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  • Monnaie numérique de banque centrale dont euro numérique

    Actuellement, nous manipulons de la monnaie scripturale (sur notre compte bancaire, notre carte de débit / crédit, etc.), émise et gérée par les banques commerciales, et de la monnaie fiduciaire (pièces et billets) émise par la banque centrale et distribuée physiquement par les banques commerciales. Les monnaies numériques de banques centrales (MNBC, et CBDC en anglais), dont l'euro numérique (aka digital euro, ou e-euro), sont, en quelque sorte, des monnaies fiduciaires dématérialisées, donc émises et gérées, in fine, par des banques centrales (ex. : la Banque centrale européenne, BCE, pour l'e-euro). Il en existe plusieurs dans le monde.

    J'avais vu passer ce sujet sur les rivières de shaarlis dès 2023, quand la Commission européenne a proposé son projet de Règlements en la matière, mais c'était trop lointain / futuriste et, surtout, ça sentait bon le complotisme (j'ai récemment lu que les complotistes seraient ceux qui complotent, pas ceux qui dénoncent un complot, alors que ces premiers sont bien des comploteurs ou conspirateurs, et les seconds, des complotistes) : « Great Reset » (dont je n'ignore pas l'origine : forum de Davos 2020), « EURSS », ton et projections alarmistes / catastrophistes, exagérations, sources douteuses (vidéos très courtes pour un sujet complexe, source que j'ai déjà chopée en train de pipeauter sur les sujets que je maîtrise, etc.), et association à des infos inexactes et sans trop de rapport (comme la prétendue clôture de 86 millions de comptes bancaires au Vietnam ‒ sur 101 millions d'habitants 🤡️ ‒ en lien avec l'obligation d'une vérification d'identité forte voire biométrique pour détenir un compte). Donc j'avais laissé tomber. Exagérer n'est pas informer ni convaincre.

    J'ai décidé de m'y replonger vu l'imminence du débat au Parlement européen sur le projet de Règlement en question (on annonce un vote dans les prochains mois). Forcément, le terrain reste autant miné, avec chacun son bullshit : à la prétendue souveraineté économique prêchée par les officiels répond une inondation de vidéos courtes, Shorts, Instagram, Tiktok, etc. au titre alarmiste (fin de la liberté financière, le plan secret, ils veulent vous contrôler, c'est pire que ce que l'on craignait, etc.) de vidéastes qui prétendent sauver le monde par leur génie et leur clairvoyance… mais uniquement dans des vidéos courtes au titre putaclic… 🤡️ Bref, une grande prudence est de mise.

    Au final, j'ai l'impression qu'il s'agit d'une énième tempête dans un verre d'eau.



    Je rappelle d'où je parle. J'utilise très peu ma carte bancaire, car je trouve les espèces plus pratiques et, accessoirement, moins traçables. Je n'ai jamais utilisé les cryptomonnaies (ex. Bitcoin), car, hors spéculation, j'ai spontanément douté de leur caractère émancipateur et de leur accessibilité au plus grand nombre, moi compris, sans recourir à des intermédiaires qui annihileraient tout l'intérêt et qui auraient des obligations légales (ça n'a pas manqué), et que, tout comme les portes-monnaie électroniques à-la-Moneo y a 20 ans, j'y voyais une complexité et des dépendances techniques inutiles et inacceptables pour simplement acheter ma bouffe (ordi, électricité, Internet, infrastructure technique de zinzin, etc.). Ça ne me vient même pas à l'esprit d'utiliser quelque chose d'aussi complexe, donc fragile, pour payer ma pitance. Chaque panne d'un réseau bancaire (dernier exemple en date : août 2025) rappelle l'incongruité d'une telle démarche. J'aime les choses simples.

    Tu l'auras compris : sans même parler de vie privée, l'euro numérique ne m'intéresse pas, j'y suis opposé, pour les raisons que je viens de développer.



    Tempête dans un verre d'eau car l'euro numérique sera complémentaire car logé sur un compte plafonné et rechargé via un compte bancaire classique. On retrouve cela dans le mandat du Conseil de l'UE (co-législateur, ministres de chaque État) pour les palabres législatives à venir. Les calculs de la BCE montent un plafond à 3 000 €, notamment en cas de fort engouement. Ce montant sera modulé par le seul Conseil de l'UE, donc ça craint (tout autant que les trouzemilles trucs que le gouvernement français peut changer seul par décret, arrêté, ou ordonnance). Mais, cela met à mal les postulats d'opposants fondés sur une incitation par le versement en euro num des prestations sociales, puis du traitement des agents publics, puis… Ce plafond est une nécessité structurelle, comme ceux des livrets d'épargne, pas une disposition transitoire en vue d'un effet cliquet, j'y reviendrais.

    De plus, le projet de Règlement e-euro fait partie d'un paquet législatif (un lot d'actes législatifs ; pratique courante, il y a eu des paquets Télécom, des paquets protection des données personnelles, etc.) qui contient aussi un Règlement sur le cours légal des espèces et sur l'accès au cash, notamment face à la diminution drastique du nombre de distributeurs de billets (1, 2). Ouiiii, je suis naïf, c'est forcément uniquement faire passer la pilule. La jurisprudence de la Cour de justice de l'UE (CJUE) oblige aussi l'acceptation des espèces, avec de possibles dérogations nationales, que le Règlement vient légèrement cadrer, donc ça contraint les reculades futures.

    Bref, à court terme l'euro numérique ne va pas me tomber dessus, je pourrais y échapper, et je n'ai pas le pouvoir d'influencer les politiciens ou mes concitoyens, donc… Il appartiendra à chacun d'approuver ou non l'euro numérique par ses actes. Dans les sondages, la carte bancaire est le moyen de paiement dominant depuis 2024, et les usages d'espèce sont plafonnés depuis longtemps (particulier -> professionnel : 1 000 € depuis 2015, 3 000 € / 20 000 francs depuis fin 1999, 50 000 francs fin 1998, 150 000 francs depuis 1990, etc.), d'où j'entrevois une potentielle insincérité et un possible opportunisme chez les opposants à l'e-euro.



    Le principal risque identifié par les opposants est que l'euro numérique pourrait être une monnaie programmable. Le projet de Règlement européen, y compris amendé par le Conseil, dit l'inverse, donc, si le débat législatif maintient cette disposition, ce que j'estime hautement probable, la CJUE pourra sabrer une pratique nationale ou européenne inverse, mais, c'est techniquement possible. (Attention à ne pas confondre avec une transaction conditionnelle, qui est déclenchée automatiquement quand une condition est remplie, comme un paiement à la livraison, fonctionnalité que l'on retrouve dans les smart contracts de certaines chaînes de blocs.)

