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  • Shopperz alters dnsapi.dll | Malwarebytes Unpacked
    « The next thing the Trojan does is copy the users’ hosts file and add a couple of lines at the top.

    It then stores this altered copy in a different location, making sure that the length of the string showing the location inside the system32 folder is 18, exactly the same as the length of “\drivers\etc\hosts”. In my removal guide it was “\idhk\jec\ivot.dat” but “\spp\store\hst.dat” was another one we found often, which seemed convenient as that is placed in an existing folder.

    Why is the length of the string important? Well, that is to facilitate the next part of this scheme. The Trojan then replaces your dnsapi.dll files (all of them) with a patched copy. The size of that copy will be the same as the original because of the identical length of the string.
    This patched copy points to the altered hosts file, making the hijack complete. »

    Excellent :o
    September 3, 2015 at 2:32:51 PM UTC - permalink - https://blog.malwarebytes.org/intelligence/2015/09/shopperz-alters-dnsapi-dll/
  • Latence réseau et TFTP / PXE
    Quand ton infra est répartie sur plusieurs sites géographiques en France et dans le monde, y'a des trucs qui marchent pas top-top comme centraliser le serveur TFTP en charge d'envoyer l'image pour installer les desktops. Même chose pour les périphériques qui récupérent leur config par TFTP (téléphones IP, visio,...)

    TFTP = 512 octets de payload par défaut
    Un lien avec une latence de 30ms (RTT) entre le serveur et le client
    Linux = environ 6 Mo
    Initrd = environ 30 Mo

    36 Mo = 37748736 octets / 512 octets = 73728 paquets nécessaires. Auxquels il faut ajouter les TFTP ACK (qui sont bloquants). On double donc le nombre de paquets. RTT = 30ms, ça veut dire qu'un couple DATA/ACK va mettre 30 ms pour voyager. 73728 couples * 30 ms = 2211840 ms = 36 minutes.

    C'est proche de ce que l'on observe : il nous faut 30 minutes pour booter un Linux en PXE au bout de ce lien...

    On peut utiliser iPXE (https://linuxfr.org/news/presentation-d-ipxe-un-chargeur-d-amorcage-en-pxe) + HTTP (oui... :( ) sur les machines qui supportent. On peut aussi utiliser l'option TFTP « blocksize » (https://tools.ietf.org/html/rfc2348) sur le peu de matos qui la supporte... Et pour le reste baaaaaaaah...
    September 3, 2015 at 11:14:30 AM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?UP8PxA
  • Chômage technique à la DGSE ? - le Blog de FDN
    « Dans la décision qu'il a rendu fin juillet sur la loi sur le renseignement, le Conseil constitutionnel a censuré très peu de choses. Mais dans ce peu de choses, il y a l'article qui organisait la surveillance des communications émises ou reçues depuis l'étranger. Le motif de la censure est exposé assez clairement : la loi ne dit pas quels contrôles existent avant une interception, ni combien de temps sont conservées les données interceptées, alors que pour le reste (la surveillance généralisée du bon peuple de France) la loi donne ces informations.

    Ça peut ne pas être clair pour les gens qui ne mangent pas du droit à tous les repas. Ça dit que ces informations doivent être précisées dans la loi. Pas dans le décret d'application, pas dans une note de service, pas dans une circulaire interne, mais dans la loi. C'est le pouvoir législatif qui doit dire dans quelles conditions les services secrets peuvent espionner qui, pour quelle raison, etc.

    Juste pour mémoire, une loi, c'est voté par le parlement, qui détient le pouvoir législatif. Quand le parlement ne veut pas rentrer dans trop de détails, la loi dit un truc comme "un décret précise les conditions d'application du présent article". Un décret, c'est un peu comme le règlement intérieur d'une association, ça fixe les détails. C'est fait par le gouvernement, sans passer par le parlement. C'est modifiable par le gouvernement, n'importe quand. Et ça oblige : les citoyens et l'administration doivent faire ce qui est prévu par le décret.

    Les décrets sont normalement publiés au Journal Officiel. Ils constituent par exemple la deuxième partie de tous les codes, la partie règlementaire. Les article Lxxx sont les articles de la loi, les articles Rxxx sont les articles des décrets pris devant le Conseil d'État (règlementaires), et les articles Dxxx sont les articles des décrets simples, que le gouvernement ne fait même pas relire par le Conseil d'État.

    Un décret, ça dit ce que l'administration peu faire, comment elle s'organise, ça dit également ce que les citoyens doivent faire. Le décret qui dit ce que la DGSE a le droit d'espionner, pourquoi est-il secret ? Pour que les affreux étrangers qui veulent nous envahir ne sachent pas ce qu'on écoute ? Foutaise, ils le savent très bien, et s'ils ne le savent pas ils s'en doutent, ils font pareil comme espionnage. Mais, en quoi est-ce secret, de savoir que la DGSE est autorisée à écouter tous les câbles sous-marins qui arrivent en France ? Tout le monde le sait. C'est peut-être illégal, d'accord. Mais secret ?

    Le concept même de décret secret est étrange. Comme une loi secrète, une loi que personne ne connait, mais qu'une police secrète fait appliquer... Comment voulez-vous vous en protéger ? Comment se défendre face au tribunal ? Il est admis par toutes les cours qu'une loi secrète, c'est contraire à la notion d'État de droit. Il nous semble que la notion de décret secret, c'est sensiblement la même chose.

    [...]

    La loi de 1991 ne parle que des écoutes téléphoniques en France. Comme les gens de la DGSE ne sont pas payés à faire des cocotes en papier, ils doivent bien s'occuper un peu, et dans leurs outils, il y a nécessairement de l'interception de communications internationales. Elle seraient donc, d'après les déclarations des défenseurs de la loi, organisées par un décret secret.

