The Daily Shaarli
Sens commun ? Les dirigeants de cette association, née de l’aile la plus dure de la Manif pour tous, sont désormais installés au centre (si l'on ose dire) de la campagne de Fillon.
Du quartier général de campagne dans le XVe arrondissement de la capitale aux comités de soutien locaux, le candidat de la droite et du centre a imposé des responsables de Sens commun à tous les étages. Ce sont eux qui ont supervisé l’organisation de la manif du Trocadéro. Ce sont encore eux qui, la veille, ont assuré la claque, lors du « meeting de la société civile » (sic) à Aubervilliers.
Au premier rang figurait d’ailleurs le porte-parole de l’organisation, Madeleine Bazin de Jessey. Avec en prime, à ses côtés, un revenant en la personne de Charles Millon, ex-associé du Front national en Rhône-Alpes lors des élections régionales de 1998.
Dans chaque comité départemental, Fillon a exigé qu’un responsable local de Sens commun Siège avec les parlementaires et les élus du coin.
Ce qui a dû rassurer, au moins, les grenouilles de bénitier.
On repense à Qu'a vraiment dit François Fillon sur l'avortement ?
Pour en finir avec l'idée de peines-planchers automatiques dont la droite nous abreuve sans cesse depuis plusieurs années :
Ce n’est donc pas la possibilité de rétablir des peines-planchers qui pose problème, mais la prétention à leur caractère automatique, qui pourrait être contraire à la Constitution. Le principe de personnalisation des peines, inscrit à l’article 132-24 du code pénal, permet de déterminer la responsabilité personnelle en raison de la gravité objective du fait. Ce principe substitue en d’autres termes la proportionnalité de la sanction au désir d’expiation sociale. Or, la personnalisation des peines découle notamment de l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui a rang constitutionnel en France. Le Conseil constitutionnel veille alors à ce que le juge conserve sa liberté dans la fixation de la peine (considérant n° 16). La loi étant contrainte par le respect de la Constitution, le Conseil constitutionnel pourrait le cas échéant censurer une telle automaticité.
