5969 links
  • GuiGui's Show

  • Home
  • Login
  • RSS Feed
  • Tag cloud
  • Picture wall
  • Daily
Links per page: 20 50 100
◄Older
page 184 / 299
Newer►
  • Le free porn day ? « Journée portes ouvertes d’une industrie à l’agonie » - Rue89 - L'Obs

    Pour moi, la question c’est plutôt : « pourquoi les gouvernements ne légifèrent-ils pas à propos des tubes ? »

    D’un point de vue purement légal, les tubes s’appuient sur une loi américaine, le D.M.C.A., qui est un vieil accord obsolète signé en 1998 sous Clinton, c’est-à-dire à une époque où nous, en France, on avait encore des modems 56K et où on se transmettait des fichiers textes sur des disquettes en plastique.

    Cette loi autorise n’importe quelle plateforme à uploader du contenu qui n’est retiré que si l’ayant droit se manifeste (en remplissant des formulaires ou en payant un avocat), ce qui est une vaste blague.

    À titre d’exemple, une société comme Marc Dorcel m’a expliqué avoir effectué plusieurs millions de demandes de retraits de vidéos ! C’est sans fin, perdu d’avance.

    Donc on fait de la censure privée automatique ? Ce n'est pas acceptable non plus, parce que ce n'est pas au privé de faire cela mais à la justice et parce que l'automate commet des erreurs. On constate ça sur Youtube en permanence.


    Se demander pourquoi il ne faut pas aller sur les tubes reviendrait à responsabiliser le consommateur et, finalement, attendre de lui un changement.

    Or, dans tout domaine que ce soit, le consommateur ne fait jamais que consommer ce qu’on lui donne à consommer. Ce n’est pas le consommateur qui crée la demande, c’est le capital qui crée l’offre. En l’occurrence, le capital crée une offre gratuite, illimitée, partiellement illégale, et profondément non-éthique.

    Je ne crois pas au sursaut du spectateur de porno qui va soudainement décider de « consommer éthique ». De la même manière que les gens consomment des produits issus de multinationales agro-alimentaires tout en ayant conscience des ravages qu’elles engendrent, ils continueront à se ruer sur des sites porno appartenant à des multinationales informatiques.

    Oui, le commerce équitable ça ne marche pas, oui les FAI associatifs ça ne marche pas, oui… … … Ça ne marche pas autant que ça devrait, on peut en discuter mais dire que ça ne marche pas tout court, c'est juste de la mauvaise foi. Deuxièmement, si tu vires la société de consommation que tu décris, tes revenus ne vont pas revenir pour autant simplement parce qu'elle est à la fois un problème et une solution : dans une société autre que celle de la consommation, tu as moins de con-sommateurs, tout simplement.


    Depuis l’arrivée des tubes, le revenu annuel moyen des actrices a chuté de moitié alors que celles-ci sont contraintes de tourner des scènes de plus en plus hard. Et je ne parle pas des scandales sanitaires qui ne cessent d’éclater depuis une dizaine d’années.

    J’ai tout particulièrement en tête l’épidémie de syphilis qui a ravagé l’industrie du X tant aux Etats-Unis qu’en Europe durant l’été 2012. Pour quelques poignées de dollars, certains acteurs sont prêts à mettre la santé de leurs collègues en péril. Ce serait un raccourci de dire que les tubes sont directement responsables de l’épidémie de syphilis. Néanmoins ce sont eux qui créent un contexte de misère où tout part à vau-l’eau.

    Le porn est confronté au même problème que les industries culturelles : comment on rémunère ceux et celles qui produisent la valeur (acteur-rice, producteur-rice, etc.) sans financer les intermédiaires qui deviennent inutiles à l'heure du numérique ? Comment on fait pour mutualiser un abonnement ? Parce que prendre un abo pour chaque label spécialisé, ça pique. Piste : Licence globale-like (privée car le public, la loi, a échoué), annuaire commun, etc. C'est bien ce qui se passe pour les autres industries culturelles, le porn ne fera pas exception.

    Pour les conditions de travail, pour moi, ça se traite au niveau de la loi. Il faut une protection forte des droits par défaut. J'veux dire : un constructeur auto n'a jamais annoncé qu'il supprime les mesures de sécurité dans son dernier véhicule parce qu'il subit la concurrence étrangère. Juste parce que des minimums sont prévus dans la loi. Après, tu peux toujours délocaliser quand la loi locale devient gonflante, oui…


    Je ne sais pas si le contenu est différent, dans le sens où de toute manière les labels qui participent au « free porn day » sont piratés, et où énormément de producteurs exsangues ont fini par passer des accords légaux avec les tubes (accords de redirection vers leurs sites, principalement).

    Je ne conteste pas mais j'ajoute que les tubes sont aussi un outil de promotion : il suffit de regarder le nombre de labels qui y diffusent des clips, c'est à dire des teaser, des extraits de leurs productions. J'ajoute aussi que sur les tubes, tu as une diversité que tu n'as pas ou que tu n'identifies pas forcément chez les labels. J'veux dire que ces derniers ont une sorte de ligne éditoriale et qu'il est difficile d'identifier leurs productions minoritaires qui sont pourtant dans des thématiques qui m'intéressent. C'est ici que les tubes jouent le rôle de gros annuaire. C'est ça qui favorise la diversité du contenu (moyennant les algos sélectifs de certains tubes qui sont bien relous). Les tubes remplissent un manque sur le marché, pour reprendre le jargon libérale de la productrice interrogée.


    Les vidéos des anciennes actrices retournées à « la vie civile » continuent à circuler sans leur consentement alors qu’elles ont arrêté il y a parfois plus de 15 ou 20 ans et qu’elles n’ont jamais donné leur accord pour une diffusion gratuite et à grande échelle de leur image.

    Hum. Il n'y avait pas besoin du net pour s'échanger des DVDs, hein. Mais oui, une minorité de personnes faisaient cela. Pour les actrices, la productrice interrogée nous dit d'une part qu'il n'y a pas souvent leurs noms sur les tubes, et d'autre part qu'il leur faut un droit à l'oubli. Cohérence, où es-tu ? J'ajoute que j'ai du mal à croire que les actrices qui ont tournés des vidéos pour les labels du freepornday ne s'attendaient pas à une diffusion mondiale : on est sur le web. On peut laisser le doute à celles de l'époque "pré-tubes / DVD" même si ce n'est pas vraiment cohérent : c'est comme dire qu'un acteur d'une comédie française classique ne s'attend pas à ce que le film auquel il participe soit exporté. Même chose pour certain-e-s de nos chanteur-se-s nationaux qui ont eu une carrière à l'étranger. La notion de frontière n'a aucun sens dans le monde de la culture et ce, même sans Internet. Exemple stupide : Hollywood et Bollywood ont toujours cherché à exporter leurs œuvres. L'art japonais est aussi un produit d'exportation.


    Sans compter, qu’en plus, sur les tubes les noms des actrices ne sont souvent même pas mentionnés. Les femmes sont réduites à des « tags », elles ne sont plus que des « teen » ou « milf » « ass fucked ». Il n’y a aucune reconnaissance d’altérité : elles ne sont plus que des trous sans nom. Or comment éprouver de l’empathie pour des femmes dont on ne reconnait même pas l’existence ? La plupart du temps les consommateurs s’excitent et se masturbent sur elles tout en les méprisant au plus haut point.

    Donc sur les sites qui ont participé au freepornday ou même sur les sites de grosses productions genre Dorcel, t'as évidemment pas de catégories, pas de proposition de sélection par le physique des atrices, etc. ? Et évidemment, tout le monde retient le nom ou pseudo de tous et toutes les acteur-rice-s d'un film Dorcel ? Breeeeeeef, mauvaise foi. L'époque du porno éthique n'a jamais existé.


    En général ces gens disent que « c’est de la merde » et qu’ils ne paient pas pour cela. J’ai envie de leur dire que :
    1, personne ne les oblige à consommer de la merde, si vraiment ils estiment que cela fait offense à leur intellect ils n’ont qu’à se masturber sur de la littérature érotique ou sur du cinéma d’auteur.
    Et 2, que quand ils vont au fast-food, c’est de la merde aussi, ce n’est pas pour autant qu’ils partent sans payer.

    C'est un peu ce que je développais ici : http://shaarli.guiguishow.info/?lx-MHw , l'intérêt fait partie du prix de vente.

    Via https://twitter.com/btabaka/status/774129080245493760 via https://twitter.com/bortzmeyer

    29/10/2016 14:53:30 - permalink -
    - http://rue89.nouvelobs.com/rue69/2016/09/08/free-porn-day-journee-portes-ouvertes-dune-industrie-a-lagonie-265107
  • Education sexuelle : comment mieux faire ? | GQ

    Afin de donner une idée de l'ampleur du désastre, 55 études ont été compilées pour examiner le ressenti d'élèves entre 1990 et 2015, dans 10 pays différents dont 3 européens. Deux écueils semblent les plus répandus :

    1/ Le contexte, qui reste celui de la classe froide, magistrale, scientifique – en décalage complet avec les émotions et les besoins d'intimité et de personnalisation des élèves. En gros : beaucoup trop d'hormones + de malaise + de vécu + de fantasmes dans une même pièce.

    De même que les enfants n'ont pas super envie que leurs parents leur enseignent la sexualité, ils ressentent de l'inconfort quand c'est le professeur qui s'en charge. Il faudrait apparemment qu'il s'agisse d'intervenants extérieurs et qui repartiront – comme ça, impossible de croiser tous les jours dans le couloir quelqu'un à qui on a demandé conseil côté sodomie.

    2/ Une éducation sexuelle refusant de reconnaître que les élèves ont déjà soit une expérience de la sexualité, soit un contact avec une imagerie sexuelle. [...]

    A quoi on ajoutera les éléphants invisibles dans le magasin de porcelaine : le désir, le plaisir, notamment le plaisir féminin, le consentement, l'homosexualité. [...]

    Face à l'impossibilité de mettre des moyens pareils en place, je ne vois que la solution de l'enseignement à (proche) distance : une appli sur le téléphone portable, accessible sur mot de passe uniquement, avec des FAQ bien remplies et éventuellement des conseillers. Ou la version classique : la brochure à cacher dans son sac à dos, complète, précise, et donnant accès à d'autres brochures plus détaillées disponibles discrètement dans les toilettes ou à l'infirmerie de l'école (on peut ainsi mentionner le sexe anal, et proposer à ceux/celles qui veulent tester de consulter une autre brochure plus détaillée, sans offenser les élèves qui pourraient se bloquer rien qu'en entendant prononcer le mot).



