Au total, ils sont 18,5 millions de foyers fortunés à détenir 47% de la richesse en revenus, dépôts bancaires ou titres boursiers. A eux seuls, ils pèsent ainsi quelque 78 800 milliards de dollars, l’équivalent du PIB mondial.
PIB mondial estimé de 2013.
Sans surprise, les États-Unis abritent de loin le plus gros bataillon de millionnaires : ils sont environ 8 millions d’après le rapport du Boston Consulting Group. Derrière eux, la deuxième puissance mondiale, la Chine, et ses 2 millions de millionnaires. Mais quand on rapporte le nombre de millionnaires à la population totale du pays, le Liechtenstein et la Suisse prennent finalement la tête du classement. Et la France? A mille lieues des États-Unis et de la Chine, la France compte 445 000 millionnaires, selon le cabinet de conseil.
L’année 2015 n’aurait donc pas été très bonne pour les millionnaires : la richesse privée sur le globe n’a augmenté «que» de 5,2% contre 7% en 2014. Cause de ce ralentissement, les turbulences financières, les sanctions économiques et l’instabilité politique.
D'un autre côté, le nombre de millionnaires en dollars a augmenté de 6 % d'après le Canard Enchaîné du 15/06/2016 qui se réfère à la même étude.
Ah, tient, il est encore là, ce zouave (souvenirs d'HADOPI, vote électronique, etc.). Et il est candidat à la primaire de la droite. Hé bah.
Avant-goût du programme :
350 policiers blessés par des manifestants appelant à l'insurrection, un syndicat qui n'hésite pas à fragiliser la fluidité de la circulation des citoyens et des secours, un hôpital saccagé, ...
J'adore l'exagération. Prenez bien peur, braves citoyen-ne-s, ça va vraiment mal puisqu'on vous le dit même que votre vie est grave menacée ! Des manifestants dont une très grande majorité pacifiste veulent renverser le gouvernement, rendez-vous compte ! 350 flics blessés pour combien de violences policières commises ? Omission.
Il existe des solutions. Je tiens à en informer les Français.
C'est bien gentil mais je ne partage pas ton projet de société.
Le Président de la République avait initié une réforme constitutionnelle pour créer un régime entre l'état d'urgence et l'état de siège (où les autorités militaires se substituent aux autorités civiles). C'était légitime et j'ai soutenu cette initiative. Mais une guerre larvée au sein de la majorité et des croche-pieds de l'opposition ont empêché cette réforme d'aller à son terme. On mesure les dégâts de ces postures de droite et de gauche aujourd'hui.
Ha oui, la déchéance de nationalité était une idée géniale. Constitutionnaliser l'état d'urgence alors qu'il ne fait pas ses preuves, quelle idée tout aussi géniale.
Le Premier ministre refusait jusqu'à ce jour, au motif de la jurisprudence du Conseil d'état, d'interdire les manifestations ! Une récente décision du tribunal administratif lui donnait d'ailleurs raison en venant sanctionner des mesures individuelles d'interdiction sur des citoyens ayant été repérés comme dangereux. Mais le déroulement de l'Euro et les menaces réitérées et mises à exécution de l'Etat Islamique doivent aujourd'hui nous faire changer de braquet, au moment où la France est sous le regard du monde entier !
J'suis trop d'accord, rien à cirer de la Justice, garante des libertés individuelles ! Wait… Le zouave est en train de dénigrer la Justice en utilisant l'exemple d'une décision pas encore définitive ? La vraie question à se poser est sur quels motifs le tribunal à sanctionner les fameuses mesures individuelles. L'histoire ne le dit pas. On n'interdit pas quelque chose au motif que ça peut tourner mal, au motif qu'une minorité de personnes détournent une liberté de même qu'on interdit pas des élections dès qu'au moins un candidat ment. Il y a toujours eu des casseur-se-s dans les manifs, faut arrêter la fixation. Mais à force de privilégier une forme de violence dans le dialogue social (49.3, lois sécuritaires à gogo, etc.), on finit par entrer dans une spirale de la violence. Ça ne légitime rien, ça explique une partie du problème.
La gravité de la situation impose en urgence, comme le prévoit la constitution, que les autorités militaires prennent le commandement opérationnel du maintien de l'ordre et de la sécurité des citoyens sur notre territoire.
En conséquence, je demande l'application de l'article 36 de la Constitution et le transfert au ministre de la Défense et aux autorités militaires, de notre sécurité civile.
Mais quelle idée géniale ! Face à la violence, tapons plus fort. La violence comme seul moyen de dialogue et d'action. Quelle bonne idée que de livrer les citoyen-ne-s à une armée de métier donc à des gens qui ne sont plus appelés au moment venu mais qui suivent une sorte de formation continue, qui sont plus facilement déracinés du reste de la société et plus faciles à convaincre qu'il faut tirer sur les citoyen-ne-s. Faut dire que les bidasses au pouvoir, ça marche tellement bien en Égypte ou au Soudan.
On ne peut pas se déclarer en guerre et accepter que sur notre territoire opèrent des islamistes déterminés.
Explique-moi, clairement, comment tu empêches des actes préparés, ciblés et discrets qui peuvent survenir n'importe où, n'importe quand ? C'est ça que je veux savoir. Comment tes bidasses au pouvoir obtiendront ce résultat que les services de renseignement, portant renforcés par la loi en 2015 n'arrivent pas à obtenir ?! Y'a une formule magique prononçable uniquement par des militaires ?
Il faut agir avant qu'il ne soit trop tard, tout de suite ! J'invite la droite et la gauche à s'unir, pour une application mesurée et partagée de l'article 36, sous le contrôle de notre pouvoir législatif, afin d'éviter tout dérapage démocratique.
Ainsi, notre République aurait pu empêcher l'assassinat de ces deux policiers par un terroriste déjà condamné et fiché, mais laissé en liberté comme tant d'autres.
Ainsi, notre République pourrait protéger efficacement les centaines de milliers de supporters de football regroupés dans les fanzones et les stades.Ainsi, les mesures de prévention contre les casseurs identifiés éviteraient des centaines de blessés chez les forces de l'ordre, la destruction de nos hôpitaux et la mise à mal des missions de service public de protection de nos compatriotes.
