Je zappe l'histoire de Sarko qui touche pas son alloc' pendant 2 ans, c'pas le plus important et ça a été corrigé et l'intéressé a bien reçu ses arriérés.
Les moyens matériels alloués aux anciens chefs d’État (dont Mediapart a révélé le détail en février dernier) n’ont en effet jamais été prévus par aucune loi, ni aucun décret. Si la République dépense plus de six millions d’euros chaque année pour ses trois « ex » (ou dix millions en comptant leur sécurisation), c’est sur la seule base d’un courrier de 1985 adressé par Laurent Fabius (alors premier ministre) à Valéry Giscard d’Estaing, qui prétendait fixer « de manière permanente le statut dans la Nation des anciens Présidents » et qui énumérait leurs facilités (« un appartement de fonction meublé et équipé », « une voiture », etc.).
Pour contester ce « statut », Anticor a déposé en avril dernier une requête devant le Conseil d’État visant à faire « constater l’inexistence » de cette décision, d’ailleurs jamais publiée au Journal officiel, et la faire « déclarer nulle et non avenue ».
Aux yeux de l’association anticorruption, ce courrier de 1985 serait « entaché d’illégalité » à double titre, à la fois parce que Laurent Fabius aurait dû signer un décret en bonne et du forme, et parce que l’importance des moyens aujourd’hui accordés à Nicolas Sarkozy serait « susceptible de créer une rupture d’égalité entre les candidats à l’élection présidentielle ». Avant que le Conseil d’État ne puisse trancher sur la légalité, il devra d’abord dire s’il est compétent, et si la requête d’Anticor est recevable.
Excellent. Moi aussi je peux écrire une lettre pour fixer les facilités de personnes que je connais ?
Le BEREC1 (ou ORECE en français) vient de publier officiellement le projet de lignes directrices ayant vocation à clarifier le règlement sur les télécommunications2 et donc la neutralité du Net.
[...]
Afin de pallier le manque de transparence de cette procédure et des négociations, La Quadrature du Net, associée à d'autres organisations, avait lancé en mars une consultation [ NDLR : https://savetheinternet.eu/fr/ ], toujours disponible, ainsi qu'une plateforme [ NDLR : https://respectmynet.eu/ ] permettant d'indiquer les atteintes à la neutralité du Net des opérateurs dans toute l'Union européenne.
Aujourd'hui, nous souhaitons permettre au plus grand nombre de participer à la consultation. C'est pourquoi nous publions les lignes directrices du BEREC ci-dessous sur une plateforme permettant les commentaires [ NDLR : https://lqdn.co-ment.com/text/Kvj8QGseHIi/view/ ] : ainsi chacun pourra participer de façon transparente, et nous aider à élaborer collaborativement notre réponse à cette consultation. Cette démarche a également pour but d'inviter chacun à donner son avis au BEREC.
Afin de rendre encore plus accessibles les lignes directrices, nous proposons de travailler sur une traduction collaborative en français [ NDLR : https://quadpad.lqdn.fr/TradBEREC ].
Sans tambour ni trompette, Konami vient d'annoncer la fermeture définitive des serveurs de jeu en ligne pour PES 2015. Le clap de fin retentira à la fin du mois d'août, 21 mois seulement après le lancement du titre.
[...]
Quelques exceptions sont à noter, comme NBA 2K14, mis à mort par Take-Two seulement 18 mois après ses premiers pas, causant bon nombre de problèmes pour l'accès au sauvegardes stockées sur le cloud de l'éditeur. Mais globalement la concurrence laisse davantage de temps à ses clients pour profiter pleinement de leur titre. FIFA World, un free-to-play d'EA a quant à lui disparu après 14 mois.
Lala. Location de jeux, absence de pérennité. Classique.
Le règlement européen sur la neutralité du net adopté en novembre 2015 est extrêmement faible puisque consensuel. Pour se faire une idée, le terme de neutralité des réseaux n'est même pas défini, on cause d'Internet ouvert sans pour autant le définir plus.
