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  • Remplacer la livebox avec DHCP+DHCPv6-pd (linux/openbsd)

    Maintenant que ma fibre optique jusqu'à la maison (FTTH) est en service, il convient de se débarrasser de la vivreboîte (Livebox :- ).

    Mon cas d'usage est simple : je ne veux ni la TV (j'ai même refusé le décodeur lors de ma souscription en ligne), ni la téléphonie fixe. Je veux un simple tuyau vers Internet sur lequel je monte mon VPN ARN (FAI associatif en Alsace).

    D'ailleurs, je me pose une question : comment suis-je compté dans les stats ? Parce que le fait d'avoir refusé le décodeur TV n'a pas fait descendre le prix de ma facture (contrairement à SFR RED où la TV est une option à 2 €/mois) donc je suis probablement compté comme un client abonné à une offre triple-play. Ces chiffres sont communiqués à l'ARCEP (le régulateur français des télécoms) et servent à la prise de décision pour dire "omg la TVIP est trop importante pour les français-e-s, regardez, 80 % des abos sont des triple play, donc faut qu'on régule dans tel ou tel sens". Bref, ce maquillage par Orange n'est pas anodin.

    Comme je n'ai pas encore choisi la machine qui fera office de routeur, c'est mon laptop habituel (je n'ai pas d'ordi fixe, non), équipé de Debian Jessie, qui sera directement connecté à l'ONT et qui possédera, sur son interface réseau, les IPs publiques attribuées par Orange. Mon laptop sera donc mon terminal d'accès au réseau au lieu de la box qui joue habituellement ce rôle. Attention : si tu ne laisses pas ton ordinateur allumé en permanence, cette configuration donne l'occasion à Orange de déterminer tes horaires de vie (rentrage du boulot / études, dodo, présence / absence au domicile, etc.).

    Il y a deux manières d'établir la connexion : PPPoE ou DHCP. PPPoE est l'ancien protocole déjà utilisé sur l'ADSL (et même avant). C'est un bête tunnel point à point. La MTU y est plus faible (mais rien de bloquant) et IPv6 n'y est pas actif (c'est techniquement possible, juste ce n'est pas activé chez Orange). Avec DHCP, il n'y a pas de tunnel et on a IPv6 et, surtout, on n'est pas déconnecté automatiquement du réseau une fois par semaine chaque semaine comme c'est le cas avec PPPoE chez Orange.

    J'ai donc choisi d'utiliser DHCP. Pour un tutoriel PPPoE fonctionnel, je recommande chaudement Se débarasser de la livebox fibre orange : pppoe, mode d’emploi.



    Voici ce que j'ai configuré dans mon fichier /etc/network/interfaces :

    auto eth0 orange
    
    iface eth0 inet manual
      post-up /sbin/ip l s up dev $IFACE
    
    iface orange inet manual
      pre-up /sbin/ip l a link eth0 name $IFACE type vlan id 832
      post-up /sbin/dhclient $IFACE
      pre-down /sbin/dhclient -r $IFACE || true
      post-down /sbin/ip l d $IFACE

    ÉDIT DU 27/07/2017 À 23H25 : dans certaines zones géographiques (exemples : Strasbourg, Grenoble), il y a une étape supplémentaire que je décris et explique dans un autre shaarli. FIN DE L'ÉDIT.

    Mon fichier /etc/dhcp/dhclient.conf ressemble à ça :

    option rfc3118-authentication code 90 = string;
    
    interface "orange" {
      send vendor-class-identifier "sagem";
      send user-class "+FSVDSL_livebox.Internet.softathome.Livebox3";
      send rfc3118-authentication <censuré>;
      request subnet-mask, routers,
        domain-name, broadcast-address, dhcp-lease-time,
        dhcp-renewal-time, dhcp-rebinding-time,
        rfc3118-authentication;
      supersede domain-name-servers 89.234.141.66, 89.234.186.18;
    }

    Pour calculer la valeur du paramètre « rfc3118-authentication », on peut utiliser le script shell proposé sur le forum en lui donnant en argument notre login « fti/xxxxxxx » (uniquement ce qu'il y a après le « / ») que tu as dû recevoir par SMS :

    #!/bin/bash
    
    USERNAME=$1
    AUTHSTRING=00:00:00:00:00:00:00:00:00:00:00:66:74:69:2f
    
    for (( i=0; i<${#USERNAME}; i++ )); do
      HEXCHAR=$(echo -n ${USERNAME:$i:1} | od -An -txC | xargs)
      AUTHSTRING=${AUTHSTRING}:${HEXCHAR}
    done
    
    echo ${AUTHSTRING}

    Un sudo ifup -a plus tard et hop, on est connecté. \o/ Je ne m'occupe pas d'IPv6 puisque c'est mon VPN ARN qui me fournira mes véritables adresses IP publiques.



    C'est pas mal, mais il s'agit d'un laptop donc d'un ordinateur qui bouge de réseaux en réseaux. Modifier le fichier /etc/network/interfaces pour passer mon eth0 en DHCP ou non en fonction du réseau est relou, il vaudrait mieux utiliser un gestionnaire de réseaux plus évolué qui supporte les profiles comme GNOME NetworkManager.

    Pour ce faire, on sudo ifdown -a puis on vire tout ce qu'on a ajouté dans /etc/network/interfaces. En revanche, on laisse le contenu que l'on a ajouté au fichier /etc/dhcp/dhclient.conf.

    Dans NetworkManager, « Modification des connexions », on ajoute une interface réseau, de type VLAN. « Nom de la connexion » : Orange (ou ce que tu veux).

    Dans l'onglet « Général », on vérifie que la case « Se connecter automatiquement à ce réseau si disponible » est cochée. Par ailleurs, elle ne doit plus l'être dans le profile de l'interface eth0. Ben oui, je suis quand même le plus souvent à domicile donc il faut se connecter automatiquement à Orange.

    Dans l'onglet « VLAN » :

    • « Interface parente » : eth0
    • « Identifiant VLAN » : 832
    • « Nom de l'interface VLAN » : orange

    Il faut que le nom de l'interface VLAN corresponde à ce qu'on a mis dans dhclient.conf. ;)

    Et voilà. \o/



    Et si, en attendant d'avoir acheté mon routeur + point d'accès Wi-Fi, j'ai besoin d'un point d'accès Wi-Fi (pour mettre à jour les logiciels sur mon ordiphone, au hasard) ? Ben j'utilise la puce Wi-Fi de mon laptop pour créer un point d'accès Wi-Fi temporaire avec hostapd.



    Il ne reste plus qu'à rendre la Livebox à Orange en se rendant dans la boutique Orange la plus proche (et récupérer ainsi 3 €/mois de pouvoir d'achat, haha). Johndescs a rendu la sienne sans encombre, simplement en disant "je garde mon abonnement Internet fibre mais je rends la Livebox car je n'en ai pas besoin".

    Pour moi, ça a été plus compliqué : dans la boutique Orange du coin, il y a d'abord une hôtesse qui t'enregistre c'est-à-dire qui essaye de comprendre ta demande pour te mettre en attente des conseiller-e-s Orange qui vont vraiment traiter ta demande. Je lui sors donc la phrase soufflée par Johndescs. Elle me demande si je souhaite résilier mon abonnement. Je confirme que non, je ne souhaite pas résilier. Elle me répond que c'est impossible. Je décide de ne surtout pas partir dans un délire technique (ce n'est pas son domaine de compétences) et de rester dans le droit de la consommation, dont tout-e un-e chacun-e est en mesure d'en comprendre les grandes lignes, en lui rappelant que le catalogue d'Orange propose la box en option et que donc je souhaite ne plus bénéficier de cette option. Elle décide de venir sur la technique en m'expliquant qu'« Internet ne fonctionne pas sans box ». Je lui réponds que ça fait 2 jours que j'ai accès à Internet sans ma livebox. Elle me rétorque à nouveau que c'est impossible, qu'il faut absolument une box pour bénéficier du débit maximal ADSL (sic !), que je dois être connecté au Wi-Fi d'un-e voisin-e, etc. Je lui explique que je n'ai pas de Wi-Fi sur mon ordinateur, que je n'ai plus d'accès si je débranche le câble réseau qui relie mon ordinateur au convertisseur fibre Orange, et je reviens sur le volet commercial en disant que je souhaite juste ne plus souscrire à une option, que tout cela est prévu dans le catalogue Orange et qu'une option obligatoire, ça n'est juste pas compatible avec le code de la consommation. Elle me demande de patienter tout en me prévenant que le-a conseiller-e Orange dira tout pareil.

    Heureusement, ce ne fut pas le cas : le conseiller a très bien compris ma demande, m'a demandé confirmation que j'ai bien un autre routeur, puis m'a imprimé le papier qui atteste qu'Orange a « bien reçu vos équipements ».



    Une question demeure : seule la LiveBox est comprise dans l'offre de location et c'est parfaitement logique. À ce jour, je dispose d'un papier attestant que j'ai bien rendu mes équipements à Orange, sans précision sur lesdits équipements. Du coup, quid de l'ONT ? Est-il lié à l'habitat ? C'est fort improbable puisqu'il est configuré pour un opérateur donné et pour un client donné. Est-il lié à un client ? Est-il ma possession indépendamment du contrat d'accès à Internet ? C'est fort improbable : il est un élément du réseau nécessaire à la fourniture du service d'accès. Orange me le réclamera sans doute à la fin du contrat. Comment cela va-t-il se passer puisque j'ai un papier qui indique que j'ai rendu mes équipements ? :)

    ÉDIT DU 02/06/2023 : j'ai déménagé depuis plus de cinq ans et je ne suis plus client Orange depuis autant de temps. J'ai conservé l'ONT "au cas où". Il ne m'a pas été réclamé par Orange. FIN DE L'ÉDIT.

