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——————————— June 24, 2018 - Sunday 24, June 2018 ———————————

Mes notes (enrichies par mon survol du rapport 2018 de la Cour des comptes sur le Linky) :

  • Objectifs annoncés : facturation plus juste (plus besoin de profils-type, ni d'attendre un an avant un relevé et une régularisation) et maîtrise du réseau : la consommation va augmenter (voitures électriques, toujours plus d'objets électriques dans nos domiciles, etc.), le réseau ne pourra pas suivre si l'on ne planifie pas des évolutions voire si l'on n'est pas capable de réguler la demande en quasi temps réel (sisi, c'est dans le rapport de la Cour des comptes : « Les gains résultent essentiellement de la réduction des pertes non techniques, obtenue par la limitation de la puissance disponible dans la période d’absence d’occupation des logements […] […] […] L’effacement permet pour une zone géographique la mise hors tension à distance d’équipements électriques, avec l’accord des usagers concernés, afin de limiter la consommation lorsque celle-ci est trop élevée. La mise en place de mécanismes d’effacement permet d’éviter de construire des capacités de production qui ne seraient utilisées que quelques heures par an, aux périodes de pointe. ») ;

  • Objectifs que l'on peut déduire de la démarche d'Enedis : la supervision en quasi temps réel permettra de réduire les coûts en personnel pour les opérations courantes (relevés manuels annuels, changement de puissance, etc.), de réduire le risque d'impayés (dû à la régularisation annuelle), de réduire les fuites dans le réseau (branchage sauvage et/ou lignes dégradées) et d'acheter et de vendre en flux tendu (donc au meilleur prix) l'énergie manquante (ou au contraire le trop produit) ;

  • La communication entre un Linky et l’un des 2200 postes de distribution se fait en utilisant la techno CPL, donc sans opérateur télécoms. En revanche, chaque compteur Linky peut être un relai dans la communication ;

  • La plupart des arguments mis en avant dans ce docu sont du pipeau :

    • Le Linky disjoncte dès que la puissance souscrite est atteinte alors que les anciens compteurs permettaient une tolérance ? Ben oui, on n'avait pas une technologie permettant une granularité aussi fine dans les années 70/80 ! Contrairement à ce que dit le documentaire, la famille citée ne paiera pas plus pour la même consommation, mais elle paiera sa surconsommation habituelle par rapport à son abonnement sous-dimensionné ! ;

    • Le Linky émet des ondes et un léger champ électrique. Oui, comme ton téléphone portable, comme ton four à micro-ondes, comme tes plaques de cuisson à induction, comme les trouzemilles réseaux Wi-Fi qui t’entourent en permanence, etc. !

    • Le déploiement des Linky est imposé ? Oui, par la loi (et non par Enedis), qui ne précise aucune sanction pour le⋅a consommateur⋅rice quand il⋅elle refuse le compteur (sur sa propriété privée, seul motif de refus valable), mais qui prévoit des pénalités pour Enedis pour tout compteur non déployé après 2024 (date espérée de la fin de la pose du Linky dans tous les domiciles). En revanche, la brutalité des sous-traitants d'Enedis (harcèlement, agressivité, menaces, etc.) est injustifiable !
  • Le risque pour la vie privée m’apparaît être sérieux. Linky relèvera la consommation une fois par heure à partir du 1er juillet 2018 et permet de descendre à une granularité d'une fois toutes les dix minutes. Partant de là, on peut imaginer de la publicité ciblée (forte conso en hiver -> pub pour tout ce qui permettra d'améliorer l'isolation), de l'identification des comportements (la lumière allumée régulièrement la nuit, c'est de l'insomnie (ta mutuelle et ton assurance sont au courant ?) ou la préparation d'un acte politique, tout comme la détention de livres a faillit l'être dans l'affaire dite du groupe de Tarnac ? Une conso très faible durant tes heures de présence à domicile obligatoires durant un arrêt maladie, c’est normal ? La CPAM est au courant ?), etc. Enedis a même une équipe qui bosse sur de nouveaux services : la fabrique numérique d'Enedis. À l'ère du numérique, ces données de consommation valent de l'or, donc elles seront revendues. L'éthique n'entrera pas dans l'équation des décideur⋅euse⋅s ;

