La pratique de la non-mixité est tout simplement la conséquence de la théorie de l’auto-émancipation. L’auto-émancipation, c’est la lutte par les opprimés pour les opprimés. Cette idée simple, il semble que chaque génération politique doive la redécouvrir. Dans les années 1960, elle a d’abord été redécouverte par le mouvement américain pour les droits civils qui, après deux ans de lutte mixte, a décidé de créer des groupes noirs, fermés aux Blancs. C’était, cela demeure, la condition
pour que leur expérience de discrimination et d’humiliation puisse se dire, sans crainte de faire de la peine aux bons Blancs ;
pour que la rancœur puisse s’exprimer – et elle doit s’exprimer ;
- pour que l’admiration que les opprimés, même révoltés, ne peuvent s’empêcher d’avoir pour les dominants – les noirs pour les Blancs, les femmes pour les hommes – ne joue pas pour donner plus de poids aux représentants du groupe dominant.
Car dans les groupes mixtes, Noirs-Blancs ou femmes-hommes, et en général dans les groupes dominés-dominants, c’est la vision dominante du préjudice subi par le groupe dominé qui tend à… dominer. Les opprimés doivent non seulement diriger la lutte contre leur oppression, mais auparavant définir cette oppression elles et eux-mêmes. C’est pourquoi la non-mixité voulue, la non-mixité politique, doit demeurer la pratique de base de toute lutte ; et c’est seulement ainsi que les moments mixtes de la lutte – car il y en a et il faut qu’il y en ait – ne seront pas susceptibles de déraper vers une reconduction douce de la domination.
J'ai un raisonnement totalement foireux. Je le poste ici, comme ça quelqu'un-e pourra éventuellement me patcher.
Je suis à la fois totalement d'accord sur les avantages de la non-mixité comme base de toute lutte dominants-dominés (dans le sens où je les comprends, que ma logique et ma raison n'ont rien à y redire) et je suis aussi totalement en désaccord en cela que la non-mixité voulue par certain-e-s est l'autre facette de la non-mixité subie des autres. C'est bien deux facettes d'un même objet. Dans le cas présent, ce n'est pas grave (ou moins grave) parce qu'on exclu des dominants qui avaient bien marqué leur envie de non-mixité auparavant ? Mais ça reste de l'oppression, non ? Genre je t'attribue une catégorie (en fonction du sexe (de naissance ou d'appartenance, d'ailleurs ?), en fonction de la couleur de peau, etc.) et je présume que tu seras forcément une personne qui nuira à l'avancement de mes idées du fait de ton appartenance à cette catégorie donc je t'exclu. Moké…
Via https://twitter.com/bayartb , très probablement.
« Nous avons recréé des métiers vides de sens pour exister socialement », se désole Martin. Des « bullshit job », selon l’expression popularisée par l’anthropologue américain David Graeber.
[...]
« J’envoie des questionnaires à des étudiants. ""Que pensez-vous de votre faculté ?"", ""De vos cours ?"" Sauf que ça se fait sur demande, que j'en reçois très peu et qu'à traiter, ça me prend littéralement dix minutes.
Quand je travaille, je sors parfois des statistiques sur de tout petits échantillons. Lorsque dix étudiants sur 900 répondent, ça ne veut pas dire grand-chose… Je ne suis même pas chargée de faire un bilan. Il se fait automatiquement. Et les universitaires en font ce qu’ils veulent.
[...]
Mon père ne comprend pas. ""De quoi tu te plains ? T’as le cul sur une chaise."" Mais le travail prend de plus en plus de place dans nos vies, on ne peut plus le laisser sur le seuil de la porte. Il faut s’y épanouir. C’est vital. »
[...]
David, la trentaine, consultant Entre les PowerPoint, les réunions et l’esbroufe générale, David se demande comment sortir de la matrice.
« Mon manager m'a dit : ""Le savoir-faire, c'est bien, le faire savoir, c'est mieux."" Vous avez compris l'esprit. Je suis placé dans des entreprises, des administrations, pour proposer des ""optimisations"". Sauf que mon utilité n'est pas évidente. J’ai le sentiment d’être là pour légitimer des sous-chefs qui portent des projets pour se faire mousser.
Ma boîte développe un nouveau système informatique ? Je forme les agents de préfecture. Ils sont moins efficaces et ça leur casse les pieds ? Tant pis, ça brille… Un collègue a mis en place un logiciel pour que les comptables deviennent des ""pousseurs de boutons"", vidés de toute substance. En dessous d’un certain échelon, c’est ""faites avec, on fait ce qui marche selon nos indicateurs"".
Pour nous, le but est de placer le plus de consultants possibles. De ""staffer"". Si bien qu'on a parfois l'impression d’être des sangsues. On arrive dans votre entreprise, on installe un flou autour du projet pour vous faire penser que nous sommes indispensables et on ramène d'autres consultants…
[...] Tout est dans le ""wording"". On cite des "méthodos" bidons dans les ""propales"", avec des noms fumeux, mais personne ne sait ce que ça veut dire. Pour essayer d'en sortir, je me force à parler de ""cotisations"" plutôt que de ""charges"".
Beaucoup de mes collègues pensent comme moi. Mais que voulez-vous faire ? ""Blame the game not the player."" Ceux qui restent le font pour le fric et par peur du chômage. Je suis pas loin de penser que cette pression est entretenue [...]
[...]
« Je dirais que 95% de mon travail est aberrant. Je suis dans la gestion du contrôle d’accès. J’imprime des badges avec différents profils d’autorisation : ""visiteur"", ""membre du personnel"", ""contractuel"". Mes interlocuteurs m’engueulent car ils trouvent ces mesures inutiles et pesantes. Et ils ont raison.
[...] Peut-être que c’est ce que doit être le travail : se comporter comme un robot dans des horaires fixes. Mais je m’y résous pas.
L’autre jour, une salariée agacée m’a dit : ""Il faut vraiment que le chef de la sécurité justifie son poste."" C’est tout à fait ça. La sécurité doit être démesurée pour être rassurante. En même temps, si on craignait réellement quelque chose, on ne se contenterait pas de badges en papier. C’est du pataquès, du bluff, de l’esbroufe.
Ça génère beaucoup de frustrations. Un contractuel qui est là depuis des mois, qui arrive en fin de contrat, mais dont tout le monde sait qu’il sera renouvelé, se voit soudain barrer l’accès : ""Mais vous me connaissez !"" ""Oui monsieur, mais est-ce que vous avez une pièce d’identité valide ?"" Et là, je dois appeler le chef de la sécurité qui fait semblant de vérifier un truc. Je passe pour une couillonne mais c’est juste pour montrer qu’il y a des procédures.
[...] J’applique des procédures sans jamais en saisir la finalité. Peut-être que personne ne la voit. Lorsqu’on m’a montré le logiciel de gestion, c’était juste : ""Coche telle case, fais telle manip’."" Mais on ne sait pas vraiment ce que ça implique. »
[...]
J’arrive à 9 heures, j’allume l’ordi et je constate l’étendue du néant : combien de parents nous ont contactés ? En moyenne, c’est quatre ou cinq demandes à gérer par jour. Je rappelle ces ""prospects"", je croise les doigts pour qu’ils décrochent et je lance une recherche de profs dans notre base de données. En quelques minutes, j’ai terminé.
[...]
« Dans 70% des cas, mon travail ne sert à rien. Je m’occupe du Crédit impôt recherche, qui permet à des entreprises de se voir reverser par l’Etat une partie de leurs dépenses de recherche. Le fisc a trois ans pour contrôler le dossier technique. Ce dossier – c’est moi qui le fait – n’est lu que s’il y a contrôle. Ce qui n’arrive que dans trois cas sur dix. C’est comme si vous disiez à un ouvrier : ""Tu produis 100 voitures et 70 sont envoyées à la casse.""
[...]
Concrètement, je vais voir le client et je demande : ""Comment avez-vous réussi à alléger ces boulons ?"" Puis je regarde les brevets, pour voir ce qui existe. Au début, on m’a donné une liste de termes à éviter. On ne dit pas ""améliorer"", mais ""aboutir à une amélioration substantielle"". On ne dit pas ""paramétrage"" mais ""détermination de variables"". L’administration préfère… Je remets le dossier au client, il dit ""ah merci"" et il le met de côté sur la table sans même y jeter un œil. Il s’en fout.
[...]
Bon, ce n’est pas le bagne non plus. Je suis bien payé et personne ne me fait chier. Ça ne facilite pas la remise en question. Il y a une phrase de Daniel Pennac que j’aime beaucoup : ""Beaucoup trop payé pour ce que je fais, mais pas assez pour ce que je m'emmerde."" »
[...]
« Je suis retoucheuse photo pour des publicités. Se prendre la tête des heures sur la position d'un diamant à 150 000 euros, ça revient à brasser du vent. Parfois, il faut rattraper un reflet qui ne colle pas avec l’arrière-plan. Mais la plupart du temps, c’est une poussière, un rien. Personne ne va le voir !