    Je plussoie ces 4 points mais ça va au-delà de ça, àmha. Dans mes souvenirs, les cours de SVT du collège sont focalisés sur la prévention, durant deux ans (4e et 3e). Ensuite, t'arrives au lycée et là, on t'explique la procréation en détail avec les hormones, etc. sauf que… le corps masculin n'est pas évoqué, tout est centré sur le corps féminin. Du coup, j'y vois deux problèmes :

    • On voit tout sous le prisme anxiogène de la prévention. Rappeler qu'il faut se protéger, oui, parler uniquement de ça, non : tu ne vas pas mourir dans d'atroces souffrances après un rapport sexuel et la fin du monde n'arrivera pas non plus de cette manière-là, hein. C'est ici que l'on devrait causer de plaisir, de trouver son identité sexuelle (au-delà d'hétéro/homo/bi, genre asexualalité, sexe ressenti versus sexe de naissance etc.) et de l'affirmer, de consentement, de tolérance, d'intimité, etc. Chose qu'on n'a pas eue, ça j'en suis sûr.

    • Osef du corps des mecs ? C'est ça le message qu'on cherche à véhiculer ? Le corps d'un mec est tellement trop simpliste qu'on ne va pas s'attarder dessus ? Est-ce que ça ne fait pas naître un sentiment de "mon corps sert à rien" chez les ados en pleine recherche de leur identité ? Pour moi, les deux corps devraient être approfondis de la même manière, simplement dans l'objectif d'avoir une compréhension mutuelle. J'veux dire, on trouve des études-sondages dans lesquels les mecs confondent vagin et utérus ou ne savent rien sur la pilule mais combien de femmes pensent qu'il y a un os dans le zboub des mecs (oui, messieurs et mesdames, la fracture du pénis est mal nommée car elle ne consiste pas en la fracture d'un os) ?! Les deux corps sont beaux, les deux ont un fonctionnement complexe.

    • Ce n'est pas parce que tu parles plusieurs fois de contraception que ça va percuter chez tout le monde. Oui, tu auras toujours des inconscient-e-s qui n'utiliseront pas de capote lors de leur première fois ensemble. C'est un fait, c'est comme ça. Pas la peine de bombarder tous les élèves avec encore plus de séances de prévention : ce n'est pas en provoquant une saturation que le message se diffusera pour autant, bien au contraire.

    Du coup, àmha, il faut repenser les cours d'éduc' sexuelle, autant sur le fond (ce que ne dit pas vraiment cet article) que sur la forme. Voir que rien n'a évolué depuis ma scolarité, ça me fait quand même chier.



    Je me souviens également que la partie prévention a été conduite d'une manière fort maladroite genre diffusion d'un spot vidéo de quelques minutes dans lequel le mec ne veut pas le préservatif, la fille si et finalement, elle change d'avis et… fin. Bon, je passe sur l'aspect bidon du comique de répétition "non, pas capote, si, non, si". Àmha, ce genre de vidéos est extrêmement problèmatique car elle fait exclusivement porter la responsabilité sur la fille ("quelle salope ! c'est tout de sa faute aussi, elle a accepté !"). Très biblique comme démonstration.

    Le reste de la séance est parti en dérapage complet. Pourtant, y'a eu un élève qui a évoqué l'homosexualité. Peut-être pour faire rire, je ne m'en souviens plus, mais peu importe, c'était une perche tendue… … … que l'intervenante à totalement loupée : tout au plus a-t-elle confirmée que oui, ça existe, c'est possible ! Forcément, avec des réponses aussi froides, la suite ça a été de causer de zoophilie & co et, aujourd'hui, je me permets de penser que c'était uniquement pour faire chier l'intervenante.



    Je voudrais acquiescer l'idée des brochures avec du vécu. Un jour, ma mère a récupéré un petit livret dédié à la sexualité sur un distributeur à la CPAM. Elle l'avait posé sur la pile où la famille accumulait les trucs "à lire mais rien d'urgent/administratif" genre des prospectus divers et variés, en gros. C'est un point central de la maison : on peut te voir de partout. Forcément, mon regard a été attiré. Forcément ma mère m'a vu. Forcément, je me suis rétracté en mode "ho non, je n'ai pas ce genre de lectures, namého !". Elle a utilisé les techniques habituelles pour me le refourguer "ça peut être intéressant, drôle, etc.". Forcément, je l'ai lu vite-fait et j'ai trouvé des trucs qui, j'en étais sûr, feraient rire les potos (oui, avec le recul, il n'y a pas de quoi en rire, c'est juste le tabou du sexe à la française qui fait ça). Du coup, je l'ai amené au collège. Et je me souviens que ça a bien pris pendant quelques jours, une fois passé le cap du "ho nan mais l'autre il a besoin de lire ce genre de document, ho le nul, hahahahahaha". Genre ça s'est terminé en une sorte de "questions pour un champion" entre ceux qui avaient lus ce bouquin. Avec le comique de la bande qui; du coup, parce qu'il fait rire, fait imprégner les idées clés dans la tête des gens. Comment toucher 5 personnes avec un livret, joli combo, maman.

    Après, faut-il encore que le livret soit bien foutu. Genre celui de la CPAM donnait plein de définitions à des mots donc on était encore dans la froide rigueur scientifique. Il n'y avait quasi rien sur l'identité sexuelle et tant d'autres sujets. Mais, au moins, ça allait plus loin que la bête prévention et ça, c'était cool.



    À l'inverse, je vais raconter une très mauvaise idée. Un jour que je naviguais sur le web, à la même période que l'anecdote précédente donc époque collège, 4e-3e, mon père, qui ne sait pas du tout utiliser un ordinateur, débarque et exige que l'on aille sur des sites pornos. Sans explication. Déjà, on fait péter le taux d'anxiété du genre "waaaaaaaaat matter du porn avec mon vieux ?!". Mauvaise idée. Ensuite, on crée une atmosphère qui n'est pas propice au débat puisque forcément, j'ai refusé de m'exécuter, forcément le ton est monté "c'est ça où je vire le modem ADSL", etc. Mauvaise idée. À l'époque, les sites de streaming genre la planète pornhub n'existait pas. C'était l'époque des sites web où t'avais des sites web avec des vignettes, 3 tonnes et pub et la vidéo téléchargeable en échange d'allopass. ;) Bon, t'avais aussi les bons gros fakes sur eMule. ;) Du coup, je tape un mot clé bidon dans google search genre "film x" puisque mon vieux refuse de me donner un mot-clé (sur ce point, je pense qu'il a très bien agi), on tombe sur ce genre de site et, pour chaque vidéo, mon vieux commentait les vignettes : "pfffffff", "c'est nuuuuul", "c'est tout ?!". Au bout de plusieurs vidéos, je finis par piger et lui dire, grognon, "toute façon tu vas dire que tout est nul". Là, il demande à ce que je ferme "tout ça, là" et il m'explique que c'est exactement ça : tout ce qu'on vient de voir est nul, ce n'est pas la réalité. Silence puis je demande en quoi c'est pas le réalité. Réponse totalement débile : la taille des zboubs, les cris et en dernier, "pas de sentiments". Fin de notre échange, il se barre. Réponse pas convaincante : les plans culs, c'est pas censé avoir 3 tonnes de romantisme et de sentiments et pourtant, ça existe, so what? La bande son, oui, sur les vidéos de cette époque, oui, c'était pire que du Dorcel mainstream donc je m'incline. La taille des zboubs, argument nul et non avenu qui m'a longtemps fait me demander si c'était vraiment retouché en post-prod' et comment ça pouvait l'être. Bref, tentative d'expliquer les limites du porn totalement ratée.



    À part les brochures, les forums sur le web sont géniaux. Je remercie ceux et celles qui répondent aux questions posées pour la 100000000000000000000000000 fois et aux questions "foutage de gueule". Oui, il y a clairement des jeunes (et peut-être des moins jeunes) qui postent de la merde pour faire rire leurs potos mais je pense qu'il est nécessaire d'y répondre sérieusement comme le font ces gens-là. Pourquoi ? Parce que pour un-e provocateur-rice, y'a plein de jeunes qui liront et apprendront parce qu'ils-elles ne savaient rien (ou pas assez ou pas ceci ou pas cela) de ce qui a été évoqué. C'est une forme de transmission des savoirs comme une autre.

    Via SebSauvage, je suppose.

    29/10/2016 13:49:22 - permalink -
    - http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/education-sexuelle-comment-mieux-faire-/46102
  • GitHub - farrokhi/dnsdiag: DNS Diagnostics and Performance Measurement Tools

    Quelques outils pour du debug plus ou moins avancé du DNS.

    • dnseval : comparer les temps de réponse d'un panel de résolvers DNS histoire d'identifier celui qui est le plus rapide à répondre depuis votre réseau ;

    • dnsping : temps de réponse d'un serveur. Comme ping pour la pile IP ;

    • dnstraceroute : comparer le chemin réseau d'une requête DNS. Ça permet de mettre en évidence une censure par le réseau qui porte uniquement sur certains noms de domaine (le chemin change pour ces noms-là). Ça permet aussi de constater si le trafic DNS est redirigé vers un autre résolveur que celui que vous avez configuré : le chemin n'est pas identique entre un traceroute (IP) et un dnstraceroute (DNS, si on peut dire ça comme ça) ;



    Avant la version du 12 avril, dnstraceroute utilise une socket de type DGRAM (UDP) + ICMP. Par défaut, sous Debian GNU/Linux (et sous Ubuntu et Fedora, visiblement), ces sockets ne peuvent pas être créées. Par personne, même pas par root. Python sort de la manière suivante :

    File "/usr/lib/python3.4/socket.py", line 123, in __init__
    _socket.socket.__init__(self, family, type, proto, fileno)
    PermissionError: [Errno 13] Permission denied

    Ce refus est piloté depuis net.ipv4.ping_group_range. Voir https://lkml.org/lkml/2011/5/18/305 . 1 0 est la valeur par défaut et indique que personne ne peut créer une socket de ce type. 1000 1000 autorise uniquement mon utilisateur (qui a un guid = 1000). 0 0 autorise root. Etc.

