Arrêt de la CEDH sur une législation prévoyant, entre autres, le décryptage des communications chiffrées de bout en bout (E2E). Ici, Telegram.
Points 76 et suivants :
Point 54 : seule l'existence de lois craignos suffit, il n'y a pas besoin de prouver un accès effectif aux communications, car cela est impossible (loi de surveillance secrète…).
Europol, ENISA, Commissaire aux droits humains de l'ONU, etc. donnent des alternatives : les criminels ont besoin que l'info soit à moment donné, donc live forensic sur le matos saisi, taff de police standard mieux financé (infiltration, etc.), coopération internationale, analyse des métadonnées, interceptions légales ciblées (= écoutes), etc.
Rigolo, Paul Cassia, professeur de droit public, a contesté l'arrêté du ministre de l'Économie du 28 juillet 2023 maintenant, pendant 18 mois (gel), pour des circonstances exceptionnelles, le taux d'intérêt du livret A à 3 % alors que le calcul de la Banque de France donnait 4,1 %.
Évidemment, rejet du recours. Mais les circonstances exceptionnelles sont détaillées : conséquences d'une hausse du taux à 4,1 % sur le financement du logement social, des politiques de la ville, des TPE, PME et de l'économie sociale et solidaire, et baisse amorcée de l'inflation.
4 Lorsqu'une personne entend exercer, à l'égard d'un traitement de données à caractère personnel la concernant, les droits garantis par le RGPD et la loi du 6 janvier 1978, notamment les droits d'accès, de rectification, d'effacement, de limitation et d'opposition mentionnés aux articles 49, 50, 51, 53 et 56 de cette loi, il lui appartient, ainsi que cela découle des dispositions qui fondent ces droits, d'adresser sa demande au responsable du traitement auquel incombent les obligations définies par ces dispositions, préalablement à une éventuelle saisine de la CNIL, chargée, en application du 2° du I de l'article 8 de la même loi, de traiter les réclamations, pétitions et plaintes introduites par une personne concernée. A défaut d'une telle saisine préalable du responsable du traitement, la CNIL peut prononcer la clôture de la plainte qui lui a été adressée directement.
5 En l'espèce, il ne ressort pas des pièces des dossiers que Mme F... aurait justifié avoir adressé au docteur E... ou au docteur C..., responsables des traitements litigieux des données de santé la concernant, une demande tendant à l'effacement de ces données, ni avoir fait valoir auprès d'eux son droit d'opposition au traitement de ces données. La CNIL était, par suite, en droit de clôturer les plaintes que Mme F... lui a adressées directement sans avoir au préalable saisi de ses demandes les responsables des traitements.
6 Si Mme F... fait valoir que la CNIL aurait dû l'inviter à régulariser ses plaintes en saisissant les responsables des traitements, elle ne peut à cette fin utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, selon lesquelles " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations ", ses plaintes n'ayant pas été clôturées en raison de leur caractère incomplet. Elle ne peut davantage utilement invoquer les dispositions de l'article L. 114-6 du code des relations entre le public et l'administration, qui prévoient que " Lorsqu'une demande adressée à une administration est affectée par un vice de forme ou de procédure faisant obstacle à son examen et que ce vice est susceptible d'être couvert dans les délais légaux, l'administration invite l'auteur de la demande à la régulariser en lui indiquant le délai imparti pour cette régularisation, les formalités ou les procédures à respecter ainsi que les dispositions légales et réglementaires qui les prévoient ", le défaut de saisine préalable des responsables des traitements ayant pour conséquence non pas d'entacher les plaintes d'un simple vice de forme ou de procédure au sens de ces dispositions, mais de les priver de leur objet.
53 […] l’exercice des droits des personnes concernées ne peut être véritablement effectif que si le responsable de traitement est contraint de répondre à l’exercice de tels droits dans un délai raisonnable, lequel a été fixé par le législateur européen à un mois, sauf exceptions. Affirmer le contraire reviendrait à permettre au responsable de traitement de ne pas réagir ou de réagir trop tardivement en telle sorte que l’exercice du droit par la personne concernée s’avérerait totalement vain. L’article 12 du RGPD est, au même titre que les droits de la personne concernée consacrés au Chapitre III du RGPD, par ailleurs explicitement sanctionné par l’article 83.5 b) du RGPD 14 sans que l’article 12.3. n’en soit exclu. Il est utile de préciser que l’article 83.5.b) du RGPD dédie le niveau supérieur des sanctions visées par l’article 83 du même Règlement.
