Rappel : je n'ai aucune formation ni expérience en droit.
Pour se renseigner sur nos droits :
Contexte : un-e particulier employeur-euse souhaite licencier l'aide à domicile qu'il-elle emploie depuis plus de 10 ans au motif d'une suppression du poste. Celle-ci est en arrêt maladie (en raison d'actes chirurgicaux indépendants de sa volonté) depuis plus d'un an.
Le topo que l'on entend souvent, « on ne peut pas licencier quelqu'un-e pendant son arrêt maladie » est une déformation de la réalité : on peut licencier quelqu'un-e pendant son arrêt maladie, mais le motif ne peut pas être "il-elle est en arrêt maladie". Joie de la nuance. ;) Autrement dit, un-e employeur-euse peut licencier un-e employé-e en arrêt maladie si son absence provoque un désordre (l'absence elle-même désorganise complètement un service au sein de la société), pour motif économique (il y a des règles strictes qui définissent ce que c'est, la baisse des revenus du particulier employeur-euse peut en être une) ou pour une cause réelle et sérieuse comme « mes besoins de particulier employeur ont factuellement changé » (exemples : un retraité décède, des enfants quittent le domicile parental, etc.).
Dans notre cas, le particulier employeur-euse se pense dans le dernier cas : enfants ayant quittés le domicile donc les besoins ont changé (il y a moins de saletés, moins de linge à laver/repasser, plus besoin de garder les enfants le mercredi aprem, etc.). Une réduction du nombre d'heures hebdomadaires travaillées avait été proposée par l'employeur-euse (et refusée par l'employé-e) plusieurs années avant la décision de licencier, au motif de ce changement de besoins. La décision de notre employeur-euse est donc fondée.
Où : sur le lieu de travail habituel c'est-à-dire l'habitation du particulier employeur-euse, en général.
Quand : durant les heures habituellement travaillées. Notons que si l'arrêt maladie impose des heures de sortie qui ne permettent pas à l'employé-e d'être à son domicile dans les temps, ce n'est pas grave : l'arrêt maladie tolère des exceptions et la présence à un entretien préalable au licenciement en est une. Il faut prévenir la sécu à l'avance et, en cas de contrôle aléatoire le jour J, fournir la convocation à l'entretien d'embauche. Source : la sécu, jointe par téléphone.
En présence de qui : vu qu'il n'y a généralement pas d'autre employé-e-s ni d'instance représentative du personnel chez un-e particulier employeur-euse, on pourrait s'attendre à une exception genre conjoint-e autorisé-e. Mais non. Le particulier employeur-euse peut se faire assister uniquement par un-e membre du personnel donc pas de conjoint-e ni qui que ce soit d'autre. L'employé-e peut se faire assister par un-e membre du personnel et par un-e conseiller-e parmi une liste fixée par la DIRECCTE (communément appelée « inspection du travail ») disponible auprès d'elle ou de la mairie. Le manquement à ces règles peut conduire les Prud'hommes à annuler le licenciement.
La loi 2011-867 du 20 juillet 2011 relative à l'organisation de la médecine du travail est très claire : les employé-e-s à domicile, même si il-elle-s sont employé-e-s seulement pour quelques heures par semaine, bénéficient du même régime que tous les salarié-e-s : visite médicale d'embauche obligatoire, visite de contrôle tous les 5 ans (depuis la loi travail de 2016), etc. Les frais de la médecine du travail sont intégralement à la charge du particulier employeur-euse. Il est de la responsabilité du-de-la particulier employeur-euse de s'inscrire (et de cotiser) auprès d'un service de santé interentreprises. Voir : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F13889 .
Évidemment, c'est le bazar : les employé-e-s auprès de particuliers employeur-euse-s ont généralement plusieurs employeur-euse-s en même temps. Tous les employeur-euse-s d'une même personne doivent-il-elles s'inscrire auprès d'un service de santé ? Peuvent-ils mutualiser les coûts s'il-elle-s se connaissent ? Tout est flou. Un accord interbranche relatif « à la santé au travail du secteur du particulier employeur » censé résoudre ces questions a été convenu fin novembre 2014… mais il devra être suivi d'un accord de mise en œuvre pas encore défini… Voir : http://www.fepem.fr/sante-travail-accord-cadre-interbranches-signe/ et http://www.ferraris-avocat.com/actualites/id-12817-particuliers-employeurs-1ere-etape-vers-une-mutualisation-des-visites-medicales.html .
L'employeur-euse est tenu-e de déclarer, auprès de l'Urssaf, toute nouvelle personne qui rejoint l'entreprise. L'employeur-euse devrait remettre à l'employé-e une copie de l'accusé de réception envoyé par l'Urssaf. Il-elle n'y est pas tenu-e, mais c'est mieux, c'est l'esprit de la déclaration et c'est la garantie, pour le-a salarié-e, qu'il-elle est bien déclaré-e, que des cotisations sociales seront versées à son attention, etc. Il me semble (je ne retrouve plus les articles de blog concernés) que Tris Acatrinei avait eu des ennuis avec son employeur avant de découvrir qu'elle n'était même pas déclarée auprès de l'Urssaf, ce qui complique grandement la perception des aides sociales et l'avait poussée à appeler à l'aide avec un financement participatif. Pas cool, donc.
Comme ce n'est pas toujours facile de réclamer cet accusé de réception Urssaf auprès de l'employeur-euse, car on passe pour une personne suspicieuse alors qu'on vient tout juste de débouler dans l'entreprise, l'Urssaf dispose d'une procédure destinée à l'employé-e : il faut envoyer un courrier postal au service prévention contrôle de l'Urssaf régionale avec une copie de la carte nationale d'identité, la date d'embauche, des infos sur la société employeuse (genre SIRET, adresse postale, etc.) et un max d'info sur le contrat de taff genre le nombre d'heures (dafuck ?!).
Voici une procédure inutilement compliquée qui assure qu'un-e salarié-e ne fera jamais valoir ses droits. :)
Contexte : une personne en contrat de professionnalisation de type CDD est harcelée moralement à son travail depuis plusieurs mois. La période d'essai est terminée depuis longtemps. Quels sont les moyens de rompre le contrat de taff avant son terme ? L'objectif fixé est que le contrat se termine le plus vite possible, osef des indemnités (qui sont différentes selon le mode de rupture).
