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  • Pourquoi choisir un ordiphone avec une batterie amovible ?

    Dans un ordiphone, il y a deux ordinateurs en un. Le premier fait tourner les applis, l'interface graphique toute mimi, tout ça. L'autre, nommé baseband, est chargé de dialoguer avec le réseau GSM voire d'exécuter des ordres venant du réseau genre effacer à distance le contenu d'un téléphone volé. Ça veut dire que cet ordinateur obéit au réseau. Mieux que ça, cet ordinateur n'est pas forcément éteint quand l'utilisateur-rice fait le choix d'éteindre son ordiphone, ce qui signifie qu'un ordiphone peut être un mouchard qui permet d'écouter une conversation à distance. Avoir une batterie amovible permet de s'assurer qu'une telle chose soit impossible (les lois physiques sont formelles : pas d'ordinateur en cours de fonctionnement sans courant électrique).

    Mais, il y a une raison encore plus pragmatique pour choisir un ordiphone avec une batterie amovible : la baseband peut être totalement plantée. Il est alors nécessaire de la redémarrer de force. Sur mon ordiphone Motorola Moto G 4G LTE, le bouton on/off/reboot ne fait pas rebooter la baseband. La batterie n'étant pas amovible, il faut la vider… et c'est vraiment pénible. Pour ce faire : regarder une vidéo (avec VLC) en mettant la luminosité à fond ou utiliser Torch pour allumer l'ampoule du flash. L'ordiphone finira par s'éteindre tout seul. Mais la batterie n'est pas encore vide pour autant donc la baseband est encore alimentée. Comment je le sais ? La petite LED de façade clignote 3 coups rapides quand j'appuie sur le bouton on. Pour vider la batterie, il suffit de rester appuyer sur ce bouton on : la LED va clignoter, 3 coups rapides par 3 coups rapides, jusqu'à l'épuisement de la batterie. Une fois que la LED ne s'allume plus, attendre encore 2-3 heures. Brancher le téléphone au secteur, attendre 15-30 minutes puis allumer l'ordiphone et constater que la baseband est de nouveau opérationnelle.

    Comment je sais que c'est bien la baseband de mon ordiphone qui était plantée ?

    • L'ordiphone décroche du réseau alors qu'il est posé tranquillou sur une table et ne parvient plus à accrocher le réseau ;

    • Passer en mode avion puis en sortir ne change rien (d'ailleurs, si l'on maintient le bouton on pressé quelques secondes, on voit bien que la sortie du mode avion n'a pas été réellement effectuée). Éteindre (dans le menu) + allumer ne change rien. Un reboot (avec le bouton physique) ne change rien ;

    • Une autre carte SIM ne fonctionne pas non plus alors que ma carte SIM fonctionne dans un autre téléphone, ce qui signifie que l'antenne de l'opérateur qui arrose mon quartier fonctionne ;

    • Dans le menu, « Paramètres », « Plus… » de la section « Sans fil et réseaux », « Réseaux mobiles », « Opérateurs de réseaux », « Rechercher les réseaux… » échoue immédiatement, sans même lancer une recherche en affichant un message d'erreur. En temps normal, la recherche prend plusieurs dizaines de secondes.

    • Tout cela me rappelle un laptop GNU/Linux avec une carte Wi-Fi récalcitrante. Ce sont les mêmes symptômes.
    27/02/2017 17:10:49 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?suYfcw
  • Les exégètes amateurs - deux ans - Programme du Capitole du Libre 2016

    Résumé des actions des exégètes amateurs devant les tribunaux.

    • Le fait d'être une équipe qui se repose sur plusieurs associations offre une variété qui permet d'attaquer large car ça permet d'avoir des intérêts à agir complémentaires. Oui, dire qu'un texte est illégal (pas conforme à la Constitution ou au droit de l'UE), ça ne suffit pas, il faut que la personne qui attaque ait un intérêt à agir, un intérêt à ce que le texte soit retiré. Exemple : FDN a intérêt à agir en matière de données de connexion car, en tant que FAI, tel ou tel texte lui impose de faire quelque chose. C'est, je pense, pour cela que les Exégètes n'ont pas eu vocation à devenir une association déclarée à part entière. Exemple de flexibilité que ça permet : un acteur en France métropolitaine dispose de deux mois pour attaquer un décret. C'est 3 mois pour les résidents étrangers et les DOM-TOM. C'est pourquoi la QPC contre la surveillance hertzienne est aussi portée par le FAI associatif à Saint-Barthélemy : délai de 2 mois épuisé par inattention.

    • Les Exégètes reçoivent des sollicitations et des conseils "vous devriez essayer tel angle d'attaque ;)", notamment d'acteurs institutionnels (contre le décret qui étend le fichier TES, par exemple). Ce sont des acteurs qui ne peuvent pas attaquer frontalement : le gus dans un ministère peut pas partir en croisade contre le ministère, une asso (comme Amnesty International) peut être trop complexe pour obtenir une décision interne "on va attaquer tel décret" dans le temps imparti, etc.

    • Il est probable qu'une fédération d’exégètes se monte assez rapidement dans toute l'UE entre les associations existantes qui travaillent sur des recours en justice afin d'avoir une stratégie commune européenne : toi tu attaques ce texte en France, moi j'attaque mon bout de texte ici et on se retrouve tous au niveau européen.

    • Démocratie versus démocratie : ce n'est pas aussi binaire, la démocratie se mesure. On est moins en démocratie qu'en 1970, par exemple. L'histoire allemande des années 30 nous montre que l'État de droit peut s'écrouler à une vitesse fulgurante. Il y avait des procès dans l'Allemagne de l'Est et certains donnaient des victoires. Le problème était plus large que juste être autorisé à poser un recours. La démocratie est un cadre : la population peut très bien soutenir un État autoritaire sous certains degrés. Exemple : la loi Renseignement n'a pas eu l'opposition populaire qu'elle méritait. La démocratie peut très bien mener à une dictature de manière calme si une majorité le décide même implicitement par son inaction.

    • Il faut faire de l'éducation aux enjeux. Depuis plusieurs décennies, nous créons une société paranoïaque. Ce genre d'histoire se termine toujours mal tendance extermination d'une partie de la population. On n'est pas éduqué à ça. « Les journalistes qui n'expliquent pas les enjeux, c'est scandaleux, c'est leur métier. Les politiques qui refusent d'expliquer pourquoi ils prennent une décision, c'est un problème fondamental ! ».

