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  • Fouloscopie - YouTube

    Il y a quelques semaines, j'ai regardé l'intégralité des vidéos de Fouloscopie, vulgarisateur qui traite de l'étude scientifique de la foule, des mouvements de foule, de la gestion d'une foule, des conditions pour faire émerger de l'intelligence collective, des règles d'apparition de réseaux sociaux, de diffusion d'un propos dans ces réseaux, etc.

    Très intéressant, j'en recommande vivement le visionnage.

    23/08/2026 19:38:21 - permalink -
    - https://www.youtube.com/@Fouloscopie/videos
  • Apostropheolas - Journal d'un avocat

    À travers un bouquin, Maître Eolas nous présente, grosse maille, le système judiciaire d'Angleterre et du pays de Galles.

    Un procès coupe-gorge, la traduction du titre, est un procès où les accusés s'accusent mutuellement d'être coupables en assurant eux-même être innocents. […]

    Outre que l'intrigue est bien menée, en utilisant astucieusement les ressorts de la procédure, c'est pour le juriste français une visite guidée au cœur du système judiciaire d'Angleterre et du Pays de Galles, qui, pour un passionné du droit comparé comme votre serviteur, est passionnante.

    […]

    Dans le système britannique, qui a beaucoup inspiré le système américain, l'enquête est menée avant tout par la police. Il n'existe pas de police nationale au Royaume-Uni, que des polices locales (même le célèbre Scotland Yard n'est que la Metropolitan Police, compétente sur le Grand Londres, à l'exception de la City qui a sa propre police). Le parquet s'appelle le Crown Prosecution Service (CPS) et ne dirige pas l'enquête mais s'occupe de la mise en forme du dossier et décide du moment où il est prêt à aller devant la cour. Son équivalent privé, et la dualité de la profession judiciaire au Royaume-Uni est source de confusion en France, est le Solicitor. Le Solicitor est un conseiller juridique, qui ne porte pas la robe, et est la porte d'entrée du justiciable dans le monde judiciaire. Vous avez besoin d'un conseil juridique ou d'un avocat ? Vous poussez la porte du Solicitor. En garde à vue, c'est le Solicitor qui viendra vous assister et vous dire de garder le silence (no comment). C'est lui qui plaidera lors de votre présentation au juge qui décidera de vous placer en détention ou de vous laisser libre sous contrôle judiciaire (Bail) et qui plaidera les contraventions et délits les moins graves dans une procédure simplifiée et largement débarrassée du cérémonial.

    Mais quand les choses sérieuses commencent, et que l'affaire va devant la Haute Cour, le Solicitor ne peut plus plaider, et avec l'accord du client, c'est lui qui choisira le Barrister, l'avocat qui seul peut plaider devant la Haute Cour de Sa Majesté. C'est lui qui porte la robe et cette magnifique perruque grise en crin de cheval. Et quand je dis que seul lui peut plaider, seul lui peut plaider. Le CPS aussi désignera un Barrister pour plaider l'accusation. Le Solicitor ne disparait pas pour autant, il est présent à l'audience, assis à proximité de son barrister (souvent derrière), avec qui il peut échanger à voie basse, où, la modernité a franchi la Manche, par message électronique discret. le Solicitor garde un rôle essentiel, car il est l'interface quotidienne avec la famille du client, c'est lui qui s'occupe de récupérer les honoraires dûs au barrister, il connait le dossier sur le bout des doigts pour le suivre depuis le début. C'est une défense duale qui ne parle qu'une d'une voix. Avoir des bonnes relations avec un voire plusieurs Solicitor est essentiel pour un barrister qui compte faire carrière. Enfin, les contre-interrogatoires par les barristers sont bien plus agressifs qu'en France, et consistent à asséner les arguments de sa défense ("Vous avez tué la victime, n'est-ce pas ? C'est vous qui avez effacé les traces, n'est-ce pas ?") pour énerver le témoin avant de lui poser des questions plus ouvertes où la moindre contradiction est guettée pour détruire sa crédibilité. Les accusés ne sont pas tenus de témoigner, ce sont eux qui le demandent, mais leur refus peut être dans une certaine mesure être utilisé contre eux.

    Le Royaume-Uni étant ce qu'il est, bien sûr qu'il existe une aristocratie chez les barristers. Au bout d'un certain nombre d'années (10 à 15), un junior barrister peut passer un concours très relevé qui, s'il le réussit, lui permettra d'abandonner sa robe en laine pour une robe en soie, et prendre le titre de King's Counsel, abbrégé en KC, autrefois QC, derrière le nom, au terme d'une cérémonie de prise de la soie (taking silk). Ces superbarristers sont appelés des silks, et se changent dans un vestiaire à part de la plèbe des junior barristers. Les Junior ont les mêmes droits que les silks mais pour les dossiers les plus complexes, le choix se porte plutôt vers les silks. Dans le roman, Alyah Ashard, la procureure, et les barristers des deux premiers accusés, sont des silks (et l'un d'eux est redoutable). Jennifer Rennie, l'une des narratrices, est junior, et Caz, ce feu-follet au vocabulaire de charretier, est sa solicitor.

    Dernier aspect, la disclosure. Contrairement au système français où on a une copie (de mauvaise qualité mais ça change) intégrale du dossier et on se démerde, l'accusation choisit ce qu'elle communique à la défense. Elle a l'obligation légale, à peine de cassation, de communiquer spontanément tous les éléments susceptibles d'être utiles à la défense, même s'ils nuisent à l'accusation. Mais si l'accusation estime qu'un élément n'a pas d'intérêt, la défense n'en aura pas connaissance. L'équivalent US est la discovery. Et dans cet esprit de disclosure, tant l'accusation que la défense doivent préalablement à l'audience indiquer tant au juge qu'aux autres parties quelle sera leur défense (je n'étais pas là ; c'est de la légitime défense ; je suis fou ; etc). Et cette défense est exposée au juré en ouverture de l'audience par chacun. Le jury est composé de 12 personnes et délibère en principe à l'unanimité (mais une majorité de 10 sur 12 est acceptée en cas de jurés bloqués) sans le juge, qui leur rédige une feuille de route et résume les faits et les questions qu'ils doivent se poser. Le juge prononce seul les peines en cas de verdict de culpabilité.certains chapitre sont constitués de certains de ces documents.

    23/08/2026 19:33:16 - permalink -
    - https://www.maitre-eolas.fr/post/2026/08/15/Apostropheolas
  • Quels représentants d'intérêts causent à la CNIL ?

    La HATVP, instituée à la va-vite pour calmer le bon peuple après l'affaire Cahuzac, collecte et publie le répertoire des représentants d'intérêts.

    Évidemment, il y a de nombreuses limites, notamment que c'est déclaratif, donc au bon vouloir des lobbyistes. Certains déclarent rien. D'autres déclarent une même activité générique (= floue) d'année en année. La loi prévoit de nombreuses exceptions. La HATVP ne permet pas toujours de déclarer le responsable public précis avec lequel un lobbyiste s'est entretenu, souvent, cela reste flou : « agent d'une collectivité territoriale » (laquelle ?), « député » (lequel ?), « agent d'administration centrale de l'État » (mais encore ?), etc. La CNIL fait exception : un déclarant peut la sélectionner pour remplir sa déclaration, mais un manque de rigueur peut vite arriver. ;) Bref, il y a de nombreuses lacunes.

    La déclaration est une obligation légale, mais la HATVP est un fantôme aussi vigilant et actif que la CNIL, donc tout le monde s'en cogne. Je rappelle également que la loi ne distingue pas les méchants lobbyistes des gentils lobbyistes du camp du Bien : tous doivent déclarer.



    Le site web du répertoire de la HATVP ne permet pas de rechercher par responsable public (ici, la CNIL), uniquement par lobbyiste, client d'un lobbyiste, ou activité.

