« Quand j'ai commencé à lire, à cinq, six ans, on voyait sur les murs : "Mort aux Juifs". Les premières lectures que j'ai eues, c'était les lectures murales. Je ne pouvais pas les éviter parce que c'était écrit en très grands caractères, en ville. Donc, "Mort aux Juifs", "Les Juifs sont des chiens", "Interdit aux Juifs" pour le cinéma, "Interdit aux Juifs" pour le café. Petit à petit, tout était interdit. L'espace vital était réduit, réduit, réduit. Pas dans les jardins publics, pas à la plage. On n'avait plus le droit d'aller à la plage parce que les Juifs, on était des saletés, on polluait les plages, on polluait la mer. C'était un horizon très étroit.
Je connaissais les lois raciales mais je n'avais jamais vu les panneaux « Parc à jeu réservé aux enfants interdit aux juifs » ni tout leurs dérivés genre « Restaurant interdit aux chiens et aux juifs », auparavant.
Et ça date de bien avant la 2e guerre mondiale : https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A4der_Antisemitismus .
C'est dingue comment ces photos me semblent d'actualité, dans leur portée et leur symbolisme. Et ça m'attriste fortement. :'(
Thierry Tuot, conseiller d'État et l'auteur du très contesté rapport « La grande nation pour une société inclusive » remis au Premier ministre le 11 février 2013 a encore frappé. Après avoir proposé d’autoriser le port du voile à l'école, interdit par Jacques Chirac en 2004, voilà qu'il suspend l'arrêté anti-burkini pris par le maire de Villeneuve-Loubet. Cette énième provocation est en rupture totale avec notre conception de l'égalité homme-femme, fondement de notre République, et en totale contradiction avec notre vision de l'assimilation républicaine. Notre République est en danger. Il est temps de légiférer.
Nadia Hamour,
Secrétaire Nationale Les Républicains
Évidemment, le tweet a été supprimé. Mais on peut encore le trouver dans le cache de google : https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:yvNaXXb70r0J:https://twitter.com/nadia_hamour/status/769211774528790528/ .
Y'a quoi qu'ils-elles ne comprennent pas dans « décision collégiale » ?! Ce type de décision n'est pas courante pour un référé, cf https://twitter.com/lesExegetes/status/769172229129134080 et j'imagine que ça a été voulu vu la criticité du sujet ) ?! Donc on prend un nom sur les trois pour s'acharner sur lui et sa vision de ce que devrait être la vie en société ?! D'où ce comportement est-il acceptable ?!
Cette décision a été prise par la plus haute cour de l'ordre administratif français. Cour que ses détracteur-euses du jour ont renforcée, quitte à éroder l'ordre judiciaire (voir http://shaarli.guiguishow.info/?0udrZw). Donc, quand elle prend une décision en leur faveur (genre sur la non-suspension de l'état d'urgence, voir http://shaarli.guiguishow.info/?7WdPQw ou sur les recours des Exegètes), il faut respecter ces nobles conseillers mais quand c'est une décision en leur défaveur, il faut recourir au lynchage ?! J'crois pas que ça soit comme ça que ça doit fonctionner.
Bref, très jolie mentalité, la secrétaire nationale des Républicains. Elle soutient Nicolas Sarkozy (comme c'est étonnant !), le même qui est favorable à des lois liberticides de circonstance, rien que pour se faire remarquer en pleine campagne. Je tâcherai de m'en souvenir. Avant de présenter des candidats à la présidentielle, on se doit de respecter les institutions et le système politique dans lequel on s'insère.
Notons que le communiqué de presse, qui est toujours dispo sur le site web des Républicains ne vaut pas mieux : http://www.republicains.fr/actualites_conseil_detat_insuffisance_arsenal_legislatif_20160826
Le Conseil d'Etat dit ce qui ne peut pas être fait à droit constant, qu'on change alors le droit ! [...] Ce n'est pas à la politique de s'adapter au droit, c’est au droit d'être adapté aux objectifs politiques majeurs tels que la lutte contre le communautarisme.
Mais oui, faisons de belles lois de circonstance, dans la précipitation et l'émotion. Ça sera totalement adapté, de qualité et ça résoudra efficacement le problème, je n'en doute pas. :)))) Le droit au service des politocards au lieu de l'intérêt général, qui changerait à chaque lubie gouvernementale, ça envoie tellement du rêve. C'est déjà le cas aujourd'hui mais persévérons dans cette voie,, ça ne peut qu'être une bonne idée. ! :)))) Le droit au même niveau que les choix fiscaux, ça serait quand même beau. :))))
Nous publions une carte du paysage médiatique français, qui permet de démêler l’écheveau des concentrations dans la propriété des grands médias. Cette carte est le fruit d’un partenariat entre Acrimed et Le Monde diplomatique.
J'ai lu le rapport du BEREC sur la consultation publique portant sur les lignes directrices qui précisent le règlement européen sur l'application de la neutralité des réseaux. Ce rapport fait une synthèse des réponses reçues durant la consultation et rapporte les justifications du BEREC.
C'est intéressant car ça permet de prendre la température, l'intention du BEREC et de prendre connaissance des réponses des FAI et FSI, histoire de préparer les prochaines batailles.
En gros : Les FAI ont beaucoup bataillé sur la gestion équitable du trafic, sur les informations à communiquer dans le cadre de la transparence (les débits, quoi), sur le fait qu'ils ont cru comprendre que le brouillon des lignes directrices donnait un mandat aux régulateurs télécoms pour autoriser au préalable leurs pratiques (commerciales, de gestion du trafic) et leurs services spécialisés, un peu moins sur le zero-rating et sur les services gérés.
Sur le zero-rating :
Citing evidence from across Europe and elsewhere, they argue that zero-rating has a significant effect on end-users’ behaviour, since they may be wary about exceeding data caps, but are unsure how much data they are using or how much data is left under their caps, making them even more cautious and more likely to select zero-rated services and can have harmful effects on competition. They note that zero-rating of some traffic can create an incentive for ISPs to maintain artificially low caps and to invest less in general internet capacity in favour of investing in preferential capacity. Therefore, they express their disagreement with the argument made by some ISPs that zero-rating practices can help to lower prices for end-users or increase investment in capacity.
The respondents in question argue that zero-rating for a fee gives ISPs an incentive to tighten data caps or increase per-byte prices in order to maintain or enhance the incentives for companies paying to be zero-rated. This would also have harmful effects on competition. To further illustrate this point, evidence from across Europe is provided showing that ISPs that have zero-rated their own applications have either restricted user bandwidth or increased prices per-byte, whereas in the Netherlands, where ISPs have been prohibited from zero-rating their own applications, the incumbent has increased data caps for mobile internet access at no additional cost.
Sur la priorisation des services d'urgence et autres services réglementés (comme l'information sur le roaming) :
Furthermore, BEREC notes that the Article 3(3) (a) would allow for prioritisation of communication with emergency services.
Sur le fait de vouloir différencier l'émetteur/récepteur car tous n'ont pas les mêmes besoins en QoS (particulier / société commerciale) :
In response to some stakeholders' requests for the Guidelines to allow differentiated traffic management between different IAS subscriptions, BEREC considers that the Regulation does allow for such differentiation to some extent, for example to fulfil contractual agreements on data volumes and speeds.
