5940 links
  • GuiGui's Show

  • Home
  • Login
  • RSS Feed
  • Tag cloud
  • Picture wall
  • Daily
Links per page: 20 50 100
◄Older
page 72 / 297
Newer►
  • Coupe du Monde | Grise Bouille

    ‒ T'as vu ce match de fou, hier ?!
    ‒ Ouais ! Qui aurait pu parier que les rouges de 5e B gagneraient 5-0 face aux sans-maillots de 5e A ?!
    ‒ Hein ? De quoi… ? Mais on s'en fout, de ça !
    ‒ Aaaaaaah, bah tu vois ? On est d'accord !

    +1. :D

    Sat Jan 8 11:39:41 2022 - permalink -
    - https://grisebouille.net/coupe-du-monde/
  • Les médias sous la domination de Google et Facebook — Mediapart

    Panorama et historique des accords-cadre secrets par lesquels Google et Facebook financent les grands journaux français (entre autres).
    J'en ai déjà parlé et j'ai même tenté d'obtenir des informations auprès du ministère de la culture, en vain.

    Je ne suis pas convaincu par l'aspect "les droits voisins sont la réponse à ces dérives". J'ai toujours considéré Google News comme un apporteur d'affaires… qui devrait donc être rémunéré pour mettre en avant des extraits d'articles. En revanche, quand Google (ou autres) intègre d'une façon plus poussée, un article à ses contenus, comme ça semble être le cas avec Showcase, là, oui, il doit y avoir rémunération. De même sermonner Google pour qu'il respecte cette loi me paraît pertinent.


    Dupliquant en tous points les errements de l’accord conclu à l’Élysée en 2013 [ NDLR : celui qui a mis en place le Fonds Google pour l'innovation numérique de la presse ], l’Alliance de la presse d’information générale, présidée depuis octobre 2020 par Pierre Louette, signe ainsi le 21 janvier 2021 un accord-cadre avec Google.

    […] D’abord, l’accord-cadre est secret et n’est signé qu’avec une partie des éditeurs, ceux qui regroupent d’abord la presse des milliardaires. L’accord-cadre est conçu pour donner lieu à des accords particuliers entre Google et chacun des éditeurs concernés – tous ces accords étant eux-mêmes secrets. […]

    Plus grave que cela ! Non seulement la presse IPG tourne le dos à toute logique solidaire avec le reste de la presse, mais certains de ses membres, dont Le Monde, Le Figaro et Libération, ainsi que Courrier international, L’Obs, et L’Express, n’attendent pas même que l’accord-cadre soit conclu pour jouer sans vergogne leur propre carte, négocier en solo avec Google, et conclure dès novembre 2020 avec le groupe américain des aménagements encore plus avantageux pour eux, à la grande fureur des autres membres du syndicat professionnel.

    […]

    Dans tous ses accords, les droits voisins sont en effet agrégés aux autres financements apportés par Google dans ses intérêts propres, pour développer ses activités commerciales, qu’il s’agisse de Google Showcase (fourniture d’informations pour Google News), de Subscribe with Google (abonnement réduit à un journal s’il est souscrit via Google) ou de contrats de fact checking. Dans une sorte de prise de judo, Google, qui était jusque-là opposé aux droits voisins, les utilise à partir de cette époque comme cheval de Troie pour développer ses services commerciaux et faire des journaux ses supplétifs.

    […]

    Dès février 2021, l’agence Reuters révèle ainsi avoir pu consulter certains des documents en question : « Les documents français consultés par Reuters comprennent un accord-cadre dans lequel Google versera 22 millions de dollars par an pendant trois ans à un groupe de 121 publications d’information françaises nationales et locales après avoir signé des accords de licence individuels avec chacune. Le deuxième document est un accord de règlement en vertu duquel Google s’engage à verser 10 millions de dollars au même groupe en échange de l’engagement des éditeurs à ne pas poursuivre en justice les droits d’auteur pendant trois ans. »

    Au total, la multinationale s’engage donc à débourser 76 millions de dollars (66 millions d’euros) sur trois ans.

    L’accord présente donc d’innombrables défauts. D’abord, il agrège les droits voisins et certains services commerciaux de Google. « Les éditeurs s’engageraient dans un nouveau produit à venir appelé Google News Showcase qui permettrait aux éditeurs de gérer le contenu et de fournir un accès limité aux articles payants », poursuit Reuters. L’accord est, de plus, très inéquitable pour de multiples raisons. D’abord, il exclut une très large partie des médias, ceux qui ne font pas partie de la presse IPG. Mais au sein des bénéficiaires, les disparités sont aussi considérables. Les sommes apportées par Google vont de 13 741 dollars pour La Voix de la Haute-Marne à 1,3 million d’euros pour Le Monde.

    Mais ce dernier chiffre en faveur du Monde qui apparaît dans les documents confidentiels n’est en vérité pas le bon. Car la plateforme américaine a donc conduit préalablement une négociation avec Le Monde, Le Figaro et Libération, de sorte que ceux-ci reçoivent des financements complémentaires et acceptent en contrepartie d’adhérer à d’autres services commerciaux de Google. Selon des informations recueillies par Mediapart auprès de l’un de ces éditeurs, Le Monde et Le Figaro concluent ainsi un accord quelques mois plus tôt avec Google, au terme duquel la firme américaine s’engage à leur verser au total 2 millions d’euros à chacun par an pendant trois ans. Et pour Libération, la somme serait d’un million d’euros par an.

    […]
    L’exemple le plus révélateur est celui du Monde, qui est le premier quotidien, avec La Voix du Nord, à intégrer sur son site lemonde.fr cette nouvelle fonctionnalité (voir ci-contre) baptisée « Suscribe with Google » (SWG). Décryptage du Journal du Net dans un article consacré « au pacte faustien » conclu entre la plateforme et le quotidien : « L’outil permet à un utilisateur qui dispose d’un compte Google de s’abonner au média partenaire par ce biais. C’est-à-dire sans friction car SWG renseigne automatiquement ses informations de connexion, qu’il s’agisse de ses nom et prénom ou de ses coordonnées bancaires, si celles-ci sont déjà associées à son compte Google. Des informations qu’il transmet ensuite au média partenaire. »

    L'article ne le dit pas, mais la capture d'écran le montre : ristourne (temporaire, 3 mois) sur l'abonnement en échange du dépôt d'un cookie Google. :)

    L'autorité de la concurrence expose le nom du partenariat / programme global qui inclus Showcase : Publisher Curated News.

    Pas si mal la réaction de l'autorité de la concurrence : 500 millions d'euros. C'est rien à l'échelle de Google mais l'analyse est plutôt juste.


    […]

    À l’automne 2021, Facebook annonce ainsi qu’il a conclu un accord avec les grands médias rassemblés au sein de l’Apig, encore eux. Visiblement, le deal ne duplique pas les vices du premier accord entre l’Apig et Google, mais il est, lui aussi, confidentiel, les contractants arguant du secret des affaires (ce qui est pour le moins choquant car beaucoup de ces journaux avaient publiquement dénoncé la loi sur le secret des affaires !).

    Mais là encore, le secret est vite battu en brèche. Le 10 décembre 2021, La Lettre A lève une partie du voile sur l’accord : « En annonçant, le 21 octobre, avoir conclu un accord avec Facebook sur le droit voisin, l’Apig, qui regroupe près de 300 quotidiens nationaux et titres régionaux, n’avait pas souhaité en dévoiler le montant. Selon nos informations, les membres de l’Apig devront se partager une enveloppe proche de 25 millions de dollars par an, soit plus de 22 millions d’euros, pour les trois prochaines années. Dans les faits, seuls 5 millions de dollars par an seront accordés par Facebook au titre du droit voisin. Le reste, environ 20 millions de dollars annuels, sera versé par le réseau social aux membres de l’Apig souhaitant alimenter avec leurs articles l’espace Facebook News, que le groupe lancera en janvier en France. »

    De son côté, l’Agence France-Presse (AFP), qui faisait pourtant partie de ceux qui avaient lancé la procédure devant l’Autorité de la concurrence, annonce le 6 décembre 2021 le lancement avec Google d’un projet baptisée « Objectif Désinfox », comprenant des formations au fact checking (vérification des faits), la création d’une plateforme collaborative pour alerter sur des fake news (infox) ou encore des contenus de fact checking élaborés par l’AFP. […] Selon des informations confidentielles recueillies au sein de l’agence, l’AFP devrait percevoir la somme de 10 millions d’euros par an pour un contrat global qui intègrerait plusieurs projets, dont celui de fact checking. Le montant du contrat ferait de Google le deuxième client de l’agence.

    Et les financements très intéressés que les Gafam accordent à la presse française ne s’arrêtent pas là. On pourrait également citer les sommes considérables que la Fondation Bill et Melinda Gates (le fondateur de Microsoft) apportent au Monde, ou précisément à son supplément, Le Monde Afrique, dont le fonctionnement dépend intégralement de ces versements.

    On en trouve le décompte précis sur le site de la fondation : 299 109 dollars en 2014 ; 438 083 dollars en 2015 ; 516 601 dollars en 2016 ; 633 929 dollars en 2017 ; 2 126 790 dollars en 2019 pour trois ans. Soit un total de 4 014 512 dollars pour la période correspondante.

    Et il faut bien mesurer que ce type de partenariat n’est jamais neutre. Dans le cas présent, la Fondation Gates a fait savoir au Monde qu’elle entendait subventionner « un journalisme de solution », donnant de l’Afrique une image positive. En interne, ces financements, qui n’étaient donc pas désintéressés et qui incitaient à une forme de journalisme policé, ont souvent fait débat dans la rédaction.

    […]

    Dans leur point de vue, les deux universitaires Nikos Smyrnaios et Franck Rebillard pointent quelques-uns de ces dangers : « Le risque existe toutefois pour les éditeurs concernés de céder au passage des pans nouveaux de leur autonomie. D’une part, le réassemblage des différentes unités de contenu opéré par Google a tendance à disloquer l’unité éditoriale du média d’origine et à la diluer sur le plan graphique en recourant à des mêmes formes-modèles (templates). Un exemple courant aujourd’hui est l’adoption du format AMP, promu par Google, par une majorité d’éditeurs pour la diffusion de leurs informations sur mobile. »

    Dit plus clairement : disparition de l'identité, de la marque du journal pour absorption et intégration des articles dans un contenu plus vaste (mur FB, maquettes, etc.).


    Et ils ajoutent : « Dans une telle configuration, la plateformisation de l’information peut alors s’apparenter à une capture des médias par les plateformes. Ce phénomène présente le risque d’une forme d’entente entre, d’une part, un duopole de distributeurs, Google et Facebook, […] et des grands groupes médiatiques nationaux, voire internationaux […]. Cette entente de nature oligopolistique est susceptible d’aggraver la fragmentation de l’espace public numérique où, aux côtés d’une information mainstream largement présente sur les plateformes dominantes et offerte “sur un plateau”, voire de façon personnalisée aux utilisateurs, tentera d’exister une information alternative produite par des acteurs indépendants beaucoup plus difficilement accessible pour le commun des internautes. »

    Thu Jan 6 20:44:55 2022 - permalink -
    - https://www.mediapart.fr/journal/economie/050122/les-medias-sous-la-domination-de-google-et-facebook
  • Re: Re: GuiGui's Show À quoi bon construire des alternatives ? - OpenNews

    Ce sont des remarques tout à fait pertinentes, mais je pense que ça n'est pas une raison pour abandonner ces alternatives qui sont sans conteste nettement meilleures à de nombreux niveaux bien que loin d'être parfaite ou sans défauts.

    Tout à fait. La provocation a pour but de… provoquer une réaction.
    Par contre, les griefs que j'ai formulé me donnent moins envie de contribuer aux projets. Dans le sens où ces alternatives ne constituent plus tellement le monde que je souhaite atteindre.



    Concernant le CDN Debian : mon propos initial mentionne les autres dépôts.

    C'est l'aspect « par défaut » qui est ennuyeux. Ça peut faire boule de neige auprès des autres systèmes ("si Debian le fait, pourquoi pas nous ?") et avoir un effet prescripteur / flemme de changer auprès des adminsys (chez mon employeur, on reste le plus possible conforme au "par défaut Debian" au motif qu'on est moins compétent que toute la communauté pour décider de tout un tas de choses ‒ ce qui n'est objectivement pas faux ‒).

    Je nuancerai juste : on ne bascule pas tout un parc en changeant trois lignes (ça se prépare, ça s'automatise, ça se supervise, etc.), mais je pinaille. :D



    Concernant le mécénat de sociétés commerciales, il ne se limite de toute façon pas aux alternatives et je comprends la thèse "si une entité nous aide, partage des vues avec nous, suit vaguement nos règles, peu importe que ce soit une société commerciale et qu'elle fasse des trucs crades par ailleurs, autant se servir d'elle pour avancer nos idées". Elle est détaillée ici.

    Mais je ne la partage pas. Car dans mon monde idéal personnel, il n'y a pas de multinationale (je reste sur Fastly). Il y a un contrôle communautaire de nos infrastructures. Il y a un savoir-faire (comment construit-on et maintient-on un CDN ?) connu par la communauté. Si je m'implique dans un projet, c'est pour aller vers mon monde idéal, pas pour laisser un pied (et même plus) dans le monde que je conchie en espérant qu'un jour on y arrivera par magie après moult compromissions.

    Bien entendu, rien oblige une communauté (Debian, OSM, etc.) à partager ma vision… et rien m'oblige à contribuer à un projet dans lequel je ne me reconnais pas. C'est bien ça qui m'ennuie : voir mes idéaux de plus en plus réduits, de moins en moins atteignables.



    Concernant OpenStreetMap. Tu confirmes mes propos : on est dans le choix du moins pire (afin que l'alternative perdure, certes), pas en train de construire un monde idéal partagé, ce qui rend l'alternative moins intéressante. En effet, pourquoi faire des efforts d'utilisation voire de contribution si, in fine, il n'y a pas de différence fondamentale à l'usage ? C'est cela qui, pour moi, explique, en partie, l'absence d'intérêt et d'implication pour plusieurs choses : syndicats, partis politiques, alternatives etc. : ne pas voir de différence forte entre l'existant et les propositions ni entre deux propositions. Il faut des projets désirables.

    OSM a (avait) son propre CDN, mais, comme d'hab, s'il n'y a pas assez de volontaires, bah ça dépote pas assez. Là aussi, ça me rend triste car ça signifie que cette alternative n'intéresse pas grand monde… Du coup, pourquoi se fatiguer à contribuer puisque Google Maps et autres répondent aux besoins ?

    Déterminer si Fastly est un élément central dans OSM, ça dépend de ton angle de lecture. Si tu considères que l'apport clé d'OSM c'est les données géographiques ouvertes en elles-mêmes (et donc que l'important est leur partage et leur réutilisation dans des usages y compris hors Fastly, comme une appli GPS par exemple), alors Fastly n'est pas central. Si tu considères que l'apport c'est aussi un site web pour distribuer une carte géographique libre et communautaire au plus grand nombre, alors le fait que Fastly soit devenu nécessaire dans la diffusion de ce site web (sinon pourquoi y être passé + lien ci-dessus), confirme la centralité de Fastly (mais, oui, comme pour Debian, en cas de faux pas de Fastly, il "suffira" de changer de sponsor).

    Equinix me dérange moins. Location de salles machines. C'est de l'immobilier (pour faire simple), du passif, sans intelligence, le nombre de risques est moindre et l'acteur est interchangeable plutôt facilement (coût financier et technique).



    Concernant les FAI associatifs. Oui, j'évalue avec ma propre grille de lecture. Je ne tiens pas compte de ton point "chaque FAI est libre de faire comme il veut", car c'est tout aussi vrai pour Debian ou OSM. Gitoyen ne peut pas grossir """"indéfiniment"""" et ça fait seulement quelques années que la boutique tourne à nouveau.

    Concernant Cogent, je suis scié. J'avais suivi l'histoire à l'époque et j'étais convaincu que la décision de la justice espagnole visait TPB. :O Quand TPB avait convenu avec CloudFlare de changer d'IP, Cogent avait adapté son filtre. Mais, en effet, a priori, TPB n'était pas visé.

    Mon illustration tombe à l'eau mais mon raisonnement reste intact : dépendance à une multinationale ricaine, dépendance à un seul acteur qui peut être en panne, mal se comporter (techniquement, commercialement, etc.) ou appliquer une décision de justice au-delà des limites de la juridiction. Je ne sais pas ce qu'il en est actuellement, mais, y'a encore 3 ans, tu n'avais pas accès à l'empire Google en IPv6 ni à Hurricane Electric IPv6 depuis Cogent.

    D'accord avec le reste, mon propos initial dénonçait le même problème clé : se reposer exclusivement sur un seul acteur. Et évidemment que c'est une histoire de sous et donc du nombre de personnes intéressées par un FAI associatif, comme pour Debian ou OSM. Et évidemment que y'a des enjeux autour du refus de peerer de nombre d'acteurs au motif qu'ils sont gros donc en capacité d'être relous ou qu'ils considérent que payer un transitaire amène une qualité de service supérieure (et/ou moins de contraintes techniques en interne pour la garantir).



    Concernant Firefox, je n'ai pas d'avis sur le fond, mais je relève quelques biais dans ton analyse.

    Le troll "financement par Google" est facile après-coup (il permet de broder une volonté de Mozilla de se compromettre dès l'origine et d'avoir construit un parcours lui permettant, in fine, de prendre des sous chez Google) et il n'excuse pas tout : il y avait eu des compromissions discutables avant ce financement par Google.

    De la même manière, se nommer « tueur » et avoir la volonté de devenir significatif en nombre de parts de marché ne condamne pas à faire n'importe quoi : Mozilla aurait pu utiliser le poids acquis pour faire changer des normes (x509, par exemple) ou pour mieux se comporter (les trouzemilles options de flicage de Firefox pour faire simple et court).

    Et, ici comme dans d'autres cas, ceux qui ont fait / promu Mozilla ont faillit à se faire entendre.



    D'accord avec ta conclusion. Tu définis la bonne priorité : compréhension et ré-appropriation de la technologie. En revanche, de mon point de vue, cette priorité ne justifie pas qu'on s'arrête à la moitié du chemin, qu'on fasse encore et toujours les mêmes erreurs (confiance en de gros acteurs, non maîtrise des infrastructures, etc.) au motif d'une stratégie du moins pire / de survie.

    Après, j'ai un doute croissant. Je ne suis pas certain qu'il faille se réapproprier uniquement la technologie. Pourquoi faudrait-il plus se ré-approprier la technologie que la façon de se construire un abri, faire pousser ou élever de la nourriture, développer des systèmes d'échanges et de communication, se soigner, transmettre le savoir, savoir-faire et savoir-être, etc. Je me demande de plus en plus si la clé n'est pas là : maîtriser ces briques de base de la vie afin de fuir le monde moderne (emploi, travail capitaliste, surconsommation, métropoles, etc.). Et si l'écrasante majorité de la technologie détournait notre attention ?

    Wed Jan 5 20:40:27 2022 - permalink -
    - https://ecirtam.net/opennews/?8yerTQ
  • Construire une bibliothèque (le meuble) - GuiGui's Show - Les liens de Knah Tsaeb

    Mon avis :

    • J'explique pourquoi je n'ai pas choisi du bois de résineux : vu mon absence de compétences en bricolage, je ne voulais pas massacrer du "beau" bois. J'ai moins de scrupules à bousiller de la poudre de bois collée. Critère éthique. De plus, mon plan étant de fixer les étagères par des pointes dans leur tranche et les clous étant dans le sens des fibres du bois, il n'est pas certain que du bois de résineux serait plus résistant ;

    • Concernant l'utilisation de tasseaux :
      • 1) Les étagères ne participent alors plus à la solidité de la structure, et il aurait peut-être fallu ajouter un fond à la biblio, ce dont je ne voulais pas et qui aurait pu être chronophage ;

      • 2) Les tasseaux n'ayant que les clous pour tenir, ils me semblent un poil moins résistants au poids des livres dans le sens où ils peuvent pencher / plier alors qu'une étagère qui va d'un bout à l'autre de la biblio répartit les contraintes mécaniques ;

      • 3) Je perds un peu de place à chaque extrémité de chaque étagère alors que j'ai calculé l'espace entre les étagères en fonction de la hauteur de mes livres et de la hauteur souhaitée de la biblio. Bon, c'est du pinaillage car je pourrais mettre mes livres les moins hauts sous les tasseaux et les plus hauts au milieu des étagères ;
    • Excellente idée de coller avant de clouter ! J'aurais aussi pu faire ça avec mes étagères ! Merci. :)
    Tue Jan 4 23:12:09 2022 - permalink -
    - https://book.knah-tsaeb.org/?bQ4uMw
  • Mon avis sur quelques films supplémentaires visionnés en 2021

    Douze hommes en colère

    Un jury de procès judiciaire aux USA doit rendre un verdict sur la culpabilité d'un gamin dans l'assassinat de son père. Il doit y avoir l'unanimité. Si le jury a un doute valable, il doit acquitter l'accusé. Comment se mettre d'accord ?