Un contrat de professionnalisation est un contrat de travail classique (CDD, CDI) donc le droit habituel s'applique :
Dans le cas d'espèce, il s'agit d'un CDD donc il n'est pas possible de démissionner (sauf si l'employeur-euse commet une faute grave genre il ne verse pas le salaire ou il faillit à ses obligations pédagogiques) ni d'être licencié-e (sauf pour faute grave :- ) ni de conclure une rupture conventionnelle : ces trois modes de rupture sont réservés au CDI.
Deux manières "simples" de rompre le contrat à l'initiative de l'employé-e : obtenir un CDI ou la rupture d'un commun accord.
Dans le cas présent, l'employeur-euse a refusé la rupture amiable d'un commun accord et nous ne connaissions personne qui aurait pu signer un CDI.
On envisage un autre mode de rupture : l'inaptitude. En effet, depuis la loi 2011-525 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit (voir http://droitdelasecu.over-blog.com/article-inaptitude-et-rupture-anticipee-du-cdd-depuis-la-loi-du-17-mai-2011-74496958.html ), un-e employeur-euse peut rompre de manière anticipée un CDD si l'employé-e est reconnu-e inapte par la médecine du travail et s'il-elle a essayé, en vain, d'adapter son poste et de le-a reclasser au sein de l'entreprise.
Ça tombe bien, le harcèlement est une cause qui peut conduire la médecine du travail à prononcer l'inaptitude d'une personne. Si l'employeur-euse licencie le-a salarié-e suite à une aptitude prononcée pour harcèlement, le licenciement donnera droit à des indemnités, car il sera réputé être aux torts de l'employeur-euse (et ne sera donc pas un licenciement pour inaptitude). Voir : http://www.francmuller-avocat.com/inaptitude-suite-harcelement-moral/ et http://licenciementpourinaptitude.fr/harcelement-inaptitude/ .
L'ennui, c'est qu'il faut du temps pour que l'inaptitude soit reconnue : arrêt de travail d'au moins 30 jours puis plusieurs consultations à la médecine du travail afin de vérifier la crédibilité de l'employé-e, j'imagine. En tout cas, la démarche était en cours.
Au final, dans le cas concret qui nous intéresse, l'organisme de formation a fini par s'entretenir avec l'employeur-euse pour lui faire les gros yeux en expliquant que le contrat allait gentiment s'arrêter là. On peut donc dire que l'employeur-euse et l'employé-e se sont quitté-e-s d'un commun accord amiable, en quelque sorte. Quelques mois après, l'employé-e a trouvé une autre entreprise pour terminer son contrat pro donc nous ne sommes pas entrés dans les considérations économiques de "faudra-t-il qu'il-elle rembourse les frais de formation engagés par la puissance publique ?", mais, de toutes façons, d'après les témoignages sur le web, ce cas de figure a l'air rare.
Front national : les hommes de l’ombre :
Le parti anti-système qui en profite bien, du système. C'est beau. :') On notera que même la frange la plus à droite de l'extrême-droite éprouve le besoin de délocaliser ses comptes en banque. :')
L'application Signal ne dépend désormais plus du transport de messages Google (GCM) pour fonctionner (et plus non plus de GooglePlay).
(Ah oui... et l'application fait aussi désormais des appels audio et vidéo. Le tout chiffré. C'est cool. Utilisez ça à la place de Skype !)
Ho, bien. \o/
Or il se trouve que j’avais réalisé de mon côté en 2009 une enquête similaire, qui à l’époque, mettait en lumière une politique globalement très restrictive de diffusion du domaine public numérisé (88% des établissements ne permettaient aucune réutilisation des fichiers). Huit ans plus tard, Laura Le Coz identifie une nette évolution vers davantage d’ouverture chez les bibliothèques françaises (la proportion des établissements interdisant toute réutilisation est tombée à 43%). Le tableau ci-dessous montre également la progression significative de la reconnaissance du domaine public dans les conditions d’utilisation (passage de 4 à 49%).
[…]
[…] Comme je l’ai écrit plusieurs fois sur ce blog, le secteur culturel est le seul qui va dorénavant échapper à l’obligation d’Open Data par défaut mise en place par la loi République numérique. On doit à la loi Valter d’avoir hélas maintenu un régime dérogatoire pour les bibliothèques, archives et musées qui vont pouvoir continuer à lever des redevances sur la réutilisation des oeuvres numérisées, y compris lorsqu’elles appartiennent au domaine public. Cela revient à consacrer une forme de « copyfraud institutionnalisé » qui renie l’existence même du domaine public, pour des motifs purement financiers. […]
[…] Car chaque établissement est désormais placé devant un choix à effectuer : appliquer des redevances ou choisir un moyen approprié de diffuser librement le domaine public numérisé (à noter d’ailleurs que la Licence Ouverte n’est pas la seule à pouvoir être utilisée à cette fin). C’est de cette manière que l’Open Data culturel – et même au-delà l’Open Content – pourra désormais progresser en France, par le biais d’une politique volontariste des établissements.
In January, a California lawmaker introduced legislation, backed by school administrators, that would give K-12 school administrators broad powers to search the phones and electronic devices of their students without a warrant.
[…]
The bill was proposed in a bid to bolster student safety and investigate cyberbullying and other events, she said. […]
Preston said Silicon Valley was concerned tech companies might be forced to decrypt students' phones. Other opponents thought the data on the phones might be used to deport students or their families.
[…]
Nicole Ozer, an ACLU of Northern California attorney, told Ars the newly proposed legislation was unwarranted. "This bill was both unnecessary and it was really bad for kids and families," she said. "It would have opened up these millions of students to invasive searches. There would have been no outside oversight, and no notice to parents and to students about the searches. There would be no safeguards of what was searched, how it was used, and how it was shared."
[…] Ce pouvoir trouve sa source dans l’article 4 de la Déclaration de 1789 pour deux raisons. Tout d’abord, le Conseil constitutionnel considère que ce texte prohibe les engagements perpétuels : tout contrat de droit privé à durée indéterminée doit pouvoir être rompu unilatéralement par l’un ou l’autre des contractants. Ensuite, toujours selon le Conseil, la liberté d’entreprendre qui découle de ce texte, garantit à l’employeur le droit de choisir ses collaborateurs.