    C'est la ressource suivante qui m'a permis de remonter à cette clé sysctl : https://sturmflut.github.io/linux/ubuntu/2015/01/17/unprivileged-icmp-sockets-on-linux/



    Attention, il ne faut pas confondre avec une socket de type RAW + ICMP comme ce qu'utilise ping. Ces sockets-là peuvent être créées par root ou par tout programme qui a la capability cap_net_raw, ce qui est le cas de ping :

    $ sudo getcap /bin/ping
    /bin/ping = cap_net_raw+ep



    Je note qu'en utilisant les sockets DGRAM, dnstraceroute ne reçoit visiblement pas les messages ICMP TTL expired puisque les IPs n'apparaissent pas alors que Wireshark voit très bien les ICMP TTL expired. Rien à redire en mode RAW.

    Via https://twitter.com/bortzmeyer

    28/10/2016 23:37:30 - permalink -
    - https://github.com/farrokhi/dnsdiag
  • Héberger son serveur avec OpenBSD

    Un livre en CC-BY-SA, avec ses sources dispos en ligne pour expliquer tout bien comment se faire un petit serveur personnel fonctionnant avec le système d'exploitation OpenBSD : pare-feu, site web, courrier électronique (y compris antispam), sauvegardes, etc.

    Je l'avais depuis longtemps dans mes onglets ouverts grâce à Karchnu qui en a causé sur #arn y'a plusieurs mois.

    Si je le poste pile aujourd'hui, c'est que j'ai appris qu'un financement participatif est lancé pour sortir une version papier voire une version distribuée en librairie : https://linuxfr.org/news/financement-participatif-heberger-son-serveur-avec-openbsd

    28/10/2016 18:51:52 - permalink -
    - https://yeuxdelibad.net/ah/
  • orange.jobs - Post-doc : Extraction des connaissances métiers des outils de communication et des logs d'applications

    Le but de ce post-doctorat est d'arriver à des techniques capables d'extraire de la connaissance métier en corrélant les données issues des outils de communication comme l'email, le réseau social d'entreprise, l'historique des appels téléphoniques, et les agendas des différents acteurs, avec les logs et les données métiers des différentes applications que les différents acteurs utilisent quotidiennement (applications SI, todo list, etc.). Les connaissances métiers peuvent être diverses. On y trouve les processus métiers de l'entreprise, ses modèles organisationnels, le graphe social des salariés, les compétences, etc...

    Ils sont décomplexés à fond chez Orange Labs : on n'utilise plus de mots hypocrites genre "grosse masse de données" mais "emails, réseau social, agenda, appels téléphoniques". Que ça soit pour des besoins internes ou non n'est pas la question : les outils internes, limités aux collaborateur-rice-s, d'une société commerciale sont toujours vendus quand leur bon fonctionnement est avéré. Et la surveillance interne n'est pas mieux que la surveillance externe : la jurisprudence reconnaît les usages persos au boulot sous certaines limites bien sûr. Donc il peut y avoir des communications privées dans le lot. Mais même sans ça, l'analyse des collaborateur-rice-s, ça craint.

    28/10/2016 18:10:46 - permalink -
    - https://orange.jobs/jobs/offer.do?joid=54465&lang=FR
  • La mesure d'audience de l'internet mobile en France

    Mediametrie a changé sa page depuis que je l'ai ouverte mais on en trouve une copie sur archive.org. Cela reste intéressant, je pense :

    Médiamétrie réalise la mesure grâce aux opérateurs télécoms, qui lui fournissent l'ensemble des connexions à internet effectuées depuis un téléphone mobile. 80 millions par jour, soit plus de 7,5 milliards de connexions par trimestre : une base gigantesque ! Tous les usages sont pris en compte, à l'exception des connexions effectuées depuis un Blackberry - non accessible aux opérateurs - et de la navigation en https (sécurisée) - qui concerne des données nominatives et permet d'identifier les individus. En accord avec les opérateurs et à partir des recommandations de la CNIL, ce type de données est exclu de la mesure. Egalement hors du périmètre, les connexions des utilisateurs de MVNO et celles effectuées depuis le navigateur Opéra.

    Via https://twitter.com/bortzmeyer

    28/10/2016 17:58:14 - permalink -
    - https://web.archive.org/web/20160517220109/http://www.mediametrie.fr/internet/solutions/audience-internet-mobile-en-savoir-encore-plus-sur-la-mesure.php?id=93&page=15
  • Notre-Dame-des-Landes: un Oui teinté de Non - Page 1 | Mediapart

    Je me mets ça de côté.

    Avec plus de 55 % des votes, la majorité exprimée en faveur du projet d’aéroport est confortable mais des poches inattendues de résistance apparaissent. À l’issue de la consultation, deux camps irréconciliables se font face.

    [...]

    Mais le scrutin révèle un paysage politique éclaté en Loire-Atlantique. Si la majorité des voix exprimées en faveur du projet est confortable, et la participation supérieure aux prévisions autour de 51 %, leur répartition géographique fait apparaître des poches inattendues de résistance au projet d’aéroport. À Nantes, bastion PS, dont l’ancien maire Jean-Marc Ayrault est l’un des plus fervents promoteurs du nouveau site aéroportuaire, le oui ne l’emporte qu’avec 100 voix d’avance (41 906 votes contre 41 806). C’est une grosse surprise et une gifle pour les socialistes qui n’ont cessé de justifier le projet au nom du développement de Nantes et du bien-être de ses habitants. À Rezé, importante commune PS (30 000 habitants), située sous le trajet des avions empruntant l’actuel aéroport de Nantes Atlantique, [...], le non l’emporte avec plus de 53 % des voix. À La Chapelle-sur-Erdre (16 000 habitants), ville dirigée par Fabrice Roussel, premier fédéral du PS en Loire-Atlantique, le non gagne à plus de 51 %. À Bouguenais, commune qui accueille l’actuel aérogare et en subit les nuisances sonores, le oui l’emporte de justesse, avec 50,6 % des voix (À ce sujet, écouter l’analyse du politiste Goulven Boudic lors de notre live du 26 juin). En revanche à Saint-Aignan-de-Grandlieu, construite en bout de piste de l'aéroport de Nantes Atlantique, le oui est très largement majoritaire.

    Sans surprise, les villages impactés par le projet d’aéroport ont voté massivement contre le projet : à 73,6 % à Notre-Dame-des-landes, à 60,3 % à Fay-de-Bretagne, à 66,6 % à Grandchamp-des-Fontaines, à 69,4 % à Vigneux-de-Bretagne. Ainsi, les habitants directement menacés par le projet le refusent, tandis qu’une partie de ceux qui sont dérangés par l’actuel aérogare ne le rejettent pas. Au total, 268 981 personnes se déclarent favorables à la construction du nouveau site. Elles sont majoritaires. Mais 218 537 autres s’y refusent. Cela représente une forte minorité d’opposants.

    Dans ce contexte de polarisation politique, quelles pistes de sortie de crise ? La situation semble en partie bloquée. La ZAD, cette zone de 1 800 hectares réservée pour le chantier de l’aéroport il y a quarante ans et aujourd’hui occupée par 200 à 300 opposants [...]

    [...]

    Mais, pour Cécile Duflot, députée et potentielle future candidate à la présidentielle de 2017, « pour nous, ça ne change rien sur le fond » : « Ce dispositif a été choisi pour aboutir à ce résultat. Ce n'est pas un aéroport pour les habitants de Loire-Atlantique. C'est un aéroport pour tout le grand Ouest. Les régions Bretagne et Pays de la Loire vont payer pour ce projet. » [...]

    France nature environnement, l’une des ONG qui ont le plus travaillé sur les enjeux de la démocratie environnementale [...], considère qu’« étant donné le périmètre incohérent et la partialité de l'information délivrée par la CNDP et certaines collectivités pro-bétonnage à l’attention des citoyens, il est difficile d’affirmer que ce vote légitime un projet qui continue d’être rejeté sur le plan national ». Dans un sondage publié la semaine dernière, 60 % des personnes interrogées dans toute la France se prononçaient contre le projet d’aéroport. « Le bricolage du code de l’environnement engagé pour pouvoir organiser cette consultation est regrettable, mal pensé, médiocrement mis en œuvre et parfaitement néfaste pour la protection de la nature et de l'environnement, indispensable aux générations actuelles et futures », précise le réseau d’associations dans un communiqué.

    28/10/2016 17:11:03 - permalink -
    - https://www.mediapart.fr/journal/france/270616/notre-dame-des-landes-un-oui-teinte-de-non
  • Rocard, un «noob» respecté par les défenseurs des libertés numériques - Libération

    Ce 6 juillet 2005 est une grande victoire pour Michel Rocard. Ce jour-là, le Parlement européen enterre avec 648 voix contre 14 (et 18 abstentions) la directive relative à la brevetabilité des logiciels. C’est la conclusion d’une grande bataille qui a duré plus de trois ans et fait de l’ancien Premier ministre français et député européen l'un des politiques les plus estimés par les défenseurs des libertés numériques. Un statut qui n’avait pourtant rien d’évident pour celui qui, dans Libération en 2003, reconnaissait ne pas avoir «une pratique facile de l’ordinateur» et n’avoir découvert l’univers numérique qu’un an auparavant.

    C’est en effet en février 2002 que la Commission européenne adresse ce projet de directive au Conseil des ministres et au Parlement. [...] «Moi-même, écrit-il, né longtemps avant la génération de l’écran, je fuis avec presque un peu de terreur tout ce à quoi je ne connais rien.» Mais le sujet enfle et prend des airs de polémique. Impossible, pour Rocard, de se défausser et de signer «de creuses banalités».

    Il prend donc le sujet à bras-le-corps, devient rapporteur, et enchaîne les auditions et les conférences pour comprendre le plus finement possible les enjeux capitaux qui se cachent derrière un texte aux abords abscons. «Dans ce secteur, la conception est par essence séquentielle, on se sert de 30 logiciels pour en inventer un 31e, explique-t-il, connaisseur, à Libération, toujours en 2003. La brevetabilité des logiciels risque de faire peser une menace financière et juridique terrifiante sur les créateurs de logiciels. Elle ralentirait le buissonnement du savoir humain et de l’activité économique. On ne pourra plus créer un logiciel dans son coin sans être menacé de payer des redevances exorbitantes.»

    Il se retrouve alors au milieu d’une guerre de tranchée qui oppose les «jeunes prophètes souvent barbus des logiciels libres», comme il les décrit affectueusement et les grands industriels du logiciel, soutenus par les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), alors majoritaires. Michel Rocard a choisi son camp («quitte à devoir souvent intervenir pour modérer positions et expressions») et se bat pour la création, la liberté et l’innovation qui étaient, selon lui, du côté du logiciel libre. En 2005, l’incertitude qui pèse sur le résultat des votes pousse toutes les parties à voter contre la directive.

