NRAs should also support the ability of ISPs to filter spam at any time. ». Réponse du BEREC : « BEREC also notes that these issues would require an approach based on legislation, rather than being voluntary or self-regulatory. ». Bien, pas de censure privée aléatoire par les FAI. :)

    • « It was also stated that congestion may arise regularly in an “appropriately” dimensioned network as a result of the actions of a minority of users (e.g. P2P filesharers), and should not always require investment. ». :')

    • « Other ISPs and other industry stakeholders disagreed with the position taken in the draft Guidelines towards VPNs [...] They described VPNs as non-IAS, providing reliability, higher availability, added value quality and fulfil end-to-end Service Level Agreements. ». Les licornes, ils ont oublié les licornes ! :D

    • « However, some ISPs asked BEREC to remove reference to detailed information being provided in contracts (to assess the IAS performance) arguing that the average customer cannot understand the details BEREC considers useful ». Ils prennent leurs clients pour des brêles ? :) De plus, l'important c'est que l'information soit disponible pour ceux et celles qui voudront les lire et les comprendre.
    September 8, 2016 at 7:21:34 PM UTC - permalink - http://berec.europa.eu/eng/document_register/subject_matter/berec/reports/6161-berec-report-on-the-outcome-of-the-public-consultation-on-draft-berec-guidelines-on-the-implementation-by-national-regulators-of-european-net-neutrality-rules
  • Le BEREC publie des lignes directrices sur la neutralité de l'internet 

    Sous le blabla introductif, l'ARCEP fait un compte-rendu plutôt honnête et compréhensible des lignes directrices du BEREC pour l'application de la neutralité des réseaux dans l'UE. À lire pour piger le sujet sans trop de prises de tête.

    Je vais réagir sur deux points :

    • Les services d'accès à internet sont définis comme des services de communications accessibles au public, qui fournissent une connectivité entre la quasi-totalité des points terminaux connectés à internet, quels que soient la technologie de réseau (fibre, câble, mobile) ou les équipements terminaux utilisés (téléphone portable, tablette, ordinateur portable).

    Sur un accès à Internet fixe, le terminal, c'est la box, il ne faut pas se tromper. C'est bien elle qui est en coupure du réseau du FAI, qui mutualise la connexion dans le foyer, qui dispose de l'adresse IPv4 publique, qui établit la connexion au réseau, etc. Voir http://blog.fdn.fr/?post/2016/05/18/Liberte-de-choix-du-terminal

    • Le troisième alinéa de l'article 3 précise les pratiques de gestion de trafic qui sont interdites, suivant sept principes de base que l'ARN devrait vérifier pour évaluer les pratiques des FAI. [...] Les pratiques qui ne respectent pas ces sept principes de base, ou qui vont au-delà des mesures raisonnables de gestion de trafic tel qu'explicitées plus haut, peuvent être mises en œuvre par un FAI uniquement lorsque elles se conforment aux trois exceptions précisées plus haut

    La tournure de phrase de l'ARCEP est correcte mais je reformule autrement : la liste des sept règles (pas de blocage, filtrage, alteration, restriction, discrimination, dégradation, ralentissement) n'est pas exhaustive des mesures de gestion de trafic qui sont interdites par le règlement européen et le principe général de mesures de gestion du trafic raisonnables (transparentes, raisonnables, proportionnées, limitées dans le temps, pour un but bien précis, besoins objectifs) l'emporte.

    September 8, 2016 at 10:49:06 AM UTC - permalink - http://www.arcep.fr/index.php?id=8571&tx_gsactualite_pi1[uid]=1900
  • Le BEREC publie ses lignes directrices.<br />L'Arcep s'en félicite et organise la mise en œuvre du règlement européen.

    Le sujet de la neutralité de l'internet fait l'objet de fortes attentes, matérialisées ici par une participation record à la consultation publique organisée cet été par le BEREC. Près de 500 000 réponses ont été reçues à cette occasion, dont un grand nombre étant issues de mobilisations de la société civile.

