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  • « Le grand détournement » : les données de vol et les jets privés | Linc

    Résumé : les infos du trafic aérien sont publiées au nom de la sécurité aérienne ; calculer une empreinte carbone à partir d'elles est une nouvelle finalité ; il s'agit de données à caractère personnel : un avion est la propriété d'une personne morale, mais des articles de presse ou autres peuvent permettre l'identification des passagers ; le RGPD s'applique à des données publiées ; quel équilibre des droits et des libertés, entre respect de la vie privée et droit d'information ?

    Pour ma part, dans le cas d'espèce, j'ai tendance à prioriser la vie privée car je peine à accorder une valeur informative aux publications. On sait que l'aviation pollue énormément. Peu importe que ce soit un vol de personnes ou de marchandise. Même si les milliardaires cessent de voler, l'empreinte écolo des vols de marchandises et de touristes sera toujours au-dessus des moyens de la planète. Dans ce contexte, les nombres annuels de vols et de passagers ne sont-ils pas des indicateurs pertinents et suffisants ? A-t-on besoin de ces publications pour savoir qu'un vol pour serrer la paluche à un autre dirigeant et/ou pour assister à une réunion (y compris les COP) sont inutiles ? :/

    Sun Sep 17 10:22:16 2023 - permalink -
    - https://linc.cnil.fr/le-grand-detournement-les-donnees-de-vol-et-les-jets-prives
  • [ Modèle d'email pour exercer ses droits d'accès et d'effacement RGPD ] gdpr/email at master · aeris/gdpr · GitHub

    Il est surtout formulé pour être envoyé suite à un démarchage par email, mais il s'adapte assez facilement.

    La seule chose que j'ajoute quand je l'utilise, c'est une demande de me communiquer les éventuels destinataires (précis, nominatifs) de mes données perso, cf. C-154/21.

    Sun Sep 17 10:16:30 2023 - permalink -
    - https://github.com/aeris/gdpr/tree/master/email
  • [ Liste publique de débiteurs et RGPD ] AKI (Estonia) - 2.1.-1/23/2891-5 - GDPRhub

    Une entité publie une liste de ses débiteurs sur un groupe Facebook public (ouvert) afin de leur mettre la pression et de prévenir les gens.

    Ce n'est pas conforme au RGPD par absence de base légale (la proportionnalité de l'intérêt légitime n'étant pas remplie).

    Sans trop de surprise : la CJUE a popularisé le droit à l'oubli en ordonnant le déréférencement d'un article de presse traitant de la vente sur saisie de biens d'un seul particulier, alors une liste entière d'endettés…

    Est-ce transposable aux listes publiques de blocage sur un réseau social décentralisé comme le pense Aeris ?

    Sun Sep 17 10:04:18 2023 - permalink -
    - https://gdprhub.eu/index.php?title=AKI_(Estonia)_-_2.1.-1/23/2891-5
  • [ Délibération de la CNIL concernant Doctissimo ] Délibération SAN-2023-006 du 11 mai 2023 - Légifrance

    Les pubards (adtechs, vente d'espaces pubs, régie, etc.) sont co-responsables du traitement avec les éditeurs de site web.

    Un hachage (sans clé aka sel) n'est pas une anonymisation. C'est évident : une fonction de hachage est bijective (une chaîne de caractères en entrée produit une et une chaîne de caractères en sortie), précisément pour vérifier l'intégrité. Mais il faut rappeler ça en 2023…

    Des mesures correctrices motivent l'indulgence de la CNIL mais n'exonère pas un responsable de traitement de ses responsabilités pour les infractions passées (même si corrigées).

    Comme d'hab : sanction dérisoire, lenteur de la procédure (pas uniquement le dialogue CNIL<>Doctissimo, mais aussi les démarches internes de la CNIL), etc.

    Sun Sep 17 09:48:30 2023 - permalink -
    - https://www.legifrance.gouv.fr/cnil/id/CNILTEXT000047552103?init=true&page=1&query=*&searchField=ALL&tab_selection=cnil
  • Le guide du recrutement | CNIL

    Guide de la CNIL pour traiter des données à caractère personnel lors de recrutement professionnels.

    On y apprend, pages 26 et suivantes, que, hors agences d'intérim (exécution du contrat), un vivier de candidats (aka base de CVs, CVthèque, etc.) doit reposer sur le consentement. La page 51 exquise la possibilité de conserver le CV de « certains » candidats non-retenus sur la base de l'intérêt légitime, mais, par son aspect limité, il ne s'agit pas d'un vivier de candidats en tant que tel (qui est le 2e cas de figure présenté, et qui est une nouvelle finalité). Pour ce vivier, les pages 5, 51 et 52 conseillent une durée de conservation adaptée au poste (emploi saisonnier != CDI) n'excédant pas deux ans. C'est pile ce que je défendais dans mes réclamations CNIL contre des cabinets de recrutement (le guide de la CNIL semble avoir été publié fin janvier 2023, mes plaintes datent de novembre 2022).