A mes débuts, j’ai dû m’occuper de photos de médocs pour un site pharmaceutique. Le soir, je me disais : ""Tu as passé ta journée à redresser des flacons."" J’aime l’image, j’aime quand elle ""vit"", mais dans ce milieu tout est contrôlé. Une retouche peut être validée par quinze personnes, aux intitulés de postes obscurs.
[...]
Le film "99 F" n’est pas une caricature. Au début, ça me faisait rire. Maintenant, ça ne m’amuse plus. Ce jargon, ces ego… Je reçois des ""briefs"" où l'on me demande de donner à un ""packshot un look & feel plus luxe"". J’étais en réunion récemment et un type s’exclame : ""On est en trending topic sur Twitter !"" Et tout le monde se félicite comme si on venait de lancer la fusée Ariane.
Ma situation est confortable. Il m’est arrivé de gagner plus que mon père qui est médecin, qui sauve des vies. Mais je n’arrive plus à me mettre dans le délire. Dans dix ans, je regarderai en arrière en me disant : ""Qu’as-tu fait ?"" J’ai envie de trouver ce courage de partir. De reprendre des études médicales. Ça veut dire que je commencerais à travailler dans un métier qui me plaît à 33 ans…
De toute façon, si je ne rejette pas ce métier, ce métier va me rejeter. Les retouches automatiques sont de plus en plus performantes. [...]
[...]
Martin case des mots-clefs dans des textes qui ne seront lus que par des robots. Ça lui donne des envies de tout casser.
« Mon travail consiste à nourrir Google d'informations de très mauvaise qualité. Je rédige des articles pour un site qui vend des voyages. ""Partir en camping dans l'Orne"", ""Passer ses vacances dans la Creuse"" Je me présente comme journaliste ""tourisme"", mais ça fait deux ans que je n’ai pas quitté Paris.
Je suis passé par une boîte où ma cadence d’écriture était enregistrée. ""Temps raisonnable"", ""temps excellent"". Un tiers de mon salaire dépendait de ma performance. Au bout d’une semaine, je pompais des brochures touristiques. Surchargés de mots-clefs, les textes en devenaient illisibles.
De toute façon, ils ne sont faits que pour être scannés par les moteurs de recherche. J’ai écris des choses que personne n’a lues, qui sont perdues dans les limbes d’un back-office. Google passe son temps à changer son algorithme pour faire descendre les sites pourris. De notre côté, on s’efforce de le gruger. C’est d’une stupidité sans nom.
[...]
« Je bosse pour un site qui vend des fringues de sport. Mon boulot consiste notamment à écrire les descriptifs des produits pour le site.
Notre catalogue a plusieurs milliers de références. Depuis mon arrivée, j’ai dû écrire près de 4 000 de ces fiches. On se base sur ce que nous envoient les marques. Elles nous parlent de ""technologies"", de ""dynamisme"", de ""confort""… On croirait de la Formule 1. On doit le réécrire pour que l’algorithme de Google nous détecte comme des textes originaux et nous fasse remonter dans les résultats.
Quand je pense à tout ce bla-bla déployé pour des fringues… Et ça recommence à chaque saison. C’est un cycle sans fin. Nous vivons dans une bulle de communication. Cela devient grotesque. Même la journée de la femme est l’occasion de faire des promotions…
[...]
Après, il y a des aspects de mon boulot que j’apprécie. J’aime la communication quand elle n’est pas frénétique. L’ambiance de travail est bonne et je gagne correctement ma vie. C’est difficile de changer. On s’installe dans un confort. »
[...]
« Sur le papier, mon boulot est utile. Des profs, des assos, des collectivités locales, demandent un financement de l’Union européenne pour organiser des cours particuliers pour les élèves ""décrocheurs"" ou des formations de français pour des chômeurs.
J’aide à mettre en forme les dossiers de financement, qui font de 40 à 70 pages. Je suis une sorte de moustique relou, qui quémande de la paperasse. L’idée est bien sûr d’éviter les magouilles. Mais on a surtout l’impression d’un fonctionnement formel.
On remplit des cases. On complète des tableurs. Personne ne prend le temps de les analyser. Personne ne se demande si les projets sont utiles. Et on ne fait qu’effleurer la surface. Sans jamais s’attaquer aux racines des inégalités.
[...]
Ce moule favorise les gros projets qui ""consomment bien"". Les plus petits ont du mal à dégoter les sous. Pourtant, ils sont sûrement plus efficaces.
[...]
Des tâches pourraient être expédiées bien plus vite ou carrément automatisées. Mais on préfère maintenir ces ""bullshit jobs"" pour favoriser la consommation. »
Un petit cylindre, creux, placé autour du câble. Il n’est pas du tout aimanté. Déjà, contrairement à ce qu’on pouvait croire : ce ne sont pas des aimants.
En fait, ces blocs sont des filtres en ferrite : ils servent à réduire les signaux parasites dans les câbles. [...]
[...] Il se trouve que tous les appareils électrique et électroniques émettent involontairement des ondes électromagnétiques (c’est un simple phénomène d’induction électromagnétique), y compris dans les câbles, qui se comportent alors comme des antennes.
Ces ondes « parasites » peuvent perturber le signal que l’on souhaite transmettre : par exemple, si on utilise un câble sans filtre sur une TV, l’image peut clignoter, certaines pixels peuvent changer de couleur ou le son peut grésiller.[...] Dans un câble d’alimentation, il permet également d’empêcher certaines ondes de partir dans les circuits ! Par exemple, quand on tape sur le clavier d’un ordinateur, un signal est envoyé dans un câble : normal, le clavier doit communiquer avec l’ordinateur. Mais il se peut que ce signal se perde dans le circuit d’alimentation et parte dans le réseau EDF : ceci est plus embêtant (en vrai le signal finit par s’atténuer rapidement et ça ne devrait pas arriver, mais dans l’idée c’est ça).
La surveillance électronique mise en place par les services secrets britanniques au nom de la protection du Royaume-Uni et de ses intérêts face aux menaces intérieures et extérieures a aussi servi à des fins privées. C’est ce que révèlent des documents confidentiels dont la publication vient d’être autorisée par la justice à la suite d’un recours formé par Privacy International, une ONG se consacrant à la défense de la vie privée et des droits de l’homme.
[...]
Ces bases de données ratissent très large, allant des données de communication aux historiques de voyage, en passant par les informations financières. Après avoir passé en revue ces fichiers, The Verge note que ces grands silos à données personnelles contiennent aussi, de l’aveu même des agences de renseignement, des indications sur des citoyens qui sont « peu susceptibles de constituer un intérêt pour le renseignement ou la sécurité ».
Mais ce n’est pas tout. La publication des documents révèlent que les espions exploitent aussi ces silos à données personnelles à des fins privées, visiblement sans considérer qu’il peut s’agir d’une invasion excessive de la vie privée. Sont mentionnées par exemples des recherches pour vérifier une adresse postale avant d’envoyer une carte d’anniversaire ou contrôler les détails d’un passeport en prévision d’un voyage à l’étranger. Quand la lutte contre le terrorisme permet aussi de régler ses petites affaires.
Dans un mémo, il est pourtant signifié que l’utilisation de ces bases de données pour convenance personnelle est proscrite. « Merci de vous rappeler que chaque requête a le potentiel d’envahir la vie privée des individus, y compris celle des personnes qui ne sont pas le sujet principal de votre recherche, donc merci de vous assurer que vous avez toujours un besoin professionnel pour mener cette recherche et que celle-ci est proportionnelle au niveau d’intrusion ».
En théorie, l’accès aux données d’un particulier depuis l’un de ces silos requiert un accord écrit d’un ministre et toutes les actions effectuées dans ces bases de données sont enregistrées. La publication de ces documents révèle toutefois l’existence de failles dans le processus de contrôle et une dérive évidente dans l’utilisation de ces informations. Ce n’est que l’an dernier, en mars 2015, que l’existence de ces bases de données a été admise par le gouvernement, alors qu’elles remontent au moins à la fin des années 90.
J-O-I-E.
La division sécurité de Cisco, Talos, a publié un post sur son blog dans lequel elle pointe du doigt la société Tuto4PC, éditeur français de logiciel (connu aussi sous le nom d’Eorezo Group). Elle l’accuse de pousser auprès des utilisateurs des logiciels non souhaités, dont certains ont des comportements proches de malwares.
A l’origine de l’affaire, Cisco a détecté un Troyen générique inexpliqué, un programme du nom de Wizz qui est en fait une partie d’un utilitaire, OneSoftPerDay, construit et distribué par Tuto4PC. Après son installation, ce logiciel effectue une liste de tâches et de contrôles identiques à ceux observés sur les malwares actuels. Il vérifie par exemple la présence d’une sandbox, d’une solution antivirus, d’autres outils de sécurité, de prise de contrôle à distance et les navigateurs installés. Il collecte donc un ensemble de données et les transmet à un serveur via un canal chiffré. Pour Cisco, il se comporte exactement comme les modules de vols de données que l’on trouve dans certains spywares ou chevaux de Troie bancaires.