    Ce film illustre la difficulté d'un consensus et quelques-uns des biais qui entravent notre raison. Les préjugés sur le milieu social de l'accusé. Ceux liés aux antécédents de l'accusé. Justice de classe. L'envie d'écourter afin d'assister à un match. Un vote secret ne donne pas le même résultat qu'un vote à main levée. Un juré ni convaincu de l'innocence ni de la culpabilité mais qui souhaite apaiser sa conscience face aux conséquences de leur décision souhaite discuter les faits vu l'enjeu (peine de mort). Un autre projette sur l'accusé les conflits qu'il a avec son propre fils et souhaite donc le punir sévèrement. La force morale d'être seul contre tous. L'éloquence qui joue beaucoup dans l'acceptation d'un propos (le juré est pubard). L'importance des causeries deux à deux pour faire avancer les choses. Justice ou vengeance personnelle ? Sens du devoir. Susceptibilité ("je suis idiot, c'est ça") ou complexe d'infériorité qui retire toute assurance. Tempérament calme ou emporté ou dissipé. Faire faussement confiance afin de masquer son intention (chercher la vengeance, ne pas avoir envie de se creuser la tête, etc.) en déclarant sur l'avocat de l'accusé à fait le boulot et qu'il n'a pas contesté les faits (alors qu'il est nommé d'office donc il s'en fiche de son client). Reconnaître que l'on ne sait pas (et qu'on ne saura pas), donc décider dans le doute, voire décider du doute.

    On notera que la remise en question des preuves forme un illogisme. Si la vieille ne pouvait pas voir le meurtre, alors la remise en question du témoignage auditif du vieux selon laquelle il ne pouvait avoir entendu l'accusé crier « je vais te tuer » (parole en l'air ?) à cause du métro ne tient plus puisque la vieille dame n'a peut-être pas vu le meurtre. De même, le type de correction des lunettes de la vieille (si ça se trouve, ça corrige sa vision de près) est à peine abordée (mais ça me semble normal : le jury ne peut pas refaire le procès, juste émettre un doute raisonnable ou son absence). Je suis plutôt d'accord avec l'un des jurés : on interprète ou on déforme les propos en fonction de ce que l'on veut montrer.

    Des traits de caractère se dégagent : le vengeur, le confiant, celui qui doute, le déterminé, un allié de circonstance, une girouette, etc., etc.

    Je recommande vivement ce film qui m'a été conseillé par un collègue et qui réussi à ne pas être chiant en filmant des gus en train de parler autour d'une table. :D


    Les trois frères

    Trois gus convoqués chez un notaire pour la succession de leur mère découvrent qu'ils sont demi-frères et riches, dilapident le pognon avant de l'avoir reçu, avant d'apprendre que l'héritage leur échappe et que l'un d'eux est père.

    Ce film m'a été conseillé par un collègue, et je le conseille à mon tour. Oui, ça ne vole pas haut, oui l'intrigue est incohérente (car basée sur des malentendus grossiers), oui les plaisanteries ne sont pas folles, mais j'ai plutôt passé un bon moment (j'ai adoré le mode de vie de Pascal, très bobo avec son art contemporain, très propre sur lui, très djeunz et branché avec son patron avant de se faire tej', etc.). On peut y voir quelques messages sur la responsabilité, la parentalité et le lâcher prise / la dérision face à trouzemilles emmerdes.


    Doom Annihilation

    Une 2e adaptation des jeux vidéos Doom.

    Contrairement à l'adaptation de 2005 (nom : Doom, tout court), le scénario colle un peu plus au contexte des jeux (téléportation, etc.) même si y'a des incohérences (mélange des lieux qui apparaissent uniquement dans Doom 3 comme les labos Delta, avec des lieux de Doom 1 comme Phobos, la protagoniste est affectée à Phobos pour avoir désobéit à son supérieur et laisser s'échapper un terroriste alors qu'on ne sait pas si le marine de Doom 3 est sanctionné et que celui de Doom l'est pour avoir épargné des civils contre l'ordre de son chef, Betruger légitime les recherches autour de la téléportation au quatre coins de l'univers par le réchauffement climatique, ce qui n'est pas dit dans les jeux, l'ordinateur qui pilote le vaisseau spatial est compromis ‒ mensonge, interruption des communications radios ‒ ce qui n'est pas le cas dans les jeux vidéos, etc.). On notera aussi les deux gus qui savent que les téléporteurs vont ramener les bestioles alors que Betruger n'a pas encore dévoilé son jeu, et qui vont oublier par la suite…

    Les seuls monstres que l'on voit sont les zombis et les diablotins. Ils sont totalement massacrés : les zombis ont un maquillage bleu fade (Avatar version bon marché), et les diablotins ont des masques en plastique. Dans les deux cas, aucun rapport avec les jeux. Je ne me souviens pas non plus que les diablotins aspirent l'âme par la bouche façon détraqueur dans Harry Potter. J'ai pas trop pigé les vagues d'attaque, c'pas vraiment l'esprit des jeux (sauf 2016 / 2019, à la limite)… J'ai pas pigé non plus la force des zombis / diablotins, que l'on tue facilement dans les jeux…

    Bref, un film qu'on peut regarder pour passer le temps, en se laissant porter / sans chercher à comprendre.


    La vie scolaire

    Une nouvelle CPE arrive dans un collège classé ZEP et fait son boulot. On est dans le cliché du CPE qui prend soin de ses élèves chouchous afin de « sauver deux ou trois » élèves du bahut. Sur le fond, rien change entre le début et la fin du film : le protagoniste est casé dans une filière à partir d'un vague intérêt, on lui sauve les miches, mais on n'a toujours pas répondu au vide existentiel qu'il exprime : à quoi sert l'école et le reste ?

    J'aime bien les quelques piques sur l'éducation nationale genre les profs qui, durant leurs réunions, sont aussi distraits que leurs élèves en cours, sur le fait que regrouper les "sans cours optionnels" ça revient à regrouper ceux qui ont des difficultés afin de s'en débarrasser, les "blagues" blessantes des pions et des profs y compris envers des innocents (mon vécu valide), etc.

    Mais à part ça, je n'ai pas accroché. C'est un film qui passe le temps, mais sans plus. Comme film plus dynamique dans un contexte similaire (et avec les mêmes clichés), je recommande plutôt le plus beau métier du monde (avec Depardieu).

    Sun Jan 2 23:37:50 2022 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?sKIFRg
  • Les réunions 6 - YouTube

    Belle mise en scène des caprices et concours de taille de zboub entre tonton Elon et tonton Jeff (les autres richous ne sont pas en reste) :).

    Sun Jan 2 19:58:07 2022 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=hJ8SZJ5bGEY&t=253s
  • Le dernier qui s'échappe de son studio a perdu (Ft. Dooms, Michou, Kaatsup) - YouTube

    Vidéo détente du jour, sans commentaire.

    Sun Jan 2 19:52:01 2022 - permalink -
    - https://www.youtube.com/watch?v=fXiwNbfQues
  • Silkhom se torche avec le RGPD - GuiGui's Show

    Réponse de la CNIL à ma plainte reçue le 20/12/2021. J'en recopie le cœur (voir le shaarli initial pour la copie conforme) :

    La CNIL est intervenue à l'appui de votre demande auprès de l'organisme mis en cause, pour lui rappeler ses obligations et l'alerter sur la nécessité de respecter les règles en vigueur, notamment en vous répondant.

    Traduction : on a envoyé l'email type, Silkhom doit être morte de peur.

    C'est démoralisant…

    Pendant ce temps-là, j'ai déposé une énième plainte auprès de la CNIL contre un énième cabinet de recrutement en informatique qui me spamme 7 ans (!) après nos derniers échanges. Encore 3 h en pure perte à court terme mais avec l'espoir qu'un jour les droits les plus élémentaires des personnes seront respectés…

    Sun Jan 2 19:42:11 2022 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?UwytqQ
  • Sites web de rencontre

    Entre 2018 et 2020, j'ai testé plusieurs sites web dédiés aux rencontres amoureuses. Quelques trucs et astuces, notes et réflexions.


    • Doutes et réticences préalables
    • Qu'est-ce qui m'a convaincu ?
    • Choix d'un site web
      • Critères
      • Meetic
      • OkCupid
      • Ceux que je n'ai pas tenté
    • Rédaction du profil
      • Pseudo autorisé
      • Contenu
      • Photo
      • Relecture
      • Mensonges requis
    • Ressentis et réflexions
      • Des ratés techniques à la tromperie par la technique ?
      • Effet supermarché
      • Profils vides… un faux problème ?
      • La superficialité l'emporte
      • La meute
      • Le piège des pourcentages de match
      • Climat malsain
    • Conclusion : découverte des sites de rencontres, découverte de moi-même


    Doutes et réticences préalables

    Avant d'essayer, voici ce qui me rebutait (aucun tri) :

    • Ces sites web manipulent beaucoup de données personnelles. Sont-ils dignes de confiance ? En 2015, la CNIL a relevé de « nombreux manquements » chez plusieurs d'entre eux. Certains griefs m'interpellent comme la longue conservation des données même après une fermeture de compte ou le contrôle laxiste de la sous-traitance (et quand je vois le nombre d'intermédiaires techniques derrière ces sites web, j'ai peur) ;

    • Je partage nombre de critiques négatives : ces sites web sont des supermarchés où il faut se vendre / se mettre en avant, se résumer en mots-clés, juger tout le monde et où la frustration guette puisqu'il sera impossible de tester tous les produits. Ce n'est pas ma conception de l'amour (si ça existe, mon avis étant que c'est le petit cinéma que les humains se construisent autour des pulsions de reproduction de l'espèce, comme d'autres espèces animales ont d'autres rituels, y compris danse avant l'accouplement…). Plein de subterfuges visant à vendre un humain à un autre rendent ces sites addictifs (mais pas plus que sur les réseaux sociaux). Ce n'est pas tellement ma conception d'un choix libre. Temples de la superficialité maintenant le capitalisme à flot (lire le lien pour le cheminement du raisonnement) ;

    • J'avais une mauvaise image des utilisateurs de ces sites web. Des inintéressants, des gens à problèmes. Genre la personne débordée par son taff ou par un loisir ou par sa famille, après lesquels tu passeras (les sites lui permettent d'avoir le temps de draguer malgré tout). Le timide maladif. Des personnes difficiles à supporter au quotidien comme le roi de beauté ou la rageuse ou l'autoritaire ou le pinailleur (les sites lui permettent de donner une première impression positive à laquelle s'accrocher). Des personnes qui ne sortent pas trop, qui ne participent pas à des soirées (sinon, ils rencontreraient des gens ailleurs), ce qui illustre un caractère compliqué. Peu de mes amis et connaissances ont rencontré leur copine / copain / compagne via une appli de rencontre.


    Qu'est-ce qui m'a convaincu ?

    Si j'ai essayé, c'est que j'ai aussi perçu des éléments positifs :

    • Ces sites web permettent d'identifier les personnes qui sont également dans une démarche de rencontrer quelqu'un, et de laisser tranquille les autres. Je comprends tout à fait les personnes, souvent des femmes, qui expliquent que ça les gonfle de se faire interpeller partout pour savoir si elles sont disponibles (y compris, pour certaines, en discothèque, on l'on peut aller juste pour passer un moment entre amies, paraît-il…). À titre perso, les personnes qui m'interpellent dans la rue pour me filer un tract ou me demander du blé et/ou pour me parler d'une association trop cool, déjà, ça me gonfle grave, je veux juste marcher peinard dans la rue et avoir des interactions sociales si je veux, donc je comprends. Attention : ce n'est pas parce qu'une personne est présente sur un site web de rencontre qu'elle est disposée à communiquer (repérage, désireuse de faire le premier pas, prendre le temps de choisir, etc.) ;

    • Ces sites permettent des rencontres qui n'auraient pas lieu sinon par absence de fréquentation des mêmes lieux. Genre quand t'es administrateur systèmes et réseaux (une branche de l'informatique), tu sais que tu ne trouveras très probablement pas l'amour sur ton lieu de travail (de mémoire, c'était, au début des années 2010, le deuxième lieu de rencontre en France après les soirées chez des amis) : métier très peu féminin dans les faits et celles qui exercent cette profession ont un caractère bien trempé (je constate, je ne me prononce pas sur la cause qui pourrait être la difficulté de percer dans ce métier vu les comportements des mecs, etc.) et savent prétendre être en couple afin d'éviter la bande de chiens (être sur la défensive, quoi, je constate, je ne juge pas) ;

    • Je suis précisément une personne à problèmes telle que décrite dans la section précédente. Quand je suis fasciné par un sujet (pro ou perso), le reste passe à la trappe pendant des jours / semaines. Je suis un chieur déprimé 95 % du temps, pessimiste, rageux contre le monde entier et autoritaire. Je suis asocial (je n'ai pas de téléphone, je ne suis pas sur les réseaux sociaux, j'ai très peu d'amis, etc.). Je ne suis pas un canon de beauté ni un boute-en-train pour compenser. Je n'aime pas le cinéma ni les restaurants ni les parcs d'attraction ni les discothèques ni… la liste est longue. Je m'intéresse à des sujets perçus comme chiants. Etc., etc. ;

    • J'ai eu l'espoir d'avoir uniquement à m'enregistrer sur ces annuaires que sont les sites web de rencontre et que des femmes me contacteraient sans que j'ai quoi que ce soit à faire. Oui, je suis paresseux, surtout quand je ne crois pas vraiment à ce que j'entreprends (ce qui est le cas des sites web de rencontres).


    Choix d'un site web

    Pour info : Tinder, Meetic, OkCupid et Disons Demain appartiennent au groupe Match (non, rien à voir avec Paris Match :D ). Source : L'amour sous algorithme. J'imagine que d'autres sites web de rencontre doivent appartenir à un même groupe commercial.


    Critères

    • Nombre élevé d'utilisateurs français ;

    • Rencontres standard (pas plan cul, pas polygamie / polyamour / maîtresse / délire autour d'une passion commune genre cosplay) ;

    • Un site n'associant pas un profile à un pourcentage de match (sur des réponses à des questions, sur des goûts, etc.) et un site avec ce type de pré-traitement des profils affichés.


    Meetic

    Motif : il est bien implanté en France (avec pubs TV et panneaux pubs dans la rue) donc la base d'utilisateurs est conséquente.

    Les femmes âgées (>= 50 ans) semblent être sur-représentées. Oui, dans les préférences, j'ai bien décoché la case "voulez-vous être publié auprès des vieux".

    Dans mon coin, le niveau d'études (indiqué par les membres) est plutôt bac / bac+2. Dans une grande ville de France, le niveau est plus souvent bac+3/5 et, par exception, bac/bac+2. Ça se voit en lisant les profils… Trouzemilles fautes et présentation futile / très terre à terre.
    Meetic représente bien le terrain : je suis dans un coin plutôt pauvre qui vote plutôt bien à droite (stats de l'INSEE).

    La rédaction d'un profil est plutôt formatée / contrainte / fermée : il faut choisir ses loisirs parmi une liste, etc. Difficile de sortir des clous, sauf à tout mettre dans le champ présentation (qui, lui, relève de l'expression libre).

    Concernant la photo de profil, il y a une modération a priori, avant que la photo soit publiée. Pour les champs en expression libre dans le profil, je ne me souviens plus de tout le processus, mais, pour sûr, y'a une modération a posteriori.

    Je n'ai pas testé Meetic Affinity. Mais, vu ce que je pense des questions de match et autres après avoir testé cela avec OkCupid (cf ci-dessous), j'ai rien manqué, je pense.



    Premier reproche : les favoris fantômes (pour ne pas écrire arnaque aux favoris). Puisque j'ai payé un abonnement (1 an sur mes 2 ans d'errance, krou kroouu, ne fais pas la même erreur !), je voyais qui me likait et qui je likais.

    J'ai jamais liké personne, car ce n'est pas nécessaire pour débuter un échange et que je n'aime pas le concept : comme un swipe, ce n'est pas un geste engageant, tu peux le faire par erreur et/ou pendant que t'es en train de chier, ça a plusieurs significations, etc.

    Pourtant, dans la rubrique « Je les ai ajoutées à mes favoris », il y avait une petite dizaine de femmes (11, de mémoire). D'où sortent-elles ? Je reconnais personne. J'ai regardé le profil. Y'a rien (ni dans les photos ni dans ce qui est écrit) qui correspond à ce que je recherche. Impossible aussi que j'ai consulté compulsivement le profil de ces personnes au point que Meetic compte ces visites comme un like.

    À partir de là, je me suis interrogé : si ça se trouve, les likes que j'ai reçus sont tout aussi pipeaux. Ça me conforte dans l'idée que ces petites indications valent rien, sur Meetic comme sur Twitter, comme ailleurs.



    Deuxième reproche : le spam par email genre « sonia, lucie, flora et plus encore que vous pourriez aimer » ou « Une autre façon de faire des rencontres ».

    Plus de 4 jours après avoir tout décoché dans les préférences de mon compte, j'en recevais encore (et, dans l'email, le lien "se désinscrire" ramène aux options que j'ai décoché).

    J'ai désactivé l'adresse générique (un alias) que j'avais utilisé pour m'inscrire et basta.



    Un doute : durant mon errance de deux ans sur ce site, une seule personne a initié une conversation avec moi. On était à la moitié de la durée de mon abonnement. J'ai toujours été plutôt inactif sur le site (pas de like, moins de 10 messages envoyés en 2 ans, etc.). La conversation a coupé court : j'ai mis une semaine et un jour à répondre (j'étais pas motivé et elle sentait le fake : elle avait consulté mon profil un mois avant, faute de frappe dans le message, message bateau) en tentant une blague, elle a répondu sans alimenter la convers, hop, fin de la plaisanterie en ce qui me concerne. Je me suis toujours demandé : s'agissait-il d'une animatrice payée par Meetic ou faut-il que je travaille ma parano ?


    OkCupid

    Attention : a priori, l'interface d'OkCupid a changé en juin 2020, et, à partir de juillet 2020, un 06/07 était nécessaire pour envoyer des messages . À cette période, j'étais sur le départ donc ce que j'écris ci-dessous concerne l'ancienne interface et est peut-être dépassé.



    Motif : il est marketé "pour divergents / intellos" (LOL, c'est des personnes comme les autres, ça raconte de la merde comme les autres, ça se comporte ‒ en général, dans la vie ‒ comme les autres ‒ ça aime Nowel, les mêmes activités que tout le monde genre tourisme, cinéma, etc. ‒), et surtout car le système de match sur des questions me semblait être moins coûteux en efforts et plus stimulant que d'écrire un profil (ainsi que plus juste et pertinent qu'un swipe Tinder ‒ je donnerai mon avis ci-dessous).

    J'ai noté une sur-représentation des personnes polygames / pansexuelles / non-binaires / demi-sexuelles / etc. 90 % des profils qui m'étaient afffichés étaient de cette veine-là. Pas pertinent selon mes critères…

    Il y a assez peu de françaises (l'écart avec Meetic est flagrant : 1 pour 20 au doigt mouillé). J'imagine que l'écart se réduit en Île-de-France et dans les villes les plus peuplées.
    Il peut ne pas y avoir de nouvelles personnes durant 5 mois, et pouf, un pic de renouveau (alors que sur Meetic, la populace se renouvelle plus fréquemment).

    Contrairement à Meetic, la rédaction du profil est peu formatée / ouverte, c'est cool.

    Quelques mécaniques surprenantes / pas évidentes à piner :

    • Le DoubleTake semble être plus utilisé que la recherche (ce qui explique la quantité de likes qui aboutiront à rien, car c'est le seul moyen de ne pas envoyer aux oubliettes un profil vaguement intéressant et permettre l'affichage d'un nouveau). J'ai constaté une divergence entre les profils présentés dans le DoubleTake et dans la recherche. C'est normal : les critères de recherche ne sont pas appliqués dans le DoubleTake (confirmation dans l'email de d'OkC de juin 2020 sur la nouvelle interface) ;

    • Par défaut, les résultats de recherche sont triés selon le critère « special blend ». Si l'on trie par distance géographique ou par pourcentage de match, on n'obtient pas forcément les mêmes résultats (les mêmes profils) :O ;

    • Il y a réciprocité. Pour voir quelqu'un, il faut que ce quelqu'un me voit (donc ça sert à rien de s'échanger des liens de profils entre amis, tu pourras le lire mais pas interagir). Il faut donc des pourcentages de match compatibles (en dessous d'un seuil, 50 ou 70 %, je ne sais plus, ils ne sont pas affichés), avoir la même zone géographique de chalandise (il faut donc bien configurer cette zone dans son profil, en sus du critère de recherche !), il faut se connecter régulièrement (sinon notre profil n'est plus affiché, OkC nous en informe par email), etc. ;

    • Pour échanger, il faut que les deux personnes se likent au préalable. Il est possible de laisser un message de présentation (intro), il apparaît sur ton profil tel que vu par l'autre personne, donc il faut qu'elle regarde ton profil sinon elle ne le verra pas : seul l'intro le plus récent (semble-t-il) est notifié par l'interface web à ceux qui ne payent pas. La FAQ indique que les personnes qui nous likent / écrivent sont positionnées dans les premières cases du DoubleTake, mais ça ne semble pas être systématique ;

    • Une fois likée et un message de présentation envoyé, la personne disparaît des résultats de recherche. C'est pour permettre d'oublier, de passer à autre chose, d'après OkC ;

    Il n'y a pas de modération a priori (ni photo, ni profil) et il ne semble pas y avoir de modération a posteriori, seulement une modération en cas de signalement.



