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  • ResizeEncryptedPartitions - Community Help Wiki

    Oki, y'a aucun outil simple pour agrandir une partition chiffrée.

    En gros :

    • Si la partition chiffrée est la dernière du disque (ou que la dernière partition du disque peut-être déplacée ou supprimée), il suffit d'effacer son entrée dans la table des partitions en la supprimant avec fdisk puis en la recréant (toujours avec fdisk) à partir du même offset de départ et avec une plus grande taille, puis, enfin, de suivre le tuto pointé par ce shaarli (cryptsetup resize, pvresize, lvresize, etc.) ;

    • Si ce n'est pas la dernière partition du disque et qu'elle est suivie par une autre partition chiffrée, alors c'est la grouille : il faut modifier la table des partitions pour déplacer la dernière partition chiffrée puis déplacer les données de cette partition (voir http://matthiaslee.com/moving-a-luks-encrypted-lvm-with-dd-and-sfdisk/ ) puis utiliser la méthode du paragraphe précédent pour la partition chiffrée prise en sandwich…

    Dans mon cas, je voulais copier tout le contenu de mon SSD interne sur un autre SSD plus grand et agrandir mes deux partitions chiffrées (car je manque d'espace sur les 2). J'ai 4 partitions primaires:

    • /boot/efi - 192M
    • /boot : 192M
    • / - chiffrée : 60G
    • backups - chiffrée : 60G

    Ce que j'ai fait :

    • J'ai booté sur une clé USB Debian Live, j'ai fait la configuration pour me connecter à Internet sans la Livebox, j'ai installé les logiciels supplémentaires nécessaires (lvm2…) ;

    • J'ai dd urandom sur l'intégralité du nouveau disque (afin qu'on ne puisse pas faire la différence entre l'espace réellement occupé par les données chiffrées l'espace vide) ;

    • J'ai dd l'intégralité de l'ancien disque sur le nouveau (branché en USB) ;

    • Je me rends compte qu'aucun outil (ni gparted, ni gnome disk utility, ni kde partition manager) est capable de redimensionner/déplacer des partitions chiffrées ;

    • Comme les données présentes sur la partition backups sont dispos sur le disque source, je supprime cette partition avec fdisk (d - 4 - w) ;

    • "J'agrandis" la partition chiffrée système avec fdisk en la supprimant puis en la recréant au même offset de début (d - 3 - n - p - entrée - +96G (la capacité initiale + l'espace libre supplémentaire) - w) ;

    • J'ouvre le volume chiffré, j'active les volumes logiques LVM, je crypsetup resize, je pvresize, je lvresize, je resize2fs, tout comme dans le tuto pointé par ce shaarli ;

    • Avec gparted, je crée une nouvelle partition non formatée. J'en fais un volume chiffré, je l'ouvre, j'y mets un système de fichiers ext4 ;

    • À ce stade, ma table des partitions est la suivante :

      • /boot/efi - 192M
      • /boot : 192M
      • / - chiffrée : 96G
      • backups - chiffrée : 142G
    • J'ouvre et je monte la partition backups de l'ancien disque, je copie sur la nouvelle partition et… erreur : plus d'espace libre disponible. Mais comment ça, df indique qu'il reste 92 G dde libre ! Sauf que df -i montre que la table des inodes est pleine… Ben oui, en créant mon système de fichiers, j'ai viré l'espace réservé à root et j'ai défini un type d'usage "ce disque stockera peu de fichiers mais ce seront de gros fichiers", comme je le fais sur tous mes système de fichiers sur mes supports dédiés au stockage. Sur un disque de 2 T, ça fait environ 466 000 inodes. Sur un disque de 256 G, ça fait seulement environ 36 000 inodes… Évidemment, ce n'est pas un paramètre modifiable à chaud donc je recrée un système de fichiers ext4 avec la commande mkfs.ext4 -L nom -m0 -T largefile /dev/sdXy. Cette fois-ci, mon système de fichiers peut loger environ 143 000 inodes dans sa table, c'est bien suffisant. Je copie à nouveau tous les dossiers et fichiers de l'ancienne partition vers la nouvelle ;

    • Plus qu'à remplacer physiquement l'ancien SSD par le nouveau et à booter dessus : succès. \o/
    Sat May 20 14:39:04 2017 - permalink -
    - https://help.ubuntu.com/community/ResizeEncryptedPartitions#Detailed_resizing_.2BAH4_Enlarging_an_encrypted_partition
  • Analyse à l'emporte-pièce du gouvernement Édouard Philippe

    Ministres :

    Premier ministre LR 46 ans haut fonctionnaire
    Intérieur PS 69 ans député, maire, sénateur
    Défense MoDem 52 ans députée, conseillère dans les hautes sphères
    Justice MoDem 65 ans ministre, député
    Affaires étrangères PS 69 ans maire, conseiller régional, ministre
    Économie LR 48 ans diplomate, député
    Cohésion des territoires PS 54 ans conseiller régional, conseiller général, député
    Action et comptes publics LR 34 ans maire, vice-président conseil régional, député
    Agriculture Radical gauche 69 ans sénateur, conseiller municipal, conseiller régional
    Outre-mer Radical gauche 52 ans députée, secrétaire d'état, ministre
    Transports ? 56 ans haute fonctionnaire
    Affaires européennes MoDem 66 ans conseillère municipale, députée européenne
    Écologie société civile 62 ans journaliste, écrivain
    Solidarités/santé société civile 54 ans médecin
    Culture ~ société civile 65 ans patronne, a traîné dans un ministère belge
    Travail société civile 62 ans patronne habituée des grands Conseils d'Administration
    Éducation nationale société civile 52 ans juriste, a traîné 3 ans au ministère éduc' nat' sous Sarko
    Enseignement sup' et recherche société civile 53 ans professeure
    Sports société civile 45 ans sportive, consultante



    Secrétaires d'État :

    Porte-parole du gouvernement PS 51 ans maire, député, vice-président conseil régional
    Égalité hommes/femmes apparentée gauche 34 ans écrivain, militante, ajointe au maire
    Handicaps ? 56 ans militante
    Numérique PS 33 ans entrepreneur, ex-président du CNNum



    Quelques notes :

    • Ça sent le vieux, non ? Le renouvellement, ce n'est donc pas pour maintenant ;

    • Ça sent les vieux-veilles routard-e-s de la politique politicienne avec tout plein d'années de carrière politicienne derrière eux-elles. Plusieurs membres de la société civile sont proches des cercles du pouvoir genre décoré-e-s de la Légion d'honneur. Le renouvellement de la classe politique, ce n'est pas pour maintenant ;

    • Les Républicains sont à la barre : premier ministre, économie, action et comptes publics. Une patronne au Travail et une à la Culture. La jeunesse (Macron et Darmanin) a des postes clés dans la "refonte" de notre pays. OK, nous sommes en présence d'un gouvernement de droite qui conduira une politique ultralibérale pro-patrons. C'est désormais clairement affiché ;

    • Parité en nombre mais pas en responsabilité : une seule femme occupe un poste régalien, les autres sont cantonnées à leur rôle de femme dans des ministères jugés comme étant féminins.
    Wed May 17 17:10:03 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?PLXBhQ
  • Petit Poney contre Spiderman | Emma

    Quand on devient parent, on apprend assez vite diverses techniques de manipulations^w éducation bienveillante pour faire coopérer son enfant. « on va au bain ? ». Le but étant de l'amener à faire ce qu'on a décidé en lui laissant croire que c'est lui qui a choisi : « tu veux aller au bain avec le petit poney ou avec le spiderman ? ». « Avec le petit poney ! » « Très bien, comme tu veux. Hihi ». Les éducateurs appellent ça « l'intervention démocratique ».

    J'ai mis plusieurs années à comprendre qu'on nous faisait voter pour la même raison : nous donner l'impression d'avoir choisi pour nous faire accepter docilement le traitement qui s'en suit. On vote pour le spiderman PS ou le petit poney UMP.

    Alors avec les enfants, le problème, c'est qu'ils sont un peu anarchistes. Une instruction, ça doit être justifié. Mais les gens, on ne peut pas qu'ils demandent des explications. Alors on les habitue très tôt à croire en l'autorité d'autres personnes. À l'école, on leur parle beaucoup de grands hommes sans qui tout se serait mal passé, parce que les gens normaux, c'est rien que des nuls.

    Et puis on raconte aux gens que leurs ancêtres, ils se sont battus pour avoir le droit de choisir un chef, pas pour être libres. Et qu'élire un chef, c'est ça la démocratie.

    Les gens y croient de moins en moins, mais à chaque élection, entre à peu près la moitié d'entre eux vont docilement choisir qui décidera à leur place. « Je suis trop super libre ! ».

    Alors au premier tour, il y a quand même des candidats dont on veut pas, mais alors pas du tout. Parce que leur programme, c'est de mettre fin à cette histoire de chef et de laisser les gens décider de ce qui est bien pour eux. Ce sont les candidats des partis révolutionnaires. Ils pensent que contrairement aux chefs, qui sont même pas foutus de conduire leur voiture tous seuls, les gens « normaux » sont suffisamment pragmatiques pour gérer ensemble les affaires publiques. Ils appellent ça « l'intelligence collective ». On a très peur que les gens commencent à écouter ces partis. Du coup, on demande aux médias de les ridiculiser.

    Ça marche assez bien, et au deuxième tour, il n'y a plus que les bons candidats. Là, il n'y a plus qu'à faire croire aux gens qu'il y a un choix très important à faire. Il faut que les candidats aient des noms très opposés « gauche, droite » et qu'ils se disputent très fort à la télé. En vrai bien sûr, les candidats ne sont pas du tout opposés. Ils veulent juste la place du chef. « À moins le bureau rutilant, le coiffeur à 8000 boules par mois, le chauffeur et les 7 collaborateurs à vie !!! ».

    Pour ça, ils apprennent très tôt les techniques pour se faire élire, à peu près tous dans les mêmes écoles. Et c'est tout ce qu'ils savent faire. Ils ne savent pas […] gérer un pays. C'est pas grave, parce qu'en vrai, c'est pas eux qui prennent les décisions : ils font juste ce qu'on leur dit.

    « On », bien sûr, c'est ceux à qui tout ça profite. Car les gens rendus dociles travaillent très dur pour les rendre riches.

    Au bout d'un moment, comme le candidat n'a tenu aucune de ses promesses, les gens ne votent plus pour lui. Mais il s'en fiche parce qu'il a le droit à une indemnité à vie. Et puis, en échange d'avoir été gentil avec les riches, il pourra aller travailler comme conseiller dans leurs entreprises.

    Bon. Pour en revenir aux enfants, un autre souci, c'est que quand ils ont trop de contraintes, ils finissent pas s'énerver. Alors là, la technique, c'est de leur donner des moyens inoffensifs d'exprimer leur colère : ça peut être taper dans un oreiller, crier très fort ou lancer un ballon en mousse. « je comprends ta colère, tu as le droit d'être fâché (mais tu iras au bain quand même) ».

    C'est pareil avec les gens. Si à un moment ils s'énervent, on les laisse manifester et signer des pétitions : ça leur fait du bien et ça change pas grand chose. « Nous comprenons votre colère mais nous pensons que c'est un problème de communication : notre loi sur l'allongement du temps de travail et la baisse des salaires a simplement été mal comprise. ».

    Mais si les gens commencent à vraiment vouloir changer de système (nuit debout, ZAD, justice et vérité), alors là… on leur fait peur et on leur fait mal.

    Les enfants, eux, comprennent assez vite qu'on est en train de les arnaquer. « Je prends ni le petit poney, ni le spiderman mais dès que je sens trop mauvais, promis, je vais au bain tout seul. ». Heureusement, ils grandissent et pour les trucs chiants, ils finissent par s'organiser tous seuls. Pour les gens, on dirait que c'est toujours pas gagné pour l'instant « en marche avec toi, fais battre mon cœur, ho oui, prends mon argent ».