Pour l’équipe de sécurité, « en installant des droits administrateurs, Wizz est capable de recueillir des informations personnelles, d’installer et lancer des exécutables téléchargés par un tiers ». Sur ce dernier point, Talos constate que Wizz implante secrètement des logiciels, comme System Healer (dans le cas présent), sans la permission de l’utilisateur, contrairement à ce qui est prévu dans les CGU (Conditions générales d’utilisation) de l’éditeur. Une façon de procéder qui, selon Cisco, justifie de classer ce logiciel comme « une backdoor ou au minimum comme un programme non sollicité ».
[...]
Cisco rappelle également les démêlés de Tuto4PC avec les autorités, notamment une décision de la CNIL en octobre 2012 enjoignant l’éditeur de cesser certaines pratiques de collecte de données et surtout le poussant à recueillir le consentement explicite des utilisateurs. En mai 2013, cette décision a fait l’objet d’une demande d’annulation de Tuto4PC auprès du Conseil d’Etat. Dans un arrêt de mars 2015, ce dernier a réaffirmé l’obligation d’enregistrer « un consentement spécifique » et a rappelé qu’un consentement générique pour l’ensemble des CGU ne vaut pas consentement spécifique, comme le soulignait à l’époque notre confrère Nextinpact. [...]
MAJ : Franck Bosset, Président de l’éditeur français Tuto4PC group a réagi sur l’analyse de l’équipe de sécurité de Cisco. [...] Le dirigeant reconnaît être un distributeur d’adware, une activité connue et cotée en bourse. Dans un contexte de plus en plus difficile vis-à-vis des logiciels publicitaires, l’éditeur a « effectivement développé des techniques d’installation des adwares qui peuvent bypasser les blocages intempestifs des logiciels antivirus qui eux-mêmes agiraient comme adware et essaieraient d’empêcher notre installation ». Un savoir-faire que le dirigeant compte bien mettre à profit via un logiciel baptisé AV Booster développé par la filiale cybersécurité du groupe, Cloud4PC.
Trololololololololololol. Bref, des pratiques sans éthiques ont toujours pignon sur rue et sont côtées en Bourse. Super.
Sinon, cette nouvelle ne nous rajeunit pas : http://www.guiguishow.info/2011/07/05/tuto4pc-le-nouveau-cheval-de-troie-deorezo/
Dépendance à github
Compilation statique. Le jour où tu te prends une faille de sécu, jor sur TLS, t’as TOUS tes binaires à recompiler… À condition de savoir d’où ça vient. Qui a dev ce truc. D’avoir le compilo… En particulier, t’as intérêt à n’avoir que du libre… ><
Variable d’env, gestion des dépendances… Des gros hacks de variables d’env, la nécessité d’avoir ton source parmi le source de tes dépendances. La gestion des dépendances en elle-même avec peu de maîtrise (en particulier de la version de la dep) [NDLR : « se base par défaut sur les branches master de dépôts GitHub et non sur des tags » ].
Gros +1. Quand j'ai dû coder en Go pour la première fois, je me suis dit pareil pour la compilation statique et pour le source parmi le source des dépendances. :- Et puis même, encore un énième environnement avec des libs inexistantes alors qu'on a déjà tout dans d'autres langages. Stop, quoi. :-
J'avais laissé ça ouvert. J'ai fait une recherche dans quelques Shaarlis et sur Google (pour ne pas le nommer :- ), histoire de retrouver un maximum de bouts du débat et de mixer le tout.
L'idée de base était de créer un compte twitter qui dénoncerait les propos homophobes en les transformant en propos antisémites, en espérant qu'ils choquent plus sous cette forme-là. L'idée était de montrer l'indignation variable des gens face à des propos inacceptables dans tous les cas.
Certains se sont prononcés contre et je trouve les arguments suivants intéressants :
L’expérience de Stanford (effet Lucifer) est une étude de psychologie expérimentale menée par Philip Zimbardo en 1971 sur les effets de la situation carcérale. Elle fut réalisée avec des étudiants qui jouaient des rôles de gardiens et de prisonniers. Elle visait à étudier le comportement de personnes ordinaires dans un tel contexte et eut pour effet de montrer que c'était la situation plutôt que la personnalité autoritaire des participants qui était à l'origine de comportements parfois à l'opposé des valeurs professées par les participants avant le début de l'étude. Les 18 sujets avaient été sélectionnés pour leur stabilité et leur maturité, et leurs rôles respectifs de gardiens ou de prisonniers leur avaient été assignés ostensiblement aléatoirement. En d'autres termes, chaque participant savait que l'attribution des rôles n'était que le simple fruit du hasard et non pas de prédispositions psychologiques ou physiques quelconques. Un gardien aurait très bien pu être prisonnier, et vice-versa.
Les prisonniers et les gardes se sont rapidement adaptés aux rôles qu'on leur avait assignés, dépassant les limites de ce qui avait été prévu et conduisant à des situations réellement dangereuses et psychologiquement dommageables. L'une des conclusions de l'étude est qu'un tiers des gardiens fit preuve de comportements sadiques, tandis que de nombreux prisonniers furent traumatisés émotionnellement, deux d'entre eux ayant même dû être retirés de l'expérience avant la fin1.
Malgré la dégradation des conditions et la perte de contrôle de l'expérience, une seule personne (Christina Maslach) parmi les cinquante participants directs et indirects de l'étude s'opposa à la poursuite de l'expérience pour des raisons morales. C'est grâce à celle-ci que le professeur Zimbardo prit conscience de la situation et fit arrêter l'expérience au bout de six jours, au lieu des deux semaines initialement prévues1.
[...]
L'expérience de Stanford s'est terminée le 20 août 1971. Le résultat de l'expérience a été utilisé comme argument pour démontrer l'impressionnabilité et l'obéissance des gens en présence d'une idéologie légitime et d'un support institutionnel et social.
En psychologie, les résultats de l'expérience sont censés étayer la thèse d'un comportement en fonction des situations et non des prédispositions (notamment génétiques) des individus. En d'autres termes, il semble que la situation provoque le comportement des participants plus que quoi que ce soit d'inhérent à leur personnalité individuelle. Que le rôle qu'on leur attribue les dépasse, conditionnant leur comportement. En ce sens, les résultats de l'expérience corroborent ceux de la célèbre expérience de Milgram, dans laquelle des gens ordinaires administraient, sous l'ordre d'un professeur, ce qui leur était présenté comme des chocs électriques dangereux à un complice des expérimentateurs.
[...]
À ce jour, les explications fournies par Zimbardo quant à l'origine du comportement des sujets ne font pas totalement l'objet d'un consensus, et plusieurs critiques se sont exprimées quant à la méthodologie utilisée.
Via http://lehollandaisvolant.net/?id=20160531220153 qui écrit d'ailleurs :
Et du coup, je ne peux m’empêcher de mettre tout ça en parallèle avec toutes les violences de la police qu’on voit actuellement : coup de matraques, arrestations musclées, grenades dans la tronche, personnes frappées à terre ou traînées sur le sol. Le fait que les flics interdisent les citoyens de filmer, leur oblige à effacer les images prises sous peine de menaces, n’est pas un hasard non plus.
Si on en croit l’expérience et ses résultats, ce n’est pas la personnalité qui fait ça. C’est l’uniforme. Et ça, c’est terrifiant.
I’m an expert on how technology hijacks our psychological vulnerabilities. That’s why I spent the last three years as a Design Ethicist at Google caring about how to design things in a way that defends a billion people’s minds from getting hijacked.
[...]
And this is exactly what product designers do to your mind. They play your psychological vulnerabilities (consciously and unconsciously) against you in the race to grab your attention.
Hijack #1: If You Control the Menu, You Control the Choices
Western Culture is built around ideals of individual choice and freedom. Millions of us fiercely defend our right to make “free” choices, while we ignore how those choices are manipulated upstream by menus we didn’t choose in the first place.
[...]
When people are given a menu of choices, they rarely ask:
- “what’s not on the menu?”
- “why am I being given these options and not others?”
- “do I know the menu provider’s goals?”
- “is this menu empowering for my original need, or are the choices actually a distraction?” (e.g. an overwhelmingly array of toothpastes)
For example, imagine you’re out with friends on a Tuesday night and want to keep the conversation going. You open Yelp to find nearby recommendations and see a list of bars. The group turns into a huddle of faces staring down at their phones comparing bars. They scrutinize the photos of each, comparing cocktail drinks. Is this menu still relevant to the original desire of the group?
It’s not that bars aren’t a good choice, it’s that Yelp substituted the group’s original question (“where can we go to keep talking?”) with a different question (“what’s a bar with good photos of cocktails?”) all by shaping the menu.
Moreover, the group falls for the illusion that Yelp’s menu represents a complete set of choices for where to go. While looking down at their phones, they don’t see the park across the street with a band playing live music. They miss the pop-up gallery on the other side of the street serving crepes and coffee. Neither of those show up on Yelp’s menu.
[...]
The “most empowering” menu is different than the menu that has the most choices. But when we blindly surrender to the menus we’re given, it’s easy to lose track of the difference:
- “Who’s free tonight to hang out?” becomes a menu of most recent people who texted us (who we could ping).
- “What’s happening in the world?” becomes a menu of news feed stories.
- “Who’s single to go on a date?” becomes a menu of faces to swipe on Tinder (instead of local events with friends, or urban adventures nearby).