    Il se trouve que, quelque semaines avant que le Conseil constitutionnel ne rende sa réponse, l'Obs publiait un article expliquant que cette surveillance des communications internationales est régie par un décret secret qui date d'avril 2008.

    La conclusion est évidente : ce décret est contraire à la constitution, puisqu'il dit des choses que seule une loi peut dire (c'est un excès de pouvoir).

    [...]

    En toute logique, le gouvernement, soucieux de respecter les libertés individuelles, et très attaché à notre constitution, aurait du abroger ce décret pris en excès de pouvoir dans les jours suivant la décision du Conseil constitutionnel. Ce n'est manifestement pas le cas.

    Il reste donc que la surveillance internationale existe, qu'elle existe de manière illégale[1]. Que la loi sur le sujet ne lui donne pas de base légale, puisque l'article qui en parlait a été censuré par le Conseil constitutionnel. Et que manifestement, tout va continuer tranquillement... Illégalement.

    Et pourtant, tout ça parle des communications "émises ou reçues" de l'étranger. Quand vous discutez en message privé sur twitter, ou dans le chat de Facebook, même si votre interlocuteur est dans la pièce à côté, tout ça transite par les États-Unis à un moment ou à un autre. On organise donc, sans contrôle, et en toute illégalité, la surveillance de pans entiers des communications électroniques de tout le monde. Peinard.

    [...]

    Mais voilà, comment attaquer un décret secret... C'est que déjà, on ne peut même pas désigner le décret lui-même, nous ne connaissons pas son titre exact, ni son numéro. Il n'a peut-être même pas de numéro[2]. Pour attaquer une décision de l'administration, il faut envoyer le texte de la décision qu'on attaque, pour que le juge se fasse une opinion. Sauf que là, le texte est secret, comment peut-on le transmettre au juge ?

    Seul point vraiment positif, le délai de procédure. On peut attaquer une décision dans les deux mois qui suivent sa publication. Dans la mesure où le décret n'a pas encore été publié, les deux mois ne sont pas révolus ! Magique.

    Il y a des précédents, mais pas nombreux, de décrets non-publiés et qui ont été contestés. L'équipe de Me Spinosi, qui bosse sur ce dossier avec nous, a trouvé quelques morceaux de jurisprudence qui peuvent nous servir de base. En gros, l'idée est que c'est le travail du Conseil d'État de s'assurer que le décret existe, de trouver sa référence exacte, et de contrôler la légalité du texte, sans pour autant nous communiquer le texte en question.

    [...]

    Attaquer le décret qui organise ça peut sembler stérile, quand on y réfléchit un petit peu. Il est peu probable que le Conseil d'État renvoie au chômage technique tous les fonctionnaires de la DGSE et fasse fermer tout l'espionnage français. Donc l'affaire va trainer, le temps que le gouvernement fasse voter la loi dont il a besoin, et à la fin, la loi étant votée, le décret illégal sera abrogé, faisant tomber notre recours.

    Même si on veut accélérer le mouvement en attaquant en référé, ce qui est notre cas, il est possible que le Conseil d'État nous dise qu'il n'y a pas d'urgence à statuer puisque le décret existe depuis 2008. Et laisse ainsi une porte de sortie honorable au gouvernement.

    Il n'empêche. Nous voulions que le gouvernement bouge sur le sujet. L'article de l'Obs, qui nous révélait l’existence du décret date du 1er juillet. Symboliquement, nous voulions donc déposer notre recours dans les deux mois après la publication de cet article. Le recours a donc été transmis lundi dernier, 31 août.

    Et curieusement, aujourd'hui, le 2 septembre, le gouvernement nous informe qu'une proposition de loi sur le sujet va être déposée par un gentil député, et que le gouvernement lui fera une place dans l'agenda parlementaire. Efficace, non ?

    Bon, on peut trouver curieux que l'exécutif nous annonce, dans le compte rendu du conseil des ministres, ce que les députés, au garde à vous, vont avoir envie d'écrire et de déposer comme texte d'ici la fin du mois de septembre. Mais tout le monde sait que le texte en question sera rédigé au ministère, puis transmis au député qui y apposera sa signature avant de déposer le texte à l'Assemblée. Un certain Jean-Jacques Urvoas, par exemple ? Si le gouvernement avait voulu déposer lui-même le texte, ce qu'il a tout à fait le droit de faire, il aurait fallu qu'il produise divers documents, dont une étude d'impact, expliquant les conséquences du texte. C'est bien pratique de pouvoir s'en passer.

    [...]

    Et donc l'équipe des exégètes amateurs[3] a travaillé, avec le cabinet Spinosi et Sureau sur un recours au fond[4] et sur un recours en référé-suspension[5]. Pour lancer un référé, il faut qu'il existe un recours au fond. [...] Conformément à nos habitudes, le texte du recours au fond et le texte du recours en référé sont en ligne. »
    September 3, 2015 at 11:07:35 AM UTC - permalink - http://blog.fdn.fr/?post/2015/09/02/Ch%C3%B4mage-technique-%C3%A0-la-DGSE
  • La liste des infractions relevant de la cybercriminalité
    « Ces listes ont été élaborées par le pôle d’évaluation des politiques pénales de la Direction des affaires criminelles et des grâces (ministère de la Justice) pour le groupe interministériel ; elles ont déjà été commentées au titre I, chapitre 1er. »

    « Si tu publie une commande Hping, c'est un délit. Si tu crée un truc pour arracher un câble, c'est une contravention [...] Il y a des infractions moins risquées que le "vol" de documents publics, je vais me mettre à l'arrachage de câble moi » Source : https://twitter.com/bluetouff/status/638663879246024704

    Via https://twitter.com/bluetouff/status/638662788731109376
    September 1, 2015 at 12:57:33 PM UTC - permalink - http://www.cil.cnrs.fr/CIL/IMG/pdf/infractions_cybercriminalite.pdf
  • Coup de gueule du jour : vous êtes des putain d'illettrés du numérique !
    Oui, vous et vos putains de one-liner parfois sans ponctuation. Que ça soit par mail, par XMPP, par... vous ne savez pas écrire... Je ne parle même pas d'argumenter, de participer à un débat construit ni même de l'objectif 0 faute de frappe/orthographe/grammaire. Non, je parle juste de communiquer, de transmettre vos pensées, vos souhaits, vos contraintes, vos exigences, votre ressenti, votre grille tarifaire,...