    Sun Sep 17 09:23:02 2023 - permalink -
    - https://www.cnil.fr/fr/le-guide-du-recrutement
  • GeoTrouveTous - projet de réidentification par géolocalisation | Linc

    + https://www.nature.com/articles/srep01376
    + https://www.nytimes.com/interactive/2019/12/19/opinion/location-tracking-cell-phone.html

    Ré-identification de données personnelles prétendument anonymisées à l'aide de gros ensembles de données. Ici, c'est des données de localisation (temps + adresse IP + point géographique). Mais ça peut être à partir de données médicales, des habitudes de consommation, des sites web visités, le recoupement d'informations publiques, etc.

    Sun Sep 17 08:57:59 2023 - permalink -
    - https://linc.cnil.fr/geotrouvetous-projet-de-reidentification-par-geolocalisation
  • [ Le RGPD et la CNIL n'imposent pas les bandeaux cookies ]

    Rappel : Vous n'êtes pas obligés de mettre des bandeaux pour les cookies et des demandes de consentements de partout.
    Pas besoin de blâmer le RGPD pour ça puisqu'il ne l'impose pas.
    […] Il vous suffit de ne pas stocker et utiliser de données personnelles autrement que par pure nécessité pour fournir le service demandé explicitement par l'utilisateur. Simple en fait
    Le problème n'est pas le besoin de consentement, c'est votre envie de stocker et utiliser des données personnelles pour autre chose que ce que vous a demandé l'utilisateur. Arrêtez, c'est tout. Fin de la solution
    Ça me fatigue juste de voir les gens râler comme si le RGPD et la CNIL rendaient impossible de naviguer sur le web.
    Ce qui rend impossible de naviguer ce sont les pratiques détestables des éditeurs et annonceurs. La balle est dans leur camp.

    Gros +1. Mais les techs veulent détecter pro-activement les erreurs et améliorer la performance (mais en conservant les trois tonnes de dépendances externes qui la pénalisent, bien entendu), les communicants veulent récupérer le parcours de l'utilisateur pour l'optimiser (pourquoi ?) et jusqu'au moindre détail de chaque visiteur, la direction veut des indicateurs, je ne sais qui veut le chatbot qui répond à côté (pourtant si on a « optimisé le parcours client », ce dernier devrait trouver ce qu'il cherche, non ?), etc.

    Le RGPD a une intention louable : sevrer, contenir les innombrables excès… qui n'auraient jamais dû se produire en France vu la loi Informatique et Libertés de 78. Mais tout le monde a fait n'importe quoi, et le libre marché a fait qu'il fallait être crade pour survivre. Se sevrer individuellement quand tout le monde choisi de continuer dans les traitements de données perso excessivement intrusifs, c'est couler économiquement. D'où l'idée de sanctionner un non-respect du RGPD sous le prisme de la distorsion de la concurrence. Reste à industrialiser cela…

    Bref, il faut distinguer la complexité excessive d'une loi (et le RGPD comporte un tel volet) de l'intention d'une loi qui, par essence, va refréner des comportements (la loi qui demande de payer au minimum SMIC, elle fait chier, surtout quand on débute une activité, et pourtant… la loi qui interdit de zigouiller les gens qui ne me plaisent pas me gonfle parfois, et pourtant…, etc.). Le ressenti d'une contrainte excessive est renforcé quand les comportements malsains ont massivement prospéré en amont (c'est le cas du RGPD). La critique courante du RGPD fait partie de la deuxième catégorie : certains voudraient faire tout ce qu'ils veulent et regrettent que la loi l'interdise.

    Sun Sep 17 08:28:52 2023 - permalink -
    - https://web.archive.org/web/20220721165137/https://twitter.com/edasfr/status/1192913704326701057
  • Filmer les flics en manif'

    Y'a eu un ballottement ces dernières années, notamment à cause de la loi dite de sécurité globale de 2021 qui a tenté de créer un délit de provocation à l'identification des forces de l'ordre en opération, retoqué par le Conseil constitutionnel, dont des observateurs pensaient qu'il signifiait une interdiction totale de filmer les flics (fondée sur le doute qu'un flic pourrait avoir, étant donné la possibilité technique d'enregistrer et de diffuser en simultané, ambiguïté découlant de la version initiale de ce délit). Donc j'avais besoin de faire le point.

    Le point droit de l'observatoire des libertés publiques de février 2023 rappelle qu'il est légal de filmer les flics qui interviennent au cours d'une manif' (résumé en dernière page). Pas d'interpellation, pas de confiscation du matériel, pas de demande d'effacement. Le schéma national du maintien de l'ordre (point 2.2.5 p. 17) et la circulaire de 2008 à laquelle il se réfère ne disent pas autre chose.

    La diffusion sans floutage est plus stricte. Elle ne doit pas porter atteinte à la dignité de la personne, flic ou civil (or, un civil menotté reconnaissable = atteinte à sa dignité). De plus, la loi séparatisme de 2021 a créé une interdiction de diffuser des infos pros (entre autres) qui permettent d'identifier / localiser une personne, dont un flic, à des fins de l'exposer à un risque d'atteinte à sa personne / famille / ses biens (les flics devront prouver le risque et l'intention).