Sur l'intention du BEREC d'affirmer que les mesures de gestion du trafic doivent être basées sur des besoins différenciés objectifs de QoS :
BEREC also decided to update the text of paragraph 66 (paragraph 63 of the draft Guidelines) for clarity and to remove some of the specific examples (“such as SMTP, HTTP or SIP”). Taking into account these changes and the ones mentioned above, BEREC considers that the Guidelines are now sufficiently clear that traffic management should be based on objectively different quality of service requirements.
Remarque sur la difficulté de faire la différence entre une mesure de gestion de trafic récurrente acceptable et une autre inacceptable :
With regard to the interpretation of ‘longer than necessary’ in paragraph 73 (paragraph 70 of the draft Guidelines), concerns were raised by CAPs that it is likely to be difficult to differentiate between an admissible ‘trigger function’ for traffic management and inadmissible ‘recurring’ traffic management. As a result, BEREC was advised that this will require regular measurements by the NRA or qualified third parties. Similarly, it was argued that congestion management should be limited to circumstances of unpredictable load at irregular times, not used as a cover for underinvestment in network capacity.
Intéressante remarque sur bcp38 :
However, they believed that the guidance that the traffic management measure is triggered only when security attacks are detected (paragraph 85 / paragraph 81 of the draft Guidelines) would counter long standing best practice for the prevention of source-address spoofing.
For instance, in paragraph 85 (paragraph 81 of the draft Guidelines), in cases where security measures have to be active on a continuous basis in order to achieve their purpose (such as filtering of spoofed IP addresses), such measures should be deemed to be justified.
Sur les SLA :
Similarly, some ISPs and other industry stakeholders argued that the draft Guidelines go beyond the Regulation by creating new conditions for offering specialised services. They argue that the optimisation or level of quality may depend on the needs or demands of end-users, for instance whether they request quality assurances or SLAs. They considered that this does not mean that the service could not necessarily be provided over the IAS, just that the quality assurance could not be provided.
Some stakeholders were concerned whether quality assurances would be taken into account. BEREC understands that the ability to provide assurances, for instance through SLAs, would be an important aspect of contracts in order to agree not just an expected level of quality but a certain level of consistency or reliability. BEREC considers that the Regulation incorporated such an understanding of “levels of quality”, as do the Guidelines, and it is therefore not necessary to modify this aspect of the Guidelines.
Sous le blabla introductif, l'ARCEP fait un compte-rendu plutôt honnête et compréhensible des lignes directrices du BEREC pour l'application de la neutralité des réseaux dans l'UE. À lire pour piger le sujet sans trop de prises de tête.
Je vais réagir sur deux points :
Les services d'accès à internet sont définis comme des services de communications accessibles au public, qui fournissent une connectivité entre la quasi-totalité des points terminaux connectés à internet, quels que soient la technologie de réseau (fibre, câble, mobile) ou les équipements terminaux utilisés (téléphone portable, tablette, ordinateur portable).
Sur un accès à Internet fixe, le terminal, c'est la box, il ne faut pas se tromper. C'est bien elle qui est en coupure du réseau du FAI, qui mutualise la connexion dans le foyer, qui dispose de l'adresse IPv4 publique, qui établit la connexion au réseau, etc. Voir http://blog.fdn.fr/?post/2016/05/18/Liberte-de-choix-du-terminal
Le troisième alinéa de l'article 3 précise les pratiques de gestion de trafic qui sont interdites, suivant sept principes de base que l'ARN devrait vérifier pour évaluer les pratiques des FAI. [...] Les pratiques qui ne respectent pas ces sept principes de base, ou qui vont au-delà des mesures raisonnables de gestion de trafic tel qu'explicitées plus haut, peuvent être mises en œuvre par un FAI uniquement lorsque elles se conforment aux trois exceptions précisées plus haut
La tournure de phrase de l'ARCEP est correcte mais je reformule autrement : la liste des sept règles (pas de blocage, filtrage, alteration, restriction, discrimination, dégradation, ralentissement) n'est pas exhaustive des mesures de gestion de trafic qui sont interdites par le règlement européen et le principe général de mesures de gestion du trafic raisonnables (transparentes, raisonnables, proportionnées, limitées dans le temps, pour un but bien précis, besoins objectifs) l'emporte.
Le sujet de la neutralité de l'internet fait l'objet de fortes attentes, matérialisées ici par une participation record à la consultation publique organisée cet été par le BEREC. Près de 500 000 réponses ont été reçues à cette occasion, dont un grand nombre étant issues de mobilisations de la société civile.
Elles ont été dûment analysées et prises en compte par le groupe des rédacteurs de ces lignes directrices.
BULLSHIT ! Même demander de corriger une parenthèse fermante manquante (dans le paragraphe 167), c'était trop demandé donc c'est bon, pas la peine de raconter de cracks : les mails ont été imprimés et le tout à servi à caler des meubles, point ! :@
[...]
Les lignes directrices se veulent " robustes vis-à-vis de l'avenir " (" future proof ") et le BEREC reste à l'écoute des acteurs pour favoriser l'innovation.
Trololololololololololololo. On verra bien cela mais j'en doute fort. :))))
Coup d'envoi des travaux de mise en œuvre
L'Arcep va lancer plusieurs chantiers parallèles, qui visent notamment à :
- recenser les pratiques des opérateurs sur les réseaux français ;
- améliorer leur détection (notamment via la participation des utilisateurs finaux) ;
- mettre en conformité, le cas échéant, les pratiques constatées ;
- et coopérer avec ses homologues européens pour œuvrer à une mise en œuvre cohérente du cadre sur le territoire de l'Union.
Un rapport annuel de mise en œuvre du règlement sera établi par l'Arcep à partir de 2017.
Mouais, c'est ça. La société civile ne doit surtout pas cesser de scruter le travail de l'ARCEP ni lâcher du lest. #PasConfiance.
Le projet de loi pour une République numérique porté par Axelle Lemaire permettra, une fois promulgué, de compléter les compétences de l'Arcep en matière d'enquête et de sanctions pour faire respecter la neutralité du net.
En effet, le projet de loi pour une République Numérique cause de pouvoirs de perquisitions, d'attribution de fréquences expérimentales et de compétences relatives au déploiement de la fibre optique mais charge aussi l'ARCEP de veiller à la neutralité des réseaux et complète ses pouvoirs à conduire des enquêtes administratives en la matière. C'est l'article 19, pour les personnes que cela passionne. :D
Analyse très pertinente sur le travail produit par le groupement des régulateurs européens des télécoms pour préparer l'application du règlement européen sur la neutralité des réseaux. À lire.
Concrètement, les lignes directrices du BEREC n'ont pas vraiment changé entre le brouillon de début juin et cette version finale présentée aujourd'hui, sinon sur des questions de forme. [...]
Merci de le signaler. :)
Les réseaux d'entreprises, de restaurants et de cafés peuvent être exclus des obligations relatives à la neutralité du Net.