    Sun Mar 26 14:54:05 2017 - permalink -
    - https://lafibre.info/remplacer-livebox/remplacer-la-livebox-sans-pppoe/msg339795/#msg339795
  • La fibre optique à la maison en vrai

    À la maison, j'ai déjà eu des accès Internet 56k, ADSL, FTTLA (Numericable), mais jamais FTTH, c'est-à-dire la fibre optique qui arrive jusqu'à l'intérieur du logement. J'ai lu le cadre règlementaire français de la pose de fibre optique donc je connais les étapes et quelques mots de vocabulaire. Oui, mais entre la théorie réglementaire et la pratique, il y a quelques écarts. L'objet de ce shaarl est justement de mettre en exergue ces écarts et d'illustrer comment se passe concrétement le déploiement de la fibre optique en France.

    Je réside dans une ville classée Zone Très Dense (ZTD) par l'ARCEP (l'autorité de régulation des télécoms). Le fibrage vertical (dans les parties communes, à chaque étage) de mon immeuble a été réalisé par SFR… … … qui ne l'exploite pas : SFR n'a pas réalisé le fibrage horizontal (dans les trottoirs, jusqu'à l'immeuble) donc les quelques accès FTTH ouverts le sont chez Orange pendant que SFR continue de commercialiser son réseau coaxial jusqu'à 30 mégas. Dans la terminologie, on dit que SFR est l'opérateur d'immeuble. De mon côté, j'ai choisi Orange comme FAI : c'est Orange qui va me raccorder à son réseau, m'attribuer des IP publiques, me raccorder aux restes des Internets, etc. On dit qu'Orange est l'opérateur commercial.

    J'ai passé commande le 2 mars 2017 au soir sur le site web d'Orange. Le 3 vers 12h (et plusieurs fois dans l'après-midi), le service client d'Orange essaye de me joindre sur mon 06 afin d'identifier mon logement dans le système d'information. Bah oui, à partir de mon adresse postale, il faut qu'Orange puisse dire au technicien "tu le branches ici puis là et comme ceci puis comme cela". Sauf qu'Orange et SFR n'ont pas adopté la même nomenclature pour désigner les éléments mutualisés sur le réseau. Il a donc fallu comprendre la nomenclature de SFR… bâtiment X, escalier Y, étage Z. Évidemment, l'étage renseigné par SFR ne correspond pas à mon numéro d'étage réel, sinon c'est trop facile. Évidemment, SFR a identifié plusieurs escaliers par bâtiment alors qu'il y en a un seul, allez comprendre… Évidemment, SFR a vu des bâtiments avec plus d'étages qu'il n'y en a en réalité… Bref, on est dans du pourrissage de la concurrence en bonne et due forme. Ce point a déjà été identifié par l'ARCEP qui, en 2015, a émis des préconisations sans ambition. N'empêche que, comme d'hab, ce sont les petites mains qui trinquent : la femme du service client d'Orange était vraiment gênée (ben oui, ça explose son temps imparti pour traiter une demande, elle croit passer pour une idiote auprès du client, etc.) malgré mes tentatives amusées de la rassurer. Pas cool.

    Le rendez-vous avec un technicien pour réaliser le raccordement de mon logement au réseau fibre (un peu comme quand tu veux raccorder un logement neuf (jamais raccordé avant) au service téléphonique universel) est pris pour le 14 mars soit une 10aine de jours plus tard (et Pi day, accessoirement). Pas possible avant. Entre 10h et 12h, donc il faut poser une demi-journée… Le technicien est salarié dans une petite société commerciale locale contractée par Orange pour faire le taff. Évidemment, Orange (et les autres) contracte avec plusieurs sociétés locales histoire de bien mettre la pression en jouant sur la concurrence. Le technicien dispose de 3h (à compter du créneau fixé, donc 10h dans mon cas, osef s'il y a du retard) pour raccorder le logement, après quoi son ticket d'intervention est fermé… Ouais, sauf qu'avec les embouteillages, les clients à la bourre, les topologies d'immeuble totalement différentes, etc. ben c'est une cadence infernale.

    Au début d'une liaison fibre, côté logement, il y a un routeur IP (une Livebox, en noir sur la photo) qui peut être remplacé par le routeur de votre choix (c'est un produit en vente libre) et un Optical Network Unit (ONT, en blanc crème sur l'image), ici un Huawei HG8010H, qui sert d'interface avec le réseau de l'opérateur : c'est lui qui allume la fibre à la bonne fréquence et qui peut déchiffrer le trafic destiné à l'abonné-e (si utilisé par l'opérateur commercial). Car, oui, ces engins ne sont pas passifs, il s'agit de petits ordinateurs fonctionnant sous Linux ayant une adresse IP et tout. C'est l'équivalent fibre du modem 56k/ADSL (intégré dans les box, de nos jours). Le fin câble blanc avec le connecteur vert est la fibre qui part vers la PTO.

    Image ONT - routeur



    La prise terminale optique (PTO) et le dispositif de terminaison intérieure optique (DTIO) se trouvent être le même boîtier chez Orange. Ce matériel est fixé au mur, grâce à un pistocolle, près des autres arrivées télécoms/TV, en général. C'est la limite administrative entre ce qui appartient au propriétaire du logement et ce qui appartient à l'opérateur d'immeuble (oui, dans la pose du câble entre DTIO et PBO, l'opérateur commercial agit comme sous-traitant de l'opérateur d'immeuble) le temps de la convention entre cet opérateur et les proprios / le syndic. L'autre câble qui en sort, lui aussi fixé au pistocolle sur une plinthe ou sur une baguette électrique, part au PBO.

    Image PTO / DTIO

    Ce câble optique entre la DTIO et le PBO contient 4 fibres (mais si, regarde bien : une avec un revêtement rouge, une verte, une bleue et une jaune) et pas mal de gainage (les filoches jaunâtres). La présence de fibres surnuméraires dans chaque logement en zone dense est imposée par l'ARCEP avec l'objectif de déployer une seule fois la fibre dans les couloirs d'un même immeuble / dans les murs d'une même maison.

    Image câble DTIO<->PBO



    Dans la littérature, dans un immeuble, le Point de Branchement Optique (PBO) est un boîtier d'interconnexion passif situé à chaque étage de la colonne montante, à côté des compteurs électriques et des arrivées de la télévision, généralement. Dans mon cas, le PBO se situe à l'étage inférieur car ce n'est pas déconnant de mutualiser mon étage, qui comprend seulement 4 logements, avec l'étage inférieur qui en contient le double. Passer un câble de 48 fibres pour 4 logements… Passer un câble de 12 fibres était jouable mais ça suppose de s'adapter à chaque lieu de déploiement et donc d'abandonner les commandes groupées de grande quantité de matos fibre… Impensable.

    Image placard PBO
    Image PBO fermé

    Le mince câble blanc sans étiquette qui sort du PBO par le bas et à gauche contient la fibre qui me permet de poster ce shaarli. \o/ Le gros câble blanc crème avec une étiquette rouge qui sort du PBO par le bas et à droite va au PM. Il contient 12 tubes de 4 fibres chacun, soit 48 fibres au total.

    Mais, c'est quoi un PBO ? Une simple cassette optique, de 32 positions dans mon cas, comme on en trouve dans les datacenters, c'est-à-dire un simple système de stockage du surplus de fibre après raccordement de deux fibres. Le but du jeu est de souder 2 des fibres qui arrivent dans mon logement à 2 fibres qui viennent du PM et de laisser quelques dizaines de centimètres de rabe de fibre "ôcazoù". Les 2 fibres seront reliées à deux fibres dans 2 tubes différents côté segment PBO<->PM, pour une raison qui m'échappe. Oui, deux fibres seront soudées mais une seule sera effectivement utilisée pour mon accès Internet. Je ne sais pas pourquoi Orange fait comme ça : l'ARCEP n'a pas imposé cela à ma connaissance et le technicien me dit que ça varie en fonction des opérateurs genre SFR, quand il intervient en opérateur commercial, soude une seule fibre.

    Cette étape du raccordement est la plus longue. Elle varie en fonction du modèle de cassette qui peut être plus ou moins pratique. Dans mon cas, pas de bol, il s'agit d'un vieux modèle de cassette pas pratique et il faudra 1h10 d'extrême patience (sincèrement GG !) au technicien pour démêler les fibres, souder mes fibres, ranger le tout.

    Image PBO ouvert



    On repasse dans le logement, le technicien éclaire la fibre avec un laser bien visible et direction le point de mutualisation (PM). C'est ici que se fait la jonction entre le segment mutualisé déployé par un opérateur d'immeuble et les opérateurs commerciaux. Après ce point, il n'y a plus de coupleurs, ce qui signifie que la fibre de chaque logement arrive ici. C'est donc ici que l'on branche la ligne de GuiGui sur les équipements d'Orange ou de SFR ou de TartapionTelecom. Il s'agit donc juste d'un tableau de brassage. Où se situe ce PM ? Ça dépend. Pour les immeubles de plus de 12 logements situés en ZTD, il peut être situé à l'intérieur de la propriété privée. Sinon, il doit être à l'extérieur de la propriété. Dans le premier cas, il s'agit d'un boîtier en bas de l'immeuble. Dans le deuxième cas, il s'agit d'une armoire de rue ou des chambres dans le sous-sol (comme les plaques « France Telecom » que l'on voit sur les trottoirs ;) ).