[…]
Philippe Poutou peut-il interdire le seul licenciement pour motif économique ? Si une telle mesure participerait indéniablement de la promotion du droit à l’emploi garanti par le Préambule de la Constitution de 1946, elle aurait surtout pour effet de porter une atteinte disproportionnée à la liberté d’entreprendre. Le Conseil constitutionnel a, ainsi, déjà censuré une disposition qui ne permettait à l’entreprise de licencier que si sa pérennité était en cause. Il a considéré que les contraintes imposées par le législateur étaient, par leur ampleur, contraires à la liberté d’entreprendre.
Oui, le gouvernement a déjà diffusé un questionnaire de satisfaction à ce sujet, mais bon, apparemment, à la fin du mandat, il faut bien s'occuper un peu et balancer pas mal d'argent public par les fenêtres afin que Ernst & Young (oui, un des gros cabinets d'audit financier…) le récupère… … …
Voici mes réponses :
Selon vous, quels besoins étaient exprimés par le gouvernement à travers cette consultation ? … … …
Apporter de l'expertise et améliorer la qualité du texte pour mieux répondre aux enjeux du numérique ?
Pas du tout
Défendre l'intérêt des citoyens peu représentés par les canaux habituels de consultation ?
Pas du tout
Identifier les sujets susceptibles de poser des difficultés de mise en oeuvre ?
Pas du tout
Apporter des idées innovantes ?
Pas du tout
Associer davantage les citoyens à la décision publique ?
Pas du tout
Toucher une communauté large et peu organisée ?
Pas du tout
Communiquer et afficher une volonté de consulter les citoyens ?
Pas du tout
Quel(s) autre(s) besoin(s) identifiez-vous ?
L'objectif de cette consultation était vicié dès le début : il ne s'agissait pas de faire prendre part les citoyen-ne-s à la décision politique, ni de trouver des idées innovantes, ni de chercher une expertise ni quoi que ce soit, mais de faire de l'affichage politique en mode "on est trop dans le délire de la démocratie direct, on écoute les citoyen-ne-s". Sur les grandes lignes, le texte a été peu modifié (dans la direction citoyen-ne) par rapport au texte préparé en amont par le gouvernement. Je retiens totalement l'avis formulé par ces collectifs citoyens : https://www.regardscitoyens.org/le-gouvernement-ouvert-a-la-francaise-un-leurre/ .
Selon vous, la démarche de consultation en ligne était-elle adaptée pour répondre à ces besoins ?
Tout à fait
Avez-vous été satisfait(e) par la plateforme République numérique proposée pour cette consultation (facilité d’utilisation, présentation des contributions, clarté de l’outil, etc.) ?
Plutôt non
Etes-vous satisfait(e) d’avoir pu contribuer à cette consultation en ligne ?
Pas du tout
Avez-vous le sentiment que vos contributions ont été prises en compte... ?
…à l’issue de la consultation en ligne et avant les débats parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat ?
Pas du tout
…dans le texte final de la loi ?
Pas du tout
A titre personnel, quel(s) bénéfice(s) avez-vous tiré de cette consultation ?
Familiarisation avec le processus d’écriture de la loi et le fonctionnement des institutions françaises
Plutôt non
Meilleure compréhension des arguments en faveur et en défaveur des propositions émises
Plutôt non
Fierté d’avoir été associé(e) à la décision publique
Pas du tout
Amélioration de l’image de l’administration
Pas du tout
Autre (réponse facultative)
« Familiarisation avec le processus d’écriture de la loi et le fonctionnement des institutions françaises » écrivez-vous. Cette consultation est un rideau décoratif qui masque le véritable fonctionnement de nos institutions : agenda du parlement décidé par le gouvernement, procédure accélérée + délai pour prendre parti sur un texte toujours plus court, délégation de vote au Sénat, court délai pour poser un amendement, faible qualité des débats au Parlement (paroxysmes : prolongations de l'état d'urgence et 1/5 de la loi égalité et citoyenneté censuré par le Conseil constitutionnel), 49.3, etc. Participer à une consultation ne permet pas de percevoir ces rouages grippés qui forment pourtant notre quotidien démocratique.
Diriez-vous que la consultation a permis d’enrichir la décision publique ?
Pas du tout
Qu'avez-vous pensé de la temporalité de la démarche de consultation ?
Auriez-vous souhaité que la consultation intervienne plus tard dans le processus d’élaboration de la loi, pendant l’examen du projet de loi par l’Assemblée nationale et le Sénat ?
Pas du tout
Auriez-vous souhaité que la consultation intervienne plus tôt dans le processus, au stade de l’écriture des articles du projet de loi ?
Tout à fait
Auriez-vous souhaité que la consultation dure plus longtemps ?
Plutôt oui
A l’avenir, seriez-vous prêt(e) à contribuer de nouveau à ce type de consultation dans le cadre de l’élaboration d’une loi ?
Plutôt oui
Avez-vous d'autres commentaires à formuler sur le processus de consultation ? (réponse facultative)
« A l’avenir, seriez-vous prêt(e) à contribuer de nouveau à ce type de consultation dans le cadre de l’élaboration d’une loi ? » : plutôt oui, SI la qualité démocratique du processus s'améliore. 1) Le gouvernement n'a quasiment rien retenu des propositions. 2) Les réponses du gouvernement sont d'une telle faiblesse dans l'argumentation que c'en est déplorable. Soit le gouvernement avance que l'UE est en train d'étudier le dossier faisant l'objet de la proposition et donc on s'interdit de réfléchir et de proposer des choses à l'UE, ce qui est stupide. Soit le gouvernement avance que la proposition serait contraire aux réglementations européennes et internationales alors que ça n'a pas freiné le gouvernement pour déployer un état d'urgence violent, hors de contrôle et anti-démocratique (la France est en exception à la CEDH !), par exemple. Soit le gouvernement répond des banalités sans argumenter sur le fond juridique ou moral. On est donc très loin d'un échange avec les citoyen-ne-s.
Ça aurait été bien que cette consultation (comme les autres), ne se soit pas déroulée sur la plateforme d'une société commerciale privée en position dominante sur le marché (via un accès privilégié à la commande publique), Cap Collectif par le biais d'une association, Démocratie Ouverte, qui concentrent les conflits d'intérêt. Là encore, lire : https://www.regardscitoyens.org/le-gouvernement-ouvert-a-la-francaise-un-leurre/
Tiens, j'avions raté ça.