Oui, le BEREC préfère définir ce qu'est un accès à Internet soumis au règlement en se basant sur la question "est-ce que cet accès à Internet est ouvert à tout le monde où à un public pré-déterminé / restreint ?) au lieu de choisir un critère plus légitime comme l'usage normal de l'accès à Internet et de qui en est le vrai utilisateur final (genre dans un café/restaurant, l'utilisateur final reste le client et l'usage normal est de faire n'importe quoi durant la réalisation de la prestation principale que constitue la bouffe/boisson). Cette position n'est pas cool pour les atteintes qu'elle laisse entrevoir sur les hotspots ou dans les piaules universitaires. :'(
L'organisation précise aussi qu'il n'y a pas besoin d'autorisation préalable des régulateurs pour « innover » dans les pratiques commerciales ou la gestion de trafic. Si le principe de base, la non-discrimination des contenus, est donc bien acté, l'attitude des régulateurs devait être précisée sur de nombreux cas particuliers.
Oui.
Concrètement, la gestion de trafic par les opérateurs est permise, mais cadrée. Elle doit ainsi être transparente, non-discriminatoire et proportionnée par rapport à la catégorie de service concernée. Surtout, elle ne doit pas être fondée sur des considérations commerciales.
Il est donc hors de question de créer une congestion artificielle pour forcer la main d'un fournisseur de service, par exemple. Le texte permet donc de gérer différemment « des catégories objectivement différentes de trafic », mais pour une période « qui ne doit pas être plus longue que nécessaire ».
L'étape suivante est la mise en place de services spécialisés, pour les services qui ont spécifiquement besoin d'une qualité de service particulière, comme la TV par Internet ou la médecine à distance. Ces services spécialisés ne doivent pas dégrader la qualité du flux Internet principal, auquel ils ne se substituent pas.
Enfin, concernant le « zero rating », qui consiste à ne pas décompter une application du volume de données d'un forfait, la position des autorités ne change pas d'un iota. Elles comptent ainsi analyser les offres au cas par cas, créant une jurisprudence au fil de l'eau. Seul un point reste réellement précisé : si un service n'est pas décompté du volume, quand ce dernier est dépassé, le service en question doit être bloqué ou ralenti comme les autres. [...]
Très bien résumé.
Au final, 481 547 contributions ont été reçues par l'organisation. Un record selon elle, qui montre l'intérêt porté au sujet. Sans embages, le groupement explique que certaines contributions ont souhaité aller au-delà de la régulation votée par l'Union européenne, et d'autres en réduire la portée. Sans surprise, ce sont plutôt des associations de consommateurs et d'internautes qui ont tenté de mener le texte plus loin... Quand les opérateurs ont été les principaux artisans des tentatives de voir sa portée réduite.
[...]
Dans un « manifeste 5G » publié début août (voir notre analyse), certains de ces acteurs ont clairement estimé qu'appliquer différentes qualités de trafic selon le terminal (objet connecté, smartphone, véhicule...) est une composante essentielle de ces réseaux 5G. Une composante bien entendu incompatible avec la neutralité du Net, que les auteurs ont appelé à limiter, sur le thème désormais classique de l'innovation empêchée par la régulation, ici la neutralité. Via son application par les autorités nationales, c'est le principe même de la neutralité qui pourrait être remis en cause.
[...]
Dans les faits, la réponse du BEREC dans ses lignes directrices prend la forme d'une note de bas de page, presque cachée dans le long document. « Le network-slicing dans les réseaux 5G peut être utilisé pour fournir des services spécialisés » précise ainsi le texte, qui fait entrer la demande des opérateurs sans modification de fond. L'argument de la neutralité du Net contraire à la gestion de la qualité de service sur mobile doit donc tomber à l'eau.
Tout juste. :- Après, pour moi, ça ne change pas le sens du paragraphe depuis laquelle la note de bas de page est appelée ni celle de la régulation : 5G ou pas, le service géré n'est pas un service d'accès à Internet, il ne s'y substitue pas, il est optimisé pour un usage, l'optimisation doit être objectivement nécessaire et le service géré ne doit pas nuire pas à la qualité générale du service d'accès à Internet.
Préparation bruxelloise oblige, la première réaction est venue de la Commission européenne, avant même la conférence de presse. Dans un communiqué, l'institution félicite les nouvelles règles auxquelles elle a contribué. « Elles assurent également qu'Internet reste un moteur pour l'innovation et que les nouvelles technologies ainsi que les services de l'Internet des objets, comme les véhicules et les applications 5G se développent aujourd'hui et fleurissent dans le futur » affirme-t-elle, insistant encore par ailleurs sur sa pertinence pour la 5G.
Mon analyse perso est disponible aux adresses suivantes : http://shaarli.guiguishow.info/?13aDwA et http://shaarli.guiguishow.info/?TlF70w
Les règles adoptées par le BEREC prévoient notamment de donner à l’Arcep et à ses homologues le pouvoir d’imposer des sanctions lorsque les FAI dégradent la qualité d’accès à des services, ou favorisent indûment un type de services par rapport à d’autres.
Oui.
Elles interdisent aux opérateurs de créer des « services spécialisés » (proposés directement par les FAI, notamment via leurs box), qui ne respectent pas les règles de la neutralité du net, lorsqu’ils ont des équivalents en tant que services proposés normalement sur Internet, ou lorsqu’ils conduisent à minimiser la bande passante accordée à l’internet ouvert.
Oui.
Aussi, les lignes directrices interdisent quasiment dans les faits la pratique du « zero rating », qui consiste pour un opérateur à ne pas bloquer ou facturer la bande passante consommée par une application spécifique (par exemple des forfaits qui incluent Facebook et YouTube mais pas Twitter et Dailymotion, ou qui permettent un accès illimité au cloud de l’opérateur mais pas à celui de Google ou Apple), ou par certains types d’applications. Ces pratiques contestées n’étaient pas interdites explicitement par le règlement européen. Elles ne le sont toujours pas formellement par le BEREC, mais les conditions fixées sont tellement strictes qu’il sera très difficile pour un opérateur de continuer à avoir recours au zero-rating.
Globalement non. La seule certitude que l'on a, c'est que toute application (ou service ou types d'applications) devra être traité pareil lorsque le quota de data mobile est atteint, même les offres zéro-rating. Le reste, ça dépendra du bon vouloir des régulateurs nationaux des télécoms (se bougeront-ils ? Avec quelle vigueur ? Comment la décision d'un régulateur sera-t-elle propagée dans l'EU si l'atteinte se produit dans plusieurs États membres ? Les lignes directrices ne disent rien sur tout cela) mais l'arsenal, les critères pour évaluer si une pratique de zéro-rating limite les droits des utilisateur-rice-s sont plutôt flous (c'est globalement orienté sur des atteintes au Saint-Marché donc au droit de la concurrence) et l'atteinte à la liberté d'expression et au pluralisme des médias a été relégué en note de bas de page du document final, pour donner une idée. ;)
Pour une analyse plus détaillée du taff du BEREC, voir http://shaarli.guiguishow.info/?13aDwA et http://shaarli.guiguishow.info/?TlF70w
J'aime bien ce résumé du travail du BEREC sur les lignes directrices pour l'application de la neutralité des réseaux par les régulateurs européens. À lire.