    • Il faut que des groupes de travail similaires se montent en France. Pour ralentir la machinerie politicienne. Pour faire de la sensibilisation juridique afin de permettre au plus grand nombre de comprendre dans quel monde nous vivons, de s'encapaciter.
    26/02/2017 17:01:27 - permalink -
    - https://2016.capitoledulibre.org/programme.html#les-exegetes-amateurs-deux-ans
  • De l'usage du personnage public - Programme du Capitole du Libre 2016

    Certaines personnes jouent un rôle central dans les communautés geeks. Est-ce toxique, souhaitable, utile, dangereux ? Retour d'expérience.

    • Le personnage public a une responsabilité car il est en capacité de fausser le discernement et de donner une image de ce qu'est la norme. Ce personnage ne peut pas parler, sauf auprès de gens de confiance, des sujets qu'il ne connaît pas ou insuffisamment de peur que personne ne le contredise s'il se trompe.

      • Je prolonge : en fonction de tes actions passées ou même de ton employeur, certaines personnes te prêtent des compétences que tu n'as pas et attendent vivement une réponse satisfaisante de ta part. Non, je ne sais pas comment on active le support NFS par Firewall IP de masquerading Ethernet en double filtrage coaxial sur ICMP parce que j'en ai jamais eu besoin ou parce que j'ai répondu autrement à la même problématique. Et c'est parfois difficile à faire comprendre. Mais c'est tout aussi compliqué, pour le personnage public, d'admettre ce vieux principe : je sais que je ne sais rien. C'est difficile parce qu'on a peur de ne plus apparaître crédible, même sur les sujets sur lesquels on a taffé à fond.
    • Tour d'ivoire pour se protéger des attaques auxquelles le personnage public est, statistiquement, plus exposé. Cela conduit à refuser un argument par principe, avant même d'y avoir réfléchit.

      • Le contre-point, qui n'est pas évoqué dans ce talk, c'est que cela permet d'avoir une boussole morale, une personne ancrée dans ses certitudes sur les sujets sur lesquels elle a une certaine expertise. Quand tu es dans le brouillard, quand tu t'es fait chahuter par de la rhétorique alors que tu n'y étais pas préparé, quand tu ne crois plus à la cause car tes proches te ressortent le discours bullshit entendu à la TV, voir quelqu'un-e bien identifié qui ne doute pas, ça aide à se remettre en selle. Ce n'est pas du dogmatisme, ça ne signifie pas qu'il faut écouter le gourou et ne rien remettre en question, ça veut dire que ça aide quand tu es dans le brouillard pour de mauvaises raisons (exemple : quand tu es déstabilisé par de la rhétorique idiote ou par le désespoir face à un monde qui sombre toujours plus). Mais, quand la boussole l'apprend, ce n'est pas agréable car alors se pose le problème de responsabilité évoqué au premier point.
    • Le personnage public devient un centre. On fait de lui un centre. Et comme toute centralisation, c'est dangereux. Ça encombre : ce personnage est toujours invité aux conférences à la place des copain-ine-s tout aussi compétent-e-s, ce personnage détourne l'audience des talks parallèle au sien, etc. Ça épuise le personnage public. Ça complexifie le passage de relai.

      • En revanche, et ce n'est pas évoqué, cela permet de collecter de l'information. Exemple : Benjamin entend des rumeurs, des bruits de couloirs, etc. à propos du déploiement de la fibre optique en France. Cela permet, d'une certaine façon, de lutter contre l'opacité généralisée.
    • On attend du personnage public une certaine image, une certaine crédibilité. Benjamin évoque l'exemple bidon de bosser chez Google. Je me souviens de cette connaissance, côtoyée assez longuement dans un hackerspace alors que j'étais étudiant, me taquinant (et plus si affinité), des années après, au sujet de mon ex-employeur qui me retirerait, à ses yeux, ma crédibilité à causer de neutralité des réseaux quand bien même cet employeur est très loin d'être le pire dans ce domaine. Pourtant, c'est sain de briser l'image parfaite du personnage public parfait, du militant tendance ligne dure, car personne n'a envie de ressembler à de tels êtres car ce n'est pas fun et que cela, ce semblant de perfection, semble inaccessible, du coup, cela contribue à avoir relativement peu de gens qui se mettent en avant dans nos communautés.

    En bref, comme le dit Benjamin, le personnage public connu et le public qui a fait émerger ce personnage public ont tous les deux une part de responsabilité dans le façonnage dudit personnage public : on se fabrique nous-même notre tyran, en quelque sorte.

    26/02/2017 02:42:24 - permalink -
    - https://2016.capitoledulibre.org/programme.html#de-lusage-du-personnage-public
  • Fabrice Epelboin : "La liberté d'expression n'existe pas en France !" - YouTube

    Rien de neuf par rapport à la citation qui sert de titre mais je me note quelques réflexions fortes intéressantes :

    • Manning et Snowden (et autres lanceurs d'alerte), même combat : contrôler la diffusion de l'information, ce n'est pas possible car ce sont des humain-e-s qui manipulent l'information. Si tu as quelqu'un qui n'est pas d'accord avec la pyramide, tu auras des fuites. Manning et Snowden sont humain-e-s, ont eu accès à des documents, se sont dit que les situations décrites étaient horribles et ont agit. Toute société commerciale, même celle qui se la joue confidentialité maximum échange en interne par mail, stocke des documents sur des serveurs informatique, etc. L'administrateur système de la boîte voit tout. Sans chiffrement (puisque cette personne a fait la config, elle détient les clés de chiffrement). Cette personne est traitée comme une merde, payée comme une merde, dévalorisée au sein de son entreprise, etc. Des mecs comme ça, il y en a partout. Métaphore : Fight Club et son « Les personnes que vous recherchez sont celles dont vous dépendez. On prépare vos menus, on enlève vos ordures, on vous relie par téléphone, on conduit vos ambulances, on vous protège pendant votre sommeil. Jouez pas au con avec nous ! ». Les gens qui maintiennent la tuyauterie qui permettent aux secrets malsains du haut de la pyramide de circuler, ils sont en bas de la pyramide. Le circuit informationnel du haut de la pyramide dépend du bas de la pyramide pour son fonctionnement. On peut toujours renforcer la surveillance, sauf que ça ralentira mécaniquement la circulation de l'information donc la transmission de l'information au pouvoir donc ça ralentira l'efficacité de ce dernier.