    Je suis dans un immeuble de plus de 12 logements situé en ZTD donc je n'ai pas été surpris de constater que le PM a été installé à l'intérieur de la propriété privée. L'immeuble étant à l'écart de la rue, le PM n'est pas situé au pied de l'immeuble mais dans le bâtiment qui fait interface avec la rue, à côté des transfos électriques :

    Image local PM vue de loin
    Image local PM vue de près

    Le technicien a-t-il la clé du local avec lui ? Bien sûr que non, ça serait trop facile. La clé est stockée dans le mur, à l'entrée, côté rue, dans un cylindre protégé par une clé que possède le technicien :

    Image stockage clé PM
    Image stockage clé PM

    J'apprendrais plus tard que c'est une pratique fortement répandue également utilisée par EDF. L'indirection permet d'avoir une clé passe-partout qui ouvre tous les cylindres de ce genre, ce qui évite de devoir distribuer les clés différentes de chaque local (ben oui, la réglementation nous dit qu'il appartient aux proprios / syndic de mettre à disposition le local et le moyen d'accès donc forcément que la serrure ne correspondra pas à une autre).



    Voici enfin le PM, ce tableau de brassage tout simple :

    Image PM

    La partie verticale regroupe toutes les fibres déployées à l'intérieur de l'immeuble :

    Image PM immeuble

    En bas, la partie horizontale est un bloc opérateur : un même opérateur (Orange, SFR, TartapionTelecom, etc.) y relie tous ses clients de l'immeuble, le tout est multiplexé sur quelques fibres et hop, direction le NRO en passant dans les trottoirs. On voit qu'il y a un deuxième logement pour qu'un deuxième opérateur puisse proposer ses services fibre dans l'immeuble. À l'heure actuelle, il est vide (ça confirme que SFR n'est pas en mesure de proposer des accès FTTH dans mon immeuble).

    Image PM bloc opérateur

    L'envers d'un bloc opérateur dans un PM :

    Image PM envers bloc opérateur

    On y voit la grosse gaine noire qui part au NRO, la cassette et les interconnexions vers la façade du bloc opérateur.

    La première étape de l'intervention dans le PM est de trouver la position de ma fibre dans la partie verticale du PM. Souvenez-vous que le technicien a éclairé la fibre depuis mon logement avec un laser. Il suffit donc de chercher une position éclairée. C'est ici que le stress du technicien monte en flèche : si aucune position n'est éclairée, soit la position est obstruée par un câble, soit les soudures dans le PBO se sont mal passées, soit la fibre est brisée quelque part. Dans mon cas, le point rouge salvateur est là (mais si, regarde la 7e position de la rangée la plus en bas ;) ). \o/

    Image position de ma ligne dans le PM

    Note : la deuxième fibre qui équipe mon logement et qui a été soudée dans le PBO ne sera pas raccordée ici. Le technicien ne vérifiera même pas que la continuité du signal entre le logement et le PM est OK.

    La deuxième étape est d'identifier ma position dans le bloc opérateur. Je pensais que ça serait simple : c'est à Orange de décider où me raccorder sur son bloc en fonction de la position qu'il m'a attribué sur son OLT situé dans le NRO. Grave erreur ! Orange m'avait initialement attribué la position 13 (5e entrée du coupleur numéro 2, en partant de la gauche et de bas en haut)… qui est déjà prise. Le service client Orange dédié aux technicien-ne-s nous a fait débrancher la position 9 puis la 11 puis la 13 avant d'en arriver à la conclusion qu'il faut me raccorder en position 38 (de mémoire)… Oui, oui, Orange demande vraiment à débrancher/rebrancher des clients déjà raccordés à une heure de possible affluence (12h30, regarder Youtube en mangeant, TMTC) pour compenser les carences de son système d'information (débrancher permet de voir quel port de l'OLT ne reçoit plus de lumière et donc de comprendre la correspondance entre les ports de l'OLT et les positions dans le PM…).

    ÉDIT DU 19/04/2017 À 12H : La fin de ce paragraphe est erronée : un port sur un OLT dessert tout un arbre PON, pas un client en particulier. En revanche, débrancher permet aux technicien-ne-s Orange de voir quel ONT (donc quel-le client-e) disparaît. Il demeure que cette méthode sert à contourner un fail d'affectation (correspondance abonné-e <-> emplacement bloc opérateur) dans le système d'information (SI) d'Orange. FIN DE L'ÉDIT du 19/04/2017 À 12H.

    La troisième étape est de mesurer l'existence d'un signal entre le NRO et le PM et la puissance de celui-ci. Dans mon cas, la longueur d'onde utilisée dans la fibre est 1490nm et la puissance est de -17,95 dBm. Une autre mesure sera effectuée dans le logement car le cahier des charges de sous-traitance d'Orange stipule d'avoir moins de 1 dBm de perte entre le PM et le logement. Dans une fibre, l'atténuation du signal est due à la distance parcourue (un peu, mais laaaargement moins que sur un support cuivre) et surtout aux divers raccordements & points de soudure qui diminuent la capacité de réflexion de la fibre.

    Image mesure puissance optique PM

    La dernière étape est de poser un câble optique, nommé jarretière, entre ma position dans le bloc opérateur du PM et ma position dans le tableau d'arrivé.



    À ce stade-là, nous avons donc une connectivité optique de bout en bout, du NRO jusqu'à mon logement. On notera qu'il n'y a aucun équipement actif entre le NRO et mon logement : tout est uniquement du passif : fibre, coupleur, cassette, etc.

    Quelques mots à propos du NRO : il s'agit d'un bâtiment qui concentre plusieurs centaines de lignes optiques. Il est l'équivalent du NRA ADSL. D'ailleurs, il s'agit souvent du même bâtiment. Il s'agit d'une délimitation entre le réseau de distribution, très capillaire, qui relie chaque logement, au réseau de collecte qui agrège tout cela, qui relie les NRO/A entre eux et jusqu'au datacenter des opérateurs. Dans un NRO, on trouve des onduleurs électriques, des switchs, mais surtout des Optical Line Terminal (OLT) qui sont les équivalents des DSLAM ADSL : ils émettent et modulent le signal optique, ce qui signifie qu'ils causent aux ONT des clients qu'ils authentifient par ailleurs. ;) Pour avoir une idée de ce à quoi ressemble un NRO, voir : Visites des NRO de Free.



    Retour dans mon logement. Il ne reste plus qu'à faire la mesure de la puissance du signal (souviens-toi c'est le cahier des charges Orange qui l'exige) et à installer l'ONT et la box (je n'ai pas souhaité le décodeur TV lors de ma souscription). Il est très intéressant de noter que l'ONT n'est plus configuré par le-a technicien-ne à l'aide d'un ordinateur portable comme ce fut le cas un moment, mais bien par le réseau sitôt que le technicien effectue une action dans l'extranet Orange. Du coup, à quel moment est configuré le SLID (l'identifiant unique qui permet à un OLT d'identifier un ONT) ? :/ Ensuite, un speedtest.net est effectué et consigné par le technicien afin de démontrer l'efficacité de son travail. Je n'en vois pas l'intérêt : si, un jour, speedtest.net est en rade, montrant un débit pas top, que doivent faire les technicien-ne-s ? :/

    L'intervention est terminée. Le technicien peut valider son intervention dans l'extranet d'Orange où il a déjà renseigné toutes les infos utiles : position dans le PM, couleurs des fibres qu'il a soudé entre elles dans le PBO, photos pour montrer que le travail effectué est propre, puissance du signal au PM et dans le logement, etc. Mais, là, comme quasi tous les jours, l'extranet se viande, tout est perdu. Il faut tout re-saisir, reprendre les photos… … … Je trouve que ça porte atteinte à la qualité des données remontées à Orange : quand tu as perdu tout ton taff et que t'as la pression vis-à-vis des horaires, tu peux être tenté de re-saisir partiellement voire pas du tout les données… ce qui, in fine, nuira à la mutualisation des réseaux et aux debugs futurs.



    Le-a technicien-ne se ramène chez le-a client-e avec un kit de raccordement qui comprend, entre autres, 10 mètres de fibre. Cette longueur est quasiment jamais utilisée intégralement. Que faire de ces chutes ? Il est parfaitement possible de les récupérer et d'y souder des connecteurs dits pigtail à l'aide d'une soudeuse à fibre classique et d'utiliser ces câbles avec des optiques (qui "allument" la fibre) adaptés. Mais l'opération n'est pas rentable : la fibre en elle-même ne vaut rien et une fibre avec des connecteurs coûtera très vite moins cher que de la fibre de récup' + des connecteurs pigtail… Le seul cas où ça commence à valoir le coup, c'est de récupérer masse de chutes afin d'en faire un looooooooooooong câble de plusieurs dizaines de mètres. Là, on peut s'en servir pour fibrer l'intérieur d'une maison. Mais ça demande du temps de travail humain.