    En 2007, il rend un rapport érudit à la candidate Ségolène Royale intitulé «République 2.0 Bêta - Vers une société de la connaissance ouverte», qui établit une liste de 94 recommandations qui vont de l’ouverture des données publique (une mesure phare de la loi numérique portée par Axelle Lemaire qui sera adoptée définitivement cet été) à l’enseignement de l’informatique en passant la numérisation du patrimoine des musées. Il prendra ensuite position publiquement contre la riposte graduée version Hadopi et se prononcera pour l’établissement d’une licence globale qui légaliserait le partage des œuvres sur Internet en échange d’une participation forfaitaire des internautes.

    «A bien des titres, l’élaboration du droit des logiciels fait émerger les principes juridiques de l’élaboration sociale de demain. Il vaut la peine de s’y frotter.»

    Cet exemple démontre surtout qu'est ignorant quelqu'un-e qui cherche à le rester et surtout, qu'il n'y a pas besoin d'être ingénieur-e informaticien-ne pour piger les implications et les enjeux du numérique.

    28/10/2016 16:47:50 - permalink -
    - http://www.liberation.fr/futurs/2016/07/03/rocard-un-noob-respecte-par-les-defenseurs-des-libertes-numeriques_1463715
  • J'irai voter à toutes les primaires, même à celle de Lutte Ouvrière

    On pourrait croire, en lisant ces lignes, que le citoyen que je suis n'a pas beaucoup de convictions, puisqu'à quelques jours d'intervalle, il me faudra affirmer être en accord avec les valeurs portées par ces trois partis qui, si l'on en croit les déclarations des uns et des autres, se détestent cordialement.

    [...]

    Tout d'abord, pourquoi irai-je voter à la primaire de Les Républicains alors que je suis de gauche? Pour une raison toute simple: c'est qu'avec la présence continue de sondages créditant la candidate du FN de près de 25% des voix au premier tour, il y a de fortes chances que le gagnant de la primaire de droite soit, quelques mois plus tard, élu président de la République à l'issue de son combat contre Marine Le Pen au deuxième tour.

    Or, je ne vois pas pourquoi, sous prétexte que les partis de gauche sont faibles et émiettés, je ne me mêlerai pas de savoir qui va gouverner le pays lors des cinq prochaines années. Il ne me sera pas indifférent que ce soit Juppé ou Sarkozy (ou bien encore Fillon ou le-renouveau-c'est-Bruno (Le Maire)) qui soit élu car les conséquences pour l'avenir de mon pays ne seront pas les mêmes selon que l'un ou l'autre gagne. [...]

    [...]

    A partir de ce moment-là (l'annonce faite par Hollande qu'il n'y participera pas), la primaire du PS se transformera en un gigantesque vote pour savoir qui prendra le contrôle du parti après la défaite, et même si le PS est à l'heure actuelle moribond, il constituera toujours l'un des deux partis les plus structurés de France, loin devant tous les autres, bref, celui qui gagnera cette primaire deviendra le chef de l'opposition, un titre à la fois enviable et... confortable. J'irai voter, donc.



    Cet article date. Je l'ai gardé ouvert car je me disais qu'il explique bien mon choix d'aller voter à la primaire présidentielle socialiste en 2012. Choix que je n'ai jamais réussi à faire piger à certains de mes proches qui restaient bloqués sur "payer 2 € pour voter, c'est scandaleux, c'est anti-démocratique, c'est une atteinte à nos droits chèrement acquis, etc.". Sauf qu'en 2012, on était en pleine mode "Tous Sauf Sarko". Donc on pouvait sentir que la gauche avait une chance d'accéder au pouvoir. Sauf que je ne voulais pas de certain-e-s des gus-se-s qui se sont présenté-e-s à cette primaire socialiste. Mais alors vraiment pas. Je les trouve dangereux en plus d'être parfaitement contraire à mes convictions. Il n'était pas question de laisser ces gus-se-s accéder au poste de Président. Participer à cette primaire ne m'a pas empêché de voter avec conviction lors du premier tour de l'élection présidentielle. J'avais simplement ceinture et bretelles, comme on dit.

    Il y a quelques semaines, je me suis dit "ferme cet onglet, c'est inutile, tout le monde s'en fout complet". Mais, il y a encore deux semaines, j'entendais le PS et les Rep', surtout les Rep', hurler à la mort dans les médias : que des gauchistes votent à droite est intolérable, c'est le plus grand drame de l'histoire, on va tou-te-s crever, etc. C'est là où cet article a repris tout son intérêt.

    La vérité, ce que je me fous complet du clivage droite/gauche, je me fous complet des valeurs de la droite et de celles de la gauche. C'est de l'hypocrisie : des gouvernements de gauche ont aboli des libertés, des gouvernements de gauche en ont octroyé, des gouvernements de droite ont sucré des libertés, des gouvernements de droite ont renforcé des contre-pouvoirs (genre QPC). J'ai des convictions qui transcendent ce clivage qui rend aveugle. Et je sais que, quelle que soit la personne qui remportera l'élection, ça deviendra un-e con-ne dont il faudra surveiller les propos et les faits et s'opposer à ses idées délétères. Cette personne, tout comme l'opposition. Une élection n'a aucune importance, ce n'est pas la fin, l'aboutissement du militantisme, c'en est le début et ce, quelle que soit l'appartenance politique.

    28/10/2016 15:48:13 - permalink -
    - http://www.huffingtonpost.fr/gaspard-delanoe/primaires-politiques-jirai-voter-a-toutes-les-primaires_b_11040134.html
  • Deux ans de prison ferme pour lecture répétée de sites glorifiant le terrorisme - Politique - Numerama

    C’est un délit encore très récent dans le code pénal, mais qui produit d’ores et déjà ses premiers résultats. Dans le cadre de la réforme [ NDLR : loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale ] portée en début d’année par le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas, le parlement a approuvé l’introduction d’un article qui condamne de deux ans de prison la lecture de sites faisant l’apologie du terrorisme, sauf si l’accusé parvient à démontrer sa bonne foi.

    Une bonne foi qu’un homme de 31 ans n’a visiblement pas réussi à mettre en avant devant le tribunal correctionnel de Chartres, puisque celui-ci a été condamné à deux ans de prison ferme (c’est la peine maximale prévue par l’article, avec une amende de 30 000 euros) « pour avoir consulté de manière répétée des sites liés à la commission d’actes terroristes », selon des sources judiciaires citées par l’AFP.

    [...] La manière dont il a été repéré n’est pas précisée, en dehors du fait qu’il a été interpellé au début du mois, après avoir été « repéré » par les services de renseignement.

    Lors de l’enquête, il a été découvert « qu’il avait pris l’habitude de consulter des sites internet faisant l’apologie du terrorisme ». Pour ne rien arranger, l’homme aurait laissé entendre sur son mur Facebook qu’il voulait voir détruite la Tour Montparnasse à Paris, toujours selon les informations de la source judiciaire consultée par l’AFP. Une menace qui aurait pu entrer en ligne de compte lors du procès.

    [...]

    Des menaces qui n’ont pas été retenues par le tribunal, visiblement parce que « les enquêteurs n’ont pas trouvé d’éléments qui permettent de penser à un projet clairement établi », continue la dépêche et qu’il n’avait pas fait l’objet d’une fiche S.

    28/10/2016 15:37:02 - permalink -
    - http://www.numerama.com/politique/188338-deux-ans-de-prison-ferme-consultation-repetee-de-sites-faisant-lapologie-terrorisme.html
  • Les graves errances de WikiLeaks | L'Hebdo

    Quand Wikileaks publie des données persos de citoyen-ne-s qui n'ont pas de mandat électoral. Moche.

    L’acte II intervient quelques jours plus tard aux Etats-Unis. Nous sommes le 22 juillet, soit trois jours avant l’ouverture de la convention d’investiture du Parti démocrate, à Philadelphie. Cette grand-messe a pour objectif de fédérer les troupes démocrates derrière la candidature de Hillary Clinton à la présidentielle américaine. Un événement symbolique choisi par WikiLeaks pour publier plus de 20 000 courriels internes du Parti démocrate: les DNC Leaks (fuites du Comité national démocrate).

    Certains documents – de loin pas tous – révèlent que des hauts responsables du parti, en majorité favorables à Hillary Clinton, ont tenté de saboter la campagne de Bernie Sanders, son rival lors des primaires. Le 24 juillet, veille de la convention, la présidente du Comité national démocrate, Debbie Wasserman Schultz, démissionne. Trois jours plus tard, alors que le raout démocrate bat son plein, WikiLeaks court-circuite le discours très attendu de Barack Obama pour annoncer sur Twitter une nouvelle salve de révélations: les DNC Recordings, soit 29 enregistrements audio du Comité national démocrate.

    L’onde de choc tant attendue par les partisans de WikiLeaks n’aura pas lieu. Les 29 fichiers MP3 mis en ligne se révèlent être des messages laissés sur la boîte vocale du parti. On y entend des militants favorables à Hillary Clinton se plaindre de la campagne de Bernie Sanders. Il y a aussi des messages plus personnels, mais pas l’ombre d’un scandale. Raillés par les médias américains, les DNC Recordings suscitent l’ire de plusieurs voix influentes dans le domaine de la sécurité informatique, car WikiLeaks n’a pas pris la peine d’expurger les données personnelles (coordonnées, numéros de passeport) des donateurs du Parti démocrate et d’anonymes cités dans les documents.

    [...]

    WikiLeaks publie hâtivement, le 19 juillet, 300 000 messages électroniques piratés sur les serveurs informatiques du Parti de la justice et du développement (AKP), le parti au pouvoir en Turquie. L’organisation de Julian Assange explique avoir anticipé la publication à la suite du coup d’Etat manqué du 15 juillet. Quant aux documents, ils ne contiennent aucune révélation importante. Il s’agit d’abord de discussions de groupe banales et de messages envoyés par des citoyens au parti au pouvoir.



    https://www.arretsurimages.net/breves/2016-07-29/Parti-democrate-Turquie-Nice-pluie-de-critiques-sur-Wikileaks-id20068 :

    Seulement voilà : selon Rue89 qui cite l’universitaire Zeynep Tufekci, une Américaine d’origine turque, la publication par WikiLeaks est "irresponsable, sans intérêt public et potentiellement dangereuse pour des millions de gens". Visiblement, les messages épluchés par des journalistes turcs et des militants anti-censure n’apportent pas d’indices accablants. La chercheuse regrette également l’utilisation de ces données par certains journalistes : l’un d’entre eux aurait "écrit ainsi que 1 400 des mails sont liés à Fethullah Gulen, l’opposant exilé aux Etats-Unis et accusé par le régime turc d’être l’inspirateur de la tentative de coup d’Etat. Or Gulen signifie aussi «sourire» (le verbe et le nom), et une partie des mails en cause sont des publicités du genre «vacances souriantes en Méditerranée»" raconte Rue89.