    • La France a réglé ses problèmes politique par de la communication et de la censure. Quand on a fait face au racisme, dans les années 80, on a fait une grande opération de communication, Touche pas à mon pote et on a passé des lois qui ont interdit l'expression raciste. Est-ce que ça a réglé le racisme ? Pas vraiment. Quand on s'est rendu compte qu'on a un énorme problème de sexisme (pas de femme PDG dans le CAC 40, le taux de femmes à l'Assemblée nationale le plus bas d'Europe), on a fait des lois pour imposer des femmes (lois que tout le monde s'est empressé de contourner) et d'autres lois qui vont interdire la parole sexiste (délit de presse aggravé). Ça va régler en rien le sexisme. Même chose pour les handicaps (quotas et délit de presse aggravé). Pareil pour l'homophobie, pareil pour tout.
    25/02/2017 23:11:26 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=wssn-ylN6aw
  • Réponse au sénateur Détraigne

    Suite de mails aux sénateurs Richard, Détraigne et Buffet concernant leurs propos tenus en séance à propos du délai de prescription en matière de presse (numérique).

    Réponse du sénateur Détraigne :

    Monsieur,

    J'ai pris bonne note de votre courriel m'exposant vos inquiétudes et désaccords s'agissant de la proposition de loi portant réforme de la prescription en matière pénale et, plus particulièrement, sur l'article portant sur la protection des victimes de calomnies et de diffamations sur internet. Je vous en remercie.

    Le Sénat n'a effectivement pas eu la même position que l'Assemblée nationale concernant l'allongement des délais de prescription de l'action publique et de l'action civile en matière de propos illégaux publiés sur Internet, les députés privilégiant la protection des auteurs des informations susceptibles de circuler sur internet là où les sénateurs préféraient donner la priorité à la protection des victimes.

    Le rapporteur de la commission de Lois du Sénat a, de fait, considéré que, tout en accordant aux victimes un plus long délai pour agir en justice, cet allongement restait conforme à la jurisprudence constitutionnelle, tout en répondant à un débat désormais régulier depuis le vote, en 2004, de la loi pour la confiance dans l‘économie numérique. Au regard du support de commission de l'infraction, le Conseil constitutionnel avait, alors, reconnu que les messages disponibles sur support informatique répondaient à une situation particulière et précisé que cela n'excluait pas la possibilité de traiter différemment ces messages en fonction de leur support.

    Je me suis rallié à cette position du rapporteur en considérant que la rédaction sénatoriale était la solution la plus protectrice pour les éventuelles victimes d’un délit. Toutefois, en application de l’article 45, alinéa 4, de la Constitution, le Gouvernement a demandé à l’AssembIée nationale de statuer définitivement sur ce texte et les députés ont choisi de revenir dessus.

    Je le regrette personnellement mais tenais à vous en faire part pour votre parfaite information.



    Ma réponse… … …

    Bonjour,

    Je suis fortement déçu : cette réponse pleine de rappels (j'ai suivi le processus législatif, merci bien) et de banalités ne contient aucun contre-argument de fond à ceux que je vous ai exposés. C'est pourtant sur ce terrain que je souhaitais échanger.

    La calomnie n'est pas un délit, seule l'est la dénonciation calomnieuse et il ne s'agit pas d'une infraction de presse. Quel rapport avec la ppl dont nous discutons ici ?

    Vous passez sous silence une partie de la décision 2004-596-DC du Conseil constitutionnel que vous évoquez, partie dans laquelle le Conseil a statué qu'il ne faut pas que cette différence de traitement dépasse la mesure de ce qui est nécessaire pour prendre en compte la situation particulière qui justifie la différence de traitement. Je ne suis pas du tout convaincu que les spécificités du numérique (pas celles qu'une partie du Sénat lui prête, non, les factuelles) justifient un délai de prescription de l'action publique d'une année. C'est justement la question de la proportionnalité des restrictions législatives à la liberté d'expression, que seul Internet rend pleinement possible (jadis, la parole était réservée à des élites), comme le Conseil l'a reconnu dans sa décision 2009-580-DC, qui se pose dans cette ppl.

    Quant à la protection des auteurs versus celle des victimes, les deux sont importantes et il ne s'agit pas d'opposer les uns aux autres (et la loi de 1881 est équilibrée sur ce point, à mon avis) et vous ne pouvez pas nier que les auteurs de véritables informations exprimées de bonne foi (telle que définie dans la loi de 1881) sont tout aussi exposés et fragiles à des plaintes infondées pour injure ou diffamation (se reporter aux exemples cités dans l'avant-dernier paragraphe de mon précédent email) et que cette situation n'est pas plus acceptable que celle qu'une partie du Sénat dépeint en séance. Allonger le délai de prescription commun en matière de presse amène un risque du type société commerciale qui porte plainte des mois après pour protéger son entrée en bourse (mais un gros équipementier états-unien peut publier les mêmes affirmations sans encombres) ou son image.

    Le débat devrait être concentré sur le nécessaire équilibre à trouver. Celui proposé par le Sénat ne me paraît pas être adapté.

    Cordialement.

    ÉDIT DU 01/03/2017 À 22H05 :

    Et la réponse…

    Monsieur,

    En réponse à votre nouveau mail en date du 24 février courant, je vous rappelle que le Parlement représente le peuple français et est souverain.

    Je prends note de votre position qui n’engage que vous. Chaque individu est libre de penser ce qu’il veut mais quand la loi est votée, elle s’applique.

    Sincères salutations.

    Sénateur Yves Détraigne

    FIN DE L'ÉDIT.

    25/02/2017 19:08:45 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?UnH_0A
  • «Mégafichier» : allons-nous laisser faire ? - Libération

    Un très bon résumé du mégafichier TES. J'en recommande la lecture.

    […] De quoi s’agit-il ? Rien de moins qu’un «mégafichier», comme il a vite été surnommé, qui doit regrouper à terme les données personnelles de quelque 60 millions de Français : données d’état civil, noms et prénoms des parents, adresse, couleur des yeux, taille. Et surtout des données biométriques, photo du visage et empreintes digitales, désormais stockées sous forme numérisée dans une base centralisée.

