Dans un ordiphone, il y a deux ordinateurs en un. Le premier fait tourner les applis, l'interface graphique toute mimi, tout ça. L'autre, nommé baseband, est chargé de dialoguer avec le réseau GSM voire d'exécuter des ordres venant du réseau genre effacer à distance le contenu d'un téléphone volé. Ça veut dire que cet ordinateur obéit au réseau. Mieux que ça, cet ordinateur n'est pas forcément éteint quand l'utilisateur-rice fait le choix d'éteindre son ordiphone, ce qui signifie qu'un ordiphone peut être un mouchard qui permet d'écouter une conversation à distance. Avoir une batterie amovible permet de s'assurer qu'une telle chose soit impossible (les lois physiques sont formelles : pas d'ordinateur en cours de fonctionnement sans courant électrique).
Mais, il y a une raison encore plus pragmatique pour choisir un ordiphone avec une batterie amovible : la baseband peut être totalement plantée. Il est alors nécessaire de la redémarrer de force. Sur mon ordiphone Motorola Moto G 4G LTE, le bouton on/off/reboot ne fait pas rebooter la baseband. La batterie n'étant pas amovible, il faut la vider… et c'est vraiment pénible. Pour ce faire : regarder une vidéo (avec VLC) en mettant la luminosité à fond ou utiliser Torch pour allumer l'ampoule du flash. L'ordiphone finira par s'éteindre tout seul. Mais la batterie n'est pas encore vide pour autant donc la baseband est encore alimentée. Comment je le sais ? La petite LED de façade clignote 3 coups rapides quand j'appuie sur le bouton on. Pour vider la batterie, il suffit de rester appuyer sur ce bouton on : la LED va clignoter, 3 coups rapides par 3 coups rapides, jusqu'à l'épuisement de la batterie. Une fois que la LED ne s'allume plus, attendre encore 2-3 heures. Brancher le téléphone au secteur, attendre 15-30 minutes puis allumer l'ordiphone et constater que la baseband est de nouveau opérationnelle.
Comment je sais que c'est bien la baseband de mon ordiphone qui était plantée ?
Résumé des actions des exégètes amateurs devant les tribunaux.
Certaines personnes jouent un rôle central dans les communautés geeks. Est-ce toxique, souhaitable, utile, dangereux ? Retour d'expérience.
Le personnage public a une responsabilité car il est en capacité de fausser le discernement et de donner une image de ce qu'est la norme. Ce personnage ne peut pas parler, sauf auprès de gens de confiance, des sujets qu'il ne connaît pas ou insuffisamment de peur que personne ne le contredise s'il se trompe.
Tour d'ivoire pour se protéger des attaques auxquelles le personnage public est, statistiquement, plus exposé. Cela conduit à refuser un argument par principe, avant même d'y avoir réfléchit.
Le personnage public devient un centre. On fait de lui un centre. Et comme toute centralisation, c'est dangereux. Ça encombre : ce personnage est toujours invité aux conférences à la place des copain-ine-s tout aussi compétent-e-s, ce personnage détourne l'audience des talks parallèle au sien, etc. Ça épuise le personnage public. Ça complexifie le passage de relai.
En bref, comme le dit Benjamin, le personnage public connu et le public qui a fait émerger ce personnage public ont tous les deux une part de responsabilité dans le façonnage dudit personnage public : on se fabrique nous-même notre tyran, en quelque sorte.
Rien de neuf par rapport à la citation qui sert de titre mais je me note quelques réflexions fortes intéressantes :
Réponse du sénateur Détraigne :
Monsieur,
J'ai pris bonne note de votre courriel m'exposant vos inquiétudes et désaccords s'agissant de la proposition de loi portant réforme de la prescription en matière pénale et, plus particulièrement, sur l'article portant sur la protection des victimes de calomnies et de diffamations sur internet. Je vous en remercie.