La Cour des marchés belge a réformé le montant de l'amende, rien de plus.
+ Coopération Autorité de la concurrence (ADLC) et CNIL au sens de C-252/21 dans le cadre de l'App Tracking Transparency (ATT) d'Apple. Lire aussi : L’Autorité de la concurrence sanctionne Apple pour abus de position dominante :
• rendent impossible la faculté pour les éditeurs de se conformer à leurs obligations légales [d'information, à cause de la fenêtre quasi-standardisée d'Apple, et donc pas de consentement éclairé, obligeant une deuxième demande] ;
• compliquent artificiellement le parcours des utilisateurs d’applications tierces [multiples demandes] ;
• faussent la neutralité du dispositif [Apple s'est auto-exempté d'ATT] ;
• créent une asymétrie de traitement entre Apple et les éditeurs tiers [Apple s'est auto-exempté d'ATT].
2025 : TA Nice 2503985.
2024 : CE 497117 et TA Bastia, 19 août 2024
2023 : CE 475636 et Fréjus
…
2016 : CE 403578
Étrangement, cela est souvent jugé par le TA de Nice :))))
Par contre, les préfets, absents en la matière, répondent présents pour les drapeaux palestiniens. Géométrie variable, tout ça. En 2023, le juge des référés du TA de Toulon a jugé que l'inaction des préfets peut engager la responsabilité de l'État pour faute lourde.
Ce n'est pas pareil à la piscine municipale ou sport municipal car service public.
Je lis beaucoup l’affirmation péremptoire que l’action envisagée par quelques extrême-zinzins pour le caractère soi-disant blasphématoire de la cérémonie d’ouverture [des JO Paris 2024 / JOP 2024] ne saurait aboutir car, je cite « le blasphème n’existe pas en droit français. »
Il est exact de dire que le blasphème n’est pas une infraction pénale, ENCORE QUE. Il peut l’être s’il prend une certaine forme, mais c’est cette forme qui est frappée par la loi, pas le blasphème en lui-même.
Ainsi, l’article 32 de la loi de 1905, oui, LA loi sur la laïcité qui protège le libre exercice des religions n’en déplaisent à ceux qui semblent convaincus qu’elle interdit toute expression de foi sur la voie publique, punit d’un an de prison ceux qui : « auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d'un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices. »
Ainsi, le blasphème proféré ou commis pendant l’exercice d’un culte dans un local dédié au culte et qui a pour objet ou pour effet d’empêcher ledit culte sera puni. Mais c’est un délit de blasphème incident, j’en conviens.
De manière principale, proférer un propos blasphématoire ou commettre un blasphème par tout moyen n’est pas en soi une infraction pénale (ce qui ne veut pas dire que c’est une bonne idée).
Mais il existe un domaine bien plus ouvert à toute forme de faute puisqu’il n’exige pas que ces fautes soit prédéfinies par un texte antérieur à l’acte : le droit civil
Et il y a de la jurisprudence en la matière, souvenez-vous, c’était hier, c’était il y a presque 20 ans. L’affaire Girbaud.
Deux créateurs de mode, Marithé et François Girbaud, ont réalisé une publicité pour promouvoir leur dernière collection et ont cassé leur tire-lire puisqu’ils ont recouvert toute la façade d’un immeuble à Neuilly-Sur-Scène, en mars 2005 (en plein Carême et ça aura son importance)
Voici le visuel en question, qui maintenant devrait vous parler tout de suite.
Notez le caractère avant-gardiste de ces créateurs puisque 20 ans avant l’IA, ils avaient déjà inventé les membres aléatoires déconnectés du corps. Des visionnaires.Et déjà à l’époque des grenouilles de bénitier s’étaient offusqué et indigné de ce que l’on utilisât l’iconographie de leur religion pour vendre des fripes, certes coûteuses. Le fait que la scène de la Cène représente des femmes au lieu d’hommes n’a rien dû arranger.
Et une association baptisée par antiphrase Croyances et Liberté (car de croyances elle n’en avait qu’une, et de liberté, n’en voulait aucune pour les autres) a assigné en référé l’annonceur et l’agence de communication ayant créé ce visuel).