    Merci au technicien qui a fait preuve de pédagogie, c'est hyper intéressant de comprendre comment est construit la partie terminale d'un réseau FTTH. :)



    ÉDIT DU 19/04/2017 À 12H :

    Infos complémentaires :

    • Dans une topologie arbre PON, l'OLT allume l'arbre PON et tous les ONT se calent dessus. Tous les clients de l'arbre sont donc sur la même longueur d'onde optique. Le downstream de chaque client est émis en broadcast. L'upstream est émis en time-division multiplexing (TDM) : chaque client dispose de son propre slot temporel pour émettre.

    • Dans les Zones Très Denses (ZTD), Free déploie un réseau P2P : il y a une fibre dédiée entre chaque abonné-e et le NRO. Dans les Zones Moyennement Denses (ZMD), Free déploie une infrastructure mutualisée à base d'arbre PON, comme tous ses petits camarades.

    • En ZMD, là où il n'a pas procédé au fibrage horizontal, Free utilise l'infrastructure mutualisée entre les Points de Mutualisation (PM) et les client-e-s (comme le font tous les autres opérateurs) et loue des fibres à Orange entre le PM et le NRO. Il n'y a donc pas de mutualisation d'arbre PON, chaque opérateur a le sien. Ça explique ce genre de retours d'expérience : https://twitter.com/bortzmeyer/status/848254656333713409 (dérouler le feedback de Julien Avérous).

    • Stéphane illustre d'autres problèmes concrets dans un article : Premier essai (raté) de raccordement à la Fibre. Morceaux choisis : « Ces acteurs ne communiquent pas, et résoudre un problème prend donc beaucoup de temps, d'autant plus qu'il n'est pas facile de trouver un interlocuteur », « les documentations qu'on peut trouver en ligne semblent toutes faites pour un cas unique (on est propriétaire) ». Par contre, dans la littérature, c'est l'opérateur d'immeuble qu'il faut solliciter car son rôle est très précisement de servir d'interface entre tous les maillons de la chaîne : il doit savoir où sont les fourreaux, où est le PMI, où sont les clés pour accéder au matos enfermé, etc.

    FIN DE L'ÉDIT DU 19/04/2017 À 12H.

    Sat Mar 25 15:42:37 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?l2G-fg
  • Google takes Symantec to the woodshed for mis-issuing 30,000 HTTPS certs | Ars Technica

    LALA again le modèle de sécurité de x509. Solution : DNSSEC + DANE TLSA + certificat autosigné + navigateurs qui acceptent les certificats autosignés en présence de DANE TLSA.

    In October 2015, Symantec fired an undisclosed number of employees responsible for issuing test certificates for third-party domains without the permission of the domain holders. One of the extended-validation certificates covered google.com and www.google.com and would have given the person possessing it the ability to cryptographically impersonate those two addresses. A month later, Google pressured Symantec into performing a costly audit of its certificate issuance process after finding the mis-issuances went well beyond what Symantec had first revealed.

    In January, an independent security researcher unearthed evidence that Symantec improperly issued 108 new certificates. Thursday's announcement came after Google's investigation revealed that over a span of years, Symantec CAs have improperly issued more than 30,000 certificates. Such mis-issued certificates represent a potentially critical threat to virtually the entire Internet population because they make it possible for the holders to cryptographically impersonate the affected sites and monitor communications sent to and from the legitimate servers.

    Symantec's repeated violations underscore one of the problems Google and others have in enforcing terms of the baseline requirements. When violations are carried out by issuers with a big enough market share they're considered too big to fail. […]

    Fri Mar 24 15:12:24 2017 - permalink -
    - https://arstechnica.com/security/2017/03/google-takes-symantec-to-the-woodshed-for-mis-issuing-30000-https-certs/
  • Senate votes to let ISPs sell your Web browsing history to advertisers | Ars Technica

    The FCC's privacy rules would require ISPs to get opt-in consent from consumers before selling or sharing personal information including geo-location data, financial and health information, children’s information, Social Security numbers, Web browsing history, app usage history, and the content of communications. Opt-out requirements would have applied to less sensitive data such as e-mail addresses and service tier information.

    The opt-in and opt-out provisions would have taken effect as early as December 4, 2017. The rules would also force ISPs to clearly notify customers about the types of information they collect, specify how they use and share the information, and identify the types of entities they share the information with.

    The FCC's privacy rules also had a data security component that would have required ISPs to take "reasonable" steps to protect customers' information from theft and data breaches. This was supposed to take effect on March 2, but the FCC's Republican majority halted the rule's implementation. Another set of requirements related to data breach notifications is scheduled to take effect on June 2.

    […]

    The rules were approved in October 2016 by the Federal Communications Commission's then-Democratic leadership, but are opposed by the FCC's new Republican majority and Republicans in Congress. The Senate today used its power under the Congressional Review Act to ensure that the FCC rulemaking "shall have no force or effect" and to prevent the FCC from issuing similar regulations in the future.

    The House, also controlled by Republicans, would need to vote on the measure before the privacy rules are officially eliminated. President Trump could also preserve the privacy rules by issuing a veto. If the House and Trump agree with the Senate's action, ISPs won't have to seek customer approval before sharing their browsing histories and other private information with advertisers.

    […]

    The Senate measure was introduced two weeks ago by Sen. Jeff Flake (R-Ariz.) and 23 Republican co-sponsors. Flake said at the time that he is trying to "protect consumers from overreaching Internet regulation." FCC Chairman Ajit Pai argues that consumers would be confused if there are different privacy rules for ISPs than for online companies like Google and Facebook. "American consumers should not have to be lawyers or engineers to figure out if their information is protected," Pai recently told Democratic lawmakers.

    […]

    The Senate action "would allow Comcast, Verizon, Charter, AT&T, and other broadband providers to take control away from consumers and relentlessly collect and sell their sensitive information without the consent of that family," Markey said. That sensitive information includes health and financial information, and information about children, he said. ISPs want to "draw a map" of where families shop and go to school, and sell it to data brokers "or anyone else who wants to make a profit off you," Markey said.

    "Your home broadband provider can know when you wake up each day—either by knowing the time each morning that you log on to the Internet to check the weather/news of the morning, or through a connected device in your home," Sen. Bill Nelson (D-Fla.) said during Senate floor debate yesterday. "And that provider may know immediately if you are not feeling well—assuming you decide to peruse the Internet like most of us to get a quick check on your symptoms. In fact, your broadband provider may know more about your health—and your reaction to illness—than you are willing to share with your doctor."

    Home Internet providers can also "build a profile about your listening and viewing habits," while mobile broadband providers "know how you move about your day through information about your geolocation and Internet activity through your mobile device," he said.

    […]

    The Senate vote was 50-48, with lawmakers voting entirely along party lines.

    […]

    The Senate vote would prevent all of these rules from taking effect, unless the House or President Trump decide otherwise.

    Republicans say that the Federal Trade Commission should have authority over ISPs' privacy practices, instead of the FCC. That would require further action by the FCC or Congress because ISPs and phone companies are common carriers that cannot be regulated by the FTC.

    Fri Mar 24 15:01:16 2017 - permalink -
    - https://arstechnica.com/tech-policy/2017/03/senate-votes-to-let-isps-sell-your-web-browsing-history-to-advertisers/
  • Présidentielle : ce que révèlent les déclarations de patrimoine des onze candidats

    Intéressant. Ça illustre une certaine vision de la France. La France qui possède du foncier à Paris, qui vit dans l'entre-soi parisien, qui vit à crédit. La France du capital, des possédant-e-s qui peut, elle seule, être candidate à l'élection présidentielle à une exception près : P. Poutou qui reste le seul candidat crédible pour parler du train de vie moyen des français-e-s (mais ce n'est pas pour autant qu'il pose un diagnostic intéressant et qu'il propose des solutions adaptées). Ça explique une partie de la déconnexion des élites.

    Thu Mar 23 12:31:34 2017 - permalink -
    - http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/23/presidentielle-ce-que-revelent-les-declarations-de-patrimoine-des-onze-candidats_5099261_4355770.html
  • Douloureuse fin de bulle pour les fabricants de drones

    Cet optimisme semble confirmé chaque jour par l’apparition de projets dans de multiples domaines. Le dernier Salon de l’agriculture a célébré la contribution apportée par les drones à l’agriculture de précision (cartographier un champ pour déterminer précisément les quantités d’eau ou de pesticides à utiliser, par exemple). Les applications humanitaires se multiplient dans les pays en voie de développement, notamment pour relier villages isolés et hôpitaux, transporter échantillons de sang ou vaccins ou encore accélérer le développement économique.

    Des drones sont d’ores et déjà utilisés pour prévenir la présence de requins sur les plages australiennes ou repérer des nageurs en difficulté sur la côte basque. Des spectacles utilisent des essaims de drones coordonnés pour faire mieux que les feux d’artifice, et les forces de l’ordre, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni mais aussi à la préfecture de Paris, recourent à ces « yeux dans le ciel » pour surveiller les manifestations ou assurer des missions de surveillance.

    La livraison par drones, longtemps considérée comme une vaste utopie, fait l’objet d’investissements sonnants et trébuchants. Amazon mais aussi UPS, Walmart ou encore la Poste française multiplient les expérimentations. […]

    […]

    Ce paradoxe entre les misères du « hardware » et les promesses du « software » tient d’abord aux anticipations excessives qui, pariant sur l’explosion des ventes aux particuliers, ont vu déferler des produits grand public en trop grande quantité. Cette bulle a fini par éclater, provoquant une baisse spectaculaire des prix qui a servi la stratégie du leader mondial, le chinois DJI, qui détient aujourd’hui plus des trois quarts du marché global des drones de loisirs et ignore la crise.