Oui, oui, c'est ça, même que les bidasses empêcheront la chute des cheveux, rendront le poil soyeux et l'haleine délicate et fraîche. On notera, à ce titre, la très grande efficacité des bidasses dans le programme Vigipirate et son extension Sentinelle. ;)
Soyons de vrais républicains. Par notre attitude en ces périodes troublées, réparons notre incapacité à nous additionner il y à quelques mois
Mais ? Les citoyen-ne-s s'aditionnent pourtant. Contre la loi Travail et contre les violences policières, par exemple.
Bref, du Frédéric Lefebvre dans tout son art.
Il y a une semaine, Debian est passé de la version 38 de Firefox à la version 45. Forcément, ça pique : apparition de Pocket (http://shaarli.guiguishow.info/?58wISA ) et des web notifications (http://shaarli.guiguishow.info/?bvGHGg ).
On constate également qu'Adblock Edge fonctionne mal : les hashtags ne sont plus visibles sur Twitter (exemple : https://twitter.com/Conseil_constit/status/740820888518569985 -> on lit « Visite du Président Laurent Fabius à la à l'invitation de son Président M. Guido Raimondi @ECHR_Presset », « #CEDH » n'apparaît pas) et autres désagréments. Surtout, le vrai souci, c'est qu'on ne peut plus accéder aux préférences d'Adblock Edge, le bouton reste sans effet. De mes essais, ce n'est pas nouveau : c'était déjà le cas avec Firefox 42 (je n'ai pas essayé Firefox 41 ni 40 ni 39 pour vérifier depuis quelle version de Firefox Adblock Edge ne fonctionne plus).
Bon, Adblock Edge est déprécié et aucune nouvelle version n'a été publiée depuis plus d'un an donc je savais à quoi m'attendre, je savais que ça allait foirer à moment donné.
Quelle remplaçante pour Adblock Edge ? Adblock / Adblock Plus ? Adguard Adblocker ? uBlock ? uBlock Origin ?
Adblock et Adblock Plus ? C'est mort :
Par défaut, ces extensions se proposent de laisser passer de la publicité jugée acceptable par l'éditeur contre rémunération par le publicitaire. No Way. Quel contenu est acceptable ou non ? Quel format (audio, vidéo, petite vignette ou tout l'écran) est acceptable ou non ? C'est l'éditeur qui décide tout seul. Or, on n'a pas tous et toutes les mêmes attentes d'un bloqueur de pubs. En filigrane, on voit une sorte de racket basée sur une position dominante se profiler : "je peux te nuire parce que X % des internautes utilisent mon bloqueur de pubs donc si tu ne veux pas que je te nuise, va falloir cracher du blé" ;
Adguard AdBlocker ?
Licence libre (LPGL) + code disponible ;
L'interface est en français, elle est conviviale et simple ;
Utilise les mêmes listes de filtres que la famille Adblock et que la famille uBlock mais on ne peut pas ajouter de nouvelles listes, il faut utiliser celles parmi une sélection effectuée par l'éditeur. C'est plutôt dangereux : que faire si, demain, la liste unetelle n'est plus proposée ? Ça restreint les possibilités en faisant un couplage entre moteur de filtrage et la liste qui alimente ce moteur. Notons que les listes sont modifiées par l'éditeur et redistribuées en CC-BY-SA. Il est possible d'ajouter manuellement des filtres (et de les retirer) ;
Il est possible de désactiver une liste de filtres. Il est possible de désactiver totalement Adguard AdBlocker sur un site web donné. Il ne semble pas possible de désactiver un élément dans une liste de filtres, ce que permettait Adblock Edge. Genre je veux laisser passer Piwik dans la liste EasyPrivacy, par exemple ;
Il ne semble pas y avoir de communauté autour de ce logiciel qui est un produit d'une société commerciale russe plutôt discrète (y'a qu'à lire leur public offer agreement) qui vend du freeware par ailleurs. Pour moi, un warning se déclenche dans ma tête ;
uBlock versus uBlock Origin : il s'agit d'une même famille, même dev' à l'origine des deux. Le deuxième est un fork du premier. Et y'a toute une guéguerre entre les deux… Avec des accusations des deux côtés : monétisation forcenée pour uBlock, retrait de fonctionnalités pour uBlock Origin, caractère "je n'intégre pas toutes vos demandes mais ce que je veux" (comme Tiny Tiny RSS, en gros) du dev' d'uBlock Origin (ex-uBlock du coup ;) ), suspicion "tu effaces les commentaires/retours négatifs" pour uBlock origin, etc.
Pour y voir plus clair, lire https://tools.aldarone.fr/share/?Bo8x2w pour un petit historique :
Gorhill, l'auteur d'origine, en a eu assez de gérer les tickets des gens sur GitHub parce qu'ils demandaient apparemment toujours la même chose et qu'il y avait des plaintes au moindre changement. Donc il a déclaré qu'il laissait tomber, qu'il passait à autre chose et il a transféré la propriété du dépot à chrisaljoudi, un contributeur qui passait par là et s'est proposé.
La première chose que chrisaljoudi a fait, c'est rajouter des liens de donation un peu partout et de demander des "bounty" pour le développement de nouvelles features. (En gros : Si vous voulez cette feature, filez moi x $)
Du coup, gorhill a forké le dépôt et a commencé à corriger les bugs qui étaient rapportés sur le dépot de chrisaljoudi. Il a dit qu'il continuerai à développer uBlock dans son coin et il a demandé à l'autre de bien vouloir changer de nom pour qu'il y ait moins de confusion.
De son côté, chrisaljoudi a commencé à cherry-picker des commits de gorhill en les passant dans son dépôt comme si il en était lui même l'auteur.
C'est à ce moment là que j'ai arrêté de suivre les péripéties et que je me suis fixé sur uBlock Origin, parce que si je suis prêt à accepter les donations et les demandes de bounty, le vol de commit je trouve ça méprisable.
Voila pour la petite histoire, j'ai eu la "chance" d'assister à ça à peu près en direct vu que le subreddit /r/firefox était en feu à ce propos.
La monétisation forcenée du dev d'uBlock ainsi que les accusations de vols de commit me font pencher pour uBlock Origin : l'esprit initial voulu par le dev' me convient, la volonté de monétiser le truc peut glisser très vite vers la publicité acceptable.
uBlock Origin ?