Je vous fais grâce des détails, un jeune avocat très prometteur en avait très bien parlé dans son excellent blog. https://www.maitre-eolas.fr/post/2005/03/14/91-cachez-moi-cette-cene-que-je-ne-saurais-voir
Toujours est-il que la justice le 10 mars 2005 fit droit à l’essentiel des demandes de Croyances et Liberté en interdisant la publication de cette image en tout lieu et sur tout support pour les motifs suivants : « Le tribunal a pourtant jeté l'Interdit sur cette image en en interdisant l'affichage en tout lieu public et sur tout support (les pages intérieures d'un magasine semblent épargnées par cette décision), car "Le choix d'installer dans un lieu de passage obligé du public cette affiche aux dimensions imposantes constitue un acte d'intrusion agressive et gratuite dans les tréfonds des croyances intimes ", estiment les magistrats. Ils ajoutent : "La légèreté de la scène fait par ailleurs disparaître tout le caractère tragique pourtant inhérent à l'événement inaugural de la Passion". "L'injure ainsi faite aux catholiques apparaît disproportionnée au but mercantile recherché". »
L’agence et le couple de tailleurs fit appel. Fatalitas, la cour d’appel confirma l’excommunication le 15 avril 2005. Oui, chers jeunes confrères, chères jeunes consœurs, à l’époque, on pouvait obtenir un arrêt d’appel en matière de référé en un mois.
La cour estima que « cette affiche, dont la recherche esthétique n'était pas contestée, reproduisait à l'évidence la Cène de Jésus-Christ..., délibérément provoquant ;
« Que cet événement fondateur du christianisme, lors duquel Jésus-Christ institua le sacrement de l'Eucharistie, faisait incontestablement partie des éléments essentiels de la foi catholique ;
« Que dès lors l'installation de l'affiche litigieuse sous la forme d'une bâche géante sur le passage d'un très grand nombre de personnes, constituait l'utilisation dévoyée, à grande échelle, d'un des principaux symboles de la religion catholique,
« et que cette représentation outrageante d'un thème sacré détourné par une publicité commerciale leur causait ainsi un trouble manifestement illicite qu'il importait de faire cesser par la mesure sollicitée
« que ladite composition n'avait d'évidence pour objet que de choquer celui qui la découvrait afin de retenir son attention sur la représentation saugrenue de la Cène ainsi travestie, en y ajoutant ostensiblement une attitude équivoque de certains personnages,
« et ce, au profit de la marque commerciale inscrite au-dessus de ce tableau délibérément provoquant ;
que le caractère artistique et l'esthétisme recherchés dans ce visuel publicitaire n'empêchait pas celui-ci de constituer,…« …même si l'institution de l'Eucharistie n'y était pas traitée, un dévoiement caractérisé d'un acte fondateur de la religion chrétienne avec un élément de nudité racoleur, au mépris du caractère sacré de l'instant saisi. »
Ainsi, le droit civil permet ce que le droit pénal ne permet pas, de sanctionner celui qui heurte les croyances d’autrui par une image, une parole, ou tout support.
QUAND SOUDAIN : PLOT TWIST !
L’agence et les créateurs se sont pourvues en cassation, et le 14 novembre 2006, la 1re chambre civile ressuscita la publicité interdite et dit vade retro à l’association, en estimant « qu’en retenant ainsi l'existence d'un trouble manifestement illicite,
« quand la seule parodie de la forme donnée à la représentation de la Cène qui n'avait pas pour objectif d'outrager les fidèles de confession catholique, ni de les atteindre dans leur considération en raison de leur obédience,…
« …ne constitue pas l'injure, attaque personnelle et directe dirigée contre un groupe de personnes en raison de leur appartenance religieuse », la cour d’appel a violé notamment l’article 10 de la CEDH, qui protège la liberté d’expression. Une fois de plus, merci qui ?
Alors, tout est bien qui finit bien, on peut blasphémer en paix ?
Pas si vite.
Lisons bien ce que dit la Cour.
La photo échappe à son ire car :
— la photo n’avait pas pour objectif d’outrager les fidèles ;
— ni de les atteindre dans leur considération ;A contrario, si une représentation quelconque avait un tel objectif, la cour envisagerait fort bien de valider son interdiction.
