Je retiendrai uniquement cela :
Pourtant, techniquement, le bénévole nous confirme qu’il s’agit effectivement d’actions malveillantes qui pourraient être résolues mais pour cela il faudrait que l’équipe ait accès au site dans son intégralité. Or, le site web n’étant à l’origine qu’une template NationBuilder, complètement hébergée par l’entreprise américaine, l’équipe de campagne n’a aucun moyen de résoudre elle-même le problème. Et jusque là l’entreprise n’est pas intervenue pour aider son client, malgré les appels de l’équipe. Contactée, NationBuilder n’a pas encore souhaité répondre.
Chantre du patriotisme économique, Jean-Luc Melenchon aurait peut-être pu s’éviter cette difficulté en choisissant non pas une solution américaine comme NationBuilder, mais un prestataire français plus proche de son client…
[...] Après sept ans d’expertises, de coupage de cheveux en quatre et de retards à l’allumage, la Commission européenne a enfin fixé des critères pour interdire les perturbateurs endocriniens, ces bébêtes chimiques qui détraquent le système hormonal. Le résultat est renversant : le tamis prévu par Bruxelles a des trous si larges qu’il laissera passer un maximum de substances.
La très scientifique Endocrine Society, qui réunit 18 000 endocrinologues, a aussitôt hurlé à l’inconscience : « La Commission européenne a placé la barre si haut qu’il sera ardu de l’atteindre, quand bien même il existe des preuves scientifiques de dommages. » Et de rappeler dans son communiqué : « Plus de 1 300 études ont relié l’exposition aux perturbateurs endocriniens à des problèmes de santé comme l’infertilité, le diabète, l’obésité, les cancers hormonodépendants et les troubles neurologiques. » La Commission elle-même doit être atteinte...
Dans une étude d’impact publiée en même temps que sa décision, elle estime que tous ces dégâts sur la santé coûtent « probablement » 191 milliards (on se pince !) par an à l’échelle européenne.
La conclusion logique aurait été de dresser un mur entre ces substances et les consommateurs. Mais la Commission a fait tout l’inverse : sa classification ne prévoit qu’un feu rouge pour les perturbateurs « avérés », et pas de feu orange pour les perturbateurs « suspectés ». Autre recul : les preuves de dérèglement hormonal devront être observées chez l’homme, et pas seulement chez les animaux. En clair, un pénis qui pousse chez un bulot femelle ne sera pas considéré comme le signe qu’un truc cloche... Et des dérogations seront possibles si « le risque est négligeable », un autre trou dans la passoire. Bref, le principe de précaution est totalement renversé : « Nous sommes les nouveaux cobayes à venir de l’industrie chimique, qui doit se réjouir d’une telle proposition, si restrictive et bornée », tempête l’eurodéputée écolo Michèle Rivasi.
Mais la Commission n’a pas le dernier mot : les Etats membres doivent encore valider cette définition. Ségolène Royal lui a déjà demandé de « revoir [son] projet » pour abaisser le « niveau de preuve », qui est « trop important ».
L’industrie peut se frotter les mains : elle est sûre de gagner — encore — du temps...
Dans le Canard Enchaîné du 22 juin 2016.
Voilà une nouveauté foudroyante. Son nom est des plus virils : le « forçage génétique » (gene drive en anglais).
[...]
Ce forçage tout droit issu d’une récente trouvaille en microbiologie, Crispr-Cas9 (on abrège en disant « crispeur »). Ces ciseaux moléculaires permettent à l’homme d’intervenir au fin fond du vivant avec une incroyable facilité, en coupant l’ADN exactement là ou il le désire, ciblant ainsi un gène pour le modifier, le réparer et même le remplacer par un autre(2)
Une fois effectuée, cette substitution très facile et peu coûteuse – il suffit de « quelques mois et environ 1000 euros de produits de base » – on obtient un mutant qu’il suffit de lâcher dans la nature pour déclencher le fameux forçage : la mutation va en effet se répandre comme une traînée de poudre.
Alors que dans la reproduction sexuée un parent ne transmet que la moitié de ses gènes à ses enfants, ici la transmission se fait à tous les coups : 100% des descendants d’un moustique dans lequel on aura introduit un gène de résistance à la malaria seront résistants à leur tour et transmettront cette résistance à tous leurs descendants.
En théorie si l’on introduit 10 individus ainsi mutés dans une population naturelle de 100 000 individus, il suffirait d’une quinzaine de générations pour que 99% des individus aient muté à leur tour (pas sûr que la nature respecte à l’unité près la théorie !)
[...]
Il offre à l’homme un pouvoir de domestication de la totalité du vivant, excepté les bactéries. Entre autres celui de rayer de la carte une espèce entière (en refilant le gène de la stérilité à quelques individus…)
On imagine les utilisations guerrières qui pourraient en être faites.
Mais il y a un autre risque : Si les biologistes maîtrisent bien l’échelle moléculaire, « ils sont beaucoup plus ignorants à l’échelle macroscopique des effets écologiques »
Éradiquer le paludisme, rendre l’humanité résistante au Sida ? On commence à applaudir, bien sûr. Mais si ces mutations – et toutes les autres à venir – se répandaient dans d’autres populations que celles qui étaient ciblées ? Si se mettaient à gambader sur cette Terre transformée en laboratoire à ciel ouvert des tas de mutants inattendus ?
Via le Canard Enchaîné du 22 juin 2016.
