Je découvre le réseau radio du futur (RRF). Nouveau réseau de communication pour les flics (au sens large), pompiers, SAMU, opérateurs vitaux (SNCF, EDF, etc.). Un unique réseau au lieu de plusieurs actuellement. Réseau GSM 4G puis 5G (réseaux actuels = antérieurs à la 2G). Reposant sur 2 opérateurs (alors que d'autres pays ont choisi un seul acteur) + mini-réseau GSM local pour les zones blanches (grave sinistre). Communications prioritaires (les réseaux actuels satureraient en cas de forte congestion). Fonctionnalités supplémentaires (visio, accès à Internet, messagerie instantanée, etc.) sur des serveurs dédiés. Terminaux résistants aux conditions physiques. La plaquette envoie du rêve. Premiers usages attendus pour rugby 2023 et JO 2024 ;
Je re-découvre le sponsoring des pays présidents de l'UE pour organiser les fêtes (éclairage Tour Eiffel par Areva en 2008), les séminaires, les déplacements, etc. BMW a fourni des véhicules à l'Estonie et à la Finlande pour transporter les chefs à plume. Des pétroliers ont fourni de l'essence à la Croatie. Le Canard évoque Coca-Cola qui aurait soutenu la Roumanie en 2019 alors qu'à l'époque, il écrivait qu'il s'agissait d'un appel d'offres… Facture hors sponsoring de la dernière présidence française (2008) : 171 millions d'euros pour 489 événements. Moyenne : 350 k€ l'événement, c'pas hors norme de ce que je lis d'hab dans la presse ;
Depuis 2015, la BCE rachète de la dette d'États sur le marché secondaire (marché entre les organismes financiers privés). Programme PSPP couramment nommé quantitative easing.
Je m'étais moqué du nom de la loi dite de sécurité globale, mais je n'avais pas regardé ce qu'elle contient.
Ben y'a des bouts pas sympas qui ont été dégagés par le Conseil constitutionnel, et d'autres qui ont été validés.
Beaucoup d'arguments de forme (pas assez bien défini, disproportionnés, etc.), peu de rejet sur concepts eux-mêmes donc les dispositifs craignos reviendront.
Ça dégage :
Ça reste :
Autre bilan intéressant : https://stoploisecuriteglobale.fr/.
Le Conseil constitutionnel censure des dispositions relatives à la réquisition de données de connexion dans le cadre d'une enquête préliminaire. […] Relevant que l'abrogation immédiate des dispositions contestées entraînerait des conséquences manifestement excessives, le Conseil constitutionnel juge qu'il y a lieu de reporter au 31 décembre 2022 la date de l'abrogation de ces dispositions.
Une abrogation différée qui n'empêche pas l'application immédiate de la jurisprudence européenne (avec laquelle se recoupe cette décision du Conseil), donc la remise en question des réquisitions de données de connexion dès maintenant, d'après Spinosi.
Quelques pistes de corrections proposées par le Conseil :
D'autre part, en application des dispositions contestées, la réquisition de ces données est autorisée dans le cadre d'une enquête préliminaire qui peut porter sur tout type d'infraction et qui n'est pas justifiée par l'urgence ni limitée dans le temps.
Le Canard enchaîné du 8/12/2021 nous relate que des juristes proposent de faire autoriser les demandes de données de connexion par les juges des libertés.
Ils sont déjà débordés mais bon, pourquoi ne pas leur demander de traiter 1 500 000 demandes supplémentaires (nombre de demandes de fadettes par an d'après le Canard) !
Notons qu'une autre QPC est déjà arrivée au greffe du Conseil concernant la géolocalisation et les données de trafic. Je ne parviens pas à déterminer si la question est identique et a croisé la précédente ou si elle est nouvelle.
Via https://twitter.com/AlexArchambault/status/1466698092321902593
Pour ses pratiques d'espionnage depuis 2011 (y compris de Fakir), LVMH a conclu mi-décembre 2021 une convention judiciaire d'intérêt public (CJIP). 10 millions d'euros. Une telle convention extrait la société commanditaire (LVMH / Arnault) de la procédure judiciaire en cours, mais pas les personnes physiques (comme Squarcini).
