Le procès France Telecom de 2019 (concernant le plan social de 2004-2010) vu par Fakir (numéro 90, septembre-novembre 2019). J'en recommande vivement la lecture : l'analyse vaut la peine, et certaines déclarations des dirigeants de FT laissent sans voix.
En 2004, quatre mille « managers » sont formés, durant dix jours, à ces techniques. On leur enseigne à précariser, à bouleverser postes, hiérarchies, espaces de travail, à connaître les étapes du deuil. Leurs primes, annonce-t-on, seront fonction du nombre de départs. […]
« L’objectif, c’était de pouvoir faire huit milliards de cash », justifie Gervais Pellissier, l’ancien directeur adjoint des finances. 45 % de ce « cash flow » devait partir en dividendes. « Mais c’est vrai que sur le terrain, on nous disait que ça, c’était pas un projet », confesse en baissant les yeux Delphine Ernotte, ancienne dirigeante du groupe.
La Présidente : Didier Lombard dit qu’il a raté une marche, Barberot qu’il n’a pas entendu les souffrances. Et vous, vous dites quoi ? [ Aucune réponse concrète ]
Un avocat des parties civiles : Pourquoi vous n’avez tenu aucun compte des infos qui remontaient ? [ Réponse : les médias ont exagéré ]La « mode des suicides ». C’est ainsi que, en pleine crise, Didier Lombard qualifiait le plus grave, le plus terrible des gestes. Tollé parmi les salariés.
« Il faut qu’on sorte de la position mère poule, s’enflamme le PDG devant ses cadres, en 2007. Je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte. » Classe, alors que les premiers suicidés sont à peine enterrés… Olivier Barberot, le DRH, embraye : « On va faire un crash programme pour accélérer. C’est la logique business qui domine. » Louis-Pierre Wenès, le bras droit du patron, prévient, à son tour : « On ne va pas faire dans la dentelle… »Pour redorer son blason, Didier Lombard commande alors un docu d’entreprise au réalisateur Serge Moati. Les dirigeants lui ouvrent leurs portes, les salariés aussi. Sauf que ce tournage bascule en cahiers de doléances : salariés épuisés, déprimés, au bord du gouffre. « De bienveillant, le film est devenu un témoignage terrible », reconnaît le réalisateur.
Ils savaient donc ce qu'ils faisaient.
Wenès revient à l’écran, et recadre le débat, loin de ces pleurnicheries : « Faut pas se faire d’illusions, c’est un milieu où il n’y a pas de pitié. Vous croyez que les Chinois, ils vont avoir de la pitié ? C’est pas la compassion qui règle la souffrance. »
Didier Lombard, obligé de se lever à nouveau, rabâche : Je regrette que les démarches de M. Louvradoux n’aient pas abouti… On est arrivés, la boîte était dans un certain état, il fallait la faire migrer vers un autre état… La boîte était en train de crever ! L’objectif, c’était d’en finir avec le drame de la dette ! Et la concurrence ! On aurait pu y aller plus doucement si on n’avait pas eu une concurrence d’enfer à notre porte ! »
Il vient d’entendre Noémie, et voilà donc sa seule réponse : « Je n’avais pas cette compétence. » Des fuyards. Décidément, tous ces dirigeants « ne semblent pas avoir beaucoup de pouvoirs dans France Télécom », lâchera une fois, lasse, la présidente.
Wenès : Je n’ai pas l’habitude d’aller chercher les infos dont j’ai besoin dans la presse. Quand on a parlé de ‘‘crise des suicides’’ à France Télécom dans la presse, quand je vois ces chiffres… […] je me dis qu’il n’y a pas de crise à France Télécom. Parce qu’il n’y a pas eu plus de suicides que l’année d’avant. Il aurait fallu le dire, qu’il n’y avait pas de crise. Juste des cas individuels. Pas de vague. Là, d’un coup, ça devenait ‘‘France Télécom est submergé par une vague de suicides’’. C’était pas une bonne chose, non, car à partir de là, on n’avait plus le recul nécessaire.
Les bonnes excuses : la concurrence, la dette, les médias. Des concepts informels qui ne peuvent pas se défendre, comme c'est pratique.
Le gus est PDG, y'a personne au-dessus d'lui à part les actionnaires, mais il peut rien faire, ce n'est pas dans son domaine. Alors qui ?! Qu'est-ce qu'il fait là, avec sa conséquente rémunération, alors ?!