    […]

    L’avenir du drone se situe dans l’univers professionnel car la valeur ajoutée apportée par ces appareils se situe d’abord dans l’usage qui en est fait. C’est la valeur des données et informations recueillies par le drone (plan numérisé d’un champ ou d’un chantier, livraison de produits dans des endroits d’accès difficile, sauvetage de personnes en difficulté…) bien plus que l’engin lui-même qui comptent dans l’équation économique. C’est ce qu’ont compris la plupart des fabricants en difficulté qui se concentrent désormais sur les usages professionnels.

    Thu Mar 23 12:11:55 2017 - permalink -
    - http://www.lemonde.fr/la-foire-du-drone/article/2017/03/22/douloureuse-fin-de-bulle-pour-les-fabricants-de-drones_5099022_5037916.html
  • Election présidentielle : dix raisons qui expliquent pourquoi les sondages peuvent se planter - Warrior du Dimanche

    On y apprend des choses très intéressantes. J'en recommande vivement la lecture.

    1 - Les sondages sont presque tous réalisés avec des panels de volontaires


    2 - Les sondés sont rémunérés…


    3- ... et ils peuvent mentir pour obtenir des cadeaux

    Les instituts de sondage estiment que ces petites gratifications ne peuvent en aucun cas influencer la qualité des réponses. Pourtant, le même Guillaume admet qu’il lui arrive de ne pas toujours dire la vérité. "Il m'est arrivé de mentir quand les questions sont tranchées dès l'entrée du sondage, par exemple : 'Etes-vous fumeur ?' Si vous répondez 'non', le sondage s'arrête et vous ne gagnez pas de points. Donc je dis que je suis fumeur, ce qui n’est pas le cas. Pour les sondages politiques, quand aucune réponse ne convient tout à fait à mon opinion, je choisis la moins mauvaise."


    4 - Les méthodes de redressement des instituts restent opaques

    Les chiffres publiés ne sont jamais ceux qui sortent "brut" des questionnaires. Ils sont traités de façon à compenser les mensonges et les biais de l’échantillon notamment. Cette méthode porte un nom : le redressement. Procédé classique en statistique, il consiste à se référer à des scrutins anciens pour voir si les sondés sont sincères en évoquant leur vote passé. Si, sur un échantillon représentatif de Français, on observe qu’il y a deux fois moins de votes déclarés pour un candidat que son score effectivement réalisé, on sait alors qu’il faut multiplier par deux les chiffres bruts en faveur de ce même candidat pour le scrutin à venir. Dans les faits, le redressement peut faire appel à d’autres critères, plus une part de "cuisine maison" propre à chaque institut.

    […]

    En avril 2016, après des années de bataille parlementaire et malgré l’opposition de l’Elysée (sous Nicolas Sarkozy, puis François Hollande), ils arrivent à faire voter une loi imposant aux sondeurs de publier leurs marges d’erreur, leurs chiffres bruts et leurs critères de redressement. Du moins le croient-ils.

    Les sondeurs trouvent une parade : pour éviter que les marges d’erreur ne soient affichées de manière trop visible dans les journaux qui ont commandé leurs études, ils publient d’abord leurs sondages sur leur propre site internet. Astucieux, la loi précisant que les marges d’erreurs doivent accompagner le sondage "lors de la première publication". La loi n’a pas réussi non plus à imposer la transparence sur les chiffres bruts, les sondeurs ayant là aussi trouvé une faille dans le texte. Les sondeurs s’accrochent à leurs secrets de fabrication, comme Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop : "Publier nos chiffres bruts c'est montrer toute une série de techniques que nous ne voulons pas montrer à nos concurrents."


    5 - La commission des sondages ne fait peur à personne

    Autorité administrative créée en 1977 avec la première loi sur les sondages, elle a pour mission de contrôler la sincérité et la rigueur avec laquelle sont effectuées les études d’opinion. Mais son fonctionnement et sa composition sont régulièrement décriés, notamment par Hugues Portelli, sénateur du Val-d'Oise : "Parmi cette commission, il y a beaucoup de magistrats à la retraite. Ils ont un point commun : ils sont incompétents. Pas dans leur discipline juridique, mais ils ne connaissent pas grand-chose des problèmes de l'opinion publique. Ils ont d'autres activités à côté et pour eux, l'étude des sondages est une activité marginale. Quand on est dans la période des sondages, la commission fait un examen en surface."

    Lorsqu’elle détecte (rarement) une irrégularité dans un sondage, la commission publie des "mises au point". Ces petits textes de remontrance finissent dans les oubliettes du web ou relégués en bas de page des journaux. Ces cartons jaunes sans conséquences ne font peur à personne. Et pour cause : 40 ans après sa promulgation, aucune condamnation n’a été prononcée au titre de la loi de 1977, qui prévoit pourtant une peine d’amende pouvant aller jusqu’à 75 000 euros. Etonnant, parce que les cas suspects ne manquent pas dans l’histoire des sondages, jusqu’à très récemment.


    6 - Certains sondages sont tout simplement bidon

    En 2014, le magazine Valeurs Actuelles évoque un sondage donnant Nicolas Sarkozy seul à même de battre Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Cette "information" est également reprise par L’Opinion. Problème : ce sondage n’a jamais existé. La commission a enquêté, et a fini par publier six mois plus tard une mise au point où elle appelle "l'attention de l'opinion publique sur l'absence de fiabilité de ces résultats". Mais aucune poursuite n’a été engagée.

    Lors des dernières régionales, dans la région Occitanie, le candidat dissident de gauche, Philippe Saurel, publie un sondage qu’il a fait réaliser le créditant de 9,9% des voix. Pour le maire de Montpellier, c’est un score inespéré, au bord des 10% qui permettent de se maintenir au deuxième tour et de peser sur le scrutin. Mais un détail intrigue Laurent Dubois, un journaliste de France 3 à Toulouse : l’institut qui a réalisé cette étude est totalement inconnu. Alertée, la commission conclut après enquête que le sondage est "dépourvu de caractère significatif". En clair : bidon. Pourtant, là encore, aucune poursuite judiciaire n’est engagée, ce qui étonne beaucoup Laurent Dubois : "Un membre de la commission des sondages m'a dit : 'Comme c'est un primo délinquant, on ne va pas lui casser les jambes, on va juste le rappeler à l'ordre'. Ce qui a joué n'était pas la gravité des faits, mais le profil de la personne." Philippe Saurel obtiendra finalement 5% des voix au premier tour.


    7 - Les échantillons ne sont pas toujours représentatifs


    8 - Les "vrais" sondages d'intention de vote coûtent très chers


    9 - Les sondages politiques servent en fait à vendre des études marketing

    Les instituts de sondage sont une douzaine aujourd’hui à se partager le marché de l’étude d’opinion en France. Mais la politique n’est qu’une toute petite partie de leur activité. Leur chiffre d’affaires est essentiellement alimenté par les études qu’ils vendent aux entreprises : enquêtes de satisfaction clients, études des tendances en matière de consommation, etc. Alain Garrigou, créateur de l’observatoire des sondages, explique la réelle motivation des sondeurs selon lui : "Le sondage politique est un produit d'appel fantastique. Un des péchés mignons des sondeurs, c'est de montrer leur bobine à la télévision. 'Vu à la télé', ça permet de signer des gros contrats sur plein de domaines."

    De fait, les sondages politiques ne rapportent que peu d’argent aux instituts (un sondage d’intention de vote se négocie aux alentours de 7 000 euros, quand les marchés avec les entreprises se chiffrent en dizaines, voire en centaines de milliers d’euros), ce que confirme Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’Opinion Way : "On peut accepter de travailler à prix coûtant voire légèrement à perte, parce que c'est intéressant économiquement. Le sondage politique représente 5% de l'activité des instituts, ce n'est pas décisif."

    Sous couvert d’anonymat, un bon connaisseur du milieu affirme même que "certains instituts, les plus petits, offrent parfois gratuitement des sondages politiques à des médias. La contrepartie, c’est l’interview du directeur du département 'opinion' qui accompagne la publication de l’étude. C’est donc de la visibilité pour l’institut." Ces sondages "cadeau" sont-ils réalisés avec le même soin que les études payées à prix d’or par les entreprises ? On peut en douter.


    10 - Des nouvelles méthodes… peu utilisées (agréger plusieurs sources de données : sondages "classiques", remontées des réseaux sociaux, études des "requêtes" sur web)

    Via http://sebsauvage.net/links/?W_6Fqw

    Tue Mar 21 14:49:44 2017 - permalink -
    - http://warriordudimanche.net/article541/58d108545223c
  • Ce que les « Monsanto Papers » révèlent du Roundup

    […] Dans le cadre d’une action intentée contre Monsanto, la justice fédérale américaine a déclassifié, jeudi 16 mars, plus de 250 pages de correspondance interne de la firme agrochimique, montrant que cette dernière s’inquiétait sérieusement, dès 1999, du potentiel mutagène du glyphosate, principe actif de son produit phare, le Roundup […]

    Or le 15 mars, à la veille de la publication de cette documentation confidentielle, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) annonçait qu’elle ne considérait le glyphosate ni comme cancérogène ni même mutagène – c’est-à-dire capable d’engendrer des mutations génétiques.