Une facture de 1 600 milliards de dollars (1 300 milliards d’euros). Depuis le 11 septembre 2001, c’est la somme astronomique que les États-Unis ont dépensé, en treize ans, pour l’ensemble des guerres qu’ils ont menées, principalement en Afghanistan et en Irak. Sur une décennie, c’est presque deux fois le coût de l’assurance santé, l’ « Obamacare », dont bénéficient près de 20 millions d’États-uniens (900 milliards de dollars sur dix ans). Et c’est l’équivalent de ce que l’Inde et ses 1,2 milliards d’habitants ont produit en une année (son PIB). Ce montant n’est pas avancé par une ONG altermondialiste ou un collectif de pacifistes. Ce n’est ni plus ni moins qu’un organe du parlement nord-américain, le Congressional Research Service, qui l’avance dans un rapport intitulé « Coût des guerres en Irak, en Afghanistan et des guerres globales contre le terrorisme depuis le 11 septembre », et publié en décembre 2014 [1].
1600 milliards, c'est uniquement les « opérations extérieures antiterrorismes » :
[...] Précisons que ces 1600 milliards ne recoupent pas le budget de la défense des États-Unis. Le Pentagone dispose d’un budget séparé spécifique de 550 milliards de dollars. [...]
Ce budget ne prend pas en compte les récentes opérations contre l’« État islamique », Daesh. Il n’inclut pas non plus, les dépenses propres aux opérations secrètes menées en partie par la CIA en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et ailleurs, comme au Sahel où l’administration de Georges W. Bush avait lancé la « Trans-Sahel Counterterrorism Initiative ». Une initiative à 500 millions de dollars, regroupant les États sahéliens ainsi que le Nigeria et le Ghana, dans le but de combattre le terrorisme.
Via Le Canard Enchaîné du 22 juin 2016. (qui semble remonter du poisson pas frais sur ce coup-là mais les chiffres sont tout de même intéressants).
À la tête de leurs méga-régions, Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand et quelques autres ont décidé de sabrer les subventions aux associations de défense de l’environnement qui défendent, euh… l’environnement. Wauquiez a annoncé la couleur (vert kaki) : les vrais écolos, ce sont les chasseurs ! Des types pragmatiques, eux, pas comme ces écolos « dogmatiques » qui vous annulent des permis de construire.
Traduction concrète dans les récents budgets : ça canarde à tout va… La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), qui enquiquine les préfets sur les dates d’ouverture de la chasse ? Punie ! Sa subvention est sabrée de 50 %.
La Frapna, la fédération des associations de protection de la nature de la région Rhône-Alpes, est carrément mise à genoux : 400 000 euros de moins et 18 postes supprimés ! Cette fédération, qui emploie une centaine de salariés et anime des « classes de nature » depuis des années, a eu le front de critiquer le projet de Center Parcs à Roybon, dont l’implantation est prévue dans une zone humide. La justice a suspendu le chantier, mais Wauquiez ne s’avoue pas vaincu : il vient d’allonger 4,7 millions pour ce projet en béton.
[...]
Alors que la neige artificielle ne tient même plus sur les pistes, pour des raisons de réchauffement climatique (+2° C dans les Alpes), le visionnaire Wauquiez veut investir 200 millions en six ans dans les canons à neige. Un « véritable gâchis » a dénoncé l’association Mountain Wilderness, le 12 mai, dans une lettre ouverte au président de région. Taïaut ! L’association n’a plus qu’à faire une croix sur ses 20 000 euros de subvention : « On savait déjà qu’elle serait supprimée… » soupire l’association, qui a eu le malheur de s’opposer à un projet de téléphérique et à l’extension du domaine skiable en Tarentaise.
Dans les Hauts-de-France, l’heure est aussi au tir au pigeon et à l’amour tendre avec les chasseurs : « pas des intégristes, pas des idéologues », mais « des pragmatiques », biche Xavier Bertrand. La commission de l’environnement est désormais présidée par… le patron des chasseurs de l’Oise. Et pas moins d’une vingtaine d’associations sont dans le collimateur, coupables, entre autres, d’avoir obtenu en justice l’annulation de quelques permis de construire ou d’arrêtés illégaux. [...]
Dans la région Grand-Est, présidée par Philippe Richert (LR), les économies sont aussi finement ciblées : « Alsace Nature, qui s’est opposée au projet de golf de Sommerau, ou Mirabel-Lorraine Nature Environnement, qui dénonce les dangers du projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, sont les premières touchées », constate Sophie Fleckenstein , de France Nature Environnement, qui fédère les associations au niveau national.
Via le Canard Enchaîné du 22 juin 2016.
Infographie intéressante :
89 % des français sont au tarif bleu d'EDF, tarif réglementé ;
Causes de la hausse du coût de l'électricité :
On notera que ces annulations de décret sont à l'initiative de : « l’Association nationale des opérateurs détaillant en énergie (Anode), qui regroupe des fournisseurs autres qu’EDF. Elle jugeait la hausse de 2,5 % trop faible, notamment pour compenser les augmentations insuffisantes des années précédentes. Pour le français Direct Energie, l’italien ENI ou le belge Lampiris, la hausse des tarifs réglementés d’EDF rend leurs propres prix plus compétitifs dans le cadre d’un marché de l’énergie libéralisé en juillet 2007. Et ce n’est pas la première fois qu’elle saisit le Conseil d’Etat, sur l’électricité comme sur le gaz. Celui-ci lui avait déjà donné gain de cause et avait enjoint aux pouvoirs publics de décider un rattrapage sur la période 2012-2013. » ( source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/06/16/la-hausse-retroactive-des-tarifs-reglementes-de-l-electricite-sera-de-1-50-euro-par-mois-sur-18-mois_4951413_823448.html ).
Via le Canard Enchaîné du 22 juin 2016.