Ce sera donc aux régulateurs nationaux des télécoms, l'ARCEP en France, de définir les termes, les contours et les pratiques qui sont acceptables et celles qui ne le sont pas. Ensuite, tout cela permettra à ces mêmes régulateurs d'effectuer leur taff de régulation à proprement parlé.
L'autorité européenne qui chapeaute les régulateurs nationaux, le BEREC, a publié, aujourd'hui, son brouillon de lignes directrices sur la mise en œuvre des règles concernant la neutralité des réseaux. C'est disponible ici : http://berec.europa.eu/eng/document_register/subject_matter/berec/public_consultations/6075-draft-berec-guidelines-on-implementation-by-national-regulators-of-european-net-neutrality-rules .
Depuis aujourd'hui, et jusqu'au 18 juillet, ce même organisme conduit une consultation publique en ligne sur ce brouillon de directives : http://berec.europa.eu/eng/news_consultations/ongoing_public_consultations/3771-public-consultation-on-draft-berec-guidelines-on-implementation-of-net-neutrality-rules . « Contributions should be sent preferably in English ».
C'est l'occasion d'essayer de faire fléchir la position du régulateur national vers nos convictions et d'obtenir une définition et une protection de la neutralité des réseaux dans toute l'UE.
Je vous invite à participer en votre nom propre pour montrer l'implication de la société civile.
Comme exercice préparatoire, vous pouvez regarder du côté du questionnaire de https://savetheinternet.eu/fr/#act qui est biaisé pile dans l'autre sens (pro-netneutr' à mort). ;) Répondre à ce questionnaire est utile : votre réponse sera utilisée pour répondre à la consultation du BEREC. Vous pouvez y répondre en français.
Je me mets ça de côté :
Le texte de 2000 interdit en effet de faire naitre une obligation de surveillance active sur les épaules des hébergeurs : « les États membres ne doivent pas imposer aux prestataires (…) une obligation générale de surveiller les informations qu’ils transmettent ou stockent, ou une obligation générale de rechercher activement des faits ou des circonstances révélant des activités illicites. »
Pas applicable si traitement algorithmique et autre qui font passer le site comme éditeur.
Pourfendeur du système bancaire et des grandes puissances financières, le Front national a déclaré la guerre aux monnaies virtuelles, seuls contre-pouvoirs au système de paiement officiel.
«Le Front national […] empêchera l’usage des cryptomonnaies, telles que le bitcoin en France.» Par ces mots, qui concluent un récent communiqué, la présidente du Front national (FN) affiche sa détermination à combattre les monnaies virtuelles, notamment le bitcoin.
Il n’est guère étonnant de voir Marine Le Pen s’émouvoir de l’intérêt grandissant des individus pour cette nouvelle monnaie, tant les principes qui guident son fonctionnement sont aux antipodes du lepénisme. Le bitcoin propose, en effet, un système totalement décentralisé, sans intermédiaire, c’est-à-dire, sans banques et sans institutions gouvernementales. En résumé, un système aux mains de chaque individu ! Les passions dirigistes et protectionnistes du Front national n’y pourront rien faire. Quel dommage, d’ailleurs, car ces monnaies virtuelles prétendument «aliénantes» offrent pourtant la meilleure solution pour échapper au «système».
[...]
Ce n’est sans doute pas un hasard si l’utilisation du bitcoin s’est développée chez nos concitoyens chypriotes et grecs, concomitamment aux monnaies locales d’ailleurs, des peuples qui ont subi la dure réalité du contrôle des capitaux. D’autant plus que le bitcoin, par sa nature, favorise l’épargne, et non l’emprunt : de quoi faire perdre beaucoup de clients aux banques. Ces dernières voient le bitcoin comme une menace, et non comme une opportunité d’accroître leur pouvoir.