    Depuis qu’un décret pris le 28 octobre et publié en plein week-end de la Toussaint a étendu TES – qui concernait déjà, depuis 2008, les 15 millions de citoyens français munis d’un passeport – à l’ensemble des titulaires de la carte d’identité (CNI), soit la quasi-totalité de la population française, les inquiétudes se sont multipliées. […]

    Des parlementaires ont exprimé leurs craintes. Au sein de l’ENS Cachan ou de l’université Paris 6, des scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme. Dans nos colonnes, des personnalités de la société civile ont signé des tribunes appelant à la suspension ou au retrait du décret. Le Conseil national du numérique (CNNum) a lui aussi demandé la suspension du texte, et organisé une consultation en ligne pour étudier les alternatives techniques. Missionnées par Bernard Cazeneuve, alors à Beauvau, pour auditer le système TES, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) et la Direction interministérielle du numérique et de la sécurité du système d’information de l’Etat (Dinsic) ont rendu, le 18 janvier, un rapport sévère à bien des égards.

    Le «mégafichier» vise en priorité à lutter contre la fraude et à simplifier la vie de l’usager, insiste le ministère de l’Intérieur. Pour autant, les réquisitions judiciaires permettent d’accéder à toutes les informations correspondant à une identité donnée, y compris les empreintes. […] Mais le constat de l’Anssi et de la Dinsic est sans appel : même avec ce lien unidirectionnel, «le système TES peut techniquement être détourné à des fins d’identification […] ne serait-ce que par reconstitution d’une base de données complète». «Les données biométriques propres à la CNI existent déjà», fait encore valoir l’Intérieur. Certes, mais elles étaient jusqu’ici conservées sous format papier, de manière décentralisée, dans les préfectures. Elles seront désormais réunies sous forme numérisée dans un seul et même système.

    Quant à la possibilité, concédée par Cazeneuve face à la bronca, de refuser de voir ses empreintes digitales versées au fichier, qui l’exercera dans les faits ? Qui sera suffisamment informé ? Qui résistera à la crainte de paraître avoir «quelque chose à cacher» ?

    Le décret rectificatif permettant ce refus n'est toujours pas publié. ;)


    Les opposants au «mégafichier» n’ont cessé de le répéter : rien ne garantit que ses finalités ne seront pas étendues – comme cela s’est produit pour les fichiers européens des demandeurs d’asile ou de visa – suite à des événements dramatiques. Et que dire du contexte politique, plus incertain que jamais, où le poids de l’extrême droite se renforce, ici comme ailleurs ? L’Observatoire des libertés et du numérique le résume en une phrase : «Les fichiers centralisés ne font pas les régimes autoritaires, mais tout régime autoritaire s’appuie sur un fichage de sa population.» […] Le 15 novembre, on put même entendre Bernard Cazeneuve, devant l’Assemblée nationale, expliquer sans frémir que pour éviter des usages néfastes de ce fichier, il suffirait de «ne pas accorder ses suffrages à certains», et qu’«avec une telle logique, nous ne ferions plus rien de sensé en matière de progrès du service public»… Après nous, le déluge !

    […]

    Son déploiement, à marche forcée, est accueilli par un fatalisme inquiétant. Faudra-t-il donc s’en remettre aux recours juridiques lancés par quelques associations, ou à la Commission européenne, saisie de la question par des eurodéputés ? Il n’est pas trop tard pour faire de ce sujet l’un des enjeux de la campagne en cours. Au moins connaîtra-t-on le prix que les candidats accordent à la protection de nos données personnelles et de nos libertés.

    Via https://twitter.com/amaelle_g/status/834830348840267778 via https://twitter.com/bluetouff

    24/02/2017 11:42:18 - permalink -
    - http://www.liberation.fr/futurs/2017/02/23/megafichier-allons-nous-laisser-faire_1550516
  • HpAllInOne - Community Help Wiki [ Scanner avec une machine HP Photosmart 7520 sous Debian GNU/Linux ]

    Ça fonctionne aussi avec simple-scan <uri>.

    Notes :

    • hp-makeuri interroge l'imprimante en SNMP. Il faut donc que le port udp/161 soit ouvert en sortie de ton PC si jamais tu utilises un pare-feu.

    • Le lancement du scan et la remontée du fichier image se feront via le port udp/161 et tcp/8080. Il faut donc qu'ils soient ouverts en sortie de ton PC si jamais tu utilises un pare-feu.

    • Je n'ai pas réussi à rendre permanent ce scanner : modifier /etc/cups/printers.conf ne le fait pas apparaître aux yeux de xsane ni de simple-scan. Je n'ai pas trop cherché vu que le scanner que j'utilise n'est pas à moi.

    • Si tu ne connais pas l'IP de ton imprimante-scanner, tu peux utiliser hp-probe -bnet. Ça repose sur la découverte réseau, avahi, tout ça. Attention : si tu utilises un VPN, le trafic sera envoyé via celui-ci et non par l'interface LAN. LALA. Je n'ai pas réussi à faire fonctionner cet outil. Même sans VPN, même sans pare-feu, même avec avahi en cours d'exécution, il trouve rien.
    23/02/2017 23:14:40 - permalink -
    - https://help.ubuntu.com/community/HpAllInOne#Network_scanning
  • Disabling TLS 1.0 results in connectivity issues for Dell Management Consoles on Windows Server 2008 R2 and 2012 | Dell US

    Soit un contrôleur iDRAC 8. Jusqu'à aujourd'hui, j'ai bossé exclusivement avec des iDRAC 6 mais bon, ça doit bien rien changer, non ? Comme d'hab, je lance la console virtuelle. Comme d'hab, je récupére un fichier « .jnlp ». Pour l'exécuter, sous Debian GNU/Linux Jessie (l'actuelle stable), il faut les packages openjdk-7-jre icedtea-7-plugin.