Entre les deux, les demandes étaient largement différentes : les opérateurs appelaient à des règles souples et flexibles dans la gestion du trafic et des services afin de ne pas limiter les investissements, tandis que les militants de la société civile espéraient des prises de position claires et fortes afin de protéger les internautes face aux éventuels abus. Entre ces deux pôles, les directives du Berec louvoient et tentent de satisfaire des intérêts parfois opposés.
À tout seigneur tout honneur : le zero rating était évidemment sur toutes les lèvres au cours de la conférence. Cette pratique polémique est jugée contraire au principe de neutralité du net par de nombreux militants et associations, mais les opérateurs tiennent à pouvoir proposer des services de ce type, qui se révèlent générateurs de profits.
Mais la position du Berec en la matière se veut prudente : le zero rating n’est ainsi pas prohibé en soi et les autorités de régulation nationales devront se pencher sur la question au cas par cas. Mais l’autorité rappelle néanmoins que certaines implémentations de ce principe seront clairement en désaccord avec le texte, notamment celles venant bloquer l’accès au réseau mais laissant l’accès aux services partenaires une fois le quota de data dépassé.
Cette forme-là ne passera pas, mais les régulateurs ne veulent pas s’avancer sur les variantes de ce modèle et laissent aux autorités nationales le soin d’évaluer leur conformité. « « Dans la régulation, le zero rating n’est ni autorisé ni interdit. Nous avons souhaité suivre cette ligne » résume à ce sujet Sebastien Soriano, qui préside l’organisme.
Approche attentiste "on verra bien si des trucs qui ressemblent à des infractions au règlement européen se produisent, chaque régulateur étudiera chaque cas au cas par cas parce que c'est évident qu'il n'a que ça à faire et on verra bien si l'on en fait une règle commune. Et en attendant, les atteintes auront lieu et auront fidélisés des consommateur-rice-s de manière déloyale. Super idée. :))))
Autre point de polémique : les mesures de gestion de trafic. Là aussi, la question est clivante avec d’un côté des gros opérateurs qui souhaitent pouvoir avoir la main sur leur trafic pour répondre à des problématiques de congestion ou d’optimisation, et de l’autre des défenseurs de la neutralité du net qui craignent d’y voir l’émergence d’un internet à deux vitesses.
Encore une fois, pas de position unilatérale ou d’interdiction pure et simple, mais le Berec édicte plusieurs principes pour encadrer la pratique. Impossible ainsi de mettre en place ces mesures pour des raisons commerciales notamment, et celles-ci ne doivent pas affecter les applications ou les utilisateurs.
C'est plus compliqué que cela : un principe général de non-discrimination des flux (pas de blocage, filtrage, ralentissement, altération, etc.), des assouplissements plutôt bien verrouillés (mesures transparentes, légitimes, proportionnées, temporaires, pas basées sur des considérations commerciales, pas des substituts à un bon dimensionnement du réseau de l'opérateur, etc.) et 3 exceptions (mesure prévue par la loi, sécurité, congestion).
La question des services spécialisés est également soumise à des règles devant encadrer leur lancement : ceux-ci devront prouver la nécessité de passer par ce type de service, ne devront pas remettre en question la qualité du service d’accès internet ou s’y substituer.
Pas clair ? Une question de l’assistance est venue poser un cas pratique qui parlera à certains de nos lecteurs : celui du blocage publicitaire. Un opérateur peut-il décider de mettre en place un blocage publicitaire chez l’ensemble de ses abonnés ? Réponse du Berec « Ce n’est pas noir ou blanc. Un blocage au niveau des terminaux n’entre pas dans le champ d’application de la régulation.
Si en revanche le blocage est mis en place au niveau du cœur de réseau, il faudra justifier d’une congestion à cause des publicités pour que la mesure soit en règle. » Les régulateurs jouent finement. On pensera évidemment très fort à Free, qui avait eu le malheur de tenter une pratique de ce type il y a quelques années avant de rapidement rétropédaler.
C'est bien tout le problème surtout que les mêmes lignes directrices ne prévoient rien pour vraiment garantir la liberté de choix du terminal (ordiphone, box, etc.)... Je pense que le problème de neutralité va se déplacer sur le terminal dans les prochaines années. De même, le BEREC a préféré se préoccuper de l'endroit où a lieu la mesure de gestion du trafic plutôt que de savoir qui en avait le contrôle, ce qui aurait été pertinent et aurai permis aussi de faire sauter les blocages de port genre le port 25 (smtp / envoi de mails).
Pour une analyse plus détaillée du taff du BEREC, voir http://shaarli.guiguishow.info/?13aDwA et http://shaarli.guiguishow.info/?TlF70w
Attention : cet article date d'avril 2016.
La semaine dernière, le service de vidéo à la demande avait admis limiter volontairement le débit de ses vidéos à 600 Kb/s sur certains réseaux mobiles, partout dans le monde. L'objectif officiel : limiter la consommation de données mobiles de ses utilisateurs, pour leur propre bien. Une option permettant de la désactiver est promise pour mai.
Cette décision unilatérale et cachée n'avait pas plu aux opérateurs américains, dont certains avaient été directement accusés par les utilisateurs de brider Netflix sur leurs réseaux mobiles. Pour eux, la FCC devait enquêter sur le comportement de Netflix, qui violerait la neutralité du Net. [...]
Pour la FCC, le comportement de Netflix est donc hors du champ de « l'Internet ouvert », l'entreprise n'étant pas un opérateur télécom. [...]
Dans les deux cas, l'argument des groupes télécoms est qu'ils sont un simple maillon de la « chaine » Internet, au même titre que les fournisseurs de service. En clair, ils ne doivent pas subir de régulation différente de celle des services. Une vision régulièrement battue en brèche par la FCC, qui estime au contraire que les opérateurs ont une position unique dans le réseau et doivent être régulés de près.
Reste tout de même qu'on se trouve dans une situation où les services, dont Netflix, sont « hors juridiction », ce qui peut être perçu comme un trou dans la raquette de la régulation. En France, l'ARCEP se penche sérieusement sur le traitement des plateformes, même si elles sont aujourd'hui hors de son champ de sanction. [...]
Que ce soit par Netflix ou par les opérateurs, la neutralité du Net a surtout la définition qui arrange celui qui en parle. Netflix le voit comme un moyen d'inciter les opérateurs à lui fournir des conditions avantageuses pour recevoir ses massifs flux de données... Quand les opérateurs tentent de s'en servir comme arme pour dénoncer les choix non-concertés des services.
Attention : ce texte date du mois de mai, mais il n'est pas inintéressant, après coup.
La Quadrature du Net était invitée cette semaine à participer à un atelier à l'ARCEP1 afin d'échanger sur les lignes directrices en cours d'élaboration par le BEREC2 (ou ORECE en français) et le nouveau cadre réglementaire concernant la neutralité du Net.