    Wed May 17 13:28:18 2017 - permalink -
    - https://emmaclit.com/2017/04/06/election-et-democratie-represenative/
  • Fallait demander | Emma

    Quand le partenaire attend de sa compagne qu'elle lui demande de faire les choses, c'est qu'il la voit comme la responsable en titre du travail domestique. Elle = cheffe du projet « gestion maison », lui = « exécutant ». C'est donc à elle de savoir ce qu'il faut faire, et quand il faut le faire.

    Le problème avec ça, c'est que, planifier et organiser les choses, c'est déjà un travail à plein temps. Moi, au boulot, quand j'ai commencé à gérer des projets, j'ai vite arrêté d'y participer. Je n'y arrivais pas.

    Alors, quand on demande aux femmes de faire tout ce travail d'organisation, et en même temps d'en exécuter une grande partie, ça représente au final 75 % du boulot.

    Les féministes appellent ce travail la charge mentale. La charge mentale, c'est le fait de toujours devoir y penser. Penser au fait qu'il faut ajouter les coton tiges à la liste des courses, que c'est le dernier délai pour commander le panier de légumes de la semaine, et qu'on est en retard pour les étrennes du gardien. La charge mentale repose en quasi totalité sur les femmes. C'est un travail épuisant et c'est un travail invisible.

    Du coup, alors que la plupart des hommes hétérosexuels de mon entourage affirment partager les tâches à égalité avec leur compagne, lesdites compagnes ont un point de vue assez différent.

    Boarf, ça c'est aussi la conséquence du fait qu'il est de plus en plus socialement inadmissible de dire que c'est la dame du foyer qui s'occupe de tout. C'est juste de l'autocensure dans l'expression.


    Pour moi, l'existence de cette charge devient flagrante quand je décide de m'atteler à une corvée simple comme débarrasser une table. Je commence par prendre un objet à ranger mais sur le chemin, je vais marcher sur une serviette sale, que je vais aller mettre dans le panier que je vais trouver plein. je vais du coup faire une lessive et tomber sur mon panier de légumes qu'il faut mettre au frais. Et ainsi de suite. Au final, je parviendrai à ranger ma table au bout de 2 pénibles heures.

    Si je demande à mon copain de ranger la table, il va juste ranger la table. La serviette va rester par terre. Les légumes vont pourrir sur le plan de travail. C'est ainsi que ma copine J., qui, en allant se coucher, demande à son conjoint : « Tu pourras sortir le biberon du lave vaisselle quand il aura fini ? » trouve, au premier réveil nocturne, le lave vaisselle ouvert, avec juste le biberon sorti et tout le reste encore à vider.

    En fait, ce que disent nos partenaires, en nous demandant de leur indiquer les tâches à faire, c'est qu'ils refusent de prendre leur part de charge mentale.

    […]

    Et alors que les femmes accèdent de plus en plus au marché du travail, elles restent malgré tout les seules responsables du foyer.

    Quand nous devenons mères, cette double responsabilité nous explose au visage. Car 11 jours après l'épreuve de l'accouchement, notre partenaire va retourner au travail. Et ça lui semblera normal. Durant cette période, tout en récupérant de nos sutures entre deux nuits entrecoupées, nous allons intégrer mentalement tout le nécessaire pour gérer un bébé : le choix d'une nounou, l'achat des vêtements, les rendez-vous médicaux et la préparation des repas. Et à la reprise du travail, nous entrerons dans un rythme si infernal, qu'il sera moins épuisant pour nous de continuer à faire toutes ces choses, que de batailler avec notre partenaire pour qu'il en prenne sa part. Voilà comment on trouve des pères d'enfants âgés de plusieurs années, qui ne savent toujours pas où leur acheter des vêtements, quoi leur préparer à manger, la date du prochain vaccin ou même le numéro de la nounou.

    Alors, c'est sûr que rien ne nous oblige à faire toutes ces choses. Le problème, c'est que quand on arrête, ça pénalise toute la famille.

    Bon. Alors je sais déjà ce que certains vont me dire : « C'est pas vrai, moi je fais la moitié des choses à la maison. ». Hé bin, je vais vous dire, tant mieux (mais confirmez quand même avec votre partenaire). Que ça soit comme ça chez vous ne change rien au problème : statistiquement, ce sont encore en grande majorité les femmes qui gèrent le foyer : d'après l'INSEE, les femmes consacrent encore 2,5 fois plus de temps aux tâches ménagères que les hommes. Et si cet écart diminue avec le temps, ce n'est pas parce que les hommes en font plus mais parce que les ménages les plus aisés externalisent ces tâches, le plus souvent en les déléguant à des femmes immigrées et précaires. On ne peut pas vraiment dire que ça soit une bonne solution.

    Pour changer les choses, il me semble évident que les hommes doivent apprendre à se sentir responsables de leur foyer. Il serait déjà bien utile que les pères revendiquent le droit d'être auprès de leur famille dans les premiers mois de leur enfant. Pour l'instant, seules les féministes réclament l'allongement du congé paternité, sans grand succès d'ailleurs.

    Pour moi, c'est un problème bien plus vaste que le cadre d'un foyer de personnes hétéros (mais ce n'est pas pour autant que ça minimise le problème ou qu'il ne faut pas chercher à le résoudre) : on a la même problématique dans nos associations. Essaye de participer à un hackerspace, soit un lieu autogéré, et tu constateras que c'est toujours les mêmes qui doivent se taper le ramassage des emballages de pizzas et l'administratif relou. Lieu autogéré mais où la merde incombe toujours aux mêmes personnes. Même chose dans une association : c'est toujours les mêmes personnes sur qui reposent les tâches ingrates. Et toute nouvelle personne qui débarque dans l'asso sort « comment puis-je aider ? ». Tu peux répondre la liste des projets en cours et tout ce que tu veux, tu auras les réponses-type : « ça, ce n'est pas pour moi », « ça je comprends pas », « ça, je comprends mais je ne vois pas comment l'exécuter ». Au final, très peu de personnes se sentent concernées par le projet associatif. Le seul moyen de faire bouger les lignes, c'est d'interroger les membres genre « toi tu sais faire ça, tu ne voudrais pas t'occuper de telle action ? ». Et vlam, t'es devenu-e un-e chef-fe du projet « vie associative de l'asso bidule ». Et en face de toi, tu n'as plus des membres, mais des exécutant-e-s. Si tu oublies quelque chose, ça ne se fera pas et le reproche tombera sur toi : bah ouais, c'toi qui organise le taff des gens donc t'es responsable, normal. Ho, une charge mentale.

    C'est le même problème dans nos taffs : on passe notre temps à dire du mal des chef-fe-s de projets et des chef-fe-s. Mais d'un autre côté, nous sommes majoritairement incapables de nous prendre en main, de prendre en main la responsabilité partagée de la société dans laquelle nous taffons. Hé ouais, être chef-fe, c'est du boulot (charge mentale), suffit pas de se commander un nouveau gratte-dos en ivoire payé avec le sang des salarié-e-s. Le trip « tout le monde autoentrepreneur » de Sarko (ou la startup nation de Macron), c'est choupi mais nous n'y sommes mentalement pas prêt-e-s, en grande majorité.

    Wed May 17 12:49:18 2017 - permalink -
    - https://emmaclit.com/2017/05/09/repartition-des-taches-hommes-femmes/
  • Faire quelque chose - Carnet de lutte

    De nombreuses personnes me contactent en disant « J’aimerais bien faire quelque chose, au-delà des élections, mais je n’ai aucune expérience/je n’y connais pas grand-chose, je ne sais pas par où commencer, qui contacter, quoi faire ? »

    […]

    Beaucoup de réponses sont en vous – oui, cette phrase sonne comme un guide de développement personnel, tant pis. Il n’y a pas une réponse applicable à tout le monde, ou tout du moins, ce n’est pas moi qui vous donnerai une réponse de type : « Va là-bas, viens ici ».

    Beaucoup de réponses peuvent aussi être autour de vous : vos ami.e.s peuvent avoir des renseignements, mais vous n’en avez jamais parlé ensemble auparavant ; les murs de certaines villes affichent des informations, des appels ; des journaux, radios, médias indépendants et alternatifs existent dans de nombreuses communes. Jetez un coup d’œil. Faites aussi une recherche Internet (« média/radio/collectif alternatif/indépendant + nom de votre commune/département »). Enfin, il existe de nombreux bars et locaux associatifs où l’on peut trouver une multitude de renseignements et où les collectifs locaux affichent, donnent des conférences, des formations, des points de rendez-vous. Ces lieux pourront vous donner des infos utiles.

    Je complète : d'une manière générale, il faut s'informer. Lire la presse généraliste, la presse spécialisée dans tes domaines de compétences, des blogs, l'information partagée par tes ami-e-s (les réseaux sociaux servent à cela, en vrai). Sans savoir, il est impossible d'agir. Avant d'agir, il faut développer sa curiosité.

    Si quelque chose t'indigne, te scandalise, dans tes lectures, c'est le signe qu'il te faut agir.


    Avant toute chose, il me paraît important de rappeler que les luttes sociales se font ensemble, dans la rue, ce qui peut être au sens propre (manifestations) ou au sens figuré (aller aider les gens/militer via des organisations, donc hors de chez soi, mais pas nécessairement dans la rue).

    Yep, la pétition en ligne, le commentaire rageux, c'est choupi mais c'est en complément d'autres actions qui sont plus porteuses.


    Première question à se poser : pouvez/voulez-vous aller en manif ?

    Considérant les violences et la répression exercées par les autorités lors des manifestations sur l’année écoulée notamment, il n’est pas illégitime d’avoir peur d’aller manifester. Par ailleurs, des contingences peuvent vous empêcher de vous rendre en manif (situation de handicap, enfant en bas âge, isolement géographique, précarité…). La présence aux manifs n’est pas un impératif, ni une médaille de combattant.e.

    […]

    Le site Médias libres https://mediaslibres.org/ globalise les informations des principaux sites d’informations de grandes villes et de grands courants, tels que Paris Luttes https://paris-luttes.info/, Rebellyon https://rebellyon.info/, Indymedia Nantes https://nantes.indymedia.org/ (à noter qu’Indymedia est présent dans plusieurs grandes villes, Grenoble, Lille… et vise à offrir un média indépendant), Mars Infos http://mars-infos.org/… Sur le côté droit du site de Médias libres, une liste de nombreux sites d’informations. Le site Démosphère propose un agenda alternatif en ligne (carte des villes disponibles) https://demosphere.eu/fr.

    […]

    Si vous n’êtes jamais allé.e en manif ou si vous ne connaissez personne dans cette manif, et que vous êtes soucieux.se, n’hésitez pas à vous joindre à un cortège (l’une des tranches de hamburger) de votre choix, tous vous accepteront sans broncher, même si vous n’êtes pas syndiqué.e, pas adhérent.e d’une organisation ou association, pas membre d’un collectif – évitez en revanche de chanter des trucs en radicale opposition avec ce que chantent les autres autour de vous ; exemple : au milieu d’anarchistes, on ne crie jamais « Vive Staline » (de façon générale, ne criez jamais « Vive Staline »).

    […]

    Sauf raison particulière ou impérieuse bien entendu, essayez de marcher sur la route plutôt que sur le trottoir. Si on se moque des différences du nombre de manifestants entre les syndicats et la police, c’est parce que les syndicats comptent tout le monde et la police compte les personnes qui sont sur la voie publique (le trottoir, l’abri-bus et les branches du platane ne sont pas la voie publique).