    Y'a de tout : des commerciaux et des techniciens de grandes sociétés informatiques, des assos, des élus locaux ou nationaux, des particuliers,... aucune personne, groupe de personnes ou profession n'est épargné. C'est un mal généralisé.

    Par contre, fait "bizarre" dans le cas des commerciaux et des techniciens de grandes sociétés informatiques : je remarque que quand je vous écris depuis le boulot qui est un de vos gros clients (je parle de centaines de k€/mois), là vous savez répondre vite, bien et bien écrit. Quand je vous écris en tant que membre d'une asso (on parle donc de 500€/mois), je me prends un one-liner bullshit. Comme c'est biiiiizaaaaaaaarre. :))))))))

    AFK, vous ne vous permettriez JAMAIS de vous comporter comme ça ! JAMAIS ! Vous ne laisseriez pas votre interlocuteur faire des efforts de compréhension de malade pour tenter de piger ce que vous avez bien voulu dire.

    Les gens ne savent pas communiquer à l'écrit, c'est un fait. Il n'ont pas envie de se faire chier même pour transmettre le minimum d'informations. Ils préférent envoyer un gloubi-boulga minimaliste en espérant que ça passe, que l'autre fasse l'effort de les comprendre plutôt que d'envoyer la version complète tout de suite. C'est potentiellement perdre plusieurs minutes alors qu'il vous aurait fallut moins de temps pour écrire directement la version complète... C'est totalement insensé...

    C'est la source de quiproquos stupides et d'incompréhensions mutuelles desquels découlent souvent des gueguerres de personnes et de structures. Notamment dans l'associatif. C'est totalement insensé...

    Le temps des débats d'idées structurés et argumentés par écrit en public, c'est comme IPv6, c'est pour demain, clairement.

    J'envisage très sérieusement d'ignorer de manière automatique (/ignore sur IRC, filtre sieve pour mes mails) les gens que ne font aucun effort de communication. À moment donné, ce n'est plus possible, j'ai autre chose à faire et une communication doit être partagée/réciproque !
    September 1, 2015 at 12:24:00 PM UTC - permalink - http://shaarli.guiguishow.info/?7gPHug
  • L’existence du mystérieux « train nazi » en Pologne se précise
    « Le gouvernement polonais est presque certain que le train découvert par deux chasseurs de trésor dans la région de Walbrzych est bien un train allemand, dont la rumeur dit qu’il aurait été enseveli par les nazis avec un chargement d’armes et de bijoux. Piotr Zuchowski, vice-ministre de la culture, s’est dit sûr « à quatre-vingt-dix-neuf pour cent » de son existence, sur la foi de photographies prises par un radar à imagerie souterraine montrant un train de plus de 100 mètres de long. Il parle d’une découverte « exceptionnelle ».

    [...]

    La région de Walbrzych est connue pour abriter un énorme chantier nazi de constructions souterraines, connues sous le nom de code de Riese (« Géant »). Ces galeries secrètes auraient été creusées par des prisonniers de camps de concentration et abriteraient des trésors du IIIe Reich abandonnés par les nazis en 1945. Une partie de ces galeries souterraines est aujourd’hui ouverte aux touristes, et certains espèrent encore en trouver d’autres. »

    Via https://twitter.com/olesovhcom/status/637348689284042752
    August 31, 2015 at 12:40:20 PM UTC - permalink - http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/08/28/l-existence-du-train-nazi-sure-a-99_4739555_3214.html?utm_medium=Social
  • Orange a fait "saisir" des Freebox chez des abonnés, pour un brevet invalide
    «  Mais le plus intéressant est peut-être ce qu'on apprend dans le jugement. Fort de l'avis d'un expert qui concluait qu'Orange avait raison de voir des similitudes entre son brevet et le fonctionnement de Freebox Compagnon et de la Freebox Révolutions, Orange avait fait procéder à des saisies-contrefaçons chez des abonnés Free, du 11 au 21 mars 2014 ! La saisie-contrefaçon est une procédure prévue par le code de la propriété intellectuelle qui, lorsqu'elle est autorisée par une ordonnance judiciaire, permet de faire procéder par huissier à "la saisie réelle des produits ou procédés prétendus contrefaisants ainsi que de tout document s'y rapportant".

    Juridiquement, les Freebox appartiennent à Free, qui en reste le seul propriétaire et se contente de les louer à ses abonnés. Orange aurait pu se contenter de faire saisir des Freebox dans les bureaux de la maison-mère Iliad, mais l'opérateur a préféré obtenir le droit de violer le domicile d'abonnés qui n'étaient absolument pour rien dans le litige entre les deux concurrents, et de faire saisir "leur" Freebox. Le tout en les privant au passage pour une durée indéterminée de l'accès à internet, lequel est, rappelons-le, considéré comme une liberté fondamentale par le Conseil constitutionnel — un détail, sans doute, pour le juge qui a signé l'ordonnance. »

