J'aime bien ce résumé du travail du BEREC sur les lignes directrices pour l'application de la neutralité des réseaux par les régulateurs européens. À lire.
Entre les deux, les demandes étaient largement différentes : les opérateurs appelaient à des règles souples et flexibles dans la gestion du trafic et des services afin de ne pas limiter les investissements, tandis que les militants de la société civile espéraient des prises de position claires et fortes afin de protéger les internautes face aux éventuels abus. Entre ces deux pôles, les directives du Berec louvoient et tentent de satisfaire des intérêts parfois opposés.
À tout seigneur tout honneur : le zero rating était évidemment sur toutes les lèvres au cours de la conférence. Cette pratique polémique est jugée contraire au principe de neutralité du net par de nombreux militants et associations, mais les opérateurs tiennent à pouvoir proposer des services de ce type, qui se révèlent générateurs de profits.
Mais la position du Berec en la matière se veut prudente : le zero rating n’est ainsi pas prohibé en soi et les autorités de régulation nationales devront se pencher sur la question au cas par cas. Mais l’autorité rappelle néanmoins que certaines implémentations de ce principe seront clairement en désaccord avec le texte, notamment celles venant bloquer l’accès au réseau mais laissant l’accès aux services partenaires une fois le quota de data dépassé.
Cette forme-là ne passera pas, mais les régulateurs ne veulent pas s’avancer sur les variantes de ce modèle et laissent aux autorités nationales le soin d’évaluer leur conformité. « « Dans la régulation, le zero rating n’est ni autorisé ni interdit. Nous avons souhaité suivre cette ligne » résume à ce sujet Sebastien Soriano, qui préside l’organisme.
Approche attentiste "on verra bien si des trucs qui ressemblent à des infractions au règlement européen se produisent, chaque régulateur étudiera chaque cas au cas par cas parce que c'est évident qu'il n'a que ça à faire et on verra bien si l'on en fait une règle commune. Et en attendant, les atteintes auront lieu et auront fidélisés des consommateur-rice-s de manière déloyale. Super idée. :))))
Autre point de polémique : les mesures de gestion de trafic. Là aussi, la question est clivante avec d’un côté des gros opérateurs qui souhaitent pouvoir avoir la main sur leur trafic pour répondre à des problématiques de congestion ou d’optimisation, et de l’autre des défenseurs de la neutralité du net qui craignent d’y voir l’émergence d’un internet à deux vitesses.
Encore une fois, pas de position unilatérale ou d’interdiction pure et simple, mais le Berec édicte plusieurs principes pour encadrer la pratique. Impossible ainsi de mettre en place ces mesures pour des raisons commerciales notamment, et celles-ci ne doivent pas affecter les applications ou les utilisateurs.
C'est plus compliqué que cela : un principe général de non-discrimination des flux (pas de blocage, filtrage, ralentissement, altération, etc.), des assouplissements plutôt bien verrouillés (mesures transparentes, légitimes, proportionnées, temporaires, pas basées sur des considérations commerciales, pas des substituts à un bon dimensionnement du réseau de l'opérateur, etc.) et 3 exceptions (mesure prévue par la loi, sécurité, congestion).
La question des services spécialisés est également soumise à des règles devant encadrer leur lancement : ceux-ci devront prouver la nécessité de passer par ce type de service, ne devront pas remettre en question la qualité du service d’accès internet ou s’y substituer.
Pas clair ? Une question de l’assistance est venue poser un cas pratique qui parlera à certains de nos lecteurs : celui du blocage publicitaire. Un opérateur peut-il décider de mettre en place un blocage publicitaire chez l’ensemble de ses abonnés ? Réponse du Berec « Ce n’est pas noir ou blanc. Un blocage au niveau des terminaux n’entre pas dans le champ d’application de la régulation.
Si en revanche le blocage est mis en place au niveau du cœur de réseau, il faudra justifier d’une congestion à cause des publicités pour que la mesure soit en règle. » Les régulateurs jouent finement. On pensera évidemment très fort à Free, qui avait eu le malheur de tenter une pratique de ce type il y a quelques années avant de rapidement rétropédaler.
C'est bien tout le problème surtout que les mêmes lignes directrices ne prévoient rien pour vraiment garantir la liberté de choix du terminal (ordiphone, box, etc.)... Je pense que le problème de neutralité va se déplacer sur le terminal dans les prochaines années. De même, le BEREC a préféré se préoccuper de l'endroit où a lieu la mesure de gestion du trafic plutôt que de savoir qui en avait le contrôle, ce qui aurait été pertinent et aurai permis aussi de faire sauter les blocages de port genre le port 25 (smtp / envoi de mails).
Pour une analyse plus détaillée du taff du BEREC, voir http://shaarli.guiguishow.info/?13aDwA et http://shaarli.guiguishow.info/?TlF70w
Attention : cet article date d'avril 2016.
La semaine dernière, le service de vidéo à la demande avait admis limiter volontairement le débit de ses vidéos à 600 Kb/s sur certains réseaux mobiles, partout dans le monde. L'objectif officiel : limiter la consommation de données mobiles de ses utilisateurs, pour leur propre bien. Une option permettant de la désactiver est promise pour mai.
Cette décision unilatérale et cachée n'avait pas plu aux opérateurs américains, dont certains avaient été directement accusés par les utilisateurs de brider Netflix sur leurs réseaux mobiles. Pour eux, la FCC devait enquêter sur le comportement de Netflix, qui violerait la neutralité du Net. [...]
Pour la FCC, le comportement de Netflix est donc hors du champ de « l'Internet ouvert », l'entreprise n'étant pas un opérateur télécom. [...]
Dans les deux cas, l'argument des groupes télécoms est qu'ils sont un simple maillon de la « chaine » Internet, au même titre que les fournisseurs de service. En clair, ils ne doivent pas subir de régulation différente de celle des services. Une vision régulièrement battue en brèche par la FCC, qui estime au contraire que les opérateurs ont une position unique dans le réseau et doivent être régulés de près.
Reste tout de même qu'on se trouve dans une situation où les services, dont Netflix, sont « hors juridiction », ce qui peut être perçu comme un trou dans la raquette de la régulation. En France, l'ARCEP se penche sérieusement sur le traitement des plateformes, même si elles sont aujourd'hui hors de son champ de sanction. [...]
Que ce soit par Netflix ou par les opérateurs, la neutralité du Net a surtout la définition qui arrange celui qui en parle. Netflix le voit comme un moyen d'inciter les opérateurs à lui fournir des conditions avantageuses pour recevoir ses massifs flux de données... Quand les opérateurs tentent de s'en servir comme arme pour dénoncer les choix non-concertés des services.
