The Daily Shaarli
Récemment, Fakir a fait un peu parler de lui parce que les Décodeurs du Monde, qui ont lancé un système de classement des sites d’infos (pour repérer les sites peu fiables, complotistes, etc.), l’ont classé en jaune, c’est-à-dire moyennement fiable. La justification ?
[...]
Déjà, on pourrait rétorquer que mettre dans la même catégorie les sites « orientés » et ceux qui publient des informations sans les vérifier, c’est un peu se foutre de la gueule du monde. Comme si les deux pratiques étaient à mettre au même niveau, comme si avoir une grille d’analyse politisée était équivalent à reprendre joyeusement des hoax à la chaîne. Mais passons.
Ce qui me fascine le plus, c’est l’accusation de « subjectivité ». Attention, soyons honnêtes, Fakir est bien « orienté » : le journal a clairement une culture de gauche avec des affinités ouvrières, syndicales et populaires. De même que je n’ai jamais caché la subjectivité assumée de mes différents blogs (plutôt bien à gauche également). Mais relever ainsi la subjectivité (assumée elle aussi) de Fakir, c’est sous-entendre en filigrane que les autres journaux, ceux classés en vert, sont « objectifs ». Et là, à mon sens, on touche du doigt le centre du problème avec la presse actuelle.
On a pas mal cité Valeur actuelles, qui est classé en vert alors que question politisation, il n’a rien à envier à Fakir sauf que lui est très à droite cette fois. Mais au-delà de ça : que Le Monde s’imagine objectif, ça m’inquiète beaucoup, d’autant plus que c’est un avis probablement partagé par pas mal de gens. Vous connaissez la rengaine : Libé c’est à gauche, Le Figaro à droite et Le Monde c’est « objectif ».
Sauf qu’il suffit de lire quelques articles du Monde avec un peu de recul pour se rendre compte qu’il est tout aussi politisé, orienté, guidé par une idéologie que tous les autres. Lorsque Le Monde donne pour titre « L’idée d’un rapprochement entre Hamon et Jadot fait son chemin » à un article dont le contenu aurait tout aussi bien pu inspirer le titre « Jadot refuse toute compromission pour une alliance avec Hamon », il est politique ; lorsque Le Monde titre « La primaire à gauche passée, Macron veut reprendre l’initiative », il est politique, il participe à infuser l’idée que Macron aurait quelque chose à voir avec la gauche, ce dont l’intéressé se défend lui-même à juste titre ; quand Le Monde titre « Le revenu universel, en attendant de s’attaquer aux vraies questions » comme si la problématique de l’organisation sociétale de l’emploi, du salaire et de la précarité n’étaient pas des vraies questions, il est politique.
Il n’y a pas plus subjectif que Le Monde et que les grands titres de presse en général, mais cette subjectivité est infiniment plus dangereuse que celle de Fakir parce qu’elle se donne l’apparence de l’objectivité. Tout le problème de l’idéologie dominante, c’est qu’on ne la perçoit même plus comme une idéologie. Ce qui permet de présenter tranquillement les tenants de cette idéologie comme des « réalistes », « pragmatiques » tandis que les autres seront de doux rêveurs, des utopistes voire même de dangereux extrémistes. Et cette rengaine est tellement martelée en permanence dans 90 % des médias qu’elle est totalement intégrée par leur public.
En cela, le succès de Macron est révélateur : la démonstration spectaculaire que n’importe quel technocrate aux dents longues peut arriver à 20 % dans les sondages tant qu’il soutient l’idéologie dominante, avec une belle gueule et un gros budget communication. Juste parce qu’à force de voir sa tronche partout, sur toutes les couvertures, dans toutes les unes, à force de le voir présenté comme un outsider crédible, la majorité finit par y croire. Comme une prophétie auto-réalisatrice, comme si un énarque, ex-banquier de Rothschild, ex-ministre de Hollande pouvait être une relève, un nouveau souffle politique.
Le succès de Macron m’inquiète presque plus que celui de Le Pen, parce que c’est la victoire du vide, de l’idéologie dominante définitivement acquise comme seule solution (cette chère Tina). Ce qui ne veut pas dire que je préférerais voir Le Pen au pouvoir que Macron, loin de là. Mais politiquement, Le Pen a au moins le mérite d’avoir une vision à long terme pour l’avenir. Une vision que je ne partage pas, une vision que je trouve souvent stupide voire même dangereuse, mais une vision quand même.
