CNIL : 225 agents, 20 millions de budget annuel, 29 condamnations 2019 - mi-octobre 2022
AEPD : 195 agents, 16 millions de budget annuel, 503 condamnations 2019 - mi-octobre 2022
AEPD = CNIL espagnole.
Ces derniers mois, Aeris compare beaucoup ces deux Autorités de Protection des Données personnelles (APD). Je doutais un peu des chiffres présentés, car, dans son rapport annuel 2021, la CNIL déclare 18 sanctions dont 15 amendes, soit la moitié du chiffre d'Aeris. 14 en 2020. 8 en 2019. Etc.
D'abord, on note que ça fluctue rapido chez Aeris : 14 jours après les chiffres ci-dessus, la CNIL a perdu 25 agents et 12 condamnations (sans compter que 2 par an, ça ne fait pas 17 en 4 ans)… Avant de les retrouver quelques jours plus tard avec, en sus, 14 sanctions supplémentaires côté AEPD.
Ensuite, je m'interroge sur le référentiel utilisé. Depuis 2019, CNIL = 40 sanctions, AEPD = 715, d'après un premier. 55 / 168 d'après un deuxième. 31 / 531 d'après un troisième. Faudrait savoir. Qui est le mieux informé ? Tous ont-ils la même définition de ce qu'est une sanction ? Je constate qu'aucun correspond aux chiffres consignés par la CNIL dans ses rapports annuels, même si l'on prend uniquement les amendes…
Enfin, je m'interroge :
Je ne défends pas la CNIL, je déplore aussi sa lenteur, sa passivité (choix de la pédagogie, des mises en demeure, etc.), et son inaction apparentes bien avant l’entrée en vigueur du RGPD, mais, vu mes questionnements ci-dessus, je reste à convaincre.
Voir aussi l'analyse et les graphiques de David Libeau. Taux de plaintes inadmissibles : 41,35 % (CNIL) contre 56,48 %. Taux de sanction : 2,39 % (CNIL) contre 9,67 %. Taux d'amendes parmi les sanctions : 7,58 % (CNIL) contre 44,10 %. Plusieurs des biais soulevés ci-dessus ne sont toujours pas levés, mais c'est intéressant.
Il y a "quelques" mois, Aeris lançait un appel à témoigner des actions de la CNIL. Vu que j'ai déjà publié la majorité de mes plaintes et leur suivi (liens dans l'inventaire ci-dessous), je me dis que ce n'est pas une mauvaise idée de publier cela. Alors voici.
9 réclamations clôturées dont :
Une même plainte, un même fait, peut appartenir à plusieurs thématiques.
Attention : cette classification est approximative (dans mon référentiel de mes plaintes, je n'ai pas forcément fait remonter les griefs mineurs, qui, de fait, n'apparaissent pas dans ce shaarli et donc dans les comptes) et arbitraire (certains faits sont difficiles à classer, notamment si l'exercice de mon droit d'accès ne m'a pas permis de prendre connaissance de la finalité / base légale d'un traitement). Mais, ça correspond plutôt bien à mon ressenti.
Certains chiffres qui semblent être en décalage avec ceux d'autres militants (comme Aeris) s'expliquent :
Tu y trouveras une synthèse des plaintes antérieures à 2022 que je n'ai pas publié, accompagnée d'un recul critique (certaines plaintes sont mal voire très mal rédigées, permettant à la CNIL de rester inactive).
Le tri est effectué par ordre croissant de la date de dépôt de plainte à la CNIL. J'ai décidé de regrouper par responsable du traitement (RT), car grouper par date n'a pas d'intérêt et grouper par thématique génère la duplication de certaines plaintes (car certaines concernent plusieurs thématiques).