Lors de l'atelier du 11 mai à l'ARCEP, Sébastien Soriano3 a parlé d'une « zone grise très grande » notamment concernant l'interprétation qui sera donnée aux pratiques commerciales. Ainsi, celles qui nécessiteront une action sur le réseau (comme le zéro rating) seraient « gris foncé » et feraient l'objet d'une évaluation stricte. Cependant, nos questions concernant la position des régulateurs européens quant à une offre récente de zéro rating de l'opérateur Telia en Suède sont restées sans réponse.
Les pratiques commerciales couplées à des offres, comme par exemple l'offre SFR Presse, seraient dans la zone « gris clair » et évaluées via le prisme du droit de la concurrence, bénéficiant ainsi de plus de flexibilité. Or une telle offre porte atteinte au principe du libre choix de l'utilisateur, puisque l'opérateur propose des services plus accessibles, ainsi qu'au principe de liberté d'informer. Ainsi, de très nombreuses questions restent en suspend.
[...]
Quelques points semblent cependant trouver un consensus, comme le fait que les activités de gestion de trafic, comme pour le contrôle parental par exemple, ne sont acceptables que si elles sont faites sous le contrôle de l'utilisateur final.
Attention : cette actu date de juin 2016 !
La neutralité du Net est bien légale aux États-Unis. Hier, une cour d'appel fédérale a défendu les règles adoptées par le régulateur des télécoms, la FCC, face au groupe d'opérateurs USTelecom. Ce dernier avait attaqué le texte de la FCC en mars 2015, arguant que la commission n'a pas l'autorité suffisante pour imposer des règles strictes aux fournisseurs d'accès Internet.
Adopté en février 2015, le texte consiste à reclassifier les FAI comme des opérateurs téléphoniques classiques, avec de nombreuses obligations supplémentaires. Parmi elles, les opérateurs ne peuvent pas discriminer les utilisateurs ou le contenu, encore moins pour des raisons commerciales. Aussi, ceux-ci doivent se comporter comme des tuyaux, en limitant leur ingérence dans les flux qu'ils transmettent. Ils doivent aussi répondre à des règles de transparence et de respect de la vie privée, qui n'ont pas été évidentes pour tous ces dernières années.
[...]
[...] Deux juges de la cour d'appel sur trois ont défendu le texte de la FCC. Le troisième estimait, lui, que la commission n'a pas suffisamment prouvé que l'écosystème a assez changé pour justifier cette régulation.
L'organisation a tout de même quelques remarques sur le discours des juges. Ainsi, elle s'inquiète des abus possibles par la FCC de la création de règles générales à partir d'une analyse au cas par cas. La cour aurait dû limiter cette possibilité d'abus, estime l'EFF. Aussi, elle s'inquiète que la cour reconnaisse des pouvoirs à la FCC en matière d'encouragement des déploiements haut débit. En clair, une prochaine FCC moins favorable à la neutralité pourrait utiliser cet argument pour prendre des mesures en faveur des opérateurs. L'association se dit donc vigilante, réagissant à tout abus de la part de la commission.
[...]
« La décision de la cour d'appel est plus que décevante, mais j'attends un appel devant la Cour suprême, donc cette opinion n'est pas définitive » affirme le républicain Michael O'Rielly. Pour lui, la justice vient de donner les clés d'Internet à la FCC, sur la base de craintes injustifiées pour la concurrence.
Enfin, les opérateurs sont (logiquement) déçus de cette décision. « Deux juges n'ont malheureusement pas pu reconnaitre les larges lacunes légales de la décision de la FCC de réguler Internet comme un bien public, laissant en place une régulation qui remplacera un Internet tourné vers le consommateur par un Internet géré par le gouvernement, menaçant l'investissement et l'innovation dans les prochaines années » écrit ainsi USTelecom, l'association perdante dans ce procès.
Selon la NCTA, tout comme la CTIA (l'association des opérateurs mobiles), l'une des prochaines étapes sera probablement de redoubler d'efforts auprès des parlementaires au Congrès. Ceux-ci ont le dernier mot en matière de régulation, et pourraient imposer à la FCC de réviser ses règles si besoin. En clair, maintenant que la voie judiciaire est presque épuisée, il faudra insister en matière de lobbying.
Pour les différences entre l'implémentation US et l'implémentation EU de la neutralité des réseaux, voir http://shaarli.guiguishow.info/?jx3Cog .
Si vous avez acheté un téléviseur connecté en étant séduit par la « télévision connectée » qu’elle promettait, vous aurez sans doute remarqué que non seulement les interfaces étaient souvent moins agréables à utiliser que celles de votre box ADSL ou fibre, mais aussi que l’offre d’applications était généralement réduite. Et le pire, c’est qu’elle n’est pas pérenne.
Ainsi par exemple, les utilisateurs de la « Smart TV » de Samsung ont pu découvrir depuis quelques semaines que les applications de France Télévisions avaient brutalement disparu. Le 30 septembre prochain, c’est Sony qui verra son offre se réduire avec la disparition très peu anecdotique de YouTube, qui concernera certainement d’autres constructeurs.
Le fabricant japonais a en effet prévenu la semaine dernière que l’application YouTube serait supprimée de tous ses téléviseurs Sony Bravia de 2012, ce qui concerne un grand nombre de modèles des séries EX, HX et X. La firme indique que ses clients ressentent déjà des difficultés depuis quelques temps à utiliser YouTube, et que ces problèmes « ne sont pas une défaillance du téléviseur, mais le résultats de modifications des spécifications réalisées par YouTube, qui excèdent les capacités [de calcul] du matériel des TV ».
Selon la BBC, YouTube aurait en effet modifié la façon dont communiquent le terminal et ses serveurs, pour imposer un chiffrement des communications [...]
LOL LOL LOL !
Même les modèles les plus chers de téléviseurs Sony, comme le KD-84X9005 de 84 pouces vendu 25 000 euros à sa sortie, sont incapables de calculer assez vite le décodage de la vidéo.
MDR MDR MDR MDR MDR MDR !
Moralité : achetez toujours le téléviseur qui offre dans votre budget la meilleure qualité d’affichage et les connectiques dont vous avez besoin, et oubliez toutes les fonctionnalités de téléviseur connecté, facilement remplaçables par des solutions interchangeables.
Obvious. Ça se combine assez bien avec un autre conseil : achetez du matos sur lequel vous pouvez avoir le plus de contrôle possible, pas des merdes totalement fermées, vérolées, backdoorées sur lesquelles les autres (constructeur, assembleur, fournisseur de services) décident à votre place.
Le BEREC, l'organisme européen qui coordonne le régulateur national des télécoms de chaque État membre, vient de publier ses lignes directrices finales relatives à l'application de la neutralité des réseaux.
Pour rappel, le règlement européen sur la neutralité du net adopté en novembre 2015 est extrêmement faible puisque consensuel. Ce sera donc aux régulateurs nationaux des télécoms, l'ARCEP en France, de définir les termes, les contours et les pratiques qui sont acceptables et celles qui ne le sont pas. C'est l'objet de ces lignes directrices : coordination européenne des régulateurs. Ensuite, tout cela permettra à ces mêmes régulateurs d'effectuer leur taff de régulation à proprement parler.