Oh, Macron n’a aucune vision à long terme, mais il a bel et bien un programme, ne nous y trompons pas. Le même que tous les responsables politiques depuis 30 ans. Productivité, flexibilité, « il n’y a rien de plus intéressant que travailler » (sic). Un exemple parmi d’autres ? Supprimer les cotisations sociales sur le SMIC – non, pas « les charges », arrêtez de parler le langage de l’ennemi. Ce qui revient à une baisse drastique de salaire. Oui, les cotisations, ce n’est pas de l’argent dans le vent, c’est du salaire indirect, c’est ce qui participe à votre niveau de vie. C’est ce qui participe à ce que la richesse créée profite à la société au lieu de partir dans le capital.
[…]
Attendez, pourquoi je parle au futur, moi ? Le détricotage du modèle social français est largement entamé. On passe déjà des heures aux urgences. Le personnel médical est déjà proche du burn-out généralisé. Nos gamins sont déjà dans des classes surchargées. Les écoles, collèges et lycées ressemblent déjà plus à des garderies qu’à des lieux d’apprentissage. Le retardement de plus en plus fort de l’âge de la retraite a commencé, sans fin prochaine annoncée, alors même que les vieux ne trouvent pas de boulot et que l’espérance de vie en bonne santé n’augmente plus. Ça vous plaît ? Eh bien faites-vous plaisir, continuez comme ça, votez pour Macron, le faux renouveau de la politique moisie, pour continuer à s’enfoncer tranquillement dans la merde, mais avec de jolis costards et des dents blanches. Ça change tout.
Macron a le vent en poupe parce que la presse permet aux jeunes adultes aisés en pleine forme de penser que la population française est constituée uniquement de jeunes adultes aisés en pleine forme. Les autres peuvent aller se faire foutre. « En marche » ou crève. Et Fakir, qui tente de redonner de la visibilité aux oubliés de la machine, parfois avec succès (Merci patron), aura droit à son tampon jaune. « Moyennement fiable ». Les Décodeurs, comme n’importe quelle manifestation d’opinion humaine, voit le monde à travers ses intérêts de classe. Ce qui est parfaitement acceptable si c’est assumé et dit. Ça ne l’est pas.
Et dans le même temps, la presse réussit le coup de force de ressusciter une énième fois le PS, qu’on devrait pourtant pouvoir enterrer une bonne fois pour toutes. Je suis sur le cul quand je vois le nombre de personnes sur les rézozozios qui, il y a deux mois, juraient de ne plus jamais voter PS et qui font maintenant les yeux doux à Hamon comme si tout avait changé. Mais Hamon, c’est le PS, c’est le parti de Hollande, de Valls, de Cazeneuve. Il a été ministre sous Hollande, puis comme député, il a voté ses lois de merde (comme la Loi Renseignement). Et ce seront les mêmes personnes que vous retrouverez avec lui (sauf ceux qui se seront barrés chez Macron, ce qui en dit long sur l’état du PS).
Oh, Hamon a « frondé », oui. À partir du moment où cette « fronde » ne mettait pas en danger son petit confort de député, en prenant bien soin de ne jamais risquer de faire passer une motion de censure. De la rébellion de pacotille à bon compte. Et c’est révélateur du tempérament du bonhomme : en un mois de campagne pour les primaires, il a reculé et modifié son discours 10 fois sur le revenu de base. Qu’on soutienne ou pas l’idée, peu importe, mais quand les renoncements commencent avant même le début de la campagne présidentielle, c’est quand même mal engagé. Et quand un type se dit « frondeur » sans arriver à tenir tête à Hollande (!) jusqu’au bout, ne vous attendez pas à ce qu’il tienne tête à qui que ce soit en cas de mandat présidentiel. Sauf au peuple, peut-être, parce que ça, on a l’appareil pour.
[…] Seulement soyez bien conscients de ce que ça veut dire : ça veut dire que quand vous, vous passez un samedi soir avec vos potes, ce sont des cadres de LVMH que Hamon reçoit chez lui. Ce sont des responsables d’une multinationale du luxe qui méprise les travailleurs français et détruit le travail en France en délocalisant à tout va (Merci Patron, encore). Hamon appartient à la même oligarchie que les autres.
On en revient au problème de la soi-disante objectivité : vous pensez sincèrement que Hamon peut rester « objectif » et favoriser les « petits » français au détriment de ses proches ? De ses amis ? De la personne qui partage sa vie ? […]
Restez critiques, restez en alerte. Parce que si les Décodeurs étaient vraiment honnêtes avec eux-mêmes, tous les journaux seraient en jaune, à commencer par Le Monde.
