Le gendarme de la vie privée a relevé plusieurs problèmes liés à la sécurité des informations collectées, des manquements à la loi (conservation des données pendant trente ans, stockage d’informations bancaires sans le consentement des personnes...) et a aussi relevé la présence de « commentaires non pertinents dans la base de données », dont des mentions très personnelles (« client a une maladie cardiaque », « client raciste »).
Miam, miam, intéressant ce genre de commentaires, vraiment. :'( Au-delà du stockage, c'est le fait même d'avoir eu ces réflexions qui me semble totalement déplacé.
Ça date d'août 2016, mais je voulais étudier ça à tête reposée.
Les algorithmiques cryptographiques de chiffrement symétrique découpent les données à chiffrer en blocs de taille identique pour ensuite travailler sur chacun d'eux (et en les liant mais passons). Certains algorithmes, comme Blowfish et 3DES bossent avec des blocs de 64 bits. AES, SEED et Camellia utilisent des blocs de 128 bits. On parle bien de la taille des blocs, pas de la taille de la clé de chiffrement.
La taille des blocs définit la quantité maximale d'information qui pourra être chiffrée de manière sûre avec la même clé : 2^n blocs où n est la taille des blocs. Sauf qu'avec le paradoxe des anniversaires (que je n'ai jamais compris :- ), on tombe à 2^(n/2), ce qui nous donne 256 exaoctets (soit 256 000 pétaoctets soit 256 000 000 téraoctets) avec une taille de blocs de 128 bits (donc on a le temps de voir venir) mais seulement 32 gigaoctets avec une taille de blocs de 64 bits. Il faut donc changer de clé de chiffrement avant cette limite.
Au-delà de cette quantité de données échangées avec la même clé, on peut obtenir des collisions entre deux blocs chiffrés, ce qui révèle le XOR des deux blocs non chiffrés à l'origine des blocs chiffrés qui ont fait collision (dans le cas du mode opératoire CBC, mais ça reste aussi applicable aux autres modes opératoires genre GCM, c'est juste plus compliqué, voir https://blog.imirhil.fr/2016/03/03/chiffrement-donnees.html ). Sauf qu'en pratique, récupérer un XOR de deux blocs non chiffrés, ça ne suffit pas à avoir la version claire des données échangées… Sauf si l'on connaît l'un des deux blocs clairs.
Jusqu'ici, c'est de la crypto habituelle, il n'y a rien de nouveau. À titre d'illustration, depuis 2014, l'ANSSI recommande d'utiliser des algos avec des blocs de 128 bits minimum dans son RGS (annexe B1). Alors en quoi Sweet32 est-il nouveau ? C'est un proof-of-concept qui montre que la faisabilité d'une attaque par collision de blocs chiffrés sur des algos cryptos utilisant des blocs de 64 bits se rapproche : dans un lab, il faut environ 19 heures et 705 Go de données échangées dans un tunnel OpenVPN utilisant Blowfish pour retrouver un secret d'une taille de 16 octets. Toujours dans ce lab, il faut environ 30 à 40 heures et entre 610 et 785 Go de données échangées pour retrouver un secret de 16 octets dans un échange HTTPS chiffré avec 3DES.
Qu'en retenir ? Que la fin des algos avec des tailles de blocs de 64 bits approche mais qu'il y a encore le temps puisque l'attaque pratique montée par les chercheurs de l'INRIA derrière Sweet32 suppose :
Néanmoins, comme il faut toujours avoir de l'avance en crypto, je trouve que Sweet32 reste un bon rappel qu'il faut dégager les algos de chiffrement avec des tailles de blocs inférieure à 128 bits de tous nos usages : TLS, SSH, VPN, etc. Pour OpenVPN, voir mes notes http://shaarli.guiguishow.info/?r6npkg .
Un journaliste indépendant surveille les avions enregistrés par des régimes autoritaires qui passent par l’aéroport de Genève. Il veut créer « plus de transparence » dans le monde des affaires suisses.
[...] Comme son nom l’indique, son compte Twitter automatique ou « bot », pour « robot », alerte dès qu’un « dictateur » se pose à Genève ou en repart, en postant un tweet sur le compte@GVA_Watchers. Les avions officiels utilisés par les gouvernements considérés comme autoritaires selon l’« indice de démocratie » établi par The Economist en 2015 sont systématiquement signalés sur ce compte Twitter depuis le mois d’avril. [...]
François Pilet a créé ce bot après avoir enquêté sur les allers et venues des avions présidentiels de la famille du président de la Guinée-Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. L’enquête parue dans L’Hebdo utilisait les données collectées par un « spotter », l’un de ces observateurs amateurs d’avions qui surveillent les aéroports, souvent à la recherche de modèles rares. Une antenne utilisait l’ADS-B, un système de surveillance coopératif du trafic aérien, pour recevoir la position de tous les avions qui entraient et sortaient de l’aéroport de Genève.