Et, mais c’est un sujet qui échappe à la juridiction du référé, accorder des dommages-intérêts de ce fait.Bref, sanctionner des propos blasphématoires est possible, s’ils ont pour objectif d’outrager les fidèles ou les atteindre dans leur considération.
Ce qui est souvent l’objet du blasphème.[…]
Nos olympistes contrariés auront toutefois fort à faire pour démontrer l’existence d’un blasphème (la seule reprise de la Cène — lâchez-moi avec Biljert, il y a eu clairement une Cène recrée avant l’apparition du civet de Katerine :
La seule reprise de la Cène donc, pour la Cour de cassation, ne suffit pas à caractériser une offense aux croyants, il faut aussi établir l’objectif d’outrager ou d’atteindre les croyants dans leur considération.
Et si l’argument se résume à la présence de personnes queers, c’est admettre que ce n’est pas la foi des demandeurs qui a été outragée, mais leur homophobie et leur intolérance.
Qui ne sont pas des valeurs protégées par la loi, désolé CNews.TL;DR: le blasphème peut être sanctionné en droit français, mais il n’y a aucune chance que la justice qualifie quelque scène de cette magnifique cérémonie d’ouverture de blasphématoire.
Eolas out.
[Le droit ne se résume pas au pénal)(/?8MwV3g), again.
Erreur de modération de Facebook (Meta) => désactivation sans préavis d'un compte => responsabilité civile de FB engagée, mais pas d'atteinte à la liberté d'expression car possibilité de s'exprimer ailleurs.
La clause de résiliation d'un compte sans préavis est nulle.
Via https://nitter.poast.org/AlexArchambault/status/1802707994330775603.
Le plan prévoit bien l’inscription dans la loi d’une trajectoire de réchauffement de + 4 °C d’ici à 2100. En revanche, il ne fixe pas de mesures contraignantes, excepté pour certaines grandes entreprises. Et reste peu disert sur son financement.
#3e plan national d'adaptation au changement climatique
Encore, il convient de souligner la nécessité de soulever, à l’appui de la requête et avant l’expiration des délais de recours, au moins un moyen de légalité externe, et au moins un moyen de légalité interne.
En effet, il a été jugé que ces deux types de légalité constituent des « causes juridiques » distinctes, et que tout moyen relevant de l’une ou l’autre de ces deux causes, soulevé pendant l’instruction mais postérieurement à l’expiration des délais de recours contentieux, n’est recevable qu’à la condition qu’un moyen relevant de la même cause ait déjà été soulevé dans les délais impartis (CE Section 20 février 1953 n° 9772 « Société Intercopie »).
Autrement dit, le requérant qui prend soin de soulever, durant le délai de recours contentieux, au moins un moyen de légalité externe, et au moins un moyen de légalité interne, pourra ensuite soulever des moyens nouveaux, à sa guise, durant l’instruction, et même en appel [69].
Au contraire, le requérant qui ne soulève que des moyens de légalité externe, durant les délais de recours contentieux, ne sera plus recevable ensuite à soulever des moyens de légalité interne pendant l’instruction, ni en appel (et vice versa).
Néanmoins, les moyens d’ordre public, ou "MOP", demeurent recevables en tout état de cause, le juge ayant d’ailleurs l’obligation de les soulever d’office.
https://nitter.poast.org/aeris_v2/status/1786381762853036182 :
Sérieusement hein, non mais sérieusement ! Imagine quand même que tu reçois un courrier signé par rien de moins que Marie-Laure Denis, qui dit ceci « En l'espèce, les services de la CNIL n'ont pas constaté l'usage du cookie « abtasty ».
Tu lances donc Website audit de @EU_EDPB, qui est quand même un tout petit peu développer par 2 personnes de la CNIL elle-même. Et tu vas sur le site en question et tu vois quoi ?
OH BEN TIENT DU ABTASTY QUE C’EST ÉTRANGE !!!!
Pour les détails, c'est ici, dossier 44-15403 La Poste.
