The Daily Shaarli
Toutes ces fonctionnalités — et il y en a d'autres — ont désormais un prix, celui de devoir créer un compte utilisateur, directement sur les serveurs Nvidia ou via une connexion Facebook/Google. Nos confrères de Canard PC ont ainsi mis en évidence l'envoi de données matérielles détaillées, l'envoi de la liste des programmes installés, l'historique du débit dans les jeux ainsi que le temps passé à jouer pour ne donner que quelques exemples.
Malheureusement, Nvidia n'a pas souhaité s'arrêter là, puisque la version 375.70 de ses pilotes systématise cette télémesure, que l'utilisateur ait choisi ou non d'installer GeForce Experience. Trois tâches planifiées s'exécutent ainsi périodiquement et envoient différents paquets de données sur les serveurs de Nvidia. Difficile de savoir ce que contiennent exactement les données envoyées puisque celles-ci sont chiffrées.
[...]
[...] cet envoi de données est désormais évoqué dans ses conditions d'utilisation. L'utilisateur, qui accepte quasi systématiquement ces conditions sans les lire, est donc consentant à la collecte et l'utilisation de ces informations.
Ce qui n'est pas conforme au consentement explicite de l'utilisateur comme on le retrouve dans les décisions de la CNIL vivant Tuto4PC (Eorezo Group), voir http://shaarli.guiguishow.info/?1zizBQ .
L'article 68 de la Constitution française définit les conditions de destitution du président de la République et les modalités de la procédure devant la Haute Cour.
Ho, j'ignorais que la réforme constitutionnelle de 2007 (avant l'élection de Sarkozy) et une loi organique de 2014 ont implémenté dans notre droit français une sorte d'impeachment que l'on retrouve dans les pays anglo-saxons. Il y a quelques différences majeures.
Mardi 8 novembre 2016, l'Assemblée a adopté la version définitive de la loi Sapin 2
Ce que j'en retiens :
Ça, c'est un des trucs qui m'énervent le plus : sur mon ordiphone, pendant plusieurs dizaines de secondes, avoir un signal sonore qui m'indique un appel entrant alors que je suis déjà en communication. Ça altère bien la compréhension de l'appel en cours, c'est totalement génial.
Pour virer ça, si l'on a la branche KitKat d'Android :
[...] il vous faudra vous rendre dans l’application Téléphonie de votre smartphone
Vous sélectionnez la rubrique Paramètres [...]
La réforme du Règlement du 27 mai 2009 a institutionnalisé le délai de dépôt des amendements en commission : les amendements doivent être déposés au secrétariat de la commission au plus tard le troisième jour ouvrable, à 17 heures, précédant l’examen du texte en commission.
Elle a modifié le délai pour les amendements déposés sur le texte discuté en séance en le portant également au troisième jour ouvrable précédant l’examen du texte en séance, à 17 heures, au lieu de la veille de la discussion à 17 heures, comme c’était le cas depuis 2006.
[...]
Après l’expiration des délais susvisés, restent recevables les sous-amendements, les amendements du Gouvernement et des commissions saisies au fond, les amendements portant sur les articles modifiés ou ajoutés par un amendement du Gouvernement ou de la commission au fond déposé hors délais.
Illustration d'un problème : le projet de loi égalité et citoyenneté a probablement été lourdement modifié en commission de l'Assemblée nationale le 8 novembre dernier suite à l'échec de la CMP pour trouver un texte de compromis en 1re lecture. Or, dans cette nuit du jeudi 10 novembre au vendredi 11 novembre, le texte issu de la commission, le rapport de la commission ainsi que les comptes-rendus des séances de la commission ne sont pas disponibles en ligne. Je pense que ces documents ne le seront pas avant lundi 14 novembre ou mardi 15 novembre. Compte-tenu du délai-butoir, si je calcule bien, les député-e-s ont jusqu'au vendredi 18 novembre à 17h pour déposer des amendements. Cela laisse donc au maximum 4 jours au-à-là citoyen-ne impliqué-e pour lire et comprendre les ajouts et modifications apportées par la commission de l'Assemblée, pour trouver quel-le-s député-e-s s'occupent de ce texte pour une formation politique donnée, pour établir un dialogue avec lui-elle, etc. On voit bien que c'est quasiment impossible.