François Pilet a ensuite mis en place un système qui puisse surveiller tous les avions enregistrés par des gouvernements autoritaires, toujours en comptant sur l’aide de ces « spotters » amateurs. Les messages automatiques précisent quel est le type d’avion, qui sont ses utilisateurs, l’heure et la date du vol.
[...]
Evidemment, les allées et venues d’un avion ne disent pas grand-chose sur la vie d’un dirigeant ni sur ses liens avec la Suisse. La présence de nombreuses institutions internationales sont autant de raisons « légitimes » pour un chef d’Etat de s’y rendre, et un avion officiel peut se déplacer sans que le dirigeant en question soit à l’intérieur. Les tweets précisent d’ailleurs à chaque fois qu’il s’agit d’avions « utilisés par » tel ou tel dirigeant. Mais le pari du journaliste est de créer plus de transparence sur les activités des dirigeants étrangers, d’ouvrir un peu ce « monde très secret » pour éventuellement se mettre sur la piste d’informations plus importantes dans des dossiers de blanchiment d’argent.
« Je crois qu’à chaque fois qu’on voit un avion venir de Guinée-Equatoriale, on devrait y réfléchir, explique-t-il au site The Verge. Pourquoi ce type vient ici ? Est-il ici pour des raisons diplomatiques, parce que des représentants de son pays sont invités à des débats politiques ? Ou viennent-ils simplement cacher l’argent qu’ils ont volé à leur peuple ? » En France, le fils de Teodoro Obiang fait l’objet d’une enquête pour détournements de fonds publics, mais la Suisse n’a pas lancé de procédure alors que l’argent y a transité. Le régime équato-guinéen est réputé être l’un des plus corrompus au monde.
Vache, ce projet. :O
Via https://twitter.com/Elsa_Trujillo_/status/788298883994648577 via https://twitter.com/bortzmeyer
Un chercheur du MIT a fabriqué une intelligence artificielle qui publie des tweets inspirés des discours de Donald Trump. Ce n’est pas la première fois que des « bots » s’invitent dans la campagne présidentielle américaine.
[...]
En fin de compte, « ce qui ressort est un langage peu naturel, imprévisible, parfois peu compréhensible – ce qui veut dire que c’est une assez bonne imitation de l’homme en question », ironise le magazine spécialisé Wired. Donald Trump se révèle en fait être un modèle assez pratique pour concevoir ce type de bot, assure le chercheur. « Il s’interrompt beaucoup et fait pas mal de digressions, a-t-il souligné dans les colonnes de la MIT Technology Review. Il tend à utiliser un langage assez simpliste. »
[...]
L’équipe d’Hillary Clinton a elle-même créé Text Trump, un bot qui fonctionne sur mobile. Ce programme envoie aux personnes qui le demandent des textos contenant des citations de Donald Trump – des vraies cette fois – soigneusement sélectionnées pour nuire au candidat. L’utilisateur peut l’interroger sur différentes thématiques, et le bot lui renvoie une citation, source à l’appui, en lien avec le sujet.
Dans la même veine, une agence de communication a de son côté créé un bot pour Facebook Messenger, qui dialogue avec l’internaute et lui envoie des citations de Donald Trump, en lui donnant des liens vers les sources permettant de vérifier leur authenticité.
[...] Le chercheur d’Oxford Philip Howard, qui s’intéresse à la « propagande computationnelle », a analysé les tweets publiés autour du débat entre les deux candidats à la présidentielle américaine, rapporte la BBC. Selon ses travaux, 32,7 % des tweets pro-Trump, soit près d’un tiers, seraient en fait l’œuvre de bots, contre 22,3 % des tweets pro-Clinton.
Intéressant.
Gros casse-tête du soir.
On a un OpenVPN fonctionnel, qui gère IPv4, IPv6, TCP et UDP. Le tout avec deux instances c'est-à-dire deux processus OpenVPN distincts. Voir https://wiki.arn-fai.net/technique:vpn . Pour une raison sur laquelle je reviendrais plus tard, on décide d'éclater IPv4 et IPv6. On se retrouve donc avec 4 processus OpenVPN (udp v4, udp v6, tcpv4, tcpv6). Pour une autre raison, on a besoin de dupliquer ça, pour se bind() sur deux IP. On se retrouve donc avec 8 processus OpenVPN, 4 par IP, 2 udp v4, 2 udpv6, 2 tcpv4, 2 tcpv6.
On remarque un truc curieux : quand les 8 VPN sont en cours d'exécution, il n'est pas possible de se connecter à l'un d'eux : on obtient un AUTH_FAILED. Notre script lancé à la connexion d'un client (avec la directive « client-connect » d'OpenVPN) sort avec un code de retour = 2. On lance le script manuellement, avec les droits de l'utilisateur openvpn, ofc : ça fonctionne. On ajoute des affichages de debug et on constate que le script échoue sur la condition suivante :
if ! echo "$common_name" | grep '^[a-zA-Z][a-zA-Z0-9_-]*$'; then
log notice "Bad common name $common_name"
return 1
fi
On remarque que le echo fonctionne. C'est donc le « | grep » qui foire.