Attention : ce texte date du mois de mai, mais il n'est pas inintéressant, après coup.
La Quadrature du Net était invitée cette semaine à participer à un atelier à l'ARCEP1 afin d'échanger sur les lignes directrices en cours d'élaboration par le BEREC2 (ou ORECE en français) et le nouveau cadre réglementaire concernant la neutralité du Net.
Lors de l'atelier du 11 mai à l'ARCEP, Sébastien Soriano3 a parlé d'une « zone grise très grande » notamment concernant l'interprétation qui sera donnée aux pratiques commerciales. Ainsi, celles qui nécessiteront une action sur le réseau (comme le zéro rating) seraient « gris foncé » et feraient l'objet d'une évaluation stricte. Cependant, nos questions concernant la position des régulateurs européens quant à une offre récente de zéro rating de l'opérateur Telia en Suède sont restées sans réponse.
Les pratiques commerciales couplées à des offres, comme par exemple l'offre SFR Presse, seraient dans la zone « gris clair » et évaluées via le prisme du droit de la concurrence, bénéficiant ainsi de plus de flexibilité. Or une telle offre porte atteinte au principe du libre choix de l'utilisateur, puisque l'opérateur propose des services plus accessibles, ainsi qu'au principe de liberté d'informer. Ainsi, de très nombreuses questions restent en suspend.
[...]
Quelques points semblent cependant trouver un consensus, comme le fait que les activités de gestion de trafic, comme pour le contrôle parental par exemple, ne sont acceptables que si elles sont faites sous le contrôle de l'utilisateur final.
Attention : cette actu date de juin 2016 !
La neutralité du Net est bien légale aux États-Unis. Hier, une cour d'appel fédérale a défendu les règles adoptées par le régulateur des télécoms, la FCC, face au groupe d'opérateurs USTelecom. Ce dernier avait attaqué le texte de la FCC en mars 2015, arguant que la commission n'a pas l'autorité suffisante pour imposer des règles strictes aux fournisseurs d'accès Internet.
Adopté en février 2015, le texte consiste à reclassifier les FAI comme des opérateurs téléphoniques classiques, avec de nombreuses obligations supplémentaires. Parmi elles, les opérateurs ne peuvent pas discriminer les utilisateurs ou le contenu, encore moins pour des raisons commerciales. Aussi, ceux-ci doivent se comporter comme des tuyaux, en limitant leur ingérence dans les flux qu'ils transmettent. Ils doivent aussi répondre à des règles de transparence et de respect de la vie privée, qui n'ont pas été évidentes pour tous ces dernières années.
[...]
[...] Deux juges de la cour d'appel sur trois ont défendu le texte de la FCC. Le troisième estimait, lui, que la commission n'a pas suffisamment prouvé que l'écosystème a assez changé pour justifier cette régulation.
L'organisation a tout de même quelques remarques sur le discours des juges. Ainsi, elle s'inquiète des abus possibles par la FCC de la création de règles générales à partir d'une analyse au cas par cas. La cour aurait dû limiter cette possibilité d'abus, estime l'EFF. Aussi, elle s'inquiète que la cour reconnaisse des pouvoirs à la FCC en matière d'encouragement des déploiements haut débit. En clair, une prochaine FCC moins favorable à la neutralité pourrait utiliser cet argument pour prendre des mesures en faveur des opérateurs. L'association se dit donc vigilante, réagissant à tout abus de la part de la commission.
[...]
« La décision de la cour d'appel est plus que décevante, mais j'attends un appel devant la Cour suprême, donc cette opinion n'est pas définitive » affirme le républicain Michael O'Rielly. Pour lui, la justice vient de donner les clés d'Internet à la FCC, sur la base de craintes injustifiées pour la concurrence.
Enfin, les opérateurs sont (logiquement) déçus de cette décision. « Deux juges n'ont malheureusement pas pu reconnaitre les larges lacunes légales de la décision de la FCC de réguler Internet comme un bien public, laissant en place une régulation qui remplacera un Internet tourné vers le consommateur par un Internet géré par le gouvernement, menaçant l'investissement et l'innovation dans les prochaines années » écrit ainsi USTelecom, l'association perdante dans ce procès.
Selon la NCTA, tout comme la CTIA (l'association des opérateurs mobiles), l'une des prochaines étapes sera probablement de redoubler d'efforts auprès des parlementaires au Congrès. Ceux-ci ont le dernier mot en matière de régulation, et pourraient imposer à la FCC de réviser ses règles si besoin. En clair, maintenant que la voie judiciaire est presque épuisée, il faudra insister en matière de lobbying.
Pour les différences entre l'implémentation US et l'implémentation EU de la neutralité des réseaux, voir http://shaarli.guiguishow.info/?jx3Cog .
Si vous avez acheté un téléviseur connecté en étant séduit par la « télévision connectée » qu’elle promettait, vous aurez sans doute remarqué que non seulement les interfaces étaient souvent moins agréables à utiliser que celles de votre box ADSL ou fibre, mais aussi que l’offre d’applications était généralement réduite. Et le pire, c’est qu’elle n’est pas pérenne.
Ainsi par exemple, les utilisateurs de la « Smart TV » de Samsung ont pu découvrir depuis quelques semaines que les applications de France Télévisions avaient brutalement disparu. Le 30 septembre prochain, c’est Sony qui verra son offre se réduire avec la disparition très peu anecdotique de YouTube, qui concernera certainement d’autres constructeurs.
Le fabricant japonais a en effet prévenu la semaine dernière que l’application YouTube serait supprimée de tous ses téléviseurs Sony Bravia de 2012, ce qui concerne un grand nombre de modèles des séries EX, HX et X. La firme indique que ses clients ressentent déjà des difficultés depuis quelques temps à utiliser YouTube, et que ces problèmes « ne sont pas une défaillance du téléviseur, mais le résultats de modifications des spécifications réalisées par YouTube, qui excèdent les capacités [de calcul] du matériel des TV ».
Selon la BBC, YouTube aurait en effet modifié la façon dont communiquent le terminal et ses serveurs, pour imposer un chiffrement des communications [...]
LOL LOL LOL !
Même les modèles les plus chers de téléviseurs Sony, comme le KD-84X9005 de 84 pouces vendu 25 000 euros à sa sortie, sont incapables de calculer assez vite le décodage de la vidéo.
MDR MDR MDR MDR MDR MDR !