Ainsi, Marine Le Pen, qui prétend défendre les populations contre les abus des «oligarchies bancaires», sombre définitivement dans la contradiction en dénonçant les monnaies virtuelles qui s’imposent comme les seules alternatives pour se protéger contre d’éventuelles dérives propres à un marché bancaire excessivement cartellisé.
L’obsession du contrôle de certains partis autoritaires montre que c’est en opérant une séparation des pouvoirs entre la sphère politique et monétaire que l’on pourra renforcer la démocratie et les libertés publiques contre les tentations abusives des gouvernements de tous bords.
Via https://twitter.com/bortzmeyer/status/739707188688629760
L’initiative populaire « pour un revenu de base inconditionnel » (RBI), soumise par un groupe sans affiliation politique, avait pourtant de quoi séduire. Elle proposait de verser une allocation universelle chaque mois à tous les Suisses et aux étrangers vivant dans le pays depuis au moins cinq ans, qu’ils aient ou non déjà un emploi.
[...]
Selon les résultats définitifs, 76,9 % des électeurs ont dit non à ce projet controversé. Le taux de participation était de 46 %. Rien d’étonnant quand on se souvient qu’en 2012, les Suisses avaient déjà refusé de porter leurs congés payés de 4 à 6 semaines, craignant une baisse de leur compétitivité.
[...]
Le montant de ce revenu restait à fixer, mais le groupe à l’origine de l’initiative suggérait de distribuer 2 500 francs suisses (2 260 euros) par adulte – un montant très faible pour vivre en Suisse – et 650 francs suisses pour chaque mineur.
Oui, faible puisque « Le salaire médian en Suisse est de 6000 francs suisses (5400 €). » (source : http://www.leparisien.fr/international/les-suisses-disent-non-au-revenu-de-base-pour-tous-sans-condition-05-06-2016-5858577.php )
[...]
Une telle mesure aurait nécessité 208 milliards de francs suisses (188 milliards d’euros), selon les autorités. Si la plus grande partie aurait été comblée par la suppression des différentes aides et assurances sociales, il aurait manqué environ 25 milliards de francs suisses (22,5 milliards d’euros). Les partisans du RBI suggéraient, eux, l’introduction d’une taxe sur les transactions électroniques qui, fixée à 0,2 %, générerait 200 milliards de francs suisses (180 milliards d’euros), permettant ainsi le financement complet de la mesure.
Un regard complémentaire en http://www.swissinfo.ch/fre/votation-du-5-juin_le-revenu-de-base-ne-trouve-pas-gr%C3%A2ce-aupr%C3%A8s-des-helv%C3%A8tes/42191956 :
Dans un pays allergique aux grandes ruptures sociales et intrinsèquement attaché à la valeur du travail, le revenu de base inconditionnel (RBI) n’avait pratiquement aucune chance d’obtenir le soutien de la majorité du peuple et des cantons.
[...]
Pour les partisans du RBI, qui se recrutent aux quatre coins du globe, ce rendez-vous dans les urnes était en effet l'occasion de lancer le débat en Suisse au-travers de l’instrument phare de la démocratie directe, l’initiative populaire. Et force est de constater qu’ils ont brillé par leur créativité. La liste des événements spectaculaires mis en scène depuis près de trois ans par le comité d'initiative est impressionnante: huit millions de pièces de 5 centimes déversées devant le Palais fédéral, distribution gratuite de billets de 10 francs dans les gares, une affiche enregistrée dans le Guinness des records, etc.
[...]
Même si aucun montant n’a été articulé dans le texte de l’initiative, les promoteurs prenaient comme base de discussion une rente mensuelle de 2500 francs pour les adultes et de 625 francs pour les mineurs. Le RBI aurait ainsi coûté environ 35% du produit intérieur brut (PIB), un montant qualifié de «sidérant» par les opposants à l’initiative.
[...]