Le Sénat n'a effectivement pas eu la même position que l'Assemblée nationale concernant l'allongement des délais de prescription de l'action publique et de l'action civile en matière de propos illégaux publiés sur Internet, les députés privilégiant la protection des auteurs des informations susceptibles de circuler sur internet là où les sénateurs préféraient donner la priorité à la protection des victimes.
Le rapporteur de la commission de Lois du Sénat a, de fait, considéré que, tout en accordant aux victimes un plus long délai pour agir en justice, cet allongement restait conforme à la jurisprudence constitutionnelle, tout en répondant à un débat désormais régulier depuis le vote, en 2004, de la loi pour la confiance dans l‘économie numérique. Au regard du support de commission de l'infraction, le Conseil constitutionnel avait, alors, reconnu que les messages disponibles sur support informatique répondaient à une situation particulière et précisé que cela n'excluait pas la possibilité de traiter différemment ces messages en fonction de leur support.
Je me suis rallié à cette position du rapporteur en considérant que la rédaction sénatoriale était la solution la plus protectrice pour les éventuelles victimes d’un délit. Toutefois, en application de l’article 45, alinéa 4, de la Constitution, le Gouvernement a demandé à l’AssembIée nationale de statuer définitivement sur ce texte et les députés ont choisi de revenir dessus.
Je le regrette personnellement mais tenais à vous en faire part pour votre parfaite information.
Ma réponse… … …
Bonjour,
Je suis fortement déçu : cette réponse pleine de rappels (j'ai suivi le processus législatif, merci bien) et de banalités ne contient aucun contre-argument de fond à ceux que je vous ai exposés. C'est pourtant sur ce terrain que je souhaitais échanger.
La calomnie n'est pas un délit, seule l'est la dénonciation calomnieuse et il ne s'agit pas d'une infraction de presse. Quel rapport avec la ppl dont nous discutons ici ?
Vous passez sous silence une partie de la décision 2004-596-DC du Conseil constitutionnel que vous évoquez, partie dans laquelle le Conseil a statué qu'il ne faut pas que cette différence de traitement dépasse la mesure de ce qui est nécessaire pour prendre en compte la situation particulière qui justifie la différence de traitement. Je ne suis pas du tout convaincu que les spécificités du numérique (pas celles qu'une partie du Sénat lui prête, non, les factuelles) justifient un délai de prescription de l'action publique d'une année. C'est justement la question de la proportionnalité des restrictions législatives à la liberté d'expression, que seul Internet rend pleinement possible (jadis, la parole était réservée à des élites), comme le Conseil l'a reconnu dans sa décision 2009-580-DC, qui se pose dans cette ppl.
Quant à la protection des auteurs versus celle des victimes, les deux sont importantes et il ne s'agit pas d'opposer les uns aux autres (et la loi de 1881 est équilibrée sur ce point, à mon avis) et vous ne pouvez pas nier que les auteurs de véritables informations exprimées de bonne foi (telle que définie dans la loi de 1881) sont tout aussi exposés et fragiles à des plaintes infondées pour injure ou diffamation (se reporter aux exemples cités dans l'avant-dernier paragraphe de mon précédent email) et que cette situation n'est pas plus acceptable que celle qu'une partie du Sénat dépeint en séance. Allonger le délai de prescription commun en matière de presse amène un risque du type société commerciale qui porte plainte des mois après pour protéger son entrée en bourse (mais un gros équipementier états-unien peut publier les mêmes affirmations sans encombres) ou son image.
Le débat devrait être concentré sur le nécessaire équilibre à trouver. Celui proposé par le Sénat ne me paraît pas être adapté.
Cordialement.
ÉDIT DU 01/03/2017 À 22H05 :
Et la réponse…
Monsieur,
En réponse à votre nouveau mail en date du 24 février courant, je vous rappelle que le Parlement représente le peuple français et est souverain.
Je prends note de votre position qui n’engage que vous. Chaque individu est libre de penser ce qu’il veut mais quand la loi est votée, elle s’applique.
Sincères salutations.
Sénateur Yves Détraigne
FIN DE L'ÉDIT.