Licence libre (GPL) + code disponible ;
L'interface est en français mais le manuel "avancé" est disponible uniquement en anglais pour l'instant. L'interface est un peu plus rustique et la prise en main sera difficile, c'est évident ;
Mêmes filtres que la famille Adblock. Possibilité d'ajouter de nouvelles listes. Il est possible d'ajouter manuellement des filtres (et de les retirer) ;
Il est possible de désactiver une liste de filtres. Il est possible de désactiver uBlock Origin sur un site web donné. Il ne semble pas possible de désactiver un élément dans une liste de filtres, ce que permettait Adblock Edge. Ceci dit, on peut autoriser un élément bloqué sur un site web de manière permanente (exception à une liste) ;
Il ne semble pas y avoir de communauté autour de ce logiciel surtout axé autour d'une personne. Une centaine de pull requests soit le double d'Adguard Adblocker quand même ;
Rien ne laisse à penser qu'uBlock Origin est ouvert à la publicité acceptable ;
Mon choix est fait : l'extension qui succède dès aujourd'hui à mon Adblock Edge, c'est uBlock Origin. On verra bien ce que ça donnera.
Ooook dans les versions récentes de Firefox, il faut aussi désactiver Pocket, un service non-libre et centralisé qui permet de sauvegarder du contenu pour une lecture ultérieure :
browser.pocket.enabled -> false
browser.pocket.site -> ""
browser.toolbarbuttons.introduced.pocket-button -> true
Ça fait encore une chose à ajouter à la liste… http://shaarli.guiguishow.info/?9-JFuQ#9-JFuQ . Ça commence à devenir franchement pénible.
Hier, apt me propose une nouvelle version du package nginx-light : passage de « 1.6.2-5+deb8u2 » à « 1.6.2-5+deb8u2+b1 » en provenance de Debian-security. Pourtant, il n'y a pas eu de DSA à part icedove et php5, ce qui n'a aucun rapport. aptitude changelog s'arrête à 1.6.2-5+deb8u2. Sur https://packages.debian.org/jessie/nginx-light , on remarque que seule l'archi amd64 est concernée (merci Blusky).
Que veux-dire « +b1 » ? « +bX means a binary non-maintainer upload. ». Rebuild automatique, pas de changement dans le package ni dans les sources. Normalement, ça se produit lorsqu'une dépendance change. Merci b4n. :)
Pour quand même savoir ce qui a changé, il faut télécharger le package avec apt-get download nginx-light (par exemple), le décompresser 7z x nginx-light_1.6.2-5+deb8u2+b1_amd64.deb puis tar xf data.tar puis trouver le changelog dans usr/share/doc/nginx-light/changelog.Debian.gz ou usr/share/doc/nginx-light/changelog.Debian.$arch.gz.
Dans mon cas usr/share/doc/nginx-light/changelog.Debian.amd64.gz contient :
nginx (1.6.2-5+deb8u2+b1) jessie-security; urgency=low, binary-only=yes
- Binary-only non-maintainer upload for amd64; no source changes.
- Rebuild against libluajit-5.1-dev
-- amd64 / i386 Build Daemon (x86-csail-01) buildd_amd64-x86-csail-01@buildd.debian.org Tue, 31 May 2016 22:55:34 +0300
« Starting with Firefox 44 (currently in beta), websites can send messages to users if they agree through Push mechanism, these are called Push Notifications. Until and unless you give permission, no service will send you these push messages, but a site can ask you to show notifications. »
Qu'est-ce que c'est encore ce truc ? :- Ok, ça permet à un site web de pousser des infos dans la zone de notification de mon GNOME. En mode spam comme sur un ordiphone quoi. J'imagine que ça peut servir pour avoir connaissance des nouveaux mails entrants sur un webmail ou de DM Twitter.
Mais je n'en veux pas. Du tout. Jamais. Et j'veux pas que chaque site me propose ses notifs en mousse. Pour désactiver ça : « dom.webnotifications.enabled and change its value to false. » dans about:config.
Un truc de plus à désactiver dans Firefox… Voir http://shaarli.guiguishow.info/?9-JFuQ pour un shaarli qui résume tout.
Suite à mon mail aux membres de la Commission Mixte Paritaire en charge d'examiner le pjl réforme pénale (projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale), voir http://shaarli.guiguishow.info/?jCtFK, devenue loi depuis (voir http://shaarli.guiguishow.info/?dDINYQ ), j'ai reçu une réponse du député Dominique Raimbourg.
BTW : je publie uniquement les réponses qui sortent du lot. Les réponses qui contiennent uniquement un rappel de l'exposé des motifs du pjl n'ont aucun intérêt.
Voici cette réponse (composée de citations du rapport de la CMP et de l'étude d'impact, pas de convictions personnelles apparemment) :
Monsieur,
Vous avez appelé mon attention sur plusieurs articles du projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l’efficacité et les garanties de la procédure pénale au motif qu’ils porteraient atteinte aux libertés individuelles de manière disproportionnée.
Je vous rappelle que l’objectif de ce texte est d’améliorer la lutte contre le terrorisme à la suite des attentats qui ont endeuillé notre pays en 2015. La plupart des dispositions que vous contestez visent à reconnaître au parquet, sous le contrôle du juge des libertés et de la détention (JLD), des prérogatives comparables à celles dont disposent déjà les magistrats instructeurs en matière de délinquance et de criminalité organisées. Elles permettent également de doter les enquêteurs et magistrats des mêmes moyens que ceux récemment donnés aux services de renseignement.
Le 11 mai dernier, la commission mixte paritaire chargée d’élaborer un texte commun aux deux assemblées est parvenue à un accord. Le texte qui résulte de ses travaux, qui a été approuvé aujourd’hui par l’Assemblée nationale, me paraît constituer un juste équilibre entre la prévention des atteintes à l’ordre public et l’exercice des libertés constitutionnellement garanties. La plupart des dispositions que vous contestez sont d’ailleurs cantonnées à la lutte contre la délinquance et le crime organisés.
Il en va ainsi des articles améliorant l’efficacité des investigations judiciaires.
L’article 1er bis donne la possibilité au procureur de la République ou au juge d’instruction d’accéder, à distance et à l’insu de la personne concernée, aux seules correspondances informatiques stockées sur une messagerie électronique. Les opérations ne pourront, « à peine de nullité, avoir un autre objet que la recherche et la constatation des infractions visées dans la décision [du] magistrat ». Les modalités de conservation et de destruction des données collectées seront identiques à celles prévues par le code de procédure pénale en matière de saisie des données informatiques.