    Mais, cette fois-ci, l'exécution foire : « Fatal: Initialization Error: Could not initialize application. The application has not been initialized, for more information execute javaws from the command line. ». La console java est juste imbitable donc allons-y pour exécuter en ligne de commande :

    $ javaws viewer.jnlp
    Attempted to download https://192.0.2.1:443/images/logo.gif, but failed to connect!
    Attempted to download https://192.0.2.1:443/software/avctKVMIOLinux64.jar, but failed to connect!
    Attempted to download https://192.0.2.1:443/software/avctVMAPI_DLLLinux64.jar, but failed to connect!
    Attempted to download https://192.0.2.1:443/software/avctKVM.jar, but failed to connect!
    JAR https://192.0.2.1:443/software/avctKVM.jar not found. Continuing.
    JAR https://192.0.2.1:443/software/avctKVMIOLinux64.jar not found. Continuing.
    JAR https://192.0.2.1:443/software/avctVMAPI_DLLLinux64.jar not found. Continuing.
    JAR https://192.0.2.1:443/software/avctKVM.jar not found. Continuing.
    JAR https://192.0.2.1:443/software/avctKVMIOLinux64.jar not found. Continuing.
    JAR https://192.0.2.1:443/software/avctVMAPI_DLLLinux64.jar not found. Continuing.
    netx: Initialization Error: Could not initialize application. (Fatal: Initialization Error: Unknown Main-Class. Could not determine the main class for this application.)
    […]

    Hum, donc l'applet n'arrive pas à récupérer des libs et des ressources en HTTPS depuis la BMC et donc forcément, elle n'a aucun code à exécuter… Pourtant, depuis ma machine, un wget https://192.0.2.1:443/images/logo.gif fonctionne très bien.

    Sortons Wireshark. En utilisant l'applet java, on constate que la BMC interrompt directement la communication après la réception (ack) du message TLS « Client Hello ». Avec wget, aucun problème. Ça ne peut pas être un erreur de certificat puisque le serveur a refusé d'établir une session TLS avant même de transmettre son certif'. Dans ce type de cas, généralement, on est sur des grosses erreur bateau genre version de TLS ou suite d'algo de chiffrement/intégrité.

    Avec l'applet java, la version TLS demandée au serveur est TLS 1.0. Avec wget, la version TLS demandée est TLS 1.2. Huuum, sortons notre openssl :

    $ openssl s_client -connect 192.0.2.1:443 -tls1
    CONNECTED(00000003)
    140316040763024:error:1409E0E5:SSL routines:SSL3_WRITE_BYTES:ssl handshake failure:s3_pkt.c:637:
    […]

    Hé oui, à partir d'iDRAC 7 ou 8 version 2.40.40 ou supérieure, TLS 1.0 est désactivé par défaut.

    Que faire ?

    • Activer la prise en charge de TLS 1.0 côté BMC en utilisant racadm : nope, nope, nope. La version 1.0 de TLS est une passoire et le fait que la BMC soit dans un VLAN isolé n'est pas un motif suffisant pour l'utiliser !

    • openjdk-8-jre et icedtea-8-plugin, dont on peut attendre une prise en charge de TLS 1.2 (ou au moins 1.1 :- ) ne sont dans dans Debian stable à l'heure actuelle. Je ne vais pas utiliser des packages de testing.

    • Se passer de Java. Surtout que les applets Java seront dépréciées dans Java 9. C'est possible à partir d'iDRAC 8 qui propose une version HTML 5 de la console virtuelle. Pour l'activer, il faut aller dans l'item « Console virtuelle » du menu « Présentation générale ». Il faut changer la valeur de « Type de plug-in » pour « HTML5 ».
    21/02/2017 17:16:56 - permalink -
    - http://www.dell.com/support/article/us/en/04/SLN302365/disabling-tls-10-results-in-connectivity-issues-for-dell-management-consoles-on-windows-server-2008-r2-and-2012?lang=EN
  • Mémento de la politique d'allocation Provider-independent (PI) du RIPE

    Un petit résumé suite à une discussion sur #ldn.

    • IPv4 : il n'est plus possible d'obtenir de la ressource PI sauf si l'on est un point d'échange (on peut alors récupérer un /24 et jusqu'à /22 si c'est justifié) ou un LIR (on peut alors récupérer un unique /22 dans le dernier /8, quels que soient les besoins effectifs).

    • IPv6 : un point d'échange ou un utilisateur final (moi à la maison, une société commerciale genre un fournisseur de service, un opérateur, etc.) peut obtenir un /48 et plus si c'est justifié (/48 max pour un point d'échange ou un particulier ou une société commerciale lambda, plutôt /32 voir /29 pour un opérateur).

      • Cas spécial : un fournisseur d'accès à Internet ne peut pas obtenir un PI dans le but de découper des blocs pour ses abonné-e-s (mais il peut avoir un PI pour son infrastructure propre). Ben oui, sinon ce n'est plus de la PI. Jadis, il pouvait obtenir un préfixe IPv4 PI car on avait pris l'habitude de ne rien donner à l'abonné-e à part une IP d'interconnexion qui est bien gérée par le FAI donc il n'y a pas transfert de responsabilité, en gros. Comme c'est impossible de demander une allocation pour chaque abonné-e d'un FAI, à cause des coûts (50 €/an par abonné-e) et de la gestion administrative pénible lors d'une arrivée puis d'une résiliation, on utilise un bloc IPv6 PA avec une astuce : un tag « AGGREGATED-BY-LIR ».
    • ASN : un point d'échange ou un utilisateur final (voir point précédent) peut obtenir un numéro d'AS.

    Dans les deux cas, il faut maintenir un lien contractuel entre l'utilisateur final et le RIPE. Que ça soit en direct (c'est-à-dire être membre du RIPE aka un LIR) ou via un sponsor LIR. L'idée est de ne pas reproduire le bazar du passé (on alloue, sans savoir trop à qui, sans contrepartie, donc personne ne prévient s'il utilise encore la ressource qu'on lui file, on ne sait plus le contacter, on se retrouve face à des dilemmes genre est-ce qu'un RIR peut reprendre de force quelque chose sans se baser sur un quelconque contrat ? est-ce qu'un RIR peut reallouer une ressource qui semble inutilisée ? etc.).

    20/02/2017 17:23:40 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?m1pstQ
  • 5.3. Stateless NAT with iproute2

    Stateless NAT, occasionally maligned as dumb NAT [31], is the simplest form of NAT. It involves rewriting addresses passing through a routing device: inbound packets will undergo destination address rewriting and outbound packets will undergo source address rewriting. […]

    […]

    NAT with iproute2 can be used in conjunction with the routing policy database (cf. RPDB) to support conditional NAT, e.g. only perform NAT if the source IP falls within a certain range. See Section 5.3.3, “Conditional Stateless NAT”.