Mais finalement, le gouvernement américain repousse une nouvelle fois cette indépendance à septembre 2016, expliquant que de nombreux points restent à éclaircir. Il faudra finalement attendre un accord obtenu lors du 55e congrès de l’Icann à Marrakech pour que le scénario se concrétise. La perspective d’une année électorale inquiète, les républicains américains ne se privent ainsi pas de dénoncer un abandon d’internet de la part de la présidence Obama, mais malgré les craintes et les mauvais présages, le projet tient bon et le contrat liant l’Icann au gouvernement américain n’est pas renouvelé.
L’Icann n’est pourtant pas sorti de l’auberge et aura de nombreux combats à mener afin de roder sa nouvelle gouvernance multipartite, mais un cap est passé.
Intéressant.
L'énergie investie (ou brûlée, selon le regard que l'on adopte) dans l'organisation des différentes mises en compétition des établissements supérieurs a été considérable. À la fin de son mandat ministériel, un ministre de l'Enseignement supérieur se réjouissait de ce que ces différents "concours" aient amené à ce que des gens qui ne se parlaient pas auparavant commençaient à se fréquenter (et c'est vrai).
Mais il estimait avec perplexité que la réponse aux Programmes d'investissement d'avenir 1 (Idex, Labex, Equipex, etc.) avait mobilisé de l'ordre de 6.000 années de travail des meilleurs chercheurs du pays (6.000, sur 100.000 universitaires permanents en France). L'essentiel de ces écritures a en effet concerné des personnes à très haute qualification et très haute responsabilité. Et le ministre d'observer que, cette année-là, la production scientifique du "laboratoire France" avait, de fait, baissé.
Quelques années plus tard, en 2015, un budget de disette venait extraire 100 millions d'euros des fonds de roulement des EPSCP, donnant le pire signal à ceux qui avaient choisi de se constituer des capacités d'investissement, démontrant au passage que l'autonomie des établissements publics était une illusion. Par ailleurs, sur les 1.000 postes créés dans le supérieur en 2015, environ 650 étaient affectés aux structures permanentes de Comue : il y avait là une magnifique démonstration d'anti-économies d'échelle, où des postes opérationnels de chercheurs étaient transformés en postes fonctionnels de structures fédératives imposées, financés en prélevant sur le budget des établissements.
[…]
Finalement, on réussit assez bien à rendre les acteurs dociles par une conjonction d'épuisement budgétaire (budgets bloqués mais quasi-interdiction d'innovation sur le plan des ressources propres), de corset administratif (une seule Comue par grande métropole, territorialité obligatoire, Idex quasiment soumises à fusion des établissements), et de la violence subie que représente l'espace entre le discours ("nous investissons dans l'enseignement supérieur et la recherche, les ambitions de la France")... et la réalité humaine des postes bloqués et des finances exsangues.
[…]
Vu de Boston, San Francisco et Shanghai, le nombre de prix Nobel et de médailles Fields compte plus pour la visibilité internationale que le nombre d'étudiants et le regroupement territorial. Mais la France fait comme si la force venait d'abord de la taille ou de la structure.
Christine Musselin a bien raison : le plus étonnant est la résignation. Les acteurs sont épuisés, voilà tout. Ils savent que toute leur énergie mentale, leur intelligence et leur créativité devraient être tournées vers la recherche, l'invention, le soin envers les étudiants, et que ces missions sont par nature sans limites. Les lieux d'excellence mondiale sont ceux qui savent rendre cela possible en reconnaissant que c'est là l'essentiel, plutôt que de chercher à promouvoir des "rationalisations" si difficiles et si coûteuses en énergie, donc inefficaces, dans un contexte de budget limité et administrativement corseté.
Via https://twitter.com/IGarcinMarrou/status/852142916097146880 via https://twitter.com/quota_atypique
Les gens de chez Datagueule ont besoin d'argent pour financer un documentaire long format (comme leur excellent « 2 degrés avant la fin du monde ») qui sera dédié à questionner la démocratie et qui sera diffusé sous une licence Creative Commons (laquelle ?).
Il reste moins d'une semaine et il manque encore 37 % des fonds nécessaires à la production de ce documentaire. Si l'objectif n'est pas atteint, ce documentaire ne sera apparemment pas réalisé, car les auteurs de DataGueule veulent vraiment le financer de cette manière. Ça serait dommage vu la qualité des autres épisodes…
La carte des difficultés sociales de la France en 2013 montre qu’elles présentent de grandes similitudes géographiques. Ce sont à peu près les mêmes territoires où sévit le chômage, où les jeunes n’ont pas de diplômes, où la pauvreté est la plus élevée et où les familles monoparentales sont les plus nombreuses. Nul hasard à cela car ces problèmes font système en se renforçant les uns les autres: les jeunes sans diplôme risquent le chômage beaucoup plus que les autres, les chômeurs sont plus pauvres que la moyenne, le chômage est un ferment de dissolution des liens sociaux, en particulier des liens familiaux, ce qui entraîne des ruptures et donc la multiplication des familles monoparentales, dont 35 % sont au-dessous du seuil de pauvreté. En cherchant à venir à bout de l’une de ces difficultés, on rencontre inévitablement les autres.
[…] Il serait cependant inexact d’en déduire que ce vote est celui des pauvres et des laissés pour compte. Ces derniers s’abstiennent le plus souvent. On doit plutôt constater que c’est le vote des régions pauvres, celles où beaucoup craignent les accidents de la vie car ils voient leurs proches atteints par eux.
[…]
[…] le vote frontiste est plus faible dans les villes et particulièrement dans les grandes agglomérations que dans leur périphérie alors qu’inversement, les problèmes sociaux y sont plus aigus. […] Ceci montre que les électeurs choisissent plus en fonction de leurs perspectives d’avenir que de leur situation réelle. Dans les zones éloignées du centre, les habitants se sentent oubliés et ont l’impression de ne pas pouvoir changer leur situation. Dans les villes, même les plus pauvres peuvent espérer rencontrer une opportunité qui les tirera de la misère.
Conservatisme & peur du lendemain…
Contrairement à ce que dit François Asselineau, l’article 106 TFUE n’a pour objet ni le démantèlement des services publics français ni leur privatisation, mais l’ouverture par principe au droit de la concurrence de ceux qui interviennent dans la sphère économique, tout en protégeant ceux portant sur les activités régaliennes, sociales et de santé, et les activités qui sont nécessaires à l’accomplissement de la mission de service public.