- “I have to respond to this email.” becomes a menu of keys to type a response (instead of empowering ways to communicate with a person).
When we wake up in the morning and turn our phone over to see a list of notifications — it frames the experience of “waking up in the morning” around a menu of “all the things I’ve missed since yesterday.” [...] A list of notifications when we wake up in the morning — how empowering is this menu of choices when we wake up? Does it reflect what we care about?
Hijack #2: Put a Slot Machine In a Billion Pockets
The average person checks their phone 150 times a day. Why do we do this? Are we making 150 conscious choices? One major reason why is the #1 psychological ingredient in slot machines: intermittent variable rewards.
If you want to maximize addictiveness, all tech designers need to do is link a user’s action (like pulling a lever) with a variable reward. You pull a lever and immediately receive either an enticing reward (a match, a prize!) or nothing. Addictiveness is maximized when the rate of reward is most variable.
But here’s the unfortunate truth — several billion people have a slot machine their pocket:
- When we pull our phone out of our pocket, we’re playing a slot machine to see what notifications we got.
- When we pull to refresh our email, we’re playing a slot machine to see what new email we got.
- When we swipe down our finger to scroll the Instagram feed, we’re playing a slot machine to see what photo comes next.
- When we swipe faces left/right on dating apps like Tinder, we’re playing a slot machine to see if we got a match.
- When we tap the # of red notifications, we’re playing a slot machine to what’s underneath.
Hijack #3: Fear of Missing Something Important (FOMSI)
If I convince you that I’m a channel for important information, messages, friendships, or potential sexual opportunities — it will be hard for you to turn me off, unsubscribe, or remove your account — because (aha, I win) you might miss something important:
- This keeps us subscribed to newsletters even after they haven’t delivered recent benefits (“what if I miss a future announcement?”)
- This keeps us “friended” to people with whom we haven’t spoke in ages (“what if I miss something important from them?”)
- This keeps us swiping faces on dating apps, even when we haven’t even met up with anyone in a while (“what if I miss that one hot match who likes me?”)
- This keeps us using social media (“what if I miss that important news story or fall behind what my friends are talking about?”)
[...]
We don’t miss what we don’t see.
Hijack #4: Social Approval
We’re all vulnerable to social approval. The need to belong, to be approved or appreciated by our peers is among the highest human motivations. But now our social approval is in the hands of tech companies.
When I get tagged by my friend Marc, I imagine him making a conscious choice to tag me. But I don’t see how a company like Facebook orchestrated his doing that in the first place.
Facebook, Instagram or SnapChat can manipulate how often people get tagged in photos by automatically suggesting all the faces people should tag (e.g. by showing a box with a 1-click confirmation, “Tag Tristan in this photo?”).
So when Marc tags me, he’s actually responding to Facebook’s suggestion, not making an independent choice. But through design choices like this, Facebook controls the multiplier for how often millions of people experience their social approval on the line.
[...]
Hijack #5: Social Reciprocity (Tit-for-tat)
- You do me a favor — I owe you one next time.
- You say, “thank you”— I have to say “you’re welcome.”
- You send me an email— it’s rude not to get back to you.
- You follow me — it’s rude not to follow you back. (especially for teenagers)
We are vulnerable to needing to reciprocate others’ gestures. But as with Social Approval, tech companies now manipulate how often we experience it.
[...]
LinkedIn is the most obvious offender. LinkedIn wants as many people creating social obligations for each other as possible, because each time they reciprocate (by accepting a connection, responding to a message, or endorsing someone back for a skill) they have to come back to linkedin.com where they can get people to spend more time.
Like Facebook, LinkedIn exploits an asymmetry in perception. When you receive an invitation from someone to connect, you imagine that person making a conscious choice to invite you, when in reality, they likely unconsciously responded to LinkedIn’s list of suggested contacts. In other words, LinkedIn turns your unconscious impulses (to “add” a person) into new social obligations that millions of people feel obligated to repay. All while they profit from the time people spend doing it.
[...] It’s also in their interest to heighten the feeling of urgency and social reciprocity. For example, Facebook automatically tells the sender when you “saw” their message, instead of letting you avoid disclosing whether you read it (“now that you know I’ve seen the message, I feel even more obligated to respond.”) [...]
[...]
Hijack #6: Bottomless bowls, Infinite Feeds, and Autoplay
Another way to hijack people is to keep them consuming things, even when they aren’t hungry anymore.
How? Easy. Take an experience that was bounded and finite, and turn it into a bottomless flow that keeps going.
[...]
Tech companies exploit the same principle. News feeds are purposely designed to auto-refill with reasons to keep you scrolling, and purposely eliminate any reason for you to pause, reconsider or leave.
It’s also why video and social media sites like Netflix, YouTube or Facebook autoplay the next video after a countdown instead of waiting for you to make a conscious choice (in case you won’t). A huge portion of traffic on these websites is driven by autoplaying the next thing.
Hijack #7: Instant Interruption vs. “Respectful” Delivery
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Given the choice, Facebook Messenger (or WhatsApp, WeChat or SnapChat for that matter) would prefer to design their messaging system to interrupt recipients immediately (and show a chat box) instead of helping users respect each other’s attention.
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Hijack #8: Bundling Your Reasons with Their Reasons
For example, in the physical world of grocery stores, the #1 and #2 most popular reasons to visit are pharmacy refills and buying milk. But grocery stores want to maximize how much people buy, so they put the pharmacy and the milk at the back of the store.
In other words, they make the thing customers want (milk, pharmacy) inseparable from what the business wants. If stores were truly organized to support people, they would put the most popular items in the front.
Tech companies design their websites the same way. For example, when you you want to look up a Facebook event happening tonight (your reason) the Facebook app doesn’t allow you to access it without first landing on the news feed (their reasons), and that’s on purpose. Facebook wants to convert every reason you have for using Facebook, into their reason which is to maximize the time you spend consuming things.
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Hijack #9: Inconvenient Choices
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Businesses naturally want to make the choices they want you to make easier, and the choices they don’t want you to make harder. Magicians do the same thing. You make it easier for a spectator to pick the thing you want them to pick, and harder to pick the thing you don’t.
For example, NYTimes.com lets you “make a free choice” to cancel your digital subscription. But instead of just doing it when you hit “Cancel Subscription,” they send you an email with information on how to cancel your account by calling a phone number that’s only open at certain times.
Via je ne sais plus qui. :(
Intéressante réflexion sur ce qu'est le vide, le rien.
Rien. Le vide. Le « zéro », le « néant ». Quand on y pense, c'est une notion compliquée à comprendre, même en maths.
Les chiffres romains, par exemple, ils n’avait pas de zéro. Les égyptiens n’en avaient pas besoin et les grecs refusaient voire s’interdisaient de s’en servir. Le zéro que l’on utilise aujourd'hui, dans les chiffres arabes, est apparu bien plus tard que les autres autour du IIIe siècle après J.-C.Le zéro désigne aujourd’hui la quantité d’éléments dans un ensemble vide. Parler de « quantité » dans ce cas n’a pas trop de sens : quand vous faites votre liste de courses, vous mettez « 6 bouteilles de lait, 2 pains… » mais vous n’indiquez pas tous les articles dont il vous faut zéro de chaque. Avoir zéro objets revient donc à ne pas avoir de ces objets, mais également de nier la quantité elle-même. [...]
« Rien », par définition, c’est l’absence de toutes les choses. Il faut donc, pour n’avoir plus rien, définir ce qu’on entend par « les choses », puis s’en affranchir. Et là ça devient très intéressant car le concept de « chose » dépend du contexte. Vous allez comprendre. [...] Si l’on parle d’une bibliothèque, alors les choses sont les livres. Lorsque l’on retire les livres, alors la bibliothèque est vide. Le bibliothécaire a donc créé un vide à ses yeux. Maintenant si on dit que les choses sont des atomes, alors l’armoire de bibliothèque, n’est plus vide : il est rempli d’air !
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Et bien… encore une fois, en cherchant on peut trouver des choses : de l’énergie, des photons, des neutrinos… Si vous avez compris ce raisonnement, alors vous avez compris le problème : le néant, le vide n’est définit que par ce que l’on considère.
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Dans le vide intersidéral, le libre parcourt moyen est supérieur à 10 000 km. Ça peut sembler beaucoup (ou très vide) mais il reste tout de même environ 10 atomes par décimètre cube. Le vide n’est donc pas si vide que ça.
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Si on va sur la station spatiale internationale (ISS), qu’on sort dehors, qu’on prend un bol de vide et qu’on retire tous les atomes, alors il reste plein de choses. Le Soleil nous envoie des flux de rayonnement : des particules chargées (protons, électrons…) à très haute vitesse : on en trouve beaucoup dans l’espace (suffisamment pour qu’une fraction d’entre elles produise les aurores polaires visibles sur Terre). On trouve aussi quelques neutrinos émis par le Soleil : 65 milliards de neutrinos traversent chaque centimètre cube de l’espace chaque seconde.