    La HATVP publie son répertoire des lobbyistes aux formats JSON et CSV. Le JSON est ici : https://www.hatvp.fr/agora/opendata/agora_repertoire_opendata.json.

    Mais, là encore, la structure du fichier complique une recherche par responsable public. Les CSV ne sont pas mieux.

    On va devoir dégainer jq, l'outil de manipulation JSON en ligne de commande. J'ai déjà rédigé un article sur des syntaxes jq utiles.



    La commande suivante affiche toutes les activités de représentation conduites auprès de la CNIL en 2025. Pour chaque activité, elle affiche, sur des lignes distinctes, le nom du lobbyiste, le but de l'action, les observations éventuelles, et pour le compte de qui elle a été menée. Les activités sont séparées par une ligne vide.

    jq -r --arg annee 2025 --arg nomRespPublic "Commission nationale de l'informatique et des libertés" '.publications as $lobbyistes |
      $lobbyistes[].exercices[].publicationCourante | select((.activites | length > 0) and (.dateDebut | contains($annee))) as $ExerciceValide |
      $ExerciceValide.activites[].publicationCourante | select(.actionsRepresentationInteret[].reponsablesPublics | contains([$nomRespPublic])) |
      .objet as $but | .actionsRepresentationInteret[] | .observation as $obs | .tiers as $beneficiaires |
      $lobbyistes[] | select(.exercices[].publicationCourante.exerciceId==$ExerciceValide.exerciceId).denomination as $nomLobbyiste |
      " " as $delimiteur | $delimiteur , $nomLobbyiste , $but , $obs , $beneficiaires[]' agora_repertoire_opendata.json



    Évidemment, la structure du JSON détermine la commande jq nécessaire à son analyse. Celui de la HATVP est, très grosse maille, le suivant, les détails sont dans la documentation. Des représentants d'intérêts (nommés « publications » 🤷‍♂️️) sont associés à des périodes temporelles (nommés « exercices », au sens d'exercice moral ou fiscal). Un exercice a, ou non, des activités. Une activité a un but (« objet ») et une ou plusieurs actions de représentation. Celles-ci contiennent les responsables publics sollicités, une éventuelle observation, et les bénéficiaires de l'action.

    La première difficulté est que le nom du lobbyiste est consigné dans une « publication », en haut de l'arbre JSON, alors que le responsable public est en bas de l'arbre. Le pivot (= clé étrangère), est l'exercice, qui contient aussi le début et la fin de la période. En première approximation, on peut penser que le bénéficiaire d'une action est le lobbyiste lui-même, auquel cas, son nom est suffixé de « (en propre) », donc qu'on n'a pas besoin de remonter l'arbre JSON. Mais, un lobbyiste peut intervenir pour le compte d'un client, auquel cas, le client sera déclaré bénéficiaire, mais le nom du lobbyiste n'est pas inintéressant, et justifie une remontée de l'arbre JSON.

    La deuxième difficulté est qu'un exercice peut ne pas contenir d'activités, lorsque la déclaration n'a pas encore eu lieu, ou si le lobbyiste n'a rien fait sur la période. Auquel cas, l'attribut « activites » n'existe pas (alors qu'un tableau vide aurait été préférable). Il faut exclure ces exercices de notre sélection, sinon jq crachera l'erreur « Cannot iterate over null (null) » lors de la tentative d'accès à « activites ». Pour ce faire, il ne faut pas compter sur l'attribut « nombreActivite » qui peut être supérieur à zéro en l'absence d'attribut « activites » 🤷‍♂️️.

    Cette exclusion nécessite un déplacement du curseur de jq dans l'arbre JSON, ce qui crée la difficulté à remonter l'arbre JSON énoncée au point précédent : si l'on filtre les lobbyistes qui ont des activités, alors ceux ayant des activités durant un exercice mais pas durant un autre seront sélectionnés, donc jq crachera l'erreur sus-rapportée. On est donc obligé de descendre dans l'arbre, de travailler uniquement sur les exercices filtrés, puis sur les activités filtrées, donc on perd le nom du lobbyiste resté en haut de l'arbre. Notons qu'on a le même problème dès qu'on filtre les activités d'un exercice donné, ou les actions auprès de la CNIL (une activité sera retenue dès lors qu'elle contient au moins une action auprès de la CNIL), mais ce dernier cas n'a aucune incidence sur le résultat recherché.

    La troisième difficulté, mineure, est que le nom du responsable public, la CNIL, contient une apostrophe, qui entre en conflit avec le shell. Solution : stocker ce nom dans une variable. De surcroît, cela procure un caractère général à la commande jq : elle permet de chercher à partir d'autres responsables publics que la CNIL.

    La dernière difficulté, bien plus légère que les précédentes, est les niveaux superflus du JSON, notamment plusieurs « publicationCourante ». Il faut veiller à ne pas perdre le sens de chaque : tantôt ça désigne ça matérialise un exercice, tantôt une activité.



    Désormais, t'es en capacité de lire la commande :

    • Première ligne : arguments et conservation, dans une variable, des lobbyistes (afin de pouvoir obtenir le nom de l'organisateur d'une action à partir de la référence d'un exercice quand nous aurons cette dernière).

    • Deuxième ligne : on sélectionne, pour une année passée en argument, les exercices qui ont un nombre positif d'activités. On les met en variable afin de pouvoir, plus tard, retrouver le nom du lobbyiste à partir de la référence de l'exercice.

    • Troisième ligne : pour chaque exercice valide, on sélectionne les activités contenant des actions auprès de la CNIL.

    • Quatrième ligne : en variable, on conserve le but de l'activité, et, pour chaque action, les observations éventuelles, et les bénéficiaires.

    • Cinquième ligne : on conserve, en variable, le nom du lobbyiste que l'on retrouve à partir de la référence de l'exercice.

    • Sixième ligne : mise en forme du résultat, d'où, sur la première ligne, la directive -r pour retirer le formatage JSON, comme les guillemets autour d'une chaîne de caractères.



    Si l'on ne veut pas du nom du représentant d'intérêts, la commande se simplifie grandement (j'ai essayé de conserver les mêmes rôles par ligne, même si les lignes deux et trois fusionnent immanquablement) :

    jq -r --arg annee 2025 --arg nomRespPublic "Commission nationale de l'informatique et des libertés" \
      '.publications[].exercices[].publicationCourante | select((.activites | length > 0) and (.dateDebut | contains($annee))).activites[].publicationCourante |
      select(.actionsRepresentationInteret[].reponsablesPublics | contains([$nomRespPublic])) |
      .objet as $but | .actionsRepresentationInteret[] | .observation as $obs | .tiers as $beneficiaires |
      " " as $delimiteur | $delimiteur , $but , $obs , $beneficiaires[]' agora_repertoire_opendata.json



    That's All, Folks!

    22/08/2026 22:59:16 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?MFJZ8g
  • Le piratage du ministère de l’Intérieur : un coup de bol opportuniste, et même pas ciblé - Next

    Chronologie de la violation de fichiers de police en décembre 2025 :

    1. Logiciel malveillant voleur d'infos sur l'ordi perso d'un agent du ministère de l'agriculture. Lien vers celui-ci envoyé sur sa messagerie pro.

    2. Accès, par vol de mdp, à son Google Drive perso contenant son certificat d'authentification VPN (qui n'était donc pas protégé par un mdp).

    3. Passerelle informatique du réseau de ministère de l'agriculture au réseau du ministère de l'intérieur.

    4. Faille dans un outil interne octroyant l'accès à des comptes de gestionnaires d'email (que je comprends comme des administrateurs dédiés aux plateformes emails).