Il marque une pause, hésite, puis se tourne à moitié vers les prévenus. « Vous savez… Pendant ce procès, je me suis souvenu du procès de Nuremberg, celui des dirigeants nazis, où certains ont sans cesse répété ‘‘J’obéissais aux ordres’’. Moi, j’ai l’honneur d’avoir dit non. Je me dis que ma femme, mes enfants, mes petits-enfants n’auront pas honte de moi. » Un avocat de la défense bondit. « Vous ne pouvez pas dire ça. France Télécom, ce n’était pas Auschwitz. - Bien sûr, et je ne compare pas les deux. Je dis juste que, là aussi, les accusés ne veulent pas reconnaître les conséquences de leurs actions sur la vie des gens. L’incident est clos. »
Je rappelle que les procès nazis n'ont pas condamnés uniquement des dignitaires, mais aussi des médecins et des gardes (de camps de concentration), des avocats, des juges, des policiers, etc. Bref, des gens ordinaires qui faisaient leur boulot ordinaire.
L'obéissance… Comme le dit Maugrey dans Harry Potter et la coupe de feu (le film, pas le livre) : comment désigner ceux qui mentent ?
Il s’emporte tout seul, Didier Lombard. Martèle ses convictions : l’humain d’abord ! Une heure, une heure seulement, rien qu’une heure durant, à Cahors, le président de France Télécom est allé se frotter au réel. L’une des employées lui offre, donc, le gâteau d’anniversaire de son fils. Et qu’en a-t-il conclu, lui si prompt à fermer des sites, des agences, à pousser des milliers de salariés vers la porte, quand ce n’est pas vers la dépression, qu’en a-t-il conclu ? Que ne pas fermer Cahors, ne pas chercher à « économiser trois francs six sous », c’était juste « du bon sens ». C’est le résumé de cette affaire. Mais aussi de notre monde.
Un avocat : « Je suis perplexe, je dois l’avouer. Là, vous regardez un site, vous vous penchez dessus, et très vite vous vous rendez compte que le bon sens commande de ne pas le fermer, et vous annulez votre réforme ?
Lombard, goguenard : Je vais vous aider à résoudre votre perplexité… Vous avez d’autres endroits où c’est bien fait. Mais pas partout. Je me suis retenu d’intervenir partout d’ailleurs. Ce serait ma nature. Mais si je fais ça, je casse le système. Si je ne me retiens pas d’aller sur chaque site, je casse la machine… »
Poin poin poiiiin… Représente-moi la folie.
« J’aurais bien missionné Hannah Arendt comme envoyée spéciale, a blagué le rédac’ chef, mais elle n’est pas libre. Tu peux la remplacer, Cyril ? » Et il s’est mis à lire, là, la fiche Wikipédia de la philosophe, juive, d’origine allemande : « Elle couvre en 1963 le procès Eichmann à Jérusalem et en tire un ouvrage sur la "banalité du mal" : ce qu’elle met en cause, chez le criminel nazi, ce n’est pas tant la "méchanceté" que la "médiocrité". ‘‘L’expression banalité du mal ne peut se comprendre que comme une façon de décrire les routines par lesquelles ceux qui recourent à la violence, comme ceux qui en sont témoins, mettent en suspens leurs convictions morales et renoncent à l’examen de leur engagement pratique personnel.’’ » Et plus loin : « Hannah Arendt montre que l’usage des clichés de langage diminue la conscience des actes. Ces expressions toutes faites, utilisées mécaniquement, empêchent l’imagination, elles entraînent une incapacité à être affecté par ce que l’on fait et, la personne se drapant dans un aspect banal, entretiennent l’absence de pensée. » Est-ce que cette "banalité du mal", cette "absence de pensée" correspond à Didier Lombard ? A l’élite des multinationales ? Aux managers cost-killers ?
Clichés de langage ? Comme « dette », « concurrence », et tous les autres mots creux ? Dont on explicite jamais la teneur négative : en quoi l'endettement d'un État est-il problématique ? En quoi l'inflation est un problème ?