Dans ses conclusions, la Rapporteure publique du Conseil d'État a déclaré (cela n'engage pas le juge) :
Le requérant critique ensuite la décision de la CNIL pour n’avoir pas constaté l’usage du cookie intitulé « ABTasty » pourtant déposé en méconnaissance de l’obligation de consentement prévue par l’article 82 de la loi informatique et liberté. La CNIL a effectivement nié, y compris dans son premier mémoire en défense devant vous, l’existence de ce cookie. Elle a toutefois fini par admettre dans son second mémoire en défense, que ce cookie était bien déposé quelques millisecondes sur le terminal des utilisateurs. Elle explique le temps qu’elle a mis à identifier ce cookie par le fait qu’elle utilise pour identifier les cookies déposés par un service un outil dénommé « cookie list » qui permet de lister les cookies déposés dans un navigateur en donnant l’état du cache à un instant déterminé tandis que le requérant utilisée un outil plus performant, dénommé « Website Auditing Tool » qui enregistre toutes les opérations de lecture et d’écriture ayant lieu tout au long de la navigation et fournit donc une information plus exhaustive. Il est à cet égard troublant, regrettable même, que la CNIL n’utilise pas les outils les plus performants pourtant à sa disposition- l’outil en cause est développé par le CEPD – a fortiori pour détecter la présence d’un cookie spécifiquement identifié par un demandeur.
Quand l'association PURR a interrogé la CNIL à l'oral le 14 février 2025, celle-ci a répondu que ce qui compte, c'est d'être parvenu au résultat, à savoir le cookie ne suit pas l'activité d'un internaute. Or, cette notion n'est pas prévue par l'article 5(3) de la directive e-Privacy. Il n'est question que de lecture / écriture sans consentement à l'exception des cookies strictement nécessaires à la communication ou au service expressément demandé par l'internaute…
De surcroît, la CNIL participe au développement de Website Auditing Tool…
Dans un autre dossier, 44-46865 UNICEF, la CNIL a exposé que le refus du dépôt des cookies non strictement nécessaires est pris en compte puisque Microsoft Edge indique « 1 cookie bloqué », capture d'écran à l'appui…
Oui, si un navigateur web bloque un cookie, la CNIL considère que le site web ne le dépose pas… Magique.
(Aeris ne publie pas les mémoires de la CNIL car ils sont protégés par le droit d'auteur.)
Au titre du L331-25 du code de la propriété intellectuelle, l'ARCOM peut publier une liste des sites web (et autres) qui portent une atteinte grave et répétée aux droits d'auteur et droits voisins.
Le moteur de recherche dans ses décisions mis en œuvre par l'ARCOM est foireux mais une recherche dans un moteur de recherche web permet de trouver des décisions pour Z-Library, Sci-Hub, Uptobox, etc. 🤣️
A priori, l'ARCOM a arrêté de telles publications fin 2024. 🥲️
#piratage #contrefaçon #œuvres
73 % des sites web n'utilisent aucun CDN ; 22,1 % Cloudflare, 1,6 % Amazon Cloudfront, etc.
Part de marché de Cloudflare sur les CDN : 82,6 %. Le reste : Amazon, Fastly, Akamai, DDos-Guard. L'européen BunnyCDN : 0,3 %…
#stats
As part of our Application Security offering, we offer a free feature that checks if a password has been leaked in a known data breach of another service or application on the Internet. When we perform these checks, Cloudflare does not access or store plaintext end user passwords. We have built a privacy-preserving credential checking service that helps protect our users from compromised credentials. Passwords are hashed – i.e., converted into a random string of characters using a cryptographic algorithm – for the purpose of comparing them against a database of leaked credentials. This not only warns site owners that their end users’ credentials may be compromised; it also allows site owners to issue a password reset or enable MFA. […]
Our data analysis focuses on traffic from Internet properties on Cloudflare’s free plan, which includes leaked credentials detection as a built-in feature. […]
Sur les plans pros, l'option doit être activée, vu que Cloudflare prétend alors agir sur instruction du client afin de se prétendre sous-traitant d'un responsable de traitement au sens RGPD.
#mdp #mot de passe #réutilisations
En 2019, le journaliste Pierre Januel a tenté d’obtenir la liste des participants aux « chasses présidentielles » [aussi nommées « battues de régulation »] organisées au Château de Chambord, établissement public. Une demande qui permettait d’éclairer à la fois les activités d’une organisation financée au moins en partie grâce à des fonds publics, mais aussi les activités de représentation de responsables publics (notamment des parlementaires participant aux battues).