    WTF ? O_O
    August 31, 2015 at 11:50:20 AM UTC - permalink - http://www.numerama.com/magazine/34060-orange-a-fait-saisir-des-freebox-chez-des-abonnes-pour-un-brevet-invalide.html
  • Driver: pxlcolor-Ricoh | OpenPrinting - The Linux Foundation
    Ho, si votre imprimante est compatible PostScript mais que votre système GNU/Linux n'intègre pas le fichier de description des caractéristiques de l'imprimante que vous voulez installer sur votre ordinateur (ou alors un fichier pas à jour), vous pouvez le récupérer sur ce site, sous forme de paquet .deb/rpm à installer. CUPS saura ensuite utiliser votre imprimante. La page linkée permet de récupérer, entre autres, le "pilote" pour une imprimante Ricoh Aficio MP C4000.
    August 29, 2015 at 3:43:30 AM UTC - permalink - https://www.openprinting.org/driver/pxlcolor-Ricoh
  • quagga-0.99.23.changelog.txt
    « commit e8d3d2991f72613edb76dea244a8c8e4684873dd
    Author: Christian Franke <chris@opensourcerouting.org>
    Date:   Fri Jul 5 15:35:39 2013 +0000

        zebra: implement NEXTHOP_FLAG_ONLINK
       
        On Linux, the kernel will only allow for a route to be installed when
        its gateway is directly attached according the kernel fib.
       
        There are cases when this restriction by the kernel is too strong, in
        those cases, we deploy the RTNH_F_ONLINK netlink flag.
       
        Signed-off-by: Christian Franke <chris@opensourcerouting.org>
        Signed-off-by: David Lamparter <equinox@opensourcerouting.org> »

    Soit 2 machines :
        * A - ip a a 192.0.2.1/32 dev eth1 + ip r a 192.0.2.2/32 dev eth1
        * B - ip a a 192.0.2.2/32 dev eth1 + ip r a 192.0.2.1/32 dev eth1

    On monte une session iBGP entre 192.0.2.1 et 192.0.2.2. La session monte, les préfixes sont échangés.
    Mais, dans Zebra, on a ceci (sh ip bgp) : B>* 172.16.23.49/32 [200/0] via 192.0.2.1 (recursive is directly connected, eth1), 00:00:13
    Et dans la FIB (ip r s dev proto zebra) :  172.16.23.49 dev eth1

    Il manque le next-hop. Zebra croit que 172.16.23.49 est directement connecté sur eth1. Ce qui n'est pas le cas. C'est bien un problème Zebra, puisque BGPd voit le bon next-hop : *>i172.16.23.49/32  192.0.2.1               0    100      0 i

    Que se passe-t-il ? Nous utilisons une route de type kernel, par une route de type interface pour joindre l'autre routeur. Or, Linux veut directement une route d'interface : le routeur doit être directement connecté. Il faut donc positionner le flag « onlink ». Le man ip route nous dit : « onlink pretend that the nexthop is directly attached to this link, even if it does not match any interface prefix. ». Cette fonctionnalité a été ajouté dans Quagga 0.99.23. C'est indépendant du noyau, qui supporte déjà ce flag en 2.6.32, par exemple.

    Avec une version récente :
    B>  172.16.23.49/32 [200/0] via 198.18.0.1 (recursive), 00:55:26
      *                           via 198.18.0.1, eth1 onlink, 00:55:26

    172.16.23.49 via 198.18.0.1 dev eth1 onlink




    Et BIRD dans tout ça ? Avant BIRD 1.4, le protocole kernel n'arrive pas à récupérer la route vers 198.18.0.X (le pair BGP) donc la session BGP n'est pas montée. Avec BIRD >= 1.4, la session BGP monte et le comportement est semblable à d'habitude :
    sh routes : 192.0.2.42/32      via 198.18.0.2 on eth1 [bgp_test 15:47:56] ! (100/0) [i]
    ip r s proto bird : 192.0.2.42 via 198.18.0.2 dev eth1

    Évidemment, si vous montez une session iBGP, il ne faut pas utiliser la directive « direct » puisque la connexion au pair BGP se fait en utilisant une route. ;)
    August 28, 2015 at 4:18:40 PM UTC - permalink - http://mirror6.layerjet.com/nongnu//quagga/quagga-0.99.23.changelog.txt
  • MediaSPIP
    « MediaSPIP est un projet de distribution spécifique de SPIP dédiée à la gestion de documents vidéos, sonores, picturaux et textuels afin de créer des plateformes de types "Youtube" ou "flickr" like open-source sans distinction de format de documents.

    L’ensemble du code utilisé et diffusé par nos soins est sous licence GNU/GPL. L’ensemble de la documentation ici présente est sous licence Art Libre. »

    Mon avis :
        * J'ai utilisé une instance déjà installée donc je ne me prononcerai pas sur la facilité d'installation. Au moins, j'étais un noob découvrant un outil qui s'adresse aux noobs. :)

        * HTML5 par défaut, fallback sur Flash... ça supporte tous les utilisateurs, au moins. Streaming + téléchargement direct + la possibilité d'ajouter un tag « Lien torrent », parfait.

        * On est obligé de réencoder une vidéo, même si elle est déjà en webm (VP8 + Vorbis) ou en ogv (Theora + Vorbis). Je n'ai pas utilisé l'upload via FTP. C'est relou car je me suis embêté à encoder localement une vidéo au poil et boooom... Alors oui, il est possible de désactiver l'encodage auto à l'upload mais dans ce cas, le document n'est pas téléchargeable car le lien n'apparaît pas ;

        * Problème de l'unification du vocabulaire dans l'interface. Un exemple ? http://www.mediaspip.net/documentation/pour-les-redacteurs/organiser-les-publications/article/organiser-par-categorie -> « Dans MédiaSPIP, une rubrique a 2 noms : catégorie et rubrique. » -> super user-friendly !

        * Les options d'encodage ne semblent pas comporter la possibilité de positionner une qualité variable au lieu de juste un débit espéré/maximum.