EDF doit immobiliser 4 réacteurs nucléaires de centrales récentes (Civeaux et Chooz, 1996 et 1999) après la découverte, lors du contrôle décennal, de soudures fissurées et corrodées sur le circuit d'injection d'eau borée (empêchant l'emballement du réacteur) et la crainte que les centrales de même modèle souffrent du problème (arrêt préventif, donc) ;
Un ex-haut cadre d'EDF accuse le marché des moteurs de secours pour les centrales nucléaires (rendus obligatoires après Fukushima) d'avoir été truqué.
Je me suis toujours demandé pourquoi, subitement, la France a légiféré contre le plastique à usage unique. Peut-être parce qu'en 2018 la Chine a annoncé qu'elle ne serait plus la poubelle du monde en la matière ;
Toujours au top, les résidences universitaires du CROUS (pour les salauds de pauvres) : chauffage et chauffe-eau en rade des jours durant (et une direction qui s'en moque), fuites d'eau en cas de pluie, moisissures, électricité toujours pas aux normes (donc plombs qui sautent), cafards (la direction dénonce l'hygiène des étudiants), insécurité (dealers, cambriolages, agressions sexuelles, incivilités en tout genre), etc. ;
Lait (et autres) équitable de la marque C'est qui le patron ?! :
« Big Quit » aux USA. En sept mois, 20 millions d'américains, surtout les jeunes, ont quitté leur emploi (dont « beaucoup » spontanément). Pour améliorer leur condition (meilleur salaire, horaires flexibles, télétravail), mais aussi car, handicapés par le covid, ils sont en incapacité de taffer.
‒ T'as vu ce match de fou, hier ?!
‒ Ouais ! Qui aurait pu parier que les rouges de 5e B gagneraient 5-0 face aux sans-maillots de 5e A ?!
‒ Hein ? De quoi… ? Mais on s'en fout, de ça !
‒ Aaaaaaah, bah tu vois ? On est d'accord !
+1. :D
Panorama et historique des accords-cadre secrets par lesquels Google et Facebook financent les grands journaux français (entre autres).
J'en ai déjà parlé et j'ai même tenté d'obtenir des informations auprès du ministère de la culture, en vain.
Je ne suis pas convaincu par l'aspect "les droits voisins sont la réponse à ces dérives". J'ai toujours considéré Google News comme un apporteur d'affaires… qui devrait donc être rémunéré pour mettre en avant des extraits d'articles. En revanche, quand Google (ou autres) intègre d'une façon plus poussée, un article à ses contenus, comme ça semble être le cas avec Showcase, là, oui, il doit y avoir rémunération. De même sermonner Google pour qu'il respecte cette loi me paraît pertinent.
Dupliquant en tous points les errements de l’accord conclu à l’Élysée en 2013 [ NDLR : celui qui a mis en place le Fonds Google pour l'innovation numérique de la presse ], l’Alliance de la presse d’information générale, présidée depuis octobre 2020 par Pierre Louette, signe ainsi le 21 janvier 2021 un accord-cadre avec Google.
[…] D’abord, l’accord-cadre est secret et n’est signé qu’avec une partie des éditeurs, ceux qui regroupent d’abord la presse des milliardaires. L’accord-cadre est conçu pour donner lieu à des accords particuliers entre Google et chacun des éditeurs concernés – tous ces accords étant eux-mêmes secrets. […]
Plus grave que cela ! Non seulement la presse IPG tourne le dos à toute logique solidaire avec le reste de la presse, mais certains de ses membres, dont Le Monde, Le Figaro et Libération, ainsi que Courrier international, L’Obs, et L’Express, n’attendent pas même que l’accord-cadre soit conclu pour jouer sans vergogne leur propre carte, négocier en solo avec Google, et conclure dès novembre 2020 avec le groupe américain des aménagements encore plus avantageux pour eux, à la grande fureur des autres membres du syndicat professionnel.