    L’équipement pour aller en manif est une question qui revient souvent. Un foulard porté au départ autour du cou (même en été) permettra pour celleux qui ne prennent aucun autre équipement d’amoindrir légèrement l’effet des lacrymogènes. Sinon, du sérum phy (qui s’achète en pharmacie), ou bien du Maalox (pharmacie également) dilué avec de l’eau dans une bouteille sont les plus efficaces pour soulager les brûlures de lacrymo aux yeux (ne pas se frotter les yeux/la bouche, considérez que vos mains sont inutilisables car remplies de gaz ; tenir la tête en arrière et penchée sur le côté, vider le sérum/Maalox dans l’oeil de l’intérieur vers l’extérieur pour le rincer). Jamais de maquillage (gaz lacrymo ou au poivre passent dessous, des heures de souffrance en plus). Évitez les bijoux (bagues qui s’accrochent, les doigts viennent avec ; colliers résistants, ça étrangle ; bracelet dur, gros hématome ; bracelet en plastique, ça fond sur la peau…). Évitez les shorts/jupes ou les pantalons en toile fine qui risquent de se déchirer facilement et de laisser votre peau exposée au bitume en cas de chute ; privilégiez un bon vieux jean et ne venez pas en tongs. Des baskets, des bottes, n’importe quoi, mais pas de sandales ou de chaussures ouvertes.

    J'ajoute : éviter les lentilles oculaires. Du lacrymo entre elles et l'œil = souffrances supplémentaires.


    En manif, on reste solidaire de ses camarades, y compris si on ne les connaît pas. On ne reste pas tout.e seul.e et on ne laisse personne tout.e seul.e. […] Si vous êtes témoin de violences policières et que vous ne pouvez rien faire, si vous en avez la possibilité et le temps, tweetez avec le hashtag de la manif du jour (exemple : #manif8mai #frontsocial) en donnant votre position (rue, indication « devant tel café »), dites ce qui se passe (« les flics tapent deux gars devant moi, venez vite »), filmez, sauvez vos vidéos (et vos miches). Avant de mettre la vidéo en ligne, assurez-vous qu’elle n’expose pas des camarades qui n’ont rien demandé. L’application Obscuracam https://guardianproject.info/apps/obscuracam/ permet de flouter vos photos et vidéos et d'effacer les données EXIF qui donnent en temps normal la géolocalisation/horaire de la photo et la marque et le modèle de votre portable. Ne tentez pas d’action héroïque de type se jeter tout.e seul.e sur 20 flics, ça finit au poste dans le meilleur des cas.

    Une autre question revient : est-ce que ça sert vraiment à quelque chose d’aller en manif ? Oui, ça sert à quelque chose d’aller en manif, c’est dans la rue et par la rue que le pouvoir a toujours plié, ça ne veut pas dire que c’est simple, c’est même usant, et l’acharnement qu’ils mettent à nous matraquer pour nous décourager d’y aller montre bien qu’ils savent que c’est par là qu’on gagne (entre autres, j’y reviens) et qu’ils nous préféreraient derrière des écrans à rager sur des statuts Facebook indignés inoffensifs.

    Oui, on a des luttes en travers de la gorge, à commencer par celle contre la Loi Travail de l’année dernière, mais non elle n’a pas servi à rien, elle a au moins servi à éveiller certaines consciences, et à faire bouger les lignes, grossissez les rangs pour les faire éclater, ces lignes.

    La présence aux manifs n’est pas un impératif, mais il est impératif de permettre à un maximum de personnes de venir manifester. Pour cela, seule notre solidarité, notre respect des formes de lutte de chacun.e, notre capacité aussi à animer une manifestation plutôt que de marcher tristement telle une procession funèbre, notre volonté à croire en nos aspirations et révoltes sont essentiels. C’est ensemble, par nos luttes que nous gagnerons.

    […]

    L’organisation politique

    Ce qui implique, avant toute chose, de savoir si vous avez déjà des convictions politiques forgées, plus ou moins, si vous vous sentez proche de tel ou tel courant d’idéologie.

    Un point tout de même sur le terme d’organisation politique. Tout groupement, mouvement, fédération, qui réfléchit à l’organisation de la société est une organisation politique au sens large, noble du terme. Il n’y a pas que des partis politiques (ainsi, un groupement anarchiste est une organisation politique).

    Si vous avez déjà une idée, contactez l’antenne locale de l’organisation politique en question pour, dans un premier temps, participer à une réunion d’information, ce que quasiment tous les groupements proposent. […]

    […]

    L'association

    Les associations qui militent quotidiennement pour faire évoluer les choses sont légion en France et elles manquent cruellement de bénévoles (et d’argent).

    […] c’est à vous de savoir pour quoi / contre quoi vous souhaitez lutter. Aider les migrant.e.s, l’écologie, l’antiracisme, le féminisme, les enfants, les SDF, lutter contre l’illettrisme, les violences policières, la pauvreté rurale…

    Avec ce qui vous tient à cœur, vous pouvez consulter le site Internet de votre commune ou vous rendre en mairie pour connaître la liste de toutes les associations. Vous pouvez également faire une recherche Internet ciblée, exemple « aide aux migrants Carcassonne ». […]

    […]

    Les associations sont toutes tenues par des êtres humains, qui sont comme vous et moi, faillibles. Certains sont d’extraordinaires militant.e.s et leur association soulève toutes les montagnes des environs ; d’autres l’ont été et ne le sont plus, voire ne l’ont jamais été, et leur association n’est qu’une belle façade où il ne se passe rien. Par ailleurs, certaines associations ont des contraintes ou choisissent des objectifs de partenariat qui ne sont pas nécessairement annoncés sur la devanture (c’est notamment le cas pour les associations d’aide aux migrant.e.s, où beaucoup concluent des partenariats avec l’État, sont subventionnées et sont mains liées pour en critiquer l’action ensuite, voire collaborent franchement aux exactions commises).

    Idem quant à la façon d’approcher une association : la contacter (mail/téléphone) ou encore mieux en se rendant sur place si vous le pouvez. Il y a de fortes chances pour qu’on ne réponde pas à votre mail/message du premier coup. La raison est simple : les bénévoles de l’association sont totalement débordé.e.s et se sont dit « je le ferai après » et ont oublié (raison pour laquelle il vaut mieux y aller). Insistez. Plutôt que de demander mille renseignements par mail, demandez s’il est possible de passer un jour, proposez directement vos disponibilités. Vous pourrez ainsi voir comment la structure fonctionne, faire connaissance avec les bénévoles et voir si cela vous intéresse de vous y investir. Au pire vous aurez perdu quelques heures et vous essaierez dans une autre ; au mieux ce sera le coup de foudre immédiat. Mais, par pitié, n’abandonnez pas parce que vous n’avez pas eu de réponse immédiate, car votre aide est non seulement bienvenue, mais elle est nécessaire.

    […]

    Le collectif

    À la différence d’une organisation politique (parti, fédération, groupement…) ou d’une association, un collectif n’a, a priori, aucune structure ou statut juridique (il n’est pas déclaré, le truand). Cela ne l’empêche pas d’avoir une structure organisationnelle, ce n’est pas parce qu’aucun statut n’a été déposé en préfecture qu’un collectif est un champ labouré sur le plan de son fonctionnement ; ses membres peuvent parfaitement avoir décidé d’un nom, de règles de fonctionnement, d’acceptation de nouveaux membres, d’exclusion, de réunions, d’actions, etc.

    Le collectif peut remplir les mêmes fonctions que les deux précédents : être politique et/ou apporter de l’aide à des populations localement.

    Quelle différence, hormis cette non-déclaration dans ce cas ? Eh bien ma foi, généralement c’est gratuit. Pas de cotisation, pas d’adhésion. Et vous savez ce qu’on dit : quand c’est gratuit, c’est vous le produit.

    J'ajoute qu'un collectif peut regrouper facilement des personnes de milieux divers qui sont membres de diverses assos ou structures. Le côté informel permet ce regroupement, ce mélange des compétences et des expériences, etc. sans prise de tête et sans formalités. C'est par exemple le cas des Exégètes Amateurs, collectif d'individu⋅e⋅s qui s'appuie sur La Quadrature du Net, la Fédération FDN et FDN pour mener leurs actions juridiques contre les lois qui favorisent la surveillance généralisée des citoyen⋅ne⋅s.


    j’ai peur de pas servir à grand-chose ; je sais pas à quoi je pourrais servir.

    La réponse est sans appel : TOUT LE MONDE EST SUPER UTILE, MERCI D’ÊTRE LÀ !

    Il y a toujours quelque chose à faire, quelles que soient vos disponibilités, vos possibilités. Chacun.e selon ses moyens.

    Quelques exemples en vrac, selon les contextes, et loin d’être exhaustifs pour que ce soit plus parlant peut-être : organiser des réunions, les animer, les modérer ; faire des comptes rendus, prendre les notes, les écrire, les mettre en ligne, les envoyer ; faire des banderoles, trouver les supports, chercher des cartons, des draps, du tissu, découper des pochoirs, acheter la peinture ; gérer la communication, les listes de mails, répondre aux questions, où est la prochaine manif, c’est à quelle heure, où est le local, comment se rendre sur place, y a un covoiturage, mettre un article en ligne, faire une newsletter, écrire un article de blog, corriger les fautes d’autres rédacteur.trice.s ; écrire les tracts, les affiches, concevoir le texte à plusieurs, l’imprimer, massicoter les tracts, les distribuer, coller les affiches ; développer une commission inexistante ou peu existante sur un point de vue qui nous est cher : écologie, féministe, santé, personnes incarcérées… ; organiser des conférences/débats, trouver une salle, gérer les inscriptions, la bouffe, les intervenants, trouver quelque argent pour financer tout ça ; lancer un rassemblement pour répondre à une problématique urgente, mobiliser, lancer des appels sur les réseaux sociaux, alerter les contacts, solliciter les camarades de luttes, les partenaires associatifs ; remplir la paperasse administrative, faire les comptes, le budget, les demandes de subvention, les déclarations de manif ; tenir une permanence, organiser un groupe de parole ; gérer le collectif, faire à manger, prévoir des couchages ; le service d’ordre, l’organiser, l’équiper, le former ; les actions, les organiser, les mener ; prendre des photos, les retoucher, des tirer, mettre en forme ; coudre des fringues, en raccommoder…

    C’est aussi apporter son expertise professionnelle ou son savoir-faire : expérience médicale en manif (médic), auprès des réfugié.e.s dans la rue ou en CAO (Centre d’Accueil ou d’Orientation) ; juridique partout, tout le temps, on a toujours besoin de conseils juridiques ; éducative (auprès des enfants réfugié.e.s encore, et selon la matière pour apporter une éducation populaire au groupe) ; graphique, pour donner plus de force aux textes ; manuelle, la liste est infinie : menuiserie, ferronnerie, soudage, peinture, jardinage…, que de talents précieux ; informatique, idem, c’est indispensable et un gain de temps incroyable sans parler de la sécurité que le groupe y gagne ; sportive…

    […]

    Se syndiquer ?

    Un syndicat est une organisation de défense de l’intérêt des personnes d’une même branche professionnelle : salarié.e.s sous différents statuts, il existe des syndicats d’intermittent.e.s, mais aussi fonctionnaires, précaires…

    Être syndiqué.e est important. Cela signifie que votre syndicat vous soutient face à votre employeur/hiérarchie en cas de litige, vous informe sur vos droits, vous assiste, vous aide à remplir vos dossiers administratifs le cas échéant (CAF, impôts, etc.), peut vous assister juridiquement aux prud’hommes. Par ailleurs, le syndicat propose des formations, apporte une quantité phénoménale d’informations sur les droits des travailleur.se.s, s’oppose au patronat et souvent informe en interne et en externe sur ce que peut bien trafiquer ce dernier.

    […] L’apport des syndicats n’est pas négligeable non plus pendant les mouvements sociaux de forte importance et qui durent, car ils disposent de caisses de grève qui leur permettent de reverser à leurs adhérent.e.s une petite compensation pour les journées de salaire perdues.

    Le travail des syndicats se fait au quotidien, dans les entreprises et l’administration et n’est pas forcément visible du grand public qui a tendance à n’en entendre parler qu’au travers des manifestations plutôt que via le phénoménal boulot journalier d’assistance qu’ils apportent aux travailleur.se.s.

    […] Question souvent posée : quel syndicat choisir ? Impossible de répondre. Il y a, des syndicats plus, comment dire, révolutionnaires que d’autres (Solidaires (qui rassemblent tous les SUD (Sud Rail, Sud Éduc, Sud Santé…)), la CNT (syndicat autogestionnaire)), des syndicats plus gauchistes (CGT, FO…) et d’autres… qui appellent à voter Macron comme la CFDT.