        * Pour une raison inconnue, il ne m'a pas été possible de positionner un bitrate vidéo Theora supérieur à 2200 kbps. Ce qui fait un peu juste. Aucun message d'erreur n'apparaît dans la page de paramètrage mais à l'upload de la vidéo « une erreur est survenue pendant l'encodage de la vidéo »). Aucune indication supplémentaire !

        * Il ne m'a pas semblé possible de configurer des paramètres d'encodage propre à chaque vidéo mais uniquement un template global par format de sortie (webm+vp8+vorbis / ogv+theora+vorbis). C'est pas top car toutes les vidéos n'ont pas les mêmes besoins en terme de définition et de débit à cause d'un contenu différent.


    Mon avis global est que mediaspip est clairement une bonne solution mais on n'est encore loin de Youtube en terme d'ergonomie et de facilité de prise en main.
    August 27, 2015 at 5:05:26 PM UTC - permalink - https://www.mediaspip.net/?lang=fr
  • Doit-on remercier l’automobiliste qui s’arrête à un passage piéton?
    « (Rappelons que, depuis le décret n°2010-1390 du 12 novembre 2010 qui modifie l’article R415-11 du Code de la Route, « Tout conducteur est tenu de céder le passage, au besoin en s’arrêtant, au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ou circulant dans une aire piétonne ou une zone de rencontre. »)

    En gros, le passage piéton doit être abordé par un automobiliste comme un « Cédez-le-passage »: il doit se tenir prêt à s’arrêter si un piéton arrive. »

    Via http://lehollandaisvolant.net/?id=20150827131858
    August 27, 2015 at 4:30:59 PM UTC - permalink - http://carfree.fr/index.php/2015/08/26/doit-on-remercier-lautomobiliste-qui-sarrete-a-un-passage-pieton/
  • Ashley Madison : après le déballage, ils nient, se repentent ou s’en fichent - Rue89 - L'Obs
    Petit rappel :

    « Des experts en sécurité ont suggéré qu’Avid Life Media aurait pu acheter les données d’entreprises de marketing afin de gonfler le nombre d’inscrits sur leur site. Le nombre de Britanniques inscrits, relativement élevé, soulève aussi des questions : il suppose que près d’un adulte sur vingt âgé de 18 à 50 ans aurait recours aux services d’Ashley Madison.

    Une autre hypothèse a été avancée : il se pourrait que les utilisateurs du site aient usurpé identité et adresse mail pour ne pas avoir à révéler les leurs. Oliver Coppard, membre du Parti travailliste et candidat aux élections législatives en mai dernier à Sheffield Hallam, a ainsi déclaré qu’il n’avait pas utilisé depuis trois ans l’adresse électronique qui lui est attribuée parmi les données hackées »
    August 27, 2015 at 3:20:36 PM UTC - permalink - http://rue89.nouvelobs.com/2015/08/21/ashley-madison-apres-deballage-ils-nient-repentent-sen-fichent-260861
  • RFC 7626: DNS Privacy Considerations
    « This document describes the privacy issues associated with the use of the DNS by Internet users.  It is intended to be an analysis of the present situation and does not prescribe solutions. »

    S. Bortzmeyer - AFNIC. \o/

    À lire absolumment, il n'y a que 11 pages et c'est limpide. J'évoquais ce RFC sur mon blog (http://www.guiguishow.info/2014/08/23/comment-mettre-en-place-un-serveur-dns-recursif-cache-ouvert-dans-de-bonnes-conditions/).
    August 27, 2015 at 1:38:02 PM UTC - permalink - https://www.rfc-editor.org/rfc/rfc7626.txt
  • gopacket/pfring.go at master · packetbeat/gopacket · GitHub
    Hum, il y'a une erreur là...

    La doc de pf_ring (http://safemedia.com/builds/UsersGuide.pdf) nous dit :
    « int pfring_send(pfring *ring, u_char *pkt, u_int pkt_len, u_int8_t flush_packet)
    Although PF_RING has been optimized for RX, it is also possible to send packets (TX). This function allows
    to send a raw packet (i.e. it is sent on wire as specified). This packet must be fully specified (the MAC
    address up) and it will be transmitted as-is without any further manipulation.
    [...]
    Return value:
    The number of bytes sent if success, a negative value otherwise. »

    Là, le code dans gopacket retourne une erreur pour tout retour de pfring_send() différent de 0. Or, un nombre positif indique un succès, pas un échec pour envoyer le paquet ! Donc, si tu utilises gopacket + la lib pf_ring, que tu injectes des paquets avec WritePacketData() et que t'as l'erreur  « Unable to send packet data, got error code 60 » (60 peut-être un autre nombre ;) ), ne cherches pas plus loin. :D

    Patch : « if rv := C.pfring_send(r.cptr, buf, C.u_int(len(data)), 1); rv < 0 { »
    August 27, 2015 at 1:16:10 PM UTC - permalink - https://github.com/packetbeat/gopacket/blob/master/pfring/pfring.go#L212
  • About GCC printf optimization
    Voilà pourquoi certains tutos que l'on trouve ne peuvent pas fonctionner. Exemple : http://www.lestutosdenico.com/tutos-de-nico/introduction-a-ld_preload (printf() avec que du texte static sera remplacé par puts() donc la fonction printf() surchargée ne sera jamais exécutée...).
    August 27, 2015 at 12:49:06 PM UTC - permalink - http://www.ciselant.de/projects/gcc_printf/gcc_printf.html
  • Installation Guide For PF_RING | ntop
    Compilation et installation de la lib pf_ring (http://shaarli.guiguishow.info/?f5Uk6w) sur un système pour lequel il n'existe pas de paquets (pour les paquets, c'est par ici : http://www.ntop.org/get-started/download/#PF_RING ).