    La notion de monnaie programmable regroupe deux caractéristiques distinctes : une date d'expiration de la monnaie (= monnaie fondante) et un fléchage des usages. Aucune n'est nouvelle. Un grand nombre de monnaies locales complémentaires sont fondantes. Le fléchage, ça se nomme conventionnement sécurité sociale ou titres-restaurant, ou tout remboursement ou avance sur justificatif ou situation (prime rénov', complément de ressources AAH, allocs CAF pour des lardons, colonies de vacances aux frais de la municipalité, les prestations des Comité sociaux et économiques des sociétés commerciales, etc.). Je ne dis pas si c'est bien ou mal, notamment je déteste les titres-restaurant, et la Sécu n'est pas le système collectif de soins auquel j'aspire, mais ça existe, on baigne dedans, et l'ensemble représente un montant cumulé bien plus élevé que le plafond envisagé de l'e-euro, donc il faut relativiser, nous vivons massivement sur de l'argent fléché.

    En généralisant, actuellement, notre thune est déjà fondante et nous sommes déjà lourdement incités à flécher nos choix économique. Je pense, par exemple, au taux d'intérêts de l'épargne pour les pauvres, type livret d'épargne populaire ou livret A, qui ne couvre pas l'inflation (donc l'épargne fond) ou qui fluctue sur consigne politicienne pour inciter à la consommation ou à l'épargne, ou au taux directeur de la BCE qui influe sur l'octroie de crédits et sur le choix de recourir à l'emprunt plutôt qu'à l'épargne pour financer un projet, etc.

    Bref, sur ce grief, certes sérieux, il y a une sur-exagération sur l'euro numérique. Il est porteur des mêmes risques de dérapages politiciens qu'actuellement. Les renforce-t-il ? Avec un compte complémentaire et plafonné, j'en doute. Du point de vue de la logique, l'euro num n'est qu'une implémentation possible du fléchage, donc rejeter le fléchage ne permet pas de retoquer l'e-euro, l'argument est inopérant : en réalité, ce qui ne plaît pas, c'est le fléchage, pas l'euro num. Par analogie, c'est comme critiquer l'architecture d'un fichier de police en ce qu'elle ne serait pas assez sécurisée dans l'optique de retoquer le fichier : ça ne passe pas ailleurs que dans un « débat » entre gens lambdas, car ce sont deux sujets distincts (le fichier, ses finalités, etc. d'un côté ; sa mise en œuvre de l'autre).



    Concernant la vie privée, au vu des objectifs (monnaie de banque centrale), on part sur des comptes ouverts à la banque centrale avec les banques commerciales en intermédiaires de distribution, d'assistance, et de vente de services supplémentaires.

    Néanmoins, j'éprouve une grande difficulté à me faire un avis, car l'architecture et le graphe des relations entre les acteurs ont évolué (donc attention à ne pas baser sa réflexion sur des éléments démodés), notamment sous la pression des autorités de protection des données personnelles (dont la CNIL), et ils sont décrits de manière ambiguë. Notamment, je parviens à peine à discerner qui aura accès à la liste des opérations d'un compte euro numérique. Tantôt ça parle d'euro numérique de gros (pour les échanges entre les institutions financières) et en détail (entre lesdites institutions et la plèbe), ce qui permettrait des comptes totalement gérés par les banques commerciales, mais l'euro numérique de gros n'est pas prêt. Tantôt de comptes ouverts à la banque centrale, couplés aux banques commerciales qui servent d'intermédiaire uniquement pour l'assistance aux clients ou pour vendre des services en sus (ex. : une carte bancaire rattachée au compte euro-numérique). Les autorité de protection des données personnelles évoquent à la fois des comptes locaux et un recueil unique des identifiants auprès de la banque centrale, puis semblent dire que les traitements informatiques relatifs à la LCB-FT seront assurés par la banque centrale, etc.

    Évidemment, l'e-euro sera plus traçable que les espèces, faut pas se mentir. Il y aura forcément une trace numérique. Les autorités de protection des données personnelles appellent la mise en œuvre de l'anonymat pour de petites sommes, mais le Support pool of experts du Comité européen à la protection des données personnelles prévient que c'est très difficile à atteindre (faire le parallèle avec la vérification de l'âge en double aveugle sur les sites web). Pour moi, c'est peine perdue. On nous parle de transactions hors lignes, entre particuliers, blablabla, mais tant que c'est numérique, alors il y aura des traces (sur les smartphones, dont l'appli pourra moucharder à la BCE, ou dont la liste des transactions finira in fine sauvegardée dans les clouds de Google ou d'Apple qui pourront faire l'objet de réquisitions administratives, etc.). À ce jour, les autorités de protection des données s'interrogent toujours si les transactions de faible montant seront exemptés de LCB-FT, c'est dire…

    Ceci dit, n'idéalisons pas le monde actuel : l'usage des cartes bancaires en France, c'est CB, Visa, Mastercard, American Express, et, surtout, les banques commerciales qui voient les transactions. L'e-euro, c'est BCE au lieu de banque commerciale. Les portes-monnaie à-la-Moneo ajoutent la traçabilité des petites transactions. On peut aussi parler du volume massif des signalements à TRACFIN de la moindre transaction jugée suspecte avec une sensibilité au pet de mouche près, par l'ensemble des institutions financières par peur de voir leur responsabilité engagée au titre de la LCB-FT. Je précise que la granularité du flicage aux produits / services achetés n'est possible que par l'ajout, par le commerçant, d'infos supplémentaires dans les échanges bancaires, et que ça semble ne pas se pratiquer dans l'UE grâce au RGPD (source). Du coup, ça met à mal le fléchage craint par les opposants à l'e-euro : l'allocation de rentrée scolaire (exemple le plus couramment donné) peut être légitimement dépensée dans plusieurs types de magasins, y compris des généralistes qui proposent des fournitures scolaires et du matériel de haute technologie.



    La Commission européenne vend l'euro numérique sur la souveraineté et comme remède à la fragmentation des moyens de paiement au sein du marché unique européen (son dada). Dit autrement, il s'agit de faire la nique à Wero, Google Pay, Apple Pay, et aux velléités comme Libra de Meta (abandonné depuis 2022, soit après le lancement du projet euro num en 2020/2021).

    Entre du Stripe / Paypal ou de l'e-euro, pourquoi pas ce dernier (et encore…) ? Mais, c'est une mauvaise solution à un vrai problème : ce qui pousse les prestataires de paiement européens à exclure des acteurs économiques, dont les associations loi 1901 dans leur collecte de dons, les poussant vers Stripe ou Paypal, c'est la LCB-FT. Il suffit d'adoucir cela, et pouf, plus besoin d'e-euro.