[…]
Dans tous ses accords, les droits voisins sont en effet agrégés aux autres financements apportés par Google dans ses intérêts propres, pour développer ses activités commerciales, qu’il s’agisse de Google Showcase (fourniture d’informations pour Google News), de Subscribe with Google (abonnement réduit à un journal s’il est souscrit via Google) ou de contrats de fact checking. Dans une sorte de prise de judo, Google, qui était jusque-là opposé aux droits voisins, les utilise à partir de cette époque comme cheval de Troie pour développer ses services commerciaux et faire des journaux ses supplétifs.
[…]
Dès février 2021, l’agence Reuters révèle ainsi avoir pu consulter certains des documents en question : « Les documents français consultés par Reuters comprennent un accord-cadre dans lequel Google versera 22 millions de dollars par an pendant trois ans à un groupe de 121 publications d’information françaises nationales et locales après avoir signé des accords de licence individuels avec chacune. Le deuxième document est un accord de règlement en vertu duquel Google s’engage à verser 10 millions de dollars au même groupe en échange de l’engagement des éditeurs à ne pas poursuivre en justice les droits d’auteur pendant trois ans. »
Au total, la multinationale s’engage donc à débourser 76 millions de dollars (66 millions d’euros) sur trois ans.
L’accord présente donc d’innombrables défauts. D’abord, il agrège les droits voisins et certains services commerciaux de Google. « Les éditeurs s’engageraient dans un nouveau produit à venir appelé Google News Showcase qui permettrait aux éditeurs de gérer le contenu et de fournir un accès limité aux articles payants », poursuit Reuters. L’accord est, de plus, très inéquitable pour de multiples raisons. D’abord, il exclut une très large partie des médias, ceux qui ne font pas partie de la presse IPG. Mais au sein des bénéficiaires, les disparités sont aussi considérables. Les sommes apportées par Google vont de 13 741 dollars pour La Voix de la Haute-Marne à 1,3 million d’euros pour Le Monde.
Mais ce dernier chiffre en faveur du Monde qui apparaît dans les documents confidentiels n’est en vérité pas le bon. Car la plateforme américaine a donc conduit préalablement une négociation avec Le Monde, Le Figaro et Libération, de sorte que ceux-ci reçoivent des financements complémentaires et acceptent en contrepartie d’adhérer à d’autres services commerciaux de Google. Selon des informations recueillies par Mediapart auprès de l’un de ces éditeurs, Le Monde et Le Figaro concluent ainsi un accord quelques mois plus tôt avec Google, au terme duquel la firme américaine s’engage à leur verser au total 2 millions d’euros à chacun par an pendant trois ans. Et pour Libération, la somme serait d’un million d’euros par an.
[…]
L’exemple le plus révélateur est celui du Monde, qui est le premier quotidien, avec La Voix du Nord, à intégrer sur son site lemonde.fr cette nouvelle fonctionnalité (voir ci-contre) baptisée « Suscribe with Google » (SWG). Décryptage du Journal du Net dans un article consacré « au pacte faustien » conclu entre la plateforme et le quotidien : « L’outil permet à un utilisateur qui dispose d’un compte Google de s’abonner au média partenaire par ce biais. C’est-à-dire sans friction car SWG renseigne automatiquement ses informations de connexion, qu’il s’agisse de ses nom et prénom ou de ses coordonnées bancaires, si celles-ci sont déjà associées à son compte Google. Des informations qu’il transmet ensuite au média partenaire. »
L'article ne le dit pas, mais la capture d'écran le montre : ristourne (temporaire, 3 mois) sur l'abonnement en échange du dépôt d'un cookie Google. :)
L'autorité de la concurrence expose le nom du partenariat / programme global qui inclus Showcase : Publisher Curated News.
Pas si mal la réaction de l'autorité de la concurrence : 500 millions d'euros. C'est rien à l'échelle de Google mais l'analyse est plutôt juste.
[…]
À l’automne 2021, Facebook annonce ainsi qu’il a conclu un accord avec les grands médias rassemblés au sein de l’Apig, encore eux. Visiblement, le deal ne duplique pas les vices du premier accord entre l’Apig et Google, mais il est, lui aussi, confidentiel, les contractants arguant du secret des affaires (ce qui est pour le moins choquant car beaucoup de ces journaux avaient publiquement dénoncé la loi sur le secret des affaires !).