Un très bon résumé du mégafichier TES. J'en recommande la lecture.
[…] De quoi s’agit-il ? Rien de moins qu’un «mégafichier», comme il a vite été surnommé, qui doit regrouper à terme les données personnelles de quelque 60 millions de Français : données d’état civil, noms et prénoms des parents, adresse, couleur des yeux, taille. Et surtout des données biométriques, photo du visage et empreintes digitales, désormais stockées sous forme numérisée dans une base centralisée.
Depuis qu’un décret pris le 28 octobre et publié en plein week-end de la Toussaint a étendu TES – qui concernait déjà, depuis 2008, les 15 millions de citoyens français munis d’un passeport – à l’ensemble des titulaires de la carte d’identité (CNI), soit la quasi-totalité de la population française, les inquiétudes se sont multipliées. […]
Des parlementaires ont exprimé leurs craintes. Au sein de l’ENS Cachan ou de l’université Paris 6, des scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme. Dans nos colonnes, des personnalités de la société civile ont signé des tribunes appelant à la suspension ou au retrait du décret. Le Conseil national du numérique (CNNum) a lui aussi demandé la suspension du texte, et organisé une consultation en ligne pour étudier les alternatives techniques. Missionnées par Bernard Cazeneuve, alors à Beauvau, pour auditer le système TES, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) et la Direction interministérielle du numérique et de la sécurité du système d’information de l’Etat (Dinsic) ont rendu, le 18 janvier, un rapport sévère à bien des égards.
Le «mégafichier» vise en priorité à lutter contre la fraude et à simplifier la vie de l’usager, insiste le ministère de l’Intérieur. Pour autant, les réquisitions judiciaires permettent d’accéder à toutes les informations correspondant à une identité donnée, y compris les empreintes. […] Mais le constat de l’Anssi et de la Dinsic est sans appel : même avec ce lien unidirectionnel, «le système TES peut techniquement être détourné à des fins d’identification […] ne serait-ce que par reconstitution d’une base de données complète». «Les données biométriques propres à la CNI existent déjà», fait encore valoir l’Intérieur. Certes, mais elles étaient jusqu’ici conservées sous format papier, de manière décentralisée, dans les préfectures. Elles seront désormais réunies sous forme numérisée dans un seul et même système.
Quant à la possibilité, concédée par Cazeneuve face à la bronca, de refuser de voir ses empreintes digitales versées au fichier, qui l’exercera dans les faits ? Qui sera suffisamment informé ? Qui résistera à la crainte de paraître avoir «quelque chose à cacher» ?
Le décret rectificatif permettant ce refus n'est toujours pas publié. ;)
Les opposants au «mégafichier» n’ont cessé de le répéter : rien ne garantit que ses finalités ne seront pas étendues – comme cela s’est produit pour les fichiers européens des demandeurs d’asile ou de visa – suite à des événements dramatiques. Et que dire du contexte politique, plus incertain que jamais, où le poids de l’extrême droite se renforce, ici comme ailleurs ? L’Observatoire des libertés et du numérique le résume en une phrase : «Les fichiers centralisés ne font pas les régimes autoritaires, mais tout régime autoritaire s’appuie sur un fichage de sa population.» […] Le 15 novembre, on put même entendre Bernard Cazeneuve, devant l’Assemblée nationale, expliquer sans frémir que pour éviter des usages néfastes de ce fichier, il suffirait de «ne pas accorder ses suffrages à certains», et qu’«avec une telle logique, nous ne ferions plus rien de sensé en matière de progrès du service public»… Après nous, le déluge !
[…]
Son déploiement, à marche forcée, est accueilli par un fatalisme inquiétant. Faudra-t-il donc s’en remettre aux recours juridiques lancés par quelques associations, ou à la Commission européenne, saisie de la question par des eurodéputés ? Il n’est pas trop tard pour faire de ce sujet l’un des enjeux de la campagne en cours. Au moins connaîtra-t-on le prix que les candidats accordent à la protection de nos données personnelles et de nos libertés.