    Elles ont été dûment analysées et prises en compte par le groupe des rédacteurs de ces lignes directrices.

    BULLSHIT ! Même demander de corriger une parenthèse fermante manquante (dans le paragraphe 167), c'était trop demandé donc c'est bon, pas la peine de raconter de cracks : les mails ont été imprimés et le tout à servi à caler des meubles, point ! :@

    [...]

    Les lignes directrices se veulent " robustes vis-à-vis de l'avenir " (" future proof ") et le BEREC reste à l'écoute des acteurs pour favoriser l'innovation.

    Trololololololololololololo. On verra bien cela mais j'en doute fort. :))))

    Coup d'envoi des travaux de mise en œuvre

    L'Arcep va lancer plusieurs chantiers parallèles, qui visent notamment à :

    • recenser les pratiques des opérateurs sur les réseaux français ;
    • améliorer leur détection (notamment via la participation des utilisateurs finaux) ;
    • mettre en conformité, le cas échéant, les pratiques constatées ;
    • et coopérer avec ses homologues européens pour œuvrer à une mise en œuvre cohérente du cadre sur le territoire de l'Union.

    Un rapport annuel de mise en œuvre du règlement sera établi par l'Arcep à partir de 2017.

    Mouais, c'est ça. La société civile ne doit surtout pas cesser de scruter le travail de l'ARCEP ni lâcher du lest. #PasConfiance.

    Le projet de loi pour une République numérique porté par Axelle Lemaire permettra, une fois promulgué, de compléter les compétences de l'Arcep en matière d'enquête et de sanctions pour faire respecter la neutralité du net.

    En effet, le projet de loi pour une République Numérique cause de pouvoirs de perquisitions, d'attribution de fréquences expérimentales et de compétences relatives au déploiement de la fibre optique mais charge aussi l'ARCEP de veiller à la neutralité des réseaux et complète ses pouvoirs à conduire des enquêtes administratives en la matière. C'est l'article 19, pour les personnes que cela passionne. :D

    September 7, 2016 at 6:27:49 PM UTC - permalink - http://www.arcep.fr/index.php?id=8571&tx_gsactualite_pi1[uid]=1901
  • Neutralité du Net : les régulateurs européens présentent leurs lignes directrices

    Analyse très pertinente sur le travail produit par le groupement des régulateurs européens des télécoms pour préparer l'application du règlement européen sur la neutralité des réseaux. À lire.

    Concrètement, les lignes directrices du BEREC n'ont pas vraiment changé entre le brouillon de début juin et cette version finale présentée aujourd'hui, sinon sur des questions de forme. [...]

    Merci de le signaler. :)

    Les réseaux d'entreprises, de restaurants et de cafés peuvent être exclus des obligations relatives à la neutralité du Net.

    Oui, le BEREC préfère définir ce qu'est un accès à Internet soumis au règlement en se basant sur la question "est-ce que cet accès à Internet est ouvert à tout le monde où à un public pré-déterminé / restreint ?) au lieu de choisir un critère plus légitime comme l'usage normal de l'accès à Internet et de qui en est le vrai utilisateur final (genre dans un café/restaurant, l'utilisateur final reste le client et l'usage normal est de faire n'importe quoi durant la réalisation de la prestation principale que constitue la bouffe/boisson). Cette position n'est pas cool pour les atteintes qu'elle laisse entrevoir sur les hotspots ou dans les piaules universitaires. :'(

    L'organisation précise aussi qu'il n'y a pas besoin d'autorisation préalable des régulateurs pour « innover » dans les pratiques commerciales ou la gestion de trafic. Si le principe de base, la non-discrimination des contenus, est donc bien acté, l'attitude des régulateurs devait être précisée sur de nombreux cas particuliers.

    Oui.

    Concrètement, la gestion de trafic par les opérateurs est permise, mais cadrée. Elle doit ainsi être transparente, non-discriminatoire et proportionnée par rapport à la catégorie de service concernée. Surtout, elle ne doit pas être fondée sur des considérations commerciales.