Les milieux patronaux et libéraux ont également dénoncé «l’apologie de la déresponsabilisation et de l’assistanat» qui émanait à leurs yeux de cette initiative. Sur les affiches et les réseaux sociaux, ils n’ont pas hésité à exhiber un gros roi fainéant, vêtu d’un marcel blanc tâché, affalé devant des restes de pizza, des canettes de bières vides et un cendrier plein à craquer. Suggérant ainsi que le RBI allait surtout encourager l’oisiveté et la décadence.[...]
Dans une interview parue fin avril dans le Tages-Anzeiger de Zurich, l’ancien porte-parole de la Confédération Oswald Sigg estimait que le RBI ne pourrait être mis en oeuvre sans concertation avec les pays voisins de la Suisse. «Je ne crois pas qu’il soit possible d’introduire le RBI en Suisse si on est le seul pays à le faire. Cela provoquerait très probablement une forte hausse de l’immigration. De tels changements profonds ne peuvent être introduits que dans un réseau de pays à l’échelle européenne», déclarait-il.
Merci à HS-157 de m'avoir filé l'info.
Je n'avais pas encore pris le temps de publier cette réponse de Philippe Vigier, président du groupe UDI à l'Assemblée concernant mon mail anti-3e prolongation de l'état d'urgence ( voir http://shaarli.guiguishow.info/?4z4cmA ). Si ça peut servir…
Monsieur,
Vous avez souhaité attirer mon attention sur la prolongation de l’état d’urgence et je vous en remercie.
Le Groupe UDI, que j’ai l’honneur de présider, a soutenu les deux précédents projets de loi visant à proroger l’état d’urgence. Nous soutiendrons celui-là également considérant qu’il existe toujours un risque imminent d’atteinte grave à l’ordre public qui justifie le recours à la prorogation de l’état d’urgence.
Trois événements récents nous démontrent que le risque d’attentat est à un niveau élevé : les attentats de Bruxelles, les conflits en Afrique sahélienne et les opérations menées à Argenteuil où les services de l’Etat ont déjoué une tentative d’attaque terroriste sur le point d’être menée. Ces faits sont de nature à caractériser l’existence d’un péril imminent, justifiant l’état d’urgence.
De plus, l’Euro 2016 de football et le Tour de France vont réunir un nombre important de spectateurs et de touristes sur tout le territoire français. Comme le précise le Conseil d’Etat, « la conjonction d’une menace terroriste persistante d’intensité élevée et de ces deux très grands événements » caractérise le « péril imminent » tel qu’il est exigé par la loi de 1955 pour que soit mis en œuvre l’état d’urgence.
Ainsi, tant qu’un péril imminent plane sur la France et tant que les dispositions du projet de loi relatif à la lutte contre le crime organisé et le terrorisme ne sont pas entrées en vigueur, l’état d’urgence paraît nécessaire pour garantir la sécurité des Français.
Les conditions sont donc réunies pour proroger l’état d’urgence de deux mois, jusqu’à la date du 26 juillet 2016.
Nous espérons, toutefois, que l’adoption du projet de loi relatif à la lutte contre le crime organisé et le terrorisme s’accompagnera effectivement de la sortie de l’état d’urgence. Il serait malvenu de demeurer trop longtemps en-dehors du cadre du droit commun par crainte de l’éventualité d’un attentat commis au lendemain de la levée de l’état d’urgence.
Je vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de ma considération respectueuse.
Philippe VIGIER
Député d’Eure-et-Loir
Président du Groupe UDI à l’Assemblée Nationale
Ma réponse :
Monsieur le député,
Ci-dessous, quelques réactions à votre réponse.
Le 17/05/2016 16:52, Philippe Vigier a écrit :
Le Groupe UDI, que j’ai l’honneur de présider, a soutenu les deux précédents projets de loi visant à proroger l’état d’urgence. Nous soutiendrons celui-là également considérant qu’il existe toujours un risque imminent d’atteinte grave à l’ordre public qui justifie le recours à la prorogation de l’état d’urgence.