J'avais déjà analysé le brouillon des lignes directrices et j'avais tenté de synthétiser la position de la Fédération FDN. Ces lignes directrices ont été soumises à une consultation publique de mi-juin à mi-juillet. Celle-ci s'est achevée le 30 août 2016 par la publication des lignes directrices finales.
Globalement, je suis déçu. J'ai l'impression que la consultation n'a servie à rien. J'ai eu l'impression de relire le brouillon. Même signaler une parenthèse fermante manquante (paragraphe 167, ancien 164), comme l'a fait la FFDN, ne sert à rien ! On a aucun apport sur la liberté de choix du terminal. On a aucune précision sur l'exclusion des interconnexions du champ du traitement égal des flux. On est toujours sur une approche mollassonne et passive dans laquelle les régulateurs « peuvent » faire beaucoup de choses sans qu'il soit apporté de garanties qu'ils « doivent » le faire ni même qu'ils le feront. On a toujours aucune précision sur la manière de signaler des atteintes à la neutralité des réseaux ni sur la procédure pour contester une décision prise par un régulateur… … …
D'un autre côté, on peut se dire que, vu le lobbying des opérateurs télécoms qui y sont même allé à coup de chantage à la 5G, on s'en sort pas trop mal et que le BEREC a globalement tenu ses positions sur le traitement équitable des flux et sur les services gérés. Des bouts de texte changent mais l'on conserve toujours les points clés : l'accès à Internet est prioritaire sur les services gérés, ces derniers ne doivent pas nuire à la qualité du premier et si le FAI ne peut assurer la qualité du service d'accès à Internet + des services gérés, alors c'est les services gérés qui doivent dégager.
Mais, on ne peut pas se contenter d'une approche "on a évité le pire" car ce type d'approche est toujours délétère et il empêche d'imaginer un monde moins pire.
Si l'on met de côté le (non-)apport de la consultation publique, il faut reconnaître qu'on a des bouts de définitions intéressants (traitement équitable de tous les flux, mesures de gestion du trafic raisonnables, proportionnées, limitées dans le temps, pour un but bien précis) et des limites assez claires sur les services gérés (accès au net prioritaire, ne doit pas être dégradé, etc.). Le reste (ce qu'est un accès Internet soumis au règlement, liberté de choix du terminal, zéro-rating, supervision par les régulateurs nationaux, renforcement des pouvoirs des utilisateurs) est à revoir. Enfin, il y a les points qui restent flous : comment les régulateurs nationaux vont-ils agir ? Service minimal ou réels protecteurs de la neutralité des réseaux ? Quelle transparence dans leurs actions ? Quelle coordination européenne peut-on attendre autour d'une même problématique rencontrée par plusieurs régulateurs ?
Globalement : on ne gagne rien mais on ne perd rien.
Cette partie est toujours aussi incomplète : elle entretient le flou entre modem et box et donc sur la liberté de choix octroyée par le règlement (un terminal devrait être remplaçable s'il n'est pas prouvé qu'il est techniquement indispensable et limité à un usage précis, point). Comment le choix est-il garanti avec des FAI qui utilisent des VLAN et des attributs DHCP spécifiques ?! Les box actuelles permettent très bien d'accéder à des contenus, services et applications mais plus difficilement d'en diffuser alors que c'est un des droits inscrit dans le règlement européen !
Globalement : on ne gagne rien. On conserve les bons points comme le paragraphe 17 qui expose que toute offre qui prévoit un accès avec des services/applications/bouts d'Internet en moins est une offre de "sub-Internet" qui enfreint le règlement.
Globalement, on garde le bon point qui est le blocage de toutes les applications/services (même celles des offres zéro-rating) lorsque le quota de volume de données échangées est atteint mais les problèmes demeurent :
Globalement, on garde les bons points :
Les problèmes demeurent :
Globalement, on garde les bons points :
Mais des problèmes demeurent :
Globalement, rien n'a changé et on a toujours la même débilité selon moi : dans la version concise des débits, l'opérateur peut choisir de communiquer ses débits vers des services et applications populaires. L-O-L. On aura le même biais qu'avec les testeurs de vitesse qui ont des mires de mesure dans les réseaux des gros FAI. Sans compter que le FAI mettra en avant ses plus belles interconnexions. Sans compter que ça fait de la pub pour un service donné, ce qui tend à renforcer la ou les positions dominantes sur un marché. Quid des autres ? Ils ne sont pas forcément plus mauvais…
Globalement, on a toujours aucune garantie sur les sujets suivants :
C'est un des credos de la FFDN : Tous-tes les citoyen-ne-s devraient pouvoir comprendre la neutralité du réseau, être en mesure de produire des données pour démontrer une atteinte et de faire remonter cela au niveau européen. Il faudrait un outil commun qui produirait des données comparables. Rien n'a avancé à ce sujet.
Des nouvelles de la situation financière de Riseup
Des mauvaises nouvelles
Nous n'aimons pas jouer les oiseaux de malheur, mais nous devons vous annoncer que les comptes bancaires de Riseup seront vides le mois prochain. Nous avons eu plus de bris de matériel informatique que prévu, moins de dons réguliers qu'à la normale et bien plus d'utilisatrices et d'utilisateurs que les années précédentes. Tout ceci a contribué à nous mettre dans la situation financière précaire dans laquelle nous nous trouvons en ce moment.
Nous avons besoin de votre aide pour continuer cette année. Nous lançons donc une campagne de financement pour vous demander de donner un euro ou un dollar seulement!
Pouvez-vous nous donner un dollar ou un euro? Il existe plusieurs manière faciles de nous faire un don: https://riseup.net/fr/donate
Est-ce que ça vaut vraiment la peine de vous donner juste un euro/dollar?
Oui! Cela peut sembler très peu, mais si toutes les personnes qui utilisent Riseup (vous y compris) donnent seulement un euro ou un dollar, nos problèmes d'argent seront terminés.
Riseup transmet maintenant plus d'un million de messages par jour. Nous avons cependant besoin de votre aide si vous souhaitez que cela continue. Vous comprenez l'importance des infrastructures alternatives. Vous savez à quel point les systèmes de communication qui mettent les gens avant la surveillances et les profits sont importants. Nous avons besoin qu'au moins 5% des personnes qui utilisent nos services fassent des dons mensuels pour fonctionner. Pouvez-vous devenir une de ces personnes?
Passez le mot
Avez-vous comme ami un pigeon voyageur? Connaissez-vous le code morse? Auriez-vous une expertise particulière en signaux de fumée? Aidez-nous à faire connaître cette campagne dans votre communauté. Vous pouvez même utiliser l'internet, ça pourrait fonctionner.
Ce n'est pas tout le monde qui a le luxe d'avoir un dollar à donner. Nous fournissons des services à tellement de personnes et de mouvements sociaux à travers le monde, souvent à des endroits où même un dollar ou un euro représente beaucoup d'argent. Si vous pouvez donner un euro ou un dollar, peut-être pourriez-vous en donner deux pour une personne qui ne peut pas le faire?
En Europe, il est maintenant facile de faire un don à Riseup par transfert bancaire! Dites-le à vos ami-e-s: c'est finalement simple de nous faire un don.
Merci!