On remarque aussi qu'il suffit de n'avoir que 7 processus OpenVPN, n'importe lesquels et ça fonctionne. C'est vraiment le 8e processus qui fait foirer l'ensemble.
On remarque que si l'on ne réduit pas les privilèges, c'est-à-dire qu'on laisse OpenVPN s'exécuter en root, alors on n'a aucun problème.
Johndescs et b4n émettent l'hypothèse qu'une limite quelconque a été dépassée. J'avions aussi compris mais ulimit retourne « unlimited ». Du coup, quelle limite a été dépassée ? On remarque que les processus OpenVPN sont tous exécutés dans une même slice systemd. Ils sont les seuls à l'être. Si l'on change d'init ou que l'on lance nos 8 OpenVPN depuis le shell, on constate que nos 8 procesus OpenVPN cohabitent sans problèmes.
On regarde la templated unit systemd fournie dans le package OpenVPN (/lib/systemd/system/openvpn@.service ) :
LimitNPROC=10
Ho bah ça alors. On compte : 8 processus OpenVPN, 1 script, 1 echo, ça fait bien 10. Le shell ne peut donc pas se forker pour écraser son code par celui de grep.
Il suffit d'augmenter cette limite et c'est tout bon. \o/
Ensuite, on lit la doc' : https://www.freedesktop.org/software/systemd/man/systemd.exec.html#LimitCPU= . « LimitNPROC » est l'équivalent de « ulimit -u ». Il ne s'agit donc pas d'une limite par slice ou quoi que ce soit, juste une bonne vieille limite par utilisateur.
Je trouve vraiment dommage de n'avoir aucune indication dans les logs qu'une limite a été dépassée. Ça rend houleux le debug… :(
ÉDIT DU 26/10/2016 À 01H55 : « LimitNPROC » apparaît dans l'unit systemd OpenVPN livré dans le paquet de Debian Stretch, pas celui de Debian Jessie. FIN DE L'ÉDIT.
[...]
Le Comprehensive Economic Trade Agreement ou CETA est un traité commercial de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada engageant l’ensemble des pays de l’Union et des provinces canadiennes. Cet accord contesté doit être signé le 27 octobre, lors de la venue du Premier ministre canadien Justin Trudeau à Bruxelles, si les ministres des Finances européens l'approuvent lors du conseil du 18 octobre. Il passera ensuite par une ratification du Parlement européen fin 2016 ou début 2017, puis par celles des Parlements nationaux.
Négocié depuis 2009 dans une atonie médiatique, le CETA est en réalité le prototype du plus célèbre TTIP (ou TAFTA), traité similaire entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Comme toute convention internationale, une fois ratifié, il primera sur les lois nationales (et européennes) des deux côtés de l'Atlantique.
Ce traité entraînera notamment :
- La perte de souveraineté de la sphère judiciaire, via l’abandon du pouvoir des tribunaux des Etats et de l’UE, dans le jugement des litiges opposant les Etats membres aux entreprises et investisseurs privé, au profit d'arbitrages privés à travers la mise en place d'une Cour de justice des Investissements sur le modèle ultra-controversé de l'ISDS, notoirement détourné par des multinationales pour s'attaquer aux choix politiques des Etats.
- L’uniformisation par le bas des normes environnementales, sanitaires et sociales, en termes de santé et de droits sociaux notamment.
- L’ouverture à une concurrence plus grande entre les pays membres de l’UE et les provinces du Canada.
Si l'accord national de chacun des 28 états membres n’est pas acquis pour l'heure, l'accord décisionnel à venir du Conseil européen semble déjà joué, malgré la résistance de certains gouvernements. Ce traité sera partiellement effectif pendant trois ans dès sa ratification par les Parlement européen et canadien, et ce avant même les ratifications par les Etats membres, court-circuitant de facto la faculté d’opposition des Parlements nationaux ou des provinces canadiennes. Les Etats se verraient donc potentiellement contraints d'appliquer des accords que leurs représentants ont rejetés.
Moins d’un an après les accords de Paris lors de la COP21, alors que la question climatique et la transition énergétique sont des enjeux contemporains majeurs, cet accord propose un nivellement par le bas des normes environnementales.
Au moment où l’Europe voit son modèle social menacé par la dérégulation, à travers les différentes lois « Travail », une nouvelle vague de libéralisation s'apprête à aggraver la course à la compétitivité dans un processus de mondialisation non contrôlée.
À l'heure où la représentation démocratique traverse une crise de légitimité, cet accord consacre explicitement la perte d’influence de la sphère législative au profit de grands groupes multinationaux dans les domaines clés de la politique économique.