Chez l'ami Duke (http://dukeart.netlib.re/shaarli/?8pZrSw), on trouve aussi ça : http://www.les-crises.fr/quand-le-monde-ressuscite-l-index-de-l-eglise-catholique/ et http://www.les-crises.fr/le-decodex-du-monde-decode-du-travail-de-pro/ . J'en retiens :
Une bonne vulgarisation de ce que sont (et ne sont pas) le deep web, les darknets, le Marianas Web. J'en recommande vivement la diffusion dans l'espoir de ralentir la progression du bullshit autour de ces termes…
Le « Deep Web » désigne, selon ceux qui l’utilisent, tous les contenus Web qui ne sont pas indexés par les moteurs de recherche. On laisse ainsi entendre, que si ce n’est pas indexé, c’est caché, et si c’est caché, c’est que ça doit être pas joli-joli.
Or les moteurs de recherche, s’ils ont beaucoup évolué, ne sont pas omnipotents. De plus, il existe une flopée de raisons pour que des contenus Web ne soient pas indexés. Les pages sans liens entrants échappent aux robots d’indexation, certains formats de contenus sont ignorés par les moteurs de recherche, d’autres sont exclus ou dépréciés par les moteurs eux-même ou à la demande des éditeurs de sites (coucou, robots.txt), des données sont accessibles uniquement via une saisie de formulaire. Plus simplement, des parties de sites sont privées, protégées par des mots de passe et sont, par la même, inaccessibles aux robots d’indexation : applications et bases de données d’entreprise, espaces de discussion nécessitant une inscription, votre déclaration d’impôts, votre compte Google, vos messages privés sur les réseaux sociaux… La liste est sans fin. Vous éditez des billets de blog, des articles depuis une interface d’édition ? Vous consultez vos emails via une interface Web ? Bienvenu dans le « Deep Web ».
[…]
À l’origine, il y a environ 40 ans, on appelait un « dark net » un réseau connecté au réseau ARPANET (le prédécesseur d’Internet) mais qui, pour des raisons de sécurité, n’apparaissaient pas dans les listes publiques.
[…]
Suite à un nouveau glissement sémantique, le mot a commencé à être familièrement utilisé pour désigner peu ou prou tous les réseaux « superposés » à Internet (overlay networks) et intégrant des fonctions d’anonymisation. Ici, il faut lire l’expression « réseau superposé à Internet » comme une métaphore technique. Elle désigne les réseaux qui définissent leurs propres modalités de communication entre machines, tout en s’appuyant sur Internet pour transporter concrètement les informations entre elles. En clair, c’est toujours Internet.
Les plus connus de ces « dark nets » sont I2P, Freenet, ou le célèbre Tor). Ces outils d’anonymisation sont utilisés pour des activités parfois criminelles, mais aussi par des journalistes, des activistes, des lanceurs d’alerte et autres ressortissants de pays aux régimes peu recommandables. On le mentionne rarement, mais il y a également nombre de personnes « normales » qui en font usage pour échapper au traçage, à la surveillance, au harcèlement, ou pour se prémunir contre des violences conjuguales.
[…]
Nous l’avons vu, cette théorie des « niveaux de profondeur » d’Internet n’a pas grand sens, mais cela n’empêche ni de voir ses avatars plus ou moins grotesques (Deep Web, Darknet, etc.) refaire régulièrement surface (vous l’avez ?), ni certains de les documenter avec un formidable aplomb. Parmi ces concepts, le fantasmatique Marianas Web bat tous les records d’absurdité.
Perso, j'analyse cette fausse catégorisation sous le prisme du pouvoir sur autrui qu'elle procure : éclater un concept unique en sous-entités, inventer un terme pompeux adéquat et prétendre connaître ce qu'il recouvre permet d'avoir un pouvoir sur autrui : le pouvoir de savoir, le pouvoir de se sentir supérieur. À l'opposé de la diffusion de la connaissance, de ce que sont les réseaux d'anonymisation et ce qu'ils permettent, c'est une forme d'obscurantisme, de narcissisme technologique.