Nicolas Sarkozy propose, à son tour, de renforcer l’arsenal législatif à l’encontre des islamistes radicalisés. A la suite de l’attaque terroriste contre un couple de fonctionnaires du ministère de l’intérieur, à Magnanville (Yvelines), le président du parti Les Républicains suggère de « mettre tous les détenus islamistes à l’isolement » et « demande la création en urgence d’un service de renseignement des prisons », dans un entretien donné à six journaux européens, dont Le Figaro, le jeudi 16 juin.
« Nous sommes en guerre », affirme M. Sarkozy, après la tuerie d’Orlando (Floride) et l’assassinat d’un couple de policiers à Magnanville (Yvelines). C’est « une guerre extérieure, contre l’Etat islamique et Al-Qaida, et une guerre intérieure contre ceux de nos compatriotes adeptes de l’islam radical ».
[...]
« Je demande que le principe de précaution s’applique aussi à la sécurité. Le principe de précaution, c’est aussi rallonger les peines pour les personnes coupables de crimes et délits liés au terrorisme et s’assurer de leur exécution. »
[...]
« Nous n’avons pas les moyens de surveiller 24 heures sur 24 les quelque 11 500 individus fichés. Or, tous ceux qui sont passés à l’acte, sans exception, avaient été repérés à un moment donné. »
[...]
Il demande également « l’assignation à résidence de toute personne suspectée de connexions directes ou indirectes avec des activités terroristes et le recours à un bracelet électronique pour suivre cet individu en permanence ».
[...]
M. Sarkozy réclame aussi « la mise en place de centres de déradicalisation pour les individus condamnés. La prison, c’est la punition pour les horreurs qu’ils ont pu commettre. Mais il ne faut pas qu’ils puissent retourner dans la nature dès leur sortie, pas avant leur passage par la case déradicalisation et la preuve fournie à la société qu’ils ne sont plus une menace ».
Que du bonheur ! On boucle les suspects, on les prive de libertés. Pour combien de temps ? Nul ne le dit. Sur décision de qui ? Nul ne le dit. Que fait-on après la retenue injuste ? Dans un tel système, personne ne sortira de retenue parce qu'il y aura toujours un risque et donc une sortie suivie d'une attaque, quelle que soit son ampleur, démontrera l'inefficacité du système donc on ne laissera sortir personne.
Notre société doit d'abord penser à se protéger elle-même, plutôt que d'être paralysée par le respect vétilleux des libertés individuelles des personnes susceptibles de la menacer.
Citation de Hugues Moutouh, ancien conseiller spécial de Guéant (sinistre de l'Intérieur) à l'époque Sarkozy.
Via le Canard Enchaîné du 22 juin 2016.
RuggedPOD et OpenTower sont deux projets Open Hardware d'origine française ! Les projets sont réalisés sous licence Open Compute et dans le cadre d'Open Compute (ce qui explique notre stand au dernier Summit OCP).
RuggedPOD est ce que l'on appelle un micro-datacenter. Sur la première photo c'est la boite sur la marche la plus haute de l'escalier avec les deux poignées !
OpenTower est un projet de tour télécom (qui ressemble a un donjon de château, on verra la raison un peu plus tard) qui a pour objectif de créer des macrocells, c'est-à-dire des sites télécoms qui peuvent émettre sur de longues distances avec des débits très élevés, et accueillir des équipements lourds comme des antennes satellites et panneaux solaires.
Un micro-datacenter c'est quoi ? C'est globalement une boite, d'une taille raisonnable, qui va permettre de déployer des équipements IT dehors sans avoir à ajouter d'abris ou de bâtiments. Il y a plein d'usages pour ce type de produits. Un premier qui est la mise en place de solution IT dans les pays émergents, les micro-datacenters peuvent s'interconnecter entre eux et les coûts initiaux sont très faibles. En général leur prix au mètre carré n’a rien à voir avec les usines à gaz que l'on déploie en occident.
Le second avantage du micro-datacenter repose sur sa taille. Il est possible de les envoyer en zone de conflits, ou en zone de désastres naturels relativement facilement. Il est transportable, parachutable, etc. et parfois autonome s'il est associé à une source d'énergie locale.
Un micro-datacenter a pour unique mission (la même qu'un datacenter traditionnel), de protéger des équipements électroniques de son environnement externe. Donc protéger du chaud, du froid, des dégradations diverses, de l'humidité, etc.
Traditionnellement, ces fonctions sont faites avec plein de machines (climatisation, etc). On a pris un virage a 180 degrés sur RuggedPOD pour atteindre un PUE le plus faible possible et idéalement un PUE de 1 (le PUE est le ratio d'énergie consommée par un datacenter sur le ratio d'énergie consommée par les systèmes contenus dans le datacenter). C’est d’ailleurs comme cela que le projet est né, au cours d’une discussion avec un ingénieur réseau de Facebook aux USA qui m’expliquait les excellents résultats que Facebook obtenait sur Primeville. On s’interrogeait sur la possibilité de les battre ou non. On a donc lancé RuggedPOD en mode communautaire afin de relever le défi : comment être en dessous d’un PUE de 1,07.
[...]
Au final, Jabil, un ODM américain, nous a donné un coup de main, et franchement on peut avoir une image ultra-négative de la Silicon Valley, mais sans ses acteurs et son écosystème ce projet serait déjà mort en France alors qu’il est en train de connaitre un succès international auquel nous ne nous attendions pas.