Contexte & griefs : au guichet, je remplis et signe un formulaire de ré-expidition du courrier en cochant bien la case "ne pas recevoir de spam postal". Le guichetier l'utilise pour remplir un formulaire numérique, qu'il ne me demande pas de signer. Donc, sur le moment, je ne remarque pas qu'il n'a pas coché ladite case. En déménageant, je me fais spammer à mort. Plus d'infos ;
Contexte & griefs : suite à un appel au service clients de GEG, je reçois, par email, une enquête de satisfaction de la part d'un prestataire de GEG (Market Audit). Je clique sur le lien : aucun questionnaire, mais des données personnelles d'un autre client (nom, prénom, adresse postale, numéro de téléphone, objet du dernier appel à GEG, d'autres infos que je ne savais pas interpréter). F5. Des données persos concernant quelqu'un d'autre. Le service clients GEG me confirme que deux des trois identités que j'ai vu sont bien clientes de GEG et qu'ils font remonter. Avec les numéros de téléphone dispos dans l'annuaire et sur le web, je contacte le presta, et je finis par tomber sur un dirlo de la communication. 30 minutes plus tard, une autre employée (que j'avais sollicité) m'informe que le problème est corrigé ;
Contexte & griefs : demande d'un devis pour une association que nous ne signons pas Je continuais de recevoir des emails de démarchage plus de cinq ans après. Un peu excessif. Demande d'effacement ;
ÉDIT DU 19/07/2023 :
Suite à une demande de communication de documents, la CNIL m'a transmis, le 30/01/2023, la prose qu'elle a envoyée à Danitis le 4 janvier 2022 (j'ai caviardé mon identité et mon adresse postale). Contrairement à son échange avec Shilkhom (voir point précédent), elle y évoque bien la durée de conservation, se garde bien de la qualifier d'excessive, invite Danitis à consulter sa fiche pratique, et, si Danitis constate qu'elle ne respecte pas les règles qui y sont rappelées, elle doit se mettre en conformité.
Contrairement à ma réclamation visant Silkhom, cette fois-ci la CNIL a clôturé ma réclamation après avoir envoyé son courrier à Danitis.
Malgré l'appui de la CNIL, Danitis ne m'a jamais informé de la suite qu'elle a donnée, ne serait-ce que m'informer de la bonne suppression de mes données persos…
FIN DE L'ÉDIT DU 19/07/2023.
Contexte & griefs : cabinets de recrutement qui me proposent des offres d'emploi des années après ma candidature sur l'une des offres dont ils avaient la charge. Détails ici ;
Contexte & griefs : quatre ans après une création de compte client / commande avortées (car je ne voulais pas valider mon compte avec mon téléphone, 2FA tout ça) et une impossibilité de me connecter à mon compte client afin de le clôturer (erreurs techniques signalées au service clients quasiment deux ans avant ma plainte), je continue de recevoir des emails typiques d'une relation commerciale (changez votre mdp, nouveaux tarifs, etc.). Plus d'infos ;
ÉDIT DU 29/12/2022 : ajout de la 4e plainte visant Pôle emploi et clôture de la plainte visant la Banque Populaire « refus de supprimer des données persos » de mi-novembre 2022. FIN DE L'ÉDIT.
ÉDIT DU 10/01/2023 : mise à jour de l'état de la plainte déposée à la mi-octobre 2022 portant sur le site web de la CNIL. FIN DE L'ÉDIT.
ÉDIT DU 21/07/2023 : ajout d'un lot de 8 réclamations. FIN DE L'ÉDIT.
ÉDIT DU 06/08/2023 : ajout d'un lot de 5 réclamations. FIN DE L'ÉDIT.
Comme je m'y perds à chaque fois, je me mets ça de côté :
Destinée à un particulier
Il en va de même pour le démarchage par SMS ou via un automate téléphonique.
En revanche, le démarchage par courrier postal ou par téléphone (hors automate) repose sur l'information et l'opposition.
Rendue le même 18 novembre par Violette Baty, vice-présidente, agissant en tant que magistrate déléguée par le président du tribunal judiciaire de Paris, Stéphane Noël, cette ordonnance fait droit dans l’urgence à une requête déposée le même jour par l’avocat de Gaël Perdriau, Me Christophe Ingrain.
[…]
Elle nous enjoint « de ne pas publier sous astreinte de 10 000 euros par extrait publié » de nouvelles révélations sur les pratiques politiques du maire de Saint-Étienne, appuyées notamment sur les mêmes enregistrements qui nous ont permis de révéler le scandale du chantage à la sextape dont a été victime son premier adjoint centriste, Gilles Artigues.