Via https://twitter.com/amaelle_g/status/834830348840267778 via https://twitter.com/bluetouff
Ça fonctionne aussi avec simple-scan <uri>.
Notes :
hp-probe -bnet. Ça repose sur la découverte réseau, avahi, tout ça. Attention : si tu utilises un VPN, le trafic sera envoyé via celui-ci et non par l'interface LAN. LALA. Je n'ai pas réussi à faire fonctionner cet outil. Même sans VPN, même sans pare-feu, même avec avahi en cours d'exécution, il trouve rien.Soit un contrôleur iDRAC 8. Jusqu'à aujourd'hui, j'ai bossé exclusivement avec des iDRAC 6 mais bon, ça doit bien rien changer, non ? Comme d'hab, je lance la console virtuelle. Comme d'hab, je récupére un fichier « .jnlp ». Pour l'exécuter, sous Debian GNU/Linux Jessie (l'actuelle stable), il faut les packages openjdk-7-jre icedtea-7-plugin.
Mais, cette fois-ci, l'exécution foire : « Fatal: Initialization Error: Could not initialize application. The application has not been initialized, for more information execute javaws from the command line. ». La console java est juste imbitable donc allons-y pour exécuter en ligne de commande :
$ javaws viewer.jnlp
Attempted to download https://192.0.2.1:443/images/logo.gif, but failed to connect!
Attempted to download https://192.0.2.1:443/software/avctKVMIOLinux64.jar, but failed to connect!
Attempted to download https://192.0.2.1:443/software/avctVMAPI_DLLLinux64.jar, but failed to connect!
Attempted to download https://192.0.2.1:443/software/avctKVM.jar, but failed to connect!
JAR https://192.0.2.1:443/software/avctKVM.jar not found. Continuing.
JAR https://192.0.2.1:443/software/avctKVMIOLinux64.jar not found. Continuing.
JAR https://192.0.2.1:443/software/avctVMAPI_DLLLinux64.jar not found. Continuing.
JAR https://192.0.2.1:443/software/avctKVM.jar not found. Continuing.
JAR https://192.0.2.1:443/software/avctKVMIOLinux64.jar not found. Continuing.
JAR https://192.0.2.1:443/software/avctVMAPI_DLLLinux64.jar not found. Continuing.
netx: Initialization Error: Could not initialize application. (Fatal: Initialization Error: Unknown Main-Class. Could not determine the main class for this application.)
[…]
Hum, donc l'applet n'arrive pas à récupérer des libs et des ressources en HTTPS depuis la BMC et donc forcément, elle n'a aucun code à exécuter… Pourtant, depuis ma machine, un wget https://192.0.2.1:443/images/logo.gif fonctionne très bien.
Sortons Wireshark. En utilisant l'applet java, on constate que la BMC interrompt directement la communication après la réception (ack) du message TLS « Client Hello ». Avec wget, aucun problème. Ça ne peut pas être un erreur de certificat puisque le serveur a refusé d'établir une session TLS avant même de transmettre son certif'. Dans ce type de cas, généralement, on est sur des grosses erreur bateau genre version de TLS ou suite d'algo de chiffrement/intégrité.
Avec l'applet java, la version TLS demandée au serveur est TLS 1.0. Avec wget, la version TLS demandée est TLS 1.2. Huuum, sortons notre openssl :
$ openssl s_client -connect 192.0.2.1:443 -tls1
CONNECTED(00000003)
140316040763024:error:1409E0E5:SSL routines:SSL3_WRITE_BYTES:ssl handshake failure:s3_pkt.c:637:
[…]
Hé oui, à partir d'iDRAC 7 ou 8 version 2.40.40 ou supérieure, TLS 1.0 est désactivé par défaut.
Que faire ?
racadm : nope, nope, nope. La version 1.0 de TLS est une passoire et le fait que la BMC soit dans un VLAN isolé n'est pas un motif suffisant pour l'utiliser !Un petit résumé suite à une discussion sur #ldn.