Vraiment! Pour de vrai! Merci pour tout ce que vous faites, jours après jours, dans cette longue marche pour faire de ce monde un meilleur endroit. Si vous le pouvez, aidez-nous également à continuer ce que nous faisons. https://riseup.net/fr/donate
Sur la liste de discussion collective du projet… Après avoir laissé sombrer Olympe (un des gros hébergeurs associatifs gratuits français), va-t-on laisser sombrer Riseup ? Il est possible de contribuer via des moyens propres (courrier, bitcoin), presque propres (virement bancaire) ou même crades (PayPal).
Après, j'aimerais avoir un peu plus d'infos de la part de Riseup : montant à collecter, détails sur les emmerdes (matérielles, volume des dons enregistré, etc. ) qui leur sont tombées dessus, etc. J'aurais également souhaité que la campagne soit annoncée plus largement que la liste de discussion…
Problème du jour avec Ganeti : aucun hyperviseur du cluster ne peut assumer le rôle de master.
sudo systemctl start ganeti
[...]
ganeti[7010]: Starting Ganeti cluster:ganeti-noded...done.
ganeti[7010]: ganeti-wconfd...Not master, exiting.
ganeti[7010]: done (not master).
ganeti[7010]: ganeti-rapi...done.
ganeti[7010]: ganeti-luxid...Not master, exiting.
ganeti[7010]: done (not master).
ganeti[7010]: ganeti-kvmd...done.
ganeti[7010]: ganeti-confd...done.
ganeti[7010]: ganeti-mond...done.
Pourtant, sudo gnt-cluster getmaster retourne le nom de cet hyperviseur… Être master sans le savoir, tout un concept…
Rien de transcendant dans les logs (/var/log/ganeti/).
Lancer les démons concernés à la main ne sert à rien :
sudo ganeti-wconfd --no-voting --yes-do-it
Not master, exiting.
Forcément, la plupart des commandes Ganeti (gnt-instance list, gnt-cluster info, etc.) échouent puisque luxid n'est pas démarré :
Timeout while talking to the master daemon. Jobs might have been submitted and will continue to run even if the call timed out. Useful commands in this situation are "gnt-job list", "gnt-job cancel" and "gnt-job watch". Error:
Connect timed out
Forcer une migration du rôle de master avec gnt-cluster masterfailover [--no-voting] ne fonctionne pas :
Sur un hyperviseur :
This commands must be run on the node where you want the new master to be. XXXX is already the master
ERROR Could not start the master role on the new master XXXX, please check: Can't start Ganeti master: Not master, exiting.
On constate que Ganeti n'est plus capable d'ajouter l'IP du master à l'interface réseau configurée :
The master IP did not come up within 30 seconds; the cluster should still be working and reachable via XXXX, but not via the master IP address
Évidemment, ça marchait très bien avant, as usual.
Solution : vérifier que le nom de l'hyperviseur ne résout pas en une IPv4 ou une IPv6 locale genre 127.0.0.1 et ::1. Dans mon cas, j'avais récemment ajouté la ligne suivante à mon fichier /etc/hosts :
::1 localhost ip6-localhost ip6-loopback nom_hyperviseur.example
Il faut corriger cette ligne en :
::1 localhost ip6-localhost ip6-loopback
Puis redémarrer Ganeti :
sudo systemctl restart ganeti
Oui, ne pas utiliser d'IPs locales est un pré-requis de Ganeti et ça vaut en IPv6 comme en IPv4.
Le compte-rendu de l'Assemblée Générale 2016 est disponible sur notre wiki. Le compte-rendu de la réunion du Conseil d'Administration du 2 juillet 2016 l'est également.
Récapitulatif de ce que savent les conseillers du ministre de l'intérieur à propos du chiffrement des données et des communications et de l'interception de telles données et communications. On y trouve aussi les premières réflexions sur la suite envisagée. Intéressant.
M. Christian Cambon interroge M. le ministre de l'intérieur sur les moyens de lutte efficace contre les messages cryptés.
[...] La commercialisation de ces nouveaux téléphones a donc suscité de fortes réserves de la part des services d'investigation américains, et en France de la part de la direction centrale de la police judiciaire, face au risque de ne pouvoir accéder aux données - souvent essentielles pour la résolution des enquêtes - contenues dans les téléphones portables des délinquants.
Ne pas grossir le trait, indices parmi d'autres, tout ça. Voir http://www.liberation.fr/futurs/2015/09/13/cryptographie-la-justice-cherche-la-cle_1381801 . Une enquête qui repose uniquement sur des preuves techniques, c'est la porte ouverte à des erreurs judiciaires. Voir http://zythom.blogspot.fr/2007/12/lternel-voyage-de-la-science.html . D'ailleurs, la fin de la réponse évoque quelques autres moyens pour que la justice trouve son chemin comme la captation avant chiffrement ou l'enquête sous pseudonyme.
Si la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique dispose que « l'utilisation des moyens de cryptologie est libre », le décret n° 2007-663 du 2 mai 2007 relatif aux moyens et aux prestations de cryptologie organise cependant, dans le cadre de la protection des intérêts de la défense nationale et de la sécurité intérieure ou extérieure de l'Etat, un régime de déclaration ou d'autorisation auprès de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information pour les sociétés souhaitant mettre ces moyens à la disposition du public.
Par ailleurs, les sociétés sont légalement tenues de disposer d'une capacité de déchiffrement de leurs terminaux. Aux termes de l'article 434-15-2 du code pénal, « est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende le fait, pour quiconque ayant connaissance de la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie susceptible d'avoir été utilisé pour préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit, de refuser de remettre ladite convention aux autorités judiciaires ou de la mettre en œuvre, sur les réquisitions de ces autorités délivrées en application des titres II et III du livre Ier du code de procédure pénale. Si le refus est opposé alors que la remise ou la mise en œuvre de la convention aurait permis d'éviter la commission d'un crime ou d'un délit ou d'en limiter les effets, la peine est portée à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende ». L'obligation ne pèse toutefois que sur celui qui a connaissance de la convention secrète de déchiffrement. Or, la société Apple et les autres fournisseurs de moyens de chiffrement n'en disposent pas. L'utilisateur seul en dispose.
Dans des cas très particuliers, les services spécialisés peuvent obtenir par des moyens indirects les informations non décryptables sur l'appareil lui-même. Il s'agit notamment du cas où les données de l'appareil seraient synchronisées dans le nuage (iCloud pour Apple par exemple) et que les enquêteurs disposent des identifiants du service utilisé par le mis en cause ou sollicitent le fournisseur de service (Apple par exemple) qui appréciera l'opportunité de communiquer ces données.
Au-delà de l'iPhone 6 et des téléphones mobiles en général, la problématique du cryptage s'étend à tous les supports numériques et aux services de communication en ligne [...]
Les technologies de communications électroniques et les systèmes ou logiciels de chiffrement des données ont évolué très rapidement ces dernières années, en particulier après les révélations des systèmes utilisés par la NSA aux Etats-Unis.