Moralité : achetez toujours le téléviseur qui offre dans votre budget la meilleure qualité d’affichage et les connectiques dont vous avez besoin, et oubliez toutes les fonctionnalités de téléviseur connecté, facilement remplaçables par des solutions interchangeables.
Obvious. Ça se combine assez bien avec un autre conseil : achetez du matos sur lequel vous pouvez avoir le plus de contrôle possible, pas des merdes totalement fermées, vérolées, backdoorées sur lesquelles les autres (constructeur, assembleur, fournisseur de services) décident à votre place.
Le BEREC, l'organisme européen qui coordonne le régulateur national des télécoms de chaque État membre, vient de publier ses lignes directrices finales relatives à l'application de la neutralité des réseaux.
Pour rappel, le règlement européen sur la neutralité du net adopté en novembre 2015 est extrêmement faible puisque consensuel. Ce sera donc aux régulateurs nationaux des télécoms, l'ARCEP en France, de définir les termes, les contours et les pratiques qui sont acceptables et celles qui ne le sont pas. C'est l'objet de ces lignes directrices : coordination européenne des régulateurs. Ensuite, tout cela permettra à ces mêmes régulateurs d'effectuer leur taff de régulation à proprement parler.
J'avais déjà analysé le brouillon des lignes directrices et j'avais tenté de synthétiser la position de la Fédération FDN. Ces lignes directrices ont été soumises à une consultation publique de mi-juin à mi-juillet. Celle-ci s'est achevée le 30 août 2016 par la publication des lignes directrices finales.
Globalement, je suis déçu. J'ai l'impression que la consultation n'a servie à rien. J'ai eu l'impression de relire le brouillon. Même signaler une parenthèse fermante manquante (paragraphe 167, ancien 164), comme l'a fait la FFDN, ne sert à rien ! On a aucun apport sur la liberté de choix du terminal. On a aucune précision sur l'exclusion des interconnexions du champ du traitement égal des flux. On est toujours sur une approche mollassonne et passive dans laquelle les régulateurs « peuvent » faire beaucoup de choses sans qu'il soit apporté de garanties qu'ils « doivent » le faire ni même qu'ils le feront. On a toujours aucune précision sur la manière de signaler des atteintes à la neutralité des réseaux ni sur la procédure pour contester une décision prise par un régulateur… … …
D'un autre côté, on peut se dire que, vu le lobbying des opérateurs télécoms qui y sont même allé à coup de chantage à la 5G, on s'en sort pas trop mal et que le BEREC a globalement tenu ses positions sur le traitement équitable des flux et sur les services gérés. Des bouts de texte changent mais l'on conserve toujours les points clés : l'accès à Internet est prioritaire sur les services gérés, ces derniers ne doivent pas nuire à la qualité du premier et si le FAI ne peut assurer la qualité du service d'accès à Internet + des services gérés, alors c'est les services gérés qui doivent dégager.
Mais, on ne peut pas se contenter d'une approche "on a évité le pire" car ce type d'approche est toujours délétère et il empêche d'imaginer un monde moins pire.
Si l'on met de côté le (non-)apport de la consultation publique, il faut reconnaître qu'on a des bouts de définitions intéressants (traitement équitable de tous les flux, mesures de gestion du trafic raisonnables, proportionnées, limitées dans le temps, pour un but bien précis) et des limites assez claires sur les services gérés (accès au net prioritaire, ne doit pas être dégradé, etc.). Le reste (ce qu'est un accès Internet soumis au règlement, liberté de choix du terminal, zéro-rating, supervision par les régulateurs nationaux, renforcement des pouvoirs des utilisateurs) est à revoir. Enfin, il y a les points qui restent flous : comment les régulateurs nationaux vont-ils agir ? Service minimal ou réels protecteurs de la neutralité des réseaux ? Quelle transparence dans leurs actions ? Quelle coordination européenne peut-on attendre autour d'une même problématique rencontrée par plusieurs régulateurs ?
Globalement : on ne gagne rien mais on ne perd rien.
Cette partie est toujours aussi incomplète : elle entretient le flou entre modem et box et donc sur la liberté de choix octroyée par le règlement (un terminal devrait être remplaçable s'il n'est pas prouvé qu'il est techniquement indispensable et limité à un usage précis, point). Comment le choix est-il garanti avec des FAI qui utilisent des VLAN et des attributs DHCP spécifiques ?! Les box actuelles permettent très bien d'accéder à des contenus, services et applications mais plus difficilement d'en diffuser alors que c'est un des droits inscrit dans le règlement européen !
Globalement : on ne gagne rien. On conserve les bons points comme le paragraphe 17 qui expose que toute offre qui prévoit un accès avec des services/applications/bouts d'Internet en moins est une offre de "sub-Internet" qui enfreint le règlement.
Globalement, on garde le bon point qui est le blocage de toutes les applications/services (même celles des offres zéro-rating) lorsque le quota de volume de données échangées est atteint mais les problèmes demeurent :
Globalement, on garde les bons points :
Les problèmes demeurent :
Globalement, on garde les bons points :
Mais des problèmes demeurent :
Globalement, rien n'a changé et on a toujours la même débilité selon moi : dans la version concise des débits, l'opérateur peut choisir de communiquer ses débits vers des services et applications populaires. L-O-L. On aura le même biais qu'avec les testeurs de vitesse qui ont des mires de mesure dans les réseaux des gros FAI. Sans compter que le FAI mettra en avant ses plus belles interconnexions. Sans compter que ça fait de la pub pour un service donné, ce qui tend à renforcer la ou les positions dominantes sur un marché. Quid des autres ? Ils ne sont pas forcément plus mauvais…
Globalement, on a toujours aucune garantie sur les sujets suivants :
C'est un des credos de la FFDN : Tous-tes les citoyen-ne-s devraient pouvoir comprendre la neutralité du réseau, être en mesure de produire des données pour démontrer une atteinte et de faire remonter cela au niveau européen. Il faudrait un outil commun qui produirait des données comparables. Rien n'a avancé à ce sujet.
Des nouvelles de la situation financière de Riseup
Des mauvaises nouvelles
Nous n'aimons pas jouer les oiseaux de malheur, mais nous devons vous annoncer que les comptes bancaires de Riseup seront vides le mois prochain. Nous avons eu plus de bris de matériel informatique que prévu, moins de dons réguliers qu'à la normale et bien plus d'utilisatrices et d'utilisateurs que les années précédentes. Tout ceci a contribué à nous mettre dans la situation financière précaire dans laquelle nous nous trouvons en ce moment.
Nous avons besoin de votre aide pour continuer cette année. Nous lançons donc une campagne de financement pour vous demander de donner un euro ou un dollar seulement!