Il existera toujours un risque, c'est tout le piège de cette logique ! Ce motif permet également de maintenir le plan Vigipirate à un niveau élevé (rouge/écarlate) depuis plus de 10 ans. Ce n'est pas sérieux !
Les vraies questions à se poser sont :
- L'état d'urgence est-il encore utile/utilisé ? Les chiffres de la Commission parlementaire de suivi de l’état d’urgence montrent que non : 2 infractions découvertes depuis février 2016.
- A-t-il été utilisé contre des personnes innocentes, de manière disproportionnée (ratio actions conduites / infractions relevées), dans l'objet de poursuivre des infractions autres que celles annoncées publiquement ? Oui : manifestations interdites et assignations à résidence arbitraires en marge de la COP21.
- Le Conseil d'État a estimé que des assignations à résidence étaient abusives. Le Conseil constitutionnel a estimé que certaines dispositions prises n'étaient pas conformes à la Constitution (copie des informatiques durant les perquisitions, par exemple).
À la vue de ces réponses, il me semble que l'on se doit d'arrêter.
Trois événements récents nous démontrent que le risque d’attentat est à un niveau élevé : les attentats de Bruxelles, les conflits en Afrique sahélienne et les opérations menées à Argenteuil où les services de l’Etat ont déjoué une tentative d’attaque terroriste sur le point d’être menée. Ces faits sont de nature à caractériser l’existence d’un péril imminent, justifiant l’état d’urgence.
Des faits similaires ont toujours existé, en France comme à l'étranger. Pourtant, la France n'était pas en état d'urgence. Comment notre pays a-t-il pu survivre ?! Comment la Belgique a-t-elle pu interpeller Salah Abdeslam sans état d'urgence ?! Uniquement grâce à la coopération française ? Pas crédible.
De plus, l’Euro 2016 de football et le Tour de France vont réunir un nombre important de spectateurs et de touristes sur tout le territoire français. Comme le précise le Conseil d’Etat, « la conjonction d’une menace terroriste persistante d’intensité élevée et de ces deux très grands événements » caractérise le « péril imminent » tel qu’il est exigé par la loi de 1955 pour que soit mis en œuvre l’état d’urgence.
Holala, c'est terrible ! Comment faisait-on pour assurer le bon déroulement de manifestations avant le promulgation de l'état d'urgence ?! L'État d'urgence ne peut constituer un gain de sécurité face à des évènements imprévus, ciblés et préparés ! Cette tâche équivaut à chercher une aiguille dans une botte de foin.
Nous espérons, toutefois, que l’adoption du projet de loi relatif à la lutte contre le crime organisé et le terrorisme s’accompagnera effectivement de la sortie de l’état d’urgence. Il serait malvenu de demeurer trop longtemps en-dehors du cadre du droit commun par crainte de l’éventualité d’un attentat commis au lendemain de la levée de l’état d’urgence.
Le projet de loi relatif à la lutte contre le crime organisée, le terrorisme et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale prévoit des dispositions liberticides à faire pâlir l'état d'urgence. Quelques illustrations parmi d'autres : retenue administrative préventive, fouille administrative préventive des véhicules et des bagages, perquisitions administratives de nuit des habitations si impossibilité de procédé en plein jour mais rien n'indique ce qui fonde cette impossibilité, techniques de renseignements utilisables par des magistrats du Parquet qui n'ont pas d'indépendance vis-à-vis de l'exécutif, captation des emails archivés, alourdissement des peines pour les fournisseurs de moyens, etc.
Adopter ce texte comme une issue à l'état d'urgence est un écran de fumée puisque les dispositions prises durant ce dernier et bien d'autres seront inscrites dans la loi et utilisables en permanence. Le gouvernement et les parlementaires pourront communiquer et pavoiser, la réalité sera là : un texte sécuritaire de plus digne de la stratégie du choc des USA conduite depuis 2001.