[…]
Poursuivant son enquête, Antton Rouget a découvert des faits inédits qui, de nouveau, mettent en cause les pratiques du maire de Saint-Étienne, notamment dans le recours à la rumeur comme instrument politique. Mais, cette fois, leur victime est une personnalité notable de la droite, Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont l’ambition présidentielle est notoire.
[…]
Contacté en début de semaine par Antton Rouget pour répondre sur ces faits nouveaux, Gaël Perdriau avait pour sa part demandé un délai supplémentaire jusqu’au vendredi 18 novembre à 13 heures, qui lui fut volontiers accordé. […] Trois heures après que nous eûmes reçu, à 12 h 57 par courriel, ses réponses détaillées, un huissier venait nous délivrer l’ordre de ne rien publier, obtenu par le même Gaël Perdriau auprès du président du tribunal judiciaire de Paris. Le maire de Saint-Étienne sait donc pertinemment quelles informations il ne veut pas voir publiées.
[…]
Cette procédure expéditive s’appuie sur deux articles du Code de procédure civile : l’article 493, qui concerne toutes les juridictions, selon lequel « l’ordonnance sur requête est une décision provisoire rendue non contradictoirement dans les cas où le requérant est fondé à ne pas appeler de partie adverse » ; l’article 875, qui relève des « dispositions particulières au tribunal de commerce » : « Le président peut ordonner sur requête, dans les limites de la compétence du tribunal, toutes mesures urgentes lorsque les circonstances exigent qu’elles ne soient pas prises contradictoirement. » […] Totalement extérieure au droit de la presse, la procédure d’exception choisie est destinée, selon la jurisprudence, à créer « un effet de surprise » qui, en l’occurrence, consiste à tuer dans l’œuf la publication d’une information sans que le journal ne puisse défendre devant des juges indépendants l’intérêt général qui justifie sa publication.
Pour rappel : magistrat du parquet = pouvoir exécutif, pas judiciaire.
Me Christophe Ingrain est également l'avocat d'Altice dans son procès contre Reflets, de Dupond-Moretti devant la CJR, et du maire de Saint-Etienne dans l'affaire de chantage sur son adjoint (source).
Donc, en deux mois : Reflets est poursuivi sur la base du secret des affaires. Interdiction de publier de futurs articles basées sur des informations issues du piratage d'Altice (voir) ; Arrêt sur images, Mediapart, Reflets, Next Inpact et d'autres sont poursuivis pour diffamation par Avisa Partners (voir) ; Et maintenant, ça. Tout. Va. Bien.
ÉDIT DU 29/06/2023 : Ça a fait pschitt lors de la demande de rétractation de l'ordonnance sur requête examinée le 30/11/2022 par le tribunal. Il existe deux procédures d'urgence : le référé et l'ordonnance sur requête. Pas de contradictoire dans le deuxième cas afin d'aller vite pour parer un dommage imminent (ici, sur la vie privée). Le tribunal a estimé que cette urgence n'était pas remplie dès lors que M. Perdriau avait caché qu'il avait connaissance de la détention de l'enregistrement litigieux par Mediapart depuis plus de deux mois. Voir aussi cette intéressante analyse. FIN DE L'ÉDIT DU 29/06/2023.
Tout commence le jeudi 31 janvier 2019 quand une enquête de Mediapart, reposant entre autres sources et documents sur des extraits sonores, révèle que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, et l’ex-responsable de la sécurité du parti présidentiel, Vincent Crase, tous deux condamnés depuis dans l’affaire des violences du 1er mai, ont violé le contrôle judiciaire qui leur interdisait tout contact. Outre cette concertation illégale, notre article dévoilait leurs liens d’affaires, alors même que Benalla travaillait à l’Élysée, avec un oligarque russe proche de Vladimir Poutine, par ailleurs soupçonné de liens avec la mafia. Enfin, nous établissions que Benalla continuait de revendiquer le soutien personnel du chef de l’État, textos à l’appui de ses dires.
[…]
C’est ainsi qu’au matin du lundi 4 février 2019, deux procureurs, escortés de trois policiers dont un commissaire de la brigade criminelle, se sont rendus à Mediapart, déclarant explicitement aux journalistes qui les ont accueillis, Fabrice Arfi et Michaël Hajdenberg : « C’est une visite domiciliaire, en d’autres termes une perquisition. » Cette perquisition n’ayant pas été, au préalable, autorisée par un juge des libertés et de la détention (JLD), ils s’y sont légitimement opposés.