Le Pari Mutuel Urbain avait très mal apprécié cette décision de Google, justifiée par l’interdiction des jeux d’argent dans les conditions générales d’utilisation du store. Il faut dire que le bannissement de PMU Sports Live à quelques jours de l’Euro, tombait au plus mal, alors que l'application avait été tolérée par Google de longue date. Mécontent, l’éditeur s’était du coup armé d’une procédure de référé, en retenant plusieurs griefs.
Google a contesté tous ces points… victorieusement comme l'a souligné également le Monde : aucune des conditions de l’abus de position dominante (une entreprise dominante sur un marché, une entreprise qui abuse de sa position, une restriction de la concurrence sur ce marché) n’ont été remplies. Le président du tribunal de commerce de Paris lui a effet répondu qu’ « à supposer que Google dispose d’une position dominante sur le marché des boutiques d’application pour le système Android (…) il est constant que Google et le PMU ne sont pas concurrents sur ce marché ».
Autre chose, « le PMU ne démontre pas que l’interdiction des sites de paris sportifs sur le Google Play Store pourrait avoir un effet sensible sur la concurrence sur le marché des sites de paris sportifs ou des effets négatifs sur les prix, la diversité ou la qualité des produits offerts ». De plus, le demandeur n’a pas davantage prouvé que l’interdiction du Store entraînait une réorientation des investissements publicitaires vers Adwords. Enfin, Google a au contraire bien montré qu’il prenait immédiatement les mesures adéquates sur le store, du moins dès connaissance de contradictions avec ses CGU.
Je ne comprends pas cette partie-là : le fait que Google soit possiblement en monopole des applis dispos sur système Android (le tribunal n'en est pas convaincu, notons) permet de faire un effet de levier dans un autre marché par abus de sa position dominante dans le domaine des apps puisque Google dicte les thématiques des applications qui lui semblent acceptables ou non. Or, l'éviction du store rend inaccessible l'app à 99 % des utilisateur-rice-s du système Android !
Autre chose, « le PMU ne démontre pas que l’interdiction des sites de paris sportifs sur le Google Play Store pourrait avoir un effet sensible sur la concurrence sur le marché des sites de paris sportifs ou des effets négatifs sur les prix, la diversité ou la qualité des produits offerts ».
C'est difficile de prouver que ton absence d'un store te fait perdre des parieur-se-s et donc de la thune. :S
On en revient toujours à la règle Google (ou Apple ou Microsoft) font ce qu'elles veulent sur leur système. L'utilisateur perd donc la liberté d'utiliser son terminal qu'il a acheté comme il l'entend. Le fournisseur d'app voit sa liberté d'entreprise rognée puisqu'il doit se passer des utilisateur-rice-s d'un terminal Android qui seraient intéressé-e-s par le concept. :/
Peut-être n'aurait-il pas fallu attaquer le retrait de l'app mais plutôt la clause des CGU qui interdisent les apps de jeux d'argent ?
Le PMU flairait même une discrimination puisque d’autres applications de paris sont restées référencées.
Ho, le joli appel du PMU à un filtrage automatisé des applications. Pas top du tout. Tant que Google supprime les applis contraires à ses propres CGU dès qu'un signalement lui parvient, ça me va.
(ÉDIT : bitch please, y a pas un service de sondage en ligne, ouvert, sans besoin de s’inscrire ? Pas trouvé chez Framasoft…)
Framadate (https://framadate.org/ -> « Créer un sondage classique ») permet de créer des sondages généralistes, pas pour fixer la date d'un événement.
C'est tellement ça. :') Et c'est parfois encore plus relou : http://www.guiguishow.info/2013/12/31/va-te-faire-foutre-uefi/
Cette section comprend également, un « bureau de l’Internet » chargé de centraliser au bénéfice des enquêteurs, les informations utiles pour faciliter les échanges opérationnels avec les fournisseurs d’accès à Internet.
Autre source :
C'est une entité de la police judiciaire, qui recense les adresses de contact des FAI et autres fournisseurs pour faciliter le travail des enquêteurs lorsqu'ils doivent envoyer une réquisition judiciaire. [...] Toute petite entité sans moyens, créée par jalousie d'une structure équivalente à la Gendarmerie...
Enfin ! Après 4 ans de travail et 5M€ de financement public, le projet d’antivirus « souverain » vient d’être publié sur GitHub.
Initialement connu sous le nom de DAVFI (Démonstrateurs d'AntiVirus Français et Internationaux), puis Uhuru Anti Malware (marque commerciale), le projet Open Source s’appelle désormais Armadito – est-ce un clin d’œil à la protection logicielle bien connue - mais désormais obsolète - « Armadillo » ?
L’histoire de ce projet est controversée. Comme toute initiative dont la nationalité est la seule raison d’être, elle fut vertement critiquée à ses débuts. Et comme toutes les initiatives comparables, la malédiction n’a pas tardé à s’abattre : après avoir initié le développement du projet, puis transféré l’industrialisation (ainsi qu’un « personnel administratif senior » – en l’occurrence sa femme) au consortium porté par Nov’IT, M. Filiol a subitement fait volte-face et lâchés ses chiens contre le projet Uhuru – allant même jusqu’à annoncer un « fork » Open Source sous le d’OpenDAVFI (dont on attend toujours la publication promise).
Ce drame franco-français n’est pas sans rappeler la mésaventure du « Cloud souverain », assez rapidement scindé en deux projets aussi infructueux l’un que l’autre. La dissension ne conduit généralement qu’au saupoudrage d’argent public.
[...]
Certes la librairie de « chiffrement » Perseus – censée protéger les SMS sur la version « Android » du projet – est régulièrement la risée des participants à la conférence SSTIC [2014][2015]. Le plus grave dans ces failles n’étant pas les détails d’implémentation, mais la méconnaissance répétée des mécanismes de génération d’aléa par son auteur ; pourtant l’un des fondamentaux de la cryptologie.