    Parler de souveraineté quand on signe le Data Privacy Framework (DPF) et quand les sites web institutionnels de l'UE sont derrière Amazon… Paye ta décence.



    Je constate que les banques commerciales sont vent debout contre l'euro num. Elles craignent un gaspillage de moyens (thune, temps, etc.), et un déport massif de leurs clients, donc moins de frais de tenue de compte et moins de fonds pour constituer leurs réserves obligatoires en garantie des crédits qu'elles octroient, d'où le plafonnement des comptes e-euro. Cela contredit les auteurs de courtes vidéos sur Internet qui affirment que l'un des buts de l'e-euro est de nous priver d'épargne afin de nous faire vivre à crédit (ce qui profiterait aux banques commerciales), etc. Un équilibre est nécessaire.

    D'autres scénarios catastrophes me semblent improbables.

    Le coup d'une inflation ciblée sur la monnaie scripturale et/ou fiduciaire matérialisée afin de forcer l'adoption de l'euro num ne me semble pas possible puisque l'e-euro sera une énième modalité, un énième format d'une même monnaie, l'euro. C'est dans le projet de Règlement. Comme s'il était possible, actuellement, de cibler l'inflation sur l'euro fiduciaire pour obliger l'euro scriptural plus fliquant.

    Pour la même raison, je ne crois pas à l'insignifiant euro numérique comme vecteur d'une reprise en main publique de la finance ou, a minima, de la création monétaire.

    La fiscalisation de « l'argent de poche » et ses exemptions, dons < 1 500 €/an/personne = aucune déclaration, présents d'usage, location airbnb, vente Le Bon Coin, gains issus de la spéculation dans les cryptomonnaies ou simples transferts entre personnes, etc., n'a pas attendue l'euro numérique.

    Mon Apr 27 20:15:18 2026 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?Qto5BA
  • Localisation temporelle | Cases noisette (3) | Grise Bouille

    😄️

    Oros en a parlé y a quelque temps.

    Mon Apr 27 09:15:40 2026 - permalink -
    - https://grisebouille.net/localisation-temporelle/
  • Re: Réponse à GuiGui's Show sur les cartes bancaires biométriques - OpenNews

    Oui à tout, oui ce n'est pas une bonne nouvelle, oui à la tyrannie par la commodité. Mais du coup : 1) à chacun de prendre ses responsabilités ; 2) on peut dénoncer ou s'opposer sans déformer ou exagérer, et ça me semble plus productif de rappeler des échappatoires, certes incommodes, plutôt que d'être une énième info anxiogène qui laisse croire à ton lectorat que tout est fini, la machine va tout engloutir, salauds de banquiers, etc., qui, généralement, ne mène à rien sauf à la tristesse et à la résignation.

    L'angle qui m'a intéressé est de savoir si ça va me tomber dessus à court terme. J'ai exposé plusieurs éléments que non. Même en cas de tyrannie douce submergeant la majorité, il y aura une possibilité de repli sur la saisie du code secret. J'ai retrouvé l'ataraxie. Le reste ne m'intéresse pas. Ça fait 20 ans (DADVSI) que j'ai commencé à essayer d'informer autour de moi et de convaincre les politiciens de pas faire de connerie. 20 ans d'échecs. Désormais, j'ai compris que j'ai aucun poids dans la société même à une échelle micro-locale (famille, emploi, etc.), donc j'essaye simplement d'échapper à la merde approuvée par mes concitoyens. Si une majorité de personnes trouve que la carte bancaire biométrique, c'est génial, qu'est-ce que tu veux que j'y fasse, à part dire que je suis contre, ce que j'ai fait dans mon article.

    Sur la désactivation de l'option sans contact, je fais part de mon doute sur l'effectivité de la protection des données dans l'article que je pointe. À l'époque, je n'avais pas de lecteur NFC. Depuis, j'en ai un, mais je n'ai pas pensé à revérifier, notamment parce que j'utilise très peu ma carte bancaire et que je ne l'ai pas sur moi en permanence, donc merci du retour que je recopie infra pour archivage. 🙂️

    Et là où tu fais une erreur c'est que sectionner l'antenne ou avoir la carte dans une cage de Faraday sont les deux seuls moyens efficaces de se protéger. Désactiver l'option du paiement sans contact auprès de ta banque n'empêche pas de lire et collecter les données NFC stockées sur ta carte. ça fait juste que si elles sont utilisées normalement alors la banque devrait rejeter la demande, mais il y a des cas documentés de fraude où il a été possible d'exploiter les données et d'obtenir un paiement sans contact alors que c'était censé être désactivé au niveau de la banque. malheureusement je n'ai plus le lien sous la main de cette démonstration, mais de mémoire il y avait le cas où la banque ne le désactive que partiellement pour certaines transactions, et l'autre était une exploitation sophistiquée de cas particuliers spécifiques du système bancaire international, donc plutôt du niveau proof of concept que fraude à la portée de tout le monde.

    par contre je peux confirmer qu'avec l'option "sans contact" désactivée au niveau de la banque on lit parfaitement les données qui sont sur la carte, c'est à dire tout sauf le CVV qui est au dos. et avec de l'équipement qui tient dans un sac à dos on peut le faire depuis l'autre coté de la rue à tous les clients à l'intérieur de la boulangerie, mais uniquement quand la carte est à proximité du TPE, ou alors à quelques dizaines de cm et là pas besoin que la carte soit proche d'un TPE et on va généralement faire la collecte en se promenant dans un lieu où la densité de population est assez élevée comme les transports en commun.

    Sun Apr 26 12:30:53 2026 - permalink -
    - https://ecirtam.net/opennews/?NmxIZg
  • FUD: Le code a changé : le code secret à quatre chiffres des cartes bancaires c'est bientôt fini, on vous explique le nouveau système biométrique - lindependant.fr - Liens en vrac de sebsauvage

    + https://lehollandaisvolant.net/?id=20260425110849

    (Définition de FUD, si besoin.)

    Ça va sans dire, je suis contre la biométrie, même pour de l'identification, car 1) c'est un traceur extrêmement fiable puisqu'il s'agit d'un identifiant quasiment uniquement (je ne pourrais pas nier avoir fait ceci ou avoir été à tel endroit) ; 2) que fait-on en cas de compromission ?

    (Sachant que, pour relativiser, côté serveur, on ne stocke pas l'empreinte entière, mais des indices, des points caractéristiques, et on peut le faire sous forme de condensat cryptographique avec un sel propre au service, donc le piratage d'un service ne permet pas forcément, par reconstitution, de se connecter à un autre service, et donc ça diminue aussi le flicage à travers plusieurs services.)