Les DNS adapters (anciennement nommés I/O adapters, de mémoire), qui sont apparus avec la version 1.4 d'OpenDNSSEC, lui permettent de se comporter comme un serveur DNS c'est-à-dire que, plutôt que d'avoir le fichier de zone à signer sur un support de stockage, OpenDNSSEC peut très bien la recevoir depuis un serveur DNS, via un transfert de zone tout à fait standard dans DNS. De même, plutôt que d'écrire la zone signée sur le stockage, OpenDNSSEC peut la distribuer à un serveur DNS qui, lui, la servira à tout l'Internet.
En gros, le tech modifie le fichier de zone et la recharge dans son serveur de noms interne qui fait autorité habituel (BIND, nsd, knot, etc.). Celui-ci envoie une notification à OpenDNSSEC. OpenDNSSEC effectue un transfert de la zone depuis le serveur DNS interne puis signe la zone puis envoie une notification au serveur DNS qui fait autorité exposé sur le net. Ce serveur récupère la zone signée auprès d'OpenDNSSEC en effectuant un transfert de zone.
Cela permet deux choses :
ods-signer sign) : une équipe, pourquoi pas celle dédiée à la sécurité, met en place, maintient et debug DNSSEC et le reste des techs utilise le DNS comme à son habitude, comme on le voit en cours : modif' du fichier de zone et faire relire son contenu par un serveur de noms bien connu (BIND, la plupart du temps, malheureusement).Évidemment, il est tout à fait possible de mixer les I/O adapters et d'utiliser le stockage comme entrée du signataire DNSSEC et un transfert de zone en sortie du même signataire (configuration du master furtif) ou un transfert de zone en entrée et une écriture sur le stockage en sortie.
Je me suis fait une petite maquette : dns1/198.18.0.1/Debian+BIND9 -> opendnssec/198.18.0.2/Debian+OpenDNSSEC -> dns2/198.18.0.3/Debian+nsd. dns2 est la seule machine accessible depuis Internet. Oui, normalement dns2 devrait être dans un réseau IP différent de dns1.
sudo apt-get install bind9
sudo mkdir -p /var/named/zones/master
sudo chown -R bind:root /var/named
sudo chown -R 555 /var/named
Conf' (/etc/bind/named.conf.local) :
zone "guiguishow.example." IN {
type master;
file "/var/named/zones/master/db.guiguishow.example";
allow-transfer { 198.18.0.2; };
notify yes;
also-notify { 198.18.0.2; };
};
La ligne allow-notify est importante : par défaut un serveur de noms envoie une notification uniquement aux machines désignées par un enregistrement NS dans la zone. Comme dit, dns1 et OpenDNSSEC n'apparaissent pas dans les enregistrements NS de guiguishow.example.
Pour le contenu du fichier de zone, c'est du classique :
$ORIGIN guiguishow.example.
$TTL 3600
guiguishow.example. IN SOA dns1.guiguishow.example. dnsmaster.guiguishow.example. 2017041200 7200 3600 604800 3600
@ IN NS dns2
dns2 IN A 198.18.0.3
Oui, mon enregistrement SOA est parfaitement valide : le champ mname, « dns1.guiguishow.example » dans cet exemple, doit indiquer le nom de n'importe quel serveur DNS qui fait autorité sur la zone. Par convention, on y met la machine qui est la source de la zone, c'est-à-dire le serveur sur lequel sont effectuées les modifications. Il n'a jamais été question que ce champ contienne forcément le premier NS public de la zone et encore moins que ce nom soit utilisé dans le processus de résolution d'un nom.
Le début ne change pas d'une installation OpenDNSSEC classique.
sudo apt-get install opendnssec opendnssec-enforcer-sqlite3 softhsmsudo softhsm --init-token --slot 0 --label "OpenDNSSEC"
Puis, on configure le DNS adapters. La première étape est d'indiquer sur quelle-s interface-s et quel port réseau écouter (par défaut : port 53 sur toutes les interfaces) en décommentant le Listener dans conf.xml :
<Listener>
<Interface>
<!-- <Address></Address> -->
<Port>53</Port>
</Interface>
</Listener>
Sans ça, l'erreur « no dnshandler/listener configured, but zones are configured with dns adapters: notify and zone transfer requests will not work properly » apparaît dans les logs.
Ensuite, on configure les serveurs DNS source (dns1) et destination (dns2) dans le fichier /etc/opendnssec/addns.xml :
<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<Adapter>
<DNS>
<Inbound>
<!-- Address of host to request XFR from -->
<RequestTransfer>
<Remote>
<Address>198.18.0.1</Address>
</Remote>
</RequestTransfer>
<!-- Allow NOTIFY messages from host -->
<AllowNotify>
<Peer>
<Prefix>198.18.0.1</Prefix>
</Peer>
</AllowNotify>
</Inbound>
<Outbound>
<!-- Provide XFR to host -->
<ProvideTransfer>
<Peer>
<Prefix>198.18.0.3</Prefix>
</Peer>
</ProvideTransfer>
<!-- Send NOTIFY messages to host -->
<Notify>
<Remote>
<Address>198.18.0.3</Address>
</Remote>
</Notify>
</Outbound>
</DNS>
</Adapter>
Puis, on ajoute notre zone dans /etc/opendnssec/zonelist.xml :
<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<ZoneList>
<Zone name="guiguishow.example">
<Policy>default</Policy>
<SignerConfiguration>/var/lib/opendnssec/signconf/guiguishow.example.xml</SignerConfiguration>
<Adapters>
<Input>
<Adapter type="DNS">/etc/opendnssec/addns.xml</Adapter>
</Input>
<Output>
<Adapter type="DNS">/etc/opendnssec/addns.xml</Adapter>
</Output>
</Adapters>
</Zone>
</ZoneList>
On constate qu'il est tout à fait possible d'avoir plusieurs serveurs DNS en entrée, chacun servant une ou plusieurs zones. Même chose en sortie.
Enfin, on met en place les politiques de signature :
sudo ods-ksmutil setup
sudo apt-get install nsd
sudo mkdir -p /var/named/zones/slave
sudo chown -R nsd:root /var/named
sudo chmod -R 555 /var/named
sudo chmod u+w /var/named/zones/slave
Conf' (/etc/nsd/nsd.conf) :
zone:
name: "guiguishow.example."
zonefile: "/var/named/zones/slave/db.guiguishow.example"
allow-notify: 198.18.0.2 NOKEY
request-xfr: 198.18.0.2 NOKEY
Évidemment, il faut veiller à ne jamais autoriser un transfert de zones entre dns1 et dns2, sinon ça va plutôt mal se passer au moins jusqu'à ce qu'OpenDNSSEC notifie un serial plus important et que dns2 récupère cette zone signée en conséquence.