    Via #ldn

    20/02/2017 15:58:50 - permalink -
    - http://linux-ip.net/html/nat-stateless.html
  • 60 jours collaboratifs - YouTube

    Covoiturage, échanges d'appartements, paniers locavores… l'économie circulaire est chaque jour plus présente dans notre quotidien. Mais est-il possible en 2016 de vivre 100% collaboratif ? Eugénie Ravon a relevé le défi pendant 2 mois : se loger, se nourrir, travailler, se déplacer… toute sa vie a été revue et corrigée pour correspondre à ces nouveaux modes de consommation.

    J'ai bien aimé ce documentaire financé par Le Bon Coin et incarné par une comédienne (point de journaliste ici). J'en recommande vivement le visionnage.

    Quelques notes :

    • Économie collaborative : codification (via un système de notation, généralement) de pratiques et de relations sociales qui existent depuis des lustres (le troc, le marché de l'occasion, le voyage en stop, le prêt d'un bout de canapé/piaule, ce n'est pas nouveau). Pair-à-pair : mise en relation des détenteur-rice-s de moyens de production avec des utilisateur-rice-s. Chacun-e devient producteur-rice/acteur-rice. Reprise en main des choses, de son autonomie, du temps. Recréer du lien social. Micro-mondes, micro-communautés.

    • Exemples : vente directe, logement, co-voiturage, coopératives alimentaires, AMAP (pas évoqués dans ce documentaire), savoir genre Wikipedia (le nom est juste évoqué dans un entretien dans le reportage), création artistique, fabriquer soi-même ses objets courants genre un tabouret (les imprimantes 3D ne sont pas évoquées), Fournisseur d'Accès à Internet genre FFDN (pas évoqués), village auto-géré, etc.

    • Ce documentaire tente d'introduire, de manière brouillonne, une distinction fort importante entre des capitalistes profiteurs (Uber, Popchef, etc.) et du collaboratif humain (Wikipedia, LBC, covoiturage, AMAP, fabriques de quartiers, etc.). Les jobs à la demande où il n'y a plus de salarié-e-s mais uniquement des prestataires de services, c'est ce que le capitaliste véreux à toujours voulu : flexibilité, précarité, charges en baisse, profits en hausse, le patronat roi, etc. Oui, ces prestations précaires peuvent répondre à des demandes genre une personne désireuse de travailler beaucoup sur peu de temps dans le but d'accumuler de la thune pour monter un projet ou genre arrondir les fins de moi ou genre faciliter l'accès à """"l'emploi"""" à des personnes exclues du marché du taff, mais qu'on ne nomme pas ça collaboratif afin de faire jeune et branché mais qu'on utilise le vrai terme : prestation de service.

    • Il semblerait, qu'en réalité, l'hôtellerie française a très peu souffert d'Airbnb à part le créneau 2-3 étoiles.

    • Quelques inconvénients : les transports peuvent être plus long (covoiturage), vie privée réduite (airbnb), possiblement trop de liens sociaux (mêmes personnes, tout le temps, à toutes les occasions de la vie (coloc', travail, repas, AG, etc.)) dans les villages auto-gérés, avoir le temps (et l'envie) de revenir aux fondamentaux (genre la coopérative alimentaire suppose que ça ne sera pas des repas déjà tout préparés donc il faut cuisiner).

    Comme ce documentaire est difficile à trouver en dehors de Youtube et que la diffusion et la préservation du savoir me semble être la priorité, j'en mets une copie à disposition : 60 jours collaboratifs.

    19/02/2017 18:30:53 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=jkxK4HUT02o
  • A court order blocked pirate sites that weren’t supposed to be blocked | Ars Technica

    One week ago, the news site TorrentFreak reported that The Pirate Bay and nearly 20 other torrent and pirate sites were being blocked by Cogent Communications, an Internet backbone provider. The block had been in place for more than a week and appeared to “appl[y] to the company’s entire global network,” affecting customers of ISPs "from all over the world" that send traffic through Cogent.

    […]

    Cogent CEO Dave Schaeffer yesterday confirmed to Ars that the company is complying with a court order issued recently in Spain. But The Pirate Bay was not the subject of the court order, Schaeffer also confirmed. Schaeffer would not say which site or sites the order was intended to block, but the incident demonstrates how court orders to block websites can have unintended effects. (We have not been able to track down the specific court order at this time.)

    […]

    Court orders to block websites are more commonly issued to residential ISPs that directly serve consumers, not Internet transit providers like Cogent. The backbone operators are “usually the last guys” to get such orders, which can have unpredictable effects at that layer of the network, said co-founder and CTO Don Bowman of Sandvine, which makes network management equipment.

    […]

    The Cogent situation is not the first such court order, but “it’s still early in this evolution, and it gives us concern that if these sorts of orders continue to multiply, it’s going to provide additional complexity and complication,” Kramer said. “We want to be proactive about it now to make sure these court orders don’t multiply in a problematic way.”

    :(

    17/02/2017 12:53:44 - permalink -
    - https://arstechnica.com/tech-policy/2017/02/a-court-order-blocked-pirate-sites-that-werent-supposed-to-be-blocked/
  • Projet de loi sécurité publique : nos observations (mises à jour au 24.01) - Syndicat de la magistrature - GuiGui's Show

    Projet de loi adopté, cette horreur sécuritaire rejoint donc notre corpus législatif. :(

    On garde tous les trucs crades que j'ai mentionnés dans mon dernier shaarli : légitime défense renforcée (y compris pour les douanes et les jojos de l'opération Sentinelle), armement des pros chargés de la protection de personnes, anonymat des agents de l'autorité publique dans un nombre important de cas (infraction > 3 ans de taule ou tout crime/délit en raison de circonstances particulières…), les services de renseignements (au service de l'exécutif) peuvent mettre leur nez dans le secret des instructions judiciaires, hausse des peines encourues pour outrage envers un agent de l'autorité publique et pour refus d'obtempérer, etc.

    On y ajoute l'usage des armes par la police municipale et un délit de consultation habituelle des sites web "terroristes" nouvelle version qui ne respecte pas les exigences du Conseil constitutionnel, mais on n'est plus à ça près.