    Mais il y a plusieurs inexactitudes et emportements dans les articles de SebSauvage, LHV, et L'indépendant.

    D'abord, la duplication d'empreinte par le CCC (reproduite dans les sas PARAFE des aéroports par Cash investigation en 2015) n'est peut-être plus actuelle, compte-tenu que les capteurs biométriques vérifient des paramètres en sus, notamment qu'il y a de la vie, etc. (Cet argument revient à dézinguer les avions modernes sur la base des caractéristiques de l'avion des frères Wright. On retrouve le même argument foireux dans les débats sur la vidéosurveillance de l'espace public : faudrait pas déployer car ce ne serait pas efficace. Non, il ne faut pas déployer car droits humains, point.) Ceci dit, je suis dubitatif de la fiabilité du capteur vu qu'il est embarqué sur la carte.

    Ensuite, il s'agit d'une option, similaire au sans contact, pour les paiements supérieurs à 50 €. En réalité, il s'agit même d'une extension du sans contact. Il est prévu de repasser au paiement avec code, comme avec le sans contact, en cas de blessure, de capteur endommagé (il est sur la carte, pour rappel), de dysfonctionnement, ou d'un choix arbitraire du client auprès d'un commerçant (comme d'utiliser ou non le sans contact).

    Pour ces raisons, il est nécessaire de prévoir un repli sur le paiement sans biométrie. De même, puisque le capteur biométrique est sur la carte, ça veut dire que les terminaux de paiement électroniques (TPE) des commerçants ne seront pas remplacés. Encore une garantie supplémentaire que la biométrie ne nous sera pas imposée prochainement.

    Pour l'instant, c'est uniquement sur des cartes débit / crédit haut de gamme (Visa Premier, Mastercard Gold), même si la Société Générale a annoncé vouloir démocratiser ça.

    Bref, point d'obligation légale ni de coercition par les banques. Par comparaison, je n'ai toujours pas le sans contact sur ma carte (à l'époque, je sectionnais l'antenne NFC, puis ma banque a proposé une option, et l'antenne occupe uniquement la moitié haut de la carte).

    Se souvenir des portes-monnaie électroniques à-la-Moneo qui, y a 20 ans, devaient tuer les espèces.

    Enfin, l'empreinte ne sort pas de la carte. Ce n'est pas le fabricant (ex. Thales) qui active l'option, mais la banque voire son client (avec un boîtier dédié, et, dans le futur, avec une appli smartphone). Donc, non, la banque n'a pas l'empreinte.

    Bref, tempête dans un verre d'eau de SebSauvage et LHV.

    Sat Apr 25 18:49:04 2026 - permalink -
    - https://sebsauvage.net/links/?v5dCKg
  • Vérification d'âge sur les grands services numériques

    Après l'offensive sur les sites de porn de ces 5 dernières années.

    Au niveau de l'Union européenne (UE) :

    • Origine : DSA, donc 2022, donc pas limitée aux réseaux sociaux, mais à toute grande plateforme (VLOP, VLOSE) ;

    • Lignes directrices de la Commission européenne mi-2025 ;

    • Résolution du Parlement UE en novembre 2025. Majorité numérique à 16 ans, vérification d'âge, responsabilité pénale des éditeurs contrevenants, etc. ;

    • Dans le cadre de la future implémentation du porte-feuille d'identité numérique européenne (règlement 2024/1183 dit eIDAS, que France Identité implémente), l'UE a pondu une application de vérification de l'âge censée servir de guide aux États. Elle contient des failles de sécu : faire sauter le code PIN (accès root) ou le nombre max d'essais, et photo pas effacée ; utilisation de dépendances logicielles obsolètes ; Je ne suis pas convaincu qu'il soit pertinent de tourner en dérision un rejet des appareils rootés via des méthodes démodées car ça va conduire à l'attestation matérielle… ; L'architecture entière est pétée, par conception même, puisqu'il est possible de lancer un service en ligne qui validera toutes les demandes, le réseau social qui devra vérifier n'a aucune certitude supplémentaire… mais il pourra se défausser ("j'ai respecté la loi, vous pouvez rien faire").

    Au niveau français :

    • La loi de 2023 sur la majorité numérique à 15 ans étendait déjà la vérification d'âge au-delà du porno. La France est pionnière. L’Espagne, l’Autriche, la Grèce, l’Irlande, le Danemark et les Pays‑Bas vont suivre ;

    • À partir de novembre 2025 : proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux. Le gouvernement voudrait ça pour septembre 2026. La Commission européenne a rappelé qu'il lui appartient de contrôler les grandes plateformes, pas à la France, donc j'ai du mal à voir l'articulation…
    Fri Apr 24 20:44:18 2026 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?KcWbSQ
  • Liberté, Libertés chéries: La loi sur le Narcotrafic devant le Conseil constitutionnel.

    + La loi Narcotrafic devant le Conseil constitutionnel chez LQDN

    Loi 2025-532. Retailleau à la manœuvre.

    Blocage administratif et déréférencement de site web étendu aux sites d'achats de stupéfiants. Pour rappel, on est parti des sites pédo et terro, hein.

    Activation à distance des appareils mobiles pour enregistrer quelqu'un (son, image) à son insu, pour crimes et délits graves ou en concours. 706-99 et 706-100 CPP.

    Extension de tout un tas de mesures à la délinquance en bande organisée, alors que les procureurs n'hésitent pas à qualifier de « en bande organisée » des faits survenus en manif ou autre pour disposer de toujours plus de pouvoirs…

    Les parlementaires ont à nouveau rejeté l'idée d'une porte dérobée dans le chiffrement, mais on sent l'obsession…

    Le Conseil constitutionnel (2025-885 DC) a retoqué l'extension des boîtes noires à la criminalité organisée et l'accès aux URL ajouté par la loi renseignement 2 de 2021. Par manque d'encadrement et de contrôle, donc ça reviendra. Là encore, on est parti de la lutte contre le terrorisme, puis ingérences étrangères, puis la criminalité organisée…

    Il a également fait mine de retoquer l'un des chiffons rouges de cette loi, le procès-verbal distinct (dossier coffre), c'est-à-dire ne pas verser au contradictoire les techniques spéciales d'enquête (surveillance, couverture, etc.) afin de les garder secrètes. En effet, in fine, le Conseil impose le versement au contradictoire des pièces, y compris la manière dont elles ont été recueillies, mais la procédure pour ce faire, devant la chambre de l'instruction va être compliquée, précisément car pièces secrètes, donc je peine à me réjouir…

    Il a aussi retoqué l'accès à toutes les infos fiscales par les services de renseignement. Ça reviendra sous une forme allégée…

    #LLC

    Fri Apr 24 14:53:53 2026 - permalink -
    - https://libertescheries.blogspot.com/2025/06/la-decision-rendue-par-le-conseil.html
  • Violences et magouilles policières

    Violence policière en France sur Wikipédia (attention, des infos ne sont pas à jour, mais ça donne un inventaire, donc une idée).

