The Daily Shaarli
Résumé : impossible de se connecter à un lecteur réseau winwin / CIFS depuis une machine Ubuntu 20.04 ? Ajouter client min protocol=NT1 dans la section [global] du fichier /etc/samba/smb.conf. Attention : cela pose des problèmes de sécurité !
Depuis le gestionnaire de fichiers d'une machine Ubuntu 20.04, impossible de se connecter à un serveur CIFS. L'erreur suivante s'affiche avant même de demander l'identifiant + domaine + mot de passe :
Oups ! Quelque chose s'est mal passé.
Message d'erreur non géré : impossible de monter le partage Windows : Le logiciel a provoqué l'abandon de la connexion.
Si l'on essaye de s'y connecter avec le logiciel smbclient, on obtient l'erreur suivante avant toute demande d'identifiant :
smbclient //serveur.monorganisation.exemple/nom_lecteur -u <identifiant>
protocol negotiation failed: NT_STATUS_CONNECTION_DISCONNECTED
En revanche, cela fonctionne toujours avec mount -t cifs //serveur.monorganisation.exemple/nom_lecteur /point/de/montage -o username=<identifiant>,vers=1.0.
Il ne faut pas aller chercher bien loin : mount d'une part et smbclient et gvfs d'autre part ne doivent pas utiliser le même sous-système, et l'antique version 1 du protocle SMB doit être désactivée dans l'un d'eux. C'est en effet le cas depuis la version 4.11 de Samba… Qui est justement celle distribuée dans Ubuntu 20.04. On notera que le problème se présentera aux Debianeux avec Bullseye. ;)
Un contournement est indiqué dans le journal des changements de Samba : il faut ajouter client min protocol=NT1 dans la section [global] du fichier /etc/samba/smb.conf. Pas besoin de redémarrer quoi que ce soit : la modification est immédiatement effective.
SMBv1 est dépréciée + elle pose des problèmes de sécurité, donc il faut la réactiver avec précaution. Dans notre cas, c'est en attendant la fin de la migration vers notre nouveau NAS.
Depuis quelques mois, l'interface des automates de La Poste (qui permettent de peser / affranchir le courrier et acheter divers produits) a changé. Désormais, à la fin, l'usager est invité à noter le service à l'aide de pictogrammes-smyleys colorés que j'ai toujours trouvé infantilisants.
Noter, encore et toujours, comme si c'était un but en soi. Noter, évaluer, dormir. Frénétiquement. Il faut que le jugement fuse et puisse être exprimé sans contrainte. Point de démarches compliquées, il faut que la sanction tombe rapidement.
Oui, la collecte de retours utilisateurs est intéressante. Néanmoins, cette façon de faire, à l'aide de pictogrammes simplistes, restreint fortement l'utilité desdits retours : La Poste ne saura pas ce qui fonde le mécontentement de l'usager. Qu'est-ce qui n'a pas plu ? L'interface de l'automate ? Une fonctionnalité manquante ? Le fait de devoir utiliser un automate ? Le prix d'un produit ? L'usager a-t-il allumé son cerveau en utilisant l'automate ? A-t-il pris du recul sur son coup de sang ? Bien sûr que non. Rien ne pourra être retiré des retours. Mais, c'est cool, le prolo aura pu s'exprimer, c'est tout ce qui compte, on l'aura soulagé, ouf. Le système ne sera pas amélioré, mais le prolo aura l'impression d'être écouté.
Ce genre de démarche amoindrit la pensée et les processus de contestation. Cela stérilise la critique et l'auto-critique. Simplement car c'est moins engageant de noter avec des smyleys que d'envoyer un courrier de réclamation (tu notes, tu passes à autre chose). On oublie comment contester (comment construire un argumentaire et l'articuler, logique d'une argumentation, forme, etc.) au profit du simpliste « moi content / pas content ». C'est comme cela que l'on éteint des citoyens.
Il sufffit de patienter une petite dizaines de secondes pour que la demande de notation disparaisse. Je vais continuer à faire ça. Ne surtout pas jouer à ce jeu malsain.
La girafe a un long cou car elle prend du recul. Elle a de grandes pattes car elle est orientée résultats, elle veut trouver une solution.
2020, """"formation"""" obligatoire « Bien vivre le télétravail ».
Rigole pas, c'est avec ton pognon qu'on finance ce genre de bullshit. Les charlatans ne perdent pas de temps, et les gaspilleurs qui les financent non plus.
Tu vas me dire « tu prends une phrase dans une formation de plusieurs heures ».
Même pas. Y'avait aussi :
Je suis bien content d'avoir échappé à c'te connerie même si, au fond, je suis l'idiot : mieux vaut être payé à (faire semblant d')écouter c'te blague qu'à travailler, ça demande moins d'efforts.
Allez, je vais être gentil : j'imagine que cette """"formation"""" est déjà plus acceptable (en termes de gaspillage de pognon) que les """"formations"""" sophrologie et autres gabegie en matière de formation professionnelle.
Ça me rappelle l'habilitation électrique ou une formation sur les méthodes agiles : bullshit over bullshit for more bullshitness.
Tant qu'il y aura des gens pour trouver ces """"formations"""" « pas si mal »…