Pouvez-vous nous donner un dollar ou un euro? Il existe plusieurs manière faciles de nous faire un don: https://riseup.net/fr/donate
Est-ce que ça vaut vraiment la peine de vous donner juste un euro/dollar?
Oui! Cela peut sembler très peu, mais si toutes les personnes qui utilisent Riseup (vous y compris) donnent seulement un euro ou un dollar, nos problèmes d'argent seront terminés.
Riseup transmet maintenant plus d'un million de messages par jour. Nous avons cependant besoin de votre aide si vous souhaitez que cela continue. Vous comprenez l'importance des infrastructures alternatives. Vous savez à quel point les systèmes de communication qui mettent les gens avant la surveillances et les profits sont importants. Nous avons besoin qu'au moins 5% des personnes qui utilisent nos services fassent des dons mensuels pour fonctionner. Pouvez-vous devenir une de ces personnes?
Passez le mot
Avez-vous comme ami un pigeon voyageur? Connaissez-vous le code morse? Auriez-vous une expertise particulière en signaux de fumée? Aidez-nous à faire connaître cette campagne dans votre communauté. Vous pouvez même utiliser l'internet, ça pourrait fonctionner.
Ce n'est pas tout le monde qui a le luxe d'avoir un dollar à donner. Nous fournissons des services à tellement de personnes et de mouvements sociaux à travers le monde, souvent à des endroits où même un dollar ou un euro représente beaucoup d'argent. Si vous pouvez donner un euro ou un dollar, peut-être pourriez-vous en donner deux pour une personne qui ne peut pas le faire?
En Europe, il est maintenant facile de faire un don à Riseup par transfert bancaire! Dites-le à vos ami-e-s: c'est finalement simple de nous faire un don.
Merci!
Vraiment! Pour de vrai! Merci pour tout ce que vous faites, jours après jours, dans cette longue marche pour faire de ce monde un meilleur endroit. Si vous le pouvez, aidez-nous également à continuer ce que nous faisons. https://riseup.net/fr/donate
Sur la liste de discussion collective du projet… Après avoir laissé sombrer Olympe (un des gros hébergeurs associatifs gratuits français), va-t-on laisser sombrer Riseup ? Il est possible de contribuer via des moyens propres (courrier, bitcoin), presque propres (virement bancaire) ou même crades (PayPal).
Après, j'aimerais avoir un peu plus d'infos de la part de Riseup : montant à collecter, détails sur les emmerdes (matérielles, volume des dons enregistré, etc. ) qui leur sont tombées dessus, etc. J'aurais également souhaité que la campagne soit annoncée plus largement que la liste de discussion…
Problème du jour avec Ganeti : aucun hyperviseur du cluster ne peut assumer le rôle de master.
sudo systemctl start ganeti
[...]
ganeti[7010]: Starting Ganeti cluster:ganeti-noded...done.
ganeti[7010]: ganeti-wconfd...Not master, exiting.
ganeti[7010]: done (not master).
ganeti[7010]: ganeti-rapi...done.
ganeti[7010]: ganeti-luxid...Not master, exiting.
ganeti[7010]: done (not master).
ganeti[7010]: ganeti-kvmd...done.
ganeti[7010]: ganeti-confd...done.
ganeti[7010]: ganeti-mond...done.
Pourtant, sudo gnt-cluster getmaster retourne le nom de cet hyperviseur… Être master sans le savoir, tout un concept…
Rien de transcendant dans les logs (/var/log/ganeti/).
Lancer les démons concernés à la main ne sert à rien :
sudo ganeti-wconfd --no-voting --yes-do-it
Not master, exiting.
Forcément, la plupart des commandes Ganeti (gnt-instance list, gnt-cluster info, etc.) échouent puisque luxid n'est pas démarré :
Timeout while talking to the master daemon. Jobs might have been submitted and will continue to run even if the call timed out. Useful commands in this situation are "gnt-job list", "gnt-job cancel" and "gnt-job watch". Error:
Connect timed out
Forcer une migration du rôle de master avec gnt-cluster masterfailover [--no-voting] ne fonctionne pas :
Sur un hyperviseur :
This commands must be run on the node where you want the new master to be. XXXX is already the master
ERROR Could not start the master role on the new master XXXX, please check: Can't start Ganeti master: Not master, exiting.
On constate que Ganeti n'est plus capable d'ajouter l'IP du master à l'interface réseau configurée :
The master IP did not come up within 30 seconds; the cluster should still be working and reachable via XXXX, but not via the master IP address
Évidemment, ça marchait très bien avant, as usual.
Solution : vérifier que le nom de l'hyperviseur ne résout pas en une IPv4 ou une IPv6 locale genre 127.0.0.1 et ::1. Dans mon cas, j'avais récemment ajouté la ligne suivante à mon fichier /etc/hosts :
::1 localhost ip6-localhost ip6-loopback nom_hyperviseur.example
Il faut corriger cette ligne en :
::1 localhost ip6-localhost ip6-loopback
Puis redémarrer Ganeti :
sudo systemctl restart ganeti
Oui, ne pas utiliser d'IPs locales est un pré-requis de Ganeti et ça vaut en IPv6 comme en IPv4.
Le compte-rendu de l'Assemblée Générale 2016 est disponible sur notre wiki. Le compte-rendu de la réunion du Conseil d'Administration du 2 juillet 2016 l'est également.
Récapitulatif de ce que savent les conseillers du ministre de l'intérieur à propos du chiffrement des données et des communications et de l'interception de telles données et communications. On y trouve aussi les premières réflexions sur la suite envisagée. Intéressant.
M. Christian Cambon interroge M. le ministre de l'intérieur sur les moyens de lutte efficace contre les messages cryptés.
[...] La commercialisation de ces nouveaux téléphones a donc suscité de fortes réserves de la part des services d'investigation américains, et en France de la part de la direction centrale de la police judiciaire, face au risque de ne pouvoir accéder aux données - souvent essentielles pour la résolution des enquêtes - contenues dans les téléphones portables des délinquants.
Ne pas grossir le trait, indices parmi d'autres, tout ça. Voir http://www.liberation.fr/futurs/2015/09/13/cryptographie-la-justice-cherche-la-cle_1381801 . Une enquête qui repose uniquement sur des preuves techniques, c'est la porte ouverte à des erreurs judiciaires. Voir http://zythom.blogspot.fr/2007/12/lternel-voyage-de-la-science.html . D'ailleurs, la fin de la réponse évoque quelques autres moyens pour que la justice trouve son chemin comme la captation avant chiffrement ou l'enquête sous pseudonyme.