    J'ai eu connaissance d'OkCupid via un Ted Talk (à prendre avec du recul : à son propos sur "la photo ne compte pas trop", on peut opposer ceux du PDG d'OkCupid qui dit l'inverse), donc je savais que les données personnelles servent à des """"études"""", mais je pensais que c'est en opt-out, mais, une fois inscrit, je n'ai pas trouvé ladite option dans les préférences. Avec le recul, je trouve qu'OkCupid manque de transparence et d'honnêteté envers ses membres sur cette question des études.

    OkCupid (et autres) filerait une partie des données perso à des pubards et marketeux (source) et des profils se retrouvent chez des revendeurs de données (source) avec le flou habituel autour de l'origine (piratage ?), de l'accord explicite de l'utilisateur, etc.

    Sans compter la publicité présente sur le site même quand on paye un abonnement… Quel intérêt de payer si ma vie privée fuite tout autant ?


    Ceux que je n'ai pas tenté

    J'ai exclu Tinder, car il est connoté plans culs, et même s'il est utilisé pour d'autres types de rencontre, l'esprit "jeune et moderne" ne me correspond pas. Avant d'être sur les sites de rencontre, j'aurai aussi taclé son concept de swiper une personne en ayant juste sa photo, son pseudo, son âge et sa ville, mais c'est ainsi sur tous les sites web (au moins Meetic et OkCupid), donc bon…



    J'ai exclu AdopteUnMec car le logo "femme qui met un homme dans son caddie" au motif de renverser la domination masculine sous l'apparence de l'humour, peu pour moi. Sans compter l'expression « adopte un mec » en elle-même… Quand je vois que certaines femmes n'acceptent pas le mot « meuf », alors imagine l'effet d'un « adopte une meuf », même pour rire. Le consumérisme et l'obsolescence, peu pour moi. Les féministes opportunistes en mode "est-ce que tu peux me respecter, stp, parce que je porte la culotte, hein, on s'est rencontré via un site web féministe, hein", peu pour moi : on lutte pour des droits, on ne les réclame pas sous l'apparat de l'humour.



    Vu que je n'ai pas de téléphone, j'ai exclu tous les sites web qui imposent un numéro de téléphone mobile genre Once, Bumble, Pickable (seulement disponible en appli mobile), Fruitz (idem), Abricot.co, etc.



    D'après le retour d'un ami, Once a un taux élevé de faux profils qui finissent par vouloir te soutirer de l'argent en cartes PCS pour aucun début de vraie causerie en 2 ans alors qu'avec la mise en relation avec une personne par jour (concept du site), ça fait plus de 700 opportunités (et une probabilité crédible de liker par erreur).

    Sans compter les demandes de chat bidonnes mais payantes. Sans payer, tu peux récupérer l'URL de l'image non floutée du profil et constater des images bibliques ou un look d'escort ou… Bref, du fake.



    Je vois Bumble et Pickable d'un bon œil (à part l'exigence d'un smartphone) puisqu'a priori (je n'ai pas testé) les femmes ne reçoivent pas de messages de mecs tant qu'elles ne font pas d'action, ce qui les oblige à sortir de leur léthargie (constatée sur les autres sites). L'inconvénient, à mon avis, c'est qu'il n'y a que les insupportables (selon mes critères) qui franchissent le pas.



    Un collègue m'a parlé de Geekmemore.

    Je n'ai pas testé. Je ne suis pas uniquement un geek.

    Ensuite, on a tous une définition du mot « geek » et elle tourne souvent autour de "puceau asocial qui passe ses journées sur des jeux vidéo". Peu de femmes (sauf, là encore, les insupportables) se revendiquent geek. Celles qui le font c'est parce qu'elles jouent (jeu de rôle ou jeu vidéo) une fois par mois ou parce qu'elles lisent des mangas, ou parce qu'elles ont un iPhone (coucou, NKM), etc.

    Un ami a tenté le coup : 3 femmes dans mon département, à peine plus dans d'autres (hors Île-de-France). Toutes avec une conception vaseuse du mot « geek » (cf ci-dessus). Au niveau national, beaucoup cherchent plutôt des amis…

    Un pourcentage de match est calculé en fonction des skills renseignés (cinéma, jeu vidéo, jeu de rôle, informatique, etc.).

    Point positif : ici, les femmes écrivent des profils détaillés. Dommage que le taux de siphonnées semblent être plus élevé qu'ailleurs.



    Un ami s'est fait conseiller Meet-Geeks. Je déconseille.

    Très vite, un paywall apparaît. La liberté d'action sans payer est drastiquement faible (face à un Meetic / OkC).

    Le site indique, en gros que l'abonnement est remboursé si aucune femme te parle. Forcément, même sans payer, tu te retrouves avec 14 messages factices après quelques heures d'inscription.

    Le site envoie du spam par email pour des sites partenaires àlacon genre Café coquin.

    La charte graphique (même si elle est épurée, ce qui est un bon point) ne donne pas envie.

    Là encore, la conception de ce qu'est être geek est réductrice.



    Même tarif que Geekmemore pour les sites web sectoriels genre Elite rencontre (bonjour les péteux) ou GaucheRencontre (une personne ne se résume pas à une vague appartenance politicienne) ou Ecolorencontre (…).



    Badoo, Lovoo : image jeune et moderne, mais une réputation d'un nombre élevé de faux profils.


    Rédaction du profil

    Vu mon absence de niveau et que, comme pour un CV, tout le monde a un avis divergeant sur la question, je ne vais pas te donner de conseils. Il s'agit plutôt de réflexions.


    Pseudo autorisé

    Sur certains sites, les pseudos sont autorisés, donc pense à vérifier si t'es intéressé.

    À l'époque, Meetic et OkCupid les acceptaient. Même si ce n'est pas écrit clairement. Genre sur Meetic, le champ était labelisé « prénom » ou un truc dans le genre, mais tu pouvais mettre un pseudo, ça passait la modération. Je l'ai compris en voyant des profils avec des pseudos et/ou de la décoration ASCII du pseudo / prénom.


    Contenu

    Avec le recul, je trouve qu'une description de ton caractère est le plus pertinent. C'est ça qui va déterminer la compatibilité. Genre un pessimiste avec une éternelle optimiste, ça peut la gonfler. Une menteuse chronique avec un gus très attaché aux faits, aussi. Un rêveur / lunatique avec une personne terre à terre, idem. Tu vois l'idée, quoi.

    Autre truc intéressant, je trouve : exprimer une passion. Pas juste la nommer, car tout le monde peut faire ça, mais donner des exemples de réalisations, les prochaines étapes, le but envisagé, etc. Des petits détails qui permettent de garantir la véracité du discours, quoi.

    Rien à faire de ce que t'as fait dans le passé, ce qui compte c'est ce qu'on va faire ensemble dans notre présent.

    Rien à faire de tes loisirs, on n'est pas obligé de pratiquer les mêmes, si ? Idem pour les goûts culturels.

    Rien à faire de tes désirs (je veux voyager, je veux des gosses, le mariage est très important), t'as le temps d'en changer trouzemille fois.

    Rien à faire de tes projets personnels. Tu peux aussi les réaliser avec des amis, des associés, etc.

    Rien à faire de tes valeurs et de ta moralité, tu finiras par y faire une entorse "parce que c'est plus pratique", "parce qu'il ne faut pas être borné", ou autre bullshit.

    Je comprends, que tout ce que je viens d'énoncer peut provoquer l'effet inverse d'un profil vide : "trop d'infos, je sais déjà tout de lui/elle, il n'y a plus de mystères, aucun intérêt d'aller lui parler" (pour lui dire quoi, comment l'aborder ?). Le risque est de rester entre passionnés, entre gens au même caractère, etc.

    L'apport de ma proposition est de se rendre lisible auprès des personnes qui ne savent pas lire à travers les lignes d'un profil bateau pour identifier un caractère (et la capacité à résoudre des conflits) d'une personne (car je maintiens qu'on en revient toujours à ça, que c'est nécessaire pour former un couple, amoureux ou amical ou…).

    Message aux femmes : arrêtez d'utiliser l'expression « à découvrir » : on dirait une annonce immobilière. Tu veux que je découvre ton intérieur ou comment ça se passe ?! Cette expression, « à découvrir », me met très mal à l'aise.


    Photo

    Message aux femmes : évitez les filtres photos qui vous donnent des attributs d'un animal genre nez ou oreilles ou…, je ne suis pas zoophile !
    Évitez aussi les photos avec un arbre ou un poney en premier plan et vous en tout petit en arrière-plan. Si je veux voir de jolis photos de la nature, je vais sur des sites spécialisés.

    Je trouve qu'un selfie et/ou une photo à la webcam, ça fait un peu sec / brut / travail bâclé / jemenfoutiste. J'ai l'impression que les photos conventionnelles l'emportent encore (sur Meetic, c'est moins évident sur OkCupid).
    Je pense qu'une photo du corps entier est préférable, car ça fait moins louche qu'une photo de tête qui semble dire "je cache un corps et/ou des kilos que je n'assume pas".
    Mieux vaut une photo ou tu pratiques une activité (au sens large, tourisme inclus) plutôt qu'un portrait.

    Si tu n'as pas de photo, ou que t'as beaucoup de mal à sourire, ou que t'aimes pas les photos ou que t'es pas à l'aise avec l'idée d'en prendre une avec un smartphone ou une webcam, je rappelle qu'il existe toujours des photographes professionnels qui savent mettre à l'aise devant un objectif, qui savent prendre des photos avec des décors / mise en scène, etc. pour pas cher. Comme d'hab, il faut prendre le temps de choisir. J'ai tenté à la va-vite, le résultat n'est pas ouf, j'ai été vaguement mis à l'aise, etc., mais bon, ça se tente…

    Si tu veux juste découvrir un site web : Meetic n'accepte pas une image blanche, mais un dessin à la toto, ça passe (quelques traits sous Paint, quoi). Il se fera dégager par la modération, mais tu conserveras ton compte. Comme il y a aucune modération sur OkCupid, un dessin à la toto passera crème (jusqu'à ce que des personnes signalent ton compte et que ton image soit retirée, mais tu conserveras ton compte).


    Relecture

    Fais relire ton profil par au moins un ami du sexe recherché.
    Mais n'oublie pas que chaque personne a son avis, et qu'un profil qui ne plaît pas à l'une peut plaire à une autre… mais qu'il y a quand même des conneries à éviter, semble-t-il.

    Un exemple ? Dans "durée envisagée de la relation", j'avais mis "quelques mois / années". L'idée était de compléter ma description qui montre le chieur que je suis par un message "avant de faire des belles promesses "on s'aime cro pour la vie keurkeur" et ce genre de conneries, on voit déjà si on se supporte plus de quelques jours, hein". Évidemment, ça a été retoquée par mes relectrices : peur de l'engagement + pessimisme inutile. Je n'ai pas modifié mes propos car ces critiques à mon endroit définissent qui je suis.

    En somme, il faut être positif et vendre du rêve (selon mes critères).

    Si t'es habitué à ne pas trop faire de fautes de frappe et de langue, relis-toi plusieurs fois (ça serait dommage de passer pour un cake devant les personnes les plus susceptibles de t'intéresser) et/ou fais-toi relire.


    Mensonges requis

    C'est durant une relecture que j'ai découvert le principe du mensonge requis qu'on peut aussi nommer mensonge à géométrie variable.

    Dans mon profil, une amie relectrice me retoque la mention d'une activité : "ne ment pas, t'es pas sur un site de rencontres pour pratiquer cette activité". En effet, je n'ai pas besoin d'une copine pour pratiquer ladite activité, mais cette remarque veut rien dire : 100 % des activités peuvent être pratiquées avec d'autres personnes qu'une copine (oui, même le sexe). J'ai mentionné cette activité car ça serait un compromis acceptable, une activité que j'accepterai de faire (alors que le lèche-vitrines, par exemple, c'est mort), et que ça diluait mon côté asocial profond. Ce n'est un mensonge.

    La même relectrice me retoque ma photo au motif que je ne souris pas. Heu… Tu me connais depuis des années. Tu sais que je suis déprimé 95 % du temps, que je vois la vie comme un enfer permanent, et qu'en conséquence je souris très rarement, donc la femme qui accepterait de me rencontrer AFK serait déçue. Elle insiste "je sais, mais il faut sourire, c'est comme ça". Ha… Donc on peut mentir et, dans ce contexte-là, c'est valorisé alors que ça ne l'est pas dans le cas précédent ?!

    Dans la section précédente, j'ai propagé un autre mensonge acceptable, l'as-tu vu ? Oui, le fait qu'il faut dire qu'on recherche une relation pour l'éternité et au-delà. Alors qu'une relation moyenne dure quelques années chez les jeunes… Mais, là encore, il est demandé de pipeauter.

    Même chose avec les gamins : il ne faut pas dire qu'on n'en veut pas et qu'on est sûr de ça, il faut dire peut-être ou « laissons faire le destin ». LOL.

    Rien de spécifique aux sites web de rencontre : on retrouve ici la nécessité, pour une cohésion de groupe, de partager des mythes et des mensonges communs acceptés par tous. Source : le sociologue Durkheim.

    Certains (comme moi) galèrent pour identifier les mensonges requis…


    Ressentis et réflexions

    Des ratés techniques à la tromperie par la technique ?

    En ajoutant un intermédiaire technique (le site de rencontres) dans nos échanges, nous avons perdu en fiabilité puisque l'intermédiaire nous affiche bien ce qu'il veut quand il veut et nous agite avec trouzemilles artifices de manipulation.



    Les pourcentages de match, dont on pourrait penser qu'ils nous enferment dans une bulle par leur pertinence (on fréquenterait que les cassos dans notre genre), sont plutôt pipeaux, au moins sur OkCupid.
    Ils ne matchent pas sur les critères essentiels genre comment un monogame comme moi peut avoir un pourcentage élevé (> 90 %) de match avec une polygame ?! Même question avec les asexuelles et les pansexuelles, hein, pas de jalouses. Il y a manifestement un problème de pertinence.



    Ça paraît évident, mais je le redis : il ne faut pas se fier aux compteurs de likes et de visionnages de ton profil, etc.

    Plus haut, j'ai déjà exposé que Meetic m'affichait des "personnes que vous avez likées" alors que j'ai jamais liké qui que ce soit.

    J'ai aussi constaté que beaucoup de visionnages de mon profil l'ont été par des comptes qui n'existaient plus quelques jours après… Et que le nombre de visites augmente fortement (x4, de mémoire) quand mon abonnement arrivait à expiration ou avait expiré depuis peu… Avant que 60 visites soient retranchées d'un coup du compteur quelques semaines après (suppression des robots ?).

    Même chose pour les likes : y'a du like lors de l'inscription (pour inciter à prendre un abonnement ?) puis plus rien si tu ne payes pas. Si tu payes, t'auras un pic de likes à l'approche de l'expiration de ton abonnement puis plus rien. Soit il s'agit de like factices, soit les mecs qui paient sont mis en avant par Meetic, ce qui génère plus de likes (mais qui n'explique pas la hausse pré-expiration).

    Détail troublant : quand mon abonnement arrivait à expiration, c'est souvent des personnes avec un profil vide et qui étaient étiquetées, par Meetic lui-même, comme "nouvelles arrivantes", qui m'ont liké. Bien sûr, le reste du temps (quand mon abonnement était en cours), des nouvelles arrivantes m'ont aussi ajouté à leurs favoris, mais elles étaient moins nombreuses. J'ai beaucoup de mal à croire qu'une nouvelle sur un site de rencontre, qui a encore son profil vide, n'ait pas autre chose à faire que de me liker…



    Dans le même genre, sur OkCupid, les compteurs sus-nommés changent de valeur entre deux affichages consécutifs de la page. 13 likes, 10 likes, retour à 13, etc. Les fluctuations lentes s'expliquent par les utilisateurs qui changent de zone de chalandise (j'ai perdu 40 likes sur mon compte de test en le déménageant, car je sortais de la zone de recherche de ces personnes, donc il n'y a plus réciprocité, donc nous ne sommes plus présentés l'un à l'autre, donc le like ne tient plus, à mon avis), ou qui ferment leurs comptes, mais les fluctuations rapides ? Ça sent la technique capricieuse.



    Sur Meetic (au moins), le critère de recherche "connecté depuis" semble être fumeux, car il ne prend visiblement pas en compte les connexions permanentes de l'appli mobile Meetic. Illustration ? Une amie m'a montré son téléphone. L'icône Meetic affichait 27 notifications. Depuis mon compte, mon amie n'apparaît pas dans les résultats de recherche. Je filtrais sur "connectée depuis moins d'une semaine". Je suis passé à "connectée depuis moins d'un mois". Ha, elle apparaît. Je remets "moins d'une semaine" : plus là. Ça me paraît peu probable que l'appli affiche le nombre de notifications sans avoir téléphoné maison (mais c'est possible).

    Là encore, ma confiance en ce qu'on me montrent les sites web de rencontre en a pris un coup.



    Je te passe les autres bugs potentiels comme une personne qui m'a liké qui disparaît de la liste « Who likes you ». Le profil de la personne existe toujours, je le vois toujours, mais il n'est plus référencé dans le menu « Who likes you ». Super pratique.


    Effet supermarché

    C'est le truc qui m'a marqué sur les sites web de rencontre : les centaines de minois à n'en plus finir. Plus tu scrolles, plus y'en a. Des dizaines, des centaines, plein de lignes. Même en filtrant dans un rayon géographique de 10 km, y'en a encore plus d'une centaine. (Rappel : le site Once, avec un match par jour ‒ sauf si tu payes ‒, limite cet effet supermarché, idem avec les sites sectoriels ‒ pour geeks, par exemple ‒ qui sont moins fréquentés.)

    Je ne sais pas exprimer les émotions qui m'ont envahi à ce moment-là, mais je me souviens m'être dit "alors, c'est ça… un supermarché, plein de produits, seuls la photo, l'âge, et la ville sont mis en avant (il faut cliquer pour voir le profil)… et il faut déterminer lequel nous convient le mieux alors que la fiche technique (profile) n'est pas rempli à l'identique pour chaque (comme dans un magasin d'électro-ménager)…". J'ai ressenti un profond découragement. Aucun algorithme ne peut aider. Il faut tester. La multitude, que je voyais comme une solution (cf section « Qu'est-ce qui m'a convaincu ? » est devenue un poids.

    Devant cette multitude, mon cerveau se bloque. Ces femmes me sont indifférentes. Je n'ai pas envie de connaître toutes ces personnes. Pas le temps. Pas la motivation.

    Plusieurs témoignages (d'amis, de collègues) énoncent qu'il faut contacter des centaines de personnes pour obtenir 1-2 rencards AFK et rien de rien à la fin. Je ne conçois pas comment dire « je t'aime » à une meuf que j'aurais choisi dans un rayonnage parmi trouzemilles dans le catalogue. Ça signifie que la meuf avec qui je serais, c'est environ la seule qui m'a répondu. Difficile de croire à l'amour. Donc quand elle me demandera de lui dire « je t'aime » parce que c'est la façon normale de faire / la procédure, je me vois mal le penser sincèrement. Elle sera juste la seule meuf à m'avoir répondu dans le supermarché à meufs, de là à dire qu'on s'aime, tout ça, y'a un monde…

    Il faut choisir au pif parmi la multitude… Quel intérêt ? Y'a vraiment mon âme sœur (si ce concept existe) dans le tas ? Je n'y crois pas.

    À peine arrivé sur les sites web de rencontre, j'ai déjà envie de me barrer.
    À partir de là, j'ai été inactif : j'ai contacté une dizaine de personnes en deux ans. Celles qui correspondaient le plus à mes critères.


    Profils vides… un faux problème ?

    J'ai consulté des profils de mecs, et, en moyenne, ils sont fournis, là où les meufs, elles, disent rien, le vide.

    Les mêmes qui viennent ensuite gueuler que les mézants pas beaux caca hommes regardent uniquement leur cul et leurs seins.
    Ben ouais, vu ton mutisme, la seule différence entre toi et le produit d'à côté dans le supermarché, c'est ton physique, déso pas déso.



    L'écrasante majorité du temps, quand le profil n'est pas factuellement vide, il sonne creux.

    La phrase "j'aime la nature et les soirées entre potes" (ou équivalent) est super fréquente… Alors qu'il s'agit d'une banalité (qui n'aime pas la nature ?!) porteuse d'aucune info… Ou alors c'est un code secret pour dire "j'aime les partouzes" (ben quoi, c'est naturel et entre potes, hein).
    Ce genre de banalité est-il au moins sincère ou elles l'écrivent car elles pensent que c'est un passage obligé afin de ne pas être différente ?