    • Pour Geneviève Legay, Steve Maia Caniço, et « une classe qui se tient sage », j'ai mis à jour mon ancien article ;

    • Affaire Théo : les policiers coupables, mais pas criminels. Historique, matraque dans le cul, tout ça ;

    • Olivio Gomes, refus d'obtempérer : 10 ans, appel en cours ;

    • Éborgnement du gilet jaune Jérôme Rodrigues : renvoi devant la justice du policier en 2026. Pour rappel, la CEDH étudie un autre cas d'éborgnement ;

    • Refus d’obtempérer à Stains : deux policiers condamnés à de la prison avec sursis pour avoir grièvement blessé un automobiliste : 4 ans avec sursis ;

    • Quatre ans de prison dont deux ans ferme pour le policier de Reims accusé d'agression sexuelle. Appel en cours, a priori ;

    • Vols et arrestation arbitraire : trois policiers de Vitry-sur-Seine condamnés. Douze et dix-huit mois de prison avec sursis ;

    • « Gilet jaune » éborgné : pourquoi la justice va devoir examiner la responsabilité de l’ancien préfet de police Didier Lallement. 6 ans après les faits, les procès de contestation de l'instruction sont pliés, et un supplément d'instruction est demandé… ;

    • Violences policières : 6 ans après la mort de Cédric Chouviat, toujours pas de procès en vue. Renvoi devant la justice fin 2024, mais lenteur… ;

    • Deux policiers condamnés à des peines avec sursis pour des violences sur une personne placée en garde à vue à Paris. Appel en cours, a priori ;

    • Un policier sera jugé pour violences, quatre ans après la parution du livre « Flic », de Valentin Gendrot. Violences sur mineur en 2019. Renvoi devant la justice en 2024. lenteur… ;

    • Procès des violences contre des « gilets jaunes » dans un Burger King : de six à vingt-quatre mois de prison avec sursis pour les CRS. Trois ont fait appel. Gilets jaunes frappés dans un Burger King à Paris : une plainte pour parjure contre un commissaire ;

    • Vitry-sur-Seine : deux policiers condamnés à 10 mois de sursis pour avoir falsifié un PV. Possible appel. Falsifier pour un vol à l'arraché… ;

    • « Sale noir » : une policière fauche un scooter et truque l’enquête pour être blanchie. Avec demande d'effacement des caméras de la ville. Classement sans suite. Cela a été mis au jour durant une enquête sur de la tricoche : La corruption de "basse intensité", une problématique montante dans la police. Deux ans et un an ;

    • La famille d’une victime de tirs policiers dépose un recours inédit devant la justice européenne. Loi Cazeneuve 2017 sur refus obtempérer. Pas de nouvelles, donc je pense que la CEDH n'a pas admis le recours ;

    • Loiret : Le gendarme jugé pour la mort de Loïc Louise relaxé en appel ;

    • Dans l'affaire Viry-Châtillon (lire aussi ici), on se dirige vers une fin d'instruction sans renvoi devant la justice ;

    • Violences policières : un agent de la CSI 93 jugé pour faux en écriture publique et violences volontaires. Sur la CSI 93, lire aussi : Violences policières Procès de la CSI 93 : de la prison ferme prononcée contre deux agents ;

    • Pas de nouvelle de l'affaire du Pont-Neuf depuis 2022. 9 balles, fusil d'assaut…
    Fri Apr 24 11:21:14 2026 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?D1S33g
  • Rappel: Le Late Show du Siècle : Une émission de Monsieur Phi

    Jusqu'à ce soir pour contribuer.



    Explications :
    + Le plus gros projet de ma chaîne ! (vidéo)

    Un financement participatif pour des PhilosopherView sous stéroïdes par Monsieur Phi, c'est-à-dire des saisons (une par siècle) d'entrevues façon talk show ricain >= 1 heure avec un philosophe + explications complémentaires en voix off.

    Première saison = 17e siècle = Descartes interrogé par la philosophe Élisabeth de Bohême (elle a critiqué les thèses de Descartes et a réellement conversé avec lui), Hobbes, Spinoza, et un choix des contributeurs (Leibniz ? Locke ? Pascal ? Galilée ?).

    Fri Apr 24 08:15:27 2026 - permalink -
    - https://fr.ulule.com/le-late-show-du-siecle/
  • Blocage de Tiktok en Nouvelle-Calédonie : le Conseil d’État se dérobe en faveur de l’arbitraire – La Quadrature du Net

    + Blocage de TikTok en Nouvelle-Calédonie : retour sur un fiasco démocratique

    Blocage suite à une prétendue ingérence étrangère de l'Azerbaïdjan (qui, si elle avait attisé les tensions en Kanaky pour ses intérêts, n'avait rien fait à ce moment-là). Puis, en fait, pour juguler la circulation de contenus qui appelaient, soi-disant, à la violence. Puis, en vrai, pour sauver la face du Haut-Commissaire local (= préfet) qui aurait décidé la mesure.

    Sur mobile uniquement. Un seul opérateur local. A priori, blocage DNS (source).

    Tiktok n'aurait pas contesté en justice sur accord avec le gouvernement français.

    Le gouvernement a envisagé de bloquer tout l'Internet mobile (5G -> 2G).

    La décision de blocage aurait été prise le 14 mai 2024, mais se constate le 16 mai au matin (source). État d'urgence déclenché le 15 mai à 20 h.

    Les observateurs ont cru que la décision était basée, à tort, sur l'état d'urgence qui permet, depuis 2015, de bloquer les sites web qui appellent à la provocation d'actes terroristes ou à l'apologie du terrorisme. Le gouvernement a invoqué la théorie des circonstances exceptionnelles.

    Dès l'été 2023, après les révoltes suite à la mort policière de Nahel, Macron avait souhaité pouvoir bloquer les réseaux sociaux en cas de crise. Première expérimentation réussie.

    Référé rejeté pour défaut d'urgence. Classique du droit administratif.

    Lors du recours au fond, le Conseil d'État a validé le cumul état d'urgence + théorie des circonstances exceptionnelles. Dit autrement : si le législateur n'a pas, peut-être à juste titre, donné les moyens que l'exécutif voudrait utiliser pour juguler une crise, ce dernier peut quand même les mettre en œuvre. Aucun acte réglementaire publié, une décision révélée par la presse, des explications emberlificotées, c'est OK. Le CE retoque uniquement sur l'absence de recherche de moyens moins attentatoires aux libertés : le gouvernement n'a formulé aucune demande de retrait de contenus à Tiktok, etc. Jolie victoire du gouvernement.