IPv4 : il n'est plus possible d'obtenir de la ressource PI sauf si l'on est un point d'échange (on peut alors récupérer un /24 et jusqu'à /22 si c'est justifié) ou un LIR (on peut alors récupérer un unique /22 dans le dernier /8, quels que soient les besoins effectifs).
IPv6 : un point d'échange ou un utilisateur final (moi à la maison, une société commerciale genre un fournisseur de service, un opérateur, etc.) peut obtenir un /48 et plus si c'est justifié (/48 max pour un point d'échange ou un particulier ou une société commerciale lambda, plutôt /32 voir /29 pour un opérateur).
Dans les deux cas, il faut maintenir un lien contractuel entre l'utilisateur final et le RIPE. Que ça soit en direct (c'est-à-dire être membre du RIPE aka un LIR) ou via un sponsor LIR. L'idée est de ne pas reproduire le bazar du passé (on alloue, sans savoir trop à qui, sans contrepartie, donc personne ne prévient s'il utilise encore la ressource qu'on lui file, on ne sait plus le contacter, on se retrouve face à des dilemmes genre est-ce qu'un RIR peut reprendre de force quelque chose sans se baser sur un quelconque contrat ? est-ce qu'un RIR peut reallouer une ressource qui semble inutilisée ? etc.).
Stateless NAT, occasionally maligned as dumb NAT [31], is the simplest form of NAT. It involves rewriting addresses passing through a routing device: inbound packets will undergo destination address rewriting and outbound packets will undergo source address rewriting. […]
[…]
NAT with iproute2 can be used in conjunction with the routing policy database (cf. RPDB) to support conditional NAT, e.g. only perform NAT if the source IP falls within a certain range. See Section 5.3.3, “Conditional Stateless NAT”.
Via #ldn
Covoiturage, échanges d'appartements, paniers locavores… l'économie circulaire est chaque jour plus présente dans notre quotidien. Mais est-il possible en 2016 de vivre 100% collaboratif ? Eugénie Ravon a relevé le défi pendant 2 mois : se loger, se nourrir, travailler, se déplacer… toute sa vie a été revue et corrigée pour correspondre à ces nouveaux modes de consommation.
J'ai bien aimé ce documentaire financé par Le Bon Coin et incarné par une comédienne (point de journaliste ici). J'en recommande vivement le visionnage.
Quelques notes :
Comme ce documentaire est difficile à trouver en dehors de Youtube et que la diffusion et la préservation du savoir me semble être la priorité, j'en mets une copie à disposition : 60 jours collaboratifs.
One week ago, the news site TorrentFreak reported that The Pirate Bay and nearly 20 other torrent and pirate sites were being blocked by Cogent Communications, an Internet backbone provider. The block had been in place for more than a week and appeared to “appl[y] to the company’s entire global network,” affecting customers of ISPs "from all over the world" that send traffic through Cogent.
[…]
Cogent CEO Dave Schaeffer yesterday confirmed to Ars that the company is complying with a court order issued recently in Spain. But The Pirate Bay was not the subject of the court order, Schaeffer also confirmed. Schaeffer would not say which site or sites the order was intended to block, but the incident demonstrates how court orders to block websites can have unintended effects. (We have not been able to track down the specific court order at this time.)
[…]
Court orders to block websites are more commonly issued to residential ISPs that directly serve consumers, not Internet transit providers like Cogent. The backbone operators are “usually the last guys” to get such orders, which can have unpredictable effects at that layer of the network, said co-founder and CTO Don Bowman of Sandvine, which makes network management equipment.
[…]
The Cogent situation is not the first such court order, but “it’s still early in this evolution, and it gives us concern that if these sorts of orders continue to multiply, it’s going to provide additional complexity and complication,” Kramer said. “We want to be proactive about it now to make sure these court orders don’t multiply in a problematic way.”