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Selon la thermodynamique, tout corps noir chauffé à une certaine température émet des rayonnements, et inversement, tout corps qui émet un rayonnement de corps noir a une température. On observe ce rayonnement, c’est le rayonnement diffus cosmologique, et des mesures permettent d’en déduire que l’univers est à 2,725 Kelvin en moyenne.
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En dehors de nos particules de matière et des photons, on sait que 80% de la gravitation de l’univers est d’origine inconnue. On ne sait pas si elle est la conséquence de la présence d'une véritable matière, mais on appelle « matière noire » la source de cette gravité inconnue.
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Si des particules ne s’y propagent plus, on trouve toujours des champs : le champ électromagnétique, le champ de gravitation, etc.
En fait, quantiquement parlant, une masse représente une excitation du champ de gravitation ; un aimant ou une charge électrique représente une excitation du champ électromagnétique. À l’inverse, loin d’une masse ou d’un aimant, ces champs sont au repos. [...] On appelle ces fluctuations les fluctuations quantique du vide. Elles sont toujours là et sont prévues par la physique quantique.[...]
L’énergie du point zéro, c’est l’énergie possédée par un système quantique dans son état fondamental (son état d’énergie le plus bas possible). L’état fondamental d’un système ne correspond pas à une énergie nulle, que l’on qualifierait en physique classique de « égale à zéro » : au contraire, il correspond juste à un niveau de référence sous lequel on ne peut pas aller. C’est donc le dernier barreau d’une échelle : on ne peut pas descendre plus bas, mais ce n’est pas pour ça qu’on n’est pas en hauteur.
[...]
On peut en effet parler des champs quantiques eux-mêmes : un champ quantique, même-vide, reste un champ quantique. Il est juste nul.
C’est comme si on avait une feuille avec un graphique et une courbe : si on retirait la courbe : il resterait alors l’échelle, le repère et le bout de papier : ce n'est pas rien. Le champ de gravitation ou le champ électromagnétique sont des champs quantiques. Ils seront là même en l’absence de masse ou d’un aimant.Que reste-il sans ces champs quantique ? Il reste les dimensions : le haut, le bas, le devant, le derrière… On pourrait toujours se promener et se repérer dans l’univers. Les coordonnées de l’espace et du temps sont toujours là, elles. La définition d’un tel « vide » n’est plus que mathématique, on est d’accord, mais ça suffit pour pouvoir le définir.
[...]
Un tel objet, si on voulait le décrire, serait un objet sans aucune dimension spatiale, donc un point. Il n’aurait pas non plus de dimension temporelle : il serait un simple point dans le temps, sans durée de vie. Ce serait juste un événement ponctuel, petit et court à l'infini, et ne contenant aucune énergie ou matière.
Il se trouve que la physique quantique définit l’espace et le temps comme une suite d’instants et de longueurs. Les instants les plus petits possibles sont le temps de Planck (5,39×10−39s5,39\times10^{-39} s5,39×10−39s) et les distances les plus petites possibles sont celles de la longueur de Planck (1,62×10−35m1,62\times10^{-35} m1,62×10−35m).
Avec ce modèle théorique, on suppose que rien ne peut être plus court dans le temps ou plus petit dans l’espace que le temps et la longueur de Planck.
Pour moi, la question c’est plutôt : « pourquoi les gouvernements ne légifèrent-ils pas à propos des tubes ? »
D’un point de vue purement légal, les tubes s’appuient sur une loi américaine, le D.M.C.A., qui est un vieil accord obsolète signé en 1998 sous Clinton, c’est-à-dire à une époque où nous, en France, on avait encore des modems 56K et où on se transmettait des fichiers textes sur des disquettes en plastique.
Cette loi autorise n’importe quelle plateforme à uploader du contenu qui n’est retiré que si l’ayant droit se manifeste (en remplissant des formulaires ou en payant un avocat), ce qui est une vaste blague.
À titre d’exemple, une société comme Marc Dorcel m’a expliqué avoir effectué plusieurs millions de demandes de retraits de vidéos ! C’est sans fin, perdu d’avance.
Donc on fait de la censure privée automatique ? Ce n'est pas acceptable non plus, parce que ce n'est pas au privé de faire cela mais à la justice et parce que l'automate commet des erreurs. On constate ça sur Youtube en permanence.
Se demander pourquoi il ne faut pas aller sur les tubes reviendrait à responsabiliser le consommateur et, finalement, attendre de lui un changement.
Or, dans tout domaine que ce soit, le consommateur ne fait jamais que consommer ce qu’on lui donne à consommer. Ce n’est pas le consommateur qui crée la demande, c’est le capital qui crée l’offre. En l’occurrence, le capital crée une offre gratuite, illimitée, partiellement illégale, et profondément non-éthique.
Je ne crois pas au sursaut du spectateur de porno qui va soudainement décider de « consommer éthique ». De la même manière que les gens consomment des produits issus de multinationales agro-alimentaires tout en ayant conscience des ravages qu’elles engendrent, ils continueront à se ruer sur des sites porno appartenant à des multinationales informatiques.
Oui, le commerce équitable ça ne marche pas, oui les FAI associatifs ça ne marche pas, oui… … … Ça ne marche pas autant que ça devrait, on peut en discuter mais dire que ça ne marche pas tout court, c'est juste de la mauvaise foi. Deuxièmement, si tu vires la société de consommation que tu décris, tes revenus ne vont pas revenir pour autant simplement parce qu'elle est à la fois un problème et une solution : dans une société autre que celle de la consommation, tu as moins de con-sommateurs, tout simplement.
Depuis l’arrivée des tubes, le revenu annuel moyen des actrices a chuté de moitié alors que celles-ci sont contraintes de tourner des scènes de plus en plus hard. Et je ne parle pas des scandales sanitaires qui ne cessent d’éclater depuis une dizaine d’années.
J’ai tout particulièrement en tête l’épidémie de syphilis qui a ravagé l’industrie du X tant aux Etats-Unis qu’en Europe durant l’été 2012. Pour quelques poignées de dollars, certains acteurs sont prêts à mettre la santé de leurs collègues en péril. Ce serait un raccourci de dire que les tubes sont directement responsables de l’épidémie de syphilis. Néanmoins ce sont eux qui créent un contexte de misère où tout part à vau-l’eau.
Le porn est confronté au même problème que les industries culturelles : comment on rémunère ceux et celles qui produisent la valeur (acteur-rice, producteur-rice, etc.) sans financer les intermédiaires qui deviennent inutiles à l'heure du numérique ? Comment on fait pour mutualiser un abonnement ? Parce que prendre un abo pour chaque label spécialisé, ça pique. Piste : Licence globale-like (privée car le public, la loi, a échoué), annuaire commun, etc. C'est bien ce qui se passe pour les autres industries culturelles, le porn ne fera pas exception.
Pour les conditions de travail, pour moi, ça se traite au niveau de la loi. Il faut une protection forte des droits par défaut. J'veux dire : un constructeur auto n'a jamais annoncé qu'il supprime les mesures de sécurité dans son dernier véhicule parce qu'il subit la concurrence étrangère. Juste parce que des minimums sont prévus dans la loi. Après, tu peux toujours délocaliser quand la loi locale devient gonflante, oui…
Je ne sais pas si le contenu est différent, dans le sens où de toute manière les labels qui participent au « free porn day » sont piratés, et où énormément de producteurs exsangues ont fini par passer des accords légaux avec les tubes (accords de redirection vers leurs sites, principalement).
Je ne conteste pas mais j'ajoute que les tubes sont aussi un outil de promotion : il suffit de regarder le nombre de labels qui y diffusent des clips, c'est à dire des teaser, des extraits de leurs productions. J'ajoute aussi que sur les tubes, tu as une diversité que tu n'as pas ou que tu n'identifies pas forcément chez les labels. J'veux dire que ces derniers ont une sorte de ligne éditoriale et qu'il est difficile d'identifier leurs productions minoritaires qui sont pourtant dans des thématiques qui m'intéressent. C'est ici que les tubes jouent le rôle de gros annuaire. C'est ça qui favorise la diversité du contenu (moyennant les algos sélectifs de certains tubes qui sont bien relous). Les tubes remplissent un manque sur le marché, pour reprendre le jargon libérale de la productrice interrogée.
Les vidéos des anciennes actrices retournées à « la vie civile » continuent à circuler sans leur consentement alors qu’elles ont arrêté il y a parfois plus de 15 ou 20 ans et qu’elles n’ont jamais donné leur accord pour une diffusion gratuite et à grande échelle de leur image.
Hum. Il n'y avait pas besoin du net pour s'échanger des DVDs, hein. Mais oui, une minorité de personnes faisaient cela. Pour les actrices, la productrice interrogée nous dit d'une part qu'il n'y a pas souvent leurs noms sur les tubes, et d'autre part qu'il leur faut un droit à l'oubli. Cohérence, où es-tu ? J'ajoute que j'ai du mal à croire que les actrices qui ont tournés des vidéos pour les labels du freepornday ne s'attendaient pas à une diffusion mondiale : on est sur le web. On peut laisser le doute à celles de l'époque "pré-tubes / DVD" même si ce n'est pas vraiment cohérent : c'est comme dire qu'un acteur d'une comédie française classique ne s'attend pas à ce que le film auquel il participe soit exporté. Même chose pour certain-e-s de nos chanteur-se-s nationaux qui ont eu une carrière à l'étranger. La notion de frontière n'a aucun sens dans le monde de la culture et ce, même sans Internet. Exemple stupide : Hollywood et Bollywood ont toujours cherché à exporter leurs œuvres. L'art japonais est aussi un produit d'exportation.