[…]
Tel est le sens du jugement rendu, le 6 juillet 2022, par la première chambre civile du tribunal judiciaire de Nanterre qui condamne, avec des attendus aussi limpides que sévères, l’État pour avoir porté atteinte à la liberté de la presse et à la protection des sources, autrement dit à des droits démocratiques fondamentaux, en décidant de perquisitionner Mediapart.
[…]Cette ingérence […] n’a aucune base légale prouvée, ce qui emporte en soi sa disproportion et exclut toute justification de l’atteinte, de ce seul fait grave. […] En conséquence, la perquisition litigieuse n’était ni nécessaire dans une société démocratique ni proportionnée à l’objectif poursuivi. »
[…]
Soulignant « l’effet d’intimidation » recherché par ce déplacement en nombre de personnes « appartenant à la hiérarchie intermédiaire du parquet de Paris et, pour l’un d’entre eux, de l’institution policière », le jugement oppose à cette « coercition caractéristique de la perquisition » le fait que « les autorités judiciaires, confrontées à un organe de presse jouissant d’une protection légale accrue, disposaient d’un moyen simple, peu intrusif et non contraignant, consistant en l’envoi d’une réquisition ». Au lieu de quoi le parquet a choisi, écrit le tribunal, « l’emploi immédiat d’une mesure intrinsèquement coercitive, ou susceptible de le devenir en cas de refus, et significativement plus intimidante ».
L'État n'a pas fait appel (source).
Sur un chauffage électrique, les résistances électriques dégagent toujours la même quantité de chaleur. Le bouton de réglage (1, 2, … 7) sert à moduler la durée (et la fréquence) pendant laquelle les résistances sont allumées, pas la quantité de chaleur qu'elles dégagent. Néanmoins, sur certains modèles équipés de plusieurs résistances, on peut un peu moduler effectivement la chaleur dégagée (sans artifice).
Idem pour des radiateurs en fonte alimentés par une chaudière : l'eau est toujours à la même température, surtout entre les différents radiateurs, et le bouton de réglage produit une fluctuation incessante du débit de la flotte.
Même principe pour un grille-pain. Ou pour une plaque de cuisson électrique (sauf qu'en plus, les résistances sont pilotables indépendamment, le nombre de résistances allumées en simultané varie en fonction du réglage, et comme il y a plus de niveaux de réglage que de résistances, dans certains niveaux, des résistances sont allumées, éteintes, allumées, etc. en alternance, ce qui revient à jouer sur la durée de fonctionnement).
Évidemment, c'est le même principe pour tout ce qui fonctionne avec une résistance électrique (four, etc.).
Parfois, on apprend des choses basiques… Merci, prof' Johndescs.
Ha… Éteindre le Wi-Fi quand on ne s'en sert pas… alors que les box passent automatiquement en mode émissions réduites (juste le balisage pour signaler leur présente) quand personne utilise le Wi-Fi.
Supprimer ses emails. Le faire direct après sa lecture, pourquoi pas. Faire des séances de tri dédiées, nope : ton ordi consomme du courant juste pour ça, les disques durs se mettent en branle dans le centre de données juste pour ça. Bilan négatif. D'autant qu'un email inerte consomme rien. L'idée derrière cette préco, c'est d'éviter l'achat de disques durs supplémentaires côté centres de données. Sauf que ce n'est pas comme ça qu'un fournisseur calcule : il prend en compte le quota attribué à chaque utilisateur, l'utilisation moyenne dudit quota, son nombre de clients, son estimation de nouveaux clients, le spam, les usages de ses autres services (qui peuvent être plus gourmands que des emails), le tarif au volume des supports de stockage, la redondance, etc.
Un écran lumineux qui incite à débrancher son chargeur de téléphone de la prise murale quand il ne charge pas un téléphone… Un autre qui remercie des efforts en matière de sobriété… Les bras m'en tombent.