    Concernant la diffusion, la CEDH (9602/18) rappelle l'importance de la vie privée des flics d'une part, et l'intérêt public consistant à documenter l'usage de la force publique d'autre part, et conclut que toute interdiction de publication de portée générale (motivation généraliste des juridictions internes) n'est pas conforme à la ConvEDH.

    J'ajoute deux points souvent oubliés par les militants (syndicaux, anars ou autres) :

    • Le respect de la vie privée ne fait pas obstacle à l'action de filmer un groupe dans un lieu public (ce qu'est une manifestation) à condition ne pas chercher à individualiser (c'est cohérent avec la notion de « groupe » :D) ;

    • Filmer (et/ou diffuser) des violences, y compris à l'encontre des flics, peut être regardé comme de la complicité, cf. article 222-33-3 du Code pénal. Ça s'applique aussi aussi aux viols, au harcèlement sexuel, et à la torture. Pas au reste (un enlèvement ou une destruction / dégradation d'un bien, par ex.). Ça ne concerne pas les journalistes. Pour rappel, cet article de loi faisait suite au happy slapping, l'une des joyeuses pratiques des réseaux sociaux numériques du milieu des années 2000, comme quoi les challenges ne datent pas du milieu des années 2010.

    En revanche, la loi sécurité globale de 2021 a interdit aux citoyens de créer un trombinoscope des fonctionnaires / personnes chargées d'une mission publique, dont les flics (article 226-16-2 du Code pénal).

    Comme d'habitude, il y a la loi et ce que les flics feront (te hurler dessus, te cogner, t'interpeller, te garder à vue, etc.), donc à toi de définir les risques que tu veux encourir.

    Tue Sep 12 19:11:09 2023 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?EZLEVw
  • Guides du manifestant / militant face à la police

    Je n'ai pas la prétention d'être exhaustif, mais plutôt de pointer les endroits où chercher.

    Toujours faire très attention à la date de publication, car la loi change (trop) vite.


    Bibliographie

    Guide du manifestant 2023 de la LDH Paris et les points droits de l'observatoire des libertés publiques. Très complet, récent, mais très mal mis en forme.

    Les collectifs anti-répression / legal teams. Celui de Paris propose un excellent schéma « de la garde à vue au tribunal », plein de guides, BD, etc. Récents.

    Syndicats professionnels de salariés : guide CGT militant⋅e face à la police. Je trouve la fiche de Solidaires sur la garde à vue moins directe (sur le fait de se taire, par ex.) et moins complète (sur la prise d'empreintes, par ex.). Dans les deux cas, c'est insuffisant (sur le code de déverrouillage de son smartphone et les gages de représentation, par ex.). En revanche, le guide des manifestant-es Solidaires, qui détaille le avant et le pendant une manif', est bien fourni.

    Guide d'autodéfense juridique. Pour avoir une vue d'ensemble. Attention à son obsolescence : il ne traite ni de l'ordonnance pénale, ni de l'avertissement pénal probatoire, ni du code de déverrouillage d'un smartphone, ni des évolutions en matière de prise des empreintes (et de durée de conservation).

    Guide du manifestant arrêté par le Syndicat de la Magistrature. Léger sur les empreintes (digitales et génétiques).

    Droits et conseils en cas d'interpellation par le Syndicat des Avocats de France. Ne traite pas du code de déverrouillage d'un smartphone, ni de la prise forcée des empreintes sous conditions.

    La coalition des libertés associatives propose une bibliographie, mais c'est foutraque, et entre autodéfense numérique et juridique.

    Plus modestement, mes notes sur le code de déverrouillage d'un smartphone, sur les empreintes, sur le filmage des flics en manif, sur les types de manifestation (non déclarée, interdite, etc.).


    Résumé

    Le risque d'interpellation varie en fonction du contexte (manifestation déclarée ou non, interdite ou non, Paris ou ville moyenne de province, marche syndicale du 1er mai ou Sainte-Soline, consignes des préfets / commissaires, etc.) et de ta situation ("mauvais endroit au mauvais moment", tes actes, participant ou organisateur / leader, ta couleur de peau et/ou religion et/ou appartenance politique genre anar, etc.).

    Bref, il ne faut pas psychoter, on peut encore manifester en France (surtout en province, pour des mots d'ordre liés au taff, encadrée par des syndicats de salariés, etc.), mais il ne faut pas être niais non plus.