L’article 2 transpose en grande partie au domaine judiciaire le cadre d’usage de l’IMSI catcher reconnu en matière administrative par la loi relative au renseignement du 24 juillet 2015. Le recours à cette technique d’enquête est encadré. Elle ne pourra être mise en œuvre que sur autorisation d’un magistrat indépendant – le juge d’instruction en information judiciaire et le JLD en enquête – et pour une durée limitée dans le temps. L’IMSI catcher ne pourra servir à intercepter le contenu de correspondances que pour une durée de 48 heures, renouvelable une seule fois. Dans ce cas, les garanties prévues pour les interceptions de correspondances seront applicables et les correspondances interceptées ne pourront concerner « que la personne ou la liaison visée par l’autorisation d’interception ». L’ensemble des données collectées seront centralisées et conservées par la plateforme nationale des interceptions judiciaires dans le respect des droits de la défense.
L’article 3 bis A définit précisément le champ des données informatiques susceptibles d’être captées : il s’agit des « données informatiques telles qu’elles sont stockées dans un système informatique, telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur d’un système de traitement automatisé de données, telles qu’il les y introduit par saisie de caractères ou telles qu’elles sont reçues et émises par des périphériques audiovisuels ». L’autorisation de recourir à cette technique, délivrée pour une durée limitée, devra mentionner « l’infraction qui motive le recours à ces opérations, la localisation exacte ou la description détaillée des systèmes de traitement automatisé de données ainsi que la durée des opérations ».
Le projet de loi vise, par ailleurs, à renforcer la répression des auteurs d’infractions terroristes, dans le respect de nos principes, notamment ceux de rigueur nécessaire et d’individualisation des peines.
C’est la raison pour laquelle, à l’article 4 A, le dispositif d’aggravation des peines pour non‑dénonciation d’un crime ou d’un délit terroriste proposé par le Sénat n’a pas été retenu. Il a été remplacé par la suppression des immunités familiales prévues par l’article 434-1 du code pénal uniquement en cas de non-dénonciation par les proches des auteurs de ces actes d’un crime portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou d’un crime terroriste.
L’article 4 septies A, systématisant la peine complémentaire d’interdiction du territoire français pour les étrangers reconnus coupables d’une infraction terroriste, a été supprimé.
L’article 4 quinquies aggrave les peines d’amende encourues par toute personne qui refuse de remettre à l’autorité judiciaire la convention secrète de déchiffrement ou de la mettre en œuvre dans deux hypothèses seulement : lorsque le moyen de cryptologie est susceptible d’avoir été utilisé pour préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit ou lorsque ce refus a empêché d’éviter la commission d’une infraction.
L’article 4 sexies, introduit à l’initiative du Sénat, crée deux nouveaux délits, l’un d’entrave au blocage des sites faisant l’apologie d’actes de terrorisme ou provoquant à de tels actes, l’autre de consultation habituelle de tels sites sans motif légitime lorsqu’ils comportent des images ou des représentations montrant des atteintes volontaires à la vie. Ils se justifient par le caractère particulièrement odieux des contenus qui circulent sur internet et la nécessité de réprimer des comportements favorables à la propagande terroriste.
L’article 12 ter, introduit à l’initiative du Sénat, avait pour objet de compléter le dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme prévu par le code monétaire et financier en interdisant le paiement par cartes monétaires rechargeables sans que l’on puisse les rattacher à un utilisateur effectif. Cet article a toutefois été supprimé lors de l’examen en commission mixte paritaire car il était susceptible de contrevenir à la directive européenne 2009/110/CE du 16 septembre 2009 concernant l’accès à l’activité des établissements de monnaie électronique et son exercice ainsi que la surveillance prudentielle de ces établissements.
L’article 13 prévoit le plafonnement des cartes prépayées, de manière à éviter qu’elles ne fassent l’objet d’utilisations abusives permettant la réalisation de transactions financières indétectables dans le cadre de la criminalité organisée ou du terrorisme. Il permet par ailleurs de soumettre les établissements de crédit et de monnaie électronique à l’obligation de recueillir et de conserver les informations et les données techniques relatives à l’activation, au chargement et à l’utilisation de la monnaie électronique au moyen d’une carte prépayée. Comme le souligne l’étude d’impact associée au projet de loi, les « cartes prépayées permettent la circulation discrète d’importantes sommes d’argent, avec la possibilité de faire passer le support (similaire à celui d’une carte bancaire) de main en main, y compris par‑delà les frontières ». En permettant la circulation de fonds en marge du système bancaire, ces cartes sont donc susceptibles d’être utilisées par des groupes criminels. C’est la raison pour laquelle ce dispositif, modifié à la marge lors de la navette parlementaire, a été retenu dans le texte final.
L’article 16 octies A alourdit les sanctions pour contrefaçon en bande organisée de cinq ans d’emprisonnement et 500 000 euros d’amende à sept ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende. Il s’agit d’une mesure s’inscrivant dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée.
En espérant que ces éléments vous seront utiles, je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.
Dominique RAIMBOURG
Et voici ma réponse :
Monsieur le député,
Je vous remercie de votre réponse. Comme je souhaite prolonger cet échange, je vous fais parvenir quelques remarques.
Le 20/05/2016 10:45, Dominique Raimbourg a écrit :
Vous avez appelé mon attention sur plusieurs articles du projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l’efficacité et les garanties de la procédure pénale au motif qu’ils porteraient atteinte aux libertés individuelles de manière disproportionnée.
Notons tout de même que je ne suis pas le seul à formuler des inquiétudes et des reproches sur cette loi : Commission nationale consultative des droits de l'Homme, Syndicat de la Magistrature, Conseil de l'Europe, rapporteurs de l'ONU spécialisés sur la question des Droits de l'Homme, entre autres. Je ne peux que déplorer l'absence de débat de fond sur les points abordés dans cette loi puisqu'examinée procédure accélérée, comme toujours.
La plupart des dispositions que vous contestez visent à reconnaître au parquet, sous le contrôle du juge des libertés et de la détention (JLD), des prérogatives comparables à celles dont disposent déjà les magistrats instructeurs en matière de délinquance et de criminalité organisées. Elles permettent également de doter les enquêteurs et magistrats des mêmes moyens que ceux récemment donnés aux services de renseignement.