Si la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique dispose que « l'utilisation des moyens de cryptologie est libre », le décret n° 2007-663 du 2 mai 2007 relatif aux moyens et aux prestations de cryptologie organise cependant, dans le cadre de la protection des intérêts de la défense nationale et de la sécurité intérieure ou extérieure de l'Etat, un régime de déclaration ou d'autorisation auprès de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information pour les sociétés souhaitant mettre ces moyens à la disposition du public.
Par ailleurs, les sociétés sont légalement tenues de disposer d'une capacité de déchiffrement de leurs terminaux. Aux termes de l'article 434-15-2 du code pénal, « est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende le fait, pour quiconque ayant connaissance de la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie susceptible d'avoir été utilisé pour préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit, de refuser de remettre ladite convention aux autorités judiciaires ou de la mettre en œuvre, sur les réquisitions de ces autorités délivrées en application des titres II et III du livre Ier du code de procédure pénale. Si le refus est opposé alors que la remise ou la mise en œuvre de la convention aurait permis d'éviter la commission d'un crime ou d'un délit ou d'en limiter les effets, la peine est portée à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende ». L'obligation ne pèse toutefois que sur celui qui a connaissance de la convention secrète de déchiffrement. Or, la société Apple et les autres fournisseurs de moyens de chiffrement n'en disposent pas. L'utilisateur seul en dispose.
Dans des cas très particuliers, les services spécialisés peuvent obtenir par des moyens indirects les informations non décryptables sur l'appareil lui-même. Il s'agit notamment du cas où les données de l'appareil seraient synchronisées dans le nuage (iCloud pour Apple par exemple) et que les enquêteurs disposent des identifiants du service utilisé par le mis en cause ou sollicitent le fournisseur de service (Apple par exemple) qui appréciera l'opportunité de communiquer ces données.
Au-delà de l'iPhone 6 et des téléphones mobiles en général, la problématique du cryptage s'étend à tous les supports numériques et aux services de communication en ligne [...]
Les technologies de communications électroniques et les systèmes ou logiciels de chiffrement des données ont évolué très rapidement ces dernières années, en particulier après les révélations des systèmes utilisés par la NSA aux Etats-Unis.
Traduction : des gouvernements ont dépassés les limites, les citoyen-ne-s cherchent aujourd'hui à se protéger de leurs états (chose tout à fait légitime et présente dans l'article 2 et suivants de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 ), continuons à serrer la vis. Jolie logique. :)
Face au chiffrement des communications, deux solutions s'offrent aux autorités. La première, qui ne peut qu'être temporaire, est d'obtenir des fournisseurs de logiciels de communications électroniques (Skype, Viber, Whatsapp, Facebook, Gmail, Twitter, Kik, Wechat, etc.) des clés ou des algorithmes de déchiffrement afin de pouvoir mettre au clair, presque en temps réel, les flux internet interceptés, et de les sanctionner sur le plan pénal ou administratif en cas d'absence de réponse. La seconde, pérenne, consisterait à modifier le code des postes et des communications électroniques pour redéfinir la notion d'opérateur en communications électroniques en y intégrant les fournisseurs de logiciels de communications électroniques et les obliger à procéder à des interceptions, avec fourniture des contenus qui transitent par leurs serveurs, en temps réel et en clair, aux autorités requérantes.
OUCH. Shit is coming. :'(
Via https://twitter.com/AdrienneCharmet/status/771711791407783940 via https://twitter.com/bortzmeyer
Héhé, tellement vrai. :')
La grande chasse aux «assistés» (sic) est lancée. C’est l’un des sujets tendance de la primaire LR. Et on entend chez quasiment tous les candidats la ritournelle selon laquelle lesdits «assistés» perçoivent plus, ou autant, de revenus que ceux qui travaillent. Valeurs Actuelles a décidé d’enfoncer le clou, en publiant dans son numéro de la semaine dernière un dossier sur le sujet, sobrement intitulé en une : «Les assistés : comment ils ruinent la France.» Dans la double page qui ouvre le dossier, on lit cette phrase déjà entendue à satiété : «En bout de course, un couple marié avec deux enfants qui ne travaille pas gagne pratiquement autant qu’un autre percevant un Smic.»
[...]
Première remarque : il semble que Valeurs Actuelles ait du mal à lire son propre tableau. La légende indique en effet qu'«en bout de course, à 150 euros près, être sans activité rapporte autant pour une famille avec deux enfants qu’un Smic». Ce qui n’est cas raccord avec les chiffres du tableau. Lequel indique un différentiel de revenus entre les deux familles de 296 euros (2 151 euros pour un Smic contre 1 855 euros pour le RSA), et non 150 euros. [...]
ll n’y a rien à redire a priori sur l’estimation faites par Valeurs Actuelles concernant les aides au logement, la prime de Noël, l’ARS, le RSA, la prime d’activité et les allocations familiales. Désintox a trouvé les mêmes chiffres.
En revanche, les choses se gâtent quand on regarde la ligne concernant les transports… qui «rapporte» à la famille au RSA 292 €, et 0 € à la famille percevant un Smic. Premier problème : il ne s’agit pas d’un revenu. Valeurs actuelles a fait le choix de transformer l’économie supposée que réalise la famille au RSA sur ce poste en gain. [...] Deuxième problème, plus grave, le calcul est grossièrement faux. Valeurs actuelles considère que la famille au RSA «gagne» 292 euros par mois au titre du transport. La famille test ayant été placée arbitrairement (pourquoi pas) en Ile-de-France, la somme correspond, explique une note en bas du tableau, à l’économie de quatre forfaits Navigo (l’abonnement mensuel francilien, à 73 euros chacun). [...] Ce qui est très malhonnête. [...] puisque aucune famille – même très aisée – ne paye ça. En effet, les enfants scolarisées en Ile-de-France (qu’ils soient en primaire ou au collège, et quelles que soient les ressources de la famille) bénéficient avec la carte Imagine R d’un tarif réduit (37,10 euros par mois contre 73 euros pour le Navigo). [...] Sans compter que le passe Navigo des adultes qui travaillent doit être remboursé à hauteur de 50 % par l’employeur.
L’autre erreur (ou arnaque) de Valeurs Actuelles est de considérer que la famille vivant avec un Smic ne bénéficie, elle, d’aucune réduction sur les transports. Sauf qu’avec un Smic pour deux adultes et deux enfants, la famille est éligible à la CMU-C 1 (1), et bénéficie également à ce titre de la tarification solidarité transport du Stif. Cette réduction se traduit par une économie de 75 % sur les forfaits transports, via un forfait mensuel navigo solidarité à 18,25 euros par mois, dont peuvent bénéficier tous les membres du foyer (et qui est toujours remboursé par l’employeur à hauteur de 50 %).