    Un blocage en métropole serait plus compliqué (source) :

    En effet, la Nouvelle-Calédonie (comme la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres australes et antarctiques françaises, Wallis-et-Futuna et Saint-Barthélemy) sont des pays et des territoires d’outre-mer (PTOM). À ce titre, ils « ne sont pas intégrés à l’Union européenne » et ne tombent donc pas sous le coup du droit de l’Union.

    Or l’Union avait déjà fait savoir que « des troubles à l’ordre public dans un seul État ne peuvent fonder de blocage VLOP » (pour Very Large Online Platform), et TikTok est justement une de ces « Très grandes plateformes en ligne ».

    Thu Apr 23 19:45:16 2026 - permalink -
    - https://www.laquadrature.net/2025/04/02/blocage-de-tiktok-en-nouvelle-caledonie-le-conseil-detat-se-derobe-en-faveur-de-larbitraire/
  • Révoltes et réseaux sociaux : le retour du coupable idéal – La Quadrature du Net

    Collaboration des réseaux sociaux aux demandes de retrait de contenus de l'État français après la mort de Nahel à l'été 2023.

    #LQDN

    Thu Apr 23 18:35:52 2026 - permalink -
    - https://www.laquadrature.net/2023/07/28/revoltes-et-reseaux-sociaux-le-retour-du-coupable-ideal/
  • End of Hachette v. Internet Archive | Internet Archive Blogs

    + Hachette et trois autres éditeurs accusent Internet Archive d’être le Napster du livre
    + Internet Archive retire plus de 500 000 livres de sa bibliothèque sous la pression des éditeurs
    + Prêt d’ebooks scannés : Internet Archive débouté en appel

    Internet Archive met à disposition une copie numérique faite maison de chaque livre papier qu'elle détient. L'emprunt d'un type d'exemplaire (papier ou numérique) empêche l'emprunt de l'autre exemplaire. DRM pour garantir un emprunt temporaire. Couverture mondiale (n'importe qui, n'importe où, pouvait emprunter). Durant le Covid, une copie numérique pouvait être emprunté un nombre illimité de fois, mais ce n'est pas l'objet du procès.

    Quatre éditeurs contre Internet Archive, entre 2020 et 2024. Internet Archive perd en première instance en 2023, en appel en 2024, et renonce à saisir la Cour suprême la même année. Le service d'Internet Archive ne remplit pas les critères du fair use du copyright états-unien (notamment, l'absence d'usage transformatif).

    Internet Archive doit retirer sur demande les exemplaires numériques, à condition que le livre numérique soit disponible ailleurs. Car, oui, en réalité, l'enjeu de la bataille est ici :

    Techdirt avait ainsi relevé qu'un livre coûtant 29,99 dollars au détail pouvait être facturé 1 306,2 dollars pour une licence de livre électronique, licence pouvant en outre comporter des restrictions, « comme l'obligation de renouveler la licence après un certain nombre de prêts, ou le fait qu'une bibliothèque ne peut acheter qu'une seule licence de livre électronique à la fois ».



    À partir de 2023, Internet Archive a aussi essuyé un procès, résolu à l'amiable en 2025, pour son projet de numérisation et de mise à disposition des phonogrammes des années 1880 à 1950.

    Thu Apr 23 17:56:28 2026 - permalink -
    - https://blog.archive.org/2024/12/04/end-of-hachette-v-internet-archive/
  • Professionnels : comment respecter la réglementation sur le démarchage téléphonique ? | economie.gouv.fr

    La loi du 30 juin 2025 [2025-594, contre toutes les fraudes aux aides publiques] fait évoluer les règles du démarchage téléphonique : à partir du 11 août 2026, tout démarchage non sollicité sera interdit, et ce, quel que soit le secteur.

    Cela signifie concrètement que les consommateurs ne pourront plus être démarchés, sauf s’ils ont donné au préalable leur consentement explicite ou lorsque l'appel porte sur un contrat en cours [ou a un rapport avec un tel contrat, notamment produits ou services afférents ou complémentaire, ou de nature à améliorer ses performance ou sa qualité].

    Les professionnels devront s’assurer que le consentement recueilli est vérifiable et documenté. Les consommateurs n’auront plus besoin de s‘inscrire à Bloctel, qui disparaîtra à cette date.

    C'est le futur L223-1 du Code de la consommation.

    Il s'agit de prospection commerciale par un humain. Les automates d'appel ont toujours été au même régime que le courriel, donc consentement ou produits similaires de la même société après un achat, blablabla.

    Prospection pour économies d'énergie, énergies renouvelables, ou adaptation logement au vieillisement ou handicap par SMS, email ou réseaux sociaux ou téléphone est déjà interdite. L223-8 du Code de la consommation.

    C'est un bordel… Pour trouver le texte applicable, il faut penser au moyen de contact, au type de prestation, et si contrat en cours… 😑️

    Puisqu'on est dans le Code de la consommation, a priori, c'est la DGCCRF qui sera compétente.

    Au moins, ça met fin à 15 ans de délire Pacitel / Bloctel.

    On verra ce que ça donne… Ça fait 22 ans que la CNIL n'arrive pas à faire respecter la loi en matière de prospection par courriel (L34-5 CPCE)… Ça fait 7 ans que l'ARCEP échoue à faire respecter l'interdiction de masquer le numéro appelant (L121-17 du Code de la consommation)… À peu près autant que l'authentification de l'origine des appels, STIR/SHAKEN, patauge…

    Thu Apr 23 15:43:29 2026 - permalink -
    - https://www.economie.gouv.fr/entreprises/developper-son-entreprise/innover-et-numeriser-son-entreprise/professionnels-comment-respecter-la-reglementation-sur-le-demarchage
  • Carte aux trésors 2026

    À partir de demain (24 avril 2026), une nouvelle saison inédite du jeu télévisé La Carte aux trésors est diffusée les vendredis soirs sur France 3. \o/

    Source.

    Thu Apr 23 09:36:20 2026 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?naFbug
  • Liberté, Libertés chéries: La CJUE et les "valeurs européennes"

    L'arrêt Commission c. Hongrie rendu le 21 avril 2026 par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) se réfère directement à la notion de "valeurs européennes" pour censurer une législation hongroise. En l'espèce, il s'agit d'une loi "de protection de l'enfance" de 2021. Derrière ce prétexte de la protection de l'enfance apparaît un texte qui interdit d'exposer les mineurs à tout contenu représentant la sexualité non hétérosexuelle comme une réalité ordinaire. L'homosexualité et la transidentité y sont présentées comme étant aussi dangereuses que la pédophilie.