J'étais opposé à la loi Renseignement (et celle sur la Surveillance Internationale qui a suivie suite à une censure partielle de la première par le Conseil constitutionnel). Les services de renseignement n'ont pas été en mesure d'empêcher les attentats de novembre dernier malgré la loi Renseignement qui légalise des pratiques déjà utilisées avant par les Services, si j'en crois la presse et les déclarations de ministres et de parlementaires au moment de l'examen de cette loi. Tout ce que le ministre de l'Intérieur nous affirme, c'est que des attentats postérieurs ont été évités. D'accord mais quelles preuves ?
D'ailleurs, lors de l'examen de la loi Renseignement, le gouvernement communiquait sur le fait que les dispositions prévues dans ce texte ne seraient pas élargies. Aujourd'hui, nous constatons qu'elles le sont et ce, de plusieurs manières : techniques de renseignement étendues aux Magistrats du Parquet et parfois de manière plus vaste comme c'est le cas des IMSI-catchers.
Le JLD est souvent débordé et n'a que très rarement une vue exhaustive sur le dossier pour lequel il va délivrer une autorisation. Contrainte sur le temps. C'est un premier problème et un garde-fou bien insuffisant.
L'autre problème, c'est l'absence de séparation entre le Magistrat du Parquet et l'exécutif. Et ça me semble important lorsque l'on constate que les services de renseignement sont utilisés pour nuire à la presse (affaire des fadettes du Monde), aux adversaires politiques (affaire en cours concernant T. Solère) et à des enquêteurs (affaire en cours des écoutes des enquêteurs du Wagram) : il faut éviter que ce genre de pratiques puisse avoir lieu dans le monde judiciaire contre des adversaires politiques, la presse, des syndicalistes ou de toute autre personne.
Enfin, de manière générale, ne pensez-vous pas que les durées pendant lesquelles les dispositions ostentatoires aux libertés peuvent être utilisées sont trop longues ? Pour la plupart, on parle de plusieurs mois, renouvelables.
Le 11 mai dernier, la commission mixte paritaire chargée d’élaborer un texte commun aux deux assemblées est parvenue à un accord. Le texte qui résulte de ses travaux, qui a été approuvé aujourd’hui par l’Assemblée nationale, me paraît constituer un juste équilibre entre la prévention des atteintes à l’ordre public et l’exercice des libertés constitutionnellement garanties. La plupart des dispositions que vous contestez sont d’ailleurs cantonnées à la lutte contre la délinquance et le crime organisés.
C'est justement parce que ces dispositions concernent la délinquance et le crime organisé qu'elles sont inquiétantes. Nous assistons, sans que ce soit nouveau, à un glissement : des mesures toujours plus répressives et de la justice d'exception qui impactent un socle de citoyens toujours plus important selon des motifs toujours plus larges car flous : délinquance, trouble à l'ordre public, intérêts fondamentaux de la Nation. Exemple concret : un état d'urgence déclenché suite à des attentats terroristes qui conduit à assigner à résidence des écolos, à interdire des manifestations et à lancer des poursuites pour des faits relatifs à la législation sur les armes en majorité. Toutes ces personnes sont des terroristes, je n'en doute pas. Méfiance, donc.
J'espère que vous avez remarqué que je vous ai sollicité uniquement sur les points qui restaient en discussion pour la CMP (j'avais échangé sur les autres points avec mon député de circonscription). Ce ne sont pas mes seuls griefs sur ce texte : retenue administrative préventive, fouille administrative préventive des véhicules et des sacs, caméras mobiles individuelles sans activation à la demande pour les forces de l'ordre, la présomption de culpabilité cachée derrière le contrôle administratif des personnes de retour de l'étranger, etc.
L’article 1er bis donne la possibilité au procureur de la République ou au juge d’instruction d’accéder, à distance et à l’insu de la personne concernée, aux seules correspondances informatiques stockées sur une messagerie électronique. Les opérations ne pourront, « à peine de nullité, avoir un autre objet que la recherche et la constatation des infractions visées dans la décision [du] magistrat ». Les modalités de conservation et de destruction des données collectées seront identiques à celles prévues par le code de procédure pénale en matière de saisie des données informatiques.
Votre formulation est trompeuse. L'article dispose bien « correspondances numériques émises, reçues ou stockées sur une adresse électronique ou au moyen d'un identifiant informatique ». Ainsi, toutes les correspondances sont concernées, de l'email en passant par les messages directs sur Twitter, Skype, Facebook Messenger, etc. La nullité court sauf pour la poursuite d'infractions constatées. Je pense que nous sommes en plein dans cette déclaration attribuée à Richelieu : « Avec deux lignes d'écriture d'un homme, on peut faire le procès du plus innocent. » : cette disposition sera utilisée quand les enquêteurs n'auront rien de transcendant à se mettre sous la dent.
L’article 2 transpose en grande partie au domaine judiciaire le cadre d’usage de l’IMSI catcher reconnu en matière administrative par la loi relative au renseignement du 24 juillet 2015. Le recours à cette technique d’enquête est encadré. Elle ne pourra être mise en œuvre que sur autorisation d’un magistrat indépendant – le juge d’instruction en information judiciaire et le JLD en enquête – et pour une durée limitée dans le temps. L’IMSI catcher ne pourra servir à intercepter le contenu de correspondances que pour une durée de 48 heures, renouvelable une seule fois. Dans ce cas, les garanties prévues pour les interceptions de correspondances seront applicables et les correspondances interceptées ne pourront concerner « que la personne ou la liaison visée par l’autorisation d’interception ». L’ensemble des données collectées seront centralisées et conservées par la plateforme nationale des interceptions judiciaires dans le respect des droits de la défense.
Je ne reprends pas mes arguments évoqués dans mon précédent mail : ils restent parfaitement valables. À l'exception de la destruction des données collectées hors-cadre dont le délai devient « à la diligence du procureur de la République ou du procureur général, à l'expiration du délai de prescription de l'action publique ou lorsqu'une décision définitive a été rendue au fond. Il est dressé procès-verbal de l'opération de destruction. ».
C’est la raison pour laquelle, à l’article 4 A, le dispositif d’aggravation des peines pour non‑dénonciation d’un crime ou d’un délit terroriste proposé par le Sénat n’a pas été retenu. Il a été remplacé par la suppression des immunités familiales prévues par l’article 434-1 du code pénal uniquement en cas de non-dénonciation par les proches des auteurs de ces actes d’un crime portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou d’un crime terroriste.