Ce n'est pas la première fois que je constate cela.
Oui, je pourrais parler de la procédure accélérée, elle produit le même type d'effets mais c'est trop mainstream.
Du débat démocratique à la française…
[...] L’UE n’est pas une machine à produire de l’accord, c’est une machine à réduire les désaccords.
Il y a ceux qui sont pour le traité avec le Canada, très bien. Et il y a les autres. La commission va les voir les uns après les autres, pour cerner les difficultés, et voir comment s’en accommoder. Évidemment, avec une certaine préséance : quand c’est l’Allemagne qui demande, ça n’a pas le même poids que la Wallonie, pour dire les choses clairement.
L'idée, c'est de laisser les plus petits pour la fin. Et à la fin, on vous dit : 27 sont d’accord, vous ne pouvez pas être tout seul à ne pas être d’accord. Comme si le seul fait d’être le dernier vous privait de votre droit au désaccord. Quand on dit que l'UE fonctionne à l'unanimité, ce n'est pas vrai. C'est de la presque unanimité. Au fond, le dernier, surtout s'il est petit, n’a pas le droit d’avoir un veto.
[...]
[...] on vous convoque sans cesse à des réunions. Et il faut être honnête, il n'est pas possible de ne pas y aller. Parce que l'on joue le jeu institutionnel. Il m'est arrivé une seule fois durant la séquence de pratiquer la politique de la chaise vide, parce qu'on avait essayé de me coincer dans un format de réunion qui n'était pas celui que je désirais. Mais sinon, la technique, c’est que l'on vous invite et l'on vous demande d'expliquer vos difficultés. On vous explique pourquoi on ne peut pas y répondre. On vous demande de faire des propositions. On vous fait des contre-propositions. Vous ne pouvez pas sortir de la réunion. La négociation dure. Et il faut reconnaître la qualité intellectuelle et le professionnalisme des experts, de la commission comme du conseil. Ce sont de grands commis de l'État, d'une grande rigueur et honnêteté intellectuelles. Et tout cela fait que l'on se trouve un peu coincés dans le processus.
Une technique d’entonnoir, très classique dans les négociations internationales. Au fil des semaines, de moins en moins d'acteurs s'y opposent. Mi-octobre, il restait encore les Roumains et les Bulgares, qui voulaient des garanties sur les visas avec le Canada, pour signer le CETA. Puis il n'est plus resté que les Wallons. Et puisqu'il n'y a plus que vous, vous allez forcément céder. On a dit non. Et là, ils nous disent qu'ils veulent bien discuter, mais uniquement jusqu’à telle date, et sous telles conditions, et uniquement sur tels aspects. Tout l'enjeu pour nous, tout au long des discussions, c'était de rouvrir l’agenda, et de rouvrir le calendrier, pour trouver à chaque fois la manière de ne pas se laisser enfermer.
[...]
Nous avons mené un combat dur. Nous avons pris des risques politiques importants. Un ambassadeur d’un pays de l’UE m’a dit : telle entreprise qui devait investir chez vous, n’investira pas si vous ne signez pas le CETA. Parfois, ces pressions sont plus voilées. On vous dit que telle directive européenne à laquelle vous êtes très attachés, cela va devenir très compliqué de l'adopter. Il y a plein de choses comme ça, qui font que l’on mesure le risque qu'on prend pendant les négociations. En plus du risque de réputation pour la Wallonie, et de mon risque personnel. Mais ça, à un moment donné, on n'y pense plus.
Les joies du faux dialogue au sein de l'UE. :'(
