Suite à la publication d'un livre (écrit par un ancien diplomate), on se demande à nouveau où sont passés les cahiers de doléances / d'expression citoyenne de 2019 (contexte gilets jaunes).
700 000 citoyens (sur 45 millions d'électeurs sur 67 millions de Français, faut relativiser la représentativité) ont écrit 400 000 pages dans 16 000 cahiers (cahiers de 25 pages, vraiment ? :O).
(Ces stats prennent-elles en compte les autres mécanismes de plainte prévus à l'époque comme un courrier privé au maire ?)
Problème 1 : éparpillement géographique
Depuis leur numérisation par la BNF, les cahiers sont stockés par les archives départementales et accessibles à tous… sauf exceptions.
Se faire un avis à l'échelle nationale (consolidation) est donc chronophage.
La copie numérique est stockée aux archives nationales. Elle est accessible aux seuls chercheurs dans le cadre d'un projet de recherche (motif dans la section suivante). Mêmes pour les chercheurs, les archives publiques sont difficiles d'accès.
Exceptions : les mairies qui n'ont pas mis de cahier à disposition de la plèbe et/ou celles qui ne les ont pas fait remonter et/ou les écrits contenant des…
Problème 2 : données personnelles
Les Français ont raconté leur vie quotidienne (y compris la poubelle malodorante du voisin…)… donc les cahiers contiennent des données personnelles…
Ne sont communicables à tous que les portions de cahiers qui n'en contiennent pas… Donc il faut faire un tri préalable à la communication. Donc les archives départementales qui n'ont pas encore trié refusent les demandes de consultation (6 ont trié et publié).
C'est aussi pour cela que le gouvernement prétend avoir renoncé à sa promesse d'une publication numérique complète (open data) : trier / anonymiser, ça prend du temps et/ou de l'argent alors que les archives départementales ont reçu peu de demandes de consultation.
En l'absence de tri / anonymisation, tous les écrits de tous les cahiers seront consultables par tous dans 50 ans.
Présentation des nouveaux types d'enregistrement DNS (RRType) : SVCB et HTTPS. Compléments chez Bortz et/ou chez CloudFlare.
Résumé : cela généralise les entêtes HTTP HSTS et « Alt-Svc » (HTTP Alternative Services) à d'autres protocoles et usages, et sans nécessiter une connexion préalable au service.
Intérêts :
J'aime bien tester des failles de sécurité simples de temps en temps.
Ici, obtention indue des privilèges root par un utilisateur local via pkexec de policykit. Explication détaillée.
En gros : buffer overflow qui modifie une variable d'environnement qui entraîne le chargement d'un module gconv personnalisé qui, profitant du fait que le binaire pkexec est la propriété de root et qu'il a le setuid bit, obtient les droits root (setuid(0)) et lance (exec()) un shell avec ceux-ci. Du coup, j'imagine qu'on doit aussi pouvoir surcharger LD_PRELOAD et s'amuser par cette voie-là.
J'ai testé le code d'exploitation pointé par ce shaarli : il fonctionne sur un système Debian GNU/Linux 10 et 11.
La surface d'attaque me semble être limitée : policykit (et donc pkexec) n'est pas installé sur mes serveurs persos. Il l'est sur mes postes de travail.
Via https://www.exploit-db.com/exploits/50689https://www.exploit-db.com/exploits/50689.
Nous permettons à nos enfants d'être fous jusqu'à l'âge de huit ans environ. Et puis on commence à dire « Pourquoi ne pas grandir… Grandir ? » Et ils le font. Ils grandissent. Ils deviennent médecins. Ils deviennent ingénieurs. Qu'est-ce qui arrive à leur imagination ? Elle rétrécit à mesure que leur corps grandit. Leur capacité à imaginer tout un monde de merveilles commence à se rétrécir.
Énorme +1. Formatés afin de devenir des trouducs, mais « responsables » et « réalistes », du coup ça va.