    5. Réinitialisation de mdp d'agents du ministère de l'intérieur.

    6. Accès à la messagerie de ces agents permettant de trouver des certificats d'authentification au VPN + mdp associé.

    7. Accès à CHEOPS. Donc depuis le VPN et sans 2FA (carte professionnelle.

    Un mélange de mauvaise hygiène numérique des agents (points 1, 2, et 6), d'erreurs de conception du système d'information (2, 3, 4, et 7), et d'absence d'affolement des agents voyant leur mdp réinitialisé à leur insu (ce qui peut révéler des difficultés relationnelles avec leur direction informatique faisant qu'ils ont préféré garder le silence).

    En tout cas, on est loin de la petite attaque ponctuelle. Beaucoup d'entités, publiques comme privées, auraient flanché avec beaucoup moins d'efforts que cela. J'ai du mal à être dans le « olol les nuls mdr ! ».

    Les contre-mesures que pourraient prendre les directions informatiques pour contrer ça sont démesurées… Même le point 2 : je lis qu'on pourrait sceller le certificat (= le rendre inaccessible sans droits administrateur) ; à condition de fournir un ordi pro ou une clé physique d'authentification, coût supplémentaire, logistique, etc. Contrer les logiciels malveillants, ça a toujours été la plaie… Faille dans un outil, bah ouais…

    Par contre, je ne partage pas l'idée que le pirate aurait contourné « plusieurs défenses en profondeur » comme l'expose le journaliste : ici, tout reposait sur la première digue, l'authentification (par certificat ou par mdp). La définition de la défense en profondeur est de contrer la défaillance de la première digue.

    21/08/2026 19:02:04 - permalink -
    - https://next.ink/252664/le-piratage-du-ministere-de-linterieur-un-coup-de-bol-opportuniste-et-meme-pas-cible/
  • La CNIL protège nos données… vraiment ?

    Image Martine et la CNIL

    ❤️

    20/08/2026 17:11:06 - permalink -
    - https://bsky.app/profile/aeris.eu.org/post/3mtjjicbeuk2n
  • Communication lunaire de la CNIL sur la violation DGFIP

    Suite au communiqué de presse de la @cnil@social.numerique.gouv.fr de ce jour (https://www.cnil.fr/fr/piratage-du-systeme-dinformation-des-impots-les-verifications-sont-en-cours) nous vous invitons à ne pas tenir compte de sa demande de ne pas porter plainte.
    La CNIL ne fait jamais rien sauf à être contrainte par une plainte. Elle dit bien d’ailleurs être seulement « susceptible de mener des investigations »
    Déposer plainte est le seul moyen pour être aussi tenu informé de l’avancement de la procédure.
    La CNIL n’avait pas non plus appelé à la modération dans le cas de Free par exemple.

    N’hésitez donc pas à déposer plainte ou à nous saisir pour que nous le fassions pour vous
    https://agir.asso-purr.eu.org/mandats/signature

    Point important : vous n’avez pas besoin d’avoir été notifié explicitement de la fuite par la DGFIP.
    Vous êtes contribuable, donc personne concernée, et vos données ont été mises en péril par un défaut de sécurisation des systèmes d’information de la DGFIP.
    Vous pouvez donc porter plainte.

    Résumé du communiqué de presse de la CNIL : branlette en cours, ne pas déranger. 🤬️

    Concernant l'information publique : l'écrasante majorité des mesures correctrices adoptées par la CNIL ne font pas l'objet d'une publication. Il en va de même, à plus forte raison, de la clôture des plaintes sans adoption de mesures correctrices. S'il a d'abord tenté de nier ces états de fait, le Secrétaire général adjoint de la CNIL les a ensuite admis tacitement auprès de l'association PURR au premier semestre 2025. Donc, oui, il est plutôt exact d'affirmer qu'une personne ne saura rien si elle ne dépose pas plainte.

    Loin de moi de défendre Free, on peut aussi évoquer le cas du spam émis par les ministères de l'économie (auquel est rattaché la DGFIP) et de la fonction publique. Les syndicats de salariés avaient poussé à la roue pour déposer des plaintes CNIL, sans contrariété de cette dernière.

    18/08/2026 10:59:47 - permalink -
    - https://firefish.asso-purr.eu.org/notes/aq1zcqxh9ojm022o
  • Attaque informatique particulièrement sophistiquée

    Attention, quand un politicien ou un patron dit qu'il y a eu une « attaque particulièrement sophistiquée », cela veut dire que le mot de passe du compte attaqué n'était pas azerty mais azerty123.



    https://nitter.poast.org/pbeyssac/status/2089012211070963843 :

    "particulièrement sophistiqué" en com politique/administrative de crise = "plus sophistiqué que notre administration, qui est à la ramasse et on s'en fout tant que pas vu pas pris".



    Tellement vrai…

    17/08/2026 18:54:32 - permalink -
    - https://nitter.poast.org/bortzmeyer/status/2088969688822804684#m
  • La sécurité informatique par la paperasse

    Après plus de trente ans passés dans la cybersécurité de milieux sensibles, j’observe toujours le même écart structurel.

    L’effort principal ne porte presque jamais sur la construction de défenses techniques réelles. Il se concentre sur l’obtention de certifications et le respect formel de normes. ISO/IEC 27001, RGS et son processus d’homologation, guides ANSSI d’hygiène informatique, analyses EBIOS, qualification PASSI ou SecNumCloud, bientôt le socle NIS 2. On accumule les preuves documentaires. On alimente les tableaux de bord. On tient des réunions Teams interminables pour commenter des indicateurs verts.

    Ces tableaux de bord sont souvent des pastèques : verts à l’extérieur, rouges à l’intérieur. Ils satisfont le reporting, rassurent le management et permettent de dire « nous sommes conformes ». Ils ne disent presque rien sur la capacité réelle à détecter une usurpation d’identifiants, à limiter les extractions massives ou à segmenter correctement les accès privilégiés.

    Les profils ont suivi la même évolution. Les équipes se peuplent désormais de managers formés à dérouler des process, à produire des plans d’action et à animer des comités. Les vrais experts techniques, ceux qui savent lire un journal d’authentification, comprendre une architecture de VPN ou concevoir un contrôle d’accès non contournable, deviennent minoritaires. On les écoute peu. On les fait rarement piloter.

    L’aspect financier confirme le diagnostic. Peu de directions acceptent d’investir au-delà du strict nécessaire à la conformité tant qu’aucun incident majeur n’est survenu. La sécurité est traitée comme un coût de reporting, pas comme une capacité opérationnelle. On finance les audits, les certifications et les outils de visualisation. On sous-finance la détection fine, la segmentation, les tests adverses et la formation technique profonde.

    Le cas récent de la DGFiP illustre parfaitement le mécanisme. En juin et juillet 2026, des accès illégitimes obtenus par usurpation d’identifiants d’un agent et d’un tiers habilité ont permis la consultation et l’extraction de données fiscales concernant 678 000 particuliers et professionnels (revenu fiscal de référence, quotient familial, taux de prélèvement à la source, SIREN, données cadastrales associées). L’administration a coupé les accès une fois détectés, notifié la CNIL et promis d’informer les usagers. Pourtant, pendant des semaines, l’extraction avait eu lieu. Malgré le cadre réglementaire applicable aux systèmes d’information de l’État, malgré les obligations d’homologation et de maîtrise des risques, un simple détournement d’identifiants a suffi.

    Ce n’est pas un accident isolé. C’est le résultat prévisible d’une culture où la conformité documentaire a pris le pas sur l’ingénierie de défense. Tant que les indicateurs restent verts en réunion et que le budget ne s’ouvre qu’après la crise, on continuera à produire des pastèques et à découvrir trop tard ce qu’elles contiennent.

    Énième piqûre de rappel. C'est valable privé comme public. C'est pareil pour la conformité RGPD.