À ce jeu-là, on peut aussi désactiver le bloqueur de pub et la fonctionnalité anti-pistage d'un navigateur web. Puis se rendre sur Numerama, en acceptant tous les cookies. 250 requêtes lors d'une première consultation, 200 les fois suivantes. Vers des dizaines d'entités. Qui, souvent, ont recours à un CDN, ce qui double le nombre de serveurs impliqués (le JavaScript d'une pub ou d'un traqueur est rarement mis en cache, donc la requête est transmise à l'hébergeur final, qui doit, lui aussi, se mettre en branle).
Le Monde : 252 requêtes à froid.
Le Figaro : 333 requêtes à froid.
Les Echos : 680 requêtes à froid (en vrai 409, puis un script StrategyHandler.js charge des trucs en permanence, et ce n'est pas de l'actualité).
Mon uBlock Origin indique 36 % de requêtes bloquées depuis son installation. Sous-estimation puisque je bloque tous les contenus tiers : un contenu qui n'est pas chargé ne peut en charger d'autres en cascade, donc uBlock ne peut pas les comptabiliser. Sur Numerama, il bloque 3-4 régies pub, et ça bloque tout le reste. Alors qu'environ 200 requêtes auraient dû suivre, mais ne sont pas comptabilisées.
Bref, je développerai un semblant de conscience écolo quand on aura éliminé la pub (web, lumineuse, papier), qu'on aura viré tout le flicage numérique inutile (utile = ton 06 borne sur des antennes, triangulation, tout ça), que la mode et l'obsolescence programmée auront été éradiquées, qu'on aura viré les enseignes lumineuses (même le jour), qu'on éteindra les luminaires inutiles (taff comme maison), etc. Je suis rassuré : ça n’arrivera pas avant ma mort, donc j'aurai jamais une conscience écolo.
Pivoter / rotate toutes les pages d'un PDF vers la droite (90 degrés dans le sens horaire) : pdftk entrée.pdf cat 1-endeast output sortie.pdf
Pivoter / rotate les pages 3 et suivantes (jusqu'à la fin) vers la droite (90 degrés dans le sens horaire) : pdftk entrée.pdf cat 1-2 3-endeast output sortie.pdf
Pivoter / rotate uniquement la première page vers la droite (90 degrés dans le sens horaire) : pdftk entrée.pdf cat 1east 2-end output sortie.pdf
pdfjam (paquet texlive-extra-utils) permet de préciser plus finement l'angle : pdfjam --angle 2 entrée.pdf --outfile sortie.pdf
J'ai une sacré veine de cocu, vous ne trouvez pas ?
:')
Le Groland a trouvé une utilité concrète au Métavers !
Sinon, dans ma jeunesse, quand la chienne de la famille a eu des metavers, on lui a filé un vermifuge et c'était réglé, j'vois pas pourquoi on fait tout un plat du metavers de Zucky. :-
Paul: L'Effectuation est un paradigme pragmatiste du management (...). Si la logique causale ou prédictive met l'accent sur le but précis puis sur les moyens d'y arriver, la logique effectuale met l'accent sur les moyens puis sur les effets atteignables (...) Tandis que le mode causal part d'un objectif et définit la problématique en tant que choix d'une trajectoire optimale pour atteindre l'objectif, le mode effectual part d'un ensemble de ressources disponibles à partir desquels il construit les objectifs possibles.
[…]
Blinght: Causal = fixer des objectifs, faire un plan atteindre les objectifs. Effectual = regarder ce que l'on a et construire les objectifs à partir de ça ?
Paul: C'est ça !
Pouiii: Mais c'est génial ton truc !
Pouiii: En fait, je ne suis pas bordélique, m'enfoutiste, à tout faire au dernier moment à l'arrache : je bosse par effectuation !
Blinght: Donc quand j'ai la flemme de faire les courses et que je cuisine les fonds de frigos en foutant tout dans une grosse cocotte avec des épices au cas où le mélange soit bof : effectuation !
Pouiii: J'ai pu de PQ mais de l'essuie tout : effectuation !
Blinght: J'ai plus de mouchoirs mais des doigts : effectuation !
Paul: Moi qui pensais élever vos modes de pensées, bande de béotiens !
Blinght: Que veux tu, on réfléchit par effectuation...
Pouiii: Ouai, et vu qu'on a pas grand chose de base, on va pas aller loin...
:')
Tu connais la différence entre un enfant et une prostituée ?
Non ?