    Pour Monsanto, l’affaire est cruciale : le Roundup est la pierre angulaire de son modèle économique, fondé sur la vente liée de ce pesticide et des cultures transgéniques capables de le tolérer.

    […]

    Les précédentes archives déclassifiées dans le cadre de cette affaire ont notamment montré que Monsanto avait bénéficié de connivences au sein de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), chargée aux Etats-Unis d’évaluer la sûreté du glyphosate (Le Monde daté du 17 mars).

    Cette fois, les courriels mis au jour racontent une autre histoire. En 1999, les cadres de Monsanto souhaitent faire appel aux services d’une autorité scientifique incontestable pour plaider la cause du glyphosate auprès des régulateurs européens. Tout l’enjeu est de les convaincre que le produit n’est pas génotoxique.



    https://www.marianne.net/societe/monsanto-s-inquietait-deja-de-la-toxicite-du-roundup-en-1999 :

    Pour mener à bien ce projet, l’entreprise jette son dévolu sur James Parry, professeur à l’université de Swansea (Pays de Galles) et ponte de la génotoxicité. Manque de pot, celui-ci émet de sérieuses inquiétudes sur le glyphosate. Ses derniers mots ne sont d’ailleurs pas rassurants du tout : "Je conclus que le glyphosate est un clastogène potentiel in vitro". Par "clastogène", entendez "susceptible de provoquer des ruptures dans une molécule d’ADN" et d’y induire des aberrations chromosomiques. Le scientifique précise encore que le glyphosate pourrait induire un "stress oxidatif" sur les cellules, et recommande vivement de mener davantage de tests sur le glyphosate. Son rapport ne sera tout simplement jamais transmis aux autorités de régulation, ni rendu public.

    Or, en mars 2015, c’est ce même "stress oxidatif" que le Centre international de recherche sur le cancer identifie et rend public. Monsanto s’empresse de qualifier son rapport de "science pourrie" dans un communiqué de presse.

    Chez Monsanto, on s’étonne des conclusions de Parry. Le 31 août 1999, un cadre écrit qu’il est "déçu" et se demande même : "A-t-il déjà travaillé pour l’industrie sur ce genre de projet ?". Un mois plus tard, l’un des toxicologues de la firme écrit sans ambages à ses collègues :

    "Parry n’est pas la personne qu’il nous faut et cela prendrait pas mal de temps, de dollars et d’études pour l’amener à l’être (…) Nous n’allons simplement pas conduire les études qu’il suggère". Et d’ajouter à propos de la génotoxicité possible du glyphosate : "Nous sommes actuellement très vulnérables".



    Via http://sebsauvage.net/links/?owlenw

    Mon Mar 20 12:53:42 2017 - permalink -
    - http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/03/18/ce-que-les-monsanto-papers-revelent-du-roundup_5096602_3244.html
  • Philippines: le président Duterte jette en prison son opposante - Page 1 | Mediapart

    Pour faire taire sa principale opposante, le président Rodrigo Duterte l’a fait jeter en prison sous l’accusation de complicité avec des trafiquants de drogue. La sénatrice Leila de Lima a révélé le rôle du président dans la création d’un escadron de la mort à ses ordres, puis a dénoncé la dérive sanglante de sa « guerre à la drogue » qui a déjà fait plus de sept mille morts, délinquants ou non, depuis juillet dernier.

    […]

    […] Leila de Lima, présidente de la commission de la justice du Sénat. Témoignages à l’appui, la sénatrice l’accusait d’avoir ordonné, lorsqu’il était maire de Davao, la liquidation d’un millier de personnes par un escadron de la mort à sa solde. Elle l’accusait aussi, comme Amnesty international et Human Rights Watch, d’avoir lancé dès son arrivée au pouvoir, le 30 juin 2016, une « guerre à la drogue » au nom de laquelle plus de sept mille Philippins des quartiers pauvres, délinquants ou non, ont été liquidés en quelques mois par des policiers ou des « vigiles ». Dans une impunité totale.

    […]

    À peine élu, le nouveau président, transposant ses habitudes de Davao à la capitale et à l’ensemble du pays, encourage policiers, miliciens, vigiles et simples citoyens en colère à liquider les délinquants. En deux mois, plus de trois mille délinquants présumés – vrais ou faux dealers, enfants des rues, marginaux – sont éliminés sans enquête ni procès. Présidente de la commission de la justice et des droits de l’homme du Sénat, l’ancienne ministre de la justice condamne les incitations à l’assassinat venues de la présidence et rouvre le dossier de Davao.

    […]

    Quelques jours après l’audition de Matobato, Leila de Lima est donc écartée de la présidence de la commission sénatoriale et remplacée par un sénateur docile. Duterte est-il sorti d’affaire ? Non. Car en plus des ONG spécialisées, plusieurs capitales étrangères observent désormais de près sa « guerre à la drogue », ou plutôt ce que cache cette campagne d’assassinats qui semble échapper à tout contrôle.

    Constatant qu’en sept mois, 2 555 toxicomanes ou trafiquants présumés ont été tués par des policiers alors que 3 930 autres personnes sont mortes dans des conditions non élucidées, Amnesty International affirme que « les policiers se comportent comme les criminels des bas-fonds auxquels ils sont censés faire respecter la loi ». Procureure générale de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda se déclare « profondément préoccupée » par les rapports sur ces « exécutions extrajudiciaires » et fait observer que ces exécutions pourraient relever de la juridiction de sa Cour.

    Duterte affecte alors de découvrir ces accusations et de partager l’indignation des ONG et de Fatou Bensouda, en admettant que « 40 % des policiers se livrent à des activités illégales ».« Vous les policiers, vous êtes les plus corrompus. Vous êtes corrompus jusqu’à la moelle. C’est dans votre sang », accuse-t-il, avant d’annoncer qu’il retire la police de la lutte antidrogue et la remplace par l’armée. Décision qu’il annulera un mois plus tard en prévenant les policiers qu’il sera impitoyable : « Si vous faites une erreur, vous mourrez. C’est certain. »

    Le 20 février 2017, cinq mois après l’audition de Matobato au Sénat, le témoignage d’un autre membre de l’escadron de la mort de Davao accable Duterte. Ancien policier désormais à la retraite, Arthur Lascanas, que Matobato avait désigné comme son chef, mais qui avait jusqu’alors refusé de répondre à la Commission des droits de l’homme comme à la commission sénatoriale, accepte de parler.

    Escorté de trois avocats, il énumère lors d’une conférence de presse une série d’assassinats commis à Davao sur l’ordre de Duterte, soit pour éliminer des opposants, soit pour combattre des délinquants présumés. Et révèle qu’il a lui-même abattu ses deux frères, impliqués dans le trafic de drogue « par loyauté aveugle envers Duterte ». « Qu’on les enterre ou qu’on les jette à la mer, on était toujours payés par le maire », confie-t-il. L’ancien policier-exécuteur raconte aussi avoir touché l’équivalent de 56 000 euros pour tuer en 2003 un journaliste de radio, Jun Pala, qui déplaisait au maire.

    La riposte de Duterte arrive trois jours plus tard. Le 23 février, Leila de Lima annonce qu’un mandat d’arrêt a été émis à son encontre pour avoir orchestré, lorsqu’elle était ministre de la justice, un réseau de trafic de drogue destiné à financer ses activités politiques. Le lendemain, elle est arrêtée dans son bureau du Sénat et transférée sous bonne garde au Camp Crame, quartier général de la police.

    Les accusations, selon les déclarations du ministre de la justice à la presse, seraient fondées sur les témoignages de plusieurs parrains du trafic de drogue, détenus à la prison de New Bilibid. Ils auraient admis avoir versé des dizaines de milliers de dollars à Leila de Lima en échange d’améliorations substantielles de leur sort en prison. Version jugée « honteuse » et « extravagante » par les familiers de la sénatrice et les organisations de défense des droits de l’homme. Surtout pour ceux qui ont en mémoire la campagne qu’elle avait conduite contre la corruption dans cette même prison et qui connaissent son mode de vie assez modeste. « Elle n’est même pas propriétaire de son appartement », constate un journaliste de ses amis.

    […] En arrêtant Leila de Lima, le président Duterte étend sa “guerre à la drogue“ des pauvres des villes vers le législatif. Ce n’est pas seulement le Congrès, mais les autres piliers de la démocratie philippine, depuis la presse jusqu’au pouvoir judiciaire, qui doivent aujourd’hui s’inquiéter. » Selon les journaux philippins critiques à l’égard de Duterte, le « dossier » destiné à détruire Leila de Lima a été échafaudé depuis des mois avec la complicité de plusieurs barons de la drogue actuellement détenus, à qui l’on a promis une réduction de peine ou la restauration de leurs anciens privilèges de « prisonniers VIP » en échange de « témoignages » accablants contre la sénatrice.

    Le quotidien Inquirer a ainsi publié, au lendemain de l’arrestation de la sénatrice, le contenu d’un mémo confidentiel adressé le 9 décembre 2016 au directeur général des services pénitentiaires par le
    conseiller juridique de cette administration. Le haut fonctionnaire y explique que des policiers et des agents des services pénitentiaires ont avoué avoir laissé entrer des téléphones, des téléviseurs, des climatiseurs, des ordinateurs dans la prison sur l’ordre du ministre de la justice Vitaliano Aguirre II en personne, en récompense des témoignages que les détenus avaient fournis à des enquêteurs du Congrès...

    Merci Slash.