    Et encore, ça c'est quand y a un début de commencement de semblant de simulacre de sécurité informatique. Souvent, il n'y a même pas ça.

    Sans compter l'incompétence technique crasse des informaticiens… Les développements et architectures informatiques sont conçus et mis en œuvre avec le cul, et c'est méchant pour les culs qui, eux, au moins, ont une réelle utilité. Plusieurs commentaires en font état.

    https://nitter.poast.org/bortzmeyer

    16/08/2026 21:36:46 - permalink -
    - https://nitter.poast.org/kubernan/status/2088584976656728092#m
  • [Loi relative au droit à l’aide à mourir] Décision n° 2026-910 DC du 14 août 2026 - Communiqué de presse | Conseil constitutionnel

    Le Conseil constitutionnel valide l'énième monture du droit à l'aide à mourir.

    Dans leurs saisines, le président du Sénat et les sénateurs LR ont fait grief à la loi de porter atteinte à la liberté individuelle… qui ne concerne que les privations de liberté. 🤡️ Toujours aussi incompétents, nos parlementaires.

    Sur le fond, je suis mitigé. Je suis favorable à l'aide active à mourir, mais défavorable au principe de demander l'autorisation à l'État de crever, à l'organisation étatique de cette liberté, à l'existence d'une énième procédure administrative paperassière imbitable. Or, cette loi est tout cela : procédure, compétence unique du juge administratif, etc. En alternative, je suis favorable à la déresponsabilisation pénale de la personne qui a aidé à mourir.

    Analyse de Liberté, Libertés chéries (LLC) :

    Le Conseil admet, dans sa décision du 14 août 2026, qu’un établissement privé pourra refuser que l’aide à mourir soit pratiquée dans ses locaux. Ce refus est toutefois soumis à deux conditions cumulatives. Il faut d'abord que l'aide à mourir soit "manifestement contraires à ses missions statutaires ou à son projet", formule qui conduit à constater que cette condition ne s'appliquera en pratique qu'aux établissements religieux. Il faut ensuite que d'autres établissements puissent répondre aux besoins locaux en matière d'aide à mourir.

    Cette réserve heurte directement la jurisprudence du Conseil constitutionnel, notamment la décision du 27 juin 2001 sur l'IVG. A l'époque, il avait expressément refusé qu’un chef de service puisse opposer une quelconque clause de conscience à la pratique d’IVG dans son service. Il pouvait ne pas pratiquer l'IVG à titre personnel, mais ne pouvait l'interdire à l'ensemble des soignants […]

    Pour ne pas mettre en évidence cette énorme contradiction avec sa propre jurisprudence, le Conseil use d'un biais. Il n'évoque nulle part une improbable conscience de l'établissement. Il déplace le raisonnement et se fonde sur la liberté d'association et la liberté d'entreprendre. […] Mais sa référence aux libertés d'association et d'entreprendre reste dépourvue de tout fondement juridique sérieux. Pour quel motif une association ou une entreprise pourrait-elle interdire à son personnel de participer à un acte qui relève de sa liberté de conscience ? Envisage-t-on que les associations et les établissements religieux imposent un directeur de conscience à chacun de leurs employés, et à chacun de leurs patients ?

    Surtout, le plus grave se trouve dans l'office du juge constitutionnel. Le parlement avait expressément prévu, dans l'article 14 de la loi, que le responsable de l’établissement était tenu de permettre l’intervention des professionnels volontaires, venus pour assister les personnes demandant l'aide à mourir. Sur ce point, la réserve du Conseil n'est plus une réserve, mais une réécriture. Il n'éclaire pas une disposition ambiguë, ne choisit pas entre différentes interprétation, fonction qui justifie habituellement les "réserve d'interprétation". Il introduit une exception que la loi ne formulait pas. Il retranche de l'obligation légale une catégorie d'établissements que le législateur avait entendu y soumettre.

    […]

    Peut-on alors penser que le Conseil constitutionnel a voulu donner une satisfaction symbolique au lobby catholique ? Dans une certaine mesure, la réponse est positive. Sans reconnaitre une "conscience catholique" des établissements, il leur offre un droit de retrait. Bien entendu, celui-ci n'aura aucun effet puisque l'accès effectif à l'aide à mourir sera possible ailleurs. Aux lecteurs de la décision de se faire une opinion, mais les réserves formulées par le Conseil donnent du grain à moudre à ceux qui l'accusent d'empiéter dangereusement sur la fonction législative, au nom de principes que, parfois, il invente.

    14/08/2026 23:50:46 - permalink -
    - https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/2026910DC.htm
  • [Loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles] Décision n° 2026-914 DC du 14 août 2026 | Conseil constitutionnel

    Le législateur ayant enfin fait son boulot environ correctement, le Conseil constitutionnel valide, sous réserves, les dérogations temporaires d'usage des néonicotinoïdes dans certaines filières agricoles. Que de temps perdu en gesticulations médiatico-politiciennes.

    Il s'agit de la suite de la loi Duplomb.

    Le Conseil a censuré la loi Duplomb car elle était disproportionnée au regard d'autres dispositions prévues par le même législateur : les dérogations n'étaient pas temporaires ni limitées à certaines cultures, et tous les usages étaient permis. Point de politique, point de gouvernement des juges.

    Cette fois-ci, les dérogations sont temporaires (un an, renouvelable deux fois). Elles limitent les usages, dont la pulvérisation, quand c'est possible (betteraves) ou les conditionnent aux techniques de limitation de la dispersion des pesticides (noisettes, pommes, etc.). Elles sont conditionnées à l'existence d'une menace sur une culture, d'absence ou d'insuffisance d'alternative, d'une autorisation de mise sur le marché, etc. Le Conseil y ajoute la possibilité, pour l'ANSES, de restreindre l'application géographique, et que son silence après deux mois ne vaut pas dérogation.

    En somme, cette fois-ci, le législateur a concilié les différents objectifs dont il a la charge. Voilà, ce n'était pas compliqué, il suffisait à nos parlementaires, au lieu de s'indigner publiquement, d'écrire correctement la loi, c'est-à-dire, de faire leur putain de job.

    14/08/2026 23:22:30 - permalink -
    - https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/2026914DC.htm
  • [Loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens] Décision n° 2026-915 DC du 14 août 2026 | Conseil constitutionnel

    Loi RIPOST devant le Conseil constitutionnel.

    Florilège sécuritaire et/ou mal rédigé. Il faut lire la décision pour comprendre à quelle sauce nos parlementaires veulent nous manger, c'est flippant :

    • infraction pour participation (sans organisation) à une rave-party non-déclarée (ben oui, on n'a rien de mieux à foutre) ;

    • fermeture administrative des magasins vendant des produits explosifs ou pyrotechniques ;

    • destruction sans délai d'un véhicule utilisé dans un rodéo urbain (le conducteur n'est pas forcément le propriétaire) ;

    • caméras-piétons pour les agents de sécurité privée et pour les agents de gestionnaires du réseau routier ;

    • échange de données entre les services de renseignement et les procureurs en matière de criminalité ou de délinquance organisées, et entre l'ANTS et l'administration fiscale. Faire le lien avec l'extension incessante du droit de communication des administrations (dernier en date : loi fraudes sociales et fiscale ;

    • interdiction de louer du matériel sonore au-delà d'une certaine puissance en l'absence de déclaration préalable de la manif ;

    • interdiction de paraître lors d'une manifestation sportive où pourraient se produire des troubles graves à l'ordre public (= interdiction de stades sauce disproportionnée) ;

    • etc.

    On retrouve la pseudonymisation des agents intervenant en enquête pénale. Censurée, droit de la défense. Faire le lien avec le dossier-coffre de la loi narcotrafic et du contradictoire asymétrique de la loi Darmanin sur l'immigration. Ce climat de procès secret est flippant.