Le magazine fait la même erreur concernant la taxe d’habitation, dont sera effectivement exonérée la famille vivant du seul RSA. Mais la famille au Smic bénéficiera elle aussi d’un dégrèvement au titre de ses bas revenus. Il en va de même pour les «tarifs sociaux» (gain non chiffré) dont Valeurs Actuelles affirme qu’ils profitent à la famille au RSA mais pas à celle ayant un Smic. C’est faux. Les tarifs sociaux de l’énergie bénéficient là aussi aux personnes éligibles à la CMU-C, et donc à la famille vivant avec un Smic.
Conclusion : si l’on retient uniquement sur les revenus à proprement parler, l’écart entre la famille au RSA et celle bénéficiant d’un Smic est de 628 euros. Et en considérant le coût des transports, ce différentiel se réduit d’environ 70 euros. Mais il reste donc supérieur à 550 euros. Bref, il est difficile, sauf à mobiliser des trésors de mauvaise foi, de dire que les deux familles gagnent «pratiquement autant».
[...] Selon l’association, cette thèse se vérifie uniquement dans un cas : «Celui d’une personne seule et sans enfant. La personne au Smic n’a alors pratiquement pas accès aux aides (logement, santé, transports, énergie) et l’incitation financière à travailler est très faible ou inexistante. Ce cas représente environ 5 % des foyers fiscaux en France…»
Pour le reste, ATD Quart Monde publie dans son livre trois tableaux – pour trois configurations de foyers – qui montrent que l’écart de revenus entre des foyers percevant le RSA pour l’un, et l’équivalent d’un Smic pour l’autre, n’est jamais négligeable. D’après les calculs de l’association, l’écart est supérieur à 650 euros pour un couple avec deux enfants (l’exemple choisi par Valeurs actuelles), il est de 551 euros pour un couple sans enfant, ou de 516 euros pour un parent isolé avec deux enfants. Au-delà de la question du différentiel de revenu, l’association insiste aussi sur ce que représentent les revenus en valeur absolue. Ce qui permet de relativiser un peu la bienfaisance de la «pluie d’aides» que dénonce Valeurs actuelles. Dans les trois cas étudiés, les familles vivant du RSA vivent largement sous le seuil de pauvreté. Et ATD de noter aussi que les familles vivant avec un Smic, même avec quelque 500 euros de plus, sont à peine au-dessus de ce seuil.
Cette merde revient au moins une fois par an, tous les ans, avec toujours les mêmes "erreurs" (mon œil, ouais !) de calcul banales… De la part des mêmes personnes aigries… Et le propos raciste n'est jamais bien loin. Tout cela pue fortement et il faut encore et toujours diffuser la vérité. #fatigué.
Paypal s'enfonce dans la médiocrité en modifiant ses conditions d'utilisation : à compter de novembre 2016, la clause de non-découragement à l'utilisation de Paypal devient :
4.4 Interdiction de décourager l'utilisation de PayPal.
Dans les déclarations que vous faites à vos clients ou dans vos communications au public, vous n'êtes pas autorisé à dénigrer PayPal en tant que moyen de paiement.
Sur l'ensemble de vos points de vente (sous quelque forme que ce soit) :
a. vous n'êtes pas autorisé à dissuader ou empêcher vos clients d'utiliser PayPal ; et
b. si vous permettez à vos clients de payer avec PayPal, vous devez traiter le mode de paiement PayPal au moins à égalité avec les autres modes de paiement proposés.
Intéressant.
Donc un journal en ligne ou tout autre forme de contenu (comme un blog) qui reposerait sur Paypal pour des dons / abonnements n'aurait pas le droit de dire du mal de Paypal ? Intéressant.
Donc une association, comme LQDN, qui décourage, poliment et sans troll, sur son site web, l'utilisation de Paypal au profit d'autres moyens de paiement, ne respecte pas le contrat Paypal ? Intéressant.
Et puis merde, pourquoi tout particulier, société commerciale ou association ne peut-il-elle pas proposer les moyens de paiement qu'il-elle souhaite, ordonnés de la manière qu'il-elle souhaite ?! Ça me semble élémentaire.
Paypal, la société commerciale pourrie qui a déjà fait beaucoup de grosses merdes :
Quand est-ce qu'on arrête d'utiliser cette bouse ?
Via https://twitter.com/AdrienneCharmet/status/770295854645194753 via https://twitter.com/bortzmeyer
Je découvre encore des trucs crades "planqués" (pas vraiment, les données sont pas envoyées si l'on répond non au premier lancement) dans Firefox :
datareporting.policy.dataSubmissionEnabled -> false pour désactiver les HealthReports (une fonctionnalité bullshit censée nous informer de la performance et de la stabilité de notre navigateur à travers le temps, voir https://support.mozilla.org/en-US/kb/firefox-health-report-understand-your-browser-perf ) et la télémétrie (une autre fonctionnalité bullshit pour collecter et envoyer des mesures de perfs, la consommation et la personnalisation de Firefox aux devs, voir https://wiki.mozilla.org/Telemetry ).datareporting.healthreport.uploadEnabled est déjà à false chez moi.datareporting.healthreport.service.enabled à false pour pas avoir du code inutile qui tourne pour rien.toolkit.telemetry.enabled est déjà à false chez moi. Même chose pour toolkit.telemetry.reportingpolicy.firstRun.J'ajoute tout ça à ma configuration Firefox. :- C'est quand même pas possible d'avoir autant de merdes dans ce navigateur libre et ouvert. Ça m'attriste au plus haut point. :'(
Les personnes qui me suivent le savent : cela fait des mois que je bosse sur la documentation technique de l'infrastructure d'ARN, Fournisseur d'Accès à Internet associatif en Alsace : présentation des rouages des services que propose l'association, comment fonctionne l'infrastructure technique, présentation des services d'infrastructure (BGP, CARP, BCP38, etc.), etc.