ATTENTION : Ça date mais un extrait, qui résume très bien ce qu'est réellement l'innovation merdique qu'on nous vante sans cesse, attire mon attention
Il faut avouer que d’un point de vue technique, vu le nombre d’app équivalentes qui existent, on se demande bien ou est la rupture technologique de l’app Uber. Et c’est justement là le génie d’Uber : la disruption est ailleurs que dans la technologie en tant que telle. Elle est dans la capacité à balayer plein d’autres choses, issues du vieux monde ancien poussiéreux qui nous ennuie tant, comme : le code du travail et ses contrats pénibles avec sa protection sociale qu’un employeur offre normalement à une personne en lien de subordination, les règlementations toutes pourries sur les taxis, ces gros ringards qu’on aimerait bien désormais voir uniquement dans des films historiques. Et puis, cerise sur le gâteau de la disruption, la notation du client envers le chauffeur, qui, s’il n’a pas assez câliné ses clients, peut voir sa note baisser en dessous de 4,7/5 et se faire éjecter par son pseudo employeur disruptif, Uber, qui n’en est pas un, mais prend quand même 20% de comm pour chaque course (et a imposé désormais 25%). Génie !
Le barbare Uber a envahi plus 240 villes dans le monde avec son système de maquignon digital, et permis ainsi à des hordes de chômeurs ou de travailleurs pauvres de faire chauffeur pauvre à 15 heures par jour 6 ou 7 jours sur 7, sous pression de clients proprets, avides de confort et de « rupture digitale ». Ils sont nombreux, ces clients, à trouver Uber « formidable », et maudire tous ces taxis grognons et pas pratiques. Comme on les comprend. Ils ont en plus la possibilité de donner leur avis, émettre une opinion sur la créature servile qui les charrie, et peuvent, ô comble du pouvoir digital du doigt, lui faire perdre son travail, ou le conforter dans sa servitude au géant californien, par la grâce d’un simple clic…digital. Émouvant. Efficace. Moderne.
La vie n’est pas un paquet cadeau, et la suffisance narcissique technologique de ceux qui veulent profiter de toutes les innovations, ne devrait pas — normalement — permettre un tel mépris envers la partie de la population, toujours précarisée et instrumentalisée par les barbares digitaux. Mais à terme, les mêmes qui aujourd’hui s’enthousiasment pour la disruption, seront eux aussi remplacés par des machines. […]
Voilà, Uber n'a rien inventé, rien innové, il a juste mis en œuvre l'ultra-libéralisme dans un nouveau secteur, rien de plus. Les clients d'Uber ne sont pas des gens hypes, mais uniquement des moutons qui suivent les tendances qui visent à penser uniquement à soi tout en asphyxiant autrui. Rien de neuf : Amazon a permis à des moutons d'asphyxier les librairies au détriment du Code du travail, n'importe quel supermarché a permis à des moutons d'asphyxier le petit commerce au détriment du respect des personnes et de celui de la nourriture, permettant également le massacre des filières qui vivent du commerce (je pense aux agriculteur-rice-s, par exemple). Etc., etc. Mais au fond du fond, les moutons qui voulaient augmenter leur confort tout en dépensant moins se sont déjà fait asphyxier : il-elle-s payent moins cher leurs biens et services, mais les fins de mois sont toujours aussi difficiles. Elle est là, l'arnaque. Et c'est un cercle vicieux.
Le candidat Emmanuel Macr, quant à lui est un pur bijou de l’amnésie collective. Imaginez un instant qu’il vient de sortir de 2 ans d’activité intense au ministère de l’économie et se permet d’expliquer à qui mieux mieux comment il va redresser économiquement la France tout en améliorant la redistribution des richesses.
L’homme qui a pondu les lois travail les plus régressives, de précarisation généralisée des salariés, laissé le chômage continuer d’exploser, vient donner lui aussi la leçon sur la bonne gestion économique du pays. Son échec au ministère de l’économie, avec une faculté à appliquer une politique entièrement basée sur les demandes du MEDEF, devrait — si l’amnésie collective était moins forte — définitivement le discréditer. Sans compter que si cette politique pro MEDEF avait au moins « relancé l’économie » et fait grimper la croissance du PIB, il serait possible de suivre notre Macr dans ses délires de « baisse des charges » (les cotisation sociales) à venir, ou autre solutions pro-capital mises en œuvre depuis plus de 20 ans.
Mais non : l’économie n’est plus celle des années 80, et toutes les solutions du premier de la classe ont été déjà appliquées, sans succès. Ce qui ressort de ce candidat, est avant tout une capacité hors du commun à renier ses propres actions tout en recyclant les solutions qu’il a déjà appliquées… en comptant sur l’amnésie collective bien française pour réussir à faire avaler la pilule.