    […]

    Tel est le cas en l'espèce, car la décision donne [pour la première fois] une interprétation de l'article 2 du traité sur l'Union européenne (TUE) qui est utilisé comme fondement direct de la décision. Les valeurs de l'Union ne sont pas seulement un objectif à atteindre, mais constituent des principes juridiques qui fondent les décisions de la CJUE.

    […]

    L'article 2 précise le contenu des "valeurs" en dressant une liste de principes, dignité, liberté, démocratie, égalité, auxquels il faut ajouter l"État de droit et les droits de l'homme. En clair, toutes les libertés consacrées dans la Charte européenne ont vocation à être rattachées aux "valeurs" de l'Union.

    La jurisprudence de la CJUE montre qu'elle a déjà invoqué ces "valeurs". L'arrêt du 27 février 2018 Associação Sindical dos Juízes Portugueses rattache ainsi directement à l'article 2 le principe de l'indépendance judiciaire. Il en est logiquement de même des garanties statutaires dont doivent bénéficier les magistrats avec la décision Commission c. Pologne du 24 juin 2019 .

    La loi hongroise "protection de l'enfance" pouvait parfaitement être mise en cause sur le fondement de l'article 2, notamment au regard du principe d'égalité et de la protection des minorités. Bien entendu, l'arrêt de la CJUE cite également des fondements juridiques issus du droit dérivé, en particulier les textes relatifs à la circulation de l'information et Règlement général de protection des données (RGPD).

    La CJUE aurait donc pu sanctionner la Hongrie sur la base d'un recours en manquement, mais elle a délibérément choisi d'aller plus loin en affirmant que ces "valeurs européennes" sont un socle commun sur lequel repose l'Union elle-même et dont les États membres ne sauraient s'affranchir. Elle entend précisément que ces "valeurs" ne relèvent pas seulement d'un engagement des États. Elles s'analysent comme des normes juridiques qui seraient sans doute appelées "principes" dans d'autres systèmes. Elles sont donc invocables dans les contentieux et, d'une certaine manière, la décision invite les requérants et les juges internes à s'y référer.

    Les États membres ne s'y sont pas trompés, et seize d'entre eux sont intervenus à l'instance. On observe tout de même que, jusqu'à maintenant, les juridictions internes, au moins en France, n'utilisent pas la notion de "valeurs européennes", sans doute parce qu'elle pourrait permettre de sanctionner non pas une norme, mais une politique entière.

    Le Conseil constitutionnel comme le Conseil d'État et la Cour de cassation mobilisent plutôt la dignité, l'égalité ou le principe de non-discrimination, sans oublier évidemment la liberté d'expression. Ces notions ont fait leurs preuves comme instruments de protection des droits et libertés, et il faut bien reconnaître que les "valeurs européennes" n'apportent pas de protection supplémentaire. Comme souvent en droit de l'Union, l'importance de la décision, accentuée par la CJUE elle-même et son choix de statuer en assemblée plénière, est évaluée à l'aune de l'affirmation d'un espace juridique commun.

    […]

    C'est ainsi que la décision se réfère ainsi, à plusieurs reprises, à la discrimination des "personnes non cisgenres et non hétérosexuelles". Or la notion de personnes "cisgenres" ne se trouve pas dans la jurisprudence classique de la CJUE, si ce n'est quelquefois dans les moyens développés par les parties, ou parfois par l'avocat général. Jusqu'à aujourd'hui, la CJUE utilisait surtout les notions de sexe, d'orientation sexuelle, d'identité de genre, de changement de sexe etc. Ces notions ont un contenu juridique, spécifiquement rattaché au vocabulaire de la discrimination. La notion de "personne cisgenre" relève plutôt du vocabulaire sociologique. Il vise en effet la perception de la personne qui n'est pas transgenre et qui se reconnaît dans le sexe qui lui a été attribué à la naissance. Aujourd'hui, la référence à la "personne cisgenre" relève aussi du vocabulaire militant qui vise tout simplement à affirmer le droit à la différence ce qui, somme toute, est d'une grande banalité.

    Quoi qu'il en soit, ce vocabulaire surprend un peu, venant de la CJUE. Ce petit travers risque de lui coûter cher. Ses opposants ne manqueront pas de se saisir de cet usage d'une terminologie bien peu juridique. L'amalgame devient alors très facile et certains ne manqueront pas d'affirmer que les "valeurs européennes" sont les valeurs du "wokisme". Ce n'est pas ce que dit la Cour, mais c'est ce que diront les commentateurs, évidemment.

    Dans le communiqué de presse :

    Par conséquent, cette loi est contraire à l’identité même de l’Union en tant qu’ordre juridique commun dans une société caractérisée par le pluralisme. La Hongrie ne peut pas valablement invoquer son identité nationale pour justifier l’adoption d’une loi méconnaissant les valeurs susvisées.

    #LLC

    Thu Apr 23 09:24:49 2026 - permalink -
    - https://libertescheries.blogspot.com/2026/04/la-cjue-et-les-valeurs-europeennes.html
  • Réponse à consultation : outils de rejeu de session — Association P·U·R·R

    Nous avons participé à la consultation publique de la CNIL sur les outils de rejeu de session.

    Ces outils permettent d’enregistrer et de restituer l’ensemble des interactions entre une personne et un site web ou une application mobile : mouvements de souris ou glissements tactiles, clics, saisies au clavier, défilement des pages, temps passé sur tel endroit de la page, etc. Sur mobile, cela revient à filmer l’écran (lorsque l’application est au premier plan).

    Thu Apr 23 09:00:13 2026 - permalink -
    - https://asso-purr.eu.org/2026/04/22/reponse-consultation-rejeu-session.html
  • Qu'est-ce que l'Avis de Situation Déclarative à l'Impôt sur le Revenu (ASDIR) ? | impots.gouv.fr

    L’Avis de Situation Déclarative à l'Impôt sur le Revenu (ASDIR) reprend les informations de votre déclaration de revenus faite en ligne.

    Vous pouvez présenter cet avis pour certaines démarches : demander des aides, faire une demande de prêt bancaire, louer un logement, etc. Il est disponible dès que vous avez terminé votre déclaration, ce qui vous évite d’attendre l’avis d’imposition définitif.