Traduction : des gouvernements ont dépassés les limites, les citoyen-ne-s cherchent aujourd'hui à se protéger de leurs états (chose tout à fait légitime et présente dans l'article 2 et suivants de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 ), continuons à serrer la vis. Jolie logique. :)
Face au chiffrement des communications, deux solutions s'offrent aux autorités. La première, qui ne peut qu'être temporaire, est d'obtenir des fournisseurs de logiciels de communications électroniques (Skype, Viber, Whatsapp, Facebook, Gmail, Twitter, Kik, Wechat, etc.) des clés ou des algorithmes de déchiffrement afin de pouvoir mettre au clair, presque en temps réel, les flux internet interceptés, et de les sanctionner sur le plan pénal ou administratif en cas d'absence de réponse. La seconde, pérenne, consisterait à modifier le code des postes et des communications électroniques pour redéfinir la notion d'opérateur en communications électroniques en y intégrant les fournisseurs de logiciels de communications électroniques et les obliger à procéder à des interceptions, avec fourniture des contenus qui transitent par leurs serveurs, en temps réel et en clair, aux autorités requérantes.
OUCH. Shit is coming. :'(
Via https://twitter.com/AdrienneCharmet/status/771711791407783940 via https://twitter.com/bortzmeyer
Héhé, tellement vrai. :')
La grande chasse aux «assistés» (sic) est lancée. C’est l’un des sujets tendance de la primaire LR. Et on entend chez quasiment tous les candidats la ritournelle selon laquelle lesdits «assistés» perçoivent plus, ou autant, de revenus que ceux qui travaillent. Valeurs Actuelles a décidé d’enfoncer le clou, en publiant dans son numéro de la semaine dernière un dossier sur le sujet, sobrement intitulé en une : «Les assistés : comment ils ruinent la France.» Dans la double page qui ouvre le dossier, on lit cette phrase déjà entendue à satiété : «En bout de course, un couple marié avec deux enfants qui ne travaille pas gagne pratiquement autant qu’un autre percevant un Smic.»
[...]
Première remarque : il semble que Valeurs Actuelles ait du mal à lire son propre tableau. La légende indique en effet qu'«en bout de course, à 150 euros près, être sans activité rapporte autant pour une famille avec deux enfants qu’un Smic». Ce qui n’est cas raccord avec les chiffres du tableau. Lequel indique un différentiel de revenus entre les deux familles de 296 euros (2 151 euros pour un Smic contre 1 855 euros pour le RSA), et non 150 euros. [...]
ll n’y a rien à redire a priori sur l’estimation faites par Valeurs Actuelles concernant les aides au logement, la prime de Noël, l’ARS, le RSA, la prime d’activité et les allocations familiales. Désintox a trouvé les mêmes chiffres.
En revanche, les choses se gâtent quand on regarde la ligne concernant les transports… qui «rapporte» à la famille au RSA 292 €, et 0 € à la famille percevant un Smic. Premier problème : il ne s’agit pas d’un revenu. Valeurs actuelles a fait le choix de transformer l’économie supposée que réalise la famille au RSA sur ce poste en gain. [...] Deuxième problème, plus grave, le calcul est grossièrement faux. Valeurs actuelles considère que la famille au RSA «gagne» 292 euros par mois au titre du transport. La famille test ayant été placée arbitrairement (pourquoi pas) en Ile-de-France, la somme correspond, explique une note en bas du tableau, à l’économie de quatre forfaits Navigo (l’abonnement mensuel francilien, à 73 euros chacun). [...] Ce qui est très malhonnête. [...] puisque aucune famille – même très aisée – ne paye ça. En effet, les enfants scolarisées en Ile-de-France (qu’ils soient en primaire ou au collège, et quelles que soient les ressources de la famille) bénéficient avec la carte Imagine R d’un tarif réduit (37,10 euros par mois contre 73 euros pour le Navigo). [...] Sans compter que le passe Navigo des adultes qui travaillent doit être remboursé à hauteur de 50 % par l’employeur.
L’autre erreur (ou arnaque) de Valeurs Actuelles est de considérer que la famille vivant avec un Smic ne bénéficie, elle, d’aucune réduction sur les transports. Sauf qu’avec un Smic pour deux adultes et deux enfants, la famille est éligible à la CMU-C 1 (1), et bénéficie également à ce titre de la tarification solidarité transport du Stif. Cette réduction se traduit par une économie de 75 % sur les forfaits transports, via un forfait mensuel navigo solidarité à 18,25 euros par mois, dont peuvent bénéficier tous les membres du foyer (et qui est toujours remboursé par l’employeur à hauteur de 50 %).
Le magazine fait la même erreur concernant la taxe d’habitation, dont sera effectivement exonérée la famille vivant du seul RSA. Mais la famille au Smic bénéficiera elle aussi d’un dégrèvement au titre de ses bas revenus. Il en va de même pour les «tarifs sociaux» (gain non chiffré) dont Valeurs Actuelles affirme qu’ils profitent à la famille au RSA mais pas à celle ayant un Smic. C’est faux. Les tarifs sociaux de l’énergie bénéficient là aussi aux personnes éligibles à la CMU-C, et donc à la famille vivant avec un Smic.
Conclusion : si l’on retient uniquement sur les revenus à proprement parler, l’écart entre la famille au RSA et celle bénéficiant d’un Smic est de 628 euros. Et en considérant le coût des transports, ce différentiel se réduit d’environ 70 euros. Mais il reste donc supérieur à 550 euros. Bref, il est difficile, sauf à mobiliser des trésors de mauvaise foi, de dire que les deux familles gagnent «pratiquement autant».
[...] Selon l’association, cette thèse se vérifie uniquement dans un cas : «Celui d’une personne seule et sans enfant. La personne au Smic n’a alors pratiquement pas accès aux aides (logement, santé, transports, énergie) et l’incitation financière à travailler est très faible ou inexistante. Ce cas représente environ 5 % des foyers fiscaux en France…»
Pour le reste, ATD Quart Monde publie dans son livre trois tableaux – pour trois configurations de foyers – qui montrent que l’écart de revenus entre des foyers percevant le RSA pour l’un, et l’équivalent d’un Smic pour l’autre, n’est jamais négligeable. D’après les calculs de l’association, l’écart est supérieur à 650 euros pour un couple avec deux enfants (l’exemple choisi par Valeurs actuelles), il est de 551 euros pour un couple sans enfant, ou de 516 euros pour un parent isolé avec deux enfants. Au-delà de la question du différentiel de revenu, l’association insiste aussi sur ce que représentent les revenus en valeur absolue. Ce qui permet de relativiser un peu la bienfaisance de la «pluie d’aides» que dénonce Valeurs actuelles. Dans les trois cas étudiés, les familles vivant du RSA vivent largement sous le seuil de pauvreté. Et ATD de noter aussi que les familles vivant avec un Smic, même avec quelque 500 euros de plus, sont à peine au-dessus de ce seuil.
Cette merde revient au moins une fois par an, tous les ans, avec toujours les mêmes "erreurs" (mon œil, ouais !) de calcul banales… De la part des mêmes personnes aigries… Et le propos raciste n'est jamais bien loin. Tout cela pue fortement et il faut encore et toujours diffuser la vérité. #fatigué.