Mais là encore, le secret est vite battu en brèche. Le 10 décembre 2021, La Lettre A lève une partie du voile sur l’accord : « En annonçant, le 21 octobre, avoir conclu un accord avec Facebook sur le droit voisin, l’Apig, qui regroupe près de 300 quotidiens nationaux et titres régionaux, n’avait pas souhaité en dévoiler le montant. Selon nos informations, les membres de l’Apig devront se partager une enveloppe proche de 25 millions de dollars par an, soit plus de 22 millions d’euros, pour les trois prochaines années. Dans les faits, seuls 5 millions de dollars par an seront accordés par Facebook au titre du droit voisin. Le reste, environ 20 millions de dollars annuels, sera versé par le réseau social aux membres de l’Apig souhaitant alimenter avec leurs articles l’espace Facebook News, que le groupe lancera en janvier en France. »
De son côté, l’Agence France-Presse (AFP), qui faisait pourtant partie de ceux qui avaient lancé la procédure devant l’Autorité de la concurrence, annonce le 6 décembre 2021 le lancement avec Google d’un projet baptisée « Objectif Désinfox », comprenant des formations au fact checking (vérification des faits), la création d’une plateforme collaborative pour alerter sur des fake news (infox) ou encore des contenus de fact checking élaborés par l’AFP. […] Selon des informations confidentielles recueillies au sein de l’agence, l’AFP devrait percevoir la somme de 10 millions d’euros par an pour un contrat global qui intègrerait plusieurs projets, dont celui de fact checking. Le montant du contrat ferait de Google le deuxième client de l’agence.
Et les financements très intéressés que les Gafam accordent à la presse française ne s’arrêtent pas là. On pourrait également citer les sommes considérables que la Fondation Bill et Melinda Gates (le fondateur de Microsoft) apportent au Monde, ou précisément à son supplément, Le Monde Afrique, dont le fonctionnement dépend intégralement de ces versements.
On en trouve le décompte précis sur le site de la fondation : 299 109 dollars en 2014 ; 438 083 dollars en 2015 ; 516 601 dollars en 2016 ; 633 929 dollars en 2017 ; 2 126 790 dollars en 2019 pour trois ans. Soit un total de 4 014 512 dollars pour la période correspondante.
Et il faut bien mesurer que ce type de partenariat n’est jamais neutre. Dans le cas présent, la Fondation Gates a fait savoir au Monde qu’elle entendait subventionner « un journalisme de solution », donnant de l’Afrique une image positive. En interne, ces financements, qui n’étaient donc pas désintéressés et qui incitaient à une forme de journalisme policé, ont souvent fait débat dans la rédaction.
[…]
Dans leur point de vue, les deux universitaires Nikos Smyrnaios et Franck Rebillard pointent quelques-uns de ces dangers : « Le risque existe toutefois pour les éditeurs concernés de céder au passage des pans nouveaux de leur autonomie. D’une part, le réassemblage des différentes unités de contenu opéré par Google a tendance à disloquer l’unité éditoriale du média d’origine et à la diluer sur le plan graphique en recourant à des mêmes formes-modèles (templates). Un exemple courant aujourd’hui est l’adoption du format AMP, promu par Google, par une majorité d’éditeurs pour la diffusion de leurs informations sur mobile. »
Dit plus clairement : disparition de l'identité, de la marque du journal pour absorption et intégration des articles dans un contenu plus vaste (mur FB, maquettes, etc.).