    Pour l'obtenir en cas de déclaration automatique avec validation automatique, il faut la « corriger » sur impots.gouv.fr, ne rien modifier, valider, et elle sera spontanément proposée au téléchargement. Pas spécialement intuitif…

    Wed Apr 22 16:21:05 2026 - permalink -
    - https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/quest-ce-que-lavis-de-situation-declarative-asdir
  • Re: Note: Flux RSS Youtube - Oros links

    Je remarque que tout les flux RSS Youtube sont en 404 :-(

    C'est uniquement toutes les nuits, entre 4 h et 9 h environ. Rien de grave. Tutube doit se reposer. C'est ainsi depuis janvier 2026 a minima. J'en ai causé dans un article.

    Wed Apr 22 12:23:58 2026 - permalink -
    - https://ecirtam.net/links/?6ET11A
  • Digital Omnibus reality check: 83.5% of access requests not properly answered

    […] Only 16.5% of all [121 unique] access requests noyb has sent to companies in the past 8 years received a satisfactory reply, while 53.7% of replies were incomplete – and almost 30% were not answered at all. [Overall, 83.5% of requests were not responses in line with the law.] In other words: while companies are lobbying Brussels to limit people’s right of access because of an alleged “abuse”, the real problem is non-compliance by these exact companies.

    Même constat personnel et chez PURR sur des entités françaises de toutes tailles, privées comme publiques. Mais, t'inquiète, avec un échantillon de taille ridicule et une méthodologie inconnue, la CNIL dit que tout va bien… Contradiction ici.


    […] [Following intense lobby pressure (especially by the German industry), the European Commission’s Digital Omnibus proposal argues that there’s a need to restrict data subject rights under the GDPR.] Most notably, the proposed changes include a limitation of the right of access (in Articles 12(5) and 15 GDPR) to “data protection purposes”, which is justified with an allegedly wide-spread “abuse” of this right. This means, for example, that if an employee uses an access request in a labour dispute over unpaid hours – for example, to obtain a record of the hours they have worked – the employer could reject it as "abusive". […]

    Ici, noyb fait une assimilation. Il peut y avoir défaut de réponse des responsables de traitement aux demandes légitimes et un abus de leurs droits par les personnes concernées, ce n'est pas contradictoire. La Commission européenne estime que l'usage du RGPD par un ex-employé à des fins de collecte de preuves n'est pas conforme à l'esprit du RGPD. On peut aussi penser aux services marchands de suppression de données personnelles qui envoient des demandes RGPD tout azimut, même là où son client n'a jamais mis les pieds. Autre biais : les demandes de noyb sont souvent costaudes et relèvent du pré-contentieux (noyb est en train de gratter un sujet, ça va piquer), donc ne pas répondre est aussi un mécanisme de défense pour ne pas aggraver son cas. Du coup, l'argument de noyb tape partiellement à côté.

    Tue Apr 21 09:02:15 2026 - permalink -
    - https://noyb.eu/en/digital-omnibus-reality-check-835-access-requests-not-properly-answered
  • Régulation des cookies : la CNIL poursuit le plan d’action initié en 2019 et prononce deux amendes à l’encontre de GOOGLE et SHEIN | CNIL

    Les décisions de la CNIL de sanctionner Google et Shein sont intéressantes.

    Google : délibération SAN-2025-004
    Shein : délibération SAN-2025-005



    Dans les deux cas, la CNIL réexplique la compétence qu'elle tire d'e-Privacy, l'absence de guichet unique RGPD (pour la création de compte Google), et l'intrication entre un établissement en Irlande et un en France (en gros, tant que l'étab FR facilite ou favorise, dans le cadre de ses activités, le déploiement en France d'un traitement, y compris par la promotion ou la vente d'espace pub avec traceurs, alors la CNIL est compétente). Google points 84-86 (Google LLC conçoit et implémente la technologie Google, a un rôle fondamental dans le processus décisionnel, y compris dans l'UE, cf. organigramme, opère dans le monde entier, et le DPO de Google Irlande témoigne de l'implication de Google USA) ; Shein point 44.



    Dans Shein, sur le test A/B :

    88 […] En effet, les cookies de " A/B testing " nécessitent uniquement d’identifier la cohorte (groupe A ou B) à laquelle appartient un utilisateur et cela sur une période très limitée. Ce cookie, au vu de ses caractéristiques [identifiant + durée de vie 10 ans], ne peut dès lors pas être considéré comme ayant pour finalité exclusive de permettre ou faciliter la communication par voie électronique et ne peut pas non plus être considéré comme strictement nécessaire à la fourniture d’un service de communication en ligne expressément demandé par l’utilisateur.



    Dans Shein, sur le retrait effectif du consentement aux cookies et traceurs (points 145 à 149), y compris ceux déposés par des tiers : bloquer les requêtes réseaux depuis le site web de Shein vers les tiers ne suffit pas, ces tiers peuvent retrouver le visiteur sur d'autres sites, il faut informer les tiers du retrait du consentement. Début 2026, la CNIL a retenu ce manquement de sites web français dans le cadre des plaintes de l'association PURR.

    #ePrivacy

    Mon Apr 20 19:00:08 2026 - permalink -
    - https://www.cnil.fr/fr/regulation-des-cookies-la-cnil-poursuit-le-plan-daction-initie-en-2019-et-prononce-deux-amendes
  • Décision n° 404996 - Conseil d'État

    22 En deuxième lieu, si l'article 34 de la loi du 6 janvier 1978 dispose : " Le responsable du traitement est tenu de prendre toutes précautions utiles, au regard de la nature des données et des risques présentés par le traitement, pour préserver la sécurité des données et, notamment, empêcher qu'elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient accès ". Ces dispositions, qui sont relatives aux obligations du responsable du traitement dans le fonctionnement de ce dernier, ne peuvent être utilement invoquées à l'appui de conclusions dirigées contre l'acte réglementaire portant création du traitement automatisé dont la légalité n'est pas susceptible d'être affectée par les conditions dans lesquelles ce traitement sera mis en oeuvre. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de fait qu'aurait commise le ministre de l'intérieur en omettant de prendre en compte " la réalité de l'insécurité permanente " induite par le traitement litigieux ne peut qu'être écarté.

    De jurisprudence constante (CE 317182, CE 334014), un manquement à l'obligation de sécurité du RGPD / directive police-justice ou l'absence des garanties nécessaires à la sécurité des données à caractère personnel est sans incidence sur la légalité de l'acte instituant un fichier (= ce grief ne permet pas d'obtenir l'annulation de l'acte, et donc du fichier).

    Dans cette affaire (fichier TES / fichier des Titres électroniques sécurisés), malgré la demande des exégètes amateurs, le CE a refusé de tempérer ou de renverser sa jurisprudence.

    Mon Apr 20 17:39:28 2026 - permalink -
    - https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2018-10-18/404996
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