Sans compter, qu’en plus, sur les tubes les noms des actrices ne sont souvent même pas mentionnés. Les femmes sont réduites à des « tags », elles ne sont plus que des « teen » ou « milf » « ass fucked ». Il n’y a aucune reconnaissance d’altérité : elles ne sont plus que des trous sans nom. Or comment éprouver de l’empathie pour des femmes dont on ne reconnait même pas l’existence ? La plupart du temps les consommateurs s’excitent et se masturbent sur elles tout en les méprisant au plus haut point.
Donc sur les sites qui ont participé au freepornday ou même sur les sites de grosses productions genre Dorcel, t'as évidemment pas de catégories, pas de proposition de sélection par le physique des atrices, etc. ? Et évidemment, tout le monde retient le nom ou pseudo de tous et toutes les acteur-rice-s d'un film Dorcel ? Breeeeeeef, mauvaise foi. L'époque du porno éthique n'a jamais existé.
En général ces gens disent que « c’est de la merde » et qu’ils ne paient pas pour cela. J’ai envie de leur dire que :
1, personne ne les oblige à consommer de la merde, si vraiment ils estiment que cela fait offense à leur intellect ils n’ont qu’à se masturber sur de la littérature érotique ou sur du cinéma d’auteur.
Et 2, que quand ils vont au fast-food, c’est de la merde aussi, ce n’est pas pour autant qu’ils partent sans payer.
C'est un peu ce que je développais ici : http://shaarli.guiguishow.info/?lx-MHw , l'intérêt fait partie du prix de vente.
Via https://twitter.com/btabaka/status/774129080245493760 via https://twitter.com/bortzmeyer
Afin de donner une idée de l'ampleur du désastre, 55 études ont été compilées pour examiner le ressenti d'élèves entre 1990 et 2015, dans 10 pays différents dont 3 européens. Deux écueils semblent les plus répandus :
1/ Le contexte, qui reste celui de la classe froide, magistrale, scientifique – en décalage complet avec les émotions et les besoins d'intimité et de personnalisation des élèves. En gros : beaucoup trop d'hormones + de malaise + de vécu + de fantasmes dans une même pièce.
De même que les enfants n'ont pas super envie que leurs parents leur enseignent la sexualité, ils ressentent de l'inconfort quand c'est le professeur qui s'en charge. Il faudrait apparemment qu'il s'agisse d'intervenants extérieurs et qui repartiront – comme ça, impossible de croiser tous les jours dans le couloir quelqu'un à qui on a demandé conseil côté sodomie.
2/ Une éducation sexuelle refusant de reconnaître que les élèves ont déjà soit une expérience de la sexualité, soit un contact avec une imagerie sexuelle. [...]
A quoi on ajoutera les éléphants invisibles dans le magasin de porcelaine : le désir, le plaisir, notamment le plaisir féminin, le consentement, l'homosexualité. [...]
Face à l'impossibilité de mettre des moyens pareils en place, je ne vois que la solution de l'enseignement à (proche) distance : une appli sur le téléphone portable, accessible sur mot de passe uniquement, avec des FAQ bien remplies et éventuellement des conseillers. Ou la version classique : la brochure à cacher dans son sac à dos, complète, précise, et donnant accès à d'autres brochures plus détaillées disponibles discrètement dans les toilettes ou à l'infirmerie de l'école (on peut ainsi mentionner le sexe anal, et proposer à ceux/celles qui veulent tester de consulter une autre brochure plus détaillée, sans offenser les élèves qui pourraient se bloquer rien qu'en entendant prononcer le mot).
Je plussoie ces 4 points mais ça va au-delà de ça, àmha. Dans mes souvenirs, les cours de SVT du collège sont focalisés sur la prévention, durant deux ans (4e et 3e). Ensuite, t'arrives au lycée et là, on t'explique la procréation en détail avec les hormones, etc. sauf que… le corps masculin n'est pas évoqué, tout est centré sur le corps féminin. Du coup, j'y vois deux problèmes :
Du coup, àmha, il faut repenser les cours d'éduc' sexuelle, autant sur le fond (ce que ne dit pas vraiment cet article) que sur la forme. Voir que rien n'a évolué depuis ma scolarité, ça me fait quand même chier.
Je me souviens également que la partie prévention a été conduite d'une manière fort maladroite genre diffusion d'un spot vidéo de quelques minutes dans lequel le mec ne veut pas le préservatif, la fille si et finalement, elle change d'avis et… fin. Bon, je passe sur l'aspect bidon du comique de répétition "non, pas capote, si, non, si". Àmha, ce genre de vidéos est extrêmement problèmatique car elle fait exclusivement porter la responsabilité sur la fille ("quelle salope ! c'est tout de sa faute aussi, elle a accepté !"). Très biblique comme démonstration.
Le reste de la séance est parti en dérapage complet. Pourtant, y'a eu un élève qui a évoqué l'homosexualité. Peut-être pour faire rire, je ne m'en souviens plus, mais peu importe, c'était une perche tendue… … … que l'intervenante à totalement loupée : tout au plus a-t-elle confirmée que oui, ça existe, c'est possible ! Forcément, avec des réponses aussi froides, la suite ça a été de causer de zoophilie & co et, aujourd'hui, je me permets de penser que c'était uniquement pour faire chier l'intervenante.
Je voudrais acquiescer l'idée des brochures avec du vécu. Un jour, ma mère a récupéré un petit livret dédié à la sexualité sur un distributeur à la CPAM. Elle l'avait posé sur la pile où la famille accumulait les trucs "à lire mais rien d'urgent/administratif" genre des prospectus divers et variés, en gros. C'est un point central de la maison : on peut te voir de partout. Forcément, mon regard a été attiré. Forcément ma mère m'a vu. Forcément, je me suis rétracté en mode "ho non, je n'ai pas ce genre de lectures, namého !". Elle a utilisé les techniques habituelles pour me le refourguer "ça peut être intéressant, drôle, etc.". Forcément, je l'ai lu vite-fait et j'ai trouvé des trucs qui, j'en étais sûr, feraient rire les potos (oui, avec le recul, il n'y a pas de quoi en rire, c'est juste le tabou du sexe à la française qui fait ça). Du coup, je l'ai amené au collège. Et je me souviens que ça a bien pris pendant quelques jours, une fois passé le cap du "ho nan mais l'autre il a besoin de lire ce genre de document, ho le nul, hahahahahaha". Genre ça s'est terminé en une sorte de "questions pour un champion" entre ceux qui avaient lus ce bouquin. Avec le comique de la bande qui; du coup, parce qu'il fait rire, fait imprégner les idées clés dans la tête des gens. Comment toucher 5 personnes avec un livret, joli combo, maman.
Après, faut-il encore que le livret soit bien foutu. Genre celui de la CPAM donnait plein de définitions à des mots donc on était encore dans la froide rigueur scientifique. Il n'y avait quasi rien sur l'identité sexuelle et tant d'autres sujets. Mais, au moins, ça allait plus loin que la bête prévention et ça, c'était cool.
À l'inverse, je vais raconter une très mauvaise idée. Un jour que je naviguais sur le web, à la même période que l'anecdote précédente donc époque collège, 4e-3e, mon père, qui ne sait pas du tout utiliser un ordinateur, débarque et exige que l'on aille sur des sites pornos. Sans explication. Déjà, on fait péter le taux d'anxiété du genre "waaaaaaaaat matter du porn avec mon vieux ?!". Mauvaise idée. Ensuite, on crée une atmosphère qui n'est pas propice au débat puisque forcément, j'ai refusé de m'exécuter, forcément le ton est monté "c'est ça où je vire le modem ADSL", etc. Mauvaise idée. À l'époque, les sites de streaming genre la planète pornhub n'existait pas. C'était l'époque des sites web où t'avais des sites web avec des vignettes, 3 tonnes et pub et la vidéo téléchargeable en échange d'allopass. ;) Bon, t'avais aussi les bons gros fakes sur eMule. ;) Du coup, je tape un mot clé bidon dans google search genre "film x" puisque mon vieux refuse de me donner un mot-clé (sur ce point, je pense qu'il a très bien agi), on tombe sur ce genre de site et, pour chaque vidéo, mon vieux commentait les vignettes : "pfffffff", "c'est nuuuuul", "c'est tout ?!". Au bout de plusieurs vidéos, je finis par piger et lui dire, grognon, "toute façon tu vas dire que tout est nul". Là, il demande à ce que je ferme "tout ça, là" et il m'explique que c'est exactement ça : tout ce qu'on vient de voir est nul, ce n'est pas la réalité. Silence puis je demande en quoi c'est pas le réalité. Réponse totalement débile : la taille des zboubs, les cris et en dernier, "pas de sentiments". Fin de notre échange, il se barre. Réponse pas convaincante : les plans culs, c'est pas censé avoir 3 tonnes de romantisme et de sentiments et pourtant, ça existe, so what? La bande son, oui, sur les vidéos de cette époque, oui, c'était pire que du Dorcel mainstream donc je m'incline. La taille des zboubs, argument nul et non avenu qui m'a longtemps fait me demander si c'était vraiment retouché en post-prod' et comment ça pouvait l'être. Bref, tentative d'expliquer les limites du porn totalement ratée.