Et ils ajoutent : « Dans une telle configuration, la plateformisation de l’information peut alors s’apparenter à une capture des médias par les plateformes. Ce phénomène présente le risque d’une forme d’entente entre, d’une part, un duopole de distributeurs, Google et Facebook, […] et des grands groupes médiatiques nationaux, voire internationaux […]. Cette entente de nature oligopolistique est susceptible d’aggraver la fragmentation de l’espace public numérique où, aux côtés d’une information mainstream largement présente sur les plateformes dominantes et offerte “sur un plateau”, voire de façon personnalisée aux utilisateurs, tentera d’exister une information alternative produite par des acteurs indépendants beaucoup plus difficilement accessible pour le commun des internautes. »
Ce sont des remarques tout à fait pertinentes, mais je pense que ça n'est pas une raison pour abandonner ces alternatives qui sont sans conteste nettement meilleures à de nombreux niveaux bien que loin d'être parfaite ou sans défauts.
Tout à fait. La provocation a pour but de… provoquer une réaction.
Par contre, les griefs que j'ai formulé me donnent moins envie de contribuer aux projets. Dans le sens où ces alternatives ne constituent plus tellement le monde que je souhaite atteindre.
Concernant le CDN Debian : mon propos initial mentionne les autres dépôts.
C'est l'aspect « par défaut » qui est ennuyeux. Ça peut faire boule de neige auprès des autres systèmes ("si Debian le fait, pourquoi pas nous ?") et avoir un effet prescripteur / flemme de changer auprès des adminsys (chez mon employeur, on reste le plus possible conforme au "par défaut Debian" au motif qu'on est moins compétent que toute la communauté pour décider de tout un tas de choses ‒ ce qui n'est objectivement pas faux ‒).
Je nuancerai juste : on ne bascule pas tout un parc en changeant trois lignes (ça se prépare, ça s'automatise, ça se supervise, etc.), mais je pinaille. :D
Concernant le mécénat de sociétés commerciales, il ne se limite de toute façon pas aux alternatives et je comprends la thèse "si une entité nous aide, partage des vues avec nous, suit vaguement nos règles, peu importe que ce soit une société commerciale et qu'elle fasse des trucs crades par ailleurs, autant se servir d'elle pour avancer nos idées". Elle est détaillée ici.
Mais je ne la partage pas. Car dans mon monde idéal personnel, il n'y a pas de multinationale (je reste sur Fastly). Il y a un contrôle communautaire de nos infrastructures. Il y a un savoir-faire (comment construit-on et maintient-on un CDN ?) connu par la communauté. Si je m'implique dans un projet, c'est pour aller vers mon monde idéal, pas pour laisser un pied (et même plus) dans le monde que je conchie en espérant qu'un jour on y arrivera par magie après moult compromissions.
Bien entendu, rien oblige une communauté (Debian, OSM, etc.) à partager ma vision… et rien m'oblige à contribuer à un projet dans lequel je ne me reconnais pas. C'est bien ça qui m'ennuie : voir mes idéaux de plus en plus réduits, de moins en moins atteignables.
Concernant OpenStreetMap. Tu confirmes mes propos : on est dans le choix du moins pire (afin que l'alternative perdure, certes), pas en train de construire un monde idéal partagé, ce qui rend l'alternative moins intéressante. En effet, pourquoi faire des efforts d'utilisation voire de contribution si, in fine, il n'y a pas de différence fondamentale à l'usage ? C'est cela qui, pour moi, explique, en partie, l'absence d'intérêt et d'implication pour plusieurs choses : syndicats, partis politiques, alternatives etc. : ne pas voir de différence forte entre l'existant et les propositions ni entre deux propositions. Il faut des projets désirables.
OSM a (avait) son propre CDN, mais, comme d'hab, s'il n'y a pas assez de volontaires, bah ça dépote pas assez. Là aussi, ça me rend triste car ça signifie que cette alternative n'intéresse pas grand monde… Du coup, pourquoi se fatiguer à contribuer puisque Google Maps et autres répondent aux besoins ?
Déterminer si Fastly est un élément central dans OSM, ça dépend de ton angle de lecture. Si tu considères que l'apport clé d'OSM c'est les données géographiques ouvertes en elles-mêmes (et donc que l'important est leur partage et leur réutilisation dans des usages y compris hors Fastly, comme une appli GPS par exemple), alors Fastly n'est pas central. Si tu considères que l'apport c'est aussi un site web pour distribuer une carte géographique libre et communautaire au plus grand nombre, alors le fait que Fastly soit devenu nécessaire dans la diffusion de ce site web (sinon pourquoi y être passé + lien ci-dessus), confirme la centralité de Fastly (mais, oui, comme pour Debian, en cas de faux pas de Fastly, il "suffira" de changer de sponsor).