    Mais il y a pire : "WikiLeaks a posté sur les réseaux sociaux des liens vers des bases de données massives, «contenant des informations sensibles et privées sur des millions de gens ordinaires, dont une base particulière de presque toutes les femmes adultes en Turquie», électrices de 79 des 81 provinces du pays. Cette base de données contiendrait les adresses personnelles et d’autres données, y compris parfois les numéros de téléphone mobile, ainsi que le numéro d’identification nationale qui sert à accéder à divers services."

    Suite aux accusations de l’universitaire et après des échanges tendus, le compte Twitter de cette dernière a été bloqué par Wikileaks qui assure ne pas avoir publié les bases de données mais seulement un lien "vers la source complète" des données. De fait, comme le raconte Le Monde, "cette source complète, publiée sur Archive.org par le chercheur en sécurité Michael Best, qui a depuis reconnu avoir fait une erreur, contenait en effet une base de données électorale quasi complète, incluant des données personnelles et les adresses postales de citoyens turcs. Archive.org a supprimé l’accès à ces documents". Une boulette donc.

    28/10/2016 15:23:07 - permalink -
    - http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/les-graves-errances-de-wikileaks
  • Pokémon GO et la quatrième dimension de la propriété – – S.I.Lex –

    Quels droits s'appliquent dans le virtuel plaqué sur le réel ? Droit des marques ? Droit d'auteur (et donc liberté de panorama) ? Droit de propriété ? Droit de propriété publique ? Très intéressant et ça se lit bien.

    On pourrait à première vue trouver cocasse ce type d’interdiction proférée par un maire, mais les problèmes se sont multipliés ces dernières semaines à propos de villes ou de lieux publics ne souhaitant plus figurer sur la carte virtuelle du jeu. Aux alentours du 6 août dernier, la ville d’Hiroshima a par exemple demandé à Niantic de retirer les points d’apparition des Pokémon, les arènes et les « Pokéstops » – points d’intérêt localisés sur la carte où les joueurs peuvent venir récupérer des bonus – afin que l’application ne perturbe pas les commémorations du 71ème anniversaire de l’attaque nucléaire sur la ville. D’autres lieux comme le Musée d’Auschwitz-Birkenau, le Musée de l’Holocauste à Washington, la prison des Khmers rouges au Cambodge ou encore l’ossuaire de Douaumont en France ont demandé – et obtenu – d’être ainsi « rayés de la carte ». Niantic a même fini par mettre en place un formulaire pour signaler des centres d’intérêts inappropriés et en demander le retrait.

    Ces divers incidents soulèvent une intéressante question, qui a très bien été posée dans un article du Guardian paru le mois dernier : « A qui appartient l’espace virtuel autour d’un lieu physique ? ». Le journaliste démarre son papier en faisant remarquer qu’il est interdit d’aller accrocher un panneau sur le mur d’une maison appartenant à quelqu’un. Mais l’application Pokémon GO « épingle » par contre de son côté des lieux sur la carte du jeu, en les transformant en points d’apparition de créatures à attraper, en Pokéstops ou en arènes où combattre d’autres joueurs. Le jeu en réalité augmentée ouvre comme une « quatrième dimension », au sein de laquelle des lieux physiques sont inclus. La question que l’on peut dès lors se poser est de savoir s’il existe un titre de propriété – publique ou privée – valable dans cette quatrième dimension, qui permettrait de s’opposer à ce que le lieu apparaisse dans le jeu.

    [...]

    Je ne suis pas d'accord sur la classification des moteurs de recherche : il y a l'opt-out qui se matérialise par le droit à l'oubli mais il y a aussi de l'opt-in : un fichiers « robots.txt »à la racine d'un site web permet de donner ses instructions à chaque moteur de recherche dont "n'indexe rien ici".


    Le problème, c’est que par définition l’opt-out manifeste la défaite du droit de propriété. Pour qu’une propriété existe juridiquement en tant que telle, il faut en principe qu’elle se manifeste par le biais d’un droit exclusif, nécessitant l’autorisation préalable du titulaire du droit de propriété pour obtenir la possibilité d’effectuer l’usage envisagé du bien. Il en est ainsi qu’il s’agisse de propriété corporelle ou intellectuelle. Dans le cas de Pokémon GO, le fait que Niantic ait mis en place un formulaire nécessitant une action positive pour se retirer de la base de données constitue en réalité déjà une manière de dénier l’existence d’un droit de propriété sur « l’espace virtuel » qui lui serait opposable [...]

    [...]

    Ce qui arrive avec Pokémon GO n’est à vrai dire pas complètement nouveau. Les environnements virtuels ont toujours posé des questions complexes en lien avec la propriété. On se souvient par exemple que la question s’était posée de savoir quel titre de propriété les joueurs de Second Life, un des premiers univers persistants massivement multijoueurs, pouvaient revendiquer sur les « terrains » qu’ils achetaient dans le jeu. Des juridictions nationales ont même fini par reconnaître que des objets virtuels, comme des items magiques dans un MMORPG, pouvaient être « volés » à l’image des objets physiques. Mais ici avec Pokémon GO, la question est d’ordre différent : il ne s’agit pas en effet de savoir un si droit de propriété peut exister sur un objet virtuel, n’ayant pas de contrepartie dans l’environnement physique. Il s’agit au contraire de savoir si le détenteur d’un droit de propriété sur un lieu physique peut s’appuyer sur ce droit pour s’opposer à l’apparition du lieu dans un espace virtuel.

    L’article du Guardian évoque du coup un précédent juridique ancien, mais bien plus approprié, que l’on peut rapprocher de cette situation. Il s’agit d’une décision de la Cour suprême des Etats-Unis datée de 1946 relative à ce que l’on pourrait appeler la portée du droit de propriété dans la troisième dimension. Un éleveur de poulets se plaignait en effet que ses bêtes étaient troublées par le passage d’avions au-dessus de sa propriété, à cause de l’implantation d’un aéroport tout proche. Il avait pour cela attaqué l’Etat américain et demandait une compensation financière. Pour appuyer sa revendication, il arguait du fait que le droit de propriété qu’il possédait sur le sol de son terrain s’étendait à l’air situé au-dessus jusqu’au ciel et qu’il était fondé à demander sur cet base une sorte de « droit de passage » aux avions qui traversaient « son » espace.

    Or dans cette affaire, la Cour suprême a choisi de renverser cette conception extensive de la propriété, en considérant que l’ancienne doctrine n’était plus adaptée aux temps modernes. Elle a considéré que le propriétaire d’un terrain pouvait revendiquer son droit jusqu’à une hauteur qu’il était capable d’exploiter, mais pas au-delà. Cette décision, à première vue assez étrange, est très importante d’un point de vue théorique, car elle atteste que le droit de propriété ne saurait être considéré comme une prérogative absolue et qu’il peut recevoir des limites. [...]

    On a eu des cas similaires en France. Je me souviens d'avoir étudié une histoire où quelqu'un avait installés des piquets pointus démesurés (hyper hauts) afin de crever les ballons d'air (météo, je crois) utilisés par son voisin afin d'empêcher ceux-ci de passer dans son espace aérien. La justice française avait tranchée comme la justice US de cet exemple : il y a des limites, les ballons n'étaient pas susceptibles d'emmerder le voisin donc ce dernier n'avait pas à installer des piquets pointus.


    [...]

    On peut par contre se demander si le maire, plutôt que d’utiliser son pouvoir de police administrative, n’aurait pas mieux fait de s’appuyer sur le droit de propriété publique dont bénéficie une entité comme une commune sur les lieux qui lui appartiennent. On touche là à une question de domanialité publique, potentiellement intéressante. C’est à ce titre par exemple que les cafés doivent demander une Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) lorsqu’ils veulent installer des terrasses qui empiètent sur la voie publique. La personne publique prend alors un arrêté pour délivrer une autorisation et impose le paiement d’une redevance en contrepartie de cet usage, qui « privatise » le domaine public. On pourrait se demander dans quelle mesure l’implantation de points d’apparition de Pokémons, de Pokéstops ou d’arènes ne constituent pas des formes « d’emprise » sur le domaine public, soumises au droit de propriété publique des collectivités locales.

    Certes, ce n’est pas le lieu physique en tant que tel qui fait directement l’objet d’un usage, bien que la transformation d’un lieu public en point d’intérêt sur la carte du jeu est susceptible d’y attirer un grand nombre d’utilisateurs, tout a fait réels, qui arpenteront l’espace. Mais pour que le droit de propriété publique soit opposable directement à la société Niantic, il faudrait qu’existe quelque chose comme un « domaine public immatériel » qui prolongerait le domaine public physique. Ce genre de questions se sont déjà posées, notamment à propos de la numérisation d’ouvrages anciens appartenant aux collections des bibliothèques publiques. Les livres en eux-mêmes, lorsqu’ils sont « anciens, rares ou précieux » font partie du domaine public de la personne publique de tutelle de la bibliothèque où ils sont conservés. Mais on a pu se demander si le droit de propriété publique s’étendait aux copies numériques réalisées lors d’opération de numérisation. Jusqu’à présent, la réponse de la doctrine juridique semble plutôt rejeter une telle hypothèse et ne pas reconnaître l’existence d’un « domaine public immatériel ».


    [...]

    Comme on peut le voir ci-dessous, pour indiquer l’emplacement d’un Pokéstop dans le jeu, l’application utilise des photographies de bâtiments ou de monuments situés dans les espaces publics.

    [...]

    On peut en conclure qu’il n’existe pas de droit à l’image des biens, mais que l’usage que l’on fait d’une telle image ne doit pas causer de trouble anormal au propriétaire. Or avec Pokémon GO, des cas ont déjà été rapportés d’attroupements autour de bâtiments, voire même d’intrusions dans des propriétés privées par des joueurs à la recherche de bestioles à attraper. Un propriétaire subissant ce genre de désagréments pourrait donc sans doute faire valoir l’existence d’un « trouble anormal » pour demander à ce que son bien soit retiré de la carte du jeu.