Ils m’ont volé mon père. Il ne peut pas suivre les étapes de notre vie, quand on fait des études, quand on a des enfants. La fête des pères, je la passe dans la famille de mon conjoint. C’est horrible. Mon petit frère, il est en fatigue permanente, il a des crises de tension. A la fin de son déni, il a eu envie de s’exprimer, et maintenant on sent toute la rage en lui. Mais il a peur de travailler, aussi, pour ne pas se retrouver dans la même situation. Mon grand frère, il ressent une fatigue permanente, des maux de ventre incapacitants. Pour lui, c’est impossible d’être heureux. France Télécom lui a volé une partie de son bonheur. Ma petite sœur est nulle dans ses études, elle n’arrive pas à travailler. ‘‘J’ai perdu un pilier de mon cœur’’, elle nous répète souvent. Elle n’a pas grandi, elle a des crises d’angoisse, des troubles du sommeil. Moi j’ai des insomnies chroniques, je ne dors plus, je fais des œdèmes à l’intérieur de la bouche. J’ai peur du feu, d’un briquet à côté de moi. Je fais un suivi thérapeutique. J’ai pris du retard dans mes études, aussi, dans les années qui ont suivi le décès de mon père. On n’avait pas de contre-pouvoirs pour nous protéger. Et là, on se heurte à la condescendance et au déni des prévenus, un système froid et déshumanisé, qui se prolonge avec la lâcheté de leur défense. Leur compassion est factice, obscène, laide. La mort de mon père, c’est la réussite de leur objectif, c’est la prime de celui qui a supprimé son poste… Cette violence continue au procès. Ils se permettent de faire la sieste pendant les audiences. Et pourquoi ? Parce qu’ils savent qu’ils ne seront pas condamnés. Alors, vous allez me dire, pourquoi est-ce qu’elle a porté plainte, pourquoi est-ce qu’elle est là ? Parce qu’on ne veut pas que ça se reproduise, cette banalisation du mal. Mais je garde un profond sentiment d’injustice. Pour eux, cette affaire, c’est une parenthèse de trois mois dans leur vie. Pour nous, c’est toute notre vie.
Asymétrie, oui.
Je ne reprendrai pas, sur ce shaarli, un paquet de journaux publiés, en gros, entre décembre 2019 et mi / fin 2021. J'ai aussi arrêté d'acheter Siné mensuel, La Revue Dessinée et Le Ravi, donc j'aurai le plus grand mal à en reprendre le contenu.
Pour m'y retrouver, un inventaire de ce qui ne sera pas diffusé ici :
Raisons de ce décrochage :
En début d'année, j'étais également prêt à reprendre sur ce shaarli les Canard publiés en 2020, mais il faut savoir s'arrêter : quelle énergie consommée pour quel gain ? Quelle est la valeur ajoutée d'articles rédigés en 2020 ? Évidemment, j'ai lu des unes très intéressantes en rangeant mes "vieux" numéros du Canard. Je m'étais déjà gracié une fois en abandonnant l'idée de lire et de reprendre plusieurs numéros des journaux sus-mentionné. C'est désormais acté. Tous ces journaux sont rangés et triés. \o/
Reste à décider si je fais pareil avec mes onglets Firefox (dont certains sont antérieurs à 2019), avec mes résumés de livres, avec mes brouillons d'articles, etc. Ce choix ne va pas être simple, encore. :-
Reste à décider si je continue à reprendre la presse. La numérisation et l'OCR prennent un temps et une énergie que je n'ai plus envie de passer. Résumer les articles comme je le fais désormais présente moins d'intérêt : quand je numérise, un lecteur peut directement dire « voyez ici l'article du Canard enchaîné », ça fait force de preuve dans une discussion ; quand je résume, le même lecteur doit dire « voyez ici un résumé de l'article du Canard », il y a une indirection, il faut vérifier que j'ai bien résumé, donc ça rend ma démarche moins intéressante. Du coup, continuer…
Bien sûr que je pourrais vous augmenter. Mais je préfère que vous soyez animée par la passion plutôt que par l'appât du gain !
Dans le numéro 97 (février - avril 2021) de Fakir.
Les vrais assistés, c'est les riches, en fait, gavés de subventions, d'aides de l'État, déjà, mais, en fait, ils sont assistés pour tout, ils ne s'en rendent pas compte : leur femme de ménage pour le nettoyage, la nounour pour s'occuper de leurs enfants, la secrétaire pour réserver des billets d'avion… Mais leur grande force, c'est de masquer leur assistanat ! De faire croire qu'ils sont des héros, des autonomes, qu'ils gèrent leur vie. Sans les autres, ils ne sont rien !
Dans le numéro 96 (décembre 2020 - février 2021) de Fakir.
The FBI just revealed what they found in Trump’s safe…
Haha. :D
Pour ceux qui n'ont pas la référence : film Retour vers le futur 2.
La révolution médicale, elle, se fera sur ces critères, c'est-à-dire la convergence des innovations de rupture en santé, mais aussi de la convergence avec le quantique, l'intelligence artificielle et tout ce qui nous permet, là aussi avec l'Internet des objets, de faire converger des familles technologiques qui étaient jusqu'alors séparées.