Hum… Je pense qu'il ne faut pas monter en épingle cet email. Voici mon interprétation.
Suite à log4shell, une grande société commerciale réalise un inventaire des logiciels qu'elle utilise (afin d'en déduire sa vulnérabilité). Probablement avec une méthode semi-automatisée (comme parser dpkg -l, quoi), donc ça fait remonter la bibliothèque curl. Puis, elle envoie un email à l'éditeur de chaque logiciel (et bibliothèque, du coup) inventorié. Il doit probablement s'agir d'une société habituée au modèle du grand logiciel privateur avec support, car, sur la forme, c'est le genre d'emails que n'importe quelle société envoie à l'assistance SAP, Microsoft, Cisco, etc.
Cela se lit : email standardisé (rien que la première phrase, qui mentionne « Haax team partner »… ‒ nom informel après une courte recherche sur le site web du projet + la société n'est pas un partenaire selon l'auteur ‒) formulé du point d'un vue d'un utilisateur plutôt que d'un développeur (comme si une bibliothèque était un logiciel pour utilisateur final, quoi) et comme si l'auteur d'une bibliothèque pouvait savoir ce que l'éditeur d'un logiciel et la société qui s'en est équipée en ont fait (voir les questions 3 et 4, par exemple).
Il me semble que cette société commerciale est plus dans l'incompétence à établir une liste des logiciels qu'elle utilise (et ne pige pas la mentalité du logiciel libre) que dans un foutage de gueule "j'exige du bénévole d'un petit projet avec lequel j'ai aucun contrat d'assistance de me répondre vite et bien".
Un énième testeur de tout un tas de paramètres DNS, x509 / TLS, web et emails : DNSSEC, DANE TLSA, DNS CAA, STS, DMARC, redirection HTTP => HTTPS, CSP, SRI, CT, etc.
Via FRsAG.
La loi semble dire que les noms et prénoms sont « occultés » des décisions de justice publiées. (Le contexte peut également l'être dans certains cas).
Je pensais que ça veut dire que seules les initiales sont conservées.
Or, dans cette décision, Thierry Mariani est nommé « M. S… P… ». Aucun rapport avec ses initiales, donc. (Deux sources, la Gazette des communes et Dalloz, identifient Mariani + la décision mentionne « M. P..., tête de la liste du Rassemblement national, élu le 27 juin 2021 » et la date de signature de son bail publiée par d'autres journaux, etc. Tout ça pour dire que S… P… = Mariani).
Quelqu'un sait comment sont occultées les identités dans les décisions de justice ? On laisse que les initiales ? On change les initiales ?
Les juges du Palais-Royal rappellent ainsi qu’il y a deux conditions à remplir pour être éligible au conseil régional :
- être inscrit sur une liste électorale, qu’elle soit ou non dans la région visée ;
- être domicilié dans la région, ou être (ou en justifiant qu’on devrait être) inscrit comme contribuable d’une contribution directe dans la région au 1er janvier de l’année de l’élection.
[…] Ce qu’ils reprochent à Thierry Mariani, c’est de ne pas y avoir résidé. Seulement, les juges observent, eux ,que le candidat a été « assujetti à la taxe d’habitation dans la commune d’Avignon au titre de l’année 2021 ». Il était donc inscrit, au 1er janvier de l’année de l’élection, au rôle d’une contribution directe dans la région Paca.
Je constate que tous les journaux se sont amusés avec le cas Mariani à l'époque. Aujourd'hui, un seul raconte la fin de l'histoire (la décision définitive du Conseil d'État date du 20 décembre).
Les candidats pourront à partir de juin 2020 recueillir des dons par le biais de plateformes de paiement en ligne du type Paypal, etc. Cette adaptation aux nouvelles technologies ne se fera pas sans une précision des modalités de traçabilité des opérations financières puisqu’il s’agit d’une véritable dérogation au principe selon lequel aucun tiers à l’exception du mandataire financier ne peut intervenir dans le recueil des dons.