On lance nsd sur dns2 :
sudo systemctl restart nsd
On lance OpenDNSSEC :
sudo systemctl restart opendnssec-enforcer.service opendnssec-signer.service
On lance BIND sur dns1 :
sudo systemctl restart bind9
dns2 sert bien une zone signée \o/ :
$ dig @::1 +dnssec SOA guiguishow.example
; <<>> DiG 9.9.5-9+deb8u10-Debian <<>> @::1 +dnssec SOA guiguishow.example
; (1 server found)
;; global options: +cmd
;; Got answer:
;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 41788
;; flags: qr aa rd; QUERY: 1, ANSWER: 2, AUTHORITY: 2, ADDITIONAL: 3
;; WARNING: recursion requested but not available
;; OPT PSEUDOSECTION:
; EDNS: version: 0, flags: do; udp: 4096
;; QUESTION SECTION:
;guiguishow.example. IN SOA
;; ANSWER SECTION:
guiguishow.example. 3600 IN SOA dns1.guiguishow.example. dnsmaster.guiguishow.example. 2017041201 7200 3600 604800 3600
guiguishow.example. 3600 IN RRSIG SOA 8 2 3600 20170426074413 20170412150401 18114 guiguishow.example. MgP6rIs4Uf/SDAzFyJnw8w+JWh0EgxrFmbdlpMZxhdaQd/9NOsf07/mg JxV1qQ42xIAMUziF5wn0yX0DOqIr6S2jE+lGLWsRHB2swUQ1eaBsTKlV cLpRoRz6J1XtAha90OggjmGdL8EHMNczdjeYzmXwSAtpFsj20A+CcxYk LfM=
;; AUTHORITY SECTION:
guiguishow.example. 3600 IN NS dns2.guiguishow.example.
guiguishow.example. 3600 IN RRSIG NS 8 2 3600 20170426104704 20170412150401 18114 guiguishow.example. dISERsUbOSL03zWzTKMuoATfYws21RhxekZRjRbn5oFe/HIDxqCar2DQ hj5JxnBwQV9/Kjwa2/ZASBhUqEmzQe3ZCrvPdbTQUFCtoHuRSXtuJMB8 cHot6AuM1MJRkwPEwnem+F9excJR9vX4MRY08+pYEvKHHbz91ysnGkFP ESY=
;; ADDITIONAL SECTION:
dns2.guiguishow.example. 3600 IN A 198.18.0.3
dns2.guiguishow.example. 3600 IN RRSIG A 8 3 3600 20170427015329 20170412150401 18114 guiguishow.example. DSgNZI7MG53qMecbXT+bU73qGY8uu0QTxYrcTrjwFiGU5deUot8CKkEz SNJ/ahBCfpexdpf4IffjHqAw527o2O6OUdqNj6VwYj/wScgdWSZJQhcO wtmTyZwyC1jWviiaVTX/e24coQMFickOjYOSBqiSDeNqe7sPOkT7XHgm qlE=
;; Query time: 0 msec
;; SERVER: ::1#53(::1)
;; WHEN: Wed Apr 12 18:05:19 CEST 2017
;; MSG SIZE rcvd: 667
Attention : la commande ods-signer sign n'a pas d'effet lorsqu'elle est utilisée sur une zone qui utilise un adaptateur DNS en entrée car OpenDNSSEC n'effectue pas un transfert de zone de sa propre initiative. Pour ce faire, il faut soit redémarrer OpenDNSSEC (ce qui est inapproprié !), soit envoyer une notification depuis le serveur DNS interne (exemple avec BIND : sudo rndc reload <nom_zone> ; exemple avec nsd : sudo nsd-control notify <nom_zone>).
In this paper (PDF) delivered at the CODASPY’17 conference in March, Kranch explains that the TCP/IP headers of a Netflix HTTPS stream provide a 99.5 per cent content fingerprint.
Yes, HTTPS is meant to provide privacy, and no, Netflix isn't doing anything dumb like putting movie titles in headers: the variable bitrate (VBR) encoding happens to yield up predictable behaviour, particularly in how the byte-range portion of HTTP GET commands perfectly aligns with individual video segment boundaries.
[…]
Kranch offers a couple of ideas to fix the issue. For example, he says, “the browser could average the size of several consecutive segments and send HTTP GETs for this average size. As an alternative approach, the browser could randomly combine consecutive segments and send HTTP GETs for the combined video data.”
Joli mais sans surprise (le chiffrement ne résout pas tous les problèmes, quelle surprise). :)
Via #ttnn
Article très intéressant qui part d'un cas d'usage concret pour explorer le traitement des trames réseaux par Linux.
Un pont réseau (aussi appelé « commutateur » ou « switch ») permet d’interconnecter plusieurs segments Ethernet ensemble. C’est un élément d’infrastructure banal et implémenté de longue date par Linux.
Un usage typique est exposé dans la figure ci-dessous. L’hyperviseur exécute trois machines virtuelles. Chacune d’elle est attachée au pont br0 (représenté par un segment horizontal). L’hyperviseur dispose de deux interfaces réseau physiques :
- eth0 est attachée à un réseau public fournissant divers services aux machines virtuelles (DHCP, DNS, NTP, routeurs vers Internet, …). Elle fait partie du pont br0.
- eth1 est attachée à un réseau d’infrastructure fournissant divers services à l’hyperviseur (DNS, NTP, gestion de la configuration, routeurs vers Internet, …). Elle ne fait pas partie du pont br0.
Dans une telle configuration, il est raisonnable de penser que les machines virtuelles peuvent accéder aux ressources du réseau public sans être capable d’atteindre les ressources du réseau d’infrastructure (y compris les ressources hébergées par l’hyperviseur lui-même, comme le serveur SSH). En d’autres mots, la séparation entre le domaine vert et le domaine violet doit être totale. Ce n’est pas le cas. Depuis n’importe quelle machine virtuelle […]
[…]
Une autre méthode est de configurer arp_ignore à la valeur 2 pour l’interface du pont. Le noyau ne répondra aux requêtes ARP que si l’adresse IP cible est configurée sur l’interface entrante. Comme l’interface du pont n’a pas d’IP, cela revient à ignorer toute les requêtes. […] À noter que désactiver le traitement des requêtes ARP ne dispense pas d’appliquer une méthode spécifique à IPv4. Un utilisateur peut en effet ajouter manuellement une entrée dans son cache ARP […] Étant donné que Linux est assez libéral sur les adresses MAC autorisées, il n’est même pas nécessaire de deviner l’adresse MAC […]
[…]
Dans l’exemple ci-dessus, la machine virtuelle reçoit des réponses ICMP car celles-ci sont routées à travers le réseau d’infrastructure vers Internet (c’est-à-dire que l’hyperviseur a en route par défaut une passerelle qui va également faire du NAT vers Internet). Quand ce n’est pas le cas, la communication ne peut se faire que dans un seul sens. Cela permet toujours de faire quelques dégâts dont des dénis de service.