    […]

    Comme les assos et tout le reste, les sections syndicales sont aussi animées par des gens, qui ici sont super et là sont de vrais abrutis, donc Machin de tel syndicat pourtant super va être nul ici, Machine de tel syndicat nul va être super là-bas, inversement, tout dépend, voilà vous êtes bien avancé.e maintenant. Mais : si cela vous semble important, syndiquez-vous.

    Pourquoi on déteste les syndicats ? Certainement parce qu’on connaît mal leur action au quotidien, je l’ai dit ; ensuite parce que souvent les grands syndicats négocient avec le gouvernement alors que leur base (les grévistes) souhaitaient continuer le mouvement. La différence est à faire entre les directions syndicales et le taf de terrain, colossal. Enfin parce que lorsqu’on perd une lutte sociale (les retraites en 2010, la loi travail…), l’opinion publique tend à cristalliser sa colère sur les syndicats, dont on considère qu’ils ont « mal mené la lutte » et ont échoué. Si des critiques sont à leur faire, il me semble essentiel de garder le patronat et l’autorité en ligne de mire.

    J'ajoute que les avancées sociales à l'époque où la classe ouvrière était majoritaire ont été obtenues, en partie, par la force de frappe que représentaient les syndicats de l'époque et que cette force venait du nombre d'adhérent⋅e⋅s. Visiblement, quand les salarié⋅e⋅s ont choisi de se faire moins représenter et respecter, c'est partie en sucette, les syndicats n'ayant plus de réel poids n'ont eu qu'à s'écraser. SURPRISE ?!

    Chacun⋅e est capable de citer les dérapages commis par les dirigeant⋅e⋅s des unions syndicales. Genre la rénovation exorbitante du bureau de Thierry Lapeon, l'ex-secrétaire général de la CGT. Genre les nominations de chef⋅fe⋅s syndicaux par le gouvernement pour acheter la paix sociale. Et ces abus devraient justifier de ne pas se syndiquer. Ha… Et les abus de la grande distribution devraient justifier qu'on ne la fréquente plus, non ? Les abus du patronat devraient justifier qu'il ne devrait plus y avoir un⋅e seul⋅e salarié⋅e en France. Et pourtant. Bref, raisonnement illogique. Comme partout ailleurs, il faut des contrepouvoirs, garder un œil sur ce qui se passe, râler quand ça ne convient pas et changer de crémerie quand une quelconque avancée n'est possible. Les syndicats n'échappent pas à cela : il ne s'agit pas de déléguer ta contestation à un syndicat mais de faire partie d'un mouvement de contestation.


    Les assemblées générales

    C’est un rassemblement de personnes mobilisées, quels que soient leur statut et leur appartenance aux catégories précédemment citées. Lors d’une grève reconductible, il est commun de faire une AG des grévistes chaque jour, pour décider de la reconduire ou non déjà, pour parler des autres luttes, de l’actualité, des réactions du gouvernement, etc.

    Les collectifs organisent des AG à leur rythme et accélèrent le rythme avec les moments de luttes sociales (idem pour les organisations). En période de luttes sociales, des AG sont souvent organisées à la fin des manifs (pas dans les grandes villes, trop de monde + manifs qui sont désormais dispersées par les violences policières), c’est l’occasion d’organiser les prochains rendez-vous, de donner des dates importantes, d’échanger des contacts, de poser des questions, de décider des actions à venir. C’est aussi la possibilité de donner son mail/son numéro de téléphone, pour pouvoir être informé.e des actions et mobilisations locales directement.

    Enfin, les AG permettent de mettre en place des dispositifs efficaces, de convenir des covoiturages pour aller à un piquet de grève, à une manif, à un rassemblement, de voir qui est disponible tel jour pour telle tâche, de constituer des équipes réduites pour gérer ceci ou cela. Cette division des tâches est cruciale, ce travail collectif est essentiel, il ne permet pas seulement une cohésion entre les personnes en lutte, il permet aussi de réduire les coûts : coût en énergie, en manque de sommeil, en argent, en pollution. […]

    […]

    La solitude et la culpabilité

    Vos potes partagent grosso modo vos idées, mais n’ont pas encore la flamme de la révolte dans leur cœur bouillonnant ; vous vous sentez déjà bien seul.e avec votre révolte et craignez de vous sentir encore plus seul.e si vous vous impliquez avec tous ces gens inconnus. Au contraire ! Dites-vous que tous ces gens inconnus sont aussi arrivés un jour en ne connaissant personne (car ce n’est pas une dynastie familiale) et l’entente que vous voyez là, vous allez pouvoir la partager aussi dans quelque temps tandis que vos autres potes seront toujours sur leur canapé tout seuls, bien fait pour eux.

    Vous suivez sur les réseaux sociaux ou vous connaissez dans la vie des personnes militantes très engagées et vous culpabilisez de votre propre inaction, malgré vos idées et votre conviction qu’il faut faire quelque chose. Vous ne pouvez vous empêcher de comparer et de vous dire que vous ne saurez pas faire, etc. Comparaison n’est pas raison (disait ma grande-tante), tou.te.s les militant.e.s ont commencé un jour sans la moindre expérience.

    N’hésitez pas à les contacter, à leur poser des questions ! Vous pensez les déranger ? Ils et elles seront ravi.e.s de vous renseigner ! (dans la mesure de leurs moyens et dans la limite des stocks disponibles) Qu’est-ce qui pourrait leur faire davantage plaisir que de voir d’autres personnes s’engager ? Rien (hormis pour ma part de caresser un marcassin mais c’est un autre délire).

    Il n’y a pas grand-chose de plus stimulant que de partager des convictions qu’on met en action ensemble ensuite, plutôt que de les garder en soi et de les laisser nous faire vieillir prématurément de rage à force de se sentir impuissant.e derrière un écran, un journal, une radio.

    Vous voulez faire quelque chose ? Faites-le, vous êtes bienvenu.e, on vous attend, on a besoin de vous ; bienvenue dans la famille, vous serez fantastiques.

    J'ajoute qu'il y a encore plein d'autres manières de faire avancer les choses genre :

    • Participer à la vie politique en décortiquant les décisions politiques de ton conseil municipal, de ton député⋅e, de ton sénateur⋅rice, du gouvernement, etc. Chercher à comprendre comment fonctionne l'approvisionnement en eau, en électricité, en gaz en Internet et se demander si les modèles actuels ne sont pas usés et indécents, ça a du sens. Chercher comment on peut faire de l'agriculture éthique à taille humaine, ça a du sens. Réfléchir à la diffusion du savoir, ça a du sens. Lutter, c'est aussi mettre sur pied des modèles alternatifs et les faire émerger.

    • Produire de la documentation : documente tout. Tout ce que tu peux expliquer. Documente ce qui ne te plaît pas dans ce monde en argumentant et propose mieux. Documente ce qu'il te plaît et pourquoi c'est une pratique intéressante. Documente un mouvement social, les positions publiques de telle entité ou personne. Documentation écrire ou vidéo ou conférence ou autre, peu importe, l'important, c'est de faire circuler le savoir : un changement de mentalités, une révolte ne naît pas comme ça, de rien, mais d'une diffusion des savoirs et des pratiques qui montrent en quoi l'ancien modèle n'est plus tenable et le font craquer.

    Via https://twitter.com/taziden/with_replies

    Fri May 12 15:50:44 2017 - permalink -
    - http://carnetdelutte.tumblr.com/
  • Un élu du Puy-de-Dôme écrit une lettre aux 155 habitants de sa commune qui ont voté FN

    A toi, Pierrick, qui pense que l’on ne peut plus sortir tranquille, je veux simplement te rappeler que la dernière fois que quelqu’un s’est fait molester à St-Priest tu n’étais pas né… A toi Emile, qui pestes contre toutes ces aides sociales, je te rappelle que tu es celui qui a bénéficié des plus gros montants au titre de l’aide de la collectivité pour l’habitat et que ta mère perçoit l’APA… A toi Olivia, qui mets en avant que les logements sont réservés aux « autres », je te rappelle que tu habites un logement social à St-Priest… A toi Thierry qui grognes car les gens roulent trop vite, rappelle-toi que tu viens juste, mais pour d’autres raisons, de retrouver ton permis de conduire… A toi Daniel, qui veut faire payer les fraudeurs, je te rappelle que bosser au black, ce n’est pas la règle… A toi Céline, qui trouve que les associations perçoivent trop d’argent public, tu pourrais au moins une fois, emmener l’équipe de ta fille en déplacement au lieu de la déposer systématiquement devant la salle de sport sans même saluer les encadrants… A toi, Marcel qui honoreras de ta présence, la cérémonie du 8 mai, pense à ceux qui dans les années sombres, ont fui la guerre comme d’autres le font aujourd’hui… A toi Jean-Luc, tu n’es pas un imbécile, t’es douanier… Aux 143 autres, qui souhaitent une petite phrase avec leur prénom, je me tiens à leur disposition.

    Via le Canard du 10 mai 2017.

    Thu May 11 14:56:57 2017 - permalink -
    - http://www.20minutes.fr/high-tech/2065327-20170510-elu-puy-dome-ecrit-lettre-155-habitants-commune-vote-fn
  • Chers amis étrangers, voilà pourquoi certains d’entre nous ne sont pas ravis par l’élection de Macron | Grise Bouille

    Tout est excellent dans cette tribune de Gee. À lire en entier, vraiment.


    Le seul problème, c’est que, bien qu’elle n’ait pas gagné, il y a de grandes chances que rien ne soit résolu avec Macron : les 11 millions de personnes qui ont voté pour Le Pen ne vont pas disparaître comme par magie après l’élection. Pire : la plupart des raisons qui expliquent le score élevé de Le Pen sont précisément le résultat des politiques que Macron défend.

    Bienvenue dans une société polarisée qui, à l'heure où la technologie le permet pourtant, n'ayant pas appris à débattre publiquement sans se mettre sur la gueule, deviendra de plus en plus violente.


    Tout d’abord, il faut comprendre que les gens qui votent Le Pen ne sont pas tous des racistes ou des nationalistes (heureusement). La plupart sont juste des gens qui voient leurs niveaux de vie fragilisés […]

    […]

    Les gens ne sont pas anti-Europe par essence ou par dogme : ils le sont parce qu’ils se rendent compte que l’UE, ces derniers temps, a surtout œuvré pour libérer le marché, pas les peuples ; qu’elle a surtout consisté à mettre les européens en compétition les uns contre les autres, en nivelant vers le bas la qualité de vie avec celles des pays les plus pauvres au lieu de niveler vers le haut la protection sociale avec celles des pays les plus riches. Si vous demandez aux gens, ils sont tous en faveur de l’union des peuples et de la paix éternelle entre les pays, mais ils ne sont pas idiots : ils se rendent bien compte que l’élite de l’UE manipule ces aspirations comme un prétexte pour forcer leur projet de capitalisme libéral de prédation.

    […]

    Qu’est-ce que Macron dans tout ça ? Macron est le pur produit du système qui a créé ces problèmes. J’ai lu dans beaucoup d’articles étrangers que Macron était « un renouveau », « un vent de changement » dans la politique française. À ce niveau, ce ne sont plus des fake news : ce sont de grosses conneries.

    Laissez-moi vous résumer ça : Macron a été à l’ENA, une école fréquentée par à peu près 90% de nos politiciens (ils sont tellement des copies les uns des autres qu’on a inventé une expression pour : « énarques ») ; il était ministre sous le dernier président François Hollande et a été l’inspirateur de sa politique économique ; il a bossé comme banquier chez Rothschild, ce qui fait qu’il n’était pas hors du système (capitaliste) mais plutôt au sommet de ce système ; et la cerise sur le gâteau, il est soutenu par la moitié des dinosaures de la politique qui avaient déjà le pouvoir avant qu’il ne soit au lycée.