Dont l'apologie, pente glissante (proche d'un délit d'intention, je ne détaille pas à nouveau ce point), fait toujours partie, malheureusement. De plus, quel usage concret de cet article concevez-vous ? Cette disposition m'apparaît symbolique.
L’article 4 quinquies aggrave les peines d’amende encourues par toute personne qui refuse de remettre à l’autorité judiciaire la convention secrète de déchiffrement ou de la mettre en œuvre dans deux hypothèses seulement : lorsque le moyen de cryptologie est susceptible d’avoir été utilisé pour préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit ou lorsque ce refus a empêché d’éviter la commission d’une infraction.
Vous n'argumentez pas sur la raison qui vous laisse penser que l'augmentation des peines encourues sur ce sujet est une chose positive. L'article 434-15-2 du Code pénal, introduit à la suite des attentats du 11 septembre 2001, repose sur une logique erronée : si la révélation de la convention secrète de chiffrement permettrait de fournir des éléments démontrant ma culpabilité dans un crime ou délit, alors, j'ai tout intérêt à ne rien communiquer pour être éventuellement jugé sur le seul fait de n'avoir rien communiqué puisque les peines encourues sont plus clémentes. De ce fait, on ne peut attendre aucun autre effet de cet article que de forcer l'honnête citoyen à consentir à une fouille de sa vie privée sous la pression puisque le criminel ou le terroriste n'a que faire de cette disposition (ils ne respectent déjà pas la loi). Nous sommes également en plein dans la question du droit de ne pas s’auto-incriminer.
Sans compter que, comme je le disais dans mon précédent mail, un support de stockage chiffré n'est jamais le seul élément d'une enquête selon des experts judiciaires (voir interview Libération) donc le chiffrement ne nuit pas à l'exercice de la justice.
L’article 4 sexies, introduit à l’initiative du Sénat, crée deux nouveaux délits, l’un d’entrave au blocage des sites faisant l’apologie d’actes de terrorisme ou provoquant à de tels actes, l’autre de consultation habituelle de tels sites sans motif légitime lorsqu’ils comportent des images ou des représentations montrant des atteintes volontaires à la vie. Ils se justifient par le caractère particulièrement odieux des contenus qui circulent sur internet et la nécessité de réprimer des comportements favorables à la propagande terroriste
Il s'agit surtout un marqueur de la campagne sécuritaire de M. Sarkozy. Le délit de consultation habituelle a été mieux encadré par la CMP, en effet même si ça ne résout pas le problème de fond de la légitimité d'une telle disposition législative. En revanche, le délit d'entrave au blocage administratif ou judiciaire des sites faisant l'apologie du terrorisme est toujours bancal et dangereux : insuffisant cadré, contradictoire avec l'exercice de l'esprit critique de chaque citoyen (dont chaque personnalité politique se réclame lors d'une élection…), logique erronée qui consiste à fermer les yeux sur les problèmes au lieu de les résoudre et fermeture proactive de services de contournement de la censure étrangère parfaitement légitimes (atteinte à la liberté d'entreprendre).
L’article 13 prévoit le plafonnement des cartes prépayées, de manière à éviter qu’elles ne fassent l’objet d’utilisations abusives permettant la réalisation de transactions financières indétectables dans le cadre de la criminalité organisée ou du terrorisme. Il permet par ailleurs de soumettre les établissements de crédit et de monnaie électronique à l’obligation de recueillir et de conserver les informations et les données techniques relatives à l’activation, au chargement et à l’utilisation de la monnaie électronique au moyen d’une carte prépayée. Comme le souligne l’étude d’impact associée au projet de loi, les « cartes prépayées permettent la circulation discrète d’importantes sommes d’argent, avec la possibilité de faire passer le support (similaire à celui d’une carte bancaire) de main en main, y compris par‑delà les frontières ». En permettant la circulation de fonds en marge du système bancaire, ces cartes sont donc susceptibles d’être utilisées par des groupes criminels. C’est la raison pour laquelle ce dispositif, modifié à la marge lors de la navette parlementaire, a été retenu dans le texte final.
Avant d'écrire mon précédent mail, je me suis renseigné et je maintiens que les fournisseurs de cartes prépayées français et belges (a minima) prévoient des plafonds de rechargement et/ou des plafonds de solde annuel avant vérification d'identité et/ou des commissions importantes sur la plupart des opérations. Difficile de croire que le terrorisme utilise massivement cette voie-là. Difficile de croire que le décret d'application fixera des seuils plus rigides sans risquer d'attiser la colère de la profession. Impossible que ce texte s'applique à un cas similaire à celui Salah Abdeslam puisque la carte a été achetée en Belgique, là où notre législation nationale ne s'applique pas, et qu'elle permet la réception de virements bancaires internationaux.
En espérant que ces éléments vous seront utiles, je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.
Ce type d'échange est toujours utile et intéressant.
Cordialement.
Dans un entretien accordé à des journalistes de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, depuis Dharamsala (Inde), la capitale des Tibétains ayant fui leur région sous gouvernance chinoise, le dalaï-lama s’est exprimé ainsi sur la crise migratoire que traverse l’Europe : « Quand nous regardons le visage de chaque réfugié, surtout ceux des enfants et des femmes, nous ressentons leur souffrance, et un être humain qui a de meilleures conditions de vie a la responsabilité de les aider. Mais, d’un autre côté, il y en a trop à présent », déclare ainsi Tenzin Gyatso le mardi 31 mai.
Le Prix Nobel de la paix 1989 juge donc simultanément que le continent européen accueille trop de migrants. « L’Europe, l’Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l’Allemagne est l’Allemagne », juge le quatorzième dalaï-lama. [...]
[...]
En 2015, sur la BBC, il jugeait que, du fait de leur compassion, les femmes devraient jouer un rôle plus important dans la gestion des affaires du monde, ajoutant qu’une femme pourrait lui succéder à condition qu’elle soit « très, très séduisante ».
Ooooooooooooook. En cherchant vite fait sur le web, on trouve en effet d'autres déclarations du même genre. Je ne savais pas. Le bouddhisme tibétain, c'est la même saloperie que le reste, OK, c'est noté.