  • Le rapport 2018 de la Cour des comptes sur le Linky est trèèèès instructif. Tout comme Envoyé spécial, je retiens cette phrase de conclusion : « Néanmoins, l’analyse bénéfices-coût au niveau de la distribution ne peut à elle seule justifier économiquement le projet et, en l’état actuel des travaux, le système n’apportera pas les bénéfices annoncés en ce qui concerne la maîtrise de la demande d’énergie. »

  • Une question éthique se pose : s'il faut contrôler la consommation, qui seront les consommateur⋅rice⋅s visés par le mécanisme d'effacement (arrêt à distance d'équipements électriques gourmands afin d'éviter une pointe de consommation que le réseau ne pourrait pas encaisser), mécanisme qui cessera un jour d'être du volontariat ? Est-ce que les riches seront autant visés que les pauvres, même si l'on peut considérer que ces derniers ont une probabilité plus élevée de posséder des équipements vieillots qui consomment à mort ? Est-ce qu'il y aura un abonnement premium garantissant une absence d'effacement moyennant finances ?

Suite de En Chine, ne bouge pas une oreille.

« Les gens de confiance peuvent marcher tranquillement sous les cieux, ceux qui ne sont pas dignes de confiance ne peuvent pas faire un seul pas. » Voilà ce qu’on peut lire au fronton de la mairie de Suqian, une ville de 4,7 millions d’habitants située entre Pékin et Shanghai. Ce n’est pas un voeu pieux, c’est devenu la stricte réalité.

Prenons le cas de M. Jiang, habitant de Suqian. M. Jiang n’est pas digne de confiance, il a traversé au vert, le 3 mai, au croisement de la rue du Lac-de-l’Ouest et de l’avenue du Peuple. Depuis, raconte « le Monde » (16/6), son visage a été affiché sur des écrans à des dizaines de carrefours. Non seulement M. Jiang est désigné à la vindicte populaire comme un mauvais citoyen, mais en plus il a perdu 20 points sur sa note de confiance, qui en comptait originellement 1 000. Après l’enquête des « Echos », dont « Le Canard » avait rendu compte la semaine dernière, celle du « Monde » apporte de nouveaux éléments à charge dans la description de la frénésie de contrôle qui s’empare de la Chine. Pour se racheter, comme M. Jiang va être amené à le faire, on peut donner son sang, ce qui rapporte 50 points, ou obtenir, grâce à un comportement exemplaire, la distinction de « travailleur modèle », aussi gratifiante. En fonction des points dont on dispose, on peut avoir un accès prioritaire à l’hôpital ou une réduction sur sa carte de transports publics.

L’enquête décrit une société où chacun se méfie de l’autre. Selon un spécialiste, les notes de moralité, rendues publiques, permettraient de rétablir cette fameuse « confiance », brisée depuis l’entrée dans le capitalisme.

Rétablir la confiance par la défiance, vaste programme, comme aurait dit le Général !

En voilà un endroit où il fait bon vivre !

Dans le Canard enchaîné du 20 juin 2018.

Je ne vois pas de problème. Avec la peine de mort toujours en vigueur dans plusieurs États, la torture, le camp de Guantánamo, l'espionnage numérique de masse, les frappes par drone sans procès, la politique impérialiste ainsi que la politique migratoire et anti-IVG de Trump, les États-Unis ont une vision très étriquée des droits de l'Homme depuis des décennies.

Ce départ lève l'hypocrisie qui consiste à vouloir apprendre les droits de l'Homme aux autres quand on ne se les applique pas à soi-même. La France devrait en prendre de la graine.