Gros taré, j'appelle les flics
:')
https://danstonchat.com/10633.html :
Mouah : hey les gens, vous connaissez la différence entre WoW et un vagin?
Nico : Non, c'est?
Maxou-ou-ou : Non je vois pas...
Mouah : Non bah rien, continuez de jouer à WoW. =)
:'D
Krevolt: Je peux comprendre que l'Administration, quand on a pas trop l'habitude, évoque plutôt une sorte d'immense monstre d'acier glacial, avec des rangés de dents en formes de classeurs aux coins acérés, prêt à dévorer tout sur son passage ; ou à la maison qui rend fou d'Asterix et Obelix.
Krevolt: Alors qu'en fait c'est plus souvent un petit vieux un peu perdu derrière un guichet, qui veut bien faire, mais à qui ses chefs lui ont répétés aujourd'hui que le jaune c'est du violet, alors qu'il y a pas deux semaines ses mêmes chefs lui avaient martelés que le jaune, c'était en fait du vert.
Je valide. Mais c'est aussi le cas dans n'importe quelle société commerciale ou entité au-delà d'un effectif…
Tiens, j'ignorais que KissKissBankBank et Societe.com sont des filiales du groupe La Poste.
Une décision d'adéquation est un acte de l'exécutif européen, la Commission européenne (CE), qui reconnaît que le droit d'un pays tiers (hors UE) offre un niveau de protection des données personnelles compatible avec celui de l'UE, ce qui permet d'y transférer des données persos sans frein (article 45 du RGPD).
En 2015, la Cour de Justice de l'UE (CJUE) a invalidé le Safe Harbor, nom donné à la décision d'adéquation des États-Unis prise par la CE à la fin des années 90. Arrêt dit « Schrems I ».
Les États-Unis et la CE négocient rapidement sa successeure, la décision d'adéquation nommée Privacy Shield. La CJUE l'invalide en 2020 (arrêt dit « Schrems II »).
Depuis, une nouvelle décision d'adéquation est en négociation.
Biden a pris un décret présidentiel afin de rendre les pratiques de ses services de renseignement conformes aux attendus de la CJUE, permettant à la CE de prendre une nouvelle décision d'adéquation.
D'après une première analyse de NOYB, si ce décret présidentiel reprend le vocabulaire clé de l'UE, il en change le sens. « Proportionnalité » s'entend toujours comme « aussi adapté que possible ». « Recours juridictionnel effectif » s'entend toujours comme un recours devant une Cour qui dépend de l'exécutif et qui adresse des réponses automatiques sans débat (en première instance). Donc, a priori, les critères posés par la CJUE ne sont toujours pas satisfaits.
Depuis ce décret présidentiel, la CE peut prendre une nouvelle décision d'adéquation. Elle est attendue pour le printemps 2023.
Deux notes :
However, the US takes the view that foreigners don't have privacy rights. I doubt that the US has a future as the cloud provider of the world, if non-US persons have no rights under their laws.
Under Swedish law, a party can request a decision within four weeks, if an authority has not decided within six months. Following three years of inactivity, the complainant requested a formal decision under Section 12 of the Swedish administrative law, which was rejected by the Swedish IMY, arguing that it is undertaking a parallel ex officio investigation into Spotify and that the complainant is not a party to the procedure.
Une enquête de son propre chef d'une APD, même si elle est plus large qu'une réclamation déposée par un lambda auprès de la même APD, ne fait pas obstacle à une demande de prise de décision (après six mois de silence, dans la loi suédoise) portant sur la réclamation.
Attention, il s'agit d'une loi suédoise relative aux administrations, pas tellement d'une loi relative aux données persos, donc ce cas peut être cité en exemple mais n'est pas transposable à un autre pays de l'UE. Et la décision fait toujours l'objet d'une contestation devant la cour suprême suédoise en juin 2023.
L’approche est toujours la même. Commencer par faire un inventaire des données que nous traitons. Ensuite, chercher le montage juridique qui permet de ne rien changer aux process habituels. Puis mettre en œuvre ce montage. C’est ce qui produit des textes longs, arides, qu’on demande à l’utilisateur final de valider d’un clic, le plus souvent sans le lire. Et hop, magie du droit : on a obtenu le consentement de l’utilisateur, on peut continuer comme avant. […] Elle positionne la privacy comme un poste de coût, comme un risque, comme une chose qui n’est pas souhaitable.