    Autres exemples qui sonnent creux et/ou clichés :

    • « Je recherche une belle rencontre pour passer de bons moments ». Sans blague ?! Je pensais que t'étais là pour vivre une rencontre moche afin de passer de mauvais moments ! ;

    • « Je suis gentille et attentionnée ». L-O-L, le contraire ne serait pas vendeur donc tu ne le dirais pas si c'était le cas ;

    • « Je suis timide / sensible ». TOUTES disent ça. Ce n'est statistiquement pas représentatif de la réalité. La traduction est plutôt : 1) attrape-couillon pour naïf (tu découvriras bien vite que, quand elle veut, elle n'est pas timide, louloute) ; 2) j'ai la flemme, viens me cueillir, mais à bas le patriarcat, hein, je suis une femme autonome !" ;

    • « Partons à l'aventure » : calme-toi, demain, à 8 h, t'es à ton taff de merde, qu'est-ce que tu me parles de partir à l'aventure !



    Les désidératas sont tout aussi stériles : on sait que tu vas te maquer avec un porc qui a trouzemilles défauts et que tu vas kiffer ça (tu le trouveras « trop keurkeur » comme tu diras).
    Donc décrire ton mec idéal a aucun intérêt, car tes critères sont fluctuants. Tu ne sais pas ce que tu recherches, tes critères s'affinent avec le temps.



    Je suis tombé sur le profil d'une amie. Photo en robe (témoin de mariage, a priori) alors qu'elle se vêtit très rarement d'une robe car elle déteste ça. Aucune mention que le mec passera après les loisirs et la famille. Aucune mention "je suis une chieuse", juste « j'aime la nature » (profil vide, quoi)… Niveau loisirs : il manque des activités sympa qui disent pas mal de choses d'elle (oui, certaines peuvent attirer les pénibles, donc ça peut justifier de le dissimuler dans un premier temps), et surtout, mentionner une activité pratiquée seulement quelques fois il y a des années de cela… quelle pertinence ? Comment un mec peut-il se faire une image réaliste de mon amie et ne pas être déçu ?

    Le profil d'un ami. Photo à la webcam qui matche bien le petit côté asocial / activités durant lesquelles tu ne prends pas de photo. Profil bien plus rempli de mots mais vide de sens "je suis resté XX années avec mon ex et ceci et cela" (sous-entendu : je suis facile à vivre, mais tu peux aussi le lire comme "je me la pète" ou "j'ai des habitudes tenaces" / "je vais te prendre pour mon ex un paquet de temps"). La description des loisirs et des projets est bien garnie.



    Je passe sur les profils contenant un max de fautes de frappe. T'es en train de chier en même temps, ou quoi ?! Comment l'interpréter autrement que du jemenfoutisme ? Faites-vous relire par vos amis !

    Même chose pour les profils incohérents. Genre la personne qui se décrit comme asexuelle dans sa description mais qui déclare accepter les plans culs dans les champs préformatés du site web. Relisez votre profil, merde !

    Les mêmes qui exigent que tu t'habilles convenablement pour un rencard mais qui sapent leur présentation en ligne…



    Évidemment, le profil vide empêche des recherches efficaces. Exemple : sur Meetic, si je cherche avec le critère « a des enfants = non », seul le profil de celles qui ont rempli ce champ et qui lui ont donné la valeur « non » s'affiche. Celles qui n'ont pas répondu (alors qu'en majorité, elles n'ont pas de gosse) ne s'affichent pas.



    Plus tard dans mes pérégrinations, j'ai découvert la sur-sollicitation des femmes sur les sites de rencontre (je vais détailler dans une prochaine section).
    À ce compte-là, oui, le produit devient le mec, et c'est donc à lui qu'incombe le devoir de remplir son profil afin que la meuf le différencie de la meute.



    Tout ça confirme l'effet supermarché : on doit tenter au pif, sans trop savoir, et voir quel produit accepte de discuter avec nous, et voir ensuite quel produit nous correspond en posant X fois les mêmes questions puis en testant une vie à deux. Youhou, super jeu ! (ironie).

    Mais, au final, quel intérêt d'écrire un profil ? Rien prouve la véracité des infos. Pour vérifier, il faut tenter une histoire avec la personne (la simulation amoureuse de Black Mirror prend tout son sens). Un profil vide est peut-être le plus rationnel ? Ça permet de se signaler comme disponible sans perdre de temps.

    D'autant que les profils ne sont pas lus. Comme dit plus haut, le mode le plus utilisé par les utilisateurs d'OkCupid semble être le DoubleTake qui est un carrousel à la Tinder.
    Si t'écris « je ne paye pas donc je ne vois pas les likes, viens me causer » (ou bullshit équivalent) dans ton profil, tu recevras quand même des likes sans message derrière (ouiiii, ça prouve rien, peut-être que la personne n'a pas eu le courage de te contacter gnagnagna, comme si c'était un acte d'une grande bravoure !).


    La superficialité l'emporte

    Puisque les profils ne sont pas lus, c'est l'apparence, et donc la photo, qui compte.

    Ma première photo était une photo d'identité Photomaton scannée (parce que la flemme + pris de court ‒ je pensais qu'elle était optionnelle, et je n'avais pas pensé à utiliser un dessin à la toto pour contourner l'interdiction des images blanches ‒). Pour une raison inconnue, le scan a fait verdir la photo, légèrement.
    Quelques rares likes.

    Puisque les amis me disaient "c'est moche", je l'ai remplacé, des mois après. Pareil que l'ancienne (photo d'identité type Photomaton), mais sans le scan au milieu.
    La fréquence des likes a augmenté.
    Superficialité, bonjour ! Et après ça s'indigne que les mecs regardent leurs seins et leur cul alors qu'elles font pareil (juger sur le physique).



    Autre anecdote.

    Avec son accord, je montre le profil d'un ami à une amie afin de collecter son avis. Il y a des photos avec barbe ou sans. Mon amie conseille de dégager la photo sans barbe car « c'est le jour et la nuit, ça fait plus homme, la barbe. Sur l'autre, on dirait un gamin, ça donne pas envie »… Mon ami est bien plus souvent sans barbe qu'avec, donc la femme qui se décide sur ce critère va être déçue, hein. Autre illustration d'un mensonge requis. Mais oui, c'est l'avis d'une seule personne.

    Ce qui m'a fait rire jaune, c'est le baratin de cette amie selon lequel tout le monde a sa chance, que la photo n'est pas importante, qu'elle a déjà initié des convers avec des mecs sans photos, blablablabla (le baratin habituel des femmes, quoi). Ouais, ça se voit, à la première occasion, tu tiques sur une photo… Je dis ça, je dis rien.



    Bref, les sites de rencontres ne permettent pas de s'affranchir de l'apparence, même dans un premier temps (on pouvait l'espérer). Demande utilisateur ou conditionnement ?
    Ce n'est pas déconnant : comme dit plus haut, même sur Meetic et OkCupid, la première chose que l'on voit d'une personne, c'est sa photo, son pseudo, son âge et sa ville…


    La meute

    Sur OkCupid, je ne comprenais pas la visibilité de mon profil ni les règles d'apparition d'un profil dans mes résultats de recherche ni les règles pour commencer une discussion (et la différence avec le message de présentation ‒ intro ‒).

    Pour obtenir ces réponses, que je ne trouvais pas dans la FAQ, je me suis créé un deuxième compte. Féminin, donc. Je n'ai pas rempli mon profil, pas un mot, pas une photo (mais une image blanche, car il faut une photo de profile pour qu'un profil soit publié). J'ai uniquement répondu aux questions de match obligatoires lors de l'inscription.

    Malgré ça, malgré le vide de mon profil, je me suis mangé une déferlante : 141 likes et une trentaine de messages de présentation en une aprem + soirée. Je cherchais des personnes dans ma ville, qui n'est pas une grande ville, et 10 km aux alentours, hein.

    Je positionne mon compte fake dans une autre ville : 180 likes en deux jours. Pour un putain de profil vide !
    On constate, encore une fois, le côté peu engageant du like (tu peux liker afin de passer au profil suivant sans insulter l'avenir).

    J'avais entendu ou lu des témoignages évoquant une meute de chiens se jetant sur la moindre femelle qui débarque, mais, j'avoue, je n'y croyais pas.

    Après, il faut relativiser : une trentaine de messages sur 252 personnes, ça fait 11 % de chiens. 141 likes sur 252 personnes, ça fait 56 %, mais comme ça engage à rien (les femmes ne payent pas les abonnements donc ne les voient pas)… (Je rappelle que le principe de réciprocité d'OkCupid ‒ voir sa présentation plus haut si t'as oublié ‒ permet de calculer ces chiffres car on sait que l'on voit les gens qui nous voient, ni plus, ni moins).

    On arrive à une impasse : soit tu rejoins la meute pour tenter ta chance (comportement peu éthique), soit tu attends bien sagement en arrière-plan que la meute soit passée (comportement éthique) et tu espères que la personne n'ait pas trouvé """"l'amour de sa vie"""" (LOL) parmi la meute et qu'elle a envie de causer après une telle déferlante. Youpiiii !



    Dans le même genre, plusieurs personnes m'avaient relaté qu'une femme lambda cause avec X mecs en même temps. Désormais, je trouve crédible la statistique.

    Ça signifie que finalement, tout est superficiel, on cause "pour déconner", c'est qu'un jeu, il n'y a pas vraiment d'implication ni de suivi de la conversation, donc on obtient (et fournit) des réponses gnangnan qui ne permettent pas d'en apprendre plus sur quelqu'un. Youpiiii.


    Le piège des pourcentages de match

    Je fonde mes propos exclusivement sur mon utilisation d'OkCupid.

    J'avoue : j'ai trouvé cool les questions de match. Ça permet de se mettre le pied à l'étrier. Ça permet d'avoir un pourcentage en sus d'une photo + pseudo + âge + ville. Ça permet de faire le tri dans le supermarché décrit ci-dessus.



    Et puis…

    Plus tu réponds à des questions, plus tu te mets sur un piédestal. Quand j'ai crée mon faux compte féminin (voir la section « La meute »), je ne voyais pas mon compte masculin. Il a fallu que mon avatar féminin réponde à plus de questions pour que les deux se voient.

    Soit tu te dis que cool, ça filtre tout ce qui n'est pas pertinent, soit tu constates un filtrage excessif des personnes qui ont une vie plus palpitante que de répondre à des centaines de questions (voir de milliers, si, si !), et qui ne sont pas inintéressantes pour autant.

    Pour info : sur OkCupid, on ne peut pas supprimer des réponses afin de descendre du piédestal. On peut en changer. On peut modifier le commentaire. Rien de plus.
    Donc la meilleure stratégie semble être de ne pas répondre à trop de questions.

    D'autant que remplir ton profil te rend plus attrayant lorsque le site web de rencontre monnayera tes données perso à des pubards.



    Le pourcentage de match semble être calculé sur les réponses en commun.

    Conséquence : la personne qui répond comme moi aux questions obligatoires lors de la création de son compte aura un pourcentage plus élevé que celle qui répond à beaucoup de questions sur lesquelles nous avons quelques divergences…

    Ce point semble être incohérent avec le précédent, mais je décris ce que j'ai constaté. Par exemple, je matchais à 91 % avec une personne qui avait répondu à 877 questions alors que j'avais répondu à 56 questions.



    La plupart des questions ont aucun intérêt ou sont trop génériques ou imprécises ou tournent autour du pot :

    • « Es-tu modeste ? » / « Are you smarter than most people? » : heu… c'pas à moi de le dire ;

    • « Have you ever been fired from a job? » : ça t'apprend quoi sur moi ? Ma fiabilité ? Et si c'était un licenciement économique ? ;

    • « Es-tu désordonné ? » : on part du principe qu'on va vivre dans une même piaule ? Sinon, aucun intérêt ;

    • « Aimez-vous les gros concerts » / « Roughly how many books have you read in the past year? » : doit-on forcément pratiquer les mêmes loisirs ? ;

    • « Température idéale d'une pièce » / « Sharing a toothbrush with your partner is… utterly disgusting / okay / sometimes / a signe of closeness » : laquelle pièce ? Ça suppose encore qu'on partage une piaule commune ou qu'on ne saura pas dialoguer lorsqu'on se verra… Quand à la brosse à dent, je pense qu'on arrivera à se mettre d'accord, non ? ;

    • « Es-tu attiré par une situation dangereuse ? » : quel genre ? Assumer des opinions impopulaires ou affronter un cartel de méchants ou reconnaître mes fautes ou ? ;

    • « Es-tu accro au travail ? » : défini ce qu'est être accro ? ;

    • Y'a-t-il des pratiques sexuelles entre adultes consentant sans risque majeur qui sont immorales ? » : heu, qu'est-ce que ça peut faire ? Tu veux aussi que je te donne les pratiques managériales, fiscales, et bancaires que je trouve immorales ? ;

    • « Is smoking disgusting? » / « Is it possible for someone to really be 'too nice'? » : t'as le droit de pas vouloir être avec un fumeur pour toute raison, mais demander une qualification morale, qu'est-ce que ça apporte ? Tu veux te convaincre d'être dans le camp du Bien ? L'autre question "fumez-vous" suffit amplement pour faire un tri pertinent ;

    • « Would you consider living with a partner who does not want any pets? » : pose la question directement, est-ce que je veux des animaux chez moi ou suis-je allergique aux poils de chat ? Et encore une fois, qu'est-ce que ça peut faire si l'on ne partage pas une piaule commune (sauf si je suis allergique) et que tu n'espères pas me refiler la garde de tes animaux durant tes vacances ? ;

    Y'a aussi des questions "pour ou contre ceci ou cela" (genre le mur de Trump). Pour certaines, je vois l'intérêt genre prévenir des désaccords (mais c'est acter d'avance que des humains ne seront pas à même de les résoudre…), mais l'essentiel des questions portent sur des questions politiciennes ou des choix persos qui n'auront pas d'incidence sur l'autre ni sur le couple, comme si des couples qui divergent sur ces questions-là ne pouvaient pas perdurer…

    Les réponses sont trop binaires. Oui, non. Parfois peut-être. Alors que n'importe qui acceptera un écart sur tel et tel point.



    L'interface n'est pas suffisamment intuitive, il faut croire, et un nombre conséquent de personnes ne savent pas autoriser les réponses d'autrui qu'elles acceptent.

    Sur certaines questions, il y a de la logique. Genre la fumeuse qui veut une réponse "non-fumeur", on peut supposer qu'elle est en train d'arrêter de fumer.

    Mais sur la plupart, ça n'a pas de sens. Tu m'interdis ce que tu t'autorises alors que mon comportement ne te portera pas préjudice ?! Exemples :

    • Celle qui rejette mon « non » à la question « fumez-vous ? » alors qu'elle a également répondu non. Une non fumeuse recherche vraiment un fumeur ? :O ;

    • Celle qui répond « A few months to a year » à la question « About how long do you want your next relationship to last? » mais rejette une telle réponse… ;

    • Celle qui dit exprimer rarement ses sentiments… et refuse que je les exprime rarement… Relation asymétrique et toxique détectée ! "Prends soin de moi, je suis une petite femme fragile, par contre, moi, je resterai de glace, t'as pas besoin qu'on te dise "je t'aime", t'es un bonhomme !" ;

    • Celle qui répond comme moi sur l'importance de Dieu (lequel ?) dans sa vie mais qui refuse ma réponse… ;

    • Celle qui se contredit sur deux questions qui se répètent ou font miroir…



    Au final, ces questions de match servent à rien… Sauf peut-être à collecter des jugements à l'emporte-pièce énoncés le cul posé sur les chiottes…

    Ceci dit, ça permet d'évaluer l'intolérance d'une personne…

    Mais comme la fiabilité est tout aussi peu garantit que celle du contenu du profil, bah en fait non, et donc ça sert à rien…


    Climat malsain

    On en revient à ça : le mec doit tout faire.

    D'abord, payer un abonnement afin de pouvoir initier un échange (krou kroouu le pigeon), c'est-à-dire, payer un droit d'accès aux femmes (déjà, y'a un problème). Les femmes qui écrivent dans leur profil « je ne vois pas les likes » me font rire jaune : avoue que t'as pas envie de payer l'abonnement, oui ! T'es le genre de meuf qui veut que le mec paye tous les frais du rencard, galanterie, tradition, tout ça.

    Ensuite, il doit rédiger son profil pour tenter de se différencier de la meute (cf la section du même nom).

    Enfin, il doit initier des échanges. Si tu attends, il va rien se passer, les femmes ne vont pas venir te chercher (sauf si t'es un beau gosse). Une vingtaine de likes et trois messages non-spam en deux ans (il s'agit d'une moyenne calculée sur deux mecs, pas juste moi, donc ça vaut environ rien, mais still).



    Le mieux (ironie), c'est les princesses qui posent des contraintes sur la façon de leur causer. Genre il faudrait écrire plus de choses que "salut ça va". Mais… Meuf…

    • Ton profil est vide ! Tu veux que je lance quel sujet ?! "Jolis boobs", "Beau temps aujourd'hui ?", "Ha, tu aimes la nature et les soirées entre potes, c'est bien dis donc" ?! ;

    • Tu veux que je me fatigue à écrire un message personnalisé en ayant lu ton profil alors que tu ne vas pas me répondre (je sais, c'pas ta faute, c'est la meute, tu ne peux pas répondre à tout le monde, tout ça) ?! J'ai autre chose à faire.

    C'est une énième illustration que les mecs doivent prendre les devants.



    Au début, je comprenais l'utilisation du pognon comme un mécanisme de protection. Après avoir constaté moi-même l'effet meute (cf la section du même nom), je le trouvais même légitime.
    Mais, au final, n'est-ce pas une liberté d'importuner quand on a du pognon ?

    Soyons juste : Meetic limite le nombre d'initialisations de conversation par jour et les femmes peuvent payer pour ouvrir leurs messages privés à tous (quelques rares le font).



    Les stéréotypes demeurent : le mec doit payer (car c'est lui le mézant pas beau, les femmes sont la pureté incarnée, elles), le mec doit se sortir les doigts sur un marché concurrentiel pendant que la femme l'attend, et s'il a du pognon, il peut dépasser des limites artificielles (initier une causerie, dépasser la limite journalière de swipes, etc.).

    Je ne vois pas comment ça peut créer des relations de couples saines. Après tant d'étapes à la con, je comprends le déclenchement de la violence de type "bon, maintenant, on baise, làààà !" (j'ai dit que je comprends le mécano, pas que je le cautionne alors que j'hésite rarement à dire ce que je cautionne) et les comportements malsains pour tenter de retenir quelqu'un contre son gré lors d'une rupture (car t'as juste pas envie de revivre tout ce bullshit, tout ce parcours du combattant).

    J'ai rejoint les gens qui pensent que les sites de rencontre ne peuvent pas apaiser les relations hommes<>femmes.


    Conclusion : découverte des sites de rencontres, découverte de moi-même

    Les sites web de rencontre permettent de voir le profil de personnes qu'on n'aurait pas croisé (ce qui ne veut pas dire que les personnes et les rencontres seront plus qualitatives) et dont on sait qu'elles sont également en recherche du grand Amour (LOL, toujours :) ). C'est ce deuxième point, le véritable apport de ces sites. Numérique aidant, on pourrait s'attendre à une recherche efficace, mais elle est vaine en présence de profils vides…

    Mais, à part ça, c'est un intermédiaire qui peut faillir et/ou induire en erreur et/ou manipuler : tri arbitraire des profils, absencce de pertinence des pourcentages de match, messages "X consulte votre profil", surimpression "nouvelle arrivante jetée à la meute", etc. Quid de la confiance qu'on peut leur accorder ?

    Tout ça pour proposer un énième canal de mise en relation peu qualitatif (fakes à gogo / manipulations, profiles vides ou sans intérêt, effet meute, effet supermarché, etc.) qui ne permet pas de s'affranchir de l'apparence (au moins dans un premier temps).

    De toute façon, les sites web de rencontres ne détiennent pas l'info que je recherche : le caractère d'une personne (au mieux, il faut décrypter, lire entre les lignes des profils quasi-vides, se faire des films, etc.). Quand bien même ils l'auraient, rien en garantirait la véracité : une personne peut se fourvoyer sur son compte ou mentir, et on peut tout interprêter comme ça nous arrange.

    Un énième canal de mise en relation sur lequel il faudrait se détendre, ne pas chercher plus loin (ni la cohérence, ni la logique, ni rien), ne pas chercher de vérité, et, devant les profils vides ou sans intérêt, s'en servir comme d'un annuaire pour tenter des dialogues à l'aveugle et répétitifs (on pose tous les mêmes questions…).

    Trop peu pour moi… Je ne vois pas comment je pourrais dire « je t'aime » à la seule personne qui aurait accroché après mes centaines de tentatives d'échanges (selon les témoignages). Point d'amour, juste des stats froides.

    Pourtant, c'est le jeu. En France, peu de personnes utilisent des sites web de rencontre (15 à 30 % de la populace en fonction des sondages et des pseudo-études) dont 30 % des mecs (sur la populace totale) et 20 % des femmes (idem), donc n'espère pas un contact sans rien faire quand t'es un mec (sauf à être beau gosse), tu vas devoir payer un abonnement ou attendre éternellement. Super début de relation, non ?

    On en revient au mec qui doit prendre les devants, payer les rencards, courtiser, être à l'initiative, etc. Je m'en passerai bien bien bien. J'entends causer de fin du patriarcat, mais, concrètement, je vois rien. Je n'arrive pas à concevoir que des relations de couples saines poussent sur une rencontre via un site web de rencontres tellement les mécanos sont malsains.