    Il est donc hors de question de créer une congestion artificielle pour forcer la main d'un fournisseur de service, par exemple. Le texte permet donc de gérer différemment « des catégories objectivement différentes de trafic », mais pour une période « qui ne doit pas être plus longue que nécessaire ».

    L'étape suivante est la mise en place de services spécialisés, pour les services qui ont spécifiquement besoin d'une qualité de service particulière, comme la TV par Internet ou la médecine à distance. Ces services spécialisés ne doivent pas dégrader la qualité du flux Internet principal, auquel ils ne se substituent pas.

    Enfin, concernant le « zero rating », qui consiste à ne pas décompter une application du volume de données d'un forfait, la position des autorités ne change pas d'un iota. Elles comptent ainsi analyser les offres au cas par cas, créant une jurisprudence au fil de l'eau. Seul un point reste réellement précisé : si un service n'est pas décompté du volume, quand ce dernier est dépassé, le service en question doit être bloqué ou ralenti comme les autres. [...]

    Très bien résumé.

    Au final, 481 547 contributions ont été reçues par l'organisation. Un record selon elle, qui montre l'intérêt porté au sujet. Sans embages, le groupement explique que certaines contributions ont souhaité aller au-delà de la régulation votée par l'Union européenne, et d'autres en réduire la portée. Sans surprise, ce sont plutôt des associations de consommateurs et d'internautes qui ont tenté de mener le texte plus loin... Quand les opérateurs ont été les principaux artisans des tentatives de voir sa portée réduite.

    [...]

    Dans un « manifeste 5G » publié début août (voir notre analyse), certains de ces acteurs ont clairement estimé qu'appliquer différentes qualités de trafic selon le terminal (objet connecté, smartphone, véhicule...) est une composante essentielle de ces réseaux 5G. Une composante bien entendu incompatible avec la neutralité du Net, que les auteurs ont appelé à limiter, sur le thème désormais classique de l'innovation empêchée par la régulation, ici la neutralité. Via son application par les autorités nationales, c'est le principe même de la neutralité qui pourrait être remis en cause.

    [...]

    Dans les faits, la réponse du BEREC dans ses lignes directrices prend la forme d'une note de bas de page, presque cachée dans le long document. « Le network-slicing dans les réseaux 5G peut être utilisé pour fournir des services spécialisés » précise ainsi le texte, qui fait entrer la demande des opérateurs sans modification de fond. L'argument de la neutralité du Net contraire à la gestion de la qualité de service sur mobile doit donc tomber à l'eau.

    Tout juste. :- Après, pour moi, ça ne change pas le sens du paragraphe depuis laquelle la note de bas de page est appelée ni celle de la régulation : 5G ou pas, le service géré n'est pas un service d'accès à Internet, il ne s'y substitue pas, il est optimisé pour un usage, l'optimisation doit être objectivement nécessaire et le service géré ne doit pas nuire pas à la qualité générale du service d'accès à Internet.

    Préparation bruxelloise oblige, la première réaction est venue de la Commission européenne, avant même la conférence de presse. Dans un communiqué, l'institution félicite les nouvelles règles auxquelles elle a contribué. « Elles assurent également qu'Internet reste un moteur pour l'innovation et que les nouvelles technologies ainsi que les services de l'Internet des objets, comme les véhicules et les applications 5G se développent aujourd'hui et fleurissent dans le futur » affirme-t-elle, insistant encore par ailleurs sur sa pertinence pour la 5G.

    Mon analyse perso est disponible aux adresses suivantes : http://shaarli.guiguishow.info/?13aDwA et http://shaarli.guiguishow.info/?TlF70w

    September 7, 2016 at 5:33:49 PM UTC - permalink - http://www.nextinpact.com/news/101151-neutralite-net-regulateurs-europeens-presentent-leurs-lignes-directrices.htm
  • Un « triomphe » pour la neutralité du Net en Europe [ … Ou pas, faut peut-être se poser ]

    Les règles adoptées par le BEREC prévoient notamment de donner à l’Arcep et à ses homologues le pouvoir d’imposer des sanctions lorsque les FAI dégradent la qualité d’accès à des services, ou favorisent indûment un type de services par rapport à d’autres.