    De la section précédente, et des deux "formations" par des avocats de collectifs anti-répression auxquelles j'ai assisté, je dégage de grandes tendances consensuelles :

    • Ne pas s'énerver ni gueuler sur les flics ni mal leur parler ni faire le malin ni résister (et encore moins violemment). Ça ne fera rien avancer, et ça rajoutera des infractions comme outrage à agent ou rébellion (cf. ci-dessous). Au cas où je ne sois pas assez clair, je précise : y'a une différence entre insulter et maintenir fermement une position (ne pas donner son code de déverrouillage de smartphone, par ex.) ;

    • Garder le silence (et une expression du visage neutre). La garde à vue est très souvent fondée sur un dossier vide, que tes paroles, déformées si besoin, rempliront. C'est un jeu de dupes. Parler ne peut qu'apporter du négatif. Tu auras les bons interlocuteurs, le temps et l'espace pour contester par la suite ;

      • Ne rien reconnaître, pas même les petites choses qui semblent sans intérêt. Ex. : tu peux porter un masque en manif' car t'es malade, pas dans l'intention de dissimuler ton visage (qui est une infraction) ;

      • Tu peux demander à voir les preuves, mais, ensuite, il faut être capable de tenir sa langue et son expression faciale.
    • Demander un avocat. Il y a un éternel débat, mais, pour moi, celui d'une legal team sera plus au fait et plus militant, là où un commis d'office risque de conseiller le circuit le plus court (et le moins risqué), genre CRPC (Reconnaissance préalable de culpabilité), qui ne correspond pas forcément à la mentalité d'un militant et qui peut fermer la voie à d'autres actions militantes par la suite (car la prochaine répression cognera plus dure). Tout le monde s'accorde néanmoins qu'à défaut, il vaut mieux avoir un avocat que d'être seul ;

    • Demander un médecin. En cas de douleur (interpellation, etc.) ou si t'as un traitement à prendre (insuline, etc.) ;

    • Ne pas avoir de smartphone ou refuser d'en donner le code ;

    • Avoir une pièce d'identité sur soi afin de pouvoir plus légitimement refuser le relevé de la signalétique (photo et empreintes digitales) ;

    • Éviter à tout prix la comparution immédiate (jugement expéditif, peines alourdies, etc.). Pour éviter la taule dans l'attente du procès, il faut fournir des gages de représentation, c'est-à-dire des éléments tangibles qui montrent que tu ne vas pas te soustraire à la justice : contrat de taff, fiches de paie, quittance de loyer, etc. Tout ce qui montre que t'as une vie stable bien intégrée à la société. Évidemment, tu ne pourras pas aller chez toi les récupérer, donc il faut qu'un tiers y ait accès. Si absence ou fragilité des gages, il vaut mieux accepter une CRPC si elle est proposée plutôt que de risquer d'aller en comparution immédiate, et donc de devoir choisir entre procès bâclé ou détention provisoire ;



    J'ajoute un truc strictement personnel. Il existe des gens, dont je fais partie, qui aiment optimiser leur déplacement, et vu qu'après la manif', on va chez la famille ou les amis ou l'asso du coin, on apporte, en manif', des outils de bricolage, de cuisine, ou de piscine ou autre sport dans le sac à dos et/ou la bonbonne de gaz dans le coffre, etc. Je grossis le trait, mais j'ai déjà eu des outils de bricolage en manif, car la fin de manif' était vraiment très proche de mon activité suivante. Si les flics sont mal lunés, beaucoup d'objets du quotidien peuvent être vues comme des armes par destination (c'est pas des armes, mais ça peut servir en tant qu'arme), ce qui constitue un indice que tu voulais commettre des violences.


    Notes diverses

    Prises lors des "formations" dispensées par les collectifs anti-répression.

    • Les flics n'ont pas le droit de confisquer les banderoles, stickers, casseroles, etc. dans une manif' ;

    • Outrage : toute parole, son ou image qui porte atteinte à la fonction. Appréciation selon l'humeur du flic et la tête du client. « Mort aux cons » n'est pas un outrage (ou alors ils se reconnaissent ;) ). Filmer les flics sur la voie publique et faire des commentaires à leur sujet n'est pas un outrage ;

    • Rébellion : toute opposition, violente ou non, active ou passive, genre faire le poids mort, ne pas se laisser faire physiquement, etc. ;

    • Une garde à vue doit être notifiée au procureur sous 30 à 45 minutes (Cour de cassation) sinon elle est nulle (le délai d'attente et de transport entre l'interpellation et la signification de la garde à vue ne comptent pas, car t'es pas en garde à vue) ;

    • La palpation de sécurité est pratiquée par un flic du même sexe biologique ou déclaré ;

    • Sur un procès-verbal, les fautes mineures qui n'influent pas sur la procédure sont des « erreurs matérielles » insignifiantes. Exemple : tu es accusé d'avoir détérioré le « distributeur de billes » d'une banque. Tout le monde comprend qu'il s'agit d'un distributeur de billets, la banque n'était pas équipée d'un distributeur de billes, c'est une erreur matérielle, il n'y a rien à contester ;

    • Un avertissement pénal probatoire (rappel à la loi) aka classement sous conditions vaut reconnaissance de culpabilité. Si tu refuses cela, ne le signe pas, mais tu seras alors renvoyé devant un tribunal ;