Sur ce point, je rejoins ambassadrice de Washington à l'ONU :

« Pendant trop longtemps, le CDH a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques », a-t-elle fustigé en s’en prenant particulièrement à la République démocratique du Congo (RDC), qui y siège, tout comme au Venezuela, à la Chine, à l’Egypte ou à l’Iran.
Le CDH est certes « imparfait », s’est émue l’ancienne diplomate américaine Suzanne Nossel. « Aucun instrument multilatéral ne peut être pur ou presque parfait (…). Ses défauts sont les défauts des Etats membres qui sacrifient parfois les droits humains au profit d’objectifs politiques ou économiques », a-t-elle assuré, déplorant la décision de Washington.

Oui, l'ONU a toujours été à géométrie variable. Notamment quand 5 États peuvent mettre le monde à feu et à sang ou s'y opposer. Notamment quand une guerre devient propre car elle se déroule sous mandat de l'ONU. Fumisteries.

On rappellera que l'Arabie Saoudite (entre autres) est membre du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, ce qui en démontre la valeur, aussi élevée que celle d'une Légion d'honneur distribuée à tout-va aux copains et copines.

Pour l'instant, la presse relate que les États-Unis n'ont pas claqué la porte par honnêteté, mais en répression aux résolutions prises contre l'Israël. Je pense surtout que c'est un joli écran de fumée qui arrange bien les ricain⋅e⋅s. Coup double.

WOW, superbe vulgarisation chez Thinkerview. Je recommande.

  • Lois de la physique qui ne correspondent pas avec ce qu'on observe. Soit changer la loi, soit constater qu'elle a raison mais qu'on ignorait un des éléments qui la compose ;

  • Une interaction entre particules fondamentales se matérialise (se transmet) par un champ dans l'espace. Ces champs sont caractéristiques de l'interaction subie par une particule. Dans le monde de l'infiniment petit, il y a 3 interactions :

    • L'interaction électromagnétique, matérialisée par un échange de photons). Quand deux électrons se repoussent par la force électrique, ils s'échangent des photons (de masse nulle) en permanence ;

    • L'interaction nucléaire faible (responsable de la désintégration d'un neutron en protons / électrons, responsable de la consommation lente de son hydrogène par le soleil, etc.), matérialisée par les bosons W+, W- (de masse élevée, ce sont des particules lourdes) et Z0 (masse nulle) ;

    • L'interaction nucléaire forte (à l'intérieur d'un noyau, entre les quarks), matérialisée par les gluons ;

    • La gravitation est si faible au niveau des particules qu'on ne la prend pas en compte.
  • Si la masse des particules qui matérialisent une interaction est nulle, alors la portée de cette interaction est infinie. À l'inverse, si la masse est élevée, la portée de l'interaction est très faible (un millionième de milliardième de mètre) ;

  • Nom des particules qui ne subissent pas l'interaction forte : leptons. Nom de la catégorie des particules qui la subissent : hadron ;

  • Ces interactions sont décrites depuis la 2e moitié du 20e siècle dans le modèle standard de la physique des particules. Problème : si les équations de ce modèle sont correctes, alors la masse de toutes les particules qui matérialisent une interaction devrait être nulle, donc l’interaction devrait être d'une portée infinie. Si ces particules ont une masse nulle, alors les particules qui la subissent doivent aussi avoir une masse nulle. Or, les électrons, les bosons, etc. ont une masse non nulle ;

  • En 1964, Englert, Brout et Higgs font l'hypothèse que le modèle standard des particules est correct, mais que nous nous trompons sur la définition de la masse : masse et matière ne sont pas forcément imbriquées. Une particule n'a pas une masse du simple fait qu'elle est une particule de matière, mais elle en acquiert une via une interaction avec le vide… qui n'est en fait pas vide. Un champ (de Higgs) serait présent en tout point de l'univers. Toutes les particules auraient une masse nulle et c'est l'intensité de l'interaction avec ce champ qui donne une impression de masse ;