    Oui.

    Elles interdisent aux opérateurs de créer des « services spécialisés » (proposés directement par les FAI, notamment via leurs box), qui ne respectent pas les règles de la neutralité du net, lorsqu’ils ont des équivalents en tant que services proposés normalement sur Internet, ou lorsqu’ils conduisent à minimiser la bande passante accordée à l’internet ouvert.

    Oui.

    Aussi, les lignes directrices interdisent quasiment dans les faits la pratique du « zero rating », qui consiste pour un opérateur à ne pas bloquer ou facturer la bande passante consommée par une application spécifique (par exemple des forfaits qui incluent Facebook et YouTube mais pas Twitter et Dailymotion, ou qui permettent un accès illimité au cloud de l’opérateur mais pas à celui de Google ou Apple), ou par certains types d’applications. Ces pratiques contestées n’étaient pas interdites explicitement par le règlement européen. Elles ne le sont toujours pas formellement par le BEREC, mais les conditions fixées sont tellement strictes qu’il sera très difficile pour un opérateur de continuer à avoir recours au zero-rating.

    Globalement non. La seule certitude que l'on a, c'est que toute application (ou service ou types d'applications) devra être traité pareil lorsque le quota de data mobile est atteint, même les offres zéro-rating. Le reste, ça dépendra du bon vouloir des régulateurs nationaux des télécoms (se bougeront-ils ? Avec quelle vigueur ? Comment la décision d'un régulateur sera-t-elle propagée dans l'EU si l'atteinte se produit dans plusieurs États membres ? Les lignes directrices ne disent rien sur tout cela) mais l'arsenal, les critères pour évaluer si une pratique de zéro-rating limite les droits des utilisateur-rice-s sont plutôt flous (c'est globalement orienté sur des atteintes au Saint-Marché donc au droit de la concurrence) et l'atteinte à la liberté d'expression et au pluralisme des médias a été relégué en note de bas de page du document final, pour donner une idée. ;)

    Pour une analyse plus détaillée du taff du BEREC, voir http://shaarli.guiguishow.info/?13aDwA et http://shaarli.guiguishow.info/?TlF70w

    September 7, 2016 at 5:27:07 PM UTC - permalink - http://www.numerama.com/politique/191818-triomphe-neutralite-net-europe.html
  • Neutralité du Net : les directives Berec tentent de ménager la chèvre et le chou - ZDNet

    J'aime bien ce résumé du travail du BEREC sur les lignes directrices pour l'application de la neutralité des réseaux par les régulateurs européens. À lire.

    Entre les deux, les demandes étaient largement différentes : les opérateurs appelaient à des règles souples et flexibles dans la gestion du trafic et des services afin de ne pas limiter les investissements, tandis que les militants de la société civile espéraient des prises de position claires et fortes afin de protéger les internautes face aux éventuels abus. Entre ces deux pôles, les directives du Berec louvoient et tentent de satisfaire des intérêts parfois opposés.

    À tout seigneur tout honneur : le zero rating était évidemment sur toutes les lèvres au cours de la conférence. Cette pratique polémique est jugée contraire au principe de neutralité du net par de nombreux militants et associations, mais les opérateurs tiennent à pouvoir proposer des services de ce type, qui se révèlent générateurs de profits.

    Mais la position du Berec en la matière se veut prudente : le zero rating n’est ainsi pas prohibé en soi et les autorités de régulation nationales devront se pencher sur la question au cas par cas. Mais l’autorité rappelle néanmoins que certaines implémentations de ce principe seront clairement en désaccord avec le texte, notamment celles venant bloquer l’accès au réseau mais laissant l’accès aux services partenaires une fois le quota de data dépassé.