    Sun Mar 19 19:14:43 2017 - permalink -
    - https://www.mediapart.fr/journal/international/060317/philippines-le-president-duterte-jette-en-prison-son-opposante
  • LuxLeaks: la condamnation des lanceurs d’alerte est confirmée - Page 1 | Mediapart

    Au Luxembourg, on condamne bien les lanceurs d’alerte. Antoine Deltour, devenu le symbole des citoyens dénonçant des pratiques scandaleuses, a été condamné ce mercredi 15 mars par la cour d’appel à six mois de prison avec sursis et à 1 500 euros d’amende. Ancien employé du géant du conseil PriceWaterhouseCoopers (PwC) au Luxembourg, il est celui qui a permis de rendre publics quelque 28 000 documents décrivant près de 350 « rulings », ces accords fiscaux validés par l’administration, juste avant de démissionner de son poste en 2010.

    […]

    L’action des trois hommes, tous Français, a donné naissance au retentissant scandale « LuxLeaks », qui a mis au jour les juteux avantages fiscaux accordés par le Luxembourg aux entreprises désireuses de
    s’installer sur son territoire
    . Des centaines de documents accréditant aux yeux du monde ce dont certains se doutaient depuis des années : Apple, Amazon, Ikea, McDonald’s ou BNP-Paribas bénéficiaient d’accords exorbitants (les fameux « rulings ») avec les autorités luxembourgeoises, qui leur permettaient de payer un montant d’impôt ridicule sur leurs bénéfices.

    […]

    Mais dans les faits, le symbole est terrible : sans Antoine Deltour et Raphaël Halet, le scandale n’aurait jamais vu le jour. Et il est peu probable que la Commission européenne aurait condamné les
    accords fiscaux passés entre Fiat et le Luxembourg, comme elle l’a fait en octobre 2015. Ou qu’elle se serait penchée sur ceux qui lient le pays à Amazon, McDonald’s et Engie, au cœur d’enquêtes en cours
    .

    La décision de première instance était déjà paradoxale : le juge y reconnaissait que les deux hommes sont bien des lanceurs d’alerte, au service de l’intérêt général, mais il considérait que « l’intérêt public » de leur action était « insuffisant pour ne pas sanctionner pénalement ».

    D’abord, elle a bien pris en compte « la cause justificative du “lanceur d’alerte” » pour acquitter Antoine Deltour du chef de violation du secret professionnel. […] C’est la première fois en Europe qu’un juge national estime qu’un salarié peut violer le secret professionnel si l’intérêt général en vaut la peine. »

    […] En effet, même s’il a été reconnu comme lanceur d’alerte, cela n’a pas suffi à le protéger du qualificatif de vol et de fraude informatique. Pour résumer, selon la justice luxembourgeoise, être un lanceur d’alerte peut justifier d’outrepasser le secret professionnel, mais pas de se servir de documents internes, qui étaient pourtant, dans le cas de Deltour, accessibles sur un serveur informatique à tous les salariés...

    La décision d’aller en cassation n’a pas encore été prise, mais le jeune homme entend bien continuer à mener « le combat pour la justice fiscale » dans les semaines et les mois à venir.

    Par ailleurs, la cour n’a pas reconnu la qualité de lanceur d’alerte à Raphaël Halet, dont les motivations paraissent pourtant similaires à celles de son ex- collègue. La décision insiste sur le fait qu’il n’a pas transmis à Édouard Perrin de « rulings », mais des déclarations fiscales d’entreprises plus banales. Ces dernières permettent pourtant de documenter l’impact de ces accords fiscaux secrets. Peu importe pour la cour, qui estime que « la faible pertinence des documents » dévoilés par Halet a causé « un préjudice à son employeur, supérieur à l’intérêt général, par leur divulgation », alors même que « le débat public »avait déjà été lancé.

    […] Les deux hommes ont été acquittés de l’infraction de violation du secret des affaires, « dont les conditions légales ne sont pas réunies ».

    Résumer :

    • Il n'y a pas de secret des affaires (ancienne formule, la nouvelle étant arrivée des années après) qui tienne ;

    • Il n'y a pas de secret professionnel qui tienne ;

    • Il faut révéler du très très lourd sinon tu ne bénéficies pas du statut de lanceur d'alertes, ce qui signifie être vraiment sûr de ton coup en amont, ce qui signifie que l'opacité et la magouille ont encore de beaux jours devant elles ;

    • Même quand tu bénéficies du statut de lanceur d'alertes, tu te fais emmerder pour vol et fraude informatique.

    Merci Slash.

    Sat Mar 18 18:43:43 2017 - permalink -
    - https://www.mediapart.fr/journal/economie/150317/luxleaks-la-condamnation-des-lanceurs-d-alerte-est-confirmee
  • Lutte contre la désinformation : les algorithmes de Google sont désormais épaulés par des humains - Tech - Numerama

    Google a mis à jour son guide d'utilisation destiné aux « quality raters », une armada de plus de 10 000 personnes chargées de vérifier la pertinence des résultats du moteur de recherche. Elles peuvent désormais signaler des contenus « offensants », tels que le négationnisme et la désinformation, pour améliorer la pertinence de ses algorithmes.

    […]

    L’entreprise américaine prend en guise d’illustration un article du site néo-nazi Stormfront sur l’Holocauste, identifié comme un contenu offensant car il établit « un lien direct entre la négation de l’Holocauste et l’antisémitisme ». En revanche, un article sur le même sujet mais en provenance de History Channel, une source plus fiable selon Google, est considéré à sa juste valeur : comme une page factuelle et historique.

    […]

    Évidemment, si un internaute recherche volontairement ce genre de termes avec des mots-clé précis, il trouvera ce qu’il souhaite, notamment en tapant le nom du site qu’il a en tête.

    Nous vivons une époque formidable : des gouvernements et des sociétés commerciales privées décident de ce qui est fiable ou non, de ce qui est une information ou non, de ce qui peut être lu ou non et se substituent au cerveau de chaque citoyen-ne au lieu de former le plus grand nombre à la manipulation de l'info (qui a toujours existé, plz quoi), asservissement quand tu nous tiens. C'est pour notre bien, j'imagine.

    Fri Mar 17 16:00:36 2017 - permalink -
    - http://www.numerama.com/tech/241282-lutte-contre-la-desinformation-les-algorithmes-de-google-sont-desormais-epaules-par-des-humains.html
  • Les réserves du Conseil constitutionnel sur le délit d’entrave numérique à l’IVG

    La loi relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse a passé le cap du Conseil constitutionnel. Cependant, celui-ci a émis plusieurs réserves d’interprétation qui s’imposent dorénavant à tous.

    […]

    Concrètement, le Conseil constitutionnel considère que « la seule diffusion d’informations à destination d’un public indéterminé (…) ne saurait être regardée comme constitutive de pressions, menaces ou actes d’intimidation au sens des dispositions contestées ». Cette infraction ne peut donc réprimer le seul fait de diffuser de telles informations. Elle ne trouvera à s’appliquer que vis-à-vis des « actes ayant pour but d’empêcher ou de tenter d’empêcher une ou plusieurs personnes déterminées de s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ou d’y recourir ».

    […]

    Deuxième réserve : lorsqu’il y aura intimidation, le délit d’entrave à l’IVG ne sera constitué qu’à une double condition : il devra d’une part y avoir sollicitation d’une information, non d’une simple opinion. D’autre part, que cette information « porte sur les conditions dans lesquelles une interruption volontaire de grossesse est pratiquée ou sur ses conséquences » et qu’une information soit effectivement donnée « par une personne détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière ».

    Avec ces deux réserves, les neuf Sages ont considérablement limité les hypothèses d'application de cette infraction […]

    Fri Mar 17 13:19:38 2017 - permalink -
    - https://www.nextinpact.com/news/103712-les-reserves-conseil-constitutionnel-sur-delit-dentrave-numerique-a-livg.htm
  • Liste des collaborateur-rice-s parlementaires

    Vu sur le site web de l'Assemblée nationale ce matin :

    L’Assemblée nationale a décidé de rendre publics les noms des collaborateurs parlementaires des députés.
    La liste qui figurera désormais sur le site de l’Assemblée à la rubrique "Les députés" sera régulièrement actualisée.

    • Liste des collaborateur-rice-s des député-e-s

    • Liste des collaborateur-rice-s des sénateur-rice-s

    Le Sénat mettait déjà sa liste à disposition, mais je n'avais pas encore vu l'Assemblée en faire de même. La déclaration CNIL correspondante est datée de fin février 2017. Mouais, il-elle-s sentent que le peuple ronchonne un peu plus que d'hab donc hop, il-elle-s font semblant de faire des concessions pour calmer le jeu. C'est juste une mesure d'affichage en vue des élections à venir. Ça ne leur a rien coûté de mettre ça en place.

    Fri Mar 17 12:57:45 2017 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?MtFExA
  • VLAN hopping - Wikipedia

    VLAN hopping is a computer security exploit, a method of attacking networked resources on a virtual LAN (VLAN). The basic concept behind all VLAN hopping attacks is for an attacking host on a VLAN to gain access to traffic on other VLANs that would normally not be accessible. There are two primary methods of VLAN hopping: switch spoofing and double tagging. Both attack vectors can be easily mitigated with proper switch port configuration.