[…]
Le message affiché dit une chose (en général “we value your privacy”), alors que la réalité porte un message contraire (tu signes le contrat, 73 pages, maintenant, sans le lire). L’utilisateur sait bien, quand il signe ça, que tout le monde ment dans cette histoire. Non, il ne l’a pas lu. Et non, personne ne “value” sa privacy. On positionne l’utilisateur comme ennemi, d’une certaine manière. Quelqu’un a qui on fait signer un document, plus ou moins sous la contrainte, par lequel il s’engage à ne pas nous faire un procès, c’est un ennemi.
[…]
Voilà bien un point clef de compréhension. Si on en vient à devoir demander son consentement explicite à l’utilisateur, c’est qu’on est en train de porter atteinte à sa vie privée d’une manière qui ne lui rend pas service. Le consentement n’est pas la première condition de tout traitement de données personnelles. C’est au contraire la dernière, si vraiment il n’y a aucun motif légitime, avant de faire un truc potentiellement un peu crado, il faut demander la permission.
[…]
Le plus souvent, une fois que ce point est posé, il reste l’objection clef : tout le business du digital, c’est de saccager la vie privée des gens, pour pouvoir les modéliser et les profiler, pour vendre de la publicité ciblée le plus cher possibles, et faire de la prédiction de comportements. Bref, si on veut exister en ligne, il faut se calquer sur le modèle américain.
[…]
Tentons une autre approche. Considérons que le RGPD est un texte qui protège les Européens, qui impose nos valeurs (comme le respect de la vie privée) dans un monde qui les ignore. Le texte nous dit que les entreprises qui ne respectent pas ces valeurs ne sont pas les bienvenues sur le marché unique européen. Sous cet angle, le RGPD offre un effet protectionniste évident : les entreprises européennes, qui respectent la vie privée comme une chose précieuse et désirable, gagnent un avantage concurrentiel évident. L’écosystème du numérique européen peut se mettre à exister, et obtenir un accès protégé au marché le plus profitable du monde.
[…]
Voilà bien un équilibre de Nash. Toutes les entreprises européennes ont intérêt à utiliser à leur avantage l’effet protectionniste du RGPD, mais chacune a l’idée que si elle s’y colle en premier, elle va se faire tailler en pièces par celles qui ne respectent pas la norme. Normalement, pour sortir de ce type d’équilibre néfaste, il faut une action de régulation du marché.
Oui. C'est à ce titre que la décision de l'autorité allemande de la concurrence de considérer que des infractions au RGPD constituent une atteinte à la concurrence est une bonne idée, faute de mieux.
#Bayart
En matière de police, je n'aime pas voir être associés les mots IA et jeux de données… Surtout quand il y a eu abus passé. On se rapproche d'une collecte massive et d'une approche prédictive de la criminalité, tout de même. :(
Via https://twitter.com/gchampeau/status/1573030150953902082.
Pas conforme (sécurité des données, articles 5.1f et 32 du RGPD, voire détournement de finalité articles 5.1b et 6), d'après les Autorités de Protection des Données personnelles grecque, espagnole, belge, et anglaise, que ce soit un conseil municipal, une école, un cabinet d'avocats, ou une œuvre de charité. Même pour quelques clients d'un même cabinet d'avocats.
[…] le « paquet européen de protection des données à caractère personnel », composé du règlement n° 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données (RGPD) et de la directive n° 2016/680 du 27 avril 2016, dite directive « Police-Justice ».
[…]
Le RGPD a vocation à s’appliquer à l’ensemble des traitements de données à caractère personnel dans les Etats membres, à la fois dans le secteur public et le secteur privé, à l’exception toutefois des traitements mis en œuvre pour l’exercice d’activités qui ne relèvent pas du champ d’application du droit de l’Union européenne, telles que les activités de sûreté de l’Etat ou de défense nationale, et ceux mis en œuvre aux fins de la directive « Police-Justice ».
Ooook. Trois contextes (champs d'application) distincts :
Droits en plus et/ou en moins entre la directive Police-Justice et le RGPD (notamment un droit d'accès restreint voire indirect pour la directive).