    Cette forme-là ne passera pas, mais les régulateurs ne veulent pas s’avancer sur les variantes de ce modèle et laissent aux autorités nationales le soin d’évaluer leur conformité. « « Dans la régulation, le zero rating n’est ni autorisé ni interdit. Nous avons souhaité suivre cette ligne » résume à ce sujet Sebastien Soriano, qui préside l’organisme.

    Approche attentiste "on verra bien si des trucs qui ressemblent à des infractions au règlement européen se produisent, chaque régulateur étudiera chaque cas au cas par cas parce que c'est évident qu'il n'a que ça à faire et on verra bien si l'on en fait une règle commune. Et en attendant, les atteintes auront lieu et auront fidélisés des consommateur-rice-s de manière déloyale. Super idée. :))))

    Autre point de polémique : les mesures de gestion de trafic. Là aussi, la question est clivante avec d’un côté des gros opérateurs qui souhaitent pouvoir avoir la main sur leur trafic pour répondre à des problématiques de congestion ou d’optimisation, et de l’autre des défenseurs de la neutralité du net qui craignent d’y voir l’émergence d’un internet à deux vitesses.

    Encore une fois, pas de position unilatérale ou d’interdiction pure et simple, mais le Berec édicte plusieurs principes pour encadrer la pratique. Impossible ainsi de mettre en place ces mesures pour des raisons commerciales notamment, et celles-ci ne doivent pas affecter les applications ou les utilisateurs.

    C'est plus compliqué que cela : un principe général de non-discrimination des flux (pas de blocage, filtrage, ralentissement, altération, etc.), des assouplissements plutôt bien verrouillés (mesures transparentes, légitimes, proportionnées, temporaires, pas basées sur des considérations commerciales, pas des substituts à un bon dimensionnement du réseau de l'opérateur, etc.) et 3 exceptions (mesure prévue par la loi, sécurité, congestion).

    La question des services spécialisés est également soumise à des règles devant encadrer leur lancement : ceux-ci devront prouver la nécessité de passer par ce type de service, ne devront pas remettre en question la qualité du service d’accès internet ou s’y substituer.

    Pas clair ? Une question de l’assistance est venue poser un cas pratique qui parlera à certains de nos lecteurs : celui du blocage publicitaire. Un opérateur peut-il décider de mettre en place un blocage publicitaire chez l’ensemble de ses abonnés ? Réponse du Berec « Ce n’est pas noir ou blanc. Un blocage au niveau des terminaux n’entre pas dans le champ d’application de la régulation.

    Si en revanche le blocage est mis en place au niveau du cœur de réseau, il faudra justifier d’une congestion à cause des publicités pour que la mesure soit en règle. » Les régulateurs jouent finement. On pensera évidemment très fort à Free, qui avait eu le malheur de tenter une pratique de ce type il y a quelques années avant de rapidement rétropédaler.

    C'est bien tout le problème surtout que les mêmes lignes directrices ne prévoient rien pour vraiment garantir la liberté de choix du terminal (ordiphone, box, etc.)... Je pense que le problème de neutralité va se déplacer sur le terminal dans les prochaines années. De même, le BEREC a préféré se préoccuper de l'endroit où a lieu la mesure de gestion du trafic plutôt que de savoir qui en avait le contrôle, ce qui aurait été pertinent et aurai permis aussi de faire sauter les blocages de port genre le port 25 (smtp / envoi de mails).

    Pour une analyse plus détaillée du taff du BEREC, voir http://shaarli.guiguishow.info/?13aDwA et http://shaarli.guiguishow.info/?TlF70w

    September 7, 2016 at 5:10:55 PM UTC - permalink - http://www.zdnet.fr/actualites/neutralite-du-net-les-directives-berec-tentent-de-menager-la-chevre-et-le-chou-39841240.htm
  • Pour la FCC, le bridage de Netflix sur mobile n'est pas un problème de neutralité

    Attention : cet article date d'avril 2016.