    • Une Reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) se déroule en deux temps : 1) rencontre avec le procureur qui fixe la peine (généralement la moitié de ce qui est encouru) ; 2) homologation de la peine par un juge. Si tu contestes ta culpabilité ou si tu refuses la sanction ou si le juge n'homologue pas (car il trouve la peine inadéquate / disproportionnée, par ex.), tu seras renvoyé devant le tribunal. Une CRPC n'empêche pas la victime de tes actes d'obtenir, de ta part, le versement de dommages et intérêts, pendant l'audience d'homologation ou après (en se constituant partie civile). Cela vient bien en supplément d'une éventuelle amende validée par le juge ;

    • En cas de passage devant le tribunal ("normal", CRPC, comparution immédiate, etc.) : toujours demander ta non-inscription au casier judiciaire. Pour l'obtenir, dire que ça va pénaliser ta recherche d'emploi est insuffisant. Le mieux est de préparer un concours de la fonction publique (il ne faut pas avoir de condamnation « incompatible avec la fonction ») ou de suivre une formation à une profession dont la loi exige un casier propre ou a minima exempt de l'infraction reprochée (genre taxi) ;

    • Attendre des gardés à vue / manifester devant le commissariat ne pose pas de problème tant que cela ne gêne pas la circulation des personnes.
    Tue Sep 12 11:12:40 2023 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?OLGpcw
  • Rétablir le débit originel d'un robinet

    Ça faisait des mois que le débit du robinet de l'évier de ma cuisine a faibli puis sévèrement faibli. Il faut plusieurs minutes pour remplir une bouteille de 1,5 L ou une casserole. C'est chiant.

    Mes autres robinets pulsent, donc ce n'est pas une baisse de pression en amont. Même débit pour l'eau chaude et froide, donc, si problème il y a, c'est après le mélangeur. Vu que les autochtones me disent qu'on a une eau très calcaire, je me doute que ça se passe dans le bec du robinet. Professeur Johndescs me confirme.

    Dans le bec, y'a un mousseur, et il se dévisse avec une clé à molette (il a deux parois plates pour ce faire). Point vocabulaire pour m'en souvenir : une clé à molette… a une molette donc l'écartement est réglable (ça me rappelle une ex). Une clé plate ferait aussi le travail à condition d'en avoir une du bon diamètre. Une clé plate à œillet ne fait pas mieux le taff puisque le mousseur n'a que deux côtés plats, pas quatre. Elle est plus adéquate pour des écrous.

    Après l'avoir dévissé (cool, personne l'a serré comme un bourrin et le calcaire ne l'a pas coincé !), je constate que le mousseur est plein d'un truc marron plutôt dur. Je gratte au tournevis… jusqu'à ce que le filtre apparaisse. Je le nettoie des deux côtés.

    Pour piger à quoi sert un mousseur, je le remonte sans filtre sur le robinet. Le débit est encore pas ouf. Je verse du détartrant liquide dans le "réservoir" (là où se loge le filtre). J'attends. J'en remets. Je remonte immédiatement le tout. Ça crachouille un peu et hooo le très haut débit. \o/

    Je redémonte, et je remonte avec le filtre. Toujours le très haut débit. \o/

    Ne pas oublier de remettre le joint, sinon ça éclabousse. :D

    (Du coup, un mousseur régule et contrôle le jet, il lui évite de partir "trop" vers l'avant. Ça ralentit aussi un peu le débit.)

    Mon Sep 11 17:01:40 2023 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?wfeh8w
  • CEDH : le recours à la technologie de reconnaissance faciale a porté atteinte aux droits d’un manifestant dans le métro de Moscou

    Un gus manifeste en solitaire (je savais pas que c'était possible) dans le métro de Moscou. Il met une photo à disposition sur le web. Plusieurs jours après, il est repéré et arrêté dans le métro. La CEDH présume qu'un usage de la vidéosurveillance en temps réel avec reconnaissance faciale (courante pour pecho des manifestants) en est à l'origine.

    Aucune garantie, dans le droit russe, contre les abus et l'arbitraire. Pas même de règles régissant le périmètre et les modalités des recours à la reco faciale.

    Ingérence légitime et prévue par la loi (prévention du crime), mais disproportionnée (manifestation pacifique, pas de menace pour les personnes).

    Sun Sep 10 20:21:02 2023 - permalink -
    - https://hudoc.echr.coe.int/app/conversion/pdf/?library=ECHR&id=003-7694105-10618087&filename=Arr%C3%AAt%20Glukhin%20c.%20Russie%20-%20Recours%20%C3%A0%20la%20technologie%20de%20reconnaissance%20faciale%20d%E2%80%99un%20manifestant%20dans%20le%20m%C3%A9tro%20de%20Moscou%20.pdf
  • CEDH : le rejet d’une demande de questions préjudicielles doit être motivé - Droit international et communautaire | Dalloz Actualité

    La CEDH considère en l’espèce que la formule « sans qu’il y ait lieu de poser une question préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne » ne constitue pas une motivation suffisante du rejet

    En effet, il est acquis depuis l’arrêt Ullens de Schooten et Rezabek c. Belgique (préc., § 62) que, lorsque les juridictions nationales refusent de poser une question préjudicielle dans le cadre de l’article 267, § 3, elles doivent « indiquer les raisons pour lesquelles elles considèrent que la question n’est pas pertinente, que la disposition de droit de l’Union européenne en cause a déjà fait l’objet d’une interprétation de la part de la Cour de justice ou que l’application correcte du droit de l’Union européenne s’impose avec une telle évidence qu’elle ne laisse place à aucun doute raisonnable » (préc., § 62). La motivation doit donc permettre d’établir celle des trois hypothèses prévues par l’arrêt Cilfit (précité) sur laquelle est fondé le rejet, ainsi que les motifs permettant de retenir cette hypothèse.