Les scandales concernant les lobbies industriels et financiers se succèdent et s'accélèrent : Luxleaks, Panama Papers, constructeurs automobiles ne respectant pas les normes environnementales, etc. Cet accord œuvre contre l'intérêt général en offrant une forme juridique plus conforme aux intérêts de grands groupes, ce qui convertira les infractions commises aujourd'hui en actes légaux demain.
Sur la forme, les négociations du CETA, comme celles du TTIP, ont été d’une opacité sans précédent : les citoyens européens n’ont pas eu l’occasion d'exprimer leurs avis sur ces questions ni même l'opportunité de s'en forger un, seules les institutions industrielles privées ont eu accès aux salles de négociation. Les parlementaires eux-mêmes sont mis devant le fait accompli. Dépouillés de leurs prérogatives, ils devront prendre une décision en quelques semaines sur un sujet dont les implications restent floues. Nos représentants devront ainsi engager l'État à long terme, sans avoir le temps du débat nécessaire à une prise de décision éclairée, ce qui constitue un détournement puissant de la démocratie représentative.
[...]
Nous appelons donc notre gouvernement et les chefs des Etats membres de l’Union Européenne à ne pas accepter la ratification de ce traité lors du Conseil européen du 18 octobre 2016.
Gros +1.
Via https://twitter.com/bortzmeyer/status/787320144922116096
Le projet de loi « Égalité et citoyenneté » discuté ces jours-ci au Sénat s'est vu augmenté de deux amendements scandaleux, portés par la sénatrice Françoise Gatel au nom de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi « Egalité et citoyenneté ». Ces amendements rallongent de 3 mois à un an la durée de prescription des délits de presse commis sur Internet, et introduisent une différence de traitement entre les citoyens et les journalistes d'une part, et la presse « en ligne » et « papier » d'autre part. En outre, les amendements adoptés introduisent un glissement du droit de la presse vers le droit commun, sauf pour les journalistes « professionnels » signataires d'une charte de déontologie non encore rédigée.
[...]
La Quadrature du Net s'associe aux protestations communes des sociétés de journalistes, qui n'ont pas été consultées, et rappelle que la loi de 1881 dite « sur la liberté de la presse » concerne en réalité l'intégralité des citoyens français, qui n'ont pas d'autre protection de leur liberté d'expression. Y toucher et y introduire ce type de discrimination est une atteinte à la liberté d'expression de tous les français.
[...]
Sous prétexte de lutter contre les abus d’Internet, ils s’apprêtent à remettre en cause ce texte fondateur, sans concertation préalable avec les représentants des journalistes. Les SDJ de 26 médias avaient lancé un appel pour obliger le Sénat à revoir sa copie. Mais il est resté sourd à notre appel. Certes, il a aménagé le texte liberticide, mais la nouvelle mouture reste inacceptable.
- La prescription des délits de presse (trois mois, aujourd’hui) passerait à un an pour les sites web. Autrement dit, il y aura une justice à deux vitesses : pour la presse en ligne, ce sera toujours un an; pour les télévisions et les radios, la prescription sera de trois mois pour l'antenne et d’un an en ce qui concerne les podcasts et les replay. Inacceptable.
- Le texte prévoit toujours de supprimer une garantie fondamentale des droits de la défense. Aujourd’hui, c’est à celui qui s’estime diffamé ou injurié de préciser exactement par quel passage, et de qualifier le délit (injure, diffamation ou autre). S’il se trompe, son action est déclarée nulle par le tribunal. Or, le Sénat ouvre la voie à des poursuites dans lesquelles le journaliste devra se défendre sans savoir exactement ce qui lui est reproché. Inacceptable.
- Pour le Sénat, les journalistes professionnels ne pourraient pas faire l’objet d'actions judiciaires sur le terrain de la faute civile. Mais cette concession apparente est un leurre : nos sources, elles, seront pleinement soumises au risque d'une action en responsabilité civile, qui pourrait les dissuader de s'exprimer au vu des dommages et intérêts élevés. Les sociétés éditrices des journaux le seront tout autant. Inacceptable.
[...]
La Quadrature du Net s'associe à ce communiqué et soutient la position des journalistes, mais rappelle cependant qu'en plus de faire une différenciation entre journalistes, les Sénateurs s'apprètent à creuser le fossé entre les journalistes qui adhèreraient à une future charte déontologique et les autres personnes, citoyens ou journalistes non adhérents à cette charte. Pour rappel, la loi de 1881 dite « sur la liberté de la presse » concerne en réalité l'ensemble de la liberté d'expression en France. Il n'est pas acceptable d'avoir une telle différence de traitement entre l'expression des citoyens et celle des journalistes professionnels. La liberté d'expression est un droit constitutionnel qui doit bénéficier à l'ensemble des citoyens sans distinction de profession. Instaurer des délais de prescription différents pour les journalistes et les non-journalistes est une rupture du principe d'égalité des citoyens.