    Quelques dispositions craignos qui ont passé le Conseil :

    • Utilisation en urgence des drones. Donc sans recours. Déjà que les préfectures publient leurs décisions au dernier moment pour en restreindre la contestation…

    • Les agents de sécurité privés gagnent l'inspection visuelle des véhicules (pas leur fouille), et le port d'une caméra-piéton.

    • La vidéosurveillance algorithmique sur drone est prolongée jusqu'en 2030. Elle est étendue pour permettre la surveillance de bâtiments et de lieux ouverts au public en cas de menace terroriste ou d'atteinte grave à la sécurité des personnes. Seul apport du Conseil : l'autorisation est limitée à 3 mois.

    • Lecture automatisée des plaques d'immatriculation (LAPI). Tout ce que LQDN avait relevé est passé : allongement de la durée de conservation à 1 an, élargissement du champ des infractions, expérimentation 3 ans pour identifier automatiquement de la criminalité organisée dans un mouvement de véhicule, etc. À ce stade, pas de croisement avec le Wi-Fi, Bluetooth, etc. (techno SignalTrace de l'équipementier Leonardo).
    14/08/2026 21:55:38 - permalink -
    - https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/2026915DC.htm
  • [Loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux] Décision n° 2026-911 DC du 14 août 2026 | Conseil constitutionnel

    Je crois que la dernière loi qui s'est autant fait démolir, c'est la loi Avia. 🤣️

    Censure car :

    • Atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et de communication à cause d'une interdiction générale et absolue. La loi vise tous les mineurs et toutes les plateformes en ligne permettant la communication entre utilisateurs, le partage de contenus et la découverte d'utilisateurs et de contenus (des dérogations étaient prévues pour les contenus collaboratifs encyclopédiques, scientifiques, et les forges logicielles). Aucune pondération tenant compte de la situation du mineur (degré de maturité, âge, situation familiale, intérêt supérieur de l'enfant apprécié par l'autorité parentale, etc.) et/ou du service (fonctionnalités, types de contenus, niveau de risque, etc.).

    • Atteinte disproportionnée à la vie privée car la vérification d'âge, qui porte sur tout le monde (mineur comme majeur) n'est encadrée d'aucune condition ni limite.

    En détail :

    • Le Conseil reconnaît que la protection de l'intérêt supérieur de l'enfant et la prévention de l'atteinte à l'ordre public sont de nature à justifier une limitation d'accès aux services sus-définis.

    • Le considérant 6 reprend la décision Avia et donc le considérant 12 de la décision HADOPI : liberté d'accès à ces services, mais aussi de s'y exprimer.

    • Le considérant 15 rappelle les devoirs de l'autorité parentale et reproche à la loi de ne pas lui permettre de moduler l'interdiction dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Je trouve salutaire ce rappel de la responsabilité parentale dans un monde où l'on n'arrête pas de déresponsabiliser les parents. 🙏️

    Cette censure était prévue par tout bon juriste, mais elle permettra aux élus et aux médias de faire de la mousse sur le thème « le Conseil constitutionnel nous interdit de protéger vos enfants » (qui, comme tu viens de le lire, n'est pas la teneur de sa décision, qui est « loi mal conçue »). 😑️

    Conséquence : cette interdiction reviendra. Elle sera mieux gaulée, mais elle reviendra.

    Analyse de Liberté, Libertés chéries (LLC) :

    On pourrait penser qu'il est inutile de revenir sur l'incompatibilité du texte avec le droit de l'Union européenne, puisque le Conseil constitutionnel n'en est pas juge. Certes, mais cette incompatibilité avait tout de même pour conséquence de rendre l'interdiction des réseaux aux mineurs de moins de quinze ans parfaitement inapplicable au 1er septembre 2026, contrairement à ce qui était annoncé.

    La question s'était déjà posée avec la loi Marcangelli du 7 juillet 2023 instituant une "majorité numérique" à quinze ans. Les réseaux sociaux étaient alors contraints de refuser l'inscription aux plus jeunes, sauf autorisation parentale. Ce texte est bien présent dans notre corpus juridique, mais comme norme dormante, ce qui signifie qu'il n'a jamais reçu le moindre commencement d'application. La Commission européenne a en effet estimé qu'il empiétait sur le domaine harmonisé par le Digital Service Act (DSA). Pour répondre à cette objection, la proposition de 2026 faisait peser l'interdiction sur le mineur lui-même et non plus sur le réseau social.

    Même avec cette précaution la compatibilité du texte avec le DSA restait hypothétique. Certes le texte européen n'interdit pas à un État de fixer un âge légal, mais il ne peut accroître unilatéralement les contraintes pesant sur les plateformes ni modifier la répartition des compétences qu'il prévoit. Saisie dans le cadre de la procédure de notification des règles techniques, la Commission a rendu, le 7 juillet 2026 un avis circonstancié émettant un certain nombre de réserves sur la proposition française, en particulier sur la compétence de contrôle de l'Arcom. La France était donc invitée à retravailler son texte dans le cadre d'une procédure qui était loin d'être achevée. La mise en oeuvre de la loi au 1er septembre relevait ainsi d'une posture politique, et tout le monde savait, sauf l'électeur de base, que cette date ne serait pas respectée.

    14/08/2026 20:36:08 - permalink -
    - https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/2026911DC.htm
  • Re: Note: LHV et les mensonges sur le nucléaire indisponible dimanche dernier - OpenNews

    non le nucléaire n'est pas excédentaire, il manquait 7GW juste pour notre consommation.
    oui on exporte, mais pas du nucléaire. on exporte la production des centrales à gaz allumées exprès pour, des barrages hydroélectriques ouvert exprès pour (plus que ce qu'on a rechargé en journée avec le solaire) et de l'éolien.

    […]

    • le record de puissance indisponible à cause de la chaleur, c'était dimanche 9 août 2026 avec 15,6%
    • ce qui amène l'indisponibilité totale du parc à 43% (bah oui, y'a pas que la température excessive qui entraine des indisponibilités)
    • vers 19h et jusqu'à minuit, le parc nucléaire était à 100% de sa capacité à 35000MW pour une conso de 42000MW
    • pour compenser ça, quand le solaire a décliné avec le coucher du solail, on a pousser les centrales à gaz à fond, ainsi que les barrages. heureusement l'éolien à un peu repris.

    […]

    pour vous faire gagner du temps voila la capture d'écran: https://i.imgur.com/00kikdt.png

    […]

    et c'est ni une surprise, ni un jour exceptionnel. c'est comme ça tous les jours en ce moment.
    vous pouvez regarder les jours avant et après, chaque jour suit le même pattern:
    en journée le solaire envoit et on réduit le nucléaire et on pompe pour remplir les barrages.
    et dès que le soleil se couche le nucléaire est à fond, le gaz et l'hydro et l'éolien viennent compléter le manque.
    lundi 10 on était un peu court on a même rallumé les centrales à fioul.

    […]

    ah c'est vraiment pas de chance, mais là il y avait plusieurs réacteurs coupés par souci technique à cause d'un souci écologique:
    https://www.humanite.fr/environnement/centrales-nucleaires/trois-reacteurs-de-la-centrale-nucleaire-de-gravelines-arretes-par-une-invasion-de-meduses



    https://www.humanite.fr/environnement/centrales-nucleaires/trois-reacteurs-de-la-centrale-nucleaire-de-gravelines-arretes-par-une-invasion-de-meduses :

    Un afflux massif de méduses dans les stations de pompage d’eau de mer de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) a contraint lundi EDF à arrêter trois de ses réacteurs, a annoncé mardi le groupe sur son site.
    […]
    La présence de méduses sur le littoral du nord de la France est régulière et saisonnière. Mais le signalement de grands bancs dans ce secteur chaque été devient plus fréquent, selon un expert interrogé l’an dernier par l’AFP. Différents facteurs expliquent la prolifération des méduses dans le monde. Parmi eux, l’augmentation des températures dans les océans, en lien avec le réchauffement climatique.