    Sous Debian Jessie, ça donne ça :
        * apt-get install git make build-essential flex bison linux-headers-3.16.0-4-amd64 libnuma-dev libnuma1
        * git clone https://github.com/ntop/PF_RING

        * Pour le module noyau :
            * cd PF_RING/kernel/
            * make
            * sudo make install . Le module est rangé dans /lib/modules/$(uname -r)/kernel/net/pf_ring/
            * echo "pf_ring" | sudo tee -a /etc/modules
            * Si l'on voulait conserver le paramètre de module « transparent_mode », qui est obsolète et déprécié, on ferait : echo "options pf_ring transparent_mode=1" | sudo tee /etc/modprobe.d/pf_ring.conf (le man d'/etc/modules nous indique qu'il est possible de passer des paramètres mais çaMarchePo)

        * Pour la lib en elle-même :
            * cd ../userland/lib
            * ./configure
            * make
            * sudo make install . La lib est rangée dans /usr/local/lib/libpfring.{a,so}. Les headers de la lib sont rangés dans /usr/local/include/pfring.h .

        * Aucune modification à apporter au tuto linké pour compiler/installer la libpcap modifiée. Il n'est pas obligatoire de l'installer, ça dépend de vos usages.

        * Pour le pilote de votre interface réseau :
            * Les chemins ont un peu changé mais on s'y retrouve. Exemple pour le driver Intel e1000e (que l'on retrouve dans VirtualBox, par exemple) : PF_RING/drivers/PF_RING_aware/intel/e1000e/e1000e-3.0.4.1-zc/src/ .
            * Pour le charger au boot, c'est encore dans /etc/modules voire dans /etc/initramfs-tools/modules (+ update-initramfs -u) pour un chargement aux premiers instants du boot. Quand il se charge, il écrit « [    4.478252] e1000e: Intel(R) PRO/1000 Network Driver - 3.0.4.1-NAPI » dans kern.log
            * Il n'est pas obligatoire. Là aussi, ça dépend de vos usages.
    August 27, 2015 at 11:06:51 AM UTC - permalink - http://www.ntop.org/pf_ring/installation-guide-for-pf_ring/
  • grsecurity [ grsec stable dispo pour les sponsors uniquement ]
    « We decided that it is unfair to our sponsors that the above mentioned unlawful players can get away with their activity. Therefore, two weeks from now, we will cease the public dissemination of the stable series and will make it available to sponsors only. The test series, unfit in our view for production use, will however continue to be available to the public to avoid impact to the Gentoo Hardened and Arch Linux communities. If this does not resolve the issue, despite strong indications that it will have a large impact, we may need to resort to a policy similar to Red Hat's, described here or eventually stop the stable series entirely as it will be an unsustainable development model. »
    August 27, 2015 at 10:26:48 AM UTC - permalink - https://grsecurity.net/announce.php
  • Gérard Berry : « L’ordinateur est complètement con » - Rue89 - L'Obs
    « Entretien avec Gérard Berry, informaticien et professeur au Collège de France, médaille d’or 2014 du CNRS.

    [...]

     Alors que tout le monde en France s’intéressait à la matière et à l’énergie, je pensais que l’information était un truc complètement génial.

    Par exemple, j’étais fasciné par le petit bouton rouge de la bombe atomique. Je me disais : « Quand quelqu’un appuie sur ce bouton, il y a un seul bit d’information qui passe et la Terre peut sauter, c’est pas mal comme levier. »

    L’information, c’est extraordinairement puissant et complètement uniforme, c’est léger, ça se fout du support. Qu’elle soit sur un disque, une clé USB ou autre, l’information est la même. Par ailleurs, elle se reproduit instantanément.

    Je trouvais ces pouvoirs extraordinaires. Je me disais que tout ça allait littéralement exploser quand on allait s’en rendre compte.

    [...]

    Pourquoi est-si surprenant le moteur de recherche ?

    Parce que ça fait des choses que les hommes sont incapables de faire. C’est ce qui m’a toujours plu dans l’informatique.

    Rechercher dans des milliards de fichiers en un temps négligeable, l’homme ne peut pas le faire. Un moteur de recherche, c’était quelque chose d’impossible, c’était même impossible d’en avoir l’idée. En informatique, très souvent, ce n’est pas la réalisation qui est le plus dur, c’est l’idée.

    [...]

    Je n’ai jamais été déçu par l’informatique. J’ai été déçu par les gens, par l’absence complète de compréhension de ce qui se passait dans notre pays. Mais ce qui se passe, c’est cool.

    [...]

    Vous dites : « Ça permet à l’homme de faire des choses qu’il est incapable de faire. » Sans doute. Mais en même temps, on a connu des déceptions sur la capacité de l’ordinateur à faire des choses que les hommes font assez facilement. C’est tous les errements de ce qu’on appelle l’intelligence artificielle.

    Je n’ai jamais été déçu par l’intelligence artificielle parce que je n’ai pas cru une seule seconde en l’intelligence artificielle. Jamais.

    Je n’ai jamais cru que les robots pourraient faire des actions intelligentes. On dit : « Mais l’ordinateur sait jouer aux échecs. » Oui, ça prouve que les échecs sont un jeu facile, c’est tout. C’est dur pour les hommes, mais ce n’est pas dur en soi. Un homme ne sait pas faire une addition. En revanche, il sait composer de la musique.

    Et est-ce qu’aujourd’hui, vous changez d’avis en voyant les progrès de ces dernières années en intelligence artificielle ?

    Non. Bien sûr, l’intelligence artificielle a énormément apporté à l’informatique. Des concepts fondamentaux comme les langages fonctionnels, les langages objets, le traitement de l’image, l’interface homme-machine sont nés de gens qui pensaient faire de l’intelligence artificielle, et qui souvent s’en sont écartés.