  • La masse d'un corps n'est pas forcément égale à la masse des corps qui le constitue. Exemple : dans le corps humain, la somme des masses de nos particules élémentaires (électrons et quarks) représentent quelques pourcents de notre masse totale. Notre masse principale vient de E=mc² : nos particules interagissent violemment entre elles, ces interactions déploient une certaine énergie qui correspond à une masse effective ;

  • En juillet 2012, on observe des signaux de la présence du boson de Higgs. Donc toute l'hypothèse se confirme. Le modèle standard est désormais complet : toutes les particules exigées pour son fonctionnement ont été détectées. Les collisions dans le LHC ont permis de reproduire des conditions de l'univers primitif qui n'existent plus aujourd'hui comme la température (l'univers s'est considérablement refroidi). Ainsi, nos bosons de Higgs ont une durée de vie de 10^-23 secondes ;

  • À la naissance de l'univers, le champ de Higgs n'existait pas, donc les particules élémentaires n'avaient pas de masse, donc elles se déplaçaient à la vitesse de la lumière, donc la théorie de la relativité générale nous dit que ces particules n'avaient pas de temps propre puisqu'aucun révérenciel temporel ne peut leur être associé. Tout d'un coup, le champ de Higgs apparaît dans tout l'espace, les particules élémentaires se couplent plus ou moins intensément à ce champ, ce qui leur donne une masse non nulle, qui engendre un temps propre. Qu'est-ce qui a déclenché ça ? Peut-être une rupture spontanée de symétrie ;

  • Le modèle standard ignore la gravitation. Or, si l'énergie augmente, la gravitation va intervenir. Nouvelle question : comment résoudre le modèle standard et la relativité générale ? ;



  • Matière noire ? Si la force qui décrit le mouvement des galaxies est la gravitation, comment expliquer que, pour prévoir ces mouvements, il nous faut ajouter à nos calculs de relativité 10 fois plus de masse que celle que l'on observe ? On présume l'existence d'une matière noire, d'une matière qui n'émet pas de lumière et qui agirait sur la gravitation des galaxies. Cette matière noire n'est qu'une explication parmi d'autres ;

  • Hypothèse de l'inflation ? Le principe d'inertie énonce qu'un corps qui est soumis à aucune force a un mouvement rectiligne et uniforme. Or, en tout point de l'univers, il y a la gravitation donc tous les corps présents dans l'univers subissent au moins une force. Donc le principe d'inertie n'est pas observable. Ou alors la gravitation n'est pas une force ? Einstein démontre cela : la gravitation n'est pas une force, mais une déformation de l'espace-temps. La terre aurait un mouvement inertiel (rectiligne), la courbure de l'espace-temps la fait tourner autour du soleil. L'univers observable est plat (pas 2D, mais on ne constate pas une courbure généralisée). Pourquoi c'est plat ? Inflation. Dans l'univers primordial, les distances ont augmenté de 10^50 dans un temps restreint de 10^-32 secondes. Donc, en moins d'un instant, l'univers a acquit la moitié de sa taille observable. Dans ces conditions, il est possible que nous observions une portion seulement de l'univers, car la courbure généralisée échappe à notre observation ;

On n'a peut-être pas encore vu le plus beau dans ce qu’il est convenu d’appeler la « crise migratoire ». Selon « Le Monde » (17/6), l’Autriche, « qui assurera pour six mois la présidence tournante de l'Union européenne, serait (…) en négociation avec des pays des Balkans pour y installer un camp — ou des camps — de rétention pour les déboutés du droit d’asile en attente de leur éventuel renvoi vers leur pays de départ ». Quant au ministre autrichien de l’Intérieur, il a déjà constitué, avec ses collègues allemand et italien, un « axe des volontaires » contre l’immigration clandestine.