De plus, si l’hyperviseur est également un routeur, les machines virtuelles peuvent atteindre n’importe quelle machine du réseau d’infrastructure, exposant ainsi certains nœuds peu protégés tels que des PDU disposant d’un agent SNMP. L’attaquant peut aussi forger son adresse IP pour contourner certains mécanismes d’authentification.
De plus, la Haute autorité préconise d'"améliorer la transparence de l'emploi de l'IRFM" (5.840 euros brut mensuels pour un député, 6.109 net pour un sénateur), objet de polémiques régulières. Lors de l'examen des déclarations de fin de fonctions des parlementaires, elle a en effet identifié "plusieurs situations dans lesquelles l'IRFM avait contribué à un accroissement sensible du patrimoine des déclarants".
"Cette indemnité a parfois pu financer des biens immobiliers privés, être investie dans des instruments financiers (SICAV), servir à régler des dépenses sans lien avec le mandat, comme des vacances personnelles, ou a simplement été directement versée sur des comptes personnels", pointe la Haute autorité.
… … …
Une vague d'agressions homophobes a été déclenchée depuis un mois en Tchétchénie. Une centaine de personnes ont été détenues et torturées.
[…]
[…] Plusieurs d'entre eux ont été torturés pour qu'ils dénoncent d'autres gays, selon les témoignages recueillis par Novaïa Gazeta. Détenues dans une prison secrète à Argoun, ils ont subi des tortures à l'électricité et avec des tessons de bouteille. Selon les témoins, Magomed Daoudov, le président du parlement, a lui-même participé aux interrogatoires.
Alors que le gouvernement estime qu'"on ne peut pas arrêter de gens qui n'existent pas dans la République", Amnesty international nous aide à comprendre le sens de la réponse et traduit: "Si de telles personnes existaient en Tchétchénie, les forces de l'ordre n'auraient rien à faire contre elles. Ce sont leurs proches qui les expédieraient vers une destination sans retour." L'association a lancé une pétition pour dénoncer ces violences.
Le harcèlement homophobe a démarré début mars, lorsque des médias locaux ont rapporté qu'une organisation de défense des droits des LGBT basée à Moscou, GayRussia.ru, prévoyait de demander l'autorisation d'organiser des manifestations dans quatre villes du Caucase du Nord, dont la Tchétchénie fait partie. Nikolaï Alekseïev, de GayRusia.ru, à l'origine de l'initiative, avait pour objectif d'essuyer le refus des autorités pour ensuite déposer un dossier de plainte auprès de la Cour européenne des Droits de l'Homme. […]
Si la défense des droits humains est chaque jour plus difficile en Russie, elle est impossible en Tchétchénie, véritable zone de non-droit au sein de la Fédération. […]
[…] Kheda Saratova, membre du Conseil des droits de l'Homme tchétchène (officiel) a par ailleurs annoncé que le système judiciaire de la république se montrerait "compréhensif" avec quiconque assassinerait un proche de sa famille pour homosexualité... avant de déclarer avoir été mal comprise.
J-O-I-E !
[…] Mais le personnage, ses sorties de route, laissent planer une ombre inquiétante sur sa présidence. Quel président serait Mélenchon, dans sa VIème République, celui qui désigne des journalistes à la foule comme étant « ceux d’extrême droite » ? […]
Sans compter le paternalisme affligeant du personnage…
Un président qui désigne quantité d’ennemis peut-il parvenir à appliquer un programme ? Dans le cas où La France insoumise n’obtenait pas la majorité aux législatives, comment serait gérée la cohabitation et comment la VIème République pourrait-elle se constituer ? S’il y a ennemis — comme Jean-Luc Mélenchon ou ses porte-paroles le martèlent — que se passera-t-il pour ces ennemis, comment seront-ils traités par la présidence ? Quel temps sera accordé à la création de cette VIème République ? Quel temps ensuite pour appliquer son programme ? Son ampleur et les résistances qu’il engendrerait laissent envisager un processus long. Très long.
[…]
Le programme économique de la France insoumise n’est pas communiste (au sens réel et historique), n’est pas social-démocrate comme celui de Hamon (au sens de conserver les fondamentaux socio-économiques, institutionnels, tout en saupoudrant des mesures pour contrer les effets de la mondialisation et de la dérégulation de l’économie de marché) , il est une forme hybride de socialisme et d’écologie politique, mâtinée d’altermondialisme, de réformes keyneisiennes (politique de la demande) le tout porté par une redistribution potentielle des pouvoirs et des richesses via le préalable de la création de cette VIème République par constituante(s). L’État est donc présent à tous les étages, que ce soit dans les cadres juridiques nouveaux qu’il instaure, dans les financements, les orientations générales, etc.
[…] Avec plein de promesses qui semblent comme toujours dans le cadre des programmes politiques, pleines de bons sens « populaire » (qui voudrait voir la pollution s’étendre, une médecine faillible, des logements insalubres ou des maladies sexuellement transmissibles qui explosent ?). Mais elles ne sont soutenues par rien de précis dans de nombreux cas. Lutter contre la malbouffe, le sel, le sucre, les graisses, ça ne mange pas de pain (si l’on peut dire), mais comment s’y prend-t-il le président pas monarchique Mélenchon et son gouvernement sous contrôle du Parlement ? Il interdit la malbouffe par décret ?
Généraliser l’économie sociale et solidaire, stopper l’ubérisation des activités : comment, pourquoi faire, avec qui, dans quel but ? Ne pas laisser le champ aux multinationales, on imagine. Mais quelle réforme précise peut le permettre, avec quels résultats économiques, sociaux, envisagés ? L’ESS est un produit marketing qui est déjà dévoyé, très peu développé : peut-il supplanter les 99% d’activités économiques capitalistes classiques sans que des effets de bord surviennent ? Comment tout ça se finance ? Rien n’est abordé de façon profonde dans ce type de propositions du programme de Mélenchon, propositions qui sont bien entendu séduisantes pour l’électeur altermondialiste écolo-socialo-collaborativo-anti-libéral, mais ne reposent sur pas grand chose de concret.