Mais dans ce temps d'accélération, il nous faut bâtir les termes d'une crédibilité qui nous permette justement d'accélérer l'investissement public dans l'innovation, l'innovation de rupture et la croissance industrielle parce que c'est le seul moyen dans le même temps, de construire la production et la croissance qui va nous permettre de continuer à financer notre modèle social.
Marronnier de l'été du Canard, les amendes pour atteinte à la concurrence. Comme chaque année, il y a de bons candidats, et j'vais rapporter uniquement celui qui m'a surpris. À Paris et en Seine-Saint-Denis, des huissiers ont créé un bureau commun de signification afin de mutualiser les actes (assignation en justice, citation à comparaître, etc.). Droit d'entrée à 100 k€ dès 2016. 300 k€ pour les seuls Parisiens dès 2017. Les 77 huissiers ont écopé d'une amende cumulée de 1,34 millions d'euros pour entente ;
Droits voisins pour la presse numérique :
Après l'agression de trois policiers le 20 juillet à Lyon, le sinistre de l'intérieur a annoncé une interpellation. Quelques heures après, le parquet de Lyon annoncera que la personne arrêtée est innocente. On a connu Darmanin plus à cheval sur la présomption d'innocence quand il s'agissait de la sienne. Mais il n'en démord pas : l'étranger interpellé sera expulsé… pour avoir été mis en case à plusieurs reprises dans le passé… Youpi, la justice. Dans la future loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur (Lopmi) prévue pour la rentrée, le sinistre prévoit de permettre l'expulsion de tout étranger reconnu coupable d'un acte grave par la justice. Quand tu vois la France défendre, devant la CJUE, que contrefaçon = criminalité grave, ça va en faire, des expulsions… ;
Financement des campagnes présidentielles 2022 : les dons de particuliers ont atteint un niveau significatif pour Pécresse, Mélenchon et Jadot. Contrairement à ce que ses partisans racontaient, les dons à la campagne de Zemmour ont été dérisoires (moins de 1 million d'euros). Hidalgo, Roussel et Pécresse sont les candidats qui ont été les plus aidés par leur parti. Niveau apport personnel (qui provient souvent d'un prêt bancaire) : Le Pen, Zemmour et Jadot. Total des dépenses officielles des 12 candidats à l'érection suprême : 84 millions d'euros. Source : Journal Officiel ;
Nucléaire :
Le terminal méthanier flottant du Havre (en cours de construction, pour rappel), verra transiter du gaz en provenance des États-Unis, du Nigeria et du Qatar. Il y aura donc du gaz de schiste dans le lot puisqu'il entre à 79 % dans la composition du gaz ricain. La France importera donc du gaz issu de la fracturation hydraulique, procédé interdit sur son sol depuis 2011. Mauvaise idée écolo, mauvaise idée économique (on importe ce qu'on s'interdit de faire, donc manque à gagner), mauvaise image ("faites ce que je dis, pas ce que je fais") ;
D'après l'UFC, sur 1,5 millions de victimes annuelles de fraude bancaire, une sur six n'est pas remboursée. Obligation légale mais les banques font la fine bouche. D'où l'article dans la loi sur le pouvoir d'achat de juillet 2022 qui ajoute des pénalités de retard ;
Haha, ces articles dans la presse de droite sur ces jeunes qui n'auraient plus le goût de l'effort, qui réclameraient le télétravail non par désir d'une nouvelle société progressiste ni pour bosser plus, mais comme un avantage personnel pour avoir plus de temps pour eux, qui chercheraient l’utilité et la reconnaissance de leur travail, et auxquels les patrons présentent le respect d’obligations légales (heures supplémentaires payées, repos hebdomadaire, etc.) comme des avantages et prennent des pincettes sur les remarques désagréables qu'ils leur adressent. Le coupable est tout trouvé : les influenceurs Instagram et TikTok. Mais bien sûûûûr. La fainéantise de la jeunesse, ce serpent de mer… Sinon, profiter de la période estivale pour creuser des sujets, non ? ;
Rapport annuel de la Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement (CNCTR) :
L'AFP a mis en ligne une formation Comment devenir un pro de l'investigation numérique avec délivrance d'un certificat. Formation financée par Google News Initiative et prévue dans l'accord signé entre Google et l'AFP en novembre 2021, qui est bardé de clauses de confidentialité, notamment sur le montant du financement ;
La logique de la Cour Suprême des États-Unis serait de faire sauter, arrêt par arrêt, la jurisprudence fédérale protégeant les libertés individuelles pour en revenir à une lecture littérale de la Constitution considérée comme une bible immuable, et pour permettre au Congrès, et surtout aux États fédérés, de légiférer au cas par cas ;
Et je danse, danse, danse dans Levallois-Perret
Je m'en tape, tape, tape, j'ai été libéré
La justice, je l'emmerde
J'l'ai fait toute ma vie
Je suis le roi, je suis le king, je suis Balkany
[…]
Toi qui galères au fond de ton ennui
dans une cité de Clichy
Une mairie sans un seul magouilleur
c'est une ville sans valeur
Et si tu ranges bien dans ton placard,
tes classeurs et tes dossiers noirs
le juge pourra les chercher
et ne pourra pas les trouver
Ça date de 2020, mais ça m'avait échappé. J'adore. \o/
La question centrale des shaarlis pointés par celui-ci est, en gros « est-ce que ça vaut le coup d'acheter des chaussures à un prix supérieur à celui de mes chaussures sans marque bas de gamme ? Vont-elles durer plus longtemps ou vais-je payer la marque ? ».