Equinix me dérange moins. Location de salles machines. C'est de l'immobilier (pour faire simple), du passif, sans intelligence, le nombre de risques est moindre et l'acteur est interchangeable plutôt facilement (coût financier et technique).
Concernant les FAI associatifs. Oui, j'évalue avec ma propre grille de lecture. Je ne tiens pas compte de ton point "chaque FAI est libre de faire comme il veut", car c'est tout aussi vrai pour Debian ou OSM. Gitoyen ne peut pas grossir """"indéfiniment"""" et ça fait seulement quelques années que la boutique tourne à nouveau.
Concernant Cogent, je suis scié. J'avais suivi l'histoire à l'époque et j'étais convaincu que la décision de la justice espagnole visait TPB. :O Quand TPB avait convenu avec CloudFlare de changer d'IP, Cogent avait adapté son filtre. Mais, en effet, a priori, TPB n'était pas visé.
Mon illustration tombe à l'eau mais mon raisonnement reste intact : dépendance à une multinationale ricaine, dépendance à un seul acteur qui peut être en panne, mal se comporter (techniquement, commercialement, etc.) ou appliquer une décision de justice au-delà des limites de la juridiction. Je ne sais pas ce qu'il en est actuellement, mais, y'a encore 3 ans, tu n'avais pas accès à l'empire Google en IPv6 ni à Hurricane Electric IPv6 depuis Cogent.
D'accord avec le reste, mon propos initial dénonçait le même problème clé : se reposer exclusivement sur un seul acteur. Et évidemment que c'est une histoire de sous et donc du nombre de personnes intéressées par un FAI associatif, comme pour Debian ou OSM. Et évidemment que y'a des enjeux autour du refus de peerer de nombre d'acteurs au motif qu'ils sont gros donc en capacité d'être relous ou qu'ils considérent que payer un transitaire amène une qualité de service supérieure (et/ou moins de contraintes techniques en interne pour la garantir).
Concernant Firefox, je n'ai pas d'avis sur le fond, mais je relève quelques biais dans ton analyse.
Le troll "financement par Google" est facile après-coup (il permet de broder une volonté de Mozilla de se compromettre dès l'origine et d'avoir construit un parcours lui permettant, in fine, de prendre des sous chez Google) et il n'excuse pas tout : il y avait eu des compromissions discutables avant ce financement par Google.
De la même manière, se nommer « tueur » et avoir la volonté de devenir significatif en nombre de parts de marché ne condamne pas à faire n'importe quoi : Mozilla aurait pu utiliser le poids acquis pour faire changer des normes (x509, par exemple) ou pour mieux se comporter (les trouzemilles options de flicage de Firefox pour faire simple et court).
Et, ici comme dans d'autres cas, ceux qui ont fait / promu Mozilla ont faillit à se faire entendre.
D'accord avec ta conclusion. Tu définis la bonne priorité : compréhension et ré-appropriation de la technologie. En revanche, de mon point de vue, cette priorité ne justifie pas qu'on s'arrête à la moitié du chemin, qu'on fasse encore et toujours les mêmes erreurs (confiance en de gros acteurs, non maîtrise des infrastructures, etc.) au motif d'une stratégie du moins pire / de survie.
Après, j'ai un doute croissant. Je ne suis pas certain qu'il faille se réapproprier uniquement la technologie. Pourquoi faudrait-il plus se ré-approprier la technologie que la façon de se construire un abri, faire pousser ou élever de la nourriture, développer des systèmes d'échanges et de communication, se soigner, transmettre le savoir, savoir-faire et savoir-être, etc. Je me demande de plus en plus si la clé n'est pas là : maîtriser ces briques de base de la vie afin de fuir le monde moderne (emploi, travail capitaliste, surconsommation, métropoles, etc.). Et si l'écrasante majorité de la technologie détournait notre attention ?
Mon avis :