    Intéressant.

    Sun Sep 10 20:19:14 2023 - permalink -
    - https://www.dalloz-actualite.fr/flash/cedh-rejet-d-une-demande-de-questions-prejudicielles-doit-etre-motive
  • Verbalisations sans contrôle à Dijon : le procureur botte en touche - POLITIS

    [ En 2023 ] Une trentaine de personnes ont reçu des amendes et des courriers suite à des casserolades à Dijon, sans que quiconque n’ait été verbalisé ou contrôlé sur place. Comment ces personnes ont-elles pu être identifiées ?

    Relancé face à cette réponse floue, le procureur se contente de nous répondre que les forces de l’ordre « connaissaient » les participants.

    Toujours selon le parquet de Dijon, ces personnes ont été verbalisées par « procès-verbal électronique ». Un moyen prévu par le code de procédure pénale, qui permet aux forces de l’ordre d’envoyer la contravention au domicile du contrevenant lorsque les « conditions ne permettent pas l’édition immédiate de ces documents ».

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan/morbihan-le-prefet-met-la-pression-sur-les-anti-passe-sanitaire-bd9bc120-5c4d-11ec-ba33-1b9954ca0701 (en 2021, à Vannes) : « « Je précise, reprend le préfet, qu’il y a déjà eu des dizaines de verbalisations pour non-port du masque ces derniers samedis, et j’ai demandé que les forces de sécurité intérieure dressent des PV aussi après les manifestations [ anti-passe sanitaire ], sur la base d’images de vidéosurveillance. Tout ça va s’amplifier. » »

    https://www.numerama.com/tech/636868-en-aveyron-detranges-amendes-sans-contact-ont-ete-envoyees-a-des-manifestants.html (en 2020, à Milau) : vidéo-surveillance (illégale pour des rassemblements) et travail de terrain du renseignement. Ils ont été relaxé par le tribunal pour absence de garanties procédurales (cf. l'article de Politis pointé par ce shaarli).

    https://technopolice.fr/blog/les-amendes-sans-contact-une-strategie-de-harcelement-policier/

    ÉDIT DU 08/10/2023 : la verbalisation à distance (vidéosurveillance) de certaines infractions routières comme le stationnement gênant, se pratique déjà dans plusieurs villes, comme Cannes (et sa banlieue) ou Avignon. Voir aussi. FIN DE L'ÉDIT DU 08/10/2023.

    #caméras

    Sun Sep 10 19:48:18 2023 - permalink -
    - https://www.politis.fr/articles/2023/06/casserolade-verbalisations-sans-controle-a-dijon-le-procureur-botte-en-touche/
  • Généralisation des drones policiers

    • Après plusieurs péripéties (durant les confinements Covid, deux ordonnances du CE, condamnation par la CNIL, loi sécurité globale, censure par le Conseil constitutionnel), les drones des flics ont été autorisés par la loi (2022-52) responsabilité pénale et sécurité intérieure de 2021/2022. À part l'interdiction faite aux flics municipaux d'expérimenter les drones, l'interdiction de les utiliser sans arrêté préfectoral préalable, et quelques autres réserves d'interprétation, le Conseil constitutionnel a validé ;

    • Le décret d'application 2023-283 a été publié le 19 avril 2023. Saisi en référé, le Conseil d'État ne voit pas de doutes sérieux sur sa légalité (par rapport aux exigences de la procédure en référé). Décision au fond, CE 473506) en décembre 2024 (LLC). La captation des lieux privés relève de l'accident. Néanmoins, cela a permis de toiletter et borner le droit ;

    • Les drones ont été utilisés lors de concerts / rave party, pour la Coupe du monde de rugby, lors de manifestations, entre autres celles du 1er mai (et les juges en référé valident), contre les rodéos-urbains (Toulouse, et idem), pour le contrôle aux frontières / immigration, pour la sécurité des biens et des personnes (à Paris ou à Grenoble, et idem) lors du 14 juillet ou à Mayotte (idem), et peu importe que ce soit sur de vastes périmètres (plusieurs quartiers, quasiment tout Mayotte) et amplitudes horaires (genre 5 jours consécutifs à Paris, 3 à Grenoble, 3 mois à Mayotte), que ce soit annoncé uniquement par communiqué de presse + réseaux sociaux (et pas toujours respecté), que le droit d'accès aux images soit intrinsèquement galère à appliquer (déjà que sur les caméras fixes…) ;