Cette requête s’est toutefois heurtée à des refus successifs. D’abord, celui du domaine national de Chambord, confirmé successivement par la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), puis le juge administratif et par le Conseil d’État. Motif invoqué ? Le droit au respect de la vie privée des participants à ces chasses [en lien avec leur permis de chasse].
Dans le dossier devant la CEDH :
Anciennement connues sous le nom de « chasses présidentielles », ces battues accueillent notamment des parlementaires français, de hauts fonctionnaires français et européens, des mécènes, ainsi que des personnalités internationales et du monde de l’économie, du sport et de la culture.
Intérêt général ou vie privée ?
Dossier toujours en cours : CEDH 52161/22.
Avis CADA. Décision de non-admission en cassation.
#communication documents #CRPA
+ IA juridique - 10. L'IA et les textes officiels (regtech) - Un blog pour l'information juridique sur LLaMandement et CATALA
IA pour résumer, détecter les doublons, et attribuer les amendements aux différents services.
Sinon, arrêter l'obstruction parlementaire, les concours de quéquette, et la loi imbitable et de mauvaise qualité ? Non, toujours pas ? 😞️
#LLM #IA générative
Assignation à résidence de militants écologistes durant la COP 21.
Notes blanches = OK. Rien de neuf.
Lien indirect entre la finalité (état d'urgence terrorisme) et ce qui est reproché (perturbation de la COP 21, militantisme écolo) = OK par principe.
La dérogation de la France à la ConvEDH durant l'état d'urgence terrorisme n'est pas une excuse : l'assignation à résidence n'a pas de lien suffisant avec le terrorisme et elle n'était pas exigée par la situation.
Article 5 ConvEDH = sûreté et privation de liberté (et restriction comme assignation à résidence n'est pas une privation) != article 2 du Protocole 4 = liberté d'aller et venir (= liberté de circulation).
+ Décision n° 472376 - Conseil d'État.
Plusieurs syndicats (CGT + FSU + Solidaires ; CFDT + CFTC ; FO + CFE-CGC ; Unsa) avaient contesté le décret de la réforme de l'assurance-chômage de janvier 2023 (réduction de 25 % de la durée d'indemnisation, contracyclicité aka modulation de la durée d'indemnisation par le taux de chômage, etc.)
Évidemment, le CE estime que tout va bien juridiquement :
Via le numéro 15 de mai 2023 de Vie Ouvrière - Ensemble.
Je ne dirais pas que le phénomène est nouveau, mais le principe de base du capitalisme est l’emmerdification généralisée du monde.
Je pense qu'il n'y a pas que le capitalisme qui rend le monde merdique, que c'est une lame de fond bien plus profonde, quelque chose d'anthropologique, de commun à toutes les sociétés humaines, mais, oui, rentabiliser l'abondance dans un monde fini doit jouer un rôle. La merdification, c'est aussi un point de vue nostalgique sur le temps qui passe : il y a des pratiques que j'ai connues qui n'ont plus la cote, et je nomme merde les nouvelles pratiques, mais au fond, en est-ce vraiment ?
+ https://gascogne-occitane.cerfrance.fr/pages/egalim-2-questions-reponses
+ https://agriculture.gouv.fr/loi-egalim-la-mise-en-conformite-des-contrats-doit-servir-reequilibrer-les-relations-au-benefice
En aucun cas, la loi ne fixe de prix minimum. Ainsi, un contrat pourra être déséquilibré et conforme à EGALIM, pour autant qu’il aura été écrit et contiendra les bonnes clauses.
La loi EGALIM fait ainsi peser ces obligations sur les industriels et les enseignes de grandes et moyennes surfaces, mais aussi sur les producteurs. Une application stricte du texte devrait donc conduire à sanctionner les industriels qui achètent sans contrat, mais aussi tous les agriculteurs qui ne leur en ont pas proposé ! Il y a ainsi un fossé entre les aspirations des exploitants et la réalité des textes, qui leur impose d’être également juristes, économistes et négociateurs commerciaux.
Ça date, mais je mets ça de côté parce que c'est rigolo. Résoudre les problèmes structurels par des contrats en faisant croire que les producteurs pourront ainsi être en situation de force… Fabuleux. Le producteur peut donner mandat à l'acheteur de le rédiger. Il y a des exceptions (type de produit, chiffre d'affaires, etc.). Patati patata. La déconnexion totale. 🤡️