Certes la version « Android » du projet, publiée en 2014, a été immédiatement « cassée » de manière triviale : il était possible d’exécuter des commandes shell depuis la mire de démarrage du téléphone. Le plus grave a probablement été la réaction du projet, consistant à éditer agressivement la page Wikipedia dans une tentative désespérée de damage control.
[...]
L’essentiel des heuristiques « avancées » issues de la recherche en virologie consiste à comparer la liste des sections et des imports du fichier exécutable avec une base de référence, comprenant des fichiers « sains » et des fichiers « malveillants ». Il serait possible de se livrer à une analyse critique sur la méthode de calcul utilisée – et surtout l’importance de la base de référence – mais il s’agit d’un domaine technique ennuyeux pour le lectorat, qui est invité à chercher « import hash » dans son moteur favori (ou dépenser 35€ chez Springer).
[...]
Au-delà de l’idée assez classique des « import hash », le projet Armadito échoue à innover dans le domaine de la virologie opérationnelle.
[...]
Un moteur d’analyse conçu pour résister à ses propres défauts – par exemple une sandbox pour ClamAV – eut été un apport non négligeable à l’état de l’art, directement utilisable par la communauté. Au lieu de cela, les premiers tests de fuzzing semblent montrer une extrême fragilité du parser PDF – entièrement implémenté en C.
[...]
Confier le développement d’un logiciel – qui plus est de sécurité – à une armée mexicaine en partie composée de stagiaires et de thésards, n’ayant aucune expérience antérieure dans l’édition logicielle – ni la sécurité, ni aucune connaissance opérationnelle du monde de l’entreprise, sur la base de quelques travaux académiques à l’applicabilité douteuse : quelqu’un y croyait-il sérieusement ?
C’est très compliqué, d’expliquer pourquoi dépister un cancer ne sauve pas forcément de vies, et pourquoi ne pas dépister peut parfois le faire.
[...]
Avant de donner un médicament, on essaie de prouver qu’il est efficace, et qu’il apporte le plus souvent plus de bien que de mal quand on le prescrit. (Bon, on foire souvent, hein. Mais dans l’idée, on est censés essayer de le faire.)
C’est la « balance bénéfice-risque ». On essaie de fonctionner comme ça le plus souvent possible, parce que précisément les « Moi j’ai l’impression que ça marche sur mes patients » et les « Ca semblerait logique que ça marche donc ça devrait marcher », bin c’est pas suffisant.Et hélas, on a de plus en plus de grosses études, avec des gros effectifs et des longues années de recul qui viennent nous mettre sous le nez les unes après les autres ce résultat dérangeant : la plupart de nos stratégies de dépistages précoces des cancers ne sauvent pas de vie.
[...]
D’abord, on va commencer par schématiser le processus de dépistage, tel qu’il est pratiqué la plupart du temps. L’idée est la suivante :
Vous passez un examen peu invasif (c’est-à-dire peu dangereux, qui ne fait pas trop mal, qui n’a pas trop de risques de complications) et si possible un minimum fiable.
Cet examen ne cherche pas le cancer directement, mais un signe dont on sait qu’il est souvent lié au cancer. (une image moche à la mammographie, une anomalie sur une prise de sang, du sang dans les selles).
Si cet examen revient positif, c’est-à-dire s’il trouve une anomalie, on se dit qu’il y a peut-être un cancer, et on passe à un examen plus performant mais souvent plus invasif (une biopsie, une coloscopie).
Si ce deuxième examen revient lui aussi positif, on pose le diagnostic de cancer et on vous propose un traitement.
Encore une fois, ça paraît beau et logique.Le souci, c’est qu’aucun des maillons de cette chaîne n’est infaillible, et que les erreurs mises bout à bout peuvent aboutir des trucs pas sympas, qui viennent tout encafouiller notre jolie logique instinctive.
Les failles sont les suivantes :
1/ Les examens préliminaires peuvent se tromper (souvent) et occasionner des complications (rarement).
2/ Les examens de confirmation peuvent se tromper (plus rarement) et occasionner des complications (plus souvent).
3/ Les cancers peuvent guérir tout seul ou évoluer tellement lentement qu’on mourra d’autre chose avant qu’ils ne se manifestent.
4/ Les traitements proposés pour les cancers peuvent occasionner des complications (très souvent), qui peuvent être graves (souvent) voire mortelles (rarement).
5/ Nos outils pour mesurer l’impact et le bénéfice d’un dépistage sont bourrés de failles eux-aussi.[...]
Si on dit « Le test a 90% de chances d’être positif si vous êtes malade », on a tendance à croire que « si le test est positif, c’est qu’on a 90% de risque d’être malade », et bin (roulements de tambours) figurez-vous que non dites donc ! Et loin, loin, loin s’en faut.
Parce que la VPN et la VPP ne dépendent pas que de la balaisité du test. Elles dépendent aussi fortement de votre probabilité AU DÉPART d’avoir la maladie, c’est à dire qu’elles dépendent aussi de la fréquence de la maladie et de vos propres facteurs de risques. Plus la maladie est rare, plus la probabilité au départ que vous soyez malade est faible, moins le test sera performant.
Et comme une bonne illustration vaut un bon steak, voyons ça ensemble.Reprenons notre test super balaise de tout à l’heure. 90% de sensibilité, 95% de spécificité.
Prenons une maladie assez fréquente, qui touche une personne sur 100.