Hum… Est-ce suffisant pour ouvrir la voie au financement participatif d'une élection comme on peut le lire ici ?
Par ailleurs, il sera également fait interdiction aux personnes morales autres que les formations politiques et les établissements bancaires, de garantir les prêts contractés par les candidats.
Il sera à partir de juin 2020 interdit aux candidats de faire figurer sur leurs bulletins de vote « la photographie ou la représentation de toute personne » autre que le ou les candidats […] De manière plus anecdotique, et sans doute face au succès (relatif) des listes animalistes aux élections européennes de 2019, qui avait décoré leurs bulletins de vote d’attendrissants animaux, il sera désormais interdit de faire figurer des photos d’animaux sur les bulletins.
S’agissant de l’élection présidentielle ou des élections européennes, il faudra dorénavant attendre la fermeture du dernier bureau de vote sur le territoire métropolitain pour que les résultats puissent être communiqués.
Désormais, le juge pourra déclarer le candidat inéligible « en cas de volonté de fraude ou de manquement d’une particulière gravité aux règles de financement des campagnes électorales ». Ainsi, une simple erreur matérielle sans volonté de fraude n’entraînera plus l’inéligibilité du candidat.
Avant :
Après :
Autre source. Qui expose que le Conseil d'État a appliqué rétro-activement cette loi aux élections municipales de 2020 alors que son application avait été différée par le Parlement. Arguments : loi plus douce + si le Parlement ne voulait pas de rétro-activité, il fallait l'écrire, une application différée ne suffit pas.
Le Canard enchaîné du 21/07/2021 relate que cet assouplissement a profité à des sénateurs élus en septembre 2020.
Le Canard juge « arrangeant » le Conseil constitutionnel qui a rendu ses décisions (y compris d'inéligibilité) après les élections régionales de 2021, permettant ainsi aux sénateurs déchus de devenir conseiller régional, une peine d'inéligibilité ne s'appliquant pas au mandat en cours.
Il est créé en 2013 sous la forme d'une association, appelée « Sens commun », en opposition à la loi introduisant en France le mariage pour les personnes de même sexe.
En 2021, à la suite de l'investiture de Valérie Pécresse pour l'élection présidentielle de 2022, le mouvement se rallie à la candidature d'Éric Zemmour.
Via le Canard enchaîné du 21 juillet 2021.
Le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères, dit Viginum, est une agence nationale de lutte contre les manipulations de l'information mise en place en France.
[…]
L'assassinat de Samuel Paty en octobre 2020 est suivi d'une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux. Une « Task force Honfleur » est mise en place afin de détecter et de caractériser cette tentative de déstabilisation qui est dorénavant attribuée à la Turquie. […] Lors du conseil de défense du 12 janvier 2021, Emmanuel Macron prend la décision de pérenniser la task force en créant une agence de lutte contre les opérations de manipulation de l'information. […]
Le Canard enchaîné du 9 juin 2021 nous indique que Macron aurait, dès son entrée à l'Élysée, créé « un bureau de lutte contre la manipulation de l'information au sein du SGDSN ». 10 personnes. Mobilisées pour veiller à ce que Moscou ne souffle pas sur les braises des gilets jaunes et sur la « campagne antifrançaise » (sic) suite aux propos de Macron en octobre 2020 sur le séparatisme islamiste.
les missions de Viginum seront de « veiller, détecter et caractériser les opérations d'ingérence numérique étrangères aux fins de manipulation de l'information sur les réseaux sociaux »
[…] « Soyons bien clair, il ne s'agit absolument pas pour nous de commencer à dire telle information est exacte, telle information est inexacte. Cela c'est le rôle des politiques, des médias, et c'est le rôle de la justice. Cela ne peut pas être le rôle d'une administration et cela ne dois pas être son rôle »
Via le Canard enchaîné du 21 juillet 2021.