\o/ \o/ \o/ Cette documentation est enfin terminée. \o/ \o/ \o/
Un dépôt git contenant les configurations des principaux logiciels que nous utilisons ainsi que nos scripts est également publiquement disponible : http://gitlab.netlib.re/arn/arn-confs/tree/master . Forcément, les conf' triviales et/ou celles qu'on retrouve partout sur le web genre apache httpd ou nginx ou smartd ou... sont absentes de ce repo git. :)
Je vous encourage vivement à aller lire cette documentation, à flâner dedans, à vous approprier ces contenus. Oui, c'est technique et en priorité adressé à des gens qui ont de solides bases en administration systèmes GNU/Linux et réseaux MAIS il y a également plein de vulgarisation. Je pense notamment aux pages suivantes (liste non exhaustive et non ordonnée) :
Il y a également une page-annuaire qui recense tous les logiciels, toutes les commandes, tous les trucs, toutes les astuces, qui nous ont servis pour installer / configurer / maintenir l'infrastructure technique d'ARN mais peuvent être réutilisée dans beaucoup d'autres contextes, parfois même à la maison. Voir https://wiki.arn-fai.net/technique:generique
Je profite de ce shaarli pour vous encourager vivement à documenter absolument tout et pas que de la technique. Documenter :
config permet d'inclure un bout de conf' dans un autre ;) ).Tout ce qui n'est pas documenté sous une licence libre n'existe pas ! Documenter, ce n'est jamais inutile ! Documentez tout, tout le temps, bordel !
Mais pour "retrouver la confiance dans notre patrie", le candidat à la primaire, devancé dans les sondages, propose surtout de "revoir l'enseignement de l'Histoire à l'école primaire", ce afin que les maîtres ne soient "plus obligés d'apprendre aux enfants à comprendre que le passé est source d'interrogations". "Faire douter de notre Histoire : cette instruction est honteuse !" a-t-il lancé.
"Si je suis élu président de la République, je demanderai à trois académiciens de s'entourer des meilleurs avis pour réécrire les programmes d'Histoire avec l'idée de les concevoir comme un récit national".
Car "le récit national c'est une Histoire faite d'hommes et de femmes, de symboles, de lieux, de monuments, d'événements qui trouve un sens et une signification dans l'édification progressive de la civilisation singulière de la France".
Quelle idée géniale ! Je propose même que l'on supprime le doute de toutes les matières, même des sciences ( ;) ). La croyance en ce que disent les 3 académiciens et les avis des potes du Führer, c'est beaucoup mieux. Les récits nationaux sont aussi une bonne idée : toutes les dictatures en sont fan, elles ne peuvent pas être dans l'erreur. :))))
Plus sérieusement : casse toi, pov' con, et emporte ta propagande avec toi !
Via https://twitter.com/LaTribuneDuLard/status/769911441986035712 via https://twitter.com/aeris22/status/769988151389683713 + j'ai vérifié sur plusieurs médias (Libération, Metronews, le Parisien) mais ça semble tout être du copier/coller d'une dépêche AFP so wait&see.
L'idée est de mesurer si un modem-routeur domestique permet de monter un VPN qui tient le débit sur un accès Internet en fibre 100 mégas. Si c'est le cas, ce modem-routeur encapsulerait tout le trafic domestique dans un VPN. Pourquoi une telle installation ? Parce que c'est simple, c'est économe en énergie et ça ne prend pas de place donc c'est noob compliant.
opkg update
opkg install openvpn-openssl
Pour monter un VPN : openvpn <conffile> où conffile est un fichier de conf' tout à fait standard. Oui, --config n'existe pas ici. Même chose pour explicit-exit-notify. Oui, il faudra pérenniser cela dans un fichier de conf'.
Pour que le trafic de toutes vos machines dans votre réseau local sortent par le VPN : iptables -t nat -I POSTROUTING -o <nom_device_tun> -j MASQUERADE. Oui, c'est crade et il faudra pérenniser ça dans le fichier de conf' kiVaBien.
Il vaut mieux utiliser BitTorrent qui, par sa nature, charge mieux les interconnexions de votre FAI alors que le téléchargement direct dépend de la qualité d'une seule interconnexion. Et il n'est pas rare que des intercos entre opérateurs soient laissées à l'abandon. Prenez un torrent populaire, un truc à la mode, avec beaucoup de seeders.
Attention : ce genre de test est sensible à la qualité de l'interconnexion entre votre FAI physique (genre Orange, Numericable, Free, ...) et l'opérateur qui héberge votre VPN. Exemple : il y a une ancienne interconnexion non-entretenue entre Free et Cogent donc il y a une faible qualité (et assez volatile, de surcroît) entre ARN et Free. En revanche, l'interconnexion directe entre Numericable et Cogent dépote et le débit est excellent (> 8 mo/s sur du torrent).
Attention aussi aux trackers qui détectent quand cela fait X fois que vous demandez un même fichier et qui limitent alors l'envoi de peers.
Quand le Buffalo WBMR-HP-G300H monte un VPN avec un chiffrement symétrique Blowfish + authentification/intégrité avec SHA-1, le débit maximal atteint est de 700 ko/s soit 5,6 Mbps soit 5,6 megas. Un top en parallèle du téléchargement montre bien que la CPU est totalement occupée par les opérations cryptos.
Quand ce même Buffalo se contente de forwarder les paquets (UDP, taille variable puisque torrent), la CPU de ce modem-routeur sature à 4 mo/s avec le vent dans le dos soit 32 mégas. Un top en parallèle montre un CPU totalement dépassé par les IRQ du switch.
C'est parfaitement cohérent : ce modèle est équipé d'une CPU à 334 Mhz qui fait parfaitement le job pour lequel il a été vendu, c'est-à-dire modem-routeur ADSL 2+ c'est à dire une techno d'accès qui ne dépasse pas 20 megas avec le vent dans le dos.
Pour un boîtier simple d'utilisation qui tient la charge sur un accès Internet fibre, il faudra repasser.
Sur un Buffalo WBMR-HP-G300H équipé d'OpenWRT, le port WAN est le port rj11, par défaut. Et si l'on veut brancher une box ou un ONT fibre sur l'un des ports rj45 et pecho le ternet par ici ?
Dans l'interface web (LuCi), il faut aller dans le menu « Network » puis « Switch ». Il faut ajouter un VLAN (le bouton « Add » sous la liste des ports). Peu importe son VLAN ID (2, 42, 666, etc.). Sur le port « CPU », il faut choisir « tagged ». Sur le port rj45 que vous voulez utiliser en tant que port WAN, il faut choisir « untagged ». Il faut mettre à « off » tous les autres ports sur la ligne de votre nouveau VLAN. Sur la ligne représentant le VLAN 1, il faut passer « off » le port WAN que vous avez choisi. « Apply and save » les modifications.