    Joie. :( Bref, nos élu-e-s renforcent les pouvoirs de l'autorité publique tout en la rendant anonyme dans un grand nombre de cas. L'État qui s'arme contre les citoyen-ne-s. :(

    17/02/2017 12:23:13 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?U0xDhA
  • BNP, sommes-nous tous devenus américains ? - ITEANU Blog

    On n’a probablement pas suffisamment analysé les conséquences du paiement par la banque française BNP à l’Etat américain, d’une amende de plus de 8,8 milliards de dollars (tout de même) pour avoir mené des transactions financières de 2000 à 2010 avec Cuba, la Lybie et l’Iran.

    Ainsi donc une banque européenne et française était poursuivie par la justice américaine pour des transactions opérées de Genève, Milan, Paris, Rome, c’est-à-dire d’Europe, et de Singapour, c’est à dire d’Asie, avec trois pays d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Asie.

    Mais comment les Etats-Unis pourraient-ils sanctionner de telles opérations quand aucun élément de territorialité ne concerne le pays de l’Oncle Sam, tout lui étant extérieur ?

    Comment se fait-il que la justice américaine s’estime compétente, quand, de surcroît, la banque est européenne et aucun justiciable américain n’est directement concerné ?

    La réponse officielle : les transactions ont été réalisées en dollars américains.

    16/02/2017 18:59:28 - permalink -
    - http://blog.iteanu.com/index.php?post/2014/09/21/BNP%2C-sommes-nous-tous-devenus-am%C3%A9ricains
  • Le contrat, ce petit être - ITEANU Blog

    Le contrat est partout.

    On le retrouve pour l’achat quotidien de la baguette de pain jusqu’à l’opération d’investissement la plus complexe impliquant une société multinationale cotée en bourse.

    Pourtant, quoi qu’on en pense, le contrat est le plus souvent informel. C’est le cas de l’achat de la baguette.

    Or, il n’en est pas moins contrat, le droit étant gouverné par le principe dit du consensualisme qui veut que deux personnes s’accordant sur une « chose » et un prix, le contrat est alors juridiquement conclu.

    Mais le contrat peut aussi être formalisé par écrit, que ce soit sur support papier ou sous forme électronique.

    Cette formalisation est presque nécessaire lorsqu’il s’agit d’un contrat qui traite des matières informatique, numérique ou de communications électroniques.

    Il s’agit en effet, d’encapsuler dans la relation juridique, une relation à la base très technique.

    Le rédacteur du contrat, le plus souvent un juriste, est à la manœuvre.

    Au préambule, il fixera l’esprit du contrat. Dans les projets informatiques complexes, cet esprit est important, car les parties sont en relation depuis de longues semaines, voire de longs mois avant conclusion du contrat.

    Souvent, elles sont entrées en relation par un appel d’offres auquel le prestataire a répondu, puis les parties ont échangé.

    En cas de difficultés sur l’interprétation ou l’exécution du contrat, la compréhension de ce contexte aura son importance.

    Le contrat a ensuite un corps, constitué d’articles.

    Ce corps doit être quant à lui purement juridique, purgé de toutes dispositions techniques.

    C’est lorsqu’on se trouve devant des juges, qu’on comprend l’importance d’une telle règle.

    Il s’agit de rédiger des dispositions juridiques claires et lisibles par le tiers d’attention moyenne qu’est le juge.

    Polluer ici ces dispositions juridiques par la technique, c’est introduire une complexité auquel le juge, un autre juriste, n’aura pas accès. Au final, c’est donc introduire de l’insécurité juridique.

    Enfin, le contrat a une âme, ce sont ces annexes.

    Annexes techniques en nombres, dont la rédaction est abandonnée par le juriste aux opérationnels techniques ou organisationnels.

    Le juriste spécialisé en contrôlera tout de même la rédaction.

    Par hiérarchie, ces annexes seront qualifiées d’inférieures au corps du contrat, et s’effaceront en cas de contradiction avec un article du contrat.

    Ces annexes techniques, parfois financière, sont l’âme du contrat, car elles donnent au contrat ce souffle qui le rattache à une réalité.

    En cas de différend, ce sera souvent sur la portée de ces annexes, que les parties discuteront ou se disputeront.

    Esprit, corps et âme, le ou les rédacteurs du contrat créent bien un petit être.

    Au début, ce jeune être peut parfois réveiller la nuit, lorsqu’on se demande si on a bien tout prévu.

    Mais une chose est sure.

    Une fois créé, il est abandonné aux parties.

    Et le juriste est heureux lorsqu’il n’en a plus aucune nouvelle… C’est bien la preuve qu’il est toujours en vie et en bonne santé.

    16/02/2017 18:47:33 - permalink -
    - http://blog.iteanu.com/index.php?post/2015/12/20/Contrat%2C-ce-petit-%C3%AAtre
  • Bruno 📶 sur Twitter : "#Data is like uranium.- Don't know how to handle it? Don't collect it.- If it leaks you cannot get it back.- Beware of long-term effects"

    Data is like uranium.

    • Don't know how to handle it? Don't collect it.
    • If it leaks you cannot get it back.
    • Beware of long-term effects.

    Via https://twitter.com/bortzmeyer

    16/02/2017 10:37:59 - permalink -
    - https://twitter.com/kerouanton/status/832115972060364800
  • ღ Isabelle sur Twitter : "auto-amnistie ? amendemant modifiant la loi sur la prescription pénale voté en catimini - me fait penser à la Roumanie 😮 #CanardEnchaine https://t.co/CmHPiQWALR" - Choses vues, sur le web et ailleurs

    Aujourd’hui. faute de loi précise, la jurisprudence fait courir le délai de prescription a partir du jour où les faits sont découverts, et non de celui où ils sont commis : le but est d’empêcher que ces affaires « astucieuses ne soient enterrées.

    Glissée, quasi en douce. par le sénateur LR François-Noël Buffet, rapporteur de la loi, une disposition « dérogatoire » bouleverse cette saine logique. A l’avenir, « le délai ne pourra excéder douze ans » et partira « à compter du jour où l’infraction [aura] été commise ». Un beau cadeau octroyé au monde des affaires, gui rêvait de cette réforme depuis des lustres.