Faisons passer le test à 100 000 personnes.Voilà. Sur les 5850 personnes inquiétées par un test positif, 4950 sont saines.
Si votre test revient positif, vous n’avez que 15% de risque d’être malade (et donc 85% de risque d’avoir été inquiété à tort).
Pour un test excellent et une maladie pas si rare que ça.Plus la maladie est rare, plus la VPP devient pourrie. Par exemple, pour une maladie qui touche une personne sur 1000, toujours avec le même test (90% de sensibilité, 95% de spécificité), elle chute à 1,8%.
Et ça, c’est juste pour une fois. Passez le test tous les deux ans pendant 10 ans, votre probabilité d’être un jour inquiété à tort passe grosso modo à 95%.
[...]
a) Parce que oui, même une biopsie peut se tromper. Rien n’est fiable à 100%, jamais.
Je vous renvoie à cet article de Dominique Dupagne sur le sujet.
Une biopsie, grosso modo et de façon imagée, ça revient à mettre des cellules au microscope, et demander à un gars si elles sont jaunes (saines) ou rouges (cancéreuses). Même si le type au microscope est très fort, il y aura toujours des cellules orange / orange foncé pour lesquelles il sera difficile de trancher: la sensibilité et la spécificité d’une biopsie, même si elles sont très bonnes, ne sont pas à 100%, voilà, bravo, vous avez tout compris.Juste pour s’amuser, reprenons les 5900 personnes de tout à l’heure, parmi lesquels, souvenez-vous, seulement 900 sont malades. Admettons pour être super large que la sensibilité et la spécificité sont de 99% pour l’examen au microscope de leurs biopsies (et arrondissons un tout petit peu les calculs de trois fois rien parce que sinon ça devient illisible)
On obtient donc au final : 891 types qu’on va diagnostiquer à raison et à qui on va proposer un traitement, 4900 types qui repartiront chez eux rassurés (pour l’instant, parce qu’on risque parfois de leur reproposer de faire des biopsies régulièrement, pour surveiller, et de remettre le couvert une fois par an), au prix de 9 types qu’on va rassurer à tort alors qu’ils ont un cancer et 50 types à qui on va annoncer un faux diagnostic de cancer, et traiter à tort.
b) Ajoutons à ça que, par exemple, les coloscopies peuvent donner des perforations ou des infections, que l’irradiation de la mammographie augmente un peu le risque de cancer (et oui, c’est balot), que les biopsies de prostate peuvent entraîner des hémorragies ou des infections sévères, que l’anesthésie générale qui va avec présente elle-même des risques, y compris de décès…
Imaginons au final que l’examen entraîne une complication deux fois sur cent, et une complication mortelle une fois sur dix mille.
Sur les 5850 personnes de tout à l’heure, ça tourne quand même autour de 117 complications et un gros demi-mort. Alors qu’on n’a même pas encore commencé le traitement.Au final, ça fait :
pour 100 000 types testés : 5850 patients inquiétés, 891 diagnostiqués à raison, 9 rassurés à tort qui ont un cancer et qui ne le savent pas, 50 diagnostiqués à tort qui vont avoir un traitement pour rien, et, répartis au hasard parmi les gens malades et les gens pas malades : 117 personnes qui auront une complication quelconque, et un demi-mort qui n’avait rien demandé à personne et qui serait en train de jardiner tranquillement si on lui avait foutu la paix.
Toujours, je le rappelle, pour un test de dépistage inventé pour les besoins de la démonstration et très performant.[...]
C’est encore un truc difficile à admettre, mais cellule cancéreuse ne veut pas dire cancer.
Il est super fréquent d’avoir quelques cellules cancéreuses qui se baladent par ci par là, notamment pour la prostate chez les hommes âgés et dans le sein chez les femmes, même jeunes.
Plus on est performant pour trouver une petite cellule cancéreuse perdue, plus on la cherche, plus on a de chances de la trouver et moins on a de chances qu’elle ait été partie pour évoluer en vrai cancer méchant. Nous vous donnerons quelques chiffres plus bas, c’est vraiment beaucoup plus fréquent que ce qu’on croit.Ou alors, les cellules cancéreuses peuvent former un vrai cancer, mais qui va rester sage tellement longtemps que la mort surviendra pour autre chose avant que le cancer ait eu le temps de se manifester. C’est très très très fréquent aussi.
Le souci, c’est que nos examens ne font pas la différence entre tout ça, et n’ont pas la boule de cristal pour savoir quels cancers vont évoluer ou pas.
Quand on pose un diagnostic de cancer dans une situation où le cancer ne serait pas devenu symptomatique, ou aurait régressé tout seul, ou tout simplement par erreur, on appelle ça un surdiagnostic.[...]
Pour mesurer l’impact du dépistage, pour savoir si on a bien sauvé des vies, on a plein de problèmes de partout. On a plein d’études biaisées qui disent par exemple que « l’espérance de vie après diagnostic d’un cancer de tel organe augmente », mais qu’il faut savoir décrypter. Voici quelques exemples de biais et d’incertitudes :
– Le type qui n’aurait pas besoin du traitement mais qui l’a eu quand même, lui, forcément, il va vivre longtemps. Vu qu’il était pas malade. (Y a rien qui guérit mieux qu’un cancer qui n’existe pas.)
Il va être compté dans les gens à qui on a sauvé la vie, par ses proches déjà (cf le tout début du texte et votre tante), mais aussi par les statistiques.– Si on vous trouve un cancer à 55 ans parce qu’on l’a dépisté, et que vous en mourrez à 70, vous avez eu 15 ans d’espérance de vie.