    Remerciement partiel, camarade démystificateur.

    En premier lieu, comme souvent sur OpenNews, tu es toujours limite-limite : on sent l'envie de coincer Le Hollandais volant (LHV) à tout prix, d'avoir toujours raison, il faut casser du Hollandais volant (HV).

    D'abord, trouver une histoire de méduse dont l'une des causes de prolifération est le changement climatique, c'est mignon, mais le sujet des articles du HV et de Next est l'impact de la canicule sur les centrales nucléaires. Donc, la phrase « Ah et les réacteurs coupés le sont par soucis écologique. Pas par soucis technique. » doit être interprétée dans ce contexte et comme portant sur les limites réglementaires en débit et en température de la flotte en aval des centrales nucléaires.

    Ensuite, stricto sensu, LHV n'a pas écrit que l'excès de production (sic !) et l'exportation provenaient du nucléaire, même si, cette fois-ci, le contexte commande d'interpréter les propos du HV comme portant sur le nucléaire. (La notion d'excès de production n'a pas de sens, techniquement parlant, puisque production = consommation. Et, au regard des engagements de la France de contribuer à la grille énergétique européenne, on ne peut parler d'excès de production dès que notre consommation interne est satisfaite.)

    Enfin, à pinaillage, pinaillage et demi, on pourrait t'objecter qu'il ne ressort pas des données RTE que tu pointes que l'on aurait « pouss[é] les centrales à gaz à fond » ce 9 août 2026, puisque seulement environ 30 % du parc gaz était mobilisé, mais, qu'à l'inverse, des centrales au fioul ont également tourné le 9 août (et pas que le 10, comme tu l'écris).

    Pénible, hein, les corrections sans intérêt (= qui influent trop peu sur le débat) ? :)))) La lecture de la majorité des contradictions du HV sur OpenNews me fait cet effet-là. 🧌️



    En deuxième lieu, tu n'écris rien sur le bout de l'écrit du Hollandais Volant qui m'intéresse le plus et qui figure dans l'article de Next pointé par LHV : « Les réacteurs ne sont absolument pas sur le point d’exploser parce qu’il fait chaud. » ; « Face à la baisse de leur débit, aux seuils légaux de température maximale des rejets des centrales, fixés pour préserver la faune et la flore, EDF a successivement arrêté, depuis juin, des réacteurs […] ».

    Concernant le débit d'eau en amont d'une centrale nucléaire, des adaptations sont possibles : réservoirs, circuit fermé (qui réduit le débit et le volume d'eau nécessaires sans les rendre dispensables).

    Concernant la température de la baille, d'autres modèles de centrales nucléaires sont possibles (eau en circuit fermé avec tours aéroréfrigérantes, centrale côtière, adaptations de l'EPR, etc.). Ça n'est pas la panacée, bien entendu. Les pro-nucléaires adorent évoquer la centrale de Palo Verde en plein désert de l'Arizona (source, page 78), dont l'efficacité énergétique m'interroge au regard de l'évaporation. On peut aussi pointer la fameuse centrale émiratie de Barakah qui pompe son eau dans le golfe Persique.

    Comme on le fait avec les pesticides, on peut interroger l'adéquation entre les limites réglementaires et l'objectif poursuivi (« préserver la faune et la flore ») : ces limites sont-elles trop basses (= trop strictes), y compris au regard de l'évolution de la température des eaux en amont des centrales ?

    Sans aller jusque-là, au global, ce fameux 9 août 2026, nous avons satisfait notre consommation, et notre contribution à la grille énergétique européenne, avec du nucléaire et du solaire en journée, avec du nucléaire, de l'hydraulique, et de l'éolien en soirée, et en y ajoutant un poil de gaz. Il en ressort donc que l'extinction de réacteurs nucléaires a été un choix de production sensé et écologique qui tenait compte au mieux des différentes ressources, impératifs, et contraintes technico-réglemento-environnementales. Démonstration : EDF pouvait demander des dérogations (source, page 10), mais ne l'a fait que pour la centrale du Bugey (source : bulletin officiel de l'ASNR).

    Du coup, les articles de presse alarmistes « olala on a éteint des centrales nucléaires », qui relèvent du marronnier, n'apportent rien et ont tendance à jouer sur la peur du nucléaire. Aucune panne, aucune absence de résilience, aucun danger. Je pense que c'est ce qui a motivé la réaction du LHV.

    Ce contexte est important à prendre en compte puisqu'en réalité, le débat récurrent sus-jacent est « olol le nuke cay de la merde, ça tient pas les canicules, faut plus en faire » versus « olol le nuke va nous sauver, il n'est pas condamné par les canicules puisque d'autres modèles de centrales sont possibles et que l'augmentation de la température de l'eau rejetée au-delà des limites réglementaires actuelles n'est pas un problème, aucun danger, aucune panne, aucun défaut du nucléaire ».

    Dit autrement, les positions blasées et exagérées à-la-HV répondent à des positions tout autant épidermiques à l'encontre du nucléaire. Tout ça est stérile. Je me répète : je vois d'un mauvais œil les articles de presse alarmistes sur l'arrêt de centrales nucléaires en période estivale. Or, ils sont à l'origine de cette causerie. À ce titre, la réaction du LVH est plutôt exacte et saine, moyennant le propos relatif à une prétendue autosuffisance du nucléaire.

    13/08/2026 22:11:53 - permalink -
    - https://ecirtam.net/opennews/?ewniYQ
  • Prisons françaises : pourquoi ça va exploser ? - Blast le souffle de l'info

    Monologue poignant de Dominique Simonnot, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (prisons, centres éducatifs pour mineurs, centre de rétention, cellule de garde à vue, etc.) sur les conditions de vie indignes dans les prisons (nombreux exemples glaçants du quotidien), la surpopulation carcérale, les peines alternatives, la réinsertion (y compris par des activités pédago-ludiques), etc.

    CGLPL : 60 personnes. 5 contrôles par mois. 97 % de visites surprises.

    +4500 nouveaux détenus par an (pour toute la France). La hausse du nombre simultané de taulards provient essentiellement de l'augmentation de la durée des peines : en 10 ans (2015-2025) : 8,1 mois à 11,2 mois (moyenne).

    Dans les autres pays européens (Allemagne, Espagne, Pays-Bas, pays scandinaves) : moins de zonzon et moins de récidive.

    Prisons inadaptées pour les handicapés (physiques ou mentaux). Chiffres de 2004 : 30-35 % des détenus avaient au moins un trouble psychique 😮️.

    12 % de personnes illettrées en zonzon 😮️.

    la CGLPL étrille les trois ministres de la justice en poste durant son mandat : Dupond-Moretti qui détestait ses rapports, horribles disputes entre eux ; le très éphémère Migaud plus compréhensif ; Darmanin qui s'en fiche complet et ne fait rien sauf gesticuler.

    Je ne comprends pas comment Simonnot arrive encore à sourire, à avoir le moral, chapeau bas.

    Je ne suis pas d'accord quand elle affirme, au terme de ses interventions dans les écoles & co, que la jeunesse actuelle aurait soif de répression, contrairement à sa jeunesse (60-70's) : l’opinion publique très défavorable aux conditions de vie des taulards, c'était déjà le combat de Badinter dans les années 80.

    12/08/2026 09:00:31 - permalink -
    - https://video.blast-info.fr/w/3Yaanua816utf9CYP7Utse
  • Réflexions sur l'autonomie des agents d'intelligence artificielle et la sécurité des environnements d'évaluation | Blog d'Éric Freyssinet

    Autopsie de l'incident OpenAI/Hugging Face de juillet 2026, de la concentration des risques chez Irregular, et de l'usage des modèles open-weights dans l'investigation numérique.