Durée de vie de mes Timberland Bradstreet noires hautes :
Il faut nuancer : 3 ans (max), oui, mais, sur cette période, je suis très peu sorti de chez moi durant au moins 8 à 9 mois (Covid, arrêts maladie, etc.). De plus, avoir des semelles autant rongées, ce n'est pas sain pour le dos, la cheville, etc. puisque le pied n'est pas plat, ce qui oblige le corps à compenser. Il ne faudrait donc pas porter des chaussures aussi dégradées.
Mais bon, disons 30 mois d'utilisation d'une paire qui m'a coûté 80 € TTC en août 2019.
Mes chaussures sans marque bas de gamme à 25 € avaient de gros trous dans la semelle tous les deux à trois mois. Je les renouvelais donc à cette fréquence.
Pour un investissement 3 fois supérieur (environ), la durée de vie a été multipliée par au moins 10. Je suis donc convaincu que sur des produits de marque, on ne paie pas forcément uniquement la marque, le marketing, etc.
Depuis plus de 6 mois, je porte au quotidien mes Timberland Advendure alpine noires basses également achetées en août 2019. Aucune trace d'usure à ce jour.
Durant deux mois en 2022, j'ai porté des Timberland en cuir que l'on m'a donné (j'ignore le modèle). Aucune idée de leur ancienneté, elles avaient l'air neuves. Au bout de deux mois, la semelle d'une des chaussures s'est décollée côté pointe / orteils. J'ai trop attendu pour la faire réparer, donc elle s'est totalement décollée pendant que je marchais en ville. Notons qu'au bout d'un mois, j'ai dû faire réparer la fausse couture qui encadre une mousse jaune dans un tissu en haut de la chaussure (autour de la jambe). 14 € TTC chez le cordonnier du coin de la rue.
Il y a quelques mois, pour préparer l'hiver et les randonnées (interrompues vu la chaleur…), je me suis acheté des Timberland Euro Rock Hikers pour 102 € TTC. J'ai acheté en boutique Go Sport, comme la dernière fois. Il y avait que trois modèles et une seule couleur (jaune). Dommage. On notera que ces chaussures coûtent 170 € sur la boutique officielle en ligne de Timberland, comme quoi l'achat en ligne n'est pas forcément une bonne affaire.
Première fois que j'assiste à un concert de musique classique, de mémoire.
Première allée au théâtre antique d'Orange. Sympa, la bâtisse. :D
Je n'écoute pas de musique classique. J'écoute très rarement de la musique sans paroles, car ça ne me parle pas, je ne parviens pas à déceler l'intention, le message, sauf quand la musique est rapide, dynamique, un peu martiale.
Du coup, je n'ai pas apprécié les deux premières symphonies de ce concert, car elles étaient lentes. Je n'ai pas apprécié la soprano. J'ai bien aimé les trois symphonies suivantes, car elles rapides, rythmées, vivantes.
Sur la forme, plusieurs choses m'ont fait rire :
À la fin, l'hymne national ukrainien a été interprété. Il est d'une douceur. On est loin de la Marseillaise, de son air martial, de ses bataillons, de son égorgement, du sang impur, de l'appel aux armes, etc. Les paroles de l'hymne ukrainien, même si elles évoquent une bataille sanglante sont plutôt orientées sur l'espoir, le don de soi, et des valeurs. Il est plutôt introspectif, là où la Marseillaise est plutôt "on va te voler dans les plumes".
Merci Alex pour l'invitation et la logistique. :)