    Il est jeune ? Ça nous fait une belle jambe. Le projet de Macron est à peu de chose près dans la continuité de ce qui a été fait dans notre pays depuis trente ans : réduction des droits des travailleurs, réduction de la protection sociale, accroissement de la pression de la compétition sur les gens en signant des accords de libre-échange avec des pays dont le code du travail est une blague. Comme s’il y avait quoi que ce soit à gagner à tenter d’être « compétitif » avec des travailleurs chinois ou bangladais. Le projet de Macron est exactement ce qui a poussé 11 millions de personnes vers Marine Le Pen.

    C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont fait que beaucoup de gens de gauche (moi compris) étaient réticents à voter Macron pour « faire barrage » à Le Pen : en quoi voter pour le kérosène va « faire barrage » au feu ?

    […]

    En parallèle, le Front National (parti de Marine Le Pen) s’est aussi vu accordée une large couverture médiatique, le présentant comme le choix contestataire par défaut. Le but, à peine caché, était d’avoir ce second tour Macron-Le Pen. Ce second tour est très pratique, parce que si Le Pen s’oppose bien au libéralisme brut de Macron (et encore, si on veut : le libéralisme ne la dérange pas tant qu’il est circonscrit au territoire de la France), elle construit ça sur de l’hyper-conservatisme, de la xénophobie et de l’europhobie. Donc bien entendu, beaucoup de gens (comme moi) n’iront jamais jusqu’à simplement envisager de voter pour elle parce qu’ils ou elles souhaitent une opposition juste, démocratique et respectable au libéralisme.

    Et bien sûr, les médias qui avaient donné la parole au FN pendant des mois furent les mêmes qui exigèrent avec autorité que les électeurs éteignent ce feu qu’ils avaient allumé.

    Depuis de nombreuses années déjà, Le Pen et le Front National ont servi, pour les médias et les autres partis, d’une arme contre la démocratie : mettez n’importe qui en face du FN dans une élection et il ou elle est presque certain de l’emporter. Et puisqu’ils ont compris qu’ils peuvent façonner ce choix impossible, les grands médias ont juste à présenter un unique candidat comme le choix raisonnable (de préférence, celui qui sert les intérêts des propriétaires de ces grands médias), à laisser le FN monopoliser le reste de la parole et le tour est joué.

    J'ai un avis légèrement différent : ce n'est pas les médias, de leur propre chef qui ont façonné ce deuxième tour mais à la fois la vox populi (tu veux qu'on te traite comme un-e humain-e mais tu piétines chaque jour les autres humain-e-s, tu veux du business plus humain mais tu veux consommer, pour toujours moins cher, dans les mêmes temples de la surconsommation, tu ne veux pas que l'école, la poste et l'épicerie du coin ferment mais tu gueules que les impôts locaux te plombent, tu veux quelque chose et tu fais le contraire de ce qu'il faudrait faire pour l'obtenir, tu ne voteras jamais Mélenchon car tu le trouves trop radical car il est destructeur de certains de tes acquis, etc.) et les tenant-e-s du vieux monde qui veulent tout faire pour conserver ce monde ultralibéral qui les a fait riche et puissant. Dans les deux cas, vox populi et puissant-e-s, c'est le même problème bien humain derrière : ne jamais lâcher le moindre privilège acquis. Partant de là, les grands médias sont des diffuseurs de la pensée dominante tout comme ils le sont sur les autres questions (conservation des inégalités hommes/femmes, français/étranger-e-s, hétérosexualité/autre, etc.). Ils le sont pour pas que ça gratte, pour pas que t'éprouves un inconfort, pour que tu te sentes bien après le taff. Et ça leur rapporte de la thune en passant. Bref, accuser les grands médias, c'est trop choupi, ça permet de se donner bonne conscience sans faire un examen personnel de ladite conscience, mais c'est une partie seulement du problème : on t'a présenté le candidat que t'as voulu au fond de toi tout en prétendant l'inverse pour faire genre. En analysant les convictions, oui, il y a peut-être plus de Mélenchonistes+Poutouistes que de Macronistes+Fillonistes, mais en analysant les comportements quotidiens, il y a clairement plus de Macronistes+Fillonistes que de Mélenchonistes+Poutouistes, c'est ça l'essence de mon propos. Un peu comme l'électorat FN et ses contradictions, mais ça reste valable dans toutes les strates de la société et dans tous les camps politiques.


    Le père de Le Pen était au second tour de l’élection présidentielle il y a quinze ans et nous avons joué au même jeu : les gens ont voté pour Chirac pour faire barrage à Le Pen même si pas mal d’entre eux n’avaient aucune sympathie pour Chirac. Chirac a obtenu plus de 80% des votes. On aurait pu penser qu’il allait appliquer une politique pour réparer cette société française et écouter la contestation populaire ? Loupé. Il a fait sa politique de droite comme si 80% des gens avaient voté pour lui par conviction. Et il y a de grandes chances que Macron fasse la même chose.

    Le truc, c’est que cette stratégie devient dangereuse : les électeurs comprennent très bien ce qui se passe et ils sont de moins en moins enclins à participer à cette mascarade. Chirac a fait 80% en 2002, mais Macron n’a eu « que » 66% des votes contre Le Pen au second tour, accompagné d’un record d’abstention et de votes blancs. Et alors que Le Pen a entraîné presque deux fois plus d’électeurs que son père quinze ans plus tôt, Macron a vu moins de gens d’accord pour voter pour lui contre leurs propres convictions.

    Yep, on passe d'environ 5 % de suffrages blancs et nuls en 2002 à plus de 11 % de tels suffrages en 2017. On passe de 20 % d'abstention au deuxième tour de 2002 à 25 % en 2017. Je ne vois pas de problème à cela : si, à défaut de construire un monde meilleur, on offre moins de légitimé aux tenant-e-s du monde pourri habituel en espérant que le système représentatif s'effondre de lui-même (comment tu gouvernes avec moins de 43 % ?), why not ? Quand t'es dans un deuxième tour comme celui-là, après avoir exprimé tes convictions et constaté que t'es en minorité, « la seule façon de gagner, c’est de ne pas jouer ». En revanche, oui, ce type d'effondrement se fera dans une société qui deviendra de plus en plus violente. Mais contre ça, il fallait vouloir tenter autre chose au premier tour et au quotidien.


    […]

    Dans le même temps, Macron va appliquer sa politique libérale comme si tout allait bien. Lui et les médias vont continuer de marteler « IL N’Y A PAS D’ALTERNATIVE » en réponse à toute critique contre ça. De plus en plus de gens n’auront plus rien à perdre à s’abandonner à n’importe quel vote pour dire « assez ! ». Je ne vois pas comment cela pourrait finir bien.

    Alors dans les prochains mois, vous entendrez peut-être qu’il y a encore une fois des grèves en France. Et avant que vous ne commenciez à blaguer sur le fait que nous sommes constamment en grève, dites-vous bien que nous essayons de protéger notre modèle social contre une énième attaque, et que nous sommes seuls, avec pratiquement toute l’élite française contre nous.

    Notre modèle social a été notre force pendant toute la seconde moitié du XXe siècle, ce qui a par exemple mené à la création d’un système de santé reconnu mondialement. Et ce modèle social a été mis en place juste après la Seconde Guerre Mondiale, à un moment où le pays était dévasté et ruiné (ça, c’est pour le « on ne peut pas se le permettre »). Et il n’est ni dépassé ni inadapté : l’une des raisons qui fait que les français ont moins souffert de la crise des subprimes en 2008 que d’autres, ça a été précisément la robustesse de ce modèle social. Et je sais que nous avons la réputation de capituler aisément, mais sachez une chose : nous ne le laisserons pas crever sans combattre.

    Je n'aime pas trop l'argument : oui, à la fin de la guerre, on était ruiné et dévasté mais justement, tout était à reconstruire donc le modèle capitaliste de croissance infinie allait fonctionner, on en était sûr-e-s, on allait consommer, on allait faire de la croissance, donc on pouvait ouvrir en grand les vannes du crédit, les prêteur-se-s savaient qu'il-elle-s reverraient leur argent.

    Thu May 11 12:47:46 2017 - permalink -
    - https://grisebouille.net/chers-amis-etrangers-voila-pourquoi-certains-dentre-nous-ne-sont-pas-ravis-par-lelection-de-macron/
  • Installer LineageOS (système libre) sur un ordiphone Motorola Moto G 4G LTE

    Depuis le temps que j'avais envie de migrer mon Motorola Moto G 4G LTE peregrine X1039 (oui, la référence est longue mais toutes les infos serviront par la suite) à CyanogenMod, c'est désormais chose faite. Bon, compte-tenu des dérives de la société CyanogenMod Inc., ce n'est pas Cyanogen mais son fork communautaire, LineageOS.

    En quelques mots, Lineage est un système d'exploitation libre et communautaire pour ordiphone (terme pour désigner un smartphone sans reconnaître la prétendue intelligence (« smart ») de ces appareils), basé sur Android, qui prend en charge un grand nombre de modèles.

    Dans mon cas, la migration est rendue plus difficile car je passe d'un Android 4.4.3 à un Android 7.1.2. Cela améliore grandement ma sécurité et ma vie privée vu le nombre de failles de sécurité corrigées entre ces deux versions, mais cela oblige aussi à mettre à jour le bootloader et le firmware radio en plus du système en lui-même.

    J'ai déjà déverrouillé le bootloader de mon téléphone afin d'être root sur le système vendu de base avec, donc je n'en fais pas mention ici, mais c'est un pré-requis avant de suivre ce shaarli.


    Étape 0 : avoir les bons outils

    Il nous faut fastboot et adb. Pour ce faire avec Debian GNU/Linux :

    sudo apt-get install android-tools-fastboot android-tools-adb


    Étape 1 : installer un recovery plus récent

    • Télécharger la dernière version de TWRP adaptée à la série de notre ordiphone (peregrine). En dernier ressort, je mets à disposition la version 3.1.0.0 que j'ai utilisée.

    • Mettre le téléphone en mode fastboot c'est-à-dire être dans le menu du bootloader. Pour ce faire : appuyer, en même temps, sur les touches volume bas + allumage pendant au moins 3-5 secondes).

    • Lancer l'écrasement du recovery depuis le PC :

     

    $ fastboot flash recovery twrp-3.1.0-0-peregrine.img 
    target reported max download size of 536870912 bytes
    sending 'recovery' (8314 KB)...
    OKAY [  0.282s]
    writing 'recovery'...
    OKAY [  0.281s]
    finished. total time: 0.564s


    Étape 2 : installer un bootloader plus récent

    Si tu ne le fais pas, lors de la tentative de remplacement du système par Lineage depuis TWRP (le recovery), t'auras l'erreur suivante :

    This package supports bootloader(s): 0x411A; this device has bootloader 0x4111.


    • Télécharger un bootloader de Lollipop (Android 5.X). Ne me demande pas pourquoi Lollipop alors qu'on va installer un Android Nougat (7.X) au final… Il faut télécharger en fonction de la version / variante de ton téléphone. Dans mon cas, ça sera « XT1039_Bootloader_v41.1A.zip » ( accessible en cliquant sur « Bootloaders in zip mode »). En dernier ressort, je mets à disposition la version 411A que j'ai utilisée.

    • Extraire le fichier motoboot.img de l'archive.

    • Lancer l'écrasement du bootloader depuis le PC (je pose l'hypothèse qu'il est toujours en mode fastboot depuis l'étape précédente) :

     

    $ fastboot flash motoboot motoboot.img
    target reported max download size of 536870912 bytes
    sending 'motoboot' (1953 KB)...
    OKAY [  0.089s]
    writing 'motoboot'...
    (bootloader) flashing tz ...
    (bootloader) flashing rpm ...
    (bootloader) flashing sdi ...
    (bootloader) flashing aboot ...
    (bootloader) flashing sbl1 ...
    OKAY [  1.281s]
    finished. total time: 1.370s


    Étape 3 : installer LineageOS et être root

    • Télécharger la dernière version de Lineage adaptée à la série de notre ordiphone. En dernier ressort, je mets à disposition la version nightly 14.1 du 04/05/2017 que j'ai utilisée.