    • Parfois, une manifestation est survolée malgré l'absence d'arrêté préfectoral (exemple)… qui sera publié plusieurs jours après sous la contrainte d'un référé (demandant effacement des enregistrements)… ;

    • Contrairement à un État totalitaire, une démocratie ne surveille habituellement pas la sphère privée des citoyens. Les drones brisent cela : un festival / concert relève de la sphère privée, mon jardin aussi, etc. ;

    • En Île-de-France, la police s’autorise à déployer des drones plus d’un jour sur deux : « Mediapart les a recensés un par un : la préfecture de police de Paris a publié, depuis leur autorisation le 19 avril 2023, au minimum 144 arrêtés permettant l’usage de drones ou d’hélicoptères de surveillance. Les compétitions sportives et les manifestations sont les principaux événements concernés par cette banalisation. » (attention à nuancer avec la superficie couverte, toute l'IdF.).
    Sun Sep 10 18:51:51 2023 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?wA1KZA
  • Le Conseil d’État sauve la reconnaissance faciale du fichier TAJ – La Quadrature du Net

    Surtout, et c’était l’objet de notre recours devant le Conseil d’État, le décret TAJ autorise les policiers à utiliser des logiciels de reconnaissance faciale pour consulter sa base de données. Les policiers peuvent automatiquement comparer une image captée par une caméra de surveillance, un téléphone ou sur Internet aux 8 millions de photographies présentes sur les fiches des personnes mises en cause (chiffres de 2018). Cette comparaison a lieu dans le cadre d’enquêtes comme de simples contrôles d’identité, comme l’expliquait le ministre de l’intérieur en 2021.

    […] La police a utilisé le TAJ pour faire de la reconnaissance faciale 375 000 fois en 2019, soit plus de 1 000 traitements par jour partout en France […]. En 2020, ce chiffre montait à 1200 interrogations quotidiennes du TAJ par reconnaissance faciale.

    L’utilisation massive de cette technologie est pourtant interdite en application des règles du droit des données personnelles. Seules certaines situations exceptionnelles pourraient autoriser un tel traitement et, même dans ces situations exceptionnelles, la police ne pourrait y recourir qu’en cas de « nécessité absolue » […] [ Pour le Conseil d'État ] « eu égard au nombre de personnes mises en cause enregistrées dans [le TAJ], qui s’élève à plusieurs millions, il est matériellement impossible aux agents compétents de procéder manuellement à une telle comparaison » d’images, dont l’automatisation ne peut dès lors que « s’avérer absolument nécessaire à la recherche des auteurs d’infractions et à la prévention des atteintes à l’ordre public »

    Autrement dit, le recours à des logiciels d’analyse d’images automatisée serait rendu nécessaire car le TAJ, abandonné à la police depuis 10 ans et sans aucun contrôle externe, est devenu si tentaculaire et absurde qu’il ne peut plus être exploité à son plein potentiel par des humains. Une surveillance de masse (le fichage généralisé) rend nécessaire une autre surveillance de masse (la reconnaissance faciale généralisée).

    Du coup, LQDN tente sa chance devant la CNIL dans la plainte collective contre la technopolice.

    Sun Sep 10 17:43:52 2023 - permalink -
    - https://www.laquadrature.net/2022/05/03/le-conseil-detat-sauve-la-reconnaissance-faciale-du-fichier-taj/
  • Dissolution de la Brav-M : la pétition signée plus de 260 000 fois a été classée par les députés – Libération

    […] Le règlement de l’Assemblée prévoit que, sur «proposition du rapporteur», la commission décide, «suivant les cas, soit de classer la pétition, soit de l’examiner». […]

    En l’occurrence, le vote sur la suite à donner à cette pétition s’est tenu ce mercredi 5 avril, en début d’après-midi. Les membres de la commission ont décidé de son classement. Elle aura donc connu le même sort que toutes les autres pétitions enregistrées sur la plateforme, dont aucune n’a, à ce jour, fait l’objet d’un examen parlementaire.

    Trololo. :))))

    Sun Sep 10 17:32:52 2023 - permalink -
    - https://www.liberation.fr/checknews/dissolution-de-la-brav-m-la-petition-signee-plus-de-260-000-fois-a-ete-classee-par-les-deputes-20230405_LKCLPBWXTZGS5OWE5SNTAWFT4I/
  • Tribunal administratif de Lille : " Fichier des manifestants contre la réforme des retraites placés en garde à vue"

    https://www.politis.fr/articles/2023/05/trois-victoires-pour-les-libertes-fondamentales/ :

    À l’audience, lundi 15 mai, le ministère de la Justice a tenté de justifier cette pratique, qualifiée de « commune », par les possibilités légales du fichier Cassiopée – logiciel de suivi pénal.

    https://www.ldh-france.org/lille-fichage-des-manifestants/ :

    […] la chancellerie n’a pas nié la réalité de la décision de création de ce type de traitements de données puisqu’elle a au contraire indiqué que « des initiatives locales ont pu conduire à mettre en place des outils dédiés permettant de suivre et traiter les procédures portées à la connaissance de l’autorité judiciaire. Aucune fonctionnalité des applicatifs existants ne permet de couvrir ce besoin ».