Si on vous trouve un cancer à 65 ans parce que vous avez présenté des symptômes qui ont amené au diagnostic et que vous mourrez à 70ans, vous avez eu 5 ans d’espérance de vie.
C’est le même cancer, vous êtes mort au même âge, vous avez peut-être vécu angoissé et avec les effets indésirables de votre traitement dix ans de plus, mais pour les stats, c’est une vraie victoire : 3 fois plus d’espérance de vie grâce au dépistage ![...] La seule chose qui doit nous intéresser, dans une étude, pour savoir si on sauve des vies ou pas, c’est la mortalité GLOBALE. La seule vraie façon de savoir, c’est de prendre 100 000 personnes à qui on fait passer le dépistage, 100 000 personnes à qui on ne le fait pas, et de regarder le nombre de mort à la fin EN TOUT. Comparer la mortalité spécifique, c’est à dire les morts « par cancer du sein » par exemple n’a pas de sens, parce que les sauvées du cancer du sein peuvent être compensées par celles qui sont mortes d’autres choses mais d’une façon ou d’une autre à cause du dépistage (effet iatrogène des médicaments, complications en chaîne, suicides parfois etc.).
[...]
– Beaucoup de dépistages actuellement proposés n’ont pas fait leur preuve de leur efficacité, et les preuves de leur nocivité ou de leur inefficacité sont de plus en plus probantes, hélas.
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– J’attire votre attention sur le fait que les examens qu’on va remettre en cause plus bas ne sont pas remis en cause en tant que tels. C’est leur utilisation dans un contexte de dépistage de masse, appliqué à toute la population sans distinction qui est remise en cause. Leur utilisation ponctuelle peut être tout à fait justifiée, en fonction des situations.
On a vu plus haut que le risque d’erreur dépend énormément de la probabilité au départ d’avoir une pathologie. Donc ce n’est pas du tout la même chose de faire une mammographie diagnostique à quelqu’un qui a senti une boule cheloue dans son sein ou une mammographie de dépistage a une femme qui a une mutation génétique augmentant le risque de cancer du sein que de faire des mammographies de dépistage systématique à toutes les femmes de 40ans. (-> le risque de cancer est plus important au départ -> la rentabilité de l’examen devient meilleure)
Meow,
Quels sont les avantages de le faire (s'il y en a) ?
SebSauvage n'assure plus le dev ( cf http://sebsauvage.net/links/?9L9e8w ), donc tu n'auras aucune nouvelle fonctionnalité et les failles de sécurité ne seront pas corrigées. Même chose pour les bugs éventuels, bien entendu ;
En nouvelles fonctionnalités, je retiens : le plugin Markdown (cf http://shaarli.guiguishow.info/?PAenmg ) et l'amélioration de la fonction recherche (mettre des guillemets pour rechercher une expression exacte). Liste totalement subjective et carrément non exhaustive ;
Existe-t'il une procédure officielle de migration ? Merci ! :)
La communauté a continué le dev' sur le code de SebSauvage donc Il n'y a pas de migration à faire, juste une simple mise à jour.
En gros :
Tu télécharges la dernière version ici : https://github.com/shaarli/Shaarli/releases ;
Tu décompresses et tu vires CONTRIBUTING.md COPYING Makefile phpunit.xml shaarli_version.php README.md tests/ . Tu peux aussi virer les plugins que tu ne veux pas utiliser (attention qrcode est activé par défaut et, il y a quelques mois, il semblait bien trop incrusté pour être supprimé) ;
Si tu avais changé la valeur de certaines options dans index.php (comme la durée du ban pour bruteforce de l'admin, est-ce qu'il faut afficher une miniature d'un lien image/vidéo, est-ce qu'il faut aller vérifier l'existence d'une mise à jour, etc.), il faut le refaire ;
Tu fais une copie de sauvegarde de ton shaarli actuel ;
Tu copies la nouvelle version de Shaarli sur l'ancienne version ;
Tu vérifies que ça fonctionne ;
C'est exactement ça... quand tu fais plusieurs tâches à la fois :
- tu n'es jamais satisfait du résultat et tu as l'impression de n'avoir pas avancé (puisque rien ne se termine vraiment)
- la qualité et l'efficacité du résultat ne sauraient être que moindre (normal)
- ça fatigue tellement le cerveau, qu'on perd des capacités cognitives, parfois de façon durable (il suffit de voir dans quel état on est en fin de journée)
- ça pousse à la dépression et au burnout ( http://www.warriordudimanche.net/article223/comment-j-ai-fait-un-burnout )
Reporter l'addition à demain pour embellir la photo dès aujourd'hui. Voilà en résumé le stratagème utilisé par l'exécutif pour contenir l'augmentation de la dette publique. Selon le rapport sur l'exécution budgétaire que la Cour des comptes a publié le 25 mai, Bercy a recours depuis quatre ans à un artifice comptable qui lui permet de sauver les apparences sur l'évolution de la dette.
Le stratagème est décrit dans Le Canard enchaîné du 15 juin. Pour combler le trou laissé par le déficit du budget, Bercy émet chaque année des obligations du Trésor (OAT) comportant des taux de rémunération de 5 ou 6 %, sur lesquels se ruent les investisseurs. Appâtés par la bonne occasion, ceux-ci n'hésitent pas à acheter ces obligations au-dessus de la valeur officielle d'émission, par exemple le double.
« Résultat : quand l'État vend pour 1 milliard (valeur officielle) d'OAT dopées, il encaisse 2 milliards – un pour la valeur faciale, un autre pour la prime », constate Le Canard enchaîné. L'opération a permis, rien qu'en 2015, de raboter la dette de 22,5 milliards. « Un nouveau record », estime la Cour des comptes.