Il y a un risque démocratique et je suis navré de voir qu'il n'est pas considéré ni mis en balance des autres paramètres, pas même par l'UDI.
Cordialement.
Suite de http://shaarli.guiguishow.info/?Gv0fkQ
En décembre 2015, la loi de finances pour l'année 2016 a été votée. Son article 88 « dispose que les assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) doivent à compter du 1er janvier 2018 être équipés d'un système de caisse sécurisé ». La formule est celle de la DGFIP (Direction Générale des FInances Publiques).
Cette obligation se traduit dans les grandes lignes par le respect des « conditions d'inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d'archivage des données » ainsi que par le jeu de la responsabilité essentiellement basé sur un système de certification/ attestation obligatoire.
Une dépêche avait alors été publiée pour faire part de craintes sur les effets de cet article sur les logiciels libres; la disposition pouvant clairement résulter, de fait, dans l'interdiction des logiciels libres de caisse.
[...]
En janvier 2016 l'April (Frédéric Couchet, Jeanne Tadeusz et moi même) et Philippe Pary (Société Scil) avions rencontré des membres de la DGFIP. Les éléments clefs qui sont ressortis de cette rencontre étaient que l'administration fiscale n'était pas opposée en soi au logiciel libre, ils se sont montrés réceptifs aux problèmes soulevés, qu'il était important de mieux définir la notion d'éditeur (à laquelle est attachée la responsabilité) et comment assurer les conditions d'inaltérabilité, de sécurité, de conservation et d'archivage des données.
Fin mars la DGFIP a fait un « appel à remarques » sur son projet de commentaire au BOFIP de l'article 88. Clôt le 29 avril. Celui-ci, bien sûr perfectible, montre un clair pas en avant vers les logiciels libres. Les inquiétudes n'ont pas été ignorées. Pour rappel, le BOFIP ou Bulletin Officiel des FInances Publiques a valeur de doctrine opposable à l'administration fiscale. Il s'agit donc d'un texte essentiel dans l'application de la loi de finance et donc sur l'étendue et la nature des obligations qui pèseront sur les « éditeurs » de logiciels de caisse, notamment libres.
Philippe Pary (société Scil, éditrice du logiciel de caisse Pastèque), et Baptiste Simon (Libre Informatique SCRL) ont co-signé une réponse à cet appel (en pdf) au nom du Syndicat Professionnel des Éditeurs de Logiciels Libres (SYNPELL).
La police s'inquiète. Ce mercredi, un syndicat de police a de nouveau alerté sur les « ratés » de la plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). Conçue par Thalès, elle doit centraliser l'ensemble des écoutes judiciaires. Sa mise en service effective est prévue dans les mois prochains.
La PNIJ est actuellement en phase de « déploiement progressif ». « Chaque jour pour des policiers de terrain, il y a des pannes, des bugs qui se succèdent essentiellement pour ce qui concerne les écoutes », a indiqué Christophe Rouget, porte-parole du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT, majoritaire chez les officiers de police). [...]
Le syndicat est d'autant plus inquiet, dit-il, que la PNIJ deviendra obligatoire et opérationnelle au 1er janvier 2017 après que le Parlement a définitivement adopté, le 25 mai, le projet de loi de réforme pénale destiné à la lutte contre le crime organisé et le terrorisme.
Le Canard Enchaîné du 01/06/2016 ajoute :
Que la PNIJ est encore tombée en panne le 30 mai ;
Qu'une fonctionnalité aussi banale que l'impression d'un SMS intercepté avec la date et le numéro est impossible…
Donc, on a un système qui a coûté plus cher que prévu, qui ne fonctionne pas et dont des fonctionnalités de base ne sont pas assurées. Tout ça financé par l'argent public, au bénéfice d'un privé habitué des marchés publics…
[...] Jeudi 26 mai, les patrons des quotidiens nationaux ont vivement protesté contre la décision de la CGT de ne pas les imprimer, à l’exception de L’Humanité, au motif qu’ils ont refusé de publier une tribune du secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez. [...]