    Ces sites web font naître une forme d'anxiété, de remise en question permanente, je trouve. Pourquoi personne initie une convers avec moi ou me répond, qu'est-ce que j'ai écrit de mal dans mon profil, qu'ai-je fait de mal, etc. Comme les réseaux sociaux, en somme, sur lesquels l'humanité cherche à se mettre en avant et à récolter de l'attention.

    Au final, j'ai découvert que je ne suis pas intéressé.

    J'ai contacté une dizaine de femmes, qui correspondaient le plus à mes critères. Une seule réponse : pas intéressée. Un seul échange dont je ne suis pas l'initiateur. En deux ans, sur deux sites. Je n'ai pas envie de démarcher plusieurs dizaines ou centaines de personnes pour quelques rencards AFK pour rien de sérieux à la clé. Je n'ai pas envie de racoler. Il me semble qu'aucun amour, si ça existe, peut naître de tout ça.

    Je n'ai pas envie de travailler mon image, le marketing de moi-même, et tout le blablabla. La rencontre, c'est accepter l'autre tel qu'il est. Tu ne me verras pas sourir souvent, donc aucun intérêt de mettre une photo sur laquelle je souris, par exemple.

    Ces sites web m'ont permit de confirmer l'importance de mon côté asocial : je n'aime pas apprendre à connaître de nouvelles personnes (même en dehors des sites web de rencontre), j'en retire aucune satisfaction, aucun plaisir. Ça annonce peu de joie, mais des emmerdes et des compromis supplémentaires. Ça ne me motive pas, sites de rencontre ou pas.

    Sat Jan 1 23:53:01 2022 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?7OyW_g
  • Tracas avec FusionInventory pour GLPI et ses agents GNU/Linux et winwin

    GLPI : logiciel web libre (GPL) de gestion d'un parc informatique : inventaire des machines-périphériques-réseau et de leur lieu géographique, stockage des devis / contrats / factures, gestion des stocks de consommables, tickets d'assistance, etc.

    Notons que GSIT est un fork de GLPI suite à une gestion du projet verrouillée par l'éditeur de GLPI (refus des développements communautaires dans la version 9.5 sauf partenariat payant) . Source.



    J'utilise GLPI pour inventorier mon matériel informatique personnel / domestique. Pratique pour avoir sous la main la date d'achat d'un ordi, son prix, la liste de ses composants, à qui j'ai prêté du matos (je fais ça avec un statut, pour la lisibilité et la recherche, et un commentaire pour consigner le bénéficiaire), les problèmes rencontrés (je stocke ça sous forme de tickets), la date de fin de la garantie, la facture, etc.

    Je veux ajouter mon """nouvel"""" ordi à mon inventaire.

    Historiquement, j'utilisais OCS Inventory pour ajouter un ordinateur à l'inventaire, mais il n'est plus installé. Dans mes souvenirs, FusionInventory est censé être mieux. Utilisons-le.
    On pourrait penser qu'il est plus rapide d'ajouter à la mano les deux-trois composants importants d'un ordi dans GLPI. Non. Il y a des infos intéressantes dont on ne dispose pas toujours instantanément le nombre de barrettes de RAM, la marque du support de stockage ou la quantité de VRAM, et que l'on regrettera de ne pas avoir consigné plus tard. Leur collecte via l'installation et l'utilisation d'outils supplémentaires me semble être plus pénible qu'un inventaire automatique.

    J'ai la version 9.4.5 de GLPI, donc j'installe la version 9.4+2.6 du plugin FusionInventorry pour GLPI en suivant la documentation officielle.



    Jugeant que ça serait plus simple, j'ai voulu installer l'agent FusionInventory pour GNU/Linux sur une version live USB de Debian. Erreur : il ne fait pas remonter ma carte graphique dans GLPI, il considère la clé USB live comme un disque dur et la fait remonter dans l'inventaire, et autres petits désagréments.

    Surtout, GNU/Linux ne reconnaît pas le GPU et utilise le chipset graphique intégré au CPU avec une définition 800x600 intouchable. La boîte de dialogue de MATE qui permet d'ajouter un agencement (layout) clavier afin de passer de qwerty à azerty ne permet pas de valider le choix, car le bouton n'apparaît pas à l'écran, qu'il est impossible de la redimensionner, que je ne pouvais pas voir quelle touche il fallait presser en sus de « alt » pour déclencher le bouton, et que je n'ai pas penser à setxkbmap (seulement à loadkeys qui ne fonctionne pas dans un pts).

    Sur le fond : l'agent FusionInventory pour GNU/Linux est au point. Installation, configuration dans /etc puis lui envoyer un SIGUSR1 pour qu'il réalise immédiatement un inventaire : tout fonctionne. \o/



    Le gros blem, c'est que FusionInventory a importé dans GLPI les 2200 logiciels (environ) du Debian Live dont je n'ai que faire.

    On peut configurer le plugin FusionInventory pour GLPI afin qu'il n'importe pas les logiciels. Cela se passe dans le menu « Administration » de GLPI, item « FusionInventory », sous-menu « Général », item « Configuration générale », « Inventaire ordinateur » dans le menu de gauche, assigner la valeur « Non » à l'item « Logiciels » dans la section « Options d'import ».

    L'ennui, c'est que je n'ai pas accès à l'administration de FusionInventory : page blanche avec « Le cron de GLPI ne fonctionne pas, voir documentation ». Le journal des erreurs d'Apache httpd (error.log) nous donne la véritable erreur : « PHP Fatal error: Uncaught Error: Call to undefined method Plugin::getPhpDir() ». On trouve assez vite, par analogie, que la version du plugin FusionInventory que j'ai installé ne fonctionne pas avec ma version de GLPI.

    Je désinstalle le plugin FusionInventory pour GLPI et j'installe sa version 9.4+2.2 (au lieu de 9.4+2.6). L'administration du plugin fonctionne. Pourtant, dans les releases notes rien décrit une incompatibilité… J'ai choisi la version 9.4+2.2 car ses notes disent « fix search last inventory when have glpi 9.4.4 ». 9.4.4, c'est proche de 9.4.5, ma version, me suis-je dit. :-



    Je décide d'utiliser l'agent FusionInventory pour winwin (cf carences et désagréments rencontrés avec l'agent GNU/Linux ci-dessus). Durant l'installation, il me demande l'URL du serveur GLPI, je la lui donne. Je coche la case à cocher pour effectuer un inventaire à la fin de l'installation. Pourtant, je vois rien apparaître dans GLPI.

    Je vais dans C:\Programmes\Fusioninventory\etc. Il n'y a pas de fichier agent.cfg, juste agent.cfg.sample. Le contenu est le même que celui du fichier de configuration qu'il faut modifier sous GNU/Linux. Où est donc stockée l'URL du serveur GLPI ? L'installeur de FusionInventory a foiré, on dirait. Je copie le fichier sur le bureau, je le renomme agent.cfg, je modifie la ligne « server » avec notepad, je copie le fichier à son emplacement d'origine (un message de winwin demande si je veux octroyer des droits supplémentaires afin que la copie ait lieu, c'est plus rapide que de lancer notepad en tant qu'administrateur).

    Je double-clique sur fusioninventory-iventory.bat. Il prend un peu de temps, écrit un long pavé puis cmd se ferme avant que j'ai eu le temps de lire. J'ouvre une invite de commande, je glisse le script dedans, je le lance. Le pavé est juste le XML résultant de l'inventaire. A priori, l'agent ne l'envoie pas au serveur GLPI.

    Je double-clique sur fusioninventory-agent.bat. Il se ferme direct, et j'ai rien dans GLPI. Je le glisse dans cmd. Ça me dit que j'ai pas assez de droits. J'ouvre un cmd en tant qu'admin, glisser le script ne fonctionne plus, donc je dois saisir son emplacement moi-même, je le lance et… j'ai ENFIN ma machine dans GLPI, sans les logiciels.

    Hé bah !

    Mon Dec 27 18:22:20 2021 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?K0R7uQ
  • Plateformes de distribution de jeux vidéo

    Quelques notes et réflexion sur les magasins en ligne de jeux vidéos.


    Steam

    Opacité

    Les présentations des jeux sont confuses : difficile de savoir ce que contient précisément telle ou telle édition d'un jeu. Quels DLC précisément ? Quelles armes / tenues supplémentaires ?

    Exemple : l'édition contient 4 packs (Deluxe Extras, Croft Edition Extras, Definitive Upgrade). Il faut lire la description de chaque pack afin de savoir ce qu'il contient vaguement (« une arme supplémentaire » => laquelle ?!) puis il faut lire le texte de l'image (accessibilité, bonjour) pour apprendre que la definitive edition contient « tous les DLC » (tu peux être plus précis ? De quand date le compte ? Sûr qu'il n'y a pas eu de nouveaux DLC après ce comptage ?) et d'autres choses, et surtout, il faut comprendre que la bande son originale et les tenues / armes mentionnées dans les encarts rouges viennent en fait des autres packs…. Le texte dit, lui « Cette édition contient le jeu de base, les 7 défis tombeaux des DLC, ainsi que toutes les armes, tenues et compétences téléchargeables ». Peux-tu être plus précis ? Nom des défis tombeaux / DLC / armes / tenues / compétences ?


    Paiement

    J'ai voulu payer un jeu avec un reliquat de mon porte-monnaie Steam complété par un paiement CB. C'est pratique de proposer cela. :) Steam a insisté pour avoir un numéro de téléphone alors qu'il demande rien quand je paie avec mon porte-monnaie Steam. Je lis la FAQ… qui n'expose pas le motif de récupération du numéro de téléphone. En revanche, elle tartine sur la vérification d'une CB qui se fait par débits + saisie du montant des débits dans Steam + Steam rembourse, et qui prend quelques jours (au moins 3, de mémoire). A priori, cette vérification se déclenche uniquement pour accéder à la place de marché entre particuliers (marketplace), mais ce n'est pas clair du tout, y compris sur les forums de joueurs. Face à ces inconnues (téléphone et CB), j'ai acheté une carte prépayée. :-

    J'apprécie beaucoup la possibilité de payer avec des cartes prépayées / cadeau vendues en magasin. Ça évite d'avoir son numéro de CB dans une base de données qui se fera défoncer.
    Des consignes pour créditer le porte-monnaie virtuel sont données sur la carte, mais ça ne fonctionne pas, mais le message d'erreur nous renvoie vers le bon formulaire (dans Steam, cliquer sur ton compte puis « afficher mon portemonnaie » puis sur le lien « Utiliser une carte ou un code de portemonnaie » à droite). :-
    L'inconvénient de ces cartes, c'est le côté aléatoire du grattage. Soit ça se passe super bien, soit le code est détruit / altéré, c'est très variable d'une carte à une autre. Mais, heureusement…


    Assistance

    … le support de Steam est au top. Un scan de la carte prépayée et du ticket de caisse et hop, le code de la carte m'a été envoyé en 20 minutes. La réponse est une réponse-type qui couvre plusieurs cas (le blabla cause de clés de licence CD, par exemple), et la demande d'assistance est fermée sans possibilité d'interagir (sauf à ré-ouvrir la demande, ce qui fait chier l'opérateur), ne serait-ce que pour remercier, ce qui est dommage, mais je comprends : traitement de masse / à grande échelle, tout ça.

    Attention : j'évalue sur une seule intervention du support.


    Débit

    Télécharger un jeu à 100 mo/s quasi constant, soit quasi 1 Gbps : waouh ! 6 minutes pour télécharger 38 Go. :O Y compris sur des jeux vieux de 6 ans (GTA 5, Rise of the Tomb Raider). Chez moi, c'est la box SFR-NC qui ne tient pas et qui redémarre durant le téléchargement (ça m'est arrivé lors de l'achat de plusieurs jeux). :-

    Sur des jeux au succès plus modeste, genre Superhot, le débit est plus modeste : 20 mo/s. Mais vu la petite taille du jeu, peut-être que le débit n'a pas le temps de monter (TCP, fenêtre, débit adaptatif, tout ça).

    Évidemment, il n'y a pas de magie, il s'agit de mise en cache chez les FAI. Steam (comme d'autres) installent leurs serveurs de cache dans le réseau des FAI. Tu veux vérifier ? Télécharge un jeu sur Steam, prend une capture réseau (wireshark), ping / traceroute / mtr l'adresse IP, et le RTT confirmera. Cela pose des questions de libre concurrence, d'équité, d'ouverture etc. que nous avons déjà souligné en 2017.


    Fiabilité des « succès »

    Dans un jeu, on peut débloquer des « succès » (que je vois plus comme des trophées) lorsque l'on termine tel pourcentage de l'histoire principale ou que l'on fait telle ou telle action.
    Sur ces succès, Steam publie des stats de la forme "X % des joueurs ont débloqué ce succès". Je m'interroge sur leur fiabilité.

    Seulement 16 % des joueurs auraient terminé l'histoire principale de Doom Eternal. :O

    De mémoire, sur GTA 5, il y a 20 points de perte dès le début du jeu ("80 % ont débloqué") puis 60 points de perte avant le premier tiers du jeu puis 10 points, et seulement 24 % des joueurs seraient arrivés aux deux tiers de l'histoire principale.

    Bien sûr, les jeux vidéo, sources des infos, peuvent avoir des bugs genre sur Doom Eternal, le jeu (dans « Extras » => « Paliers ») m'a déjà indiqué que je n'ai plus certains paliers que j'avais bien débloqués deux jours avant. Dans le même menu mais dans l'onglet dédié au 1er DLC puis en ayant choisi ma sauvegarde, le récapitulatif me dit que j'ai bien fait ce qui débloque lesdits paliers.

    Dans Shadow of the Tomb Raider, la fin de l'histoire principale octroie deux succès, l'une pour dire que l'on a trouvé une relique, l'autre pour dire qu'on a terminé la mission. Or, dès que tu chopes la relique, une cinématique obligatoire se déclenche, et c'est la fin de la mission, quoi que tu fasses (sauf éteindre le jeu à ce moment-là). Steam affiche que 6,7 % des joueurs ont trouvé la relique et que 6,1 % ont terminé la mission. Comment est-ce possible ? :O Arrêt brutal du jeu ? Une autre mission est dans ce cas de figure.

    ÉDIT DU 05/09/2022 : Il peut aussi y avoir des problèmes de comptabilisation liés à la fiabilité de la connexion à Internet. Récemment, j'ai rejoué à GTA 5, en étant connecté à Internet (il le faut pour avoir accès à l'une des places boursières fictives du jeu). J'ai obtenu plusieurs succès liés à l'avancement dans l'histoire principale (« Subversion », « Le coup du siècle »). Alors que j'ai déjà terminé l'histoire principale lors de ma première partie, et que j'ai déjà le succès « Moment de vérité » dont l'obtention se situe entre les deux succès débloqués récemment. Lors de ma première partie, je me suis déconnecté d'Internet le plus possible, voilà tout (j'ai utilisé les places boursières après avoir terminé l'histoire principale). FIN DE L'ÉDIT DU 05/09/2022.

    Bien sûr, on peut trouver des explications. Le premier succès de Shadow of the Tomb Raider est débloqué après 2 minutes de jeu, juste après la cinématique introductive et les premiers mouvements. Pourtant Steam annonce que seuls 91,2 % des joueurs ont débloqué ce succès. Cela peut être des personnes qui ont acheté le jeu et qui n'y ont pas encore joué. Mais quasi 9 % alors que le jeu était sorti quasi 3 ans plus tôt ?! :O

    Bien sûr, il ne faut pas déduire le succès d'un jeu en traçant une courbe des succès Steam liés à l'histoire principale puisque les joueurs qui se sont procurés le jeu par d'autres canaux ne sont pas comptabilisés.


    Ubisoft Connect (ex-Uplay)

    Je le trouve moins bien foutu que Steam : interface plus foutraque, overlay persistant (dans Far Cry 6, pour m'indiquer que le pilote de mon GPU n'est pas à jour), pas moyen de paramètrer la position du compteur de FPS, etc.

    Concernant le pilote graphique pas à jour : Ubisoft Connect m'affiche un message non cliquable quand le jeu est lancé et que le menu s'affiche… Steam me prévient avant de lancer le jeu et m'envoie à l'URL précise de téléchargement sur le site web de Nvidia. Intégration plus poussée et plus pertinente coté Steam.

    Le débit est légèrement moins bon qu'avec Steam. 80-90 mo/s au lieu de 100-110 mo/s.

    Ubisoft Connect est plus récent que Steam, donc il n'est pas illogique qu'il soit moins abouti.

    En revanche, je n'apprécie pas de recevoir des spams ciblés durant ma progression dans Far Cry 6 et la jeunesse n'excuse pas cela. Sujet des emails : « Vous m'avez volé deux régions » (ce qui était effectivement le cas) et « Faites équipe avec Danny Trejo ». Sans compter une pub « Restez au chaud pour notre promo d'hiver ! ❄️ Jusqu'à 75% de réduction ». Il y a une option pour se désinscrire de tout ça, mais, Steam, au moins, est plus respectueux. Ubisoft Connect affiche également des infobulles dans son interface pour mettre en avant des promos et/ou des jeux. Par défaut, Steam affiche un pop-up, donc même merde.


    Absence de pérennité ?

    Comme tant d'autres acteurs de l'écosystème moderne, les plateformes de distribution de jeux vidéo surfent sur la confusion entre achat d'un exemplaire, achat d'un droit d'accès et location. J'ai un exemplaire d'un jeu sur mon disque dur mais si la plateforme cesse de le commercialiser, c'est perdu. Idem si la plateforme ferme ses portes.

    J'aime rejouer des années après à un jeu qui m'a marqué (Doom 3 est un exemple claironnant). Comment faire ?

    Oui, je sais qu'on peut copier+coller les fichiers du jeu vidéo ou utiliser l'outil de sauvegarde de Steam, mais ça ne répond pas à ma problématique, car ça ne rend pas le jeu indépendant de Steam ni de son éditeur (pour certains).

    Les éditeurs de jeux ne vendent plus d'exemplaires physiques. Le DVD de Doom 2016 sert juste à installer Steam (je grossis le trait). Un exemplaire physique de Far Cry 5 (et suivants) n'était pas vendu en boutique…

    Je n'ai pas trouvé de plateforme vendant un exemplaire des jeux à succès qui m'intéresse… Comme son nom l'indique, Good Old Games propose plutôt de vieux titres et le choix est limité.

    Je sais que les cracks de jeux Steam se composent d'un exemplaire des bibliothèques « steam_api64.dll » et « steamclient64.dll » ainsi que d'un fichier « .ini ». Je pensais que ça suffisait. Je pensais qu'il suffisait de prendre les fichiers du jeu téléchargés par Steam, de remplacer ces trois fichiers et de mettre cet exemplaire du jeu de côté pour la postérité. L'idée est de réduire la probabilité de choper un virus ou un bug du jeu (dans les commentaires sur des torrents de jeux vidéo, je lis "crash du jeu lors de telle action banale", "craquement permanent du son", etc.).

    J'ai testé ma théorie : ça ne fonctionne pas, le jeu ne démarre pas. Si je récupère le jeu en torrent et que j'applique le même crack : le jeu démarre. L'essentiel des fichiers du jeu semblent être identiques sauf un (taille différente).
    Conséquence : pour s'assurer qu'un jeu craqué destiné à l'archivage fonctionne, il faut y jouer, en intégralité, afin de le comparer avec le jeu acheté sur Steam… Intérêt limité…

    Un jeu vidéo sur Steam (par exemple), c'est une version précise du jeu (avec un numéro de build), des patchs et du contenu additionnel (genre DLC, pack tenues/armes).
    Récupérer un jeu en torrent ne garantit pas d'obtenir un exemplaire du jeu vidéo que t'as sur Steam. Il peut manquer une arme ou un DLC ou un patch qui corrige un problème majeur, etc. :(

    Pour nuancer, il faut dire que télécharger uniquement le crack d'un jeu est une plaie. Le site web officiel de la team de crackers renvoie vers un site web protecteur de liens lui-même protégé par Google CAPTCHA (lol lol lol, cocasse !) qui renvoie vers un site web qui protège plusieurs liens vers plusieurs hébergeurs avec masse de publicité qui ont supprimé le fichier depuis bien longtemps.

    L'archivage semble être une notion absente de notre monde actuel. :( Que restera-t-il de nos joies vidéoludiques ? Cela me rend triste.


    Multiplicité des plateformes

    Dans mon avis sur Far Cry 6, je râle sur le fait que chaque éditeur de jeux vidéo a sa plate-forme de distribution de jeux vidéos (je passe sur l'aspect communautaire / social). Ubisoft Connect, Epic Games Store, Rockstar Games Social Club (ouiiii, ce n'est pas un magasin, je sais, mais ça contrôle les droits d'accès à un jeu genre GTA 5), etc.

    Mais, au final, n'est-ce pas mieux ?