    […]

    In a switch spoofing attack, an attacking host imitates a trunking switch by speaking the tagging and trunking protocols (e.g. Multiple VLAN Registration Protocol, IEEE 802.1Q, Dynamic Trunking Protocol) used in maintaining a VLAN. Traffic for multiple VLANs is then accessible to the attacking host.

    Ensure that ports are not set to negotiate trunks automatically by disabling DTP:
    Ensure that ports that are not meant to be trunks are explicitly configured as access ports

    In a double tagging attack, an attacking host connected on a 802.1q interface prepends two VLAN tags to packets that it transmits. The packet (which corresponds to the VLAN that the attacker is really a member of) is forwarded without the first tag, because it is the native VLAN. The second (false) tag is then visible to the second switch that the packet encounters. This false VLAN tag indicates that the packet is destined for a target host on a second switch. The packet is then sent to the target host as though it originated on the target VLAN bypassing the network mechanisms that logically isolate VLANs from one another. However, this attack allows to send packets toward the second switch, but possible answers are not forwarded to the attacking host.

    Double Tagging can be mitigated by either one of the following actions

    • Simply do not put any hosts on VLAN 1 (The default VLAN). i.e., assign an access VLAN other than VLAN 1 to every access port

    • Change the native VLAN on all trunk ports to an unused VLAN ID.

    • Explicit tagging of the native VLAN on all trunk ports.
    Thu Mar 16 17:20:10 2017 - permalink -
    - https://en.wikipedia.org/wiki/VLAN_hopping
  • Blog Stéphane Bortzmeyer: RFC 8109: Initializing a DNS Resolver with Priming Queries

    Un résolveur DNS ne connait au début, rien du contenu du DNS. Rien ? Pas tout à fait, il connait une liste des serveurs de noms faisant autorité pour la racine, car c'est par eux qu'il va commencer le processus de résolution de noms. Cette liste est typiquement en dur dans le code du serveur, ou bien dans un de ses fichiers de configuration. Mais peu d'administrateurs système la maintiennent à jour. Il est donc prudent, au démarrage du résolveur, de chercher une liste vraiment à jour, et c'est le priming (initialisation ?), opération que décrit ce RFC.

    […]

    Ce fichier peut être téléchargé via l'IANA, il peut être spécifique au logiciel résolveur, ou bien fourni par le système d'exploitation (cas du paquetage dns-root-data chez Debian). Il contient la liste des serveurs de la racine et leurs adresses […]

    Le priming, maintenant. Le principe du priming est, au démarrage, de faire une requête à un des serveurs listés dans la configuration et de garder sa réponse (certainement plus à jour que la configuration) […]

    […]

    Cette requête de priming est envoyée lorsque le résolveur démarre, et aussi lorsque la réponse précédente a expiré (regardez le TTL dans l'exemple : six jours). Si le premier serveur testé ne répond pas, on essaie avec un autre. Ainsi, même si le fichier de configuration n'est pas parfaitement à jour (des vieilles adresses y trainent), le résolveur finira par avoir la liste correcte.

    Et comment choisit-on le premier serveur qu'on interroge ? Notre RFC recommande un tirage au sort, pour éviter que toutes les requêtes de priming ne se concentrent sur un seul serveur (par exemple le premier de la liste). Une fois que le résolveur a démarré, il peut aussi se souvenir du serveur le plus rapide, et n'interroger que celui-ci, ce qui est fait par la plupart des résolveurs, pour les requêtes ordinaires (mais n'est pas conseillé pour le priming).

    Et les réponses au priming ? Il faut bien noter que, pour le serveur racine, les requêtes priming sont des requêtes comme les autres, et ne font pas l'objet d'un traitement particulier. […]

    Enfin, la section 5 de notre RFC traite des problèmes de sécurité du priming. Évidemment, si un attaquant injecte une fausse réponse aux requêtes de priming, il pourra détourner toutes les requêtes ultérieures vers des machines de son choix. À part le RFC 5452, la seule protection est DNSSEC : si le résolveur valide (et a donc la clé publique de la racine), il pourra détecter que les réponses sont mensongères. Cela a l'avantage de protéger également contre d'autres attaques, ne touchant pas au priming, comme les attaques sur le routage.

    Notez que DNSSEC est recommandé pour valider les réponses ultérieures mais, comme on l'a vu, n'est pas important pour valider la réponse de priming elle-même, puisque root-servers.net n'est pas signé. Si un attaquant détournait, d'une manière ou d'une autre, vers un faux serveur racine, servant de fausses données, ce ne serait qu'une attaque par déni de service, puisque le résolveur validant pourrait détecter que les réponses sont fausses.

    Thu Mar 16 13:13:08 2017 - permalink -
    - http://www.bortzmeyer.org/8109.html
  • Une société dans laquelle il n'y a pas de vie privée est une société dans laquelle il est interdit de penser autrement que la pensée dominante

    Ce que raconte Habermas quand il accorde de l'importance à l'apparition de l'intérieur bourgeois dans l'appartition des formes modernes de la démocratie, c'est que l'espace public apparaît parce que l'espace privé apparaît.

    Avant, il n'y avait pas d'espace privé : le serf, il dort dans la grange, il est une chose, propriété du seigneur, il n'a pas d'intimité ou d'espace privé. Les ascendants vivent avec leurs descendants. Il n'y a pas une piaule par personne.

    C'est l'intérieur bourgeois, le premier espace privé. Ce qui dans ta tête définit "chez toi", là où y'a tes affaires, etc. Et c'est dans cet espace privé, hors du public, que se tiennent les discussions politiques. On peut réfléchir le monde parce qu'on n'est pas dedans. Dans l'espace public, aucune pensée divergente, jamais. Et c'est ça qui crée les Lumières, l'idée de démocratie, etc.

    Le fait de ne pas avoir de "chez toi" numérique, quand toutes tes données sont chez Google, quand ton ordinateur est loué, quand tu ne peux pas choisir tes logiciels, tu cesses d'être un citoyen / individu pensant et autonome. Tu es un serf. Donc, le libre choix du terminal pour accéder à Internet, le droit de pouvoir fournir des services, et donc d'héberger toi même tes contenus, c'est fondamental.

    L'absence de vie privée est plus vicieuse que l'auto-censure : l'auto-censure, c'est le contrôle social personnel, c'est "je m'interdis de dire". L'absence de vie privée, c'est aussi "il m'est impossible de penser".

    Intérieur bourgeois (espace privé) => on peut réfléchir et/ou discuter de la chose publique en dehors de la meute => on peut penser la politique moderne. Avant, il n'y avait besoin puisqu'il n'y avait pas d'espace privé, donc un effet de meute, donc l'absence d'idées divergentes donc pas besoin de débattre ni de choisir la règle commune parmi elles. Mon avis : mouais, il fallait déjà harmoniser les relations entre les familles, seigneuries, etc.

    Habermas reformulé par Benjamin et Quota sur un chan IRC.

    Wed Mar 15 18:34:43 2017 - permalink -
    - https://twitter.com/quota_atypique/status/841737543821455360
  • remote desktop - How can I copy/paste files via RDP in Kubuntu? - Ask Ubuntu

    Du transfert de fichiers en RDP ?

    Avec rdesktop : rdesktop -r sound:local -r disk:share=<dossier_local_à_partager>

    Avec remmina : connexion -> nouveau -> renseigner nom, login, mdp -> dossier partage -> onglet avancé -> son = local -> save -> se connecter

    Wed Mar 15 11:29:42 2017 - permalink -
    - https://askubuntu.com/questions/74713/how-can-i-copy-paste-files-via-rdp-in-kubuntu
  • PHP :: Bug #59298 :: Fatal: Missing class information

    if (! class_exists('Wizin_Util')) {
    […]


    The way I fixed this problem
    Delete the white space between ! and class_exists

    PHP 5.3 + APC + un thème WordPress (dans mon cas) = fail.

    Wed Mar 15 11:28:08 2017 - permalink -
    - https://bugs.php.net/bug.php?id=59298
  • Action Logement - Les aides LOCA-PASS

    Ça c'est bigrement intéressant : une société privée qui :

    • Fait un crédit à taux 0 pour payer le dépôt de garantie / caution (max 500 € ) pour louer une piaule ;
      et / ou
    • Se porte garant / caution pour louer une piaule. Très pratique pour les proprios relou-e-s qui exigent un-e garant-e pour louer une merde à une personne qui est encore en période d'essai.

    Tous les salarié-e-s du privé en CDD / CDI / partiel / interim, saisonniers, intermittents du spectacle sont éligibles. Ça marche aussi pour les moins de 30 ans qui cherchent un emploi, qui sont en stage, en formation, qui sont étudiants (CDD passé ou futur ou stage ou boursier).

    Pas de magie derrière : les employeurs de plus de 20 salariés sont tenus de participer au logement des salarié-e-s soit en construisant / rénovant des biens loués aux salarié-e-s, soit en accordant des prêts à taux réduit à ses salarié-e-s pour la construction (résidence principale, ascendance ou descendance) soit en versant de la thune à un organisme agréé comme Action Logement.

    Tue Mar 14 21:55:45 2017 - permalink -
    - https://www.astria.com/loca-pass/index.php
  • xkcd: Chat Systems

    I have a hard time keeping track of which contacts use which chat systems.

    I'm one of the few Instagram users who connects solely through the Unix 'talk' gateway.

    Gros +1. Et encore, il manque Jabber, IRC, SMSSecure, Silence, etc. :D

    Mon Mar 13 18:35:21 2017 - permalink -
    - https://xkcd.com/1810/
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