:(
Projet de loi adopté, cette horreur sécuritaire rejoint donc notre corpus législatif. :(
On garde tous les trucs crades que j'ai mentionnés dans mon dernier shaarli : légitime défense renforcée (y compris pour les douanes et les jojos de l'opération Sentinelle), armement des pros chargés de la protection de personnes, anonymat des agents de l'autorité publique dans un nombre important de cas (infraction > 3 ans de taule ou tout crime/délit en raison de circonstances particulières…), les services de renseignements (au service de l'exécutif) peuvent mettre leur nez dans le secret des instructions judiciaires, hausse des peines encourues pour outrage envers un agent de l'autorité publique et pour refus d'obtempérer, etc.
On y ajoute l'usage des armes par la police municipale et un délit de consultation habituelle des sites web "terroristes" nouvelle version qui ne respecte pas les exigences du Conseil constitutionnel, mais on n'est plus à ça près.
Joie. :( Bref, nos élu-e-s renforcent les pouvoirs de l'autorité publique tout en la rendant anonyme dans un grand nombre de cas. L'État qui s'arme contre les citoyen-ne-s. :(
On n’a probablement pas suffisamment analysé les conséquences du paiement par la banque française BNP à l’Etat américain, d’une amende de plus de 8,8 milliards de dollars (tout de même) pour avoir mené des transactions financières de 2000 à 2010 avec Cuba, la Lybie et l’Iran.
Ainsi donc une banque européenne et française était poursuivie par la justice américaine pour des transactions opérées de Genève, Milan, Paris, Rome, c’est-à-dire d’Europe, et de Singapour, c’est à dire d’Asie, avec trois pays d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Asie.
Mais comment les Etats-Unis pourraient-ils sanctionner de telles opérations quand aucun élément de territorialité ne concerne le pays de l’Oncle Sam, tout lui étant extérieur ?
Comment se fait-il que la justice américaine s’estime compétente, quand, de surcroît, la banque est européenne et aucun justiciable américain n’est directement concerné ?
La réponse officielle : les transactions ont été réalisées en dollars américains.
Le contrat est partout.
On le retrouve pour l’achat quotidien de la baguette de pain jusqu’à l’opération d’investissement la plus complexe impliquant une société multinationale cotée en bourse.
Pourtant, quoi qu’on en pense, le contrat est le plus souvent informel. C’est le cas de l’achat de la baguette.
Or, il n’en est pas moins contrat, le droit étant gouverné par le principe dit du consensualisme qui veut que deux personnes s’accordant sur une « chose » et un prix, le contrat est alors juridiquement conclu.
Mais le contrat peut aussi être formalisé par écrit, que ce soit sur support papier ou sous forme électronique.
Cette formalisation est presque nécessaire lorsqu’il s’agit d’un contrat qui traite des matières informatique, numérique ou de communications électroniques.
Il s’agit en effet, d’encapsuler dans la relation juridique, une relation à la base très technique.
Le rédacteur du contrat, le plus souvent un juriste, est à la manœuvre.
Au préambule, il fixera l’esprit du contrat. Dans les projets informatiques complexes, cet esprit est important, car les parties sont en relation depuis de longues semaines, voire de longs mois avant conclusion du contrat.
Souvent, elles sont entrées en relation par un appel d’offres auquel le prestataire a répondu, puis les parties ont échangé.
En cas de difficultés sur l’interprétation ou l’exécution du contrat, la compréhension de ce contexte aura son importance.
Le contrat a ensuite un corps, constitué d’articles.
Ce corps doit être quant à lui purement juridique, purgé de toutes dispositions techniques.
C’est lorsqu’on se trouve devant des juges, qu’on comprend l’importance d’une telle règle.
Il s’agit de rédiger des dispositions juridiques claires et lisibles par le tiers d’attention moyenne qu’est le juge.
Polluer ici ces dispositions juridiques par la technique, c’est introduire une complexité auquel le juge, un autre juriste, n’aura pas accès. Au final, c’est donc introduire de l’insécurité juridique.
Enfin, le contrat a une âme, ce sont ces annexes.