    On peut aussi noter qu’une certaine forme de droit à l’image des biens a été confortée en juin dernier lors du vote de la loi Création. Le texte a en effet instauré un régime d’autorisation préalable pour l’usage de l’image des immeubles des domaines nationaux (ce qui correspond à des monuments comme le château du Louvre, Chambord, le Louvre, etc.)

    L’application Pokémon GO s’appuyant sur un modèle économique à base de micro-transactions, on peut considérer que l’utilisation qu’elle fait des images de bâtiments revêt un caractère commercial. Les gestionnaire des domaines nationaux pourraient donc opposer valablement à Niantic ce nouveau droit à l’image des biens.


    Plus encore que la propriété publique ou le droit à l’image des biens, la propriété intellectuelle paraît susceptible de « traverser le miroir » et de garder une force opératoire dans l’espace virtuel d’un jeu comme Pokémon GO.

    Il est déjà arrivé à de nombreuses reprises dans le passé qu’une marque de commerce utilisée pour désigner un bien physique soit revendiquée pour une apparition de l’objet dans un environnement virtuel. Second Life a par exemple soulevé ce genre de questions lorsque des objets virtuels reproduisant des marchandises physiques ont été vendus dans des boutiques apparaissant dans le jeu. Une marque de voitures comme Ferrari s’est déjà opposée avec succès à ce que ses modèles de véhicules figurent dans un jeu vidéo. Si le nom d’un lieu est protégé par une marque – ce qui est fréquent -, il est donc probable que le titulaire puisse empêcher qu’il ne soit repris sur la carte d’un jeu comme Pokémon GO.

    [...]

    Le droit d’auteur constitue un autre droit de propriété intellectuelle qui pourra traverser assez facilement le miroir de la réalité virtuelle. On constate en effet dans l’application Pokémon GO que plusieurs centres d’intérêt correspondent soit à des sculptures ou à des bâtiments d’architecte assez récents pour être encore protégés par des droits d’auteur, soit à des oeuvres de street art. Or des photographies de ces objets apparaissent alors dans l’application pour les signaler aux joueurs, ce qui constituent des actes de reproduction en principe soumis au droit d’auteur.

    On est ici en présence d’usages d’oeuvres protégées par le droit d’auteur situées de manière permanente dans des espaces publics, ce qui renvoit à la question bien connue de la liberté de panorama. [...] En France, [...] Les deux restrictions cumulatives posées par le texte (personnes physiques seulement et pas d’usage commercial) font qu’une société comme Niantic ne pourra pas bénéficier de cette exception et s’expose donc à des attaques pour violation de droit d’auteur pour chaque photo d’oeuvre protégée figurant dans son application.

    28/10/2016 14:05:41 - permalink -
    - https://scinfolex.com/2016/08/15/pokemon-go-et-la-quatrieme-dimension-de-la-propriete/
  • Who were the « Charlie » in the Streets? A Socio-Political Approach of the January 11 Rallies [Qui étaient Les “Charlie” dans la rue ? Approche Socio-Politique des Rassemblements du 11 Janvier]

    Je me mets ça de côté. Je me souviens, en effet, que ça a été le bordel à un moment pour savoir ce que l'opinion de la rue post-Charlie pensait et comment l'acheter pour dire nawak.

    Le 11 janvier 2015, les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher ont suscité les plus grandes manifestations que la France ait connues depuis la Seconde Guerre mondiale. Assez vite cependant le profil et les motivations des manifestants ont été mis en cause. S’agissait-il de “bons citoyens” marchant pour la défense de la liberté d’expression, de la tolérance et des valeurs républicaines? Ou n’exprimaient-ils pas plutôt leur rejet de l’Islam et des Musulmans, comme le suggérait le démographe Emmanuel Todd (2015)? Pour répondre à ces questions cet article, inscrit dans la sociologie des mouvements sociaux, s’appuie sur les données d’une enquête nationale par sondage conduite deux mois après les attentats. Les résultats montrent, d’abord, que les manifestants pro “Charlie” avaient le profil habituel des manifestants mobilisés pour des causes post-matérialistes : surreprésentation des citoyens jeunes, urbains, instruits, de gauche et tolérants. Ensuite ils soulignent l’importance du facteur religieux. Les Musulmans ont été moins enclins à dire qu’ils avaient manifesté, et les Catholiques pratiquants à dire qu’ils auraient souhaité le faire.

    [...] Few weeks later, however, other interpretations of the rallies took over. For instance, in a widely publicized and polemic essay titled “Qui est Charlie? Sociologie d’une crise religieuse” [Who is Charlie? Sociology of a religious crisis] (Todd, 2015), the demographer Emmanuel Todd, presented the rallies as an “imposture”, “a collective hysteria”, a “totalitarian flash”. According to him, the rallies did not represent the society at large, but mostly gathered an ageing, white, upper middle class and, above all, catholic France. In his analysis, the participants of the rallies are described as “catholic zombies”, who are not necessary churchgoers but who are impregnated by the authoritarian and hierarchical values of the faith they were brought up in. According to him, these participants actually did not defend freedom of expression against fundamentalism, they rather expressed the right to bash a minority religion, Islam

    [...]

    [...] Todd’s essay was based on the geography of the rallies, extrapolating from the social and religious structures and political traditions of the cities which had the largest numbers of protesters, with the risks of ecological fallacy it entails (Robinson, 1950)1. We argue, first, that survey data are more adapted to the exploration of individual characteristics than aggregated data; and second, that protests and street demonstrations cannot be fully understood without taking into account sociological and psychological theoretical existing models. [...]

    [...]

    The general atmosphere of the post Charlie rallies was legitimized by all state authorities and institutions, and sponsored by the major parties and associations. Thus, it was seen very positively by mainstream media, and was associated with compassion, tolerance and solidarity in the public (Truc, 2016). Indeed, republican fraternity and freedom of expression were the main arguments put forward to encourage participation in the rallie

    [...] Reputations are not necessarily based on facts. Indeed, analysing 523 front-pages of Charlie Hebdo from 2005 to 2015, Mignot and Goffette show that two thirds of them dealt with politics, only seven percent with religion, mainly Catholicism. Only 1.3 percent targeted Islam specifically. Nevertheless, because the journal reproduced one of the Danish daily Jyllands-Posten Muhammad cartoons, in 2006, and once again in 2011, it had the reputation of an islamophobic and blasphemous newspaper. Before the January 7 attack, it was brought to court several times by Catholic fundamentalist and Islamic associations and its journalists have been regularly threatened [...] This could make religious Muslims as well as Catholics quite ambivalent toward the rallies for Charlie, and place them at odds with the general atmosphere. This should even more be the case for French Muslims, who may not only be reluctant to take sides with a journal which caricatures the Prophet, but who may also fear to be pointed at and stigmatized for the attacks. Such situations of cognitive dissonance may hinder the expression of pro-Charlie sentiments in these two groups

    Oui, enfin les unes ne font pas tout, y'a aussi le contenu, hein. ;)


    [...]

    [...] Indeed, if 30 percent of the respondents said they participated it would mean over ten million people marched on January 10–11, almost three times the estimated number given by the police and the media.

    Haha, le conformisme social après coup. Mignon. :)


    [...]

    [...] Respondents who feel close to the radical left (“Left Front”, and Trotskyist parties) were by far the more supportive of the Charlie demonstrations, even more than the supporters of the mainstream left (“Socialist Party”, in power). At the other end of the spectrum, the radical right supporters (“National Front”) were clearly the most opposed: only 17 percent said they participated to the rallies, while 46 percent did not and did not wish too. The mainstream right supporters (“Union for a Popular Movement”, now labelled “The republicans”) were a little less reluctant than those of the radical right (22 percent took part, 40 percent did not and did not wish to), but clearly less supportive than their party leaders, especially their president Nicolas Sarkozy.

    [...]

    [...] The data contradict the idea that the real motivation of the participants to the Charlie rallies was Islam bashing and anti immigrant sentiment. There were prejudiced people among those who participated to the rallies, but as expected, the declared rates of participation were the highest among the most tolerant respondents. In the two first most prejudiced quintiles the rate of declared participation is 20 percent, but in the last and least prejudiced one it is 46 percent, with 28 percent saying they wished they could have taken part. [...] Those who had negative attitudes toward Muslims and Islam participated less than those who had no particular animosity towards this religion and its followers. The only intriguing result is the very slight drop of declared participation in the fifth quintile (from 37.5 to 36.5 percent), the most tolerant towards Islam.

    Catholics represented 57 percent of the sample. Among them, regularly practicing Catholics are 10 percent (N = 57), occasional practicing are 21 percent (N = 125), the rest are non practicing. Respondents of Muslim faith represented 5 percent of the sample (N = 49). Among them, a little less than half are practicing Muslims.

    [...]

    [...] Recent comparative research shows a greater reluctance of women for collective and possibly confrontational forms of political participation in general (rallies, meetings), and conversely a stronger inclination to private oriented forms such as boycotts, boycotts or petitions [...]

    Answers to opinion polls depend on the time of the survey, the mode of data collection, the sampling methods, the questions asked, the way they are framed, etc. Our data has its limitations. For instance, it does not include indicators of emotions, that played a central part in the reactions to the Charlie attacks [...]

    Last, one should note that this tolerant mood, after the bloody attacks against Charlie Hebdo and the Hyper Cacher, was not only a characteristic of those who took part in the rallies, it was shared by French society at large. One can see it on the Longitudinal Index of Tolerance constructed by Vincent Tiberj (Mayer, Michelat, Tiberj & Vitale, 2015 and 2016). Based on 69 series of questions asked in the CNCDH annual Barometer on racism (the survey used for this study) since 1990, the index, which varies from 0 (if every respondent gave the prejudiced answer to all the questions) to 100 (if every respondent gave the tolerant answer to every question), summarizes the ups and downs of tolerance toward minorities and migrants (for a contextualisation see Tiberj, 2008; also Cohu, Maisonneuve, & Testé, 2016). After the Charlie Hebdo and Hyper Cacher gunning, far from declining, the index gained 2 points (between the November 2014 and a special post Charlie March 2015 survey), and after the terrorist attacks of the Bataclan and the Stade de France, on 13 November 2015, 5 points (January 2016 survey). In other words, terrorism does not necessarily breed intolerance. [...]