    Fondamentalement, l’ordinateur et l’homme sont les deux opposés les plus intégraux qui existent. L’homme est lent, peu rigoureux et très intuitif. L’ordinateur est super rapide, très rigoureux et complètement con. On essaie de faire des programmes qui font une mitigation entre les deux. Le but est louable. Mais de là à y arriver...

    Vous dites que les hommes vous ont déçu. En quoi ?

    En France, on n’a pas cru en l’informatique. On a dit que c’était une mode et que ça allait passer. Ça, ça m’a beaucoup déçu. Dans les années 80, dans les grandes écoles, on se demandait si l’informatique était un sujet ou pas. En 1985, à l’X [surnom de Polytechnique, ndlr], on se demandait encore s’il fallait l’enseigner. Dans d’autres écoles, on se posait encore ces questions en 2000.

    Comment vous l’expliquez ?

    La France est un pays minier, orienté vers la matière et l’énergie. On a fait le TGV, l’Airbus, mais on n’a jamais fabriqué un ordinateur décent. Raisonner sur la matière et l’énergie, et raisonner sur l’information, c’est très différent.

    Et quelles sont les conséquences de cet aveuglement ?

    On le paie par des retards considérables. Sur la scène industrielle, on a beau expliquer qu’on est très forts et très innovants, les autres n’ont pas l’air au courant.

    En logiciel, on n’a jamais trop existé, sauf dans des domaines très précis où on est très forts. Mais regardez l’imagerie médicale, on était leader mondial et on s’en est séparé, parce qu’on a considéré que c’était un domaine sans avenir.

    Ça, c’est de l’ordre de l’erreur industrielle, mais en quoi est-ce aussi une erreur intellectuelle ?

    Dans toute révolution, quand on est derrière, on a l’air con. Et on le voit très bien dans le système de décision français où les gens sont très ignorants de l’informatique ; on y parle des problèmes du passé.

    Par exemple, on vient de se rendre compte qu’il y avait des problèmes de sécurité des données personnelles dans les réseaux. Il est temps. Sauf que que les vrais problèmes de sécurité, ils vont se poser maintenant dans les voitures et dans les systèmes intégrés.

    [...]

    Et vous avez beaucoup travaillé sur le bug. Une question bête : comment est-il encore possible qu’il y ait des bugs ?

    La question serait plutôt : comment est-il possible qu’il n’y en ait pas ?

    Au départ, on a toujours la même opposition : l’homme qui va penser le programme, l’écrire et le tester. Et l’ordinateur qui va l’exécuter. L’homme est incomplet, incapable d’examiner les conséquences de ce qu’il fait. L’ordinateur, au contraire, va implémenter toutes les conséquences de ce qui est écrit. Si jamais, dans la chaîne de conséquences, il y a quelque chose qui ne devrait pas y être, l’homme ne s’en rendra pas compte, et l’ordinateur va foncer dedans. C’est ça le bug.

    Un homme n’est pas capable de tirer les conséquences de ses actes à l’échelle de milliards d’instructions. Or c’est ça que va faire le programme, il va exécuter des milliards d’instructions.

    Mais il existe des méthodes mathématiques [ NDLR : les preuves formelles ], et informatisées, qui permettent de faire des calculs dont le principe est proche de celui de raisonnements humains, avec en plus les caractéristiques de l’informatique, c’est-à-dire sans aucun humour, sans aucune fatigue, et sans aucune erreur.

    [...]

    Comment expliquez-vous alors que quand on achète un smartphone, il y ait des bugs dans les applications, le système d’exploitation, etc. ?

    Parce que tout ça est fabriqué par des hommes qui n’ont pas la préoccupation de faire juste.

    Pourquoi ?

    Parce que leur préoccupation est de faire des sous. Et que ça ne dérange pas trop les clients. Un smartphone qui a des bugs, on le reboote, et voilà. [...]
    Ça ne marche avec les smartphones que parce que les gens sont très tolérants. On est beaucoup moins tolérant dans un avion. »

    Via https://twitter.com/bayartb/status/636210462741368833
    August 26, 2015 at 1:26:17 PM UTC - permalink - http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/01/gerard-berry-lordinateur-est-completement-con-257428
  • Face à la surveillance, les Allemands organisent la résistance - Rue89 - L'Obs
    « Ces dernières semaines, l’Allemagne a vibré au rythme de plusieurs affaires concernant les données personnelles, et le pays est en passe de devenir le dernier bastion de résistance de la vie privée.

    Courant août, un jeune Allemand se faisait arrêter à l’aéroport de Francfort, pour avoir désactivé la puce électronique RFID incrustée dans sa carte d’identité en la passant au micro-ondes.

    [...]

    Une vraie « affaire d’Etat » avait déjà secoué le pays quelques semaines plus tôt, après la mise en examen pour haute trahison des deux blogueurs de Netzpolitik, un site d’information dédié à l’actualité et aux libertés numériques. Face à la campagne de soutien (plusieurs milliers de manifestants à Berlin et 150 000 euros de donations), le ministre de la Justice Heiko Maas avait démis de ses fonctions le procureur fédéral – à quelques mois de sa retraite – et nié toute implication en bloc de son ministère.

    En toile de fond, le projet de loi sur la conservation temporaire des données (« Vorratsdatenspeicherung ») met les politiques allemands dans une situation impossible. Cette loi, qui prévoit la conservation pendant plusieurs semaines des données de connexion télécoms (métadonnées), rencontre une résistance tenace dans la population. Contraint d’appliquer une directive européenne que la Cour constitutionnelle de Karlsruhe avait pourtant rejetée en 2010, le gouvernement a refilé le dossier à… l’un de ses anciens fervents opposants : Heiko Maas. [...]