Annexes techniques en nombres, dont la rédaction est abandonnée par le juriste aux opérationnels techniques ou organisationnels.
Le juriste spécialisé en contrôlera tout de même la rédaction.
Par hiérarchie, ces annexes seront qualifiées d’inférieures au corps du contrat, et s’effaceront en cas de contradiction avec un article du contrat.
Ces annexes techniques, parfois financière, sont l’âme du contrat, car elles donnent au contrat ce souffle qui le rattache à une réalité.
En cas de différend, ce sera souvent sur la portée de ces annexes, que les parties discuteront ou se disputeront.
Esprit, corps et âme, le ou les rédacteurs du contrat créent bien un petit être.
Au début, ce jeune être peut parfois réveiller la nuit, lorsqu’on se demande si on a bien tout prévu.
Mais une chose est sure.
Une fois créé, il est abandonné aux parties.
Et le juriste est heureux lorsqu’il n’en a plus aucune nouvelle… C’est bien la preuve qu’il est toujours en vie et en bonne santé.
Data is like uranium.
- Don't know how to handle it? Don't collect it.
- If it leaks you cannot get it back.
- Beware of long-term effects.
Aujourd’hui. faute de loi précise, la jurisprudence fait courir le délai de prescription a partir du jour où les faits sont découverts, et non de celui où ils sont commis : le but est d’empêcher que ces affaires « astucieuses ne soient enterrées.
Glissée, quasi en douce. par le sénateur LR François-Noël Buffet, rapporteur de la loi, une disposition « dérogatoire » bouleverse cette saine logique. A l’avenir, « le délai ne pourra excéder douze ans » et partira « à compter du jour où l’infraction [aura] été commise ». Un beau cadeau octroyé au monde des affaires, gui rêvait de cette réforme depuis des lustres.
[…]
Détail cocasse : dans la même loi, toutes les autres infractions ont. au contraire, vu leurs délais de prescription doublés. Désormais, il faudra vingt ans au lieu de dix pour qu’un crime échappe
aux foudres judiciaires, et six ans au lieu de trois s’il s’agit d’un délit.
Cet article du Canard me semble être du n'importe quoi :
[…] les eurodéputés se sont finalement prononcés, par 408 voix contre 254, pour la ratification de cet accord de libre-échange que l’Union européenne (UE) et le Canada ont eu les plus grandes difficultés à conclure.
[…]
Pour être pleinement validé, le CETA devra encore recevoir le feu vert des trente-huit parlements nationaux et régionaux de l’Union européenne (dont l’Assemblée et le Sénat en France), car certaines dispositions de l’accord empiètent sur les compétences des Etats européens.
Mais comme le processus risque d’être très long, l’Union européenne a la possibilité de commencer à appliquer, en attendant, toutes les dispositions de l’accord qui relèvent uniquement de sa compétence – c’est-à-dire 95 % du CETA. En vertu de l’article 30.7, cette entrée en vigueur provisoire peut intervenir dès le mois suivant la ratification par le Parlement européen et le Parlement canadien – c’est-à-dire au mois d’avril.
Suite :
The binary log contains “events” that describe database changes such as table creation operations or changes to table data. […] The binary log has two important purposes:
- For replication, the binary log on a master replication server provides a record of the data changes to be sent to slave servers. The master server sends the events contained in its binary log to its slaves, which execute those events to make the same data changes that were made on the master. See Section 18.2, “Replication Implementation”.
- Certain data recovery operations require use of the binary log. After a backup has been restored, the events in the binary log that were recorded after the backup was made are re-executed. These events bring databases up to date from the point of the backup. See Section 8.5, “Point-in-Time (Incremental) Recovery Using the Binary Log”.
The binary log is not used for statements such as SELECT or SHOW that do not modify data. […]
[…]
The binary log is generally resilient to unexpected halts because only complete transactions are logged or read back. […]
Passwords in statements written to the binary log are rewritten by the server not to occur literally in plain text. […]