    Via je ne sais plus qui. :(

    28/10/2016 12:59:08 - permalink -
    - http://www.rips-irsp.com/articles/10.5334/irsp.63/
  • Ce que contient la version définitive de la loi travail - Le Point

    Depuis une loi de 2008, l'accord d'entreprise détermine le contingent d'heures supplémentaires, la répartition et l'aménagement des horaires. [...] Depuis 2004, les entreprises pouvaient même déjà négocier une réduction de la majoration des heures supplémentaires à 10 %, contre 25 % ou 50 % en l'absence d'accord ! Cela fait donc plus de dix ans que l'accord d'entreprise peut déjà déroger à un accord de branche dans quasiment tous les domaines, excepté en matière de salaire minimum, de classifications, de garanties collectives et de mutualisation de la formation professionnelle. Mais il est vrai que les branches professionnelles gardaient un droit de veto. La seule nouveauté de la loi El Khomri en la matière est de faire sauter ce droit d'opposition sur la rémunération des heures supplémentaires. [...]

    Pour tenter de décourager FO de poursuive la contestation, le gouvernement a en tout cas ajouté début juillet deux domaines dans lesquels la branche aura la primauté sur l'accord d'entreprise quoi qu'il arrive. Il s'agit de l'égalité professionnelle et de la prévention de la pénibilité.

    [...]

    [...] Exit la réforme du périmètre géographique considéré pour apprécier la validité d'un licenciement économique. Ce ne sera finalement pas la France. Un groupe ne pourra donc toujours pas réorganiser une activité en difficulté dans l'Hexagone au motif qu'il fait du profit grâce à ses autres activités mondiales… [...]

    Seule restera dans la loi l'inscription des motifs qui justifieront, aux yeux du juge, les difficultés économiques et donc l'utilisation légitime du licenciement économique, afin de rassurer les entreprises sur leur capacité à y recourir sans risquer une annulation. Parmi ces motifs figurent « une baisse des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation, une dégradation de la trésorerie ou de l'excédent brut d'exploitation ou tout élément de nature à justifier de ces difficultés ».

    [...]

    Concrètement, une entreprise pourra renégocier le temps de travail et les salaires dans le but de conquérir de nouveaux marchés et de signer de nouveaux contrats. Seule limite, le salaire mensuel du salarié ne pourra pas baisser. Mais son salaire horaire, lui, pourra mécaniquement diminuer si son temps de travail augmente alors que son salaire mensuel reste le même. Pierre Gattaz, le patron du Medef, y voit une très bonne mesure qui permet, concrètement, de « contourner les 35 heures ».

    Un salarié qui refuserait de se voir appliquer l'accord pourra être licencié par l'employeur. Mais il s'agira alors d'un licenciement économique, plus protecteur pour l'employé (mais assumé par Pôle emploi, pas par l'entreprise), et non d'un licenciement pour motif personnel comme prévu par la version initiale du texte.

    Dès la présentation officielle du projet de loi, fin mars, le gouvernement a renoncé au plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement jugé sans fondement [...]

    [...] À partir de 2017, le CPA regroupera donc, tout au long de la vie, le compte personnel de formation (CPF), le compte de prévention de la pénibilité et un nouveau « compte engagement citoyen » [...]



    http://droit-finances.commentcamarche.net/faq/52536-loi-el-khomri-loi-travail-ce-qui-va-changer :

    La durée maximale de travail par jour est aujourd'hui fixée à 10 heures. La réforme prévoit d’augmenter cette limite pour la porter à 12 heures. Cette hausse ne pourra être mise en place que par accord collectif. Elle devra nécessairement répondre à une augmentation de l’activité de l’entreprise ou à des motifs d’organisation.

    [...]

    Le projet modifie les règles applicables à la validité des accords d’entreprise. Ils devront désormais être majoritaires, c’est-à-dire signés par des organisations syndicales représentant au moins 50 % des salariés. Mais le texte prévoit aussi la possibilité de mettre en place un référendum d’entreprise à la demande des syndicats représentant moins de 30 % des salariés. [...]

    Le texte supprime également la visite médicale d'embauche systématique pour recentrer le dispositif sur les salariés exposés à des risques particuliers. Les autres salariés ne passeront plus désormais qu'une visite "d'information et de prévention" dispensée par un professionnel de santé (une infirmière par exemple) au moment de l'embauche. Les visites médicales périodiques, qui ont actuellement lieu tous les deux ans, seront également plus espacées dans le temps.

    La loi instaure également un droit à la déconnexion pour les salariés, notamment ceux au forfait jour ou en télétravail. Les modalités d'application de ce droit doivent être définies à l'échelle de l'entreprise.

    Le texte prévoit également d'autoriser l'employeur à remettre un bulletin de paie électronique à ses salariés, ces derniers conservant toutefois le droit de s'y opposer en demandant une remise de leur bulletin de salaire sous forme papier.



    http://www.huffingtonpost.fr/2016/07/20/au-bout-du-compte-quel-est-le-contenu-concret-de-la-loi-travail/ :

    Le congé exceptionnel d'un salarié en cas de décès d'un enfant sera porté de deux à cinq jours, celui pour la mort des parents et beaux-parents, d'un frère ou d'une sœur, passera d'un à deux jours. La période d’interdiction du licenciement pour les mères revenant de congé maternité sera allongée de 4 à 10 semaines.



    http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2016/07/19/29002-20160719ARTFIG00310-ce-que-contient-le-projet-de-loi-travail.php :

    Le règlement intérieur des entreprises peut «contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés», dans certaines limites.

    28/10/2016 11:57:09 - permalink -
    - http://www.lepoint.fr/dossiers/economie/bac8-saut-secteur-prive/ce-que-contient-la-version-definitive-de-la-loi-travail-21-07-2016-2055955_3163.php
  • Tout ce qui a été voté pendant vos vacances d’été (ou presque)

    La loi sur la biodiversité a été adoptée le 20 juillet après quatre ans de préparation. Elle prévoit notamment l’interdiction des pesticides tueurs d’abeilles à partir de 2018 (avec des dérogations jusqu’en 2020) et des cotons-tiges en plastique à compter de 2020, la reconnaissance du préjudice écologique et la création d’une agence française pour la biodiversité, qui sera présidée par Hubert Reeves. En revanche, la majorité a renoncé à taxer l’huile de palme, à interdire le chalutage en eaux profondes ou à reconnaître du statut d’être sensible des animaux sauvages.

    Une réforme votée le 1er août va faciliter, à partir de 2020, l’inscription des Français sur les listes électorales. Ils pourront notamment s’inscrire tardivement – jusqu’à un mois et demi avant un scrutin, tandis que les Français naturalisés seront inscrits d’office.

    Une loi sur l’enfouissement des déchets radioactifs votée le 11 juillet va permettre de poursuivre le projet de Centre industriel de stockage géologique dans le sous-sol de la commune de Bure (Meuse), qui doit entrer en service en 2025.

    GPA : la majorité PS a rejeté une première proposition qui renforçait les sanctions contre le recours à une mère porteuse à l’étranger, jugeant que la loi actuelle suffit à dissuader cette pratique. Elle a également repoussé la demande de la droite d’inscrire dans la Constitution le principe d’indisponibilité du corps humain, la jugeant inutile, voire dangereuse à terme, car elle pourrait, selon elle, être utilisée contre l’IVG, le don d’organe ou le don du sang.

    [...]

    Energie : deux ordonnances ont été prises pour faciliter l’autoconsommation d’électricité (produite chez les usagers) et la production d’électricité par énergie renouvelable.

    Voitures autonomes : une ordonnance a autorisé l’expérimentation des voitures sans conducteur sur les routes, dans l’idée de faire de la France l’un des pionniers du secteur.

    Victimes du terrorisme : la nouvelle médaille nationale pour reconnaître les victimes du terrorisme

    Discriminations : les anciennes commissions départementales de promotion de l’égalité des chances et la citoyenneté ont été remplacées par des comités opérationnels de lutte contre le racisme et l’antisémitisme

    Heu ? Et le reste des discriminations ? Sexe, handicaps, etc. ?


    Aides à la presse : un décret du 26 août a créé un nouveau fonds de soutien « à l’émergence et à l’innovation dans la presse » de 2 millions d’euros, qui doit soutenir davantage les petits éditeurs.

    Oui, l'innovation, c'est çaaaaaa : http://shaarli.guiguishow.info/?zrUIiQ


    [...]

    Transition énergétique : interdiction de la vaisselle en plastique d’ici 2020, [...]

    pan


    [...]

    Allocation jeunes diplômés : instauration d’une aide à la recherche du premier emploi (ARPE) : entre 100 et 550 euros pourront être versés pendant quatre mois maximum aux jeunes diplômés de moins de 28 ans qui n’ont pas encore trouvé d’emploi.

    Chômage : lancement du dispositif expérimental « zéro chômage longue durée », une aide publique incitant les entreprises de l’économie sociale et solidaire à embaucher des chômeurs de longue durée.

    [...]

    Immigration : définition des contours du nouveau « contrat d’intégration républicaine » que doivent signer les étrangers souhaitant s’installer en France et nouvelles modalités d’accueil et de répartition des demandeurs d’asile mineurs non accompagnés.

    :/

    Via SebSauvage, je crois.

    28/10/2016 11:43:57 - permalink -
    - http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/08/tout-ce-qui-a-ete-vote-pendant-vos-vacances-d-ete-ou-presque_4994747_4355770.html
  • Mi-journaliste, mi-barbouze: l'incontrôlable Jean-Paul Ney - L'Express

    Bon, rien de neuf, ça fait longtemps que je lis des choses sur cette personne mais je ressors ça (qui date de mars 2015, attention) à l'occasion de cet article : https://reflets.info/jean-paul-ney-la-fachosphere-et-twitter/ . Histoire que chacun-e puisse se faire une idée.

    Portrait d'un personnage sulfureux qui s'est notamment illustré en livrant, à tort, à la vindicte populaire le nom d'un lycéen lors des attentats de Charlie Hebdo.

    [...] Prof de boxe en banlieue, prisonnier en Côte d'Ivoire, candidat aux régionales de 2010 sur une liste dissidente UMP, conseiller en sécurité informatique... A côté du journalisme, le gaillard de 38 ans a fait tout et n'importe quoi dans sa vie. Sans qu'on sache qui il est vraiment au fond.