    Ma réflexion initiale était que je trouvais sain la concurrence dans le monde matériel, car, vu la quantité de produits, de marque, de gamme et de modèles, un revendeur ne pouvait pas tout avoir en stock (je n'avais pas pensé à Amazon…) et que ça évite les accords fabricant-revendeur pour vendre uniquement ce produit en échange de pognon, que ça permet à un revendeur de se spécialiser dans une marque (voire modèles) de produits qu'il apprécie et de proposer des services autour (je pense aux boutiques spécialisées en photo, en audio, etc.), etc.

    Or, me disais-je, quel intérêt dans le monde immatériel ? Y'a des fichiers, faut en vendre une copie et la distribuer sur des réseaux informatiques. Aucun intérêt de refaire x fois le même boulot. Il suffit qu'un seul acteur, payé par tout auteur / éditeur pour entretenir le système, et contraint, par la législation, de proposer tout contenu à la vente. Parallèle : il est idiot de construire x réseaux de fibre optique dans les trottoirs, déployons un unique réseau, chaque FAI paye un acteur en charge de sa maintenance, cet acteur doit être ouvert à tous les FAI et ne pas agir sur les contenus, et basta.

    Je n'avais pas identifié que le problème de quantité reste entier (les jeux, films, musiques, images, etc. occupent des pétaoctets d'espace, une telle quantité n'est pas accessible à un acteur qui démarre son activité).

    Je n'avais pas identifié que des acteurs voudront toujours construire des services autour des produits (j'ai du mal à voir quoi… une communauté, un système de notation, un système de publication communautaire, tout cela peut être mutualisé, mais on lit ci-dessus que je préfère la manière de faire de Valve/Steam à celle d'Ubisofft en matière de vente de jeux, c'est donc bien qu'il y a un service différent), ou une expertise genre j'veux proposer à la vente uniquement les livres de tels philosophes car je trouve qu'ils permettent de comprendre le monde et en développer une analyse dans un article.

    J'avais oublié que la loi est limitée à un territoire (hors extra-territorialité ricaine), donc l'acteur unique de distribution de contenus peut être contraint, par le droit local, d'interdire la diffusion de tel contenu. La censure devient beaucoup plus efficace. La neutralité de l'acteur n'est pas garantit.

    Je n'avais pas analysé qu'il vaut peut-être mieux donner ses données personnelles à plusieurs acteurs plutôt qu'à un seul (quels produits immatériels on a acheté et quand). Quand l'un se fera pirater, une partie seulement de mon historique d'achats sera divulguée…

    Dilemme entre point central + simplicité d'utilisation + risques que l'acteur se comporte mal et multiplicité + relou + réduction des risques.

    C'est vrai que la multiplicité des plateformes de diffusion de jeux vidéo est aussi pénible, dans la pratique, que la multiplicité des plateformes de VoD, mais, au fond, le problème n'est-il pas les accords d'exclusivité (être diffusé que sur une plateforme) ? Si Far Cry 6 était diffusé sur Steam en sus d'Ubisoft Connect, ça m'aurait convenu, et ceux qui pensent qu'Ubisoft Connect fonctionne mieux que Steam seraient aussi satisfaits. Tout le monde devrait pouvoir s'établir comme vendeur de tel jeu vidéo si l'envie lui prend. Mais, c'est moins intéressant pour les acteurs qui veulent cumuler la valeur ajoutée de la vente/distribution à celle de l'édition.

    Mon Dec 27 15:55:58 2021 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?H40lmQ
  • Nouvel ordinateur pour jouer

    En juillet 2021, je me suis acheté un ordinateur portable pour jouer à des jeux vidéo à succès. Il remplace un Asus RoG de 2015 qui lui-même remplaçait un Clevo de 2012 (comparatif maison de ces ordis).

    Pourquoi remplacer l'Asus ? Depuis mai 2018, le pavé numérique ne pouvait plus être activé et d'autres touches du clavier, comme « a » et « z » ne fonctionnaient plus. À partir d'une date inconnue (janvier 2019 pour sûr), la carte graphique était défectueuse : après quelques secondes de jeu dans Doom 3 RoE (ou autre), pouf, écran noir, retour winwin impossible (l'écran reste noir), définition 800 * 600 après le reboot car fallback sur PU intégré au CPU + artefacts sur l'écran. Je pense que l'origine aux deux problèmes est commune et qu'il s'agit du coup de poing que j'ai envoyé sur le clavier les quelques fois (3-4) où je ne suis pas parvenu à contenir ma rage devant ma médiocrité sur des jeux que je connais pourtant par cœur.



    Mes critères :

    • Vu la place à ma disposition, il faut un ordinateur portable. Je dois pouvoir tout (ordi, écran, périphériques) déplacer pour jouer puis tout stocker ailleurs ;

    • Assez véloce pour les jeux auxquels je prévoyais de jouer ;

    • Achat dans une boutique physique (vive les espèces !) ;

    • Environ 1 000 € ;

    • Pas de réflexion pendant X jours, on fait ça vite fait, bien fait.



    Le seul magasin du coin qui me vient en tête, c'est Darty. Mais il est dans une zone commerciale à perpét. Darty a été racheté par la FNAC en 2016, et y'a un magasin en centre-ville. Go FNAC.

    Évidemment, il n'y a pas la gamme dont j'ai besoin en rayon. Sur le site web, je trouve un Lenovo à 1 200 € (20 % de plus que mon critère, ça va, c'est une gestion raisonnable de projet, niark niark :D).

    Problème : si je le commande sur l'intranet en sollicitant les vendeurs, il sera facturé 1 700 €, car ils ne parviennent pas à activer la promo que l'on voit sans rien faire sur le site web public. Pareil pour des clés USB SanDisk Extreme Go 3.0 (je recommande vivement, très rapide) qui, du coup, doublent de prix. :O

    Au final : achat sur le site web public depuis chez moi pour une livraison au magasin FNAC du coin.

    J'ai commandé un samedi de juillet, et je l'ai récupéré le mardi au magasin.

    Compte-tenu de la crise des composants à cause des mineurs de cryptomonnaies, je m'attendais à des prix plus élevés et à un délai de livraison important. Mais un gros assembleur comme Lenovo peut visiblement acheter en gros et sécuriser son approvisionnement (voire le prioriser), donc continuer à proposer des prix et des délais de livraisons "normaux". Pas mal, les empires commerciaux, en fait. :) :(



    Mon choix s'est arrêté sur un Lenovo Legion 5 15ACH6H 82JU. 1 200 € TTC. 15,6 pouces, AMD Ryzen 5600H, 16 Go RAM DDR4 3200 Mhz (2 * 8 Go), Nvidia GeForce RTX 3060 Mobile 6 Go VRAM et SSD 512 Go SKHynix HFS512GDE9X084N (475 Go, plutôt…).

    Comme dit, le seul critère a été "est-ce que ça respecte les recommandations matérielles des jeux auxquels je prévoyais de jouer ?". Les recommandations sont données avec des modèles de CPU et GPU pour ordinateur de bureau / fixe, donc j'ai utilisé https://www.cpubenchmark.net/ et https://www.videocardbenchmark.net/ pour vérifier l'équivalence concrète.



    Niveau logiciel, j'ai conservé le winwin 10 édition familiale installé par défaut. Les jeux vidéo à succès nécessitent winwin, donc c'pas déconnant de payer la licence. Et ça évite les dysfonctionnements (on laisse la config' de l'assembleur, il sait ce qu'il fait).

    J'ai également gardé les logiciels inutiles (bloatwares), y compris ceux de Lenovo qui me demandent régulièrement si je veux optimiser ceci ou cela. Ou winwin, qui me notifie régulièrement que le Xbox store (je crois) est inclus dans ma licence et que je devais donc en profiter pour faire je ne sais quoi.

    J'ai suivi ma procédure pour virer les mouchards Lenovo connus (aucun été présent), pour virer la pub winwin de l'écran de démarrage, et pour désactiver une partie du flicage de winwin.

    Je n'ai pas mis à jour les pilotes, histoire d'éviter les problèmes. Bien m'en a pris puisque Doom Eternal m'a indiqué que le pilote de ma carte graphique n'est pas à jour, et qu'en même temps, la version plus récente provoque des ralentissements conséquents du jeu… De même, quelques secondes après l'ouverture de session winwin, le fond d'écran du bureau disparaît à l'exception d'une bande horizontale en haut de l'écran, le reste du bureau devient noir avec une grille de points blancs bien réguliers et bien ordonnés. De même, l'extinction de l'écran en cas d'inactivité est interrompu par quelque chose (la session utilisateur est verrouillée, la luminosité de l'écran commence à s'estomper, et, pouf, elle revient à son niveau nominal, et bis repetita). Tous ces dysfonctionnements (à part le message de Doom) étaient là dès la première utilisation de ce nouveau PC.

    J'ai jamais stocké mes données personnelles sur mes ordis de jeu (à part les couples identifiant + mot de passe des plateformes genre Steam, bien entendu), et je vais continuer. J'achète mes jeux avec des cartes prépayées Steam et quand je ne peux pas (cas Far Cry 6), j'effectue l'achat par CB depuis mon ordinateur sérieux, sous GNU/Linux.



    Points négatifs de winwin :

    • Quand on installe un logiciel (Firefox, par exemple), winwin affiche un message : le logiciel ne vient pas du store, blablabla et il faut changer un paramètre dans ajouter / supprimer des programmes. Ça sent les écosystèmes qui se ferment de plus en plus, mais c'est pour notre sécurité, alors tout va bien :( ;

    • Changer le navigateur web par défaut est bien relou, avec un message de winwin qui demande, de manière biaisée, de confirmer que l'on ne veut pas « essayer » Edge. Edge est mis en avant alors que le lien « Modifier quand même » (donc laisser la main à un autre navigateur) est tout petit. Visiblement, l'amende européenne de 2013 pour abus de position dominante sur le marché des navigateurs web n'a pas servi de leçon… :(



    Au final, cet ordinateur Lenovo fait le job : jeux vidéo avec des paramètres de qualité au max ou quasiment.

    La principale limite est que 6 Go de NVRAM ne suffisent pas pour stocker les textures ultra HD et autres fioritures (Far Cry 6, Doom 3 Eternal, etc.).

    Le Nvidia DLSS (augmenter, grâce à un réseau de neurones, les perfs du raytracing c'est-à-dire tracer l'environnement visible depuis les objets, et non pas depuis le seul point de vue du joueur afin d'appliquer les lois physiques genre rebond de la lumière sur les objets) plombe les performances de Doom Eternal, mais pas celles de Shadow of the Tomb Raider.

    De même GTA 5 subit parfois de légers ralentissements. J'ai du mal à penser qu'un jeu publié en 2015 peine sur du matériel de 2021 et je penche pour du code écrit avec les pieds.



    Seul reproche : la sortie d'air très chaud pile là où un droitier met sa souris. La main (et le poignet) chauffe et démange. À la décharge de Lenovo, il y a déjà des aérations partout : deux derrière, une à gauche, une à droite, la moitié de la surface sous l'ordi qui est légèrement surélevé, etc.

    J'aurai apprécié une offre plus conséquente en matière d'options dans l'EFI. Genre désactiver la webcam, le micro, etc.

    Les connecteurs sont situés aux bons endroits donc ils ne dérangent pas.

    Vu qu'il s'agit d'un ordinateur dédié au jeu, je n'ai pas évalué l'autonomie de la batterie (ça n'a pas de sens) ni le confort de la frappe au clavier (même si le fait que j'ai joué des heures consécutives est déjà une réponse), ni la facilité d'installation d'un système libre.

    Sun Dec 26 16:47:11 2021 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?XeuioQ
  • Mon avis sur quelques jeux vidéos auxquels j'ai joué à l'été 2021

    À l'été 2021, et jusqu'en novembre en fait, j'ai joué à plusieurs jeux vidéos. Il s'agissait surtout de rattraper mon retard dans les sagas que j'aime bien.

    • Doom 3 BFG edition
    • Doom Eternal
    • Grand Theft Auto V
    • Superhot et Superhot: Mind Control Delete
    • Rise of the Tomb Raider
    • Shadow of the Tomb Raider
    • Wolfenstein : Youngblood


    Doom 3 BFG edition

    La BFG edition regroupe le jeu original (Doom 3), et ses deux DLC, Resurrection of Evil (RoE) et Lost Mission (c'est même la seule façon d'acquérir Lost Mission de nos jours). Je l'ai acheté pour jouer à Lost Mission (je suis un grand fan de Doom 3 et de Doom 3 RoE auxquels je rejoue régulièrement), car je pensais y avoir jamais joué, alors qu'en fait… (lire ci-dessous).

    L'histoire, pour rappel : une base de recherche sur Mars, des expériences sur la téléportation qui tournent mal et ouvrent plusieurs portails vers l'Enfer. Il faut donc contenir l'invasion en fracassant des démons, en fermant les différents portails (y compris dans Lost Mission), et, dans RoE, en butant le chercheur qui a passé un pacte avec l'Enfer, ce qui a provoqué ces tragiques événements.

    Qu'est-ce qui change entre l'édition originale et la BFG ?

    On peut avoir une définition 16/9 alors que le jeu original est limité à des définitions 4/3 (1280x1024 au maximum). On peut donc rejouer à Doom 3 en vrai plein écran, pas en 4/3 affiché au centre d'un écran 16/9 avec des bandes noires à gauche et à droite. \o/

    Il y a quelques changements esthétiques dans les cinématiques, l'interface (le HUD), et les écrans de chargement (changement de niveau).

    Par défaut, la luminosité est plus élevée que dans le jeu original, ce qui grille direct les monstres pas trop cachés. J'ai terminé le jeu original juste avant sur le même ordinateur sans changer mes réglages de luminosité, donc c'est forcément les réglages internes à Doom 3 BFG edition qui changent la donne.

    De même, la lampe torche est intégrée à la combinaison de combat, ce n'est plus un objet à tenir à la mano. On peut donc cumuler arme et lumière. Cela casse plusieurs mécaniques du jeu qui supposent d'avancer dans le noir avec la lampe torche en main et de basculer rapidement sur une arme adaptée au moindre bruit suspect.

    Dans Resurrection of Evil (RoE), l'île enveloppée d'un gaz vert/bleu (avec trouzemilles diablotins, chevaliers de l'enfer et mancubus), l'une des sections de l'Enfer, a été retirée. Confirmation. Dommage car, à l'aide de l'artefact, c'était un très bon défouloir. :(

    À niveau de difficulté égal (vétéran), la difficulté a diminué. Il y a parfois plus (+) de munitions. Dans un niveau, c'est flagrant : je récupère 4 de mes armes au lieu de 2 dans l'édition originale (on les perd par cohérence scénaristique), et le jeu me donne direct le maximum de munitions. De même, des ennemis ont été retiré de certains niveaux, surtout dans les cavernes finales. Dans BFG, le boss final est resté bloqué, incapable de faire le tour du trou de l'enfer pour me suivre… Pour abattre le boss final de RoE dans l'édition originale, il fallait que je ralentisse le temps (avec l'artefact) au moins 4 fois, que je récupère les medikits et que je bourrine à mort (le BFG ne suffisait pas). Dans l'édition BFG, deux ralentissements et quelques coups de BFG et c'est plié. :(

    Je n'ai pas aimé Lost Mission. L'histoire est en contradiction avec Doom 3 (il y a donc plus de survivants qu'annoncé à la fin de Doom 3 et un autre protagoniste, celui de Lost Mission, a contribué à juguler l'invasion, ce qui enlève du mérite au Doomguy) et elle n'est pas ouf-ouf (un autre téléporteur existe, un énième, dans les labos Exis, qui sont encore plus avancés et récents que les labos Delta, et il communique avec le téléporteur que l'ancienne civilisation martienne a laissé dans leur avant-poste en enfer). Je n'ai pas aimé la charte graphique des niveaux qui se déroulent en enfer et surtout les ponts interminables à l'allure psychédélique. C'est d'ailleurs en voyant ces graphismes que je me suis souvenu avoir déjà joué, être déjà passé par là (je reconnaissais les lieux, je savais me diriger, et je savais à l'avance ce qui allait se passer ici ou là). J'avais déjà joué à la BFG edition (le menu aussi me disait quelque chose) il y a des années, et j'ai conservé uniquement l'ISO de RoE car je n'avais pas, déjà, accroché à Lost Mission.


    Doom Eternal

    2e opus du reboot de 2016 que j'avais bien aimé (histoire, géographie de certains niveaux genre Lazarus, rythme, etc.). Il s'agit toujours de fracasser des démons de l'Enfer (et la dirigeante d'un autre monde, les Maykrs, descendants du paradis qui ont tourné au point de conclure un pacte avec l'enfer afin de faire prospérer leur monde) qui ont envahi la Terre.

    Je n'ai pas tout compris à l'histoire qui est d'une complexité folle. Rien remplaçera jamais l'histoire de Doom 3 à mes yeux, certes, mais, là, c'est vraiment confus.

    En revanche, j'ai bien compris qu'il faut bastonner, encore et toujours. Esquiver, attaquer, esquiver, attaquer, etc. Même en difficulté normale (« Fais-moi mal »), les dév ont déconné sur le nombre d'ennemis : dès les deux premiers niveaux, les démons se font prendre dans un goulot d'étranglement par manque de place. :O

    Certains objets de collection sont difficiles à obtenir, tel celui caché dans un conduit vertical. Il faut être en chute libre dans le conduit, identifier un motif dans la paroi, utiliser notre super dash au bon moment pour passer outre et rejoindre une alcôve. Si tu n'y arrives pas, il faut avoir terminé le niveau, te téléporter, recommencer. (Le conduit est à la fin du niveau, donc mieux vaut ça que recommencer tout le niveau.)

    J'ai également utilisé les codes de triches (objets de collection à trouver dans le jeu), notamment le mode Berserk (défoncer n'importe quel démon à mains nues). Il est possible de l'activer durant tout un niveau. Cela m'a rappelé que toutes les bonnes choses ont une fin : ce mode est très jouissif quand il est activé temporairement, par à-coups (quand tu trouves une sphère qui l'active), mais il devient très vite lassant quand il est activé en permanence : le jeu se résume alors à cliquer pour tuer, pas besoin de viser, l'ennemi le plus proche sera pris pour cible. Au début, c'est rigolo de voir la "cinématique" pour chaque démon et pour chaque position (attaque par le côté droit, attaque de face, etc.),, mais après… :D

    J'ai joué aux deux DLC, The Ancient Gods, épisodes 1 et 2. Il s'agit de stopper les conquêtes de nouveaux mondes par l'Enfer en combattant notre équivalent (selon la mythologie) en Enfer, le Seigneur Noir. Là encore, il faut se battre, encore et encore. Même en difficulté normale (« Fais-moi mal »), des démons apparaissent de partout, en permanence. Le plaisir de jouer diminue très notablement.

    J'ai également joué au Horde mode, mode de jeu ajouté par la mise à jour 6.66 ( ;) ) d'octobre 2021. Concept ? Trois missions à terminer sans mourir. Dans chaque mission, il y a 3 manches de combats (oui, au pluriel) et des manches de déplacement et de collecte de pièces bonus et de vies supplémentaires. 2 combats minimum par manche de combat, plus des combats bonus. La première manche commence avec le seul fusil à pompe (le normal), les autres armes seront gagnées à chaque fin de manche. Objectif : obtenir le plus de points possibles. La notation tient compte des armes utilisées, du nombre de démons tués sous l'emprise d'un pouvoir, du nombre de vies restantes, etc. En difficulté normale (« fais-moi mal »), j'arrive à la fin en mettant beaucoup de vies de côté (18-20). Elles partent super vite dans la dernière mission. En difficulté difficile (« ultra-violence »), je parviens à terminer la première mission mais pas plus. La difficulté est vraiment au rendez-vous. Lors des derniers combats de la dernière manche de la dernière mission, il y a quelques fourberies (rafale conséquente de démons supplémentaires après des monstres chiants genre deux maraudeurs en même temps en sus de la piétaille) qui mettent le moral à rude épreuve. Mais j'ai bien aimé.

    J'ai eu quelques freezes du jeu (image figée, son tournant en boucle très rapidement ‒ t'sais, le bruit insupportable ‒, plus moyen de revenir sur winwin) et beaucoup d'écrans noirs (là encore, redémarrage du PC obligatoire) mais jamais à un endroit précis. Nous étions en plein été, peut-être que le GPU chauffait trop ? Aucune indication dans le journal d'événements winwin… Je n'ai pas eu ces écrans noirs lorsque j'ai joué au Horde mode en novembre.

    Au final, je suis mitigé. Ça reste un Doom, on bute des démons, c'est cool. Mais avec une histoire compliquée (que je ne retiendrai clairement pas) et un nombre abusif d'ennemis par mètre carré, ce qui fait que j'ai moins accroché par rapport à Doom 2016 (et encore moins par rapport à Doom 3, mon chouchou, forcément).


    Grand Theft Auto V

    Énième épisode de la saga GTA. Je n'ai pas aimé GTA 4 et Niko Bellic. Je joue l'opus suivant 6 ans après sa sortie. :D

    Avant de jouer, il ne suffit pas d'acheter le jeu sur Steam, il faut aussi installer le lanceur de jeux de l'éditeur, le Rockstar Games Social Club, s'y créer un compte utilisateur (évidemment, les adresses emails avec le délimiteur « + » sont refusées), etc. En matière de données perso, le Rockstar Games Social Club m'apparaît être, par défaut, très laxiste sur la visibilité de mon profil, les jeux qui peuvent publier sur mon mur, etc.