Via le Canard Enchaîné du 08/06/2016.
12H sur TF1, de 8h à 20h :
Je zappe l'histoire de Sarko qui touche pas son alloc' pendant 2 ans, c'pas le plus important et ça a été corrigé et l'intéressé a bien reçu ses arriérés.
Les moyens matériels alloués aux anciens chefs d’État (dont Mediapart a révélé le détail en février dernier) n’ont en effet jamais été prévus par aucune loi, ni aucun décret. Si la République dépense plus de six millions d’euros chaque année pour ses trois « ex » (ou dix millions en comptant leur sécurisation), c’est sur la seule base d’un courrier de 1985 adressé par Laurent Fabius (alors premier ministre) à Valéry Giscard d’Estaing, qui prétendait fixer « de manière permanente le statut dans la Nation des anciens Présidents » et qui énumérait leurs facilités (« un appartement de fonction meublé et équipé », « une voiture », etc.).
Pour contester ce « statut », Anticor a déposé en avril dernier une requête devant le Conseil d’État visant à faire « constater l’inexistence » de cette décision, d’ailleurs jamais publiée au Journal officiel, et la faire « déclarer nulle et non avenue ».
Aux yeux de l’association anticorruption, ce courrier de 1985 serait « entaché d’illégalité » à double titre, à la fois parce que Laurent Fabius aurait dû signer un décret en bonne et du forme, et parce que l’importance des moyens aujourd’hui accordés à Nicolas Sarkozy serait « susceptible de créer une rupture d’égalité entre les candidats à l’élection présidentielle ». Avant que le Conseil d’État ne puisse trancher sur la légalité, il devra d’abord dire s’il est compétent, et si la requête d’Anticor est recevable.
Excellent. Moi aussi je peux écrire une lettre pour fixer les facilités de personnes que je connais ?
Le BEREC1 (ou ORECE en français) vient de publier officiellement le projet de lignes directrices ayant vocation à clarifier le règlement sur les télécommunications2 et donc la neutralité du Net.
[...]
Afin de pallier le manque de transparence de cette procédure et des négociations, La Quadrature du Net, associée à d'autres organisations, avait lancé en mars une consultation [ NDLR : https://savetheinternet.eu/fr/ ], toujours disponible, ainsi qu'une plateforme [ NDLR : https://respectmynet.eu/ ] permettant d'indiquer les atteintes à la neutralité du Net des opérateurs dans toute l'Union européenne.
Aujourd'hui, nous souhaitons permettre au plus grand nombre de participer à la consultation. C'est pourquoi nous publions les lignes directrices du BEREC ci-dessous sur une plateforme permettant les commentaires [ NDLR : https://lqdn.co-ment.com/text/Kvj8QGseHIi/view/ ] : ainsi chacun pourra participer de façon transparente, et nous aider à élaborer collaborativement notre réponse à cette consultation. Cette démarche a également pour but d'inviter chacun à donner son avis au BEREC.
Afin de rendre encore plus accessibles les lignes directrices, nous proposons de travailler sur une traduction collaborative en français [ NDLR : https://quadpad.lqdn.fr/TradBEREC ].
Sans tambour ni trompette, Konami vient d'annoncer la fermeture définitive des serveurs de jeu en ligne pour PES 2015. Le clap de fin retentira à la fin du mois d'août, 21 mois seulement après le lancement du titre.
[...]
Quelques exceptions sont à noter, comme NBA 2K14, mis à mort par Take-Two seulement 18 mois après ses premiers pas, causant bon nombre de problèmes pour l'accès au sauvegardes stockées sur le cloud de l'éditeur. Mais globalement la concurrence laisse davantage de temps à ses clients pour profiter pleinement de leur titre. FIFA World, un free-to-play d'EA a quant à lui disparu après 14 mois.
Lala. Location de jeux, absence de pérennité. Classique.
Le règlement européen sur la neutralité du net adopté en novembre 2015 est extrêmement faible puisque consensuel. Pour se faire une idée, le terme de neutralité des réseaux n'est même pas défini, on cause d'Internet ouvert sans pour autant le définir plus.
Ce sera donc aux régulateurs nationaux des télécoms, l'ARCEP en France, de définir les termes, les contours et les pratiques qui sont acceptables et celles qui ne le sont pas. Ensuite, tout cela permettra à ces mêmes régulateurs d'effectuer leur taff de régulation à proprement parlé.
L'autorité européenne qui chapeaute les régulateurs nationaux, le BEREC, a publié, aujourd'hui, son brouillon de lignes directrices sur la mise en œuvre des règles concernant la neutralité des réseaux. C'est disponible ici : http://berec.europa.eu/eng/document_register/subject_matter/berec/public_consultations/6075-draft-berec-guidelines-on-implementation-by-national-regulators-of-european-net-neutrality-rules .
Depuis aujourd'hui, et jusqu'au 18 juillet, ce même organisme conduit une consultation publique en ligne sur ce brouillon de directives : http://berec.europa.eu/eng/news_consultations/ongoing_public_consultations/3771-public-consultation-on-draft-berec-guidelines-on-implementation-of-net-neutrality-rules . « Contributions should be sent preferably in English ».
C'est l'occasion d'essayer de faire fléchir la position du régulateur national vers nos convictions et d'obtenir une définition et une protection de la neutralité des réseaux dans toute l'UE.
Je vous invite à participer en votre nom propre pour montrer l'implication de la société civile.
Comme exercice préparatoire, vous pouvez regarder du côté du questionnaire de https://savetheinternet.eu/fr/#act qui est biaisé pile dans l'autre sens (pro-netneutr' à mort). ;) Répondre à ce questionnaire est utile : votre réponse sera utilisée pour répondre à la consultation du BEREC. Vous pouvez y répondre en français.
Je me mets ça de côté :
Le texte de 2000 interdit en effet de faire naitre une obligation de surveillance active sur les épaules des hébergeurs : « les États membres ne doivent pas imposer aux prestataires (…) une obligation générale de surveiller les informations qu’ils transmettent ou stockent, ou une obligation générale de rechercher activement des faits ou des circonstances révélant des activités illicites. »
Pas applicable si traitement algorithmique et autre qui font passer le site comme éditeur.
Pourfendeur du système bancaire et des grandes puissances financières, le Front national a déclaré la guerre aux monnaies virtuelles, seuls contre-pouvoirs au système de paiement officiel.