    La semaine dernière, le service de vidéo à la demande avait admis limiter volontairement le débit de ses vidéos à 600 Kb/s sur certains réseaux mobiles, partout dans le monde. L'objectif officiel : limiter la consommation de données mobiles de ses utilisateurs, pour leur propre bien. Une option permettant de la désactiver est promise pour mai.

    Cette décision unilatérale et cachée n'avait pas plu aux opérateurs américains, dont certains avaient été directement accusés par les utilisateurs de brider Netflix sur leurs réseaux mobiles. Pour eux, la FCC devait enquêter sur le comportement de Netflix, qui violerait la neutralité du Net. [...]

    Pour la FCC, le comportement de Netflix est donc hors du champ de « l'Internet ouvert », l'entreprise n'étant pas un opérateur télécom. [...]

    Dans les deux cas, l'argument des groupes télécoms est qu'ils sont un simple maillon de la « chaine » Internet, au même titre que les fournisseurs de service. En clair, ils ne doivent pas subir de régulation différente de celle des services. Une vision régulièrement battue en brèche par la FCC, qui estime au contraire que les opérateurs ont une position unique dans le réseau et doivent être régulés de près.

    Reste tout de même qu'on se trouve dans une situation où les services, dont Netflix, sont « hors juridiction », ce qui peut être perçu comme un trou dans la raquette de la régulation. En France, l'ARCEP se penche sérieusement sur le traitement des plateformes, même si elles sont aujourd'hui hors de son champ de sanction. [...]

    Que ce soit par Netflix ou par les opérateurs, la neutralité du Net a surtout la définition qui arrange celui qui en parle. Netflix le voit comme un moyen d'inciter les opérateurs à lui fournir des conditions avantageuses pour recevoir ses massifs flux de données... Quand les opérateurs tentent de s'en servir comme arme pour dénoncer les choix non-concertés des services.

    September 7, 2016 at 4:54:51 PM UTC - permalink - http://www.nextinpact.com/news/99332-pour-fcc-bridage-netflix-sur-mobile-nest-pas-probleme-neutralite.htm
  • 50 nuances de gris pour la neutralité du Net | La Quadrature du Net

    Attention : ce texte date du mois de mai, mais il n'est pas inintéressant, après coup.

    La Quadrature du Net était invitée cette semaine à participer à un atelier à l'ARCEP1 afin d'échanger sur les lignes directrices en cours d'élaboration par le BEREC2 (ou ORECE en français) et le nouveau cadre réglementaire concernant la neutralité du Net.

    Lors de l'atelier du 11 mai à l'ARCEP, Sébastien Soriano3 a parlé d'une « zone grise très grande » notamment concernant l'interprétation qui sera donnée aux pratiques commerciales. Ainsi, celles qui nécessiteront une action sur le réseau (comme le zéro rating) seraient « gris foncé » et feraient l'objet d'une évaluation stricte. Cependant, nos questions concernant la position des régulateurs européens quant à une offre récente de zéro rating de l'opérateur Telia en Suède sont restées sans réponse.

    Les pratiques commerciales couplées à des offres, comme par exemple l'offre SFR Presse, seraient dans la zone « gris clair » et évaluées via le prisme du droit de la concurrence, bénéficiant ainsi de plus de flexibilité. Or une telle offre porte atteinte au principe du libre choix de l'utilisateur, puisque l'opérateur propose des services plus accessibles, ainsi qu'au principe de liberté d'informer. Ainsi, de très nombreuses questions restent en suspend.

    [...]

    Quelques points semblent cependant trouver un consensus, comme le fait que les activités de gestion de trafic, comme pour le contrôle parental par exemple, ne sont acceptables que si elles sont faites sous le contrôle de l'utilisateur final.

    September 7, 2016 at 4:47:04 PM UTC - permalink - https://www.laquadrature.net/fr/50-nuances-de-gris-neutralite-du-net
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