    […]

    Pour bien comprendre la situation, il convient d’abord de définir ce qu’est un agent autonome : contrairement à un simple robot conversationnel (comme ChatGPT) qui attend sagement nos instructions, un agent est un système conçu pour accomplir une mission complexe de bout en bout, en prenant lui-même des décisions successives, en naviguant sur le réseau ou en manipulant des fichiers sans intervention humaine directe.

    […]

    Ces dérapages en série interrogent la nature des protocoles de test utilisés par les laboratoires de modèles “frontière”. Aujourd’hui, d’immenses ressources de calcul sont allouées au pré-entraînement de modèles généralistes ultra-capables, dont les aptitudes logiques s’avèrent intrinsèquement duales. Toutefois, lorsqu’il s’agit d’évaluer ces modèles, l’accent est massivement mis sur des exercices offensifs de type Capture The Flag (CTF). La raison en est simple : mesurer une capture de drapeau est un problème binaire et facile à automatiser, alors qu’évaluer la défense (analyse de logs, remédiation sans rupture de service) exige de simuler la complexité d’un système d’information complet sans tolérer de faux positifs.

    En privilégiant les benchmarks d’attaque au détriment des scénarios de défense et de conformité aux architectures de sécurité, le secteur produit des agents dont la capacité d’exploitation devance largement la compréhension des contraintes opérationnelles et des frontières d’isolement.

    Cette asymétrie s’est en outre cruellement fait sentir lors de l’investigation numérique (les techniques d’enquête après un piratage) menée par Hugging Face. Pour reconstituer le parcours de l’attaque et déchiffrer les fichiers compromis, les ingénieurs ont voulu utiliser les modèles commerciaux américains d’Anthropic ou d’OpenAI. Mais les filtres éthiques de ces modèles ont bloqué l’analyse : l’IA refusait d’étudier les données de l’attaque sous prétexte qu’elles contenaient du code malveillant.

    […]

    En téléchargeant ce modèle pour le faire tourner localement sur ses propres serveurs, Hugging Face a pu garantir la confidentialité absolue des données de l’enquête (qui n’ont pas été envoyées sur le cloud d’un tiers) et désactiver les filtres éthiques restrictifs pour forcer l’IA à analyser de façon exhaustive les fichiers du pirate. C’est le paradoxe de cette crise : la transparence des modèles ouverts a été la seule arme efficace pour comprendre une attaque menée par des modèles fermés.

    Très intéressant.

    Je pensais que les annonces des concepteurs d'IA sur le thème « mon IA agentique est tellement trop forte qu'elle échappe à mon contrôle » étaient uniquement de la gloriole, du marketing, mais, dans le cas Hugging Face, il y aurait eu exploitation, sans intervention humaine, de plusieurs vulnérabilités de l'environnement de confinement / évaluation. 😮️ (Un bluff, même partiel ‒ IA partiellement guidée par un humain ‒, est toujours possible puisque ces éléments sont tirés d'une présentation Black Hat 2026 prodiguée par des salariés d'OpenAI.)

    Dans les dossiers Meta et Anthropic, c'est plus banal : prestataire nommé Irregular qui raccorde à Internet les serveurs d'évaluation de la sécurité des IA…

    Rappel : l'évaluation se fait en désactivant les gardes-fous éthiques.

    Sur la nécessité d'une analyse partiellement automatisée d'une intrusion, cela me rappelle l'opacité, pour les régulateurs de la finance, du trading à haute fréquence.

    #sécurité informatique

    11/08/2026 11:48:13 - permalink -
    - https://eric.freyssi.net/blog/reflexions-autonomie-agents-ia-securite-environnements-evaluation/
  • Liberté, Libertés chéries: Un nouvel état d'exception qui ne dit pas son nom

    Rappelons que la [Loi de programmation militaire] LPM était tout aussi estivale, datée du 1er août 2023. Le texte actuel est une loi d'actualisation déposé le 8 avril 2026 et définitivement adopté le 1er juillet. Si le gouvernement avait déclaré l'urgence pour le vote du texte, qui n'a donné lieu qu'à une seule lecture dans chaque assemblée, le Conseil constitutionnel, lui, a pris tout son temps. Saisi le 1er juillet, il s'est prononcé le 6 août.

    Sur son contenu, la loi d'actualisation est sans surprise. Il s'agit en fait d'augmenter considérablement le budget de la Défense, ce qui se traduira par une hausse des effectifs, des investissements dans des matériels nouveaux, sans oublier des fonds pour travailler sur la résilience de la population, sorte de marronnier qui figure dans toutes les LPM depuis une quinzaine d'années, sans jamais aboutir à quoi que ce soit de concret.

    Parmi tous ces moyens nouveaux en figure un qui est d'une nature exclusivement administrative, l'état d'alerte de sécurité nationale. Prévu à l'article 35 du texte, il devrait être codifié dans le code de la défense.

    Sa principale caractéristique est d'être prévu pour intervenir avant que les seuils permettant de décider de l'un des états d'exception existants [état urgance 1955 ; état de siège ; et pouvoirs étendus au président] soit atteints. Il repose sur une autre logique.

    […]

    L'état d'alerte est conçu pour intervenir bien avant ces situations catastrophiques, alors que l'ordre public n'est pas directement menacé, que les institutions fonctionnent normalement et qu'aucune invasion étrangère ou insurrection ne justifie l'état de siège. En bref, l'état d'alerte est un état d'exception sans situation d'exception.

    […]

    Concrètement, il a pour finalité d'autoriser des dérogations au droit commun de l'environnement, de l'urbanisme, des transports, de la construction [, des communications électroniques, du contrôle des exportations et de l'approvisionnement, du temps de travail, de la protection sociale, de la santé, de l'affectation de navires à la défense, des marchés publics de défense, de la liberté d'aller et venir (avec les périmètres de la loi SILT] etc dans le seul but de répondre aux besoins des forces armées française ou des forces armées alliées, notamment pour assurer leur approvisionnement en matériels de guerre. Bien entendu, tous ces projets de construction, installations et aménagements auxquels s'applique l'état d'alerte seront dispensés de toute forme de participation du public. Saisi de ces dispositions, le Conseil constitutionnel a jugé qu'elles ne portaient pas atteinte aux libertés constitutionnellement protégées. En effet, les dispositions prises peuvent être contestées devant le juge administratif. Et le Conseil d'État n'est-il pas protecteur-des-libertés-publiques ?

    […]

    L'analyse semble étrange si l'on considère l'imprécision des circonstances autorisant la mise en oeuvre de l'état d'alerte. Il est seulement précisé que la menace de conflit armé doit être "grave et actuelle" et que les mesures prises doivent prendre fin avec elle et être liées à cette menace, conditions évidemment cumulatives. Autrement dit, elles sont soumises à une exigence de nécessité et de proportionnalité dont le contrôle est renvoyé au Conseil d'État. Or nul n'ignore que le Conseil d'État fait un peu ce qu'il veut avec le contrôle de proportionnalité.

    […]

    Reste le parlement et l'on peut se demander où il est passé. Il ne décide pas de l'entrée en vigueur de l'état d'alerte mais en est informé "sans délai" ainsi que des mesures prises sur son fondement.

    Certes, mais, alors qu'il doit voter la prorogation de l'état de siège et de l'état d'urgence douze jours après leur mise en application, il n'est sollicite pour autoriser la prorogation de l'état d'alerte que deux mois après sa mise en oeuvre. Les travaux et contrats développés au profit des forces armées auront eu largement le temps de devenir irrémédiables, ou inutiles si la guerre est commencée. Quoi qu'il en soit, on doit déduire que le parlement a voté son propre dessaisissement sans trop discuter. C'est peut-être le plus inquiétant, sachant qu'il est censé représenter le peuple en corps et incarner le principe démocratique.