    Cette question des données personnelles, la classe politique la redoute depuis longtemps. En 1983, le recensement de la population d’Allemagne de l’Ouest avait été sanctionné par un veto du Conseil constitutionnel. En 1987, le pays avait été le théâtre de manifestations massives dans tout le pays, avec des cas d’agressions physiques contre les enquêteurs. Le souvenir du décompte du demi-million d’Allemands juifs avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir avait mis le gouvernement en porte-à-faux.

    [...]

    Cette sensibilité est toujours perceptible dans le rapport quotidien des Allemands à la vie privée, notamment sur Internet. S’ils sont dans l’ensemble plutôt actifs sur les réseaux sociaux comme Facebook (34% de la population allemande contre 42% en France), ou Twitter (1,5% d’utilisateurs réguliers contre 3,5%), la méfiance est souvent de mise : le recours à des pseudonymes sur Facebook est largement répandu, de nombreuses habitations sont floutées sur Google Street View (244 000 requêtes en octobre 2010) et les bouts de scotch masquant les webcams intégrées aux ordinateurs portables sont monnaie courante.

    Des actions plus radicales ont également vu le jour, comme l’opération « Camover », en réponse à la prolifération des caméras de surveillance à Berlin, notamment dans son métro.

    [...]

    Cette méfiance envers l’intrusion de l’Etat dans la vie privée des citoyens est évidemment liée aux traces laissées par deux régimes totalitaires en 50 ans. Pour l’historien Hubertus Knabe, président du mémorial de la Stasi (« Staatssicherheit », la Sécurité d’Etat) de Hohenschönhausen, les Allemands en sont encore largement marqués :

        « Le sujet est très délicat en Allemagne car le souvenir du régime de la République démocratique allemande (RDA) est encore présent : le doute permanent, la paranoïa des dénonciations, l’utilisation des “données sensibles” [dossier médical, orientations politiques, sexuelles, ndlr] à des fins de chantage. »

    [...]

    A côté, le voisin français paraît plus passif, notamment au regard de la mobilisation lors de la loi sur le renseignement, pourtant autrement plus intrusive que le projet de loi allemand.

    Ce manque de vigilance ne serait pas l’apanage de la France. Selon Jacob Appelbaum, qui a notamment révélé l’espionnage de la chancelière Merkel dans l’hebdomadaire Der Spiegel :

        « Aux Etats-Unis, les gens considèrent que l’utilisation de données personnelles n’était que le fait des régimes totalitaires allemands, en occultant toute responsabilité collective et affirment que “ça n’arrivera jamais chez nous”. Ils se trompent : aujourd’hui, les données collectées par la Tailored Access Operations [service de la NSA, ndlr] sont directement utilisées pour des entreprises d’assassinats [par drone en Afghanistan, ndlr]. […]

        Le niveau de conscience dans le débat allemand fait une différence énorme dans l’issue politique. » »

    À lire. Pour moi, ça met en évidence la friction forte entre le bon peuple et les dirigeants... Leurs élus font les mêmes conneries que les nôtres (surveillance des réseaux de communication par le service de renseignement (BND), pression sur des journalistes, documents d'identité avec des puces, vidéosurveillance des lieux publics,...) mais les citoyens réagissent apparemment plus.

    Via https://twitter.com/AdrienneCharmet/status/636205698758639616
    August 26, 2015 at 12:18:51 PM UTC - permalink - http://rue89.nouvelobs.com/2015/08/25/face-a-surveillance-les-allemands-organisent-resistance-260903
  • Deezer et les majors, ou l'accord secret négocié au détriment des artistes
    « Selon BFM Business un accord entre Deezer et les trois majors de l'industrie du disque permet à Universal, Sony et Warner d'obtenir et de vendre jusqu'à 20 % du capital du service de streaming, valorisé 1 milliard d'euros.

    [...]

    Ce n'était pas (ou plus) un secret depuis de nombreuses années, mais c'est à notre connaissance la première fois que le montage est dévoilé avec ce niveau de détails. BFM Business publie ce mardi des informations qui démontrent que les trois majors de l'industrie du disque Warner Music, Universal Music et Sony Music, ont accordé les droits sur leur catalogue à la plateforme française en échange de bons de souscription d'action (BSA), ou "warrants", qu'ils peuvent convertir en actions.

    Les trois labels détiendraient des options leur permettant de détenir ensemble jusqu'à 20 % du capital, ce qui représente 200 millions d'euros au regard de la valorisation de 1 milliard d'euros visée par Deezer. Un mécanisme contractuel oblige même Deezer à émettre à leur profit de nouveaux BSA à chaque levée de fonds, pour éviter une dilution des 20 % potentiels.

    Les chanteurs et les artistes-interprètes qui signent avec les producteurs sont en effet rémunérés sur la base des revenus générés par les ventes des chansons et par leur diffusion (typiquement entre 5 et 15 % du chiffre d'affaires net selon la notoriété de l'artiste ou du groupe). Pour les plateformes de streaming ces revenus sont générés selon des contrats confidentiels, qui mélangent minima garantis, partage de revenus publicitaires et rémunération par nombre d'écoutes. Théoriquement, l'intérêt commun du producteur et de l'artiste est de maximiser ces revenus, donc d'exiger le maximum des plateformes. Quitte, si ça n'est pas suffisant, à refuser de signer et d'accorder les droits.

    [...]

    Or les artistes ne toucheront strictement rien des revenus obtenus par la cession des actions. Si les majors touchent 200 millions d'euros en revendant leurs parts de Deezer, pas un seul centime n'ira dans les poches des artistes qui ont permis à Deezer d'obtenir des abonnés. Les revenus de dividendes et autres plus-values de cessions d'actions n'entrent pas dans les feuilles de calcul des droits reversés aux artistes-interprètes. »
    August 26, 2015 at 12:04:16 PM UTC - permalink - http://www.numerama.com/magazine/34010-deezer-et-les-majors-ou-l-accord-secret-negocie-au-detriment-des-artistes.html
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