«Le Front national […] empêchera l’usage des cryptomonnaies, telles que le bitcoin en France.» Par ces mots, qui concluent un récent communiqué, la présidente du Front national (FN) affiche sa détermination à combattre les monnaies virtuelles, notamment le bitcoin.
Il n’est guère étonnant de voir Marine Le Pen s’émouvoir de l’intérêt grandissant des individus pour cette nouvelle monnaie, tant les principes qui guident son fonctionnement sont aux antipodes du lepénisme. Le bitcoin propose, en effet, un système totalement décentralisé, sans intermédiaire, c’est-à-dire, sans banques et sans institutions gouvernementales. En résumé, un système aux mains de chaque individu ! Les passions dirigistes et protectionnistes du Front national n’y pourront rien faire. Quel dommage, d’ailleurs, car ces monnaies virtuelles prétendument «aliénantes» offrent pourtant la meilleure solution pour échapper au «système».
[...]
Ce n’est sans doute pas un hasard si l’utilisation du bitcoin s’est développée chez nos concitoyens chypriotes et grecs, concomitamment aux monnaies locales d’ailleurs, des peuples qui ont subi la dure réalité du contrôle des capitaux. D’autant plus que le bitcoin, par sa nature, favorise l’épargne, et non l’emprunt : de quoi faire perdre beaucoup de clients aux banques. Ces dernières voient le bitcoin comme une menace, et non comme une opportunité d’accroître leur pouvoir.
Ainsi, Marine Le Pen, qui prétend défendre les populations contre les abus des «oligarchies bancaires», sombre définitivement dans la contradiction en dénonçant les monnaies virtuelles qui s’imposent comme les seules alternatives pour se protéger contre d’éventuelles dérives propres à un marché bancaire excessivement cartellisé.
L’obsession du contrôle de certains partis autoritaires montre que c’est en opérant une séparation des pouvoirs entre la sphère politique et monétaire que l’on pourra renforcer la démocratie et les libertés publiques contre les tentations abusives des gouvernements de tous bords.
Via https://twitter.com/bortzmeyer/status/739707188688629760
L’initiative populaire « pour un revenu de base inconditionnel » (RBI), soumise par un groupe sans affiliation politique, avait pourtant de quoi séduire. Elle proposait de verser une allocation universelle chaque mois à tous les Suisses et aux étrangers vivant dans le pays depuis au moins cinq ans, qu’ils aient ou non déjà un emploi.
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Selon les résultats définitifs, 76,9 % des électeurs ont dit non à ce projet controversé. Le taux de participation était de 46 %. Rien d’étonnant quand on se souvient qu’en 2012, les Suisses avaient déjà refusé de porter leurs congés payés de 4 à 6 semaines, craignant une baisse de leur compétitivité.
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Le montant de ce revenu restait à fixer, mais le groupe à l’origine de l’initiative suggérait de distribuer 2 500 francs suisses (2 260 euros) par adulte – un montant très faible pour vivre en Suisse – et 650 francs suisses pour chaque mineur.
Oui, faible puisque « Le salaire médian en Suisse est de 6000 francs suisses (5400 €). » (source : http://www.leparisien.fr/international/les-suisses-disent-non-au-revenu-de-base-pour-tous-sans-condition-05-06-2016-5858577.php )
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Une telle mesure aurait nécessité 208 milliards de francs suisses (188 milliards d’euros), selon les autorités. Si la plus grande partie aurait été comblée par la suppression des différentes aides et assurances sociales, il aurait manqué environ 25 milliards de francs suisses (22,5 milliards d’euros). Les partisans du RBI suggéraient, eux, l’introduction d’une taxe sur les transactions électroniques qui, fixée à 0,2 %, générerait 200 milliards de francs suisses (180 milliards d’euros), permettant ainsi le financement complet de la mesure.
Un regard complémentaire en http://www.swissinfo.ch/fre/votation-du-5-juin_le-revenu-de-base-ne-trouve-pas-gr%C3%A2ce-aupr%C3%A8s-des-helv%C3%A8tes/42191956 :
Dans un pays allergique aux grandes ruptures sociales et intrinsèquement attaché à la valeur du travail, le revenu de base inconditionnel (RBI) n’avait pratiquement aucune chance d’obtenir le soutien de la majorité du peuple et des cantons.
[...]
Pour les partisans du RBI, qui se recrutent aux quatre coins du globe, ce rendez-vous dans les urnes était en effet l'occasion de lancer le débat en Suisse au-travers de l’instrument phare de la démocratie directe, l’initiative populaire. Et force est de constater qu’ils ont brillé par leur créativité. La liste des événements spectaculaires mis en scène depuis près de trois ans par le comité d'initiative est impressionnante: huit millions de pièces de 5 centimes déversées devant le Palais fédéral, distribution gratuite de billets de 10 francs dans les gares, une affiche enregistrée dans le Guinness des records, etc.
[...]
Même si aucun montant n’a été articulé dans le texte de l’initiative, les promoteurs prenaient comme base de discussion une rente mensuelle de 2500 francs pour les adultes et de 625 francs pour les mineurs. Le RBI aurait ainsi coûté environ 35% du produit intérieur brut (PIB), un montant qualifié de «sidérant» par les opposants à l’initiative.
[...]
Les milieux patronaux et libéraux ont également dénoncé «l’apologie de la déresponsabilisation et de l’assistanat» qui émanait à leurs yeux de cette initiative. Sur les affiches et les réseaux sociaux, ils n’ont pas hésité à exhiber un gros roi fainéant, vêtu d’un marcel blanc tâché, affalé devant des restes de pizza, des canettes de bières vides et un cendrier plein à craquer. Suggérant ainsi que le RBI allait surtout encourager l’oisiveté et la décadence.[...]
Dans une interview parue fin avril dans le Tages-Anzeiger de Zurich, l’ancien porte-parole de la Confédération Oswald Sigg estimait que le RBI ne pourrait être mis en oeuvre sans concertation avec les pays voisins de la Suisse. «Je ne crois pas qu’il soit possible d’introduire le RBI en Suisse si on est le seul pays à le faire. Cela provoquerait très probablement une forte hausse de l’immigration. De tels changements profonds ne peuvent être introduits que dans un réseau de pays à l’échelle européenne», déclarait-il.
Merci à HS-157 de m'avoir filé l'info.