‒ C'est quoi les logins du routeur numéro 1481 ?
‒ Admin/password
‒ C'est bien ce qu'il me semblait.
Haha, tellement vrai. :)
‒ MARTY ! Je crois que je viens de créer une machine à voyager dans le temps ! Monte ! Je branche l'auto-radoi, écoute-moi ça !…
‒ le débat sur l'avortement fait rage… montée des nationalismes… tensions entre les USA et la Russie… augmentation du temps de travail…
‒ C'est génial, Doc' ! Qu'avez-vous fait à cette voiture ?!
‒ RIEN ! Absolument RIEN ! N'est-ce pas prodigieux ?!
Gros + 1 :'( La régression, c'est l'avenir.
Via https://twitter.com/Unpied/status/783203652257341440 via https://twitter.com/ledeuns
J'ai encore l'historique de conversation avec des contacts supprimés de mon roster depuis plus de 2 ans. Pour y remédier (avec Gajim fermé, ofc) :
sudo apt-get install sqlite3
cp ~/.local/share/gajim/logs.db ~/.local/share/gajim/logs.db.old
sqlite3 ~/.local/share/gajim/logs.db
sqlite>delete from logs where jid_id=11;
sqlite>delete from logs where jid_id=13;
sqlite>.quitWell, long ago, music was recorded on vinyl discs…
< 3
Cela fait plusieurs années que j'avais envie de rendre public ce travail mais je n'en avais jamais eu le courage ni même le temps (la rédaction de la partie « mise en œuvre » est coûteuse en temps). C'est désormais chose faite. \o/\o/\o/\o/\o/\o/\o/\o/\o/\o/
Cet article relate la mise en œuvre d'un réseau Wi-Fi sécurisé et monitoré du type de ce que l'on peut trouver dans une société commerciale, une université ou une association. [...]
Même si cette mise en œuvre se situe dans un cadre scolaire (« bouh c'est nul, on ne fait pas comme ça en vrai ! » diront certains), je pense qu'elle vaut la peine d'être partagée et d'être lue car les technos étudiées (RADIUS, 802.1X, radvd/dhcpv6, etc.) sont intéressantes et que les problématiques posées sont celles que l'on rencontre dans de vrais déploiements : RADIUS, limites de l'accounting RADIUS dans un réseau Wi-Fi 802.1X, problématiques légales autour des données de connexion, cohabitation entre SLAAC et DHCPv6, etc.
[...]
[...] il nous a été demandé de :
- Mettre en place un hotspot Wi-Fi avec une authentification UAM (un portail captif, quoi) et une authentification 802.1X, similaire aux réseaux Wi-Fi universitaire OSIRIS et OSIRIS-sec déployés par la direction informatique de l'université sur tout le campus ;
- Chaque client Wi-Fi doit avoir une connectivité IPv4 et IPv6 ;
- Produire des logs et mettre en place une solution de supervision qui fait remonter des informations pertinentes (état de la machine passerelle, état des liaisons, trafic, types de trafic, etc.) ;
- Aucune solution de filtrage (de sites web, de ports, de noms de domaine,…) ou de traçabilité (qui a consulté telle ressource à telle heure) n'a été demandée. En conséquence, nous n'avons installé aucun serveur proxy ou autres outils ;
- Configurer un mobile node IPv6 sur une machine cliente de notre point d'accès Wi-Fi ;
- Nous verrons tout au long de cet article que des consignes et des recommandations informelles ont été ajoutées par le prof' tout au long de ce TP.
La commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale examinait une proposition de résolution demandant au gouvernement d’agir pour que le traité de libéralisation du commerce ne soit pas appliqué de façon « temporaire » avant le vote du Parlement, comme l’envisage la Commission européenne. La résolution – portée par l’écologiste Danielle Auroi et soutenue par des radicaux et l’aile gauche du parti socialiste – demandait également pour que le processus de ratification soit gelé le temps que la justice allemande se prononce sur la compatibilité du traité avec la constitution allemande.
Elle a été rejetée par 12 voix contre 4, avec de nombreux absents (la commission compte 48 membres au total).
Or, pour s’assurer cette large majorité, le groupe socialiste a fait remplacer in extremis les débutés absents par d’autres parlementaires socialistes, comme l’a révélé le site d'information Contexte. Cinq démissions, immédiatement remplacées par cinq socialistes, ont été enregistrées mercredi au Journal officiel. Et les députés démissionnaires ont été renommés ce jeudi matin.
[...]
La pratique est courante sur les textes importants, glisse un assistant parlementaire. Il fallait « bétonner » la « ligne majoritaire », fragilisée par les absences.
Les parlementaires socialistes sont donc attentifs à ce que le débat sur le Ceta ne fasse pas trop de bruit, en dépit du fait que la résolution n’avait aucune valeur normative.