    • Télécharger la dernière version ARM de l'addonsu de Lineage qui permet aux applications de devenir root sans recourir à un bout de code sous licence privatrice comme SuperSu. En dernier ressort, je mets à disposition la version disponible en ligne le 07/05/2017 que j'ai utilisée.

    • Redémarrer l'ordiphone puis aller dans le recovery : menu du bootloader (voir ci-dessus) puis sélectionner la ligne « recovery » avec la touche volume bas. Valider avec la touche volume haut.

    • Envoyer Lineage et l'addonsu sur la carte SD (évidemment, cela peut être fait en retirant la carte SD de l'ordiphone et en la mettant dans un ordinateur équipé d'un lecteur de cartes) :

     

    $ adb push lineage-14.1-20170504-nightly-peregrine-signed.zip sdcard1
    $ adb push addonsu-arm-signed.zip sdcard1
    • Sur l'ordiphone, il faut aller dans « Backup », cocher « boot », « data », « recovery » et « system ». Puis, il faut choisir la carte SD comme destination de la sauvegarde en appuyant sur le bouton« Select storage » et en choisissant « MicroSD card ». Lancer la sauvegarder en swipant. Revenir au menu principal une fois la sauvegarde achevée.

    • Pour nettoyer certaines partitions du système actuel, il faut aller dans « Wipe » puis « Advanced Wipe » puis cocher « cache », « data » et « system ». Lancer l'effacement en swipant. Revenir au menu principal une fois l'effacement terminé.

    • Pour installer Lineage, il faut aller dans « Install », choisir le zip contenant Lineage que l'on a mis sur la carte SD, ne pas cocher le redémarrage et la vérification MD5 et lancer l'installation en swipant. Revenir au menu principal quand c'est fait.

    • Pour installer l'addonsu, il faut aussi aller dans « Install » et choisir le zip contenant l'addonsu. Revenir au menu principal après l'installation.

    • Pour terminer, le faut aller dans « Reboot » puis « bootloader » (nécessaire pour l'étape suivante).


    Étape 4 : installer un firmware plus récent pour la puce baseband

    La baseband est un deuxième ordinateur logé dans nos ordiphones, à côté de l'ordinateur qui exécute nos applications, qui est chargé de dialoguer avec le réseau GSM voire d'exécuter des ordres venant du réseau genre effacer à distance le contenu d'un téléphone volé. Il a donc le contrôle, la priorité sur l'ordinateur qui fait tourner l'interface utilisateur-rice. Le réseau (donc l'opérateur mobile) à donc le contrôles des mobiles modernes au-delà de leur raccordement au réseau.

    Si tu ne mets pas à jour son firmware, ton ordiphone ne s'accrochera à aucun réseau GSM : tu auras un ordiphone qui ne peut plus téléphoner ni envoyer des SMS/MMS ni utiliser l'Internet mobile.

    • Télécharger un firmware radio de Lollipop. Ne me demande pas pourquoi Lollipop alors qu'on a installé un Android Nougat (7.X) à l'étape précédente… Il faut télécharger le package fastboot en fonction de la version / variante de ton téléphone. Dans mon cas, ça sera « XT1039_Retail_EU_5.1_Radio.zip » ( accessible en cliquant sur le bouton « CLICK TO SHOW CONTENT » sous « Lollipop Radio Firmware: »). En dernier ressort, je mets à disposition le firmware que j'ai récupéré le 07/05/2017 et que j'ai utilisé.

    • Extraire les fichiers.

    • Lancer l'écrasement du firmware depuis le PC (c'est pour cela qu'à l'étape précédente j'ai préconisé un reboot forcé sur le bootloader ;) ) :

     

    $ fastboot flash modem NON-HLOS.bin 
    target reported max download size of 536870912 bytes
    sending 'modem' (60232 KB)...
    OKAY [  1.906s]
    writing 'modem'...
    OKAY [  1.592s]
    finished. total time: 3.498s
    
    $ fastboot erase modemst1
    erasing 'modemst1'...
    OKAY [  0.040s]
    finished. total time: 0.040s
    
    $ fastboot erase modemst2
    erasing 'modemst2'...
    OKAY [  0.045s]
    finished. total time: 0.045s
    
    $ fastboot flash fsg fsg.mbn 
    target reported max download size of 536870912 bytes
    sending 'fsg' (517 KB)...
    OKAY [  0.086s]
    writing 'fsg'...
    OKAY [  5.680s]
    finished. total time: 5.766s


    Étape 5 : démarrer LineageOS pour la première fois et confirmer le root des applications

    On peut désormais rebooter le téléphone sur notre nouveau système. \o/ Le premier démarrage est affreusement lent (2 minutes - 2 minutes 30 faciles sur le logo Lineage) donc sois patient.

    Pour activer l'accès root pour les applications, il faut (traduction de http://www.theandroidsoul.com/root-lineage-os-su-addon-zip-download/ ) :

    • Aller dans « Préférences » puis « À propos du téléphone » et appuyer 7 fois sur « Numéro de build ».

    • Revenir au menu « Préférences » et aller dans « Options pour les développeurs » et cliquer sur « Accès root ». Choisir « Applications uniquement » ou « Applications et ADB » en ayant conscience que choisir ADB revient à donner un accès root distant (ce qui est à mettre en balance avec le fait que nous avons déjà un bootloader exposé aux 4 vents).

    • Il faudra autoriser au cas par cas l'accès root à chaque application qui le demandera.


    Mes premières impressions à chaud sur LineageOS

    Venant d'Android 4.4.3, je ne sais pas ce qui relève d'une version récente d'Android ou de Lineage…

    • Puisque je passe à Android > 5, je peux enfin chiffrer mon système mobile. \o/ Bon, je n'ai pas l'option pour chiffrer ma carte SD… Je ne pense pas que toutes les partitions de la mémoire interne soient chiffrées (intuition en voyant les points de montage dans un shell ou avec Ghost Commander)… Et puis bon, l'efficacité du chiffrement quand on a un bootloader ouvert aux 4 vents, ça se place là, quoi.

    • J'aime beaucoup le contrôle des permissions des logiciels qui semble plus strict (exemple : j'ai dû autoriser OSMAnd~ à utiliser le GPS puis à écrire sur le système de fichiers en deux étapes, pile quand j'ai déclenché les actions qui nécessitent ces autorisations). Ce contrôle des permissions est surtout beaucoup plus présent dans le quotidien de l'utilisateur-rice via une notification constante tant que le logiciel concerné est en cours d'exécution.

    • L'expérience utilisateur-rice est globalement mauvaise, je trouve. La barre d'état est difficile à appréhender, les notifications sur l'écran d'accueil sont mélangées entre des vraies notifications (appels, SMS) et des alertes moins prioritaire (permissions de tel et tel logiciel en cours d'exécution), certains labels de menu sont tronqués jusqu'à ce qu'on pivote l'écran, beaucoup plus d'infos sont accessibles depuis l'écran d'accueil verrouillé (genre la consommation internet mobile, activer/désactiver le WiFi / Bluetooh, etc.), l'appli SMS/MMS est à vomir et les modes silencieux/vibreur sont plus difficiles à appréhender…

    • EAP-SIM ne fonctionne pas (affichage de l'erreur « password may be incorrect » durant la connexion à un AP Wi-Fi utilisant cela). C'était pourtant pratique pour se connecter aux points d'accès Wi-Fi « FreeWifi_secure »…
    Mon May 8 23:10:21 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?z_gVgQ
  • Euro Information Telecom

    Un MVNO qui détient plusieurs marques commerciales (comme NRJ mobile et Auchan mobile) et qui vend de la marque blanche télécom à des opérateurs plus petits.

    Mon May 8 14:18:43 2017 - permalink -
    - https://www.euroinformation-telecom.com/fr/index.html
  • Bugs du futur | CommitStrip

    Gros +1. « Le cache, bon sang ! ».

    Sat May 6 12:03:02 2017 - permalink -
    - http://www.commitstrip.com/fr/2017/05/06/bugs-of-the-future/
  • Réseaux virtuels avec VXLAN | Vincent Bernat

    Vincent Bernat nous présente VXLAN : un « protocole permettant de superposer un réseau virtuel L2 au-dessus d’un réseau IP existant avec quasiment aucune configuration. […] Par rapport aux VLAN, tout en gardant le principe d’isolation, les VXLAN apportent les avantages suivants : […] [il] permet de numéroter suffisamment de VXLAN pour isoler de très nombreux clients ; Les segments VXLAN ont alors un champ d’action plus important que les VLAN. ». C'est très technique et très intéressant.

    Suites :

    • Les différentes manières de faire du VXLAN unicast. Je retiens :

    Il n’y a pas de solution universelle.

    L’utilisation du multicast s’impose si :

    • vous êtes dans un environnement où le multicast est disponible,
    • vous êtes prêts à opérer (et étendre) un réseau multicast,
    • vous avez besoin du multicast et du broadcast dans les segments virtuels,
    • vous ne disposez pas des adresses L2/L3 utilisées par les locataires.

    Cette solution reste valable avec plusieurs milliers de locataires si l’on prend garde à ne pas mettre tous les VXLAN dans le même groupe multicast (par exemple, en utilisant le dernier octet du VNI comme dernier octet du group multicast).

    Quand le multicast n’est pas disponible, une autre solution générique est BGP EVPN : BGP est utilisé comme contrôleur pour assurer la distribution de la liste des VTEP et de leurs FDB. Comme indiqué précédemment, Cumulus Quagga fournit une implémentation de cette solution. J’explore davantage cette option dans un article séparé : « VXLAN: BGP EVPN avec Cumulus Quagga ».

    Si vous êtes dans un environnement utilisant des conteneurs avec un registre, une solution reposant sur la gestion statique et/ou dynamique des entrées L2 et L3, sans apprentissage automatique des adresses, convient également. Elle apporte une meilleure sécurité (limite des ressources utilisées, protection contre les attaques MiTM, maîtrise de la bande passante). Différentes solutions sont disponibles selon l’orchestrateur utilisé7. Il est aussi possible d’écrire sa propre solution.


    • Focus sur l'une des manières de faire en unicast : BGP EVPN. Je retiens :

    BGP EVPN repose sur BGP (RFC 4271) et ses extensions MP-BGP (RFC 4760). BGP est le protocole de routage animant Internet. Via les extensions MP-BGP, il peut être utilisé pour transporter des informations d’accessibilité (NLRI) pour divers protocoles (IPv4, IPv6, L3 VPN et dans le cas qui nous intéresse, EVPN). EVPN est une famille spéciale permettant de publier des informations sur les adresses MAC et les équipements terminaux y donnant accès.

    […]

    Usuellement, le déploiement de BGP EVPN utilise plusieurs réflecteurs de routes (à la fois pour la redondance et la montée en charge) comme illustré ci-dessous. Chaque VTEP ouvre une session BGP vers au moins deux réflecteurs, envoie les informations dont il dispose et réceptionne les informations disponibles. Cela permet de limiter le nombre de sessions BGP à configurer et maintenir.

    Par rapport aux autres solutions pour déployer VXLAN, BGP EVPN présente trois avantages :

    • interopérabilité avec les autres constructeurs (notamment Juniper et Cisco),
    • montée en charge éprouvée (un routeur BGP gère plusieurs millions de routes),
    • possibilité de mettre en place des politiques de distribution.

    Sous Linux, Cumulus Quagga est une implémentation relativement complète de BGP EVPN (routes de type 3 pour la découverte de VTEP, routes de type 2 pour partager MAC et IP, mobilité des adresses MAC quand un hôte passe d’un VTEP à un autre) et ne nécessite que peu de configuration.

    Il s’agit d’un dérivé de Quagga et est utilisé extensivement dans Cumulus Linux, une distribution réseau basée sur Debian et animant diverses marques de commutateurs. Dans le futur, l’implémentation de BGP EVPN sera reversé au projet FRR, un dérivé maintenu communautaire de Quagga3.

    Notons toutefois que cette implémentation de BGP EVPN ne prend actuellement en compte qu’IPv4.