À part les brochures, les forums sur le web sont géniaux. Je remercie ceux et celles qui répondent aux questions posées pour la 100000000000000000000000000 fois et aux questions "foutage de gueule". Oui, il y a clairement des jeunes (et peut-être des moins jeunes) qui postent de la merde pour faire rire leurs potos mais je pense qu'il est nécessaire d'y répondre sérieusement comme le font ces gens-là. Pourquoi ? Parce que pour un-e provocateur-rice, y'a plein de jeunes qui liront et apprendront parce qu'ils-elles ne savaient rien (ou pas assez ou pas ceci ou pas cela) de ce qui a été évoqué. C'est une forme de transmission des savoirs comme une autre.
Via SebSauvage, je suppose.
Quelques outils pour du debug plus ou moins avancé du DNS.
Avant la version du 12 avril, dnstraceroute utilise une socket de type DGRAM (UDP) + ICMP. Par défaut, sous Debian GNU/Linux (et sous Ubuntu et Fedora, visiblement), ces sockets ne peuvent pas être créées. Par personne, même pas par root. Python sort de la manière suivante :
File "/usr/lib/python3.4/socket.py", line 123, in __init__
_socket.socket.__init__(self, family, type, proto, fileno)
PermissionError: [Errno 13] Permission denied
Ce refus est piloté depuis net.ipv4.ping_group_range. Voir https://lkml.org/lkml/2011/5/18/305 . 1 0 est la valeur par défaut et indique que personne ne peut créer une socket de ce type. 1000 1000 autorise uniquement mon utilisateur (qui a un guid = 1000). 0 0 autorise root. Etc.
C'est la ressource suivante qui m'a permis de remonter à cette clé sysctl : https://sturmflut.github.io/linux/ubuntu/2015/01/17/unprivileged-icmp-sockets-on-linux/
Attention, il ne faut pas confondre avec une socket de type RAW + ICMP comme ce qu'utilise ping. Ces sockets-là peuvent être créées par root ou par tout programme qui a la capability cap_net_raw, ce qui est le cas de ping :
$ sudo getcap /bin/ping
/bin/ping = cap_net_raw+ep
Je note qu'en utilisant les sockets DGRAM, dnstraceroute ne reçoit visiblement pas les messages ICMP TTL expired puisque les IPs n'apparaissent pas alors que Wireshark voit très bien les ICMP TTL expired. Rien à redire en mode RAW.
Un livre en CC-BY-SA, avec ses sources dispos en ligne pour expliquer tout bien comment se faire un petit serveur personnel fonctionnant avec le système d'exploitation OpenBSD : pare-feu, site web, courrier électronique (y compris antispam), sauvegardes, etc.
Je l'avais depuis longtemps dans mes onglets ouverts grâce à Karchnu qui en a causé sur #arn y'a plusieurs mois.
Si je le poste pile aujourd'hui, c'est que j'ai appris qu'un financement participatif est lancé pour sortir une version papier voire une version distribuée en librairie : https://linuxfr.org/news/financement-participatif-heberger-son-serveur-avec-openbsd
Le but de ce post-doctorat est d'arriver à des techniques capables d'extraire de la connaissance métier en corrélant les données issues des outils de communication comme l'email, le réseau social d'entreprise, l'historique des appels téléphoniques, et les agendas des différents acteurs, avec les logs et les données métiers des différentes applications que les différents acteurs utilisent quotidiennement (applications SI, todo list, etc.). Les connaissances métiers peuvent être diverses. On y trouve les processus métiers de l'entreprise, ses modèles organisationnels, le graphe social des salariés, les compétences, etc...
Ils sont décomplexés à fond chez Orange Labs : on n'utilise plus de mots hypocrites genre "grosse masse de données" mais "emails, réseau social, agenda, appels téléphoniques". Que ça soit pour des besoins internes ou non n'est pas la question : les outils internes, limités aux collaborateur-rice-s, d'une société commerciale sont toujours vendus quand leur bon fonctionnement est avéré. Et la surveillance interne n'est pas mieux que la surveillance externe : la jurisprudence reconnaît les usages persos au boulot sous certaines limites bien sûr. Donc il peut y avoir des communications privées dans le lot. Mais même sans ça, l'analyse des collaborateur-rice-s, ça craint.
Mediametrie a changé sa page depuis que je l'ai ouverte mais on en trouve une copie sur archive.org. Cela reste intéressant, je pense :
Médiamétrie réalise la mesure grâce aux opérateurs télécoms, qui lui fournissent l'ensemble des connexions à internet effectuées depuis un téléphone mobile. 80 millions par jour, soit plus de 7,5 milliards de connexions par trimestre : une base gigantesque ! Tous les usages sont pris en compte, à l'exception des connexions effectuées depuis un Blackberry - non accessible aux opérateurs - et de la navigation en https (sécurisée) - qui concerne des données nominatives et permet d'identifier les individus. En accord avec les opérateurs et à partir des recommandations de la CNIL, ce type de données est exclu de la mesure. Egalement hors du périmètre, les connexions des utilisateurs de MVNO et celles effectuées depuis le navigateur Opéra.
Je me mets ça de côté.
Avec plus de 55 % des votes, la majorité exprimée en faveur du projet d’aéroport est confortable mais des poches inattendues de résistance apparaissent. À l’issue de la consultation, deux camps irréconciliables se font face.
[...]
Mais le scrutin révèle un paysage politique éclaté en Loire-Atlantique. Si la majorité des voix exprimées en faveur du projet est confortable, et la participation supérieure aux prévisions autour de 51 %, leur répartition géographique fait apparaître des poches inattendues de résistance au projet d’aéroport. À Nantes, bastion PS, dont l’ancien maire Jean-Marc Ayrault est l’un des plus fervents promoteurs du nouveau site aéroportuaire, le oui ne l’emporte qu’avec 100 voix d’avance (41 906 votes contre 41 806). C’est une grosse surprise et une gifle pour les socialistes qui n’ont cessé de justifier le projet au nom du développement de Nantes et du bien-être de ses habitants. À Rezé, importante commune PS (30 000 habitants), située sous le trajet des avions empruntant l’actuel aéroport de Nantes Atlantique, [...], le non l’emporte avec plus de 53 % des voix. À La Chapelle-sur-Erdre (16 000 habitants), ville dirigée par Fabrice Roussel, premier fédéral du PS en Loire-Atlantique, le non gagne à plus de 51 %. À Bouguenais, commune qui accueille l’actuel aérogare et en subit les nuisances sonores, le oui l’emporte de justesse, avec 50,6 % des voix (À ce sujet, écouter l’analyse du politiste Goulven Boudic lors de notre live du 26 juin). En revanche à Saint-Aignan-de-Grandlieu, construite en bout de piste de l'aéroport de Nantes Atlantique, le oui est très largement majoritaire.
Sans surprise, les villages impactés par le projet d’aéroport ont voté massivement contre le projet : à 73,6 % à Notre-Dame-des-landes, à 60,3 % à Fay-de-Bretagne, à 66,6 % à Grandchamp-des-Fontaines, à 69,4 % à Vigneux-de-Bretagne. Ainsi, les habitants directement menacés par le projet le refusent, tandis qu’une partie de ceux qui sont dérangés par l’actuel aérogare ne le rejettent pas. Au total, 268 981 personnes se déclarent favorables à la construction du nouveau site. Elles sont majoritaires. Mais 218 537 autres s’y refusent. Cela représente une forte minorité d’opposants.
Dans ce contexte de polarisation politique, quelles pistes de sortie de crise ? La situation semble en partie bloquée. La ZAD, cette zone de 1 800 hectares réservée pour le chantier de l’aéroport il y a quarante ans et aujourd’hui occupée par 200 à 300 opposants [...]
[...]
Mais, pour Cécile Duflot, députée et potentielle future candidate à la présidentielle de 2017, « pour nous, ça ne change rien sur le fond » : « Ce dispositif a été choisi pour aboutir à ce résultat. Ce n'est pas un aéroport pour les habitants de Loire-Atlantique. C'est un aéroport pour tout le grand Ouest. Les régions Bretagne et Pays de la Loire vont payer pour ce projet. » [...]
France nature environnement, l’une des ONG qui ont le plus travaillé sur les enjeux de la démocratie environnementale [...], considère qu’« étant donné le périmètre incohérent et la partialité de l'information délivrée par la CNDP et certaines collectivités pro-bétonnage à l’attention des citoyens, il est difficile d’affirmer que ce vote légitime un projet qui continue d’être rejeté sur le plan national ». Dans un sondage publié la semaine dernière, 60 % des personnes interrogées dans toute la France se prononçaient contre le projet d’aéroport. « Le bricolage du code de l’environnement engagé pour pouvoir organiser cette consultation est regrettable, mal pensé, médiocrement mis en œuvre et parfaitement néfaste pour la protection de la nature et de l'environnement, indispensable aux générations actuelles et futures », précise le réseau d’associations dans un communiqué.