J-O-I-E
Via https://twitter.com/AdrienneCharmet/status/784027052836085760
Excellente vulgarisation, à faire tourner.
« Algorithme ». C'est le nouveau mot à la mode, celui qu'on nous ressort à toutes les sauces, même si on ne sait pas du tout de quoi on parle. [...]
[...] Puisque la presse a décidé de faire de ces « algorithmes » un énième épouvantail à cons (après les roms, le burkini, les casseurs en manif et les chômeurs), je pense qu'il est nécessaire de dédramatiser un peu le sujet.
Vous voulez dire qu'on ne va pas céder à l'hystérie collective en pointant du doigt un bouc émissaire pour nos problèmes ? Je suis super-déçu. C'est bien le drame, non ?
Un algorithme, c'est juste une suite d'instructions appliquées méthodiquement pour obtenir un résultat.
Pour faire simple, on peut dire qu'un algorithme est une notion abstraite et qu'un programme est sa représentation concrète. [...] Un programme est donc un algorithme qu'on représente dans un langage informatique.
En vrai, il y a plusieurs algorithmes en œuvre dans un même programme informatique. Un algorithme pour trier les valeurs dans un tableau, un algorithme pour afficher ces valeurs séquentiellement, etc.
Une mélodie (pas les sons émis mais le concept) est une notion abstraite. Une partition musicale est une des nombreuses représentations possibles du concept de mélodie.
Mais un algorithme, en tant que suite d'instructions suivies méthodiquement, ça se passe d'ordinateur. Vous en utilisez vous-même tous les jours.
Exemple : regarder à droite et à gauche jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de voiture avant de traverser une rue.
Bien sûr, nous ne pouvons pas définir chacune de nos actions sous forme d'algorithmes bien définis et inaltérables. [...] Parce que la vie est complexe, changeante et qu'une suite d'instructions définies à un instant ne va pas forcément convenir à toute situation.
Exemple : on cesse d'appliquer l'algorithme précédent quand un-e conducteur-rice nous laisse passer.
Néanmoins, pour tous les domaines bien balisés comme l'administration, des algorithmes aussi rigides que des programmes informatiques sont déjà utilisés depuis belle lurette : « alors, pour votre passeport, il faut que je scanne vos documents, que je prenne vos empreintes, que vous me donniez la référence de votre timbre fiscal… ». Ceci est une description d'un algorithme. Si une seule des conditions n'est pas remplie, on ne passe pas à l'étape suivante.
Dans ce genre de cas, remplacer l'humain par un programme ne comporte que des avantages : le programme va immensément plus vite, ne se fatigue pas, [...] et fera toujours exactement ce qu'on lui demande. [...] Ça n'est une catastrophe que s'il n'y a que les propriétaires des machines qui en profitent. Mais chut, on risquerait de parler de redistribution des richesses, de salaires à vie voire de remise en cause du droit de propriété des grands moyens de production… c'est mal vu.
[...]
[...] Qu'est-ce qui fait peur lorsque l'on parle d'algorithme ?
Tout d'abord, l'opacité. Vous ne savez pas ce que je fais ni comment. Si on peut facilement vérifier selon quelles règles fonctionne une administration (même si c'est parfois la Maison des Fous d'Astérix), c'est impossible avec un programme opaque.
Pour cela, il y a une condition qui devrait être non-négociable : tout programme utilisé pour les besoins des services publics devrait être à source ouverte. De la même manière que les textes de lois sont en accès libre.
Ensuite, l'arbitraire.
Faire la différence entre un algorithme déterministe qui produit toujours le même résultat à partir des mêmes données à traiter et un algorithme non-déterministe qui comporte une part d'aléatoire. Chaque type d'algos à ses usages : il vaut mieux un algo non-déterministe pour la distribution des cartes dans un jeu de cartes.
L'aléatoire dans les algorithmes a-t-il une influence certaine sur nos vies ou est-ce que nos vies sont déjà des successions de hasards ?
Et c'est là toute l'arnaque : si un algorithme, c'est neutre, choisir d'utiliser un algorithme pour gérer tel ou tel aspect de la vie publique, par contre, c'est un choix politique !
La question n'est pas de savoir comment on résout un problème (avec ou sans algorithme) mais pourquoi fait-on le choix d'un algorithme et de tel algorithme et pas d'un autre. Exemple de la loi Renseignement :
Que les comportements suspects soient repérés par un fonctionnaire, un algorithme ou le chien de ma belle-sœur, fondamentalement, on s'en tamponne le processeur ! Si l'anonymat est levé par le programme, c'est qu'il n'a jamais exité ! L'algorithme ne dispose de ni plus ni moins d'informations que celles qu'on lui donne. Donc la population est bien fliquée intégralement, quoi qu'il arrive.