    Moins de 12 heures après la tuerie à Charlie Hebdo, Jean-Paul Ney balance sur Twitter une de ces torpilles dont il a le secret. "On vous tiens (sic) enfants de putains", éructe-t-il. Avec ce message, il publie un avis de recherche avec trois noms: Saïd Kouachi, Chérif Kouachi, et Hamyd M. [...] Dans ce tweet, le journaliste donne les noms des deux terroristes. Mais il en livre aussi un troisième à la vindicte populaire. Celui d'un lycéen qui sera associé, à vie, à une tuerie avec laquelle il n'a rien à voir, jusqu'à preuve du contraire. [...]

    Jean-Paul Ney, c'est un peu le journalisme-fonce-dans-le-tas. Sortir le lance-flammes sans trop se soucier des dégâts. "J'ouvre ma gueule, j'ai pas de problème avec ça, se justifie l'intéressé. Ce qui est en train de se passer, je l'ai prédit dès 2005. J'ai pas envie que dans 15 ans on me dise: 'Vous êtes journaliste, vous saviez, mais vous n'avez rien dit.' Je suis un peu comme un procureur", plaide même celui qui bénéficie d'une protection policière depuis les attentats de Paris

    [...]

    [...] Dans l'univers des médias, Jean-Paul Ney sent le soufre. Un temps invité sur BFM TV et i>Télé en tant qu'expert, le bonhomme n'a plus droit de cité que sur la confidentielle chaîne i24 News. A l'ESJ Paris, où il a donné pendant plusieurs années des cours de journalisme en "zones sensibles", on explique, non sans gêne, qu'il ne collabore plus avec l'établissement. Ce drôle de personnage faisait en tout cas forte impression auprès des étudiants quand il exhibait des armes en classe et leur faisait mettre des gilets pare-balles et des casques...

    [...]

    Le journaliste de l'agence Capa, Jean-Paul Billault, a enquêté à l'époque sur cette affaire et a également rencontré l'ex-prisonnier à son retour en France. "Ney est ingérable, incontrôlable. Il recherche la notoriété, tranche-t-il. C'est toujours compliqué de savoir à quoi il joue car il aime se faire passer pour un idiot. On ne sait jamais si c'est vrai ou c'est faux. En fait, il peut nous surprendre à chaque fois."

    Attention à ne pas résumer Jean-Paul Ney à un bouffon pour autant, prévient Jean-Paul Billault. "Il a trempé dans beaucoup de milieux, il sait passer là où les autres ne passent pas, glisse-t-il. Il a un certain talent, des facultés et des réseaux que beaucoup n'ont pas. Il a des informations de première main, mais personne ne lui fait confiance parce qu'il est bordeline. Il ne respecte pas les canons du journalisme."

    En gros, c'est un bouffon utile ? Certain-e-s ont besoin de lui pour faire fuiter des infos, d'autres avaient besoin de lui pour faire le clown à l'antenne. OK. Un homme qui s'invente une vie (voir les archives de Kitetoa) et qui confond faire les choses bien et faire les choses avec les meilleures intentions ? :S

    28/10/2016 11:14:02 - permalink -
    - http://www.lexpress.fr/actualite/societe/moitie-journaliste-moitie-barbouze-l-incontrolable-jean-paul-ney_1663972.html
  • Site d'information français d'actualités indépendant et participatif en ligne | Mediapart [ proxy authentifié ]

    L'autre jour, je suis tombé sur ce proxy qui pointe vers Mediapart. Et alors ?! On est connecté avec le compte du gestionnaire de ce proxy donc on a accès aux articles tant que la personne paye son abonnement. Oui, c'est de la mutualisation d'un abonnement à Mediapart. J'ai trouvé ça génial niveau acccès à l'information pour tous et toutes. Oui, niveau droit d'auteur, ça en jette beaucoup moins.

    Je me suis également immédiatement interrogé sur le fonctionnement technique. Bon, on devine sans peine que c'est un proxy. Mais comment injecte-t-il / ajoute-t-il le cookie du gestionnaire du proxy ? Sur #arn, Blusky m'a rappelé qu'un cookie, c'est juste un entête HTTP comme les autres donc il suffit de trouver la directive qui permet l'ajout d'un header dans le mode proxy et lala.

    Avec nginx, ça se formule comme cela :

    server {
        listen 80 default_server;
        listen [::]:80 default_server;
    
        location / {
                proxy_pass https://www.mediapart.fr/;
                proxy_set_header Cookie "<blabla>";
        }
    }

    À la place de <blabla>, il faut mettre la valeur de votre cookie, que l'on récupére avec Firebug. On rédémarre nginx et c'est prêt. Ça fonctionne avec tous les site web (moyennant les réserves ci-dessous).

    Bon, forcément, ça suppose que le site web que l'on proxifie soit cool genre il tolère le changement d'adresse IP. Sinon, il faudra se connecter au site web depuis votre serveur (avec du SSH port forwarding ou en laissant le proxy transférer les cookie entre le client et le site web destinataire, par exemple) et récupérer le cookie depuis votre serveur.

    Forcément, ça suppose que le site web que l'on proxifie ne déconnecte pas ses utilisateur-rice-s régulièrement.

    Forcément, il faut faire gaffe au vol de compte et/ou à la fuite de données persos donc il faut faire ça avec un compte dédié au proxy. Sur Mediapart, on évite cela puisque les infos persos, abos & co sont gérés sur moncompte.mediapart.fr, qui ne fait pas partie du domaine proxyfié. ;)

    Pour les sites web accessibles en IPv4 et en IPv6 et qui sont chatouilleux genre ils n'acceptent pas que l'IP change, c'est un peu plus compliqué car, pour une raison qui m'échappe, nginx utilise son IPv6 pour demander la page puis un mix entre son IPv4 et IPv6 pour demander chacune des ressources. J'imagine que c'est pour optimiser le temps de chargement. proxy_bind <ipv4>; ne permet pas de changer ce comportement. Pas plus que resolver <IP_resolver_DNS> ipv6=off;. La seule solution que j'ai trouvée c'est d'ajouter une association <IPv4> <domaine> dans /etc/hosts. :-

    27/10/2016 23:26:43 - permalink -
    - http://laab.freeboxos.fr:8888/
  • DNS resolvers [Do-It-Yourself Internet Service Providers]

    Une liste de résolvers DNS ouverts. Histoire que la communauté shaarli arrête de citer uniquement FDN à chaque blocage idiot.

    89.234.141.66 | 2a00:5881:8100:1000::3 | recursif.arn-fai.net
    89.234.186.18 | 2a00:5884:8218::1         | log.bzh
    80.67.188.188 | 2001:913::8                   | ns0.ldn-fai.net

    27/10/2016 20:57:02 - permalink -
    - http://diyisp.org/dokuwiki/doku.php?id=technical:dnsresolver
  • Prendre les conseils d’un avocat n’est pas un crime | Le SAF

    Les faits commencent à dater mais je me mets ça de côté :

    En effet dans son réquisitoire devant la chambre de l’Instruction de la cour d’Appel de Paris, dont l’audience aura lieu ce jour à 14 heures, le procureur général près de la Cour d’Appel de Paris écrit « Enfin la découverte en perquisition chez X d’un document d’un syndicat d’avocat intitulé : manisfestants–e-s : droits et conseils en cas d’interpellation vient corroborer la volonté manifeste de participer à des actions violentes en cours de manifestation puisqu’il prend des éléments sur la conduite à tenir en cas d’interpellation ».

    Ainsi le SAF est accusé d’encourager la violence au seul motif de faire connaître leurs droits aux manifestants par la production d’un document intitulé « info juridiques » et contenant des informations exclusivement juridiques.

    Le SAF s’élève de la manière la plus énergique contre la motivation des réquisitions du Parquet Général qui considère que la possession d’un tract distribué par le SAF afin d’informer les citoyens – tous les citoyens – de leurs DROITS dans l’hypothèse d’une interpellation constituerait une présomption de violences !

    [...]

    Le seul fait qu’une telle idée ait pu germer dans l’esprit d’un magistrat de la République démontre le fossé existant entre les citoyens et ceux qui sont censés faire respecter la loi.

    Ainsi connaître ses droits est présumé un acte subversif et l’avocat, professionnel du droit en deviendrait complice.

    Il est de la mission de ceux qui assurent LA DÉFENSE des justiciables, de TOUS les justiciables, qu’ils soient auteurs ou victimes d’infraction, de les informer de leurs droits.

    Le Canard Enchaîné évoquait un jour le livre « Face à la police / Face à la justice - Guide d'autodéfense juridique ». Je ne l'ai pas encore acheté, c'est dans ma TODO mais le titre me rappelle furieusement le guide de l'autodéfense numérique (https://guide.boum.org/), donc ça doit être bien. :D

    Via https://twitter.com/MaitreMo/status/738605278313095176 via je ne sais plus qui.

    27/10/2016 20:50:30 - permalink -
    - http://lesaf.org/prendre-les-conseils-dun-avocat-nest-pas-un-crime/
  • Modèle:Organisations internationales et supranationale européennes — Wikipédia [ Brexit ]

    Pour l'instant, c'est ce que je retiendrais du Brexit. En gros : ça ne va pas changer grand'chose : l'Angleterre signera 3 tonnes d'accords & co et basta. C'est pour ça que je ne crois pas à l'écroulement de l'économie UK : car rien ne va fondamentalement changer. Même chose quand je vois Berlin et Paris se battre pour décrocher le rôle de future City.

    Même chose pour l'aspect politique : rien ne changera. Il n'y a pas que le Brexit qui génère de la défiance vis-à-vis de l'UE chez les citoyens-ne-s mais aussi les coups contre le Peuple (coucou le traité européen constitutionnel de 2004-2005), les accords de libre échange imposés (coucou CETA et ACTA, entre autres), le fait que l'UE est incapable de causer d'autre chose que de commerce, de marché unique, tout ça, etc. Et tout cela n'est jamais remis en question. Je trouve ça fort de café de faire porter le chapeau de la merde ambiante à la seule Angleterre.

    Via je ne sais plus qui. :(

    27/10/2016 20:29:30 - permalink -
    - https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le:Organisations_internationales_et_supranationale_europ%C3%A9ennes
Links per page: 20 50 100
◄Older
page 184 / 299
Newer►
Mentions légales identiques à celles de mon blog | CC BY-SA 3.0

Shaarli - The personal, minimalist, super-fast, database free, bookmarking service by the Shaarli community