Et surtout un tour de magie qui a permis de contenir la dette à 95,7 % du PIB. Sinon, elle aurait atteint 98 % du PIB en 2015 et devrait dépasser les 100 % en 2017. Mais l'opération a un coût : ce que l'État gagne au moment de la vente, il le perd en servant des intérêts plus élevés. Pour une émission de février 2015, citée par la Cour, chaque milliard emprunté à 6 % coûtera, pendant dix ans, 60 millions d'intérêt par an, contre 5 millions pour l'emprunt au taux normal émis le même jour.
Elles sont infiniment petites et s’infiltrent partout dans notre quotidien. Les nanoparticules (lire encadré ci-dessous) sont présentes dans les cosmétiques (dentifrice, crème solaire), l’électronique ou encore les textiles. Et vont jusqu’à se nicher… dans nos assiettes et ce à notre insu ! C’est ce que révèle l’association Agir pour l’Environnement (APE) dans une enquête publiée ce mercredi.
[...]
L’association a fait analyser quatre produits de consommation courante : des gâteaux Napolitains de la marque LU, des chewing-gums Malabar, une conserve de blanquette de veau William-Saurin ainsi qu’un mélange d’épices pour guacamole Carrefour. Résultat ? Tous contiennent des nanomatériaux aux noms barbares de dioxyde de titane (E171) et de dioxyde de silicium (E551), des adjuvants utilisés pour blanchir les produits ou les rendre plus brillants dans le cas du premier et pour absorber l’humidité dans les poudres ou le sucre dans le cas du second.Si les nanoparticules sont présentes dans de nombreux produits de la vie courante, les risques qu’elles peuvent présenter pour la santé et l’environnement sont encore mal connus. Plusieurs études montrent que, du fait de leur taille microscopique (10 000 fois plus petit qu’un grain de sel), elles peuvent franchir les barrières physiologiques, interférer sur le système immunitaire, pénétrer dans les vaisseaux sanguins et divers organes comme les poumons.
Si on retrouve des traces de « nano » dans les produits alimentaires, en revanche, aucune information n’est mentionnée sur l’étiquette. Or, et c’est bien ce que dénonce Agir pour l’Environnement, la réglementation européenne exige la mention « nano » sur les produits qui en contiennent. L’association demande donc le rappel des produits incriminés et incite le gouvernement à mettre en place un moratoire sur les nanoparticules dans les biens de consommation, en particulier dans l’alimentation.
En France, depuis 2013, il y a le registre R-nano dans lequel les industriels doivent déclarer la quantité incorporées mais il est secret et la DGCCRF qui le gère n'a jamais procéder à des vérifications de ce qui y est déclaré par les industriels. De même, la taille de ce qui doit être considéré comme une nanoparticule varient entre les industriels et les experts. Pour l'instant, le registre retient la définition des industriels.
Via Le Canard Enchaîné du 15/06/2016.
En Russie, on les appelle les « garajniki » : leurs garages n'abritent pas leurs voitures mais une économie parallèle de survie. Aménagés en étables, en cliniques vétérinaires ou en pensions pour animaux de compagnie, abritant de véritables petites usines de meubles, de chaussures, de vêtements, des fabriques de tracteurs, des salons de coiffure, des saunas, etc., ces garages sont là pour répondre à tous les besoins du consommateur.
De l'auto-entreprenariat à l'auto-subsistance, en gros ?
Via Le Canard Enchaîné du 15/06 qui cite Courrier International du 9/06.
Je comprends pas… On a un nouveau médoc' contre l'Hépatite C, le Sovaldi, dont le prix de vente n'est pas calqué sur le coût de sa R&D mais sur des prix psychologiques. Exemple : aux USA, Gilead, le labo pharma à l'origine du médoc' a conduit des sondages auprès de médecins, d'assurances et de l'opinion publique pour en déduire qu'au-delà de 70000 €, il perdrait le soutient des leaders d'opinion. :O Alors qu'en vendant le traitement à 100 € auprès des 150 millions de malades dans le monde, la R&D serait rentabilisée ! Source : le Sénat américain rapporté par Envoyé Spécial du 11 février cité par le Canard. Sérieusement ?!
À mettre en parallèle de : « Le chiffre d’affaires de Gilead a plus que doublé en un an, grâce au seul Sovaldi. Le laboratoire affiche un bénéfice net de 2,7 milliards de dollars au troisième trimestre, soit 45% de ses recettes. »
La France, notamment le Comité économique des produits de santé rattaché au ministère de la Santé, l'a négocié à 41000 €. Sauf que, c'est trop cher, trou dans la Sécu, tout ça donc on ordonne aux médecins de ne pas en prescrire à tout le monde. Déjà, je pige pas comment un médecin peut accepter moralement de faire le tri. Ensuite, l'hépatite peut évoluer en cirrhose ou en cancer, des trucs plutôt irréversibles qu'il faudra soigner en continu, ce qui engendrera plus de frais pour la même Sécu. À quoi ça sert de payer moins aujourd'hui pour payer plus demain avec plus de souffrances ? Je pige pas.
D'autant que le Ministère pourrait faire tomber le brevet de Gilead par le mécanisme de « licence d'office » prévu par le Code de la propriété intellectuelle mais ça necessite que l'intérêt de la santé publique soit en jeu + quantité ou qualité insuffisantes ou prix exhorbitant. Mais, comme d'hab, le labo pasContent pourra contre-attaquer la décision, machin machin.
Comme le titre le Canard Enchaîné du 15/06/2016, on est en présence d'une maladie du profit.