    L'histoire principale est la même que d'habitude : commettre des délits et des crimes pour s'en sortir, trahison entre bandits, trahison entre agences fédérales, etc. Elle est répétitive : préparer un braquage via des missions (reconnaissance, armement, équipements divers, etc.), braquer, une-deux missions àlacon genre une course entre potes, et on recommence. On tue une bonne partie des gens qui ont voulu nous mettre dans la merde dans une mission finale plutôt facile (par rapport à d'autres missions) et bien moins spectaculaire (que d'autres missions ou que la fin d'autres GTA). Il y a des incohérences hallucinantes genre usurper l'identité d'une personne, un Blanc, alors que nous sommes Noir ou voler un hélico militaire afin de voler un sous-marin afin de voler une arme gouvernementale… afin de la rendre. :O Mais la stupidité de l'histoire principale bat tous les records : sur un coup de colère, on emmerde un voyou mexicain, donc on reprend les affaires pour le dédommager, on se fait griller notre couverture par un ex-associé bandit, donc l'agence fédérale qui nous couvre se met sur nos talons, on rembourse la dette, on aide l'agence… et, sur un coup de colère, on se remet dans la merde auprès du même voyou mexicain…

    La plupart des missions annexes sont inintéressantes au possible : ramener des médocs à la mère d'un des personnages que l'on incarne, aider un paparazzi à filmer une star en train de niquer, missions de capture de bandits, trouver et dézinguer les 15 panneaux "à vendre" d'un agent immobilier concurrent, pratiquer la course à pied, livrer un fourgon de coke, ramener des voitures à la fourrière, lutter contre des hallucinations liées à la conso d'un pétard, etc.

    Les activités annexes sont aussi ennuyeuses et/ou répétitives : retrouver X fragments d'un sous-marin, X fragments d'un vaisseau spatial, X fragments d'un courrier, participer à des courses de voitures, des triathlons, réaliser des cascades en voiture, en avion et en parachute, prendre des cours de pilotage d'avions (avec une maniabilité des avions très discutable), délits d'initié à la bourse, etc.

    On retrouve le problème des mondes ouverts : on passe un temps fou à se déplacer pour déclencher une mission puis pour rejoindre l'objectif d'une mission…

    La possibilité de jouer plusieurs personnages parmi trois (Franklin, Michael, Trevor) et de pouvoir passer de l'un à l'autre à quasi tout moment (sauf poursuite/combat, de mémoire) est sympa, mais sans plus.

    On retrouve la patte et la force de GTA, les piques cyniques sur le fonctionnement du monde : il est pourri et égoïste, on le changera pas, l'État fait de la merde et les agences fédérales sont corrompues, quelques piques anticapitalistes (énoncées par des marginaux que l'on n'a pas envie d'être, donc ça nuance la volonté des auteurs), tout ça. La mission dans laquelle il faut aider une milice privée composée de deux frappés vivants dans un désert à capturer des migrants à coup de pistolet paralysant, ainsi que celle où il faut pratiquer la torture pour le compte d'une agence fédérale, m'ont fait tout drôle, c'est malaisant. J'ai beaucoup aimé la secte (mission secrète) : dès que le protagoniste doute ou dit un truc négatif sur la secte ou sur une action envisagée, on lui répond qu'il est une anti-thèse, qu'il n'est pas constructif, que tout le monde peut l'être (pas constructif) et que c'est plus gratifiant de devenir une thèse (donc de croire naïvement). On retrouve ces propos dans la vie hors jeux vidéos, où les chefs t'expliquent que t'œuvre dans le négatif dès que t'es pas d'accord avec eux. J'ai aussi apprécié le bandit marginal que l'on doit choper. Il vit dans un camp de marginaux. On lui tire dans la jambe pour éviter une éventuelle fuite. Il explique qu'il est contre la société capitaliste et que vivre dans ce camp est un mode de vie comme un autre. Il dit qu'il se rend jamais. Quand on lui fait remarquer qu'il s'est rendu quasi immédiatement devant nous, il répond qu'il a pris position, qu'il a regardé l'ennemi dans les yeux et qu'il s'est rendu uniquement au dernier moment, et que c'est ce qu'on nomme l'activisme. :D En revanche, les mêmes insultes et les mêmes "blagues" (genre on dit d'une femme qu'elle a sucé pour avoir son job) sont répétées tout du long…

    Les missions de ce GTA ne resteront pas dans ma mémoire, contrairement à celles d'un GTA: Vice City car elles ne sont pas ouf, mais répétitives. Comme d'hab, j'aime les piques acerbes sur notre monde. GTA 5 nous offre quelques jours de détente sympa.

    Je n'ai pas testé le mode multijoueurs (GTA Online). Pas intéressé.


    Superhot et Superhot: Mind Control Delete

    Jeu de tir à la première personne. Décors minimalistes et sans texture (fond blanc/gris et ennemis en rouge). Un tir (ou un coup avec les armes de poing) suffit pour se faire tuer ou pour tuer. Le temps avance quand le joueur fait une action / se déplace, sinon il est figé.

    Le visionnage de plusieurs vidéos YouTube m'a donné envie de jouer car le montage et les émotions montrées semblaient montrer une jouissance procurée par le sentiment de puissance et d'actions stylées permises par le contrôle du temps. Au final, je n'ai pas accroché. Le temps figé est plus une difficulté pour mon cerveau (même après des heures de jeux pour m'adapter à ce paradigme inhabituel) et je ne parviens pas à réussir mes calculs de trajectoire afin d'obtenir des tirs impressionnants (ce qu'est censé permettre l'écoulement spécial du temps). Je n'ai pas ressenti le côté jouissif, le sentiment de puissance qui découlerait de la maîtrise du temps, etc. Les séquences de jeu sont entrecoupées de cinématiques auxquelles je comprends rien, elles sont pénibles.

    La suite, Mind Control Delete apporte X vies au lieu d'une en échange de la réussite de toute une série de niveaux d'un seul coup. Un item (vies, arme, vitesse, munitions, etc.) aléatoire est donné au début de chaque niveau. C'est sympa, ça passe le temps, mais les X niveaux d'une série reviennent en boucle, surtout si tu perds, donc c'est très vite ennuyeux.


    Rise of the Tomb Raider

    2e opus du reboot initié en 2013 (mais si, t'sais, tout le monde parlait d'une tentative de viol, etc.). Lara est en Sibérie (essentiellement) afin de retrouver, avant les Trinitaires, la cité perdue Kitezh afin d'y trouver une relique, la Source Divine, qui procure l'immortalité.

    Le jeu contient plusieurs bugs conséquents. Il a crashé une fois alors que je changeais de tenue (aucun souci pour recommencer cette action, depuis le même lieu et pour la même tenue, sans crash). Dans le DLC Baba Yaga, le script de l'ennemie ne s'est pas activé, je ne la voyais pas, ne l'entendais pas, et elle me faisait rien, j'ai dû recharger depuis le dernier point de sauvegarde. Lara traverse des items comme une caisse d'armes. Récupérer des items (documents, reliques, etc.) est pénible car il faut vraiment s'approcher d'eux selon le bon vouloir du jeu (bonne face, distance, etc.).

    Les DLC ne sont pas oufs… Baba Yaga est un peu long (récupération des ingrédients pour l'antidote contre les champis hallucinogènes, par exemple), mais j'aime bien la morale (habituelle dans Tomb Raider) selon laquelle des mythes peuvent raconter de vraies histoires en les enjolivant / déformant afin de transmettre des informations. « Le cauchemar de Lara » (survival horor dans le manoir, de nuit, avec des munitions à trouver, contre des zombis, des mini-boss et un boss) passe le temps. Idem pour « les liens du sang » dans lequel il faut explorer le manoir et résoudre des mini-énigmes afin de trouver des documents cachés par Lord Croft (père de Lara) démontrant que Lara est la véritable héritière du manoir (que son oncle tente de lui voler). Je n'ai pas aimé le « mode endurance » : chasser, manger, se réchauffer, bref, survivre en pleine nature et trouver des artefacts comme une archéologue. Idem pour le « réveil glacial » qui consiste à s'infiltrer dans une base militaire soviétique afin de stopper la diffusion d'un agent pathogène dans l'air.

    Au final, j'ai à peine accroché à l'histoire principale. On passe de bons moment, mais cet opus ne m'a pas enchanté plus que cela**.


    Shadow of the Tomb Raider

    3e opus du reboot initié en 2013. Lara est en Amérique latine afin d'empêcher les Trinitaires de mettre la main sur des reliques mayas d'Ix Chel et de Chak Chel qui peuvent détruire le monde.

    J'ai beaucoup aimé l'histoire, le contexte et les leçons de vie. Exemples ? Personne peut construire le destin de l'humanité seul, c'est un fantasme. Responsabilité partagée de Lara dans la survenue des événements tragiques de l'histoire. Choisir entre un profit personnel (ressusciter un être cher décédé) ou le bien commun (mettre fin à une série de cataclysmes en se sacrifiant). Pour contrôler sa vie, il ne faut pas vouloir devenir extraordinaire et vouloir tout contrôler, il faut au contraire lâcher prise, faire le deuil, et savourer les instants (Lara se rend compte qu'elle cherche à résoudre les mystères du monde dans les savourer ni accepter l'absence partielle de réponse). Faut-il à tout prix cacher et protéger un village antique aux yeux du monde, s'enfermer sur soi-même afin qu'il ne soit pas envahi par les occidentaux ? Faut-il sacrifier des alliés pour avancer ? J'aime l'idée que plusieurs mythologies, religions, histoires propagent les mêmes messages (protègent les mêmes secrets dans le cas présent) avec des mots différents.

    Dommage de faire une erreur factuelle sur la numérotation des stations du chemin de croix de Jésus alors que c'est une info facilement vérifiable (en comparaison de l'interprétation de la mythologie maya par exemple) et que ce n'est pas une histoire annexe (il faut interagir avec la numérotation, en déduire une étape, et ça fait partie de l'histoire principale).

    Je trouve une profondeur d'esprit à Lara. La taille des seins et des fesses a été revue à la baisse, ce que je trouve salutaire : ça met en avant son intelligence et sa force mentale et physique.

    Les concepteurs ont un peu déconné sur le nombre d'items à collecter dans certaines zones du jeu… Entre 50 et 70 dans la cité perdue… Des items sont verrouillés et nécessitent des objets (crochet, fusil à pompe, etc.) qui seront disponibles plus tard dans l'histoire, ce qui nécessite de revenir explorer les niveaux précédents pour récupérer les items… La plupart des cachettes a rien à voir avec l'archéologie et la résolution de casse-tête, ce qui est le concept de la franchise, car elles se trouvent en milieu urbain et/ou à découvert. Faut juste entrer dans chaque bâtiment et récupérer l'objet. L'intérêt est limité.

    Certaines missions annexes sont inintéressantes : parler avec telles et telles personnes (genre un paria / exclu), aller aider untel à combattre, retrouver le jeu du gamin, etc.

    Comme d'habitude dans les Tomb Raider, la caméra (le suivi de Lara, quoi) déconne, et tu rates tes sauts, ce qui te fait douter (est-ce le chemin à suivre ?) à tort. Un bug m'a aussi empêché de récupérer des objets de collection jusqu'au redémarrage du jeu. Ils étaient grisés sur la carte (j'avais acquis la compétence pour voir ces items sur la carte), comme si je les avais récupérés, mais ils n'étaient pas comptabilisés dans le menu, la touche du clavier ne lançait pas leur récupération et je n'avais pas les objets dans mon inventaire. J'ai aussi eu un levier qui ne voulait pas être activé, même en redémarrant le jeu, j'ai dû insister, encore et encore.

    L'édition définitive, qui est la seule vendue sur Steam pose problème. Dans le jeu, on peut confectionner des armes et des améliorations pour celles-ci, mais, dès le début du jeu, on me file une arme badass dans chaque catégorie (pistolet, arc, fusil à pompe, etc.). Ces armes sont incluses dans les packs de tenues/armes/etc. eux-mêmes inclus dans l'édition définitive (ou autre). Pour éviter ce problème, peut désactiver les packs additionnels (et les DLC) dans Steam : bibliothèque, clic droit sur le jeu, propriétés, onglet DLC.

    Au final, c'est un très bon épisode de Tomb Raider, je le recommande.


    Wolfenstein : Youngblood

    Nouvel opus de la saga Wolfenstein. Nous sommes dans les années 1980, les nazis occupent encore des pans entiers de la planète, dont Paris. Nous jouons l'une des filles jumelles (ou les deux, si l'on joue en coopération) de Blazkowicz (capitaine de l'armée héroïque des précédents opus) qui cherchent leur père qui a subitement disparu. Comme d'habitude, il faudra massacrer des nazis.

    Pour terminer le jeu, il suffit de prendre le contrôle de trois tours fortifiées et sécurisées dans Paris (nommées Frère I, II, III). J'ai suivi les conseils insistants du jeu et j'ai effectué les quêtes annexes afin de renforcer mon arsenal avant de m'attaquer à Frère 1 (et ainsi de suite), mais je suis prêt à parier qu'on peut attaquer les tours avec succès dès le début du jeu. On accède ensuite au labo X, on retrouve Blazko qui est venu chercher un puissant artefact de la Da'at Yichud qui peut détruire le monde, on l'utilise pour renforcer nos tenues de combat (on peut désormais intercepter et renvoyer les balles de flingue) puis on tue un commandant en disgrâce à Berlin pour sa désobéissance qui veut instaurer un 4e Reich. Contrairement aux autres opus, le boss final est plutôt facile à tuer. :O Je suis formel, c'est sans commune mesure avec le Boucher, boss final de The New Order.

    Les missions annexes sont répétitives, car il faut revenir sur les lieux des missions principales, donc il faut re-re-…-re-battre les ennemis en présence, car ils reviennent à l'infini, y compris dans les rues. Les objets de collection (K7, journal, fragments d'artefact) ne sont pas hyper intéressants à chercher et il faut vraiment être exhaustif (poubelle, tiroir semi-fermé, etc.). Et le même problème se pose : les nazis reviennent à l'infini dans les rues…

    L'IA est plutôt bien foutue. :O Je n'ai pas le souvenir de gros fails ni de fails en permanence. J'ai bien aimé le concept de faire un signe pour, au choix, redonner de la vie, de l'armure, etc. à l'autre sœur (et réciproquement), ça vaut bien les mécanismes de réanimation que l'on trouve dans d'autres jeux.

    Au final, cet opus ne m'a pas enchanté plus que cela. Ça se joue, on passe un bon moment, mais sans plus. Je n'aurai pas un souvenir impérissable du contenu des missions.

    Sat Dec 25 21:34:48 2021 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?B6nEMA
  • Construire une bibliothèque (le meuble)

    Objectif : ranger mes livres et journaux, car j'en ai à plusieurs endroits et dépiler une tour de livres ou de journaux pour en retrouver un, ce n'est pas pratique.


    Source du matériau principal

    Au début, je voulais faire ça avec du bois de palettes de manutention bennées. Une connaissance en avait chez elle et je devais me servir. Après plusieurs relances infructueuses à des mois d'intervalle, j'ai déduit que la personne n'osait pas me dire qu'elle s'est trop avancée et que je ne devais pas compter sur ses palettes.

    J'ai aussi envisagé une bibliothèque façon Simpson : planches horizontales et parpaings pour les colonnes. :D

    Au final, j'ai acheté des planches de bois au Mr. Bricolage du coin (bois à la découpe).


    Contraintes

    Il m'a suffi de regarder mon environnement et de consulter prof' Johndescs.


    Il faut que le meuble repose sur le sol, afin de ne pas altérer (percer ?) les murs. Location, tout ça.

    La largeur est limitée par l'espace disponible chez moi : 1 mètre. La profondeur l'est par celle de mes livres et par l'espace disponible : 30 cm. La hauteur est limitée par mes envies : je veux pouvoir poser de petits objets au-dessus de la bibliothèque genre livres en cours de lecture, courrier en attente de traitement, babioles, etc. Il faut donc je puisse voir le dessus et y déposer des objets sans escabeau. 1 m 30.

    La hauteur entre chaque étagère est celle de mon livre le plus haut + une petite marge : 30 cm.



    Je ne voulais pas de fond. Juste deux planches verticales et des planches horizontales (étagères + dessus et dessous). Johndescs m'a expliqué que cette configuration allait « cisailler » sous le poids des livres, c'est-à-dire que les angles entre les planches verticales et les planches de dessus/dessous ne seraient plus des angles droits. Schéma (vue de face). Je n'y croyais pas, mais lorsque j'ai assemblé la structure (sans les étagères, donc) puis que je l'ai mise debout, j'ai constaté la fragilité de l'édifice : le haut bascule vers la gauche ou la droite.

    Le fond représente plus de boulot et réduit la profondeur disponible. Johndescs me dit que deux planches de 10 cm feront l'affaire. Une en haut (vissée avec les deux planches verticales et avec la planche horizontale du haut), une en bas.



    Pour assembler les planches (hors fond, imprévu), j'avais prévu de mettre des équerres plates en T à chaque intersection entre une étagère et une planche verticale (de chaque côté, devant et derrière la biblio) et des équerres plates pour les 8 coins (toujours des deux côtés ;)).

    Johndescs m'explique que c'est moche (les équerres sur la face avant seront apparentes) et aussi peu de vis risquent de ne pas tenir le poids des livres (et la force que les étagères vont exercer sur les planches verticales). Il préconise des vis sur toute la longueur de chaque intersection.



    J'avais prévu d'utiliser des clous. Moins de matos à acheter / à se faire prêter (perceuse, viseuse) et moins de boulot (pas besoin de percer des trous à la perceuse pour préparer le passage des tiges des vis comme la bonne pratique le veut). Pas d'objection de Johndescs, juste un rappel que, normalement, on utilise des vis, pas des pointes.


    Choix du bois

    Le magasin du coin propose (tri par prix croissant) aggloméré, mélaminé, medium (mdf), contreplaqué, épicéa (massif).

    Je pensais que seul l'aggloméré était de la raclure de bois collée. Perdu, le mdf/medium c'est aussi de la poudre de bois (plus fine, certes) et de la colle.

    Vu que ça sera mon premier meuble, vu mon absence de débrouillardise et vu la probabilité élevée d'un massacre, hors de question de gaspiller du bois massif (épicéa).

    Je trouve moches l'agglo et le mélaminé. Et comme je n'ai pas prévu de teinter ni peindre ma biblio, il faut que la tronche du bois me revienne.

    Dans l'idéal, il faut vernir du contreplaqué afin d'éviter les échardes… Plus de boulot = la flemme.

    Le medium / MDF fera l'affaire.

    Johndescs préconise une épaisseur de 18 mm, que ce soit pour les étagères ou pour la structure.


    Outils

    J'ai acheté :

    • Pointes à tête plates. Longueur = 50 mm. Diamètre : 2,4 mm ;

    • Marteau menuisier ;

    • Tenaille russe. Conseillée par Johndescs pour retirer les pointes, mais comme je ne le sentais pas, j'ai aussi acheté un marteau arrache-clous.


    Cotes

    Ça veut dire dimensions, pour rappel, et y'a pas d'accent circonflexe sur le « o » sinon ça signifie les côtes qu'on a dans le corps ou la plage / bords de fleuves.



    Planches verticales (gauche, droite) :

    • Longueur : 130 cm (cf contraintes) - 2 * 1,8 cm (planches horizontales) = 126,4 cm ;

    • Largeur : 30 cm (cf contraintes) ;

    • Épaisseur : 1,8 cm (cf choix du bois).
      => Deux exemplaires.



    Planches horizontales (haut, bas) :

    • Longueur : 100 cm (cf contraintes) ;

    • Largeur : 30 cm ;

    • Épaisseur : 1,8 cm.
      => Deux exemplaires.



    Renforts remplaçants le fond :

    • Longueur : 100 cm - 2 * 1,8 cm (planches verticales) = 96,4 cm ;

    • Largeur : 10 cm (cf contraintes) ;

    • Épaisseur : 1,8 cm.
      => Deux exemplaires.



    Étagères :

    • Longueur : 96,4 cm (cf calcul précédent) ;

    • Largeur : 30 cm (impossible qu'une étagère entre en conflit avec l'un des renforts puisque renforts = 10 cm alors que l'espace entre deux étagères sera de 10 cm, donc il y a rien à retrancher ;

    • Épaisseur : 1,8 cm.
      => Trois exemplaires (la 4e sera la planche horizontale du bas). Hauteur = 130 cm - 1,8 cm (planche horizontale du bas) = 128,2 cm. Chaque étagère a une épaisseur de 1,8 cm. On aura donc deux compartiments de 30 cm et deux de 31 cm. Le reste constituera la marge qu'il faut laisser car on respecte jamais pile les dimensions (idem pour le découpeur du bois, je confirme. :D).


    Coût

    • 5 h 30 (hors achat des matériaux et des outils ainsi que la conception intellectuelle) ;

    • 57,36 € de bois + 5 € pour 400 g de pointes ;

    • 31 € d'outils (une tenaille russe et deux marteaux).