    Thu May 4 13:06:14 2017 - permalink -
    - https://vincent.bernat.im/fr/blog/2012-multicast-vxlan
  • Détecter automatiquement les nouvelles versions amont de logiciels - Mon blog-notes à moi que j'ai

    Il arrive, malheureusment fréquemment, que vous ayez à utiliser des logiciels dont le processus de publication soit assez « discret ». J’entends par là que certains éditeurs n’annoncent pas, ou mal, les nouvelles versions. Souvent, vous n’aurez pas de moyen simple d’être prévenu de la publication d’une nouvelle version, comme par exemple un flux RSS. […]

    Vous en êtes donc réduits à répéter la même procédure, ennuyeuse, qui consiste à télécharger manuellement la nouvelle version. Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis paresseux. Je déteste répéter manuellement encore et encore une procédure, toujours la même.

    Solution : uscan et un script. Du coup, un cron qui envoie un mail et hop, le job est fait.

    Tue May 2 13:22:11 2017 - permalink -
    - https://blog.jbfavre.org/2016/06/11/d%C3%A9tection-automatique-des-versions-amont-logiciels/
  • Logtop by JulienPalard

    Rend possible le suivi dynamique/temps réel d'un fichier de log qui crache beaucoup en donnant des stats et en mettant en évidence les occurrences qui reviennent le plus souvent. Exemple : tail -f access.log | cut -d' ' -f1 | logtop met en évidence les IPs qui tapent le plus sur un vhost Apache. Packagé dans Debian stable.

    Via https://www.octopuce.fr/liens-geek-decembre-2016/

    Tue May 2 13:17:20 2017 - permalink -
    - https://julienpalard.github.io/logtop/
  • Message de service : changement de certificat x509 - GuiGui's Show

    Changement du certificat effectué à l'instant. Pense à supprimer mon ancien certificat d'autorité du magasin de certificats x509 de ton navigateur web. ;)

    Mon May 1 00:04:25 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?FMEiqw
  • Wi-Fi Matic | F-Droid

    Une application qui permet d'activer le Wi-Fi quand on entre chez soi (ou ailleurs) et de le désactiver quand on quitte ces lieux. On peut aussi définir une plage horaire quotidienne durant laquelle la puce Wi-Fi sera désactivée.

    Super utile pour éviter une partie du traçage. Ben oui, pour savoir si un réseau Wi-Fi est à proximité et s'y connecter très rapidement (sans attendre que le point d'accès Wi-FI se signale ou que l'utilisateur-rice fasse une action), notre ordiphone envoie, en radio donc à tout le monde, régulièrement (toutes les 30 secondes, apparemment), des probes c'est-à-dire des trames réseaux… qui contiennent le nom de tous les réseaux Wi-Fi qu'il a en mémoire (car on s'y est déjà connecté). A priori, ce comportement disparaît à partir d'Android 5.X. Or, on a parfois besoin d'utiliser le Wi-Fi et on oublie tou-te-s de désactiver la puce Wi-Fi quand on en a plus besoin. C'est ici que ce logiciel entre en piste.

    L'application se repose sur le GPS : elle enregistre la position géographique du téléphone quand on enregistre un réseau Wi-FI dans ses préférences. Dès que l'on quitte cette position géographique, moyennant la marge d'erreur habituelle du GPS, bim, le Wi-Fi est désactivé. Dès que l'on approche d'un réseau Wi-Fi enregistré, donc d'une position géographique connue, bim le Wi-Fi est activé. Forcément, si, un jour, l'ordiphone n'a pas "fixé" sa position géographique grâce au GPS, rien ne se passe (le Wi-Fi reste dans son état actuel, allumé ou éteint, alors qu'il aurait dû en changer).

    Sat Apr 29 09:13:04 2017 - permalink -
    - https://f-droid.org/repository/browse/?fdfilter=wi-fi+matic&fdid=org.cprados.wificellmanager
  • Pourquoi je ne peux pas voter Macron – Ici Charlie Foxtrot – Medium

    Et ceux qui ne recourent pas à l’argument “barrage” nous sortent l’argumentaire “positionnement rationnel versus entêtement éthique”. Et avec quelle mépris !

    Mais Dieu que c’est pénible que de se faire rabâcher cette série d’arguments déjà éculés à l’époque du “There Is No Alternative” de Margaret Tatcher. Dieu que c’est pénible quand les néolibéraux partent du principe que tous les radicaux de gauche sont des crétins inculturés.

    Tu crois vraiment qu’on est pas capables de comprendre tes arguments économiques ? Tu veux un secret ? On les comprend très bien, et c’est bien pour ça qu’on n’y croit pas. On pense que l’économie est forcément politique et idéologique et que prétendre le contraire EST une idéologie. Et qu’en plus, même si on s’en tient à la pure étude systémique, le néolibéralisme ne tient pas la route, et conduit tout droit à l’effondrement. Et breaking news : on est pas les seuls à penser ça.

    […]

    La raison de notre réticence se trouve ailleurs que dans l’endoctrinement ou un supposé culte de la personnalité : la raison qui fait que nous avons du mal à imaginer voter pour autre chose que FI, c’est qu’à l’inverse de beaucoup de français, nous ne nous réveillons pas une fois tous les 5 ans. Nos votes sont liés à de longues réflexions et à des choix de vie existentiels (fun fact : c’est un de nos seuls points communs avec les militants cathos-réacs de Fillon).
    Toute l’année, nous lisons des livres, des programmes, nous discutons : la politique est pour nous un enjeu de tous les jours.
    Nous sommes des gens engagés au quotidien. Dans nos métiers. > Dans nos bénévolats.
    Nous nous confrontons de près aux conséquences de la misère.
    Nous sommes dans la rue sur nos jours de congés.
    Nous sommes citoyens de la cité.

    C’est pour cela que les Insoumis l’ont mauvaise aujourd’hui : parce que le vote des gens politiquement engagés pour les autres n’a pas fait le poids face à ceux dont nous avons l’impression qu’ils vivent dans une bulle de consommation, qu’ils ont cédé à la peur du FN et au matraquage médiatique.

    Ça fait mal quand tu votes avec tes tripes et que ton bulletin a le même poids que celui de ta tante qui s’est décidée le jour du vote pour un candidat parce qu’il est “beau”, ou “jeune”, “souriant” ou soi-disant “réaliste”. (Oui, je caricature : il y a surement des gens qui votent Macron par conviction, et des gens qui votent FI par inculture : je parle d’une tendance observée par beaucoup parmi nos proches.)

    Alors bien sur, on va nous accuser de condescendance. Mais en vrai, si on choisit de penser ça, c’est qu’on veut encore croire à la bonté humaine ! Parce que si les électeurs de Macron n’ont pas voté pour lui par peur ou manque de compréhension, ça signifie qu’ils l’ont fait par cynisme, indifférence aux malheurs des plus démunis, de la planète et de leurs propres enfants. …et beaucoup d’entre nous préférons nous dire que les gens sont cons ou désillusionnés que méchants et égoïstes.

    On va donc se taper les choix politiques de personnes pas vraiment impliquées dans la politique, ou qui ont voté pour leurs propres intérêts au détriment des personnes précaires : l’intelligence collective n’a pas fait le poids face à l’inculture, à l’individualisme et au marketing. Et nous allons payer ça pendant au minimum 5 ans. Avec les grecs, les espagnols, et tous les malheureux que le système économique défendu par Macron réduit à la misère. A commencer par les jeunes.

    […] Depuis 12 ans que je suis dans la vie active, j’ai accumulé les jobs, et partout, j’ai craqué. Parce qu’aucun n’avait d’éthique, de cohérence, de sens. Que j’ai pas la foi de me lever à 6h du mat’ pour aller taffer 7 à 10h pour payer un bateau à mon patron et des impôts permettant de rembourser une dette illégitime. Que j’ai envie d’être heureuse en me levant le matin et pas de me dire que je vais accumuler des chiffres sur du papier pendant que le monde s’écroule autour de moi, que les glaces fondent, que les ressources disparaissent, que des enfants crèvent la dalle alors qu’on a dix fois de quoi les nourrir. Que je suis trop intelligente pour avoir envie de jouer le jeu des sourires ringards des patrons de start-up. Qu’au bout de trois mois de chaque nouveau job sans sens je sens pointer le bout du nez de la dépression.

    […] j’ai cédé aux sirènes de l’auto-entreprise et du télétravail. Pour vous la faire courte, j’ai rapidement constaté que mon principal “client” était en réalité mon patron : comme dans toutes les entreprises qui ressemblent à Uber, il me demandait d’atteindre des quotas sans rien me garantir en échange, fixait unilatéralement les tarifs des services (“tu as le droit de refuser, mais si tu ne joues pas le jeu du marché compétitif, on ne pourra pas continuer à travailler avec toi”), changeait tous les mois ses systèmes délirants de rémunérations et de bonus.

    […]

    Le tout avec le sourire, un patron qui t’interdit de le considérer comme un patron, tutoie de force ses employés (pardon, ses “collaborateurs”), t’appelle sans scrupules pendant le soir ou le week-end pour boucler une commande, te matraque la gueule à coup de “team building” pour dégénérés, et fout à la poubelle le souvenir d’un droit du travail reposant sur des contrats négociés et consentis. Et évidemment, tu ne peux pas faire recours à un syndicat ou te réunir avec tes collègues pour te plaindre du patron, puisque ce n’est pas ton patron : c’est ton ami.

    Macron ne peut pas me vendre du rêve : JE SUIS entrepreneur. JE LA CONNAIS, l’arnaque. JE SUIS DEDANS, dans son marché libre et déréglementé du droit du travail. Et tu sais quoi ? C’est un putain de cauchemar.

    Beaucoup des militants de FI sont des jeunes qui, comme moi, connaissent la réalité du monde dérégulé et compétitif. On a passé une bonne part de nos vies en start-up à voir des managers “bienveillants” piétiner nos dignités de travailleurs, et à leur sourire en ayant intérieurement envie de leur exploser la tronche. Macron est l’un d’entre eux. Il sont de la même famille : on le reconnait. On connait par coeur ses ficelles, ses discours, ses sourires, son dynamisme. Macron, le manager, est ton ami : l’ami qui va sourire pour mieux te réduire en esclavage, l’ami qui se fait de la thune sur ton dos en transformant ta vie en enfer.

    Vous dites vouloir voter contre la haine de l’autre, mais le projet de société de Macron repose tout autant sur la haine, le mépris et la diabolisation que celui de MLP : la principale différence c’est que l’avilissement se focalise moins sur la couleur de peau que sur le statut social. […] Mais tu sais ce qu’il veut faire Macron ? Renforcer le flicage des pauvres. Pour les humilier toujours davantage.

    […]

    J’ai la rage. Parce que je veux qu’on arrête de m’humilier pour vouloir donner à ma vie un autre sens que celui de devenir entrepreneur et de gagner du fric. J’ai la rage parce que ma soeur, qui a bac+4, s’occupe de personnes handicapées 20 heures par semaine par tranche de 2 à 4h réparties aléatoirement sur les 7 jours de la semaine, et touche pour cela 800 euros pour vivre seule avec son fils,

    […]

    Comme si la précarité ne suffisait pas à cet atroce tableau, en avril, moi qui n’ai jamais frappé personne ou cassé quoi que ce soit, je me suis fait gazer pour le simple fait de vouloir oser exprimer mon désaccord à une trahison politique.

    Et moins d’un mois plus tard, je me suis fait défoncer par les flics parce que j’ai voulu m’assurer que les droits de l’homme de mes voisins étaient respectés, alors que des camions venaient les emmener dans des camps. A ce stade là, la seule chose que j’aurais voulu donner au PS, c’est un pavé dans la tronche. …Et toi tu me dis d’aller voter pour leur fils ?

    Il faut voter pour dire NON au FN.
    Ok.
    Mais je fais quoi, moi ? Parce que ce que je veux dire à Macron, c’est NON, NON ET NON ET VA TE FAIRE FOUTRE.
    Parce que, et je te jure qu’on touche ici à du principe fondamental pour moi : quitte à te prendre des coups dans la tronche, la seule dignité qu’il te reste, c’est de ne pas dire que t’es d’accord.