Emmanuel Macron est un libéral convaincu, et adhère par là à un dogme connu, une idéologie politique établie — qui pour autant se refuse toujours à être reconnue comme dogmatique ou idéologique — en se cachant derrière une volonté seulement engagée dans l’efficacité. La performance. Le pragmatisme.
L’idée libérale toute macronienne est d’établir qu’aucune valeur, histoire, théorie politique n’ont d’intérêt, puisque les problèmes que rencontre la société française sont dus à un phénomène principal : la rigidité. Le trop plein de règles. Qui mènent à la complexité, à la lenteur, à la paralysie. Au manque de performance. Ces règles sont — pour Macron — le produit, justement, des idéologies politiques, et lui, propose de faire sans, ou avec beaucoup moins. Sans idéologie (il est dans l’efficacité) et sans règles, ou tout du moins avec beaucoup moins de règles (ça freine les règles).
[…] Mais dans le système Macron, les choses ne sont pas aussi simples. Il y a une campagne à deux niveaux : celle de la « libération », et en parallèle les mesures de modernisation, avec la protection. Toute la stratégie de campagne de Macron est basée sur cette dichotomie entre protection des plus faibles, retour de l’Etat dans des secteurs sinistrés, et abolition de règles aux fins de dérégulation de pans entiers d’activités.
D’un seul coup, Macron propose un déchaînement de nouvelles règles, ou l’accroissement des contrôles pour faire appliquer des règles. Alourdir les sanctions contre la fraude fiscale, alors que les moyens de parvenir à coincer les fraudeurs sont au plus bas, et que la dérégulation bancaire qu’il souhaite permettra de la faciliter, est un exemple de la dichotomie permanente du programme de Macron. Vous augmentez les punitions sur le papier, mais vous donnez toutes les garanties à ceux qui pourraient les subir qu’ils ne seront pas attrapés.
Par contre, dans le cas de la fraude sociale, les sanctions aggravées fonctionneront bien, puisque les moyens de contrôles sont en pleine expansion. Sachant que la fraude sociale ne représente quasiment rien : la fraude sociale est bénéficiaire, il y a dix fois plus d’argent non versé à des personnes qui pourraient toucher des prestations que d’argent détourné par les fraudeurs…
[…]
Le fond de l’affaire n’est pas clair, mais laisse entrevoir la société rêvée d’Emmanuel Macron. Une société qui part du principe que la travail coûte trop cher, où les entrepreneurs sont ligotés, où le dialogue social (sic) doit être « redéfini » : en réalité, c’est la continuation parfaite et l’accélération de la politique de François Hollande (CICE, Loi travail, etc), qui lui-même continuait la politique de Nicolas Sarkozy. Compétitivité, flexsécurité, tous ces concepts qui n’ont jusque là jamais apporté la preuve de leur efficacité pour diminuer le chômage ou améliorer la fameuse « compétitivité » des entreprises.
Le concept de la liberté, chez les libéraux français est très primaire, à la limite de l’escroquerie intellectuelle. Leur vision binaire de la liberté peut être résumée ainsi : « La liberté, c’est pouvoir faire avec le minimum de contraintes, c’est pouvoir acheter le maximum de choses, développer ses idées pour en faire une manne financière, un accroissement de richesse, une élévation sociale. La liberté est conditionnée à la réduction des règles, elle ne peut s’accompagner que d’une dérégulation la plus grande possible, pour permettre un décollage le plus grand possible des énergies, pour être libre, il faut le moins de contraintes possibles… » : etc, etc, argumentum ad nauseam.
[…] Une liberté sans règles est l’expression de l’entropie. Donc du chaos. Les enfants apprennent à exercer leur liberté dans un cadre, éducatif, social, pour que plus tard, devenus adultes, ils ne soient pas des êtres asociaux, des agents du chaos, exerçant une liberté individuelle qui s’exonérerait des autres. D’autrui. « La liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres« . C’est à partir de cet adage, qui est en fait un résumé de l’Article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 que l’on peut commencer à réfléchir vraiment à ce qu’est la liberté au sein d’une société
[…]
L’idée même que les impôts, les taxes, tout ce qui finance le bien public est un frein à l’expression de la liberté de créer de la richesse prônée par ces « disrupteurs » est une sorte de vol généralisé, assumé et mensonger qu’ils aimeraient beaucoup faire passer pour une forme de modernité incontournable. Ce qu’ils oublient, c’est que toute la richesse créée par les entreprises les plus performantes qu’ils souhaitent « libérer » ne peut se générer que par le maintien d’infrastructures et de biens publics au meilleur niveau : réseaux routiers, télécommunications, éducation, administrations, aides publiques, maintien du tissu associatif, gestion du patrimoine, culture, etc… Que la gestion de l’argent public soit mauvaise, mal répartie, soumises à des pressions, des conflits d’intérêt, c’est une certitude. Mais faire croire qu’il faudrait en dépenser moins, et dans le même temps qu’il faudrait en collecter moins, et surtout laisser les clés de la gestion économique globale à des acteurs économiques privés de type vautours, est un plan marketing politique assez étonnant. […]
[…]
Le rêve d’une société où chacun peut « entreprendre », avec des règles minimales, qui « fluidifieraient » les échanges, l’emploi, est celui des prédateurs de l’économie néo-libérale, l’économie financière. Les startups n’en sont qu’une partie émergée, puisqu’au final, le projet de Macron n’est rien d’autre que la création [déjà en cours de constitution] d’un grand espace commercial, où les Français pourront aller consommer 24/24, et travailler le maximum avec le moins de règles possibles, tout en étant sommé de ne pas profiter de l’argent public des organismes paritaires sociaux, le tout dans un rapport de force entre détenteurs du capital et les autres, totalement distendu au profit des premiers.
Mais Macron le sait bien, au point qu’il peut même exprimer le fond de sa pensée, avec cette sortie sur la pénibilité au travail lors de sa présentation au MEDEF (article de l’Obs)
« Le compte pénibilité ? Emmanuel Macron « n’aime pas le terme », et entend le supprimer car il « induit que le travail est une douleur », a-t-il déclaré en présentant son programme économique au Medef […]