Des « camps », un « axe » germano-austro-italien : des mots qui fleurent bon.

Jusque-là, tout va bien, jusque-là, tout va bien, jusque-là…

Dans le Canard enchaîné du 20 juin 2018 (le titre est de moi).

Star mondiale de l’art contemporain, le plasticien Anish Kapoor décida, voilà deux ans, d’acheter a prix d’or le Vantablack, une couleur noire obtenue à partir de nanotubes de carbone 3 500 fois plus fins qu’un cheveu, qui, serrés les uns contre les autres, absorbent la lumière à 99,965 % et créent le plus noir de tous les noirs. Ce noir est désormais sa propriété privée.

Avant d’être l’un des plus importants promoteurs de l’art contemporain en Angleterre, le collectionneur et marchand d’art Charles Saatchi a été le publicitaire qui a orchestré l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher.

L’été dernier, la superstar américaine Jeff Koons présenta au Louvre, dans la salle de « La Joconde », lors d’un dîner qui se voulait très chic, une collection de sacs Vuitton où étaient reproduits la Joconde, un champ de blé de Van Gogh, un Fragonard, etc. Il décréta que ces sacs étaient des œuvres d’art.

Pour Annie Le Brun, ces trois épisodes sont révélateurs d’une guerre implacable qui se joue actuellement, guerre menée contre la beauté, contre tout ce dont on ne peut pas extraire de la valeur, guerre qui a pour but de tout transmuter en espèces sonnentes et trébuchantes. Il ne suffit pas, en effet, aux premiers de cordée de régner sur des empires industriels, d’avoir amassé des fortunes inouïes, d’afficher la morgue de qui a la « certitude d’appartenir au très petit nombre vivant quasiment au-dessus des lois », encore leur faut-il nous imposer leur vision de l’art.

Cet « art des vainqueurs » dispose d’une armada d’artistes-entrepreneurs, de galeristes-rabatteurs, de critiques d’art-promoteurs et de commissaires-prescripteurs qui « travaillent dans le même sens » : évacuer toute velléité critique, « faire l’impasse sur toute notion de beauté et de laideur », brouiller les pistes en organisant la « porosité du monde de l’art avec ce dont, par essence, il se difi”érenciait auparavant, le luxe, la mode, le design, la publicité », organiser un tel tapage à propos d’une poignée de gros malins tels Jeff Koons ou Damien Hirst, que les voilà internationalement tenus pour les grands artistes de ce temps, vu qu’ils sont les plus cotés.

Dérisoire, cette guerre qui ne concernerait que le petit milieu de l’art contemporain ? Non, car il s’agit au fond de neutraliser, de détourner, de pervertir, voire d’annihiler tout nouveau langage, toute nouvelle expression qui pourrait s’opposer à la rationalité marchande. Ainsi, quarante ans après, les codes et le vocabulaire visuel de la révolte punk continuent d’être exploités par les industriels du luxe. Ainsi, alors que, « des siècles durant, arts et traditions populaires ont constitué le plus formidable barrage contre la laideur », le milliardaire Bernard Arnault s’est emparé du Musée national des arts et traditions populaires, le premier musée ethnographique, créé en 1937 sous le Front populaire. Il s’appelle désormais Maison LVMH-Arts, Talents, Patrimoine.

Le Front populaire dans un sac Vuitton… faut-il vous l’emballer ?

Laurent Obertone évoque aussi ce sujet dans son livre La France Big Brother (mon avis), notamment sous l'aspect "l'art moderne est excluant, il a pour but de permettre à une élite qui a déjà réussi dans d'autres domaines de désigner ce qui provoque des émotions ou non, et, ce faisant, qui est dans le coup et qui ne l'est pas (si tu partages l'avis, t'es in, sinon t'es out), ce qui permet d'uniformiser les sensibilités".

Dans le Canard enchaîné du 20 juin 2018.

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