Bref, retenez 3 choses sur les algorithmes :
1 Il n'y a pas à en avoir « peur ». Un algorithme, ce n'est jamais qu'un processus défini qui pourrait tout aussi bien être effectué par un/des humain(s) (il le ferait moins vite, c'est tout).
2 Par contre, faites gaffe à ce qu'on vous vend avec ce mot. L'algorithme n'est jamais qu'un moyen. Cherchez toujours la fin derrière ce moyen. Parce que c'est sur ce point que devraient se jouer les débats politiques qu'on essaie de détourner en nous enfumant avec un mot à la mode.
« Moui alors pour la question des aides au logement, nous allons étudier l'utilisation d'un algorith… » Non mais on s'en fout. Dites-nous quelles sont les règles. Que ce soit un algo ou un gugus derrière, on s'en bat les gonades.
3 Pas d'algorithme acceptable sans accès au code source !
[...] (en référence à ça: http://sebsauvage.net/links/?mPjNzg)
Sauf erreur de ma part, c'est inexact.
Dans l'affaire Bluetouff co/ ANSES pour le maintien frauduleux dans un STAD et "vol de fichiers", y'a déjà eu appel (sur décision du parquet puisque l'ANSES avait fait le choix de se retirer, et c'est là où Bluetouff a perdu) et il y a déjà eu rejet du pourvoi de Bluetouff en cassation (voir http://www.nextinpact.com/news/95165-affaire-bluetouff-cour-cassation-consacre-vol-fichiers-informatiques.htm ). Donc la justice nationale ne peut plus agir dans cette affaire.
Alors, de quelle affaire parle-t-on ici ?
Voir : https://twitter.com/bluetouff/status/783307670723956736
‒ RedFrog : @bluetouff [...] C'est une suite ou c'est nouveau ?
‒ Olivier Laurelli : @FrenchRedFrog la suite de la ricore ;)
Ce qui fait référence à ça : https://reflets.info/bluetouff-lache-tout-de-suite-cette-boite-de-ricore/ . Et ici, on en était resté au premier échelon donc là on vient de passer au deuxième échelon : l'appel.
In the first half of 2016, Open Whisper Systems (OWS) -- the maker of Signal and creator of the encryption used by Google Allo and Facebook Messenger -- was served a subpoena for information concerning two users of the service. That's not out of the ordinary. But what was odd and troubling was the gag order that accompanied the court order for information.
[...]
Meanwhile, because Signal doesn't collect any user data other than a phone number and uses end-to-end encryption, the only thing it could share with authorities was when one of the phone numbers signed up for an account and when that number logged on last.
Déjà, pourquoi les 06 sont connus et conservés par Signal ? Je croyais que depuis la fin du mode SMS de TextSecure, tout était que de la communication au-dessus d'IP ? Quel intérêt alors de récolter cette info ? :/
Ensuite, Signal utilise Google Cloud Messaging pour la mise en relation (voir http://shaarli.guiguishow.info/?vungLg ). La grosse société commerciale de stockage de données personnelles qui sait rechercher une aiguille dans des gros volumes de données. Donc Google peut savoir qui échange avec qui. Cette fois-ci, la justice n'a pas été frapper à la bonne porte mais ça peut ne pas durer.
Bref, je me méfie beaucoup de cette posture "on n'a rien pu fournir comme données sur nos utilisateur-rice-s".
Les nouveaux services alternatifs proposés par Framasoft :
- Framalistes (lundi 03 octobre, aujourd’hui !) : cet outil qui repose sur le logiciel Sympa vous permettra de créer vos listes de diffusions, d’échanger des emails et de quitter Google Groups !
- Framanotes (mar 04 octobre) : installez les applications Turtl, connectez-les à notre serveur pour créer, conserver et chiffrer vos notes, images, fichiers, marque-pages sur des tableaux… voire les partager avec d’autres ; et ainsi quitter en groupe Evernote !
- Framaforms (mercredi 05 octobre) : basé sur Drupal et Webforms, il vous permettra de créer rapidement des formulaires pour votre doctorat, vos contributeurs ou votre site Web sans livrer les réponses des participants à Google Forms.
- Framatalk (jeudi 06 Octobre) : avec Jitsi Meet installé sur nos serveurs, vous pourrez créer en deux clics une conversation audio ou vidéo, voire une conférence (si votre connexion le permet) et vous défaire peu à peu de Discord ou du Skype de Microsoft. L’affreux verbe « skaïper » deviendra enfin un mauvais souvenir.
- Framagenda (vendredi 07 octobre) : nous avons amélioré pour vous le code de l’application « calendar » de ownCloud/Nextcloud, afin que vos agendas, contacts, rendez-vous, et plannings puissent être affichés, devenir publics, semi-publics ou complètement privés… Fini l’espionnage par Google/Apple/Microsoft Agenda.
- MyFrama, c’est notre réponse au framabazar. Elle vous sera proposée le lundi 10 octobre. Basé sur Shaarli, il s’agit d’un récolteur/trieur d’adresses Web (à la Del.icio.us) [...]