Sur Macron, je retiens aussi : Emmanuel Macron, le candidat de l’oligarchie et « La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler ! [...] Non, la jeunesse n'est pas que désespérée, y'en a une qui veut bosser ».
[...]
En gros, Ham n’a pas franchement de programme, mais des mesures qu’il a improvisées vite fait sur un coin de table d’une péniche parisienne pour séduire l’électorat qui ne supportait ni Valls ni Montebourg (les autres ne comptaient pas). Cet électorat est en grande partie : les cadres un peu bourgeois mais qui ne veulent pas l’assumer et sont « super concernés par l’état de la société vraiment trop injuste avec tous ces pauvres et ces précaires, mais laissez-moi faire fumer mon American Express. »
Une fois cette étape effectuée, Benoit Jambon Ham va tenter de séduire une partie des fans de Mélench, tout en se propulsant sauveur du PS, dernier rempart contre l’implosion finale du gros machin plein d’éléphants corrompus. Sorti de ces calculs électoralistes, Ham est un gentil escroc, disciple de Hollande : chez lui tout est promesses radicales ou synthèse douce, fonction du vent, du public, et des échéances. Son revenu universel est tout sauf inconditionnel, ni de base, il n’est en réalité qu’une sorte de « RSA jeunes » généralisé, qui — si plein de conditions sont réunies — pourrait s’appliquer à d’autres que les jeunes, mais plus tard. Sauf qu’un RSA, même filé à tout le monde, ça ne sert pas à grand chose. Ca ne modifie pas du tout la société en profondeur comme le véritable revenu universel pourrait le faire. Quelqu’un à certainement montré le revenu universel à Benoit, et Benoit a regardé le doigt de celui qui lui montrait. Un doigt très XXème siècle, que Benoit a pris pour une révolution du XXIème…
Je ne cite pas les paragraphes sur Fillon et Mélenchon car je pense que ce ne sont pas les angles d'analyse les plus pertinents.
Pour Fillon, j'ai déjà mis ça de côté : Fillon promet d’envoyer la gendarmerie à ceux qui s'opposent à son choc libéral, Qu'a vraiment dit François Fillon sur l'avortement ? et Comparateur des programmes des candidats à la primaire de la droite.
Pour Mélenchon, d'une part, je retiens le flou total (d'où l'absence de crédibilité à mes yeux) avec lequel il espère réformer la Constitution et passer en 6e République en prétendant que ça corrigera nombre de problèmes ou, à défaut, que ça sera moins pire qu'aujourd'hui (je ne veux de toute façon pas me contenter de moins pire, ça fait des décennies que l'on essaie en vain) : référendum (répondre « oui » ou « non » à l'intégralité d'un projet de Constitution = L-O-L), pas de garanties que les citoyen-ne-s fassent partie de l'assemblée Constituante (le programme officiel, trouvable en librairie, en pose la possibilité, sans plus), tromperie qui est celle de croire que l'on peut tout changer en changeant uniquement la Constitution alors que c'est le début du taff notamment car il faudra modifier les textes (loi, décrets, règlements) sous-jacents (du coup, quelles positions a-t-il sur ces textes sous-jacents et que propose-t-il pour les adapter ? Personne ne le sait). D'autre part, je retiens ses contradictions comme défendre un patriotisme économique farouche (que je trouve dangereux : l'isolement sur soi n'a jamais rien apporté, mais passons) tout en ayant recours à un logiciel américain, NationBuilder, pour son site web de campagne, ce qui est, pour moi, le marqueur d'une compromission pré-électorale (qu'est-ce que ça sera post-élection ?!).
Devenir Mozillien, c’est à dire faire partie de la grande famille Mozilla, composée de ses employées mais aussi de ses milliers de bénévoles qui donnent de leurs temps, de quelques heures par mois à plusieurs heures par semaines...
On ne sait pas toujours par où commencer, ce qu’il est possible de faire et c’est là que le site What can I do for Mozilla ? https://whatcanidoformozilla.org/ intervient.
En arrivant sur le site on tombe sur une question aléatoire et en fonction de la réponse, on aura soit plus de détails, soit une autre proposition. Ainsi, on sera aiguillé peu à peu vers un projet, une forme de contribution qu’il est possible de faire, avec une redirection vers le site Internet correspondant au sein de la sphère Mozilla.
Ho, bien le site web de Mozilla qui aide n'importe qui à trouver sa place et à s'impliquer dans la communauté. :)