    Du coup je fais comment avec mon bulletin de vote pour faire barrage à la peste ET au choléra ?

    Evidemment que nous savons que Macron n’est pas la même chose que Le Pen. Mais comme elle, et plus qu’elle, il est néolibéral, et il milite en faveur de l’inégalité des richesses. […]

    Beaucoup de nous voyons les néolibéraux comme des assassins. Des assassins avec le sourire, propres sur eux, et bien protégés des atroces conséquences de leurs actes.

    Le racisme est hideux, certes, mais il est souvent identifiable, quand les dégâts du néolibéralisme sont rampants et insidieux : moins directement visibles mais pas moins mortifères. Ça fait des décennies que la même question nous hante : comment se battre contre quelque chose qui s’infiltre partout à tel point qu’il devient une norme implicite qui ne scandalise même plus les gens ?

    Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal. — Hannah Arendt

    J’ai décidé de voter nul. Et ça, ça ouvre tout un champ des possibles de ce que je vais glisser dans l’enveloppe :)

    […]

    C’est eux qui sont ridicules et à côté de la plaque quand ils nous parlent de statistiques et de taux de croissance face à des gens qui crèvent la dalle et à une planète qui meurt. Entre haine et vision chiffrée du monde, on ne nous propose que des solutions morbides. Je choisis la créativité comme pulsion de vie.


    • Niveau humiliation et respect des personnes, je rappelle ces propos de Macron : « Je n'ai pas de leçons à recevoir […] La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler ! […] Non, la jeunesse n'est pas que désespérée, y'en a une qui veut bosser ». Puis : « On ne tutoie pas un ministre, on ne l'invective pas » ;

    • Macron, en tant que Ministre de l'économie, est l'auteur des dispositions les plus contestées de la loi Travail de 2016. Par ailleurs, son passage au ministère de l'économie a permis de constater que sa méthode, ce qu'il propose, l'ultra-libéralisme ne permet pas de corriger les problèmes que nous rencontrons, ne permet pas de relancer l'économie, de créer de l'emploi, etc. ;

    • Le candidat de l'oligarchie a réussi, tout comme Le Pen, a faire croire qu'il est une personne anti-système / hors du système. Macron, c'est la continuité de l'ultra-libéralisme que nous connaissons depuis plus de 30 ans. C'est avaliser tout ça. C'est la certitude que rien ne changera, pas même dans nos mentalités.

    Via http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?1_DsXg

    Fri Apr 28 18:05:46 2017 - permalink -
    - https://medium.com/@icicharliefoxtrot/pourquoi-je-ne-peux-pas-voter-macron-2903a960fe7e
  • Emmanuel Macron : de nombreuses promesses de mesures qui existent déjà - Les Surligneurs

    Sur le modèle de ce que propose Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron souhaite un « contrat avec la Nation » qui n’aura aucune efficacité juridique du fait de la Constitution. Par ailleurs, sa volonté d’exonérer de la taxe d’habitation 80% des ménages les plus modestes pourrait bien être contraire à la Constitution, notamment à la règle selon laquelle les ressources propres doivent représenter une part déterminante des ressources des collectivités locales. On peut noter que ses propos sur la colonisation en tant que crime contre l’humanité ont été par la suite assouplis, en ne visant plus que les « crimes contre l’humain », plus conformes au droit tel qu’interprété à ce jour par le juge.

    Exonérer de la taxe d’habitation 80% des ménages les plus modestes est la promesse la plus problématique juridiquement, les autres, parmi celles que nous surlignons, étant déjà mises en oeuvre.

    LALA

    Fri Apr 28 17:47:15 2017 - permalink -
    - http://lessurligneurs.eu/emmanuel-macron-de-nombreuses-promesses-de-mesures-qui-existent-deja/
  • Marine Le Pen : probablement le programme comportant le plus de mesures irréalisables - Les Surligneurs

    Quand bien même nous ne faisons pas de statistiques sur les taux d’erreurs des candidats, il est frappant de noter que Marine Le Pen accumule bien plus de contre-vérités – dont un certain nombre de fantasmes – que les autres candidats, au-delà de la marge d’erreur.

    LALA

    Fri Apr 28 17:45:22 2017 - permalink -
    - http://lessurligneurs.eu/marine-le-pen-probablement-le-programme-comportant-le-plus-de-mesures-irrealisables/
  • Macron et Le Pen, deux visions opposées des enjeux numériques – EURACTIV.fr

    […] Bien que peu prolixe sur l’impact économique et sociétal des nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle et la blockchain, le candidat d’En Marche ! présente un programme relativement complet, dans lequel le numérique occupe une place transversale. À l’inverse, le numérique est clairement la dernière roue du carrosse dans le programme de Marine Le Pen, qui n’y consacre qu’une dizaine de propositions sur 144.

    Tous deux veulent poursuivre le Plan France Très Haut Débit lancé par François Hollande, pour couvrir en fibre l’ensemble du territoire d’ici à 2022. Ils souhaitent également favoriser le développement de la télémédecine et stimuler l’innovation dans la santé grâce aux startups.

    Donc il et elle veulent tous les deux poursuivre un plan de déploiement du THD qui ne fonctionne pas et qui aggrave la fracture numérique (la cambrousse, déjà défavorisée en terme de débit et de qualité d'accès au net, voire au téléphone, sera fibrée en dernière). Les deux veulent de la télémédecine pour masquer derrière un rideau les déserts médicaux. Mais, oui, continuons à regrouper tous les emplois dans les métropoles surpeuplées et, de ce fait, ultra polluées. What could go wrong?


    Marine Le Pen veut tout d’abord « recentrer le Crédit impôt recherche (CIR) vers les PME et les startups et diriger une part de l’assurance-vie (2 %) vers le capital-risque et les startups ». Le budget public de la recherche sera augmenté de 30 % pour représenter 1 % du PIB. Au contraire, Emmanuel Macron veut actionner le levier européen, avec la création d’un Fonds européen de financement en capital-risque doté de 5 milliards d’euros pour les startups, chargé de repérer et de financer les futures licornes. En France, le candidat d’En Marche ! estime que « stabilité et visibilité » en matière fiscale sont les principales conditions de l’innovation. L’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) sera remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (ISFI). Un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % sera appliqué aux revenus du capital mobilier (intérêts, dividendes, plus-values mobilières…). Quant aux dispositifs existants d’aide à l’innovation (CIR, Crédit impôt innovation, dispositif Jeune Entreprises Innovantes) ils seront « sanctuarisés ».

    Mais quelle bonne idée de sanctuariser le CIR, le truc qui permet d'obtenir de la thune quand tu installes des technos vieilles du siècle dernier sans rien apporter de neuf, pas même au niveau du processus ou de la topologie. C'est du vécu. Il suffit de bullshiter le dossier très rarement contrôlé. Et, en prime, ça fait un bullshit job pour un-e consultant-e qui prépare ce fameux dossier trop souvent pas lu. Le CIR est l'une de ces aides qui profitent aux grosses sociétés. C'est l'une de ces aides dans lesquelles une société commerciale peut puiser sans vergogne, une de ces aides sur lesquelles y'a écrit "vas-y, sers-toi, mon-a pote, c'est open !".


    La question de la fiscalité des multinationales comme Google, Apple, Facebook Amazon (les fameux GAFA) et consorts se règlera donc en France, via une refonte de la TVA et la création d’une taxe sur l’activité des grands groupes en France. Emmanuel Macron veut au contraire imposer une taxe européenne sur le chiffre d’affaires réalisé par les multinationales en Europe. Il souhaite aussi créer une Agence européenne pour la confiance numérique, chargée de réguler les grandes plateformes numériques « afin d’assurer le respect d’une concurrence équitable et la protection des droits des utilisateurs ».

    Réguler les plateformes, dans la bouche des politicie-ne-s, ça a toujours voulu dire "instaurer une censure de droit privé, en dehors de tout juge judiciaire". Le Pen qui promet de lutter contre l'évasion fiscale alors que les membres-clés de son parti y ont aussi recours, ça me fait bien marrer.


    Vie privée : les données des Français en France pour Le Pen, renégocier le Privacy Shield pour Macron

    […]

    Pour Marine Le Pen, c’est clair : la lutte contre le terrorisme doit passer par d’autres méthodes que le chiffrement, indispensable pour « l’expression de la liberté de chacun ». Par conséquent, la candidate du FN est aussi contre la « surveillance de masse », surtout avec des logiciels américains liés à la CIA comme Palantir, qui a signé un contrat avec la DGSI. Elle préfère développer le renseignement pénitentiaire et réorganiser les services de renseignement. Sur ce sujet, Emmanuel Macron est complètement dans le flou. Il promeut une mission d’évaluation parlementaire sur la loi Renseignement, votée en 2015. Dans son programme, le candidat soutient officiellement le chiffrement, qu’il veut même généraliser auprès des PME et TPE. Mais il a récemment indiqué qu’il compte prendre, dès l’été, une « initiative majeure et coordonnée » au niveau européen et avec l’OTAN, pour imposer un « système de réquisition légale » aux entreprises pratiquant le chiffrement de bout en bout, telles Apple ou Facebook sur Messenger et WhatsApp.

    E-administration : Macron pour un État 100 % numérique, « hors de question de tout dématérialiser » pour Le Pen

    […]

    Open data, inclusion numérique : Macron proactif, Le Pen silencieuse

    […]

    Culture : Netflix européen et Pass Culture de 500 euros pour Macron, licence globale pour Le Pen

    Via cheppu qui, désolé. :(

    Fri Apr 28 17:28:17 2017 - permalink -
    - http://www.euractiv.fr/section/economie/news/macron-et-le-pen-deux-visions-opposees-des-enjeux-numeriques/#link_time=1493200724
  • Exploiter inotify, c’est simple - LinuxFr.org

    Intégré à partir de Linux 2.6.13, le mécanisme inotify permet de mettre en place des actions associées à l’évolution de l’état du système de fichiers. […]

    Les administrateurs de systèmes GNU/Linux connaissent tous le gestionnaire de tâche planifié cron, qui permet de lancer des tâches selon une planification cyclique (par exemple tous les dimanches à 14 h) définie dans une crontab, c’est‐à‐dire un fichier indiquant la tâche à exécuter et l’heure à laquelle elle doit être exécutée. Le logiciel incron reprend ce principe, mais, plutôt que de se baser sur des événements temporels, il se base sur des événements inotify.

    Une fois installé, il faut insérer les utilisateurs autorisés à utiliser incron dans le fichier /etc/incron.allow

    Pour créer une tâche dans la « incrontab », lancer la commande incrontab -e, et y déclarer l’événement et la commande associée. Par exemple, on peut demander à lancer automatiquement la commande postalias lorsque le fichier /etc/aliases est modifié :

    /etc/aliases IN_MODIFY postalias

    […]

    Le logiciel iwatch permet de déclencher une action suite à un événement inotify. Il s’agit d’un logiciel destiné à l’origine à la surveillance, on s’en sert donc habituellement pour envoyer un courriel lorsqu’un fichier est modifié.

    La commande inotifywatch permet de faire un rapport d’activité des événements concernant les répertoires surveillés […] Par défaut, inotifywatch s’arrêtera après avoir un reçu un signal d’interruption. On peut aussi le faire tourner juste pour un certain nombre de secondes avec l'option -t



    http://www.javatronic.fr/tips/2014/11/05/find_out_which_process_is_using_inotify.html :

    Use the following command to list the processes with at least one Inotify node. :

    ps $(find /proc//fd/ -type l -lname 'anon_inode:inotify' 2>/dev/null | sed 's+/proc/([^/])/fd/.+\1+')

    Je note néanmoins que cette commande ne met pas en évidence une tâche incron.

    Fri Apr 28 13:41:30 2017 - permalink -
    - https://linuxfr.org/news/exploiter-inotify-c-est-simple
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