Et puis le mercredi 12 octobre marquera l’acte de naissance officiel du Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires : les CHATONS ! Annoncé en février dernier, c’est un nouveau travail sur le long terme que nous avons appelé de nos vœux, pour que vous puissiez trouver aisément un hébergement de services libres (dont du mail, oui oui) partageant la même éthique et proche de chez vous.
Yahoo! a conçu et mis en place en 2015 un programme informatique pour surveiller en temps réel les boîtes e-mail de tous ses utilisateurs, afin d’y détecter des mots-clés : c’est ce qu’affirme une enquête de l’agence Reuters, s’appuyant sur les témoignages de deux anciens employés. Selon Reuters, ce programme a été conçu pour répondre à une directive américaine, restée secrète, qui pourrait émaner d’une demande de la NSA (les services de renseignement) ou du FBI (la police fédérale).
Yahoo! n’a démenti que très partiellement les accusations, se bornant à assurer que l’entreprise respectait les lois américaines.
Sauf que la loi (Patrioct Act) dit précisément que c'est open-bar pour les services de renseignement pour surveiller un-e non-américain-e (et que pour savoir qui est américain ou non, ils jouent aux probabilités). Et quand je vois que Verizon avait filé toutes les données de connexion, même de citoyen-ne-s américain-e-s, je me dit que ça doit être toout autant open-bar pour les américain-e-s.
Les détails de ce programme sont encore largement inconnus – tout juste sait-on que son but était d’identifier, en temps réel, des « sélecteurs », des mots-clés dans le jargon des services de renseignement, qui peuvent être aussi bien un mot qu’une adresse e-mail ou l’adresse IP d’une machine.
[...]
Pour Amnesty International comme pour le lanceur d’alerte Edward Snowden, qui a révélé l’existence du système de surveillance d’Internet mis en place par la NSA américaine, cette nouvelle affaire Yahoo! démontre dans tous les cas que les réformes du renseignement entreprises depuis 2013 n’ont été qu’une illusion. « Souvenez-vous, pendant les négociations sur l’accord sur les transferts de données entre l’Europe et les Etats-Unis, le gouvernement américain disait que ce type de choses n’arriverait jamais », écrit Edward Snowden sur Twitter.
Ici, on parle du Privacy Shield, remplaçant du Safe Harbor (voir http://shaarli.guiguishow.info/?2QNnaA ). L'argument de la CJUE pour casser le Safe Harbor a été de dire, en gros, que la surveillance de masse opérée aux USA est incompatible avec le régime européen de traitement des données persos d'où il n'y a plus la possibilité d'un échange automatique de ces données. Et lors des discussions autour du Privacy Shield, on a en effet entendu de belles promesses des USA que la surveillance de masse avait cessée et tout et que donc un nouvel accord de libre échange des données persos est compatible avec le droit de l'Union. Trolololololololo.
Sollicités ce 4 octobre par la presse américaine, Apple, Facebook, Microsoft et Google ont toutes nié avoir reçu une demande similaire à celle faite à Yahoo!.
Là aussi, c'est du bullshit complet : la loi impose à ces sociétés commerciales de se taire. Point.
Sometimes I get overwhelmed thinking about the amount of work that went into the ordinary objects around me
+
9 hours of meetings [...] 4 hours of meetings [...] years-long negotiation.
Tellement ça. :/
En 2013, l’excellent rapport Trojette sur l’ouverture des données publiques alertait le Premier Ministre sur les risques juridiques et constitutionnels des redevances mises en place par l’administration pour manipuler certaines données publiques.
Trois ans plus tard, et malgré l’adoption de deux lois sur l’Open Data, ni la Loi Valter, ni la Loi pour une République Numérique n’ont permis de lever les doutes formulés sur les redevances. Pire, aucune étude n’a été conduite sur la question.
Profitant de la parution au Journal Officiel du 30 juillet du décret Placé d’application de la loi Valter, l’association Regards Citoyens s’essaie à une nouvelle forme d’hacktivisme pour défendre l’ouverture des données publiques. Elle a déposé vendredi dernier un recours devant le Conseil d’État contre ce décret, soulevant notamment une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) à propos des redevances sur la base, entre autres, des arguments avancés par M. Trojette dans son rapport.
Le recours déposé par Regards Citoyens le 30 septembre 2016 prend la forme d’une requête introductive d’instance, à compléter sous trois mois d’un mémoire complémentaire. Il sera également nécessaire, si le Conseil d’État accède à la demande de QPC, de rédiger un mémoire pour le Conseil constitutionnel. Les ressources humaines de Regards Citoyens étant plus geek que juridiques, nous en appelons à l’aide de toute personne acquise à la cause de l’ouverture des données publiques, et qui aurait des compétences en droit, pour nous aider dans la rédaction de ces documents.
Via #tetaneutral.net