L’initiative date du vendredi 20 mai. Ce jour-là, les syndicats de la Filpac-CGT (Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication) décident « de faire paraître dans leur quotidien respectif un communiqué (…) sur les réalités du mouvement social et sur les enjeux, présents et à venir, posés par la loi El Khomri ».
[...]
Reste que mercredi, la Filpac avait indiqué dans un communiqué : « Un grand nombre de titres refusent pour le moment la parution de la tribune. (…) Les syndicats décideront donc de ne pas faire paraître les éditions des titres (…) qui auront refusé de reproduire la tribune. »
[...]
La démarche n’est pas inédite : la CGT avait formulé une demande similaire, en 2010, lors du conflit autour de la réforme des retraites, sous le gouvernement Fillon. A l’époque, les éditeurs avaient rejeté la demande, expliquant qu’ils n’acceptaient habituellement aucune « communication politique » de la part de partis ou syndicats, et refusaient de créer un précédent.
Cette histoire pose deux problèmes.
Le premier, c'est que des journaux publient sans peine des tribunes bidons (j'pense à http://www.bortzmeyer.org/google-le-dns-et-les-medias.html ) et/ou des tribunes rémunérées et/ou des tribunes (parfois déguisées en info) du gouvernement. Qu'ils osent la ramener sur ce sujet, je trouve ça un peut fort. Mais, même si c'est déplorable, c'est un choix éditorial et la pluralité permet de contrer ce problème.
Le populaire ministre de l'Economie a mis sur orbite son propre mouvement : En marche, qui va déboucher sur une « grande marche ». C'est-à-dire une campagne de porte-à-porte dans toute la France pour laquelle 12.000 personnes se sont portées volontaires (sur les 50.000 adhérents au mouvement), et où une partie d'entre elles ira recueillir idées et doléances des citoyens. L'objectif ? Toucher un échantillon de 100.000 personnes jugées représentatives de la population française. Cette opération doit débuter ce samedi et devrait se prolonger jusqu'à fin juillet.
Pour la mener à bien, Emmanuel Macron s'est appuyé sur la technologie d'une start-up française : Liegey Muller Pons, du nom de ses trois fondateurs. Celle-ci a mis au point un logiciel qui croise données sociodémographiques et cartographie électorale permettant d'identifier là où le fer doit être porté lors d'une campagne de porte-à-porte. En sus, la jeune pousse propose la mise en place d'une base de gestion de contenus permettant notamment d'optimiser les campagnes de mailing et de SMS. « C'est une sorte de "CRM politique" », expose Guillaume Liegey. Pour la grande marche, Liegey Muller Pons a identifié les quartiers témoins et va aussi former quelque 300 coordinateurs pour ce porte-à-porte que les trois fondateurs vont planifier à l'échelle nationale. Une application mobile a aussi été mise au point et va permettre de faire remonter les informations récoltées sur le terrain par les « marcheurs » auprès de leurs 100.000 interlocuteurs.
Derrière cette start-up, ils sont trois trentenaires strasbourgeois. Deux ont squatté les bancs d'Harvard, et le dernier était au MIT. En 2008, ils participent, en tant que volontaires, à la première campagne présidentielle de Barack Obama, et se rendent compte de l'importance grandissante des outils numériques mais aussi du... porte-à-porte. Et que mélanger neuf et vieux peut donner un cocktail gagnant. [...]