    […]

    Détail cocasse : dans la même loi, toutes les autres infractions ont. au contraire, vu leurs délais de prescription doublés. Désormais, il faudra vingt ans au lieu de dix pour qu’un crime échappe
    aux foudres judiciaires, et six ans au lieu de trois s’il s’agit d’un délit.



    Cet article du Canard me semble être du n'importe quoi :

    • Cette partie de la loi ne sera pas rétroactive (comme c'est normalement prévu dans le Code existant) donc, non, Fillon ne sera pas tranquille, il ne pourra pas invoquer la prescription, si l'action publique est mise en marche avant l'adoption de la loi. Si elle ne l'est pas, lui comme d'autres, sera, en effet, tranquille. L'amendement problématique a été déposé en octobre 2016 donc LALA l'affaire Fillon hein. Donc, sur ce point, le Canard n'a pas tort mais c'est exagérer, c'est ramener la couverture à soi, parler encore et toujours du seul cas Fillon, cet arbre qui cache une vaste forêt.

    • Actuellement, avec la jurisprudence, pour un délit dissimulé/occulte on a : prescription 3 ans après que les faits soient découvrables sans aucune limite dans le temps (à voir si les magistrats/juges n'en définissent pas une implicitement tout de même, ce qui serait totalement cohérent avec le reste de notre législation). Après l'adoption de la loi : 6 ans après que les faits soient découvrables dans la limite de 12 ans après la commission des faits. Je ne vois donc pas le cadeau : un délit pas dissimulé/occulte sera prescrit 6 ans après les faits, un délit dissimulé/occulte sera prescrit 6 ans après sa possibilité d'être découvert dans la limite de 12 ans après les faits. La même logique vaut pour les crimes, il suffit de relire mes phrases précédentes en remplaçant 3 ans par 10 ans, 6 ans par 20 ans et dans la limite de 30 ans. Donc les délits financiers dissimulés/occultes ont bien un régime de prescription plus ferme (12 ans pour découvrir + 6 ans de plus pour faire justice) sans pour autant que ces infractions deviennent imprescriptibles (ce qui n'est pas souhaitable, à mon avis).

    • Le sénateur Buffet, rapporteur de ce texte au Sénat n'est, de toute façon, pas à l'initiative de l'amendement qui a introduit cette disposition puisqu'il s'agit d'un amendement déposé par le gouvernement ("de gauche", qui aurait ainsi voulu protéger un Fillon de droite ? :D). Voir : http://www.senat.fr/amendements/2016-2017/9/Amdt_11.html . Tout au plus peut-on reprocher au sénateur Buffet d'avoir émis un avis favorable sur cet amendement en tant que rapporteur, ce qui peut influencer les votes.
    15/02/2017 17:29:50 - permalink -
    - http://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?45eoQw
  • Le Parlement européen ratifie le CETA, traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada

    […] les eurodéputés se sont finalement prononcés, par 408 voix contre 254, pour la ratification de cet accord de libre-échange que l’Union européenne (UE) et le Canada ont eu les plus grandes difficultés à conclure.

    […]

    Pour être pleinement validé, le CETA devra encore recevoir le feu vert des trente-huit parlements nationaux et régionaux de l’Union européenne (dont l’Assemblée et le Sénat en France), car certaines dispositions de l’accord empiètent sur les compétences des Etats européens.

    Mais comme le processus risque d’être très long, l’Union européenne a la possibilité de commencer à appliquer, en attendant, toutes les dispositions de l’accord qui relèvent uniquement de sa compétence – c’est-à-dire 95 % du CETA. En vertu de l’article 30.7, cette entrée en vigueur provisoire peut intervenir dès le mois suivant la ratification par le Parlement européen et le Parlement canadien – c’est-à-dire au mois d’avril.

    15/02/2017 12:59:53 - permalink -
    - http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2017/02/15/les-eurodeputes-se-prononcent-sur-la-ratification-du-ceta_5079963_1656941.html
  • Réforme de la prescription en matière pénale - Sénat [ Appel à participation ] - GuiGui's Show - GuiGui's Show - GuiGui's Show - GuiGui's Show - GuiGui's Show

    Suite :

    • Une commission Mixte Paritaire, instance réunissant des député-e-s et des sénateur-rice-s, convoquée à la demande du Premier ministre (les présidents des deux chambres du Parlement peuvent aussi convoquer une CMP, pour info) s'est réunie le 13 février pour parvenir à la conclusion qu'il n'y a pas moyen d'aboutir, dans les temps (qui sont comptés car fin de la législature à la fin du mois) à un texte de compromis qui satisferait l'Assemblée et le Sénat.

    • On se dirige donc vers la procédure dite du dernier mot à l'Assemblée. Une nouvelle lecture a eu lieu à cet effet à l'Assemblée hier (mardi 14/02). La Commission des Lois a adopté un amendement du groupe socialiste qui propose de revenir à un délai de prescription de 3 mois pour toutes les infractions de presse simples (sans caractère aggravant). La séance plénière a validé ce texte.

    • À suivre : lecture en commission puis en séance plénière au Sénat aujourd'hui. Soit le Sénat arrête ses bêtises sur la liberté de la presse et le texte devient une loi, soit il persiste et le dernier mot ira à l'Assemblée jeudi.
    15/02/2017 00:22:22 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?kyvqeA
  • MySQL :: MySQL 5.7 Reference Manual :: 6.4.4 The Binary Log

    The binary log contains “events” that describe database changes such as table creation operations or changes to table data. […] The binary log has two important purposes:

    • For replication, the binary log on a master replication server provides a record of the data changes to be sent to slave servers. The master server sends the events contained in its binary log to its slaves, which execute those events to make the same data changes that were made on the master. See Section 18.2, “Replication Implementation”.

    • Certain data recovery operations require use of the binary log. After a backup has been restored, the events in the binary log that were recorded after the backup was made are re-executed. These events bring databases up to date from the point of the backup. See Section 8.5, “Point-in-Time (Incremental) Recovery Using the Binary Log”.

    The binary log is not used for statements such as SELECT or SHOW that do not modify data. […]

    […]

    The binary log is generally resilient to unexpected halts because only complete transactions are logged or read back. […]

    Passwords in statements written to the binary log are rewritten by the server not to occur literally in plain text. […]

    14/02/2017 15:34:26 - permalink -
    - https://dev.mysql.com/doc/refman/5.7/en/binary-log.html
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