Il faut maintenant aller dans le menu « Network » puis « Interfaces ». Il faut « Edit » l'interface WAN. Si vous souhaitez que votre box attribue une IP à votre Buffalo en DHCP, il faut virer « PPoE » pour mettre « DHCP client » et cliquer sur le bouton « Switch protocol ». Ensuite, il faut aller dans « Physical interfaces » dans le sous-menu. Là, il faut cocher l'interface « eth0.2 ». Si vous avez changé le VLAN ID à l'étape précédente, il faudra choisir l'interface eth0.X où X est votre VLAN ID. « Apply and save » les modifications.
Dans le menu « Network » puis « Interfaces », on clique sur le bouton « Connect » de l'interface WAN et votre Buffalo doit obtenir une IP. \o/
On a donc les interfaces réseau suivantes :
Testé sur le matos d'HS-157 ( http://hs-157.moe/ ). \o/
P.-S. : pour flasher un Buffalo WBMR-HP-G300H, c'est par ici : http://shaarli.guiguishow.info/?aaZWvg
Alors que Cazeneuve l’attaque et dénonce ses dangers, ses collègues en usent et en abusent. Pour échapper à quelles grandes oreilles indiscrètes ?
Nos élus sont très à l’écoute. À l’instar des terroristes, ils utilisent de plus en plus les messageries téléphoniques cryptées et instantanées. Un comble, au moment où le ministre de l’Intérieur - qui, le 23 août, recevait à ce sujet son homologue allemand Place Beauvau - veut lancer une initiative européenne pour contrer Telegram si utile aux terroristes.
Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais. C'est pour ça que cet article du Canard est très important : dénoncer les contradictions, c'est important. Le chiffrement fort ne doit pas être réservé à une élite et encore moins à des représentant-e-s du Peuple.
Durant l’été, la liste, déjà longue (« Le Canard », 20/7), des adeptes de cette messagerie cryptée d’origine russe - la plus prisée, semble-t-il - s’est considérablement allongée. Comme si certains craignaient, à l’approche des échéances électorales, des écoutes d’officines ou de services de l’Etat. Mais qu’ont-ils donc à cacher ?
La confiance règne !
Même le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, s’est récemment converti à Telegram. Pas (encore) le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Mais ses proches - notamment sa conseillère spéciale, Marie-Emmanuelle Assidon - l’utilisent depuis belle lurette. Autre récente convaincue : Juliette Méadel, secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes. L’actuel numéro 1 de la police judiciaire de la préfecture de police, Christian Sainte, s’en sert aussi, tout connue ses prédécesseurs — parmi lesquels Frédéric Péchenard, aujourd’hui dircab de Paul Bismuth… pardon, Nicolas Sarkozy !
Au moins trois candidats à la primaire ont adopté l’application russe. Deux à gauche : Benoît Hamon - qui a rejoint l’application le 27 juillet - et Arnaud Montebourg. À droite, pour le moment, un seul adepte : François Fillon, fan de Poutine. Si Alain Juppé ne s’y est pas encore mis, son bras droit, Gilles Boyer, si. De même Aquilino Morelle, l’ex-conseiller spécial de Hollande, devenu éminence de Montebourg.
Sans doute pour tromper l’ennemi, Montebourg, Hamon et leurs amis proches utilisent également ProntonMail, une autre application chiffrée, dont les serveurs sont basés en Suisse. Y ont-ils planqué leurs tré—
sors programmatiques ?Chez les députés, Telegram rencontre également un vrai succès... Ils s’échangent des mots doux dans l’hémicycle, sans doute. À moins qu’ils ne partagent leurs photos de vacances. A gauche, en effet, Olivier Dussopt, Patrice Prat, Edouardo Rihan Cypel, François Lamy, le lieutenant de la maire de Lille, et quelques autres se sont connectés à la mi-juillet. Plus anciens utilisateurs de la messagerie cryptée : Pascal Terrasse, Pascal Popelin ou Richard Ferrand, député du Finistère et principal soutien d’Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie. Il faut dire que l’élu breton est un peu obligé de se servir de Telegram : Macron en est un fervent adepte ! Pas mal, pour le promoteur de la « French Tech »…
À droite, le grand organisateur de la primaire et député des Hauts-de-Seine, Thierry Solère, utilise les messageries cryptées. Au moins, lui a une bonne raison : il aurait été écouté par la DGSE, sur ordre de Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée… Éric Ciotti, le Monsieur Sécurité des Républicains, partage également ses secrets via l’application russe. Thierry Mariani échange aussi sur Telegram. Mais, lui, c’est pour faire marcher le commerce avec la Russie : il est député des Français résidant dans les pays de l’Est…
Russe de Sloux
Eux aussi sensibles à l’âme slave et, de surcroît, génétiquement méfiants, le trésorier du Front national, Wallerand de Saint-Just, ainsi qu’Alain Vizier — conseiller en communication de Marine Le Pen, après avoir été celui de papa — échangent via l’application chiffrée. Jean—Luc Mélenchon, qui se veut le meilleur ennemi de la candidate frontiste, fait également partie des utilisateurs. Comme tout son état-major, d’ailleurs.
Dernier candidat putatif à la présidentielle, François Bayrou s’est récemment converti aux échanges chiffrés. Il est le seul, au MoDem.
Normal, les centristes se font rares...
Jérôme Canard
Je n'ai qu'une seule chose à dire : envoyez-moi tous ces terroristes au trou ou dans un centre de détention préventive !
Dans le Canard Enchaîné du 24/07/2016. Merci Alarig. :)
Sur 3597 publications étudiées, 987 sont touchées par de telles erreurs, soit près de 20 % ! La cause de cette épidémie est simple : l’évocation de gènes suppose souvent l’utilisation de longues listes, qui sont stockées dans un tableau. Problème, Excel confond certains noms de gènes avec des dates ou nombres classiques. Un souci que rencontrent également d’autres tableurs.
Exemple, Septin 2, connu sous le nom de SEPT2, se transforme en 2 septembre sous Excel. Il en va de même avec MARCH1, converti en 1er mars. Quant aux identifiants RIKEN utilisés dans ce secteur, ils sont eux aussi convertis par Excel. Par exemple, 2310009E13 devient 2.31E+13. De nombreux fichiers Excel liés à des publications scientifiques sont touchés par ces problèmes, faussant ainsi les données proposées par les chercheurs.
Ces documents étant massivement réemployés par la communauté scientifique, ces erreurs se diffusent. Un nettoyage des fichiers Excel en circulation et une meilleure formation des utilisateurs seront requis pour éliminer ce problème, qui atteint aujourd’hui une ampleur inédite. Une suite de scripts Bash est proposée sur SourceForge.net afin d’aider à détecter les erreurs dans les noms de gènes présents au sein de fichiers Excel.
O_O