    Problèmes rencontrés

    Lors de l'assemblage de la structure, lorsqu'on essaye de les fixer avec des pointes, deux planches sont perpendiculaires. Il faut les maintenir dans cet état + tenir la pointe + frapper la pointe. Avec deux mains, c'est compliqué. Au final, j'ai des décalages et des alignements foireux. Genre le bord de la planche horizontale du haut n'est pas alignée avec le bord de la planche verticale, cette dernière déborde sur quelques millimètres. J'imagine que ce problème s'amoindrit quand on utilise une viseuse électrique et des vis ou un établi avec des serre-joints.

    Le bois s'est fendillé. Vis de 2,4 mm dans du MDF 18 mm, ça aurait dû l'faire… Au final, au lieu d'une vis tous les 2 cm (conseil initial de Johndescs), j'en ai mis une tous les 4 cm. En rajouter risque de fendre encore plus le bois et de fragiliser l'ensemble.

    Je n'ai pas toujours pointé droit. Au final, j'ai dû ressortir une 20aine de pointes au marteau arrache-clous (je n'ai pas pigé comment utiliser une tenaille russe pour ce faire). J'ai provoqué quelques gonflements du bois (quand je me suis rendu compte que je pointais en biais) et quelques trous (quand la pointe a traversé une paroi du bois). Je ne vois pas comment m'améliorer… Les vis sont peut-être moins pénibles (pas de percussion quand on visse, donc si l'on part droit, on doit le rester, j'imagine. Un établi ou l'aménagement d'un espace de travail plutôt que bosser au ras du sol aurait été bénéfique, aussi, je pense.

    La tête des pointes ressort. Sur les côtés, ce n'est pas grave, c'est un manque d'esthétisme prévu dès la conception. En revanche, vu que je veux poser des objets dont des courriers et autres chiasses administratives au sommet de ma bibliothèque, les têtes qui dépassent c'est un peu gênant (un courrier peut se prendre dedans, etc.). J'ai positionné l'embout "plat" du marteau de menuisier sur la tête de vis et j'ai cogné sur l'embout du marteau avec mon autre marteau afin d'enfoncer la tête de la pointe dans le bois. Ça marche pas mal… sauf quand l'embout dérape de la tête de vis et attaque le bois (entailles)…

    J'ai repéré le futur emplacement des étagères avec un crayon. Il faut beaucoup insister pour gommer ces repères, surtout sur les tranches du bois (là où c'est de la fine poudre collée) où la gomme pèle beaucoup. Tous les traits ne sont pas encore gommés, il faudrait que je persiste en achetant une gomme (celle que j'utilise se trouve au bout d'un crayon et elle a été consumée par cet exercice sur bois.


    Résultat / rendu final

    Photo 1. Photo 2.

    Pour les ratés (cf « Problèmes rencontrés ») : fails.

    Suis-je environ satisfait du résultat ? Non. J'ai plus l'impression d'avoir massacré du bois que d'avoir fait quelque chose de cool.

    Est-ce que cette bibliothèque faite maison répond à mes besoins ? Je l'ai assemblé mi-septembre 2021 et je ne l'ai toujours pas utilisé / chargé. Par flemme…

    Fri Dec 24 14:15:32 2021 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?uapjig
  • Re: Trouver la taille des plus gros fichiers et répertoires / dossiers sous Linux | Aide-Mémoire... - Liens Ecyseo

    Pour trier les fichiers/dossiers par taille dans une arborescence, j'utilise ncdu. Paquet logiciel du même nom dans Debian GNU/Linux.

    Fri Dec 24 13:15:12 2021 - permalink -
    - https://bookmarks.ecyseo.net/?vfIPRQ
  • Re: Claude Guéant "vit très mal" de passer les fêtes et son 77e anniversaire en prison | LCI - Le Hollandais Volant

    Correction : Guéant n'a pas été condamné pour fraude fiscale mais pour s'être octroyé une prime mensuelle de 5 k€ et en avoir fait profiter certains de ses collaborateurs pour 5 k€/mois de plus. Cet argent provenait des fonds spéciaux / secrets. Forcément, cette prime n'a pas été déclarée au fisc, mais ce n'est pas le grief des juges.



    Ce qui m'a fait rire jaune, c'est la défense de Guéant : après la saisie judiciaire mensuelle de 3 k€, il lui resterait 1 622 € pour vivre, ce qui ne le ferait pas. En 2019, 1/3 des salariés français gagnaient moins. Comme sa caste le dit à la nôtre en permanence : réduits ton train de vie ou travaille plus, pov' con !



    Le déroulé est aussi révélateur d'un foutage de gueule de Guéant :

    • Il est condamné à 1 an ferme, 1 an de sursis, une amende, et des dommages et intérêts ;

    • Le ferme étant inférieur à 2 ans, il bénéficie d'un aménagement de peine (t'sais, ce que la droite, de laquelle se réclame Guéant, a toujours voulu supprimer afin que la justice soit aussi sévère qu'elle le devrait avec les mézants, tout ça, logique selon laquelle il aurait dû être en taule depuis longtemps), la liberté conditionnelle ;

    • Ses comptes bancaires se vident au profit de ses enfants sans qu'il apporte, aux juges, des éléments confirmant un éventuel état de nécessité des gamins. Source : Canard enchainé du 15/12. Il pourrait donc s'agir d'un héritage déguisé et/ou d'une façon d'échapper à la saisie ;

    • Les juges estiment qu'on ne peut pas lui faire confiance, ce qui rompt le pacte "sursis + liberté conditionnelle", lien de cause à effet standard quand la peine concerne une personne lambda. Et encore : une partie seulement du sursis a été révoqué ;

    • Trois jours après son incarcération, pouf, il paye sa dette en prétendant avoir emprunté à des proches. Les mêmes qui ont perçu une partie des primes litigieuses ? :)))) Trois jours plus tôt, son avocat disait dans tous les médias qu'il ne pouvait pas rembourser plus (je crois que la source du pognon est Guéant lui-même, d'où cette phrase).

    Conclusion : la justice des juges rouges, tout ça, on repassera.



    Le seul aspect qui me laisse perplexe, c'est sa non-libération immédiate suite au paiement (date de l'audience de demande de liberté conditionnelle fixée en janvier).

    D'un côté, je ne sais pas quelle est la procédure (la liberté est-elle systématique) ni le délai habituels.

    De l'autre, je ne suis pas d'accord avec son avocat qui affirme qu'il faut le libérer puisque le motif de son incarcération, "il ne paye pas la prune et les dommages+intérêts", n'existe plus, car, quand un sursis est révoqué, c'est que les juges estiment que le condamné n'a pas tout compris et continue de déconner. Le motif de la révocation du sursis dépasse le "il paye pas".

    Dans le cas présent, Guéant a remboursé la partie financière de sa condamnation, et encore, en se moquant du monde (cf ci-dessus), mais sa peine comportait plusieurs éléments : taule et amende (et dommages+intérêts). La fin d'un élément n'entraîne pas la fin des autres peines, et la taule peut demeurer justifiée par le fait que Guéant se moque de la peine pécuniaire (seule la taule le dérange) et qu'il n'a pas compris le sens de sa condamnation.

    Thu Dec 23 13:21:27 2021 - permalink -
    - https://lehollandaisvolant.net/?id=20211222181832
  • Cash Investigation - Déchets : la grande illusion en streaming - Replay France 2 | France tv

    Ce que je retiens :

    • En France, on peut mettre jusqu'à 15 % de cultures alimentaires dans un méthaniseur (50 % en Allemagne)… Lisier = 90 % d'eau, donc 1 tonne de maïs remplace 10 tonnes de lisiers. Joli gaspillage + monoculture + hausse du prix des terres (x3 en 20 ans en Allemagne, reste à voir ce qui est imputable au biogaz) qui deviennent inaccessibles pour des usages agricoles conventionnels mais moins rentables… ;

    • 72 % des plastiques de nos poubelles jaunes seront incinérés par absence de procédé de recyclage. Pot de yaourt = 7 matériaux imbriqués = 97 % d'entre eux ne sont pas recyclés, les 3 % restants sont envoyés en Espagne et en Allemagne pour l'être (bilan carbone ?) ;

    • Une définition correcte du recyclage : redonner à un objet ses propriétés d'origine. Or, le plastique perd ses propriétés, donc ce qu'on nomme recyclage, c'est le mélanger avec du plastique neuf pour confectionner de nouveaux objets ou l'utiliser pour un autre usage. On stocke nos déchets plastiques dans des objets (et donc des lieux) supplémentaires ;

    • Faible régulation des méthaniseurs alors que leur nombre croît. Comme d'hab, les problèmes apparaissent sur les grosses installations exploitées par des géants comme Engie… ;

    • Les reliquats post-incinération, les fonds de fours, sont nommés « mâchefers ». Ça sert de remblai routier ou on les enfouit comme déchets dangereux (métaux lourds) ;

    • En France, 1/3 des déchets sont incinérés. Forte disparité. On ne dit plus incinérateur mais unité de valorisation énergétique (chauffage de logements)… ÉDIT DU 23/12/2021 : le gouvernement compte plutôt 7 % d'incinération pour 27 % de mise en décharge. 122 incinérateurs en France pour 7 % ? Ça paraît disproportionné. Autres chiffres : 2016, 13 % des déchets non dangereux sont incinérés, 36 % des dangereux… Sans compter ceux qui comptent le remblayage et la valorisation énergétique avec les incinérateurs comme recyclage alors que la directive européenne et la loi nationale ne disent pas ça… FIN DE L'ÉDIT. ;

    • Des humains trient le contenu des poubelles jaunes car les trieurs optiques ne suffisent pas ;

    • Pas de centralisation des stats sur la destination des déchets (incinération, recyclage, etc.), pas de méthodologie de calcul commune ;

    • Un détenteur de méthaniseurs dit relever son compteur électrique d'injection tous les mois afin d'être payé alors que l'image montre un Linky ??? ;

    • Obligation, pour une société commerciale, de publier ses comptes : a priori, on peut donner des infos succinctes, sans les remontées des filiales, etc. ??? ;

    • Réduction des déchets poubelle noire en modulant la taxe en fonction du poids des poubelles afin d'inciter au compostage, au vrac, etc. Exemple : Besançon. Je m'interroge : poubelles pucées + camions équipés en électronique = investissement + pollution à la construction. Réduire ses déchets, ça coûte du pognon et du temps. Justice de la taxe incitative ? :/
    Wed Dec 22 22:41:34 2021 - permalink -
    - https://www.france.tv/france-2/cash-investigation/2874175-dechets-la-grande-illusion.html
  • Far Cry 6 - jeuxvideo.com

    J'ai joué à Far Cry 6 sur PC.

    Histoire : on rejoint, par la force des événements, la guérilla nommée Libertad qui s'est donnée pour objectif de faire tomber la dictature de Yara, un archipel d'îles fictives.

    Mon avis :

    • Contrairement aux précédents opus, celui-ci n'est pas vendu sur Steam, donc il faut sortir sa CB sur Ubisoft Connect (ex-Uplay). :( Trouzemilles plateformes de vente de jeux, comme pour les films et séries… Super. :( ;

    • L'histoire principale est conséquente… et un peu ennuyeuse. Ça se joue (OK, je bute lui, je dézingue tout le monde ici, je m'infiltre là, je protège untel pendant telle action, etc.), mais sans plus, je n'ai pas ressenti cette étincelle de passion que j'ai pu avoir pour Far Cry 4 ou Far Cry New Dawn, par exemple, j'ai joué par à-coups. Point positif : comme dans quasi chaque Far Cry, j'ai été doublement surpris par la fin de l'histoire et par quelques éléments d'intrigue ;

    • J'avoue, j'ai bien aimé le contexte : guérilla, dans la jungle (ou, à défaut, la nature, les villes sont quand même peu nombreuses), faire tomber un régime injuste et cruel, difficile de ne pas se prendre pour le Che. ^^ Les propos / théories révolutionnaires / réflexions philosophiques de notre mentor (Juan Cortez) et de la meneuse de la guérilla (Clara Garcia) sont bien sentis ;

    • Au cours des missions, il faut souvent se déplacer vers un objectif situé à perpét', donc trouver des véhicules (les hélicos sont inutilisables à cause des missiles anti-aériens disséminés partout), se déplacer, etc. Les déplacements rapides, même en ayant développé un réseau de planques, sont très peu nombreux. Bref, les déplacements sont ennuyeux et chronophages ;

    • Contrairement à Far Cry New Dawn, il y a peu (voire aucune) de missions annexes et d'actions dites facultatives qui sont en fait obligatoires via un quelconque biais pour progresser dans l'histoire. À deux moments, j'ai senti l'impuissance de mes armes. La première fois, j'ai ajouté un silencieux et des balles perforantes à mon pistolet. La deuxième, je me suis équipé d'un fusil à pompe. Ces deux actions ne nécessitent pas de longues quêtes. Le plus souvent, mon rang était inférieur (écart > 2-3) à celui requis, et ça passe. Les missions annexes et les trouzemilles trucs à collectionner sont réellement facultatifs… ;

    • … Et heureusement, car les « histoires de Yara » sont inintéressantes (va vérifier que telle personne va bien, débranche ce câble électrique qui traverse une flaque d'eau, sauve ma fille, etc.). Idem pour les « opérations spéciales » (qui consistent toutes à évacuer de plusieurs lieux un dispositif de dispersion d'un gaz mortel) ;

    • Avec une difficulté de jeu paramètrée à moyenne, l'IA est toujours aussi stupide. Les ennemis font souvent n'importe quoi : ils peinent à voir le danger (le joueur) arriver, ils manquent de discrétion, ils s'approchent du joueur avant de tirer alors qu'ils ont des armes longue distance, etc. ;

    • J'ai adoré une bonne partie des musiques diffusées par la radio dans les véhicules. Ça faisait trèèèès longtemps (GTA Vice City, je dirais ?). Celle-ci, par exemple : Luis Fonsi, Demi Lovato - Échame La Culpa ;

    • Je n'ai pas joué aux DLC (un seul disponible à ce jour, Insanité - avec Vaas, le méchant de Far Cry 3). J'ai bien acheté l'édition gold qui les inclus, mais, sans trop savoir pourquoi (lassitude de l'histoire principale ? Que fait le méchant de chaque Far Cry depuis le 3 dans cet opus ?), ça ne me tente pas.
    Wed Dec 22 19:36:22 2021 - permalink -
    - https://www.jeuxvideo.com/jeux/jeu-969202/
  • Pourquoi je considère illégitimes les demandes de renseignement préalables à un contrôle du fisc en matière de redevance TV ?

    La section départementale du fisc m'a envoyé 3 courriers et un email (1 courrier et 1 email après août 2020, le reste depuis août 2021) pour me demander confirmation de l'absence de télévision (ou assimilé) chez moi conformément à ce que j'ai déclaré dans mes déclarations de revenus 2020 et 2021.

    Il s'agit encore d'une procédure dérogatoire liée à la situation sanitaire… Qui perdure en août 2021 alors qu'il y a des partouzes partout (travail, festivals, sorties, etc.) depuis juin 2021 ?! Aucune idée de la validité légale de cette procédure. Genre comme le système de remontée des excès de vitesse routier qui a été utilisé, sans fondement légal, pour faire remonter les infractions liées au premier confinement Covid (rendant caduques les infractions). Ou comme la présentation mensongère du prétendu caractère obligatoire de l'attestation de déplacement.

    Sur la forme, les courriers ne font pas sérieux : écriture manuscrite pour la date, mon adresse emails, mon numéro de téléphone, une phrase « Voir Contrat internet ou Cable operateur pour TV numérique ou informatique » ; la feuille, trop grande pour l'enveloppe, est pliée en haut sur deux centimètres ; papier jauni qui ressemble à du recyclé ; le rappel de la législation est fait via une impression maladroite de Légifrance au verso qui ressemble à deux feuilles agencées en patchwork sur une photocopieuse afin de produire un document unifié. LOL ! :)

    Ces courriers sont une excellente illustration de la difficulté pour former les gens à la prudence contre les arnaques alors que les grands noms (sociétés commerciales et administrations) font de la merde : j'ai aucun moyen d'être sûr que ces documents sont authentiques à l'exception du rappel multiple de ne pas joindre de paiement (un escroc voudrait de la thune).

    Sur le fond, un ordinateur n'est pas assimilé à une télévision, donc avoir un abonnement à Internet avec option télévision ne suffit pas, il faut, en sus, posséder une télé ou un dispositif assimilé. Sources : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F88 et https://www.impots.gouv.fr/portail/particulier/questions/je-nai-pas-de-televiseur-mais-un-ordinateur-avec-une-carte-television-ou-une.

    Sur ce point, l'ajout manuscrit « Voir Contrat internet ou Cable operateur pour TV numérique ou informatique » et la phrase dans l'écart à remplir « (Y compris si cet appareil vous a été prêté, donné, en colocation, box TV via internet …) » sont de nature à faire douter le citoyen voire à le tromper. Je n'apprécie pas ce comportement.

    Les courriers demandent de répondre dans tous les cas (que l'on reconnaisse une erreur ou non).

    Je n'ai pas répondu à ces courriers.

    Je n'aime pas ce soupçon permanent hors procédure. Le fisc doute de ma déclaration de revenus ? À quoi ça sert de me demander confirmation ? La possibilité de me laisser corriger une erreur a bon dos (faisons des lois plus simples, déjà…). Si t'as des doutes, tu me redresses, je contesterai et on ira voir un juge encadré par une procédure déterminée. Dans ce cadre-là, le fisc se sera engagé (risque de retour de flammes, de procédure jugée abusive contre laquelle le citoyen pourra agir) alors que là, le fisc m'emmerde sans s'engager : tu m'accuses de t'avoir menti oui ou merde ? Les deux, mon capitaine. Or, le fisc déteste s'engager, parce que des fois, il perd et doit rembourser des millions d'euros indus (cf articles du Canard enchaîné). Asymétrie injuste qui repose sur la peur.

    Surtout, point capital, ma piaule, c'est là où je conçois et entrepose mon intimité, les choses personnelles, mon nid où je peux penser à l'écart d'autrui, etc. Tu crois que tu vas entrer et le souiller comme ça ? Sur simple suspicion que je te devrais 138 € ?! Oui, je suis comme les Gaunt dans Harry Potter 6 : je reçois très peu de personnes chez moi, amis inclus.

    Dans l'intervalle de réception de ces courriers, j'ai rempli mes obligations en relisant et corrigeant (à la hausse) mes déclarations automatiques de revenus, en corrigeant (à la baisse puis à la hausse) mon taux de prélèvement automatique. Je pense avoir communiqué de bonne foi et proactivement (pour le PAS) avec le fisc. Que cette administration me foute la paix, je ne vais pas lui répéter trouzemilles fois les choses ! J'ai déclaré, point, on s'arrête là.

    On est dans la disproportion. Trois courriers (dont l'un avec les tampons anxiogènes « urgent » et « rappel ») et un email, tout ça pour grappiller 138 misérables euros ?! Waouh… Va donc emmerder les fraudeurs fiscaux, les fraudeurs aux cotisations sociales, et autres ! Sens des priorités, tout ça (le gain évalué est tout autre). Intraitable avec les faibles et laxiste avec les forts, ça va deux minutes !

    Trois courriers et un email en un an. Pas mal, niveau réactivité. Le sinistère de la Culture n'était pas aussi prompt à me répondre sur le financement de la presse par les multinationales ricaines. L'officier du ministère public non plus lors d'une prétendue infraction (aucune suite). La CNIL n'est pas aussi prompte à protéger les citoyens des abus. Je continue ? Asymétrie injuste. Ce n'est pas les mêmes administrations donc mon propos ne tient pas ? Les politiciens en poste priorisent ce qui les arrangent, y compris les budgets des administrations, et tout le monde cherche à couvrir ses fautes, donc, si, tout ça est un même tenant.

    J'attends la suite. Fais-moi rire (jaune), tonton fisc…

    Tue Dec 21 19:56:04 2021 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?CVBlhQ
  • [ Juguler une ré-annonce de préfixes IP en BGP en faisant de l'AS prepending avec l'ASN du responsable de la fuite ] Blog - Radar by Qrator

    It’s common to think that a network has no way to break a leak if it has happened. You can’t configure proper filters at the router that is out of your control. Of course, you can start writing emails to responsible parties, and this may speed up the remediation process, but it will not instantly return your traffic.

    But there is another way to restore proper connectivity, we can exploit the BGP loop detection mechanism: a network MUST automatically drop route if AS Path includes its own AS number. So, if you know the source of the problem, you can add “leaker” AS in your prepend policy, thus forcing it to reject this route.

    Such AS Path manipulation complements monitoring service and provides a guaranteed method to actively fight route leak incidents. But you should be careful to keep 'valid' result of ROA validation procedure.

    Ingénieux. :)

    Via https://twitter.com/bortzmeyer/status/1067339854416134144.

    Tue Dec 21 18:04:44 2021 - permalink -
    - https://radar.qrator.net/blog/no-filters-shoot-your-foot
Links per page: 20 50 100
◄Older
page 72 / 297
Newer►
Mentions légales identiques à celles de mon blog | CC BY-SA 3.0

Shaarli - The personal, minimalist, super-fast, database free, bookmarking service by the Shaarli community