    Traitement de données à caractère personnel dénué de base légale (oui, un fichier tableur peut être un traitement de DCP). Il ne peut pas s'agir d'une extraction de Cassiopée car ce logiciel de suivi des procédures judiciaires ne permet pas de stocker le motif d'une procédure (telle ou telle manif).

    Sun Sep 10 17:15:32 2023 - permalink -
    - http://lille.tribunal-administratif.fr/Actualites/Communiques/Fichier-des-manifestants-contre-la-reforme-des-retraites-places-en-garde-a-vue
  • Enquête sur les mesures de garde à vue prises dans le contexte des manifestations contre la réforme des retraites | Site du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté

    80 % de classements secs (infraction pas ou insuffisamment caractérisée + procédure irrégulière) durant une nuit (22-23 mars 2023).

    La presse rapporte des chiffres similaires pour le 16/03.

    Dans sa réponse, le ministère utilise les chiffres d'une autre nuit… avec un calcul différent de celui de la contrôleur…

    Le reste du rapport est sans surprise : interpellations brouillonnes (peu motivées, reproches au pif, « consigne d'interpeller sans distinction des individus rue X ») et violentes, durée de garde à vue excessive, fouille systématique en sous-vêtements, etc.

    Bref, je me permets de parler d'interpellations arbitraires.

    Sun Sep 10 16:46:40 2023 - permalink -
    - https://www.cglpl.fr/2023/enquete-sur-les-mesures-de-garde-a-vue-prises-dans-le-contexte-des-manifestations-contre-la-reforme-des-retraites/
  • Périmètre de protection et rassemblements interdits lors de la visite du Président ou d'un ministre ou lors d'une allocution TV

    • Lors du mouvement social dans le cadre de la réforme des retraites 2023 ;

    • Par le préfet du Bas-Rhin et les préfets du Doubs, de l'Hérault, du Loir-et-Cher (source). Celui de l'Hérault a été retoqué au fond par le TA Montpellier ;

    • Arrêtés basés sur la loi 2017-1510 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (SILT), une des lois qui a transvasé l'état d'urgence dans la loi ordinaire. Le périmètre de protection est un dispositif anti-terro ;

    • Rien de neuf : un rapport parlementaire de 2020 (p. 27) consigne l'usage des périmètres anti-terro pour des manifestations des gilets jaunes dans les Ardennes et pour NDDL. Idem pour des événements culturels comme le festival de Cannes (p. 10-16). Idem pour la majorité des déplacements de Macron à partir de 2018 ;

    • Parfois, comme à Paris, les arrêtés n'étaient pas publiés ou tardivement. Comment en prendre connaissance et contester ? Le tribunal de Paris a serré le frein. D'autres fois, comme dans le Doubs, les périmètres étaient maintenus en l'absence d'arrêté ;

    • L'Intérieur a recadré les préfets, trololo, méchants préfets :)))) ;

    • Le même a pudiquement affirmé que ses ouailles n'avaient pas compris que l'interdiction des « dispositifs sonores portatifs » ne visait pas les casseroles / casserolades. Le porte-parole d'un préfet ayant pris un tel arrêté a lui aussi précisé ce point de vocabulaire juridique. De même, seul l'usage était interdit, pas le port, donc la confiscation était infondée. Des interdictions similaires ont été proclamées des années avant les casserolades, y compris durant des manifs (limitation du bruit des sonos, par ex.). Je pense que le pouvoir a voulu laisser une marge d'interprétation à ses protecteurs avec cette formule ambiguë ;

    • Il y a aussi eu interdiction de se rassembler durant une allocution TV du président. Au moins en Côte-d'Or et dans les Bouches-du-Rhône (source).
    Sun Sep 10 16:17:34 2023 - permalink -
    - http://shaarli.guiguishow.info/?hTV4HQ
  • Décision n° 2018-768 QPC du 21 mars 2019 | Conseil constitutionnel

    Les examens radiologiques osseux aux fins de détermination de l'âge des mineurs non accompagné (MNA, nouveau nom des mineurs isolés étrangers, car il n'y a plus de statut spécifique, tous les enfants relevant de la protection de l'enfance), sont OK, malgré la marge d'erreur élevée, car l'autorité judiciaire veille (ou pas), car la personne est consentante (bien sûûûûr, vu l'enjeu), car ne se pratique qu'en l'absence de docs d'identité et d'une invraisemblance de l'âge que la personne se donne, d'autres indices sont pris en compte dans la décision, etc.

    L'enjeu est : < 18 ans = Aide sociale à l'enfance (ASE) + inexpulsables versus >= 18 ans = débrouille-toi lol.

    Sun Sep 10 14:41:01 2023 - permalink -
    - https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2019/2018768QPC.htm
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