    En même temps, combien de parlementaires ont voté contre les prolongations de l'état d'urgence 2015-2017 puis l'insertion de ses dispositions majeures dans le droit commun ? Voilà.

    On pourrait également interroger l'amateurisme : il faut déjà actualiser une loi de programmation sur six ans adoptée en 2023… La seule autre occurrence fut en 2015 (LPM 2013). Tu sens l'opportunisme "olalala mézants russes" ?

    L'article 32 de la loi va aussi créer un article 851-3 dans le Code de la sécurité intérieure afin d'autoriser le recours aux boîtes noires par les services de renseignement pour la fourchette haute de la criminalité / délinquance organisée (>= 10 ans de taule pour trafic de drogue ou d'armes) et de ré-autoriser la captures des URLs s'il existe des raisons de penser qu'elles ont en rapport avec toutes les menaces prévues (terrorisme, ingérence étrangère, et criminalité organisée). En bref : il s'agit de patcher la loi après une décision du Conseil constitutionnel en 2025 sur la loi narcotrafic.

    #LLC

    11/08/2026 10:13:25 - permalink -
    - https://libertescheries.blogspot.com/2026/08/un-nouvel-etat-dexception-qui-ne-dit.html
  • OpenSMTPD : retirer l'étiquette / sous-adresse d'une boîte aux lettres virtuelle

    Exemple d'étiquette / sous-adresse : toto+etiquette@example.org.

    %{dest.user} ne marche pas, cela contient « toto+etiquette ».

    Fort logiquement, %{user.username} ne fonctionne pas pour une boîte aux lettres virtuelle (!= un compte local) hors alias.

    %{dest.username} n'existe pas.

    %{dest:strip} fait alors le boulot, on obtient « toto ».

    06/08/2026 16:53:46 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?nDwa7w
  • [Réfutation des arguments ontologiques] Le pire argument de l'histoire de la philosophie - YouTube

    Monsieur Phi sur la réfutation des arguments ontologiques, c'est-à-dire la démonstration de l'existence d'un concept par sa définition (= essence / concept implique existence = preuve a priori).

    Exemple : Dieu est perfection, exister est supérieur à ne pas exister, donc Dieu existe. Tiré de Descartes, même si le moine Anselme de Cantorbéry, docteur magnifique, 10e siècle, l'avait déjà formulé autrement et s'était aussi fait réfuter par l'un de ses contemporains, le moine Gaunilon et son île de la fortune. Thomas d'Aquin, le docteur angélique, réfute également, car il n'admet que les preuves a posteriori, c'est-à-dire basées sur des observations.

    Leibniz complète Descartes en supposant que la prémisse « Dieu est perfection / a toutes les perfections » est cohérente, sans contradictions internes (ex. : deux perfections incompatibles). Compossibilité (plusieurs possibles peuvent être possibles en même temps).

    Kant réfute : la notion d'existence n'ajoute pas d'information à un concept, elle ne le caractérise pas davantage. A contrario, dire d'un objet est rouge, ça nous avance. L'existence, n'est pas une propriété (= un prédicat réel). Un billet de 100 € possible (= concept) a les mêmes propriétés qu'un billet réel. Le concept « billet de 100 € dans ma poche » possède l'existence, mais cela est sans effet concret.

    Preuve ontologique de Kurt Gödel sur l'existence de Dieu. On admet que Dieu a toutes les propriétés positives. Elles sont compatibles (compossibilité). Il est nécessaire que cet être qui a toutes les propriétés existe. Que sont les propriétés positives ? La portée de la démonstration est faible.

    Edward Zalta (philosophe) et sa théorie des objets abstraits :

    • Contenir une propriété (ou l'encoder) : les concepts de Dieu et de billet de 100 € dans ma poche contiennent l'existence. Seuls des objets abstraits contiennent des propriétés.

    • Satisfaire une propriété (ou l'exemplifier) : le concept de Dieu ou du billet de 100 € dans ma poche ne satisfont pas la propriété « existence », ils ne sont pas réalisés.

    Deux modes de prédication. Contenir n'est pas satisfaire.

    Exemple : Sherlock Holmes contient des propriétés (détective, anglais, etc.), il en satisfait d'autres (personnage de fiction, héros de tel ouvrage, etc.), mais il ne satisfait pas la propriété « existence ».

    Le concept de Dieu peut bien contenir une propriété « existence », mais on ignore si quelque chose satisfait les propriétés du concept de Dieu.

    Ça me fait penser à la programmation orientée objet (POO), classe versus objet, définition versus implémentation. Une classe abstraite matérialise un ensemble de propriétés qui ne peut être implémenté / réalisé. En l'espèce, on cherche une implémentation des classes « Dieu » (car il y a plusieurs définitions de Dieu, donc de classes). D'ailleurs, l'effervescence de la POO est simultanée à la théorie de Zalta. :D

    05/08/2026 20:03:21 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=zf0KkTpiUzc
  • OVHcloud confirme son intention de contester vigoureusement les accusations liées à une ordonnance de communication canadienne - OVHcloud Blog

    Tiens, une résurgence canadienne du cas Microsoft contre États-Unis d’Amérique pour des courriels stockés en Irlande.

    OVH Groupe S.A. (« OVH France ») et sa filiale canadienne, Hébergement OVH Inc. (« OVH Canada »), confirment aujourd’hui que les autorités canadiennes ont menacé d'engager des poursuites contre les deux entités pour défaut de se conformer à une ordonnance de communication, au titre de l’article 487.0198 du Code criminel du Canada, et pour entrave à la justice, au titre de l’article 139(2) du Code criminel. OVH France et OVH Canada entendent contester ces accusations pleinement et vigoureusement.

    Ces accusations découleraient d’une ordonnance de communication canadienne rendue le 19 avril 2024 en vertu de l’article 487.014 du Code criminel, enjoignant à OVH France et à OVH Canada de produire des données d’abonnés et de comptes liées à des adresses IP associées à des serveurs hébergés par des filiales d’OVH situées dans des pays autres que le Canada. Les deux entités soutiennent avoir agi de bonne foi et dans le respect de leurs obligations légales respectives, tant au Canada qu’en France.

    02/08/2026 19:04:17 - permalink -
    - https://blog.ovhcloud.com/fr/posts/ovhcloud-contests-canadian-production-order-charges/
  • Afficher un temps relatif au premier paquet avec tshark.

    tshark = version ligne de commande de wireshark.

    L'affichage par défaut d'une capture réseau (-r <fichier>) me convient, il y a les infos désirées, sauf le temps, dont je voudrais qu'il soit exprimé relativement par rapport au premier paquet, et non pas au format AAAA-MM-YY HH:MM:SS.ms.



    Le manuel dit -t r, mais ça ne marche pas.

    -T fields -e frame.time_relative fonctionne, mais il faut alors préciser un à un les autres champs que l'on veut… Flemme.

    Idem pour -o gui.column.format. Mais si ça intéresse, voilà ma proposition : -o gui.column.format:"Packet,%m,Time,%Rt,IP,%us,IP,%ud,Protocol,%p,Size,%L,Info,%i". (Voir les options de formatage : tshark -G column-formats.)



    Meilleure idée : wireshark et tshark partagent le même fichier de préférences. Changer l'affichage dans wireshark, c'est le changer dans tshark.

    Dans Wireshark, cliquer droit sur une colonne => Préférences de colonnes… => changer le « type » de la colonne « Time » en double-cliquant dessus => Appliquer.



    Pour obtenir une sortie formatée avec des tabulations entre les colonnes, prête à être publiée sur le web : -T tabs.

    02/08/2026 18:57:46 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?gKs5cQ
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