Ce 6 juillet 2005 est une grande victoire pour Michel Rocard. Ce jour-là, le Parlement européen enterre avec 648 voix contre 14 (et 18 abstentions) la directive relative à la brevetabilité des logiciels. C’est la conclusion d’une grande bataille qui a duré plus de trois ans et fait de l’ancien Premier ministre français et député européen l'un des politiques les plus estimés par les défenseurs des libertés numériques. Un statut qui n’avait pourtant rien d’évident pour celui qui, dans Libération en 2003, reconnaissait ne pas avoir «une pratique facile de l’ordinateur» et n’avoir découvert l’univers numérique qu’un an auparavant.
C’est en effet en février 2002 que la Commission européenne adresse ce projet de directive au Conseil des ministres et au Parlement. [...] «Moi-même, écrit-il, né longtemps avant la génération de l’écran, je fuis avec presque un peu de terreur tout ce à quoi je ne connais rien.» Mais le sujet enfle et prend des airs de polémique. Impossible, pour Rocard, de se défausser et de signer «de creuses banalités».
Il prend donc le sujet à bras-le-corps, devient rapporteur, et enchaîne les auditions et les conférences pour comprendre le plus finement possible les enjeux capitaux qui se cachent derrière un texte aux abords abscons. «Dans ce secteur, la conception est par essence séquentielle, on se sert de 30 logiciels pour en inventer un 31e, explique-t-il, connaisseur, à Libération, toujours en 2003. La brevetabilité des logiciels risque de faire peser une menace financière et juridique terrifiante sur les créateurs de logiciels. Elle ralentirait le buissonnement du savoir humain et de l’activité économique. On ne pourra plus créer un logiciel dans son coin sans être menacé de payer des redevances exorbitantes.»
Il se retrouve alors au milieu d’une guerre de tranchée qui oppose les «jeunes prophètes souvent barbus des logiciels libres», comme il les décrit affectueusement et les grands industriels du logiciel, soutenus par les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), alors majoritaires. Michel Rocard a choisi son camp («quitte à devoir souvent intervenir pour modérer positions et expressions») et se bat pour la création, la liberté et l’innovation qui étaient, selon lui, du côté du logiciel libre. En 2005, l’incertitude qui pèse sur le résultat des votes pousse toutes les parties à voter contre la directive.
En 2007, il rend un rapport érudit à la candidate Ségolène Royale intitulé «République 2.0 Bêta - Vers une société de la connaissance ouverte», qui établit une liste de 94 recommandations qui vont de l’ouverture des données publique (une mesure phare de la loi numérique portée par Axelle Lemaire qui sera adoptée définitivement cet été) à l’enseignement de l’informatique en passant la numérisation du patrimoine des musées. Il prendra ensuite position publiquement contre la riposte graduée version Hadopi et se prononcera pour l’établissement d’une licence globale qui légaliserait le partage des œuvres sur Internet en échange d’une participation forfaitaire des internautes.
«A bien des titres, l’élaboration du droit des logiciels fait émerger les principes juridiques de l’élaboration sociale de demain. Il vaut la peine de s’y frotter.»
Cet exemple démontre surtout qu'est ignorant quelqu'un-e qui cherche à le rester et surtout, qu'il n'y a pas besoin d'être ingénieur-e informaticien-ne pour piger les implications et les enjeux du numérique.
On pourrait croire, en lisant ces lignes, que le citoyen que je suis n'a pas beaucoup de convictions, puisqu'à quelques jours d'intervalle, il me faudra affirmer être en accord avec les valeurs portées par ces trois partis qui, si l'on en croit les déclarations des uns et des autres, se détestent cordialement.
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Tout d'abord, pourquoi irai-je voter à la primaire de Les Républicains alors que je suis de gauche? Pour une raison toute simple: c'est qu'avec la présence continue de sondages créditant la candidate du FN de près de 25% des voix au premier tour, il y a de fortes chances que le gagnant de la primaire de droite soit, quelques mois plus tard, élu président de la République à l'issue de son combat contre Marine Le Pen au deuxième tour.
Or, je ne vois pas pourquoi, sous prétexte que les partis de gauche sont faibles et émiettés, je ne me mêlerai pas de savoir qui va gouverner le pays lors des cinq prochaines années. Il ne me sera pas indifférent que ce soit Juppé ou Sarkozy (ou bien encore Fillon ou le-renouveau-c'est-Bruno (Le Maire)) qui soit élu car les conséquences pour l'avenir de mon pays ne seront pas les mêmes selon que l'un ou l'autre gagne. [...]
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A partir de ce moment-là (l'annonce faite par Hollande qu'il n'y participera pas), la primaire du PS se transformera en un gigantesque vote pour savoir qui prendra le contrôle du parti après la défaite, et même si le PS est à l'heure actuelle moribond, il constituera toujours l'un des deux partis les plus structurés de France, loin devant tous les autres, bref, celui qui gagnera cette primaire deviendra le chef de l'opposition, un titre à la fois enviable et... confortable. J'irai voter, donc.
Cet article date. Je l'ai gardé ouvert car je me disais qu'il explique bien mon choix d'aller voter à la primaire présidentielle socialiste en 2012. Choix que je n'ai jamais réussi à faire piger à certains de mes proches qui restaient bloqués sur "payer 2 € pour voter, c'est scandaleux, c'est anti-démocratique, c'est une atteinte à nos droits chèrement acquis, etc.". Sauf qu'en 2012, on était en pleine mode "Tous Sauf Sarko". Donc on pouvait sentir que la gauche avait une chance d'accéder au pouvoir. Sauf que je ne voulais pas de certain-e-s des gus-se-s qui se sont présenté-e-s à cette primaire socialiste. Mais alors vraiment pas. Je les trouve dangereux en plus d'être parfaitement contraire à mes convictions. Il n'était pas question de laisser ces gus-se-s accéder au poste de Président. Participer à cette primaire ne m'a pas empêché de voter avec conviction lors du premier tour de l'élection présidentielle. J'avais simplement ceinture et bretelles, comme on dit.
Il y a quelques semaines, je me suis dit "ferme cet onglet, c'est inutile, tout le monde s'en fout complet". Mais, il y a encore deux semaines, j'entendais le PS et les Rep', surtout les Rep', hurler à la mort dans les médias : que des gauchistes votent à droite est intolérable, c'est le plus grand drame de l'histoire, on va tou-te-s crever, etc. C'est là où cet article a repris tout son intérêt.
La vérité, ce que je me fous complet du clivage droite/gauche, je me fous complet des valeurs de la droite et de celles de la gauche. C'est de l'hypocrisie : des gouvernements de gauche ont aboli des libertés, des gouvernements de gauche en ont octroyé, des gouvernements de droite ont sucré des libertés, des gouvernements de droite ont renforcé des contre-pouvoirs (genre QPC). J'ai des convictions qui transcendent ce clivage qui rend aveugle. Et je sais que, quelle que soit la personne qui remportera l'élection, ça deviendra un-e con-ne dont il faudra surveiller les propos et les faits et s'opposer à ses idées délétères. Cette personne, tout comme l'opposition. Une élection n'a aucune importance, ce n'est pas la fin, l'aboutissement du militantisme, c'en est le début et ce, quelle que soit l'appartenance politique.
C’est un délit encore très récent dans le code pénal, mais qui produit d’ores et déjà ses premiers résultats. Dans le cadre de la réforme [ NDLR : loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale ] portée en début d’année par le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas, le parlement a approuvé l’introduction d’un article qui condamne de deux ans de prison la lecture de sites faisant l’apologie du terrorisme, sauf si l’accusé parvient à démontrer sa bonne foi.
Une bonne foi qu’un homme de 31 ans n’a visiblement pas réussi à mettre en avant devant le tribunal correctionnel de Chartres, puisque celui-ci a été condamné à deux ans de prison ferme (c’est la peine maximale prévue par l’article, avec une amende de 30 000 euros) « pour avoir consulté de manière répétée des sites liés à la commission d’actes terroristes », selon des sources judiciaires citées par l’AFP.
[...] La manière dont il a été repéré n’est pas précisée, en dehors du fait qu’il a été interpellé au début du mois, après avoir été « repéré » par les services de renseignement.
Lors de l’enquête, il a été découvert « qu’il avait pris l’habitude de consulter des sites internet faisant l’apologie du terrorisme ». Pour ne rien arranger, l’homme aurait laissé entendre sur son mur Facebook qu’il voulait voir détruite la Tour Montparnasse à Paris, toujours selon les informations de la source judiciaire consultée par l’AFP. Une menace qui aurait pu entrer en ligne de compte lors du procès.
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Des menaces qui n’ont pas été retenues par le tribunal, visiblement parce que « les enquêteurs n’ont pas trouvé d’éléments qui permettent de penser à un projet clairement établi », continue la dépêche et qu’il n’avait pas fait l’objet d’une fiche S.