Dès 2010, les trois compères exportent l'idée en France et sont aux côtés de Jean-Paul Huchon pour les régionales en Ile-de-France. « On nous a ri au nez, mais dans les quartiers ciblés, on a pu augmenter la participation de 4,5 points », se souvient Guillaume Liegey. Après les primaires du PS fin 2011, Vincent Feltesse les contacte en vue de la présidentielle. Le casting est concluant et le Monsieur numérique de François Hollande les nomme responsables de la coordination de la campagne sur le terrain. Sous leur aile, une équipe d'une quinzaine de personnes doit planifier le travail des quelque 80.000 volontaires. Ce test grandeur nature valide leur modèle. « Cela a permis de faire gagner près de 300.000 voix à François Hollande sur chacun des deux tours », estime Guillaume Liegey.
Je reprends à mon compte l'interrogation du Canard Enchaîné du 01/06/2016 : LMP n'est pas une association composée de bénévoles mais une start-up de « stratégie électorale ». Or, des données sensibles (politique) collectées auprès de 100 000 français ont un prix sur le marché. ;) Prudence, donc.
Ne l’appelez plus ERDF (Electricité Réseau Distribution France) mais Enedis pour "énergie distribution". Les changements de noms sont à la mode quand on veut relancer une marque ou frapper les esprits au moment d’un virage stratégique.
La nouvelle dénomination Enedis est censée traduire l’engagement de l’entreprise dans la transition énergétique au lendemain de la COP21. En réalité, ce changement de nom est voulu par la Commission de Régulation de l'Energie. ERDF était d'une prononciation trop proche de sa maison-mère EDF, susceptible de créer la confusion à l'heure de l'ouverture à la concurrence.Selon la CGT-Mines-Energie, le changement de nom coûtera 300 millions d’euros. Une source proche d’ERDF parle plutôt d’un coût total de 20 à 25 millions d’euros… quand même !
Cela dit, on est bien loin des 200 millions déboursés en 2013 par France Telecom pour se rebaptiser Orange ou les 180 millions dépensés par GDF-Suez pour s'appeler Engie.
Mais quel que soit le montant, la somme est coquette… ce qui fait dire aux détracteurs que cet argent serait mieux utilisé pour l’investissement dans l’outil industriel ou le combat contre la précarité énergétique dans laquelle sont plongés beaucoup de français.
Si peu…
Outre les frais des agences de communication, il y a toute la logistique : enseignes, papiers officiels, vêtements des personnels, habillage des voitures, campagne de publicité, qu'il faut changer ou adapter. Des opérations marketing dont l’utilité n’est pas évidente aux yeux du grand public mais importantes sur le plan commercial. La marque est un investissement à part entière.
Tout ça pour ça… Hé bah.
Via Le Canard Enchaîné du 01/06/2016 dont cet article reprend exemples et tournures de phrases… Bizarre…
Son nom était d’apparence anodine. Bénéficiant d’une note de 5/5 de la part de ses utilisateurs, l’application « Coincidence Detector » était décrite sur le Chrome Web Store comme une extension de Chrome pouvant servir à « vous aider à identifier des coïncidences totales sur qui a été impliqué dans certains mouvements politiques et empires médiatiques ». En réalité, comme l’a démontré une enquête de Mic, il s’agissait d’une extension conçue par et pour des antisémites.
Pour des antisémites, des testeurs-euses d'applis, des personnes induites en erreur qui l'ont viré après avoir pigé son fonctionnement, etc.
L’extension, qui a depuis été déréférencée par Google, mettait en évidence sur les pages Web les noms de personnalités juives, ou supposées juives, dans le but supposé d’en constater la représentation importante dans les médias et les cercles de pouvoir. Pour ce faire, elle disposait d’une base de données centralisée de près de 9 000 noms, qui étaient alors entourés par de multiples parenthèses chaque fois qu’ils apparaissaient sur une page Web, pour bien signaler qu’il s’agit d’un Juif, ou d’un Juif supposé. [...] Les utilisateurs pouvaient eux-mêmes soumettre de nouveaux noms à ajouter